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  • L’organisation du Delta festival placée en liquidation judiciaire

    L’organisation du Delta festival placée en liquidation judiciaire

    Douze ans après sa création sur les plages du Prado, l’organisation du Delta Festival a annoncé dans un communiqué que le tribunal avait prononcé ce vendredi la liquidation judiciaire de la SAS Delta Agency, société organisatrice de ce qui est devenu l’un des plus importants festivals de musiques actuelles du sud de la France.

    Fondé en 2014 par les Marseillais Matthieu Predal et Olivier Ledot, alors étudiants, le Delta Festival s’est progressivement imposé dans le paysage culturel national. Électro, rap, pop et musiques actuelles s’y sont succédé au fil des éditions avec des artistes comme DJ Snake, David Guetta, Martin Garrix, Damso, Soprano ou Angèle et jusqu’à 150 000 festivaliers. Même si la billetterie au rabais des dernières semaines (un pass acheté pour un pass offert) ne laissait rien présager de bon, cette liquidation intervient après une année 2026 mouvementée.

    À quelques jours de l’édition 2026, une série de témoignages de femmes accusant Olivier Ledot, cofondateur et président du festival, de violences sexuelles présumées ont entraîné le retrait de plusieurs collectifs partenaires et la déprogrammation d’artistes. Après la mise en retrait d’Olivier Ledot et l’ouverture d’une enquête indépendante, le festival s’était maintenu du 23 au 26 juillet.

    Situation économique impossible à surmonter

    Dans un message intitulé « On voulait vous écrire une dernière fois », l’équipe rappelle les difficultés accumulées ces dernières années : « Les annulations liées au Covid en 2020, la tempête de 2023, les inondations exceptionnelles de 2024, le mistral de 2025, puis des grêlons de la taille de balles de tennis le samedi 25 juillet 2026. Nous avons tout affronté, tout encaissé, sans jamais rien lâcher », écrit-elle. Mais selon l’organisation, « l’ampleur nationale » de l’affaire Ledot, les annulations d’artistes et de la journée du samedi « journée de plus forte affluence » ont mené à « une situation économique devenue impossible à surmonter ».

    La liquidation a des conséquences sociales importantes. « 23 personnes vont être licenciées pour motif économique », précise le communiqué. L’organisation rappelle aussi que chaque édition faisait travailler des centaines de techniciens, intermittents, agents de sécurité, restaurateurs, fournisseurs et associations…

    Les créanciers, y compris les festivaliers concernés par l’annulation du 25 juillet, disposent désormais de deux mois pour déclarer leur créance. Pour autant, la page n’est peut-être pas totalement tournée. Une reprise reste juridiquement possible et pourrait faire revivre une marque devenue emblématique de l’été marseillais.

  • Sisteron fière d’accueillir l’étape du Tour de France Femmes ce samedi

    Sisteron fière d’accueillir l’étape du Tour de France Femmes ce samedi

    Ce samedi, les coureuses du Tour de France partiront de Sisteron à 13h40, avant d’emprunter le pont de la Baume, puis de longer la Durance. Elles parcourront ensuite l’historique route Napoléon, en passant par Malijai, Mallemoisson, Aiglun, Mézel… Le maire de Sisteron, Jean-Pierre Templier, espère des « retombées économiques et en termes d’image » et « faire connaître la ville de Sisteron ». « Faire parler de soi dans le monde entier, c’est l’avantage de cette épreuve », avance Philippe Dubernard, coordinateur de l’accueil du départ de l’étape pour la ville de Sisteron.

    De nombreuses perturbations et fermetures de routes sont prévues sur le parcours de la course, entre 11h et 15h. Pour certains endroits dans le centre-ville de Sisteron, la circulation sera interdite dès 4h du matin pour permettre la pose des barrières sur près de 2 km. Le pont de la Baume fermera lui à 11h pour laisser passer la caravane du Tour, vers 11h45. Les parkings du centre-ville étaient déjà vidés vendredi, pour laisser place à l’aménagement notamment de la fan zone. La place de la République accueillera le village VIP, réservé aux personnes accréditées, avec le podium signatures. Les coureuses monteront sur le podium, avant de se ranger sur la ligne de départ. « Il a fallu adapter le dispositif mis en place, d’autant plus que cette année, pour la première fois, le Tour propose des fan zones avec des stands », explique Philippe Dubernard. La Ville, la communauté de communes et le département ont dû débourser 60 000 euros pour accueillir cette étape.

  • À Saint-Louis, le futur data center dépasse les seuils

    À Saint-Louis, le futur data center dépasse les seuils

    La ruée des centres de données vers Marseille ne s’arrête pas. Tandis que s’achève la construction du MRS5 de Digital Realty sur les emprises du grand port maritime le long de l’A55, un data center de taille équivalente doit voir le jour sur l’ancienne friche industrielle de Saint-Louis Sucre, dans le 15e arrondissement de Marseille. Porté par le groupe états-unien Edged Energy cofondé en 2019 par le groupe Koch, ce projet à 300 millions d’euros vient se greffer à la création d’une cité du cinéma par l’entreprise martégale des Studios de la Méditerranée (notre édition du 08/10/2024), ainsi que d’un centre logistique, sur 4,6 hectares de la friche.

    Le mardi 21 juillet, la préfecture a fixé au 24 août prochain le début d’une consultation publique de trois mois afin de pouvoir délivrer l’autorisation environnementale pour le centre de données. Une demande de permis de construire conjointe avec le projet de cité de cinéma a d’ores et déjà été déposée auprès de la municipalité, le 8 août 2025, portée par les Studios de la Méditerranée au travers de la Foncière Saint-Louis. « Notre objectif est de créer un studio 2.0 qui ait tout ce dont les productions ont besoin, du tournage à la postproduction et donc au stockage des données », justifiait son directeur général Michaël Ristorcelli auprès de nos confrères de Marsactu au mois d’avril dernier. De quoi, surtout, équilibrer ce chantier à 68 millions d’euros : tandis que l’entreprise a reçu 27 millions de subsides publics du Centre national du cinéma (CNC), le site d’information révélait que la Foncière percevrait 43 millions d’euros de la part d’Edged Energy pour l’exploitation sur cinquante ans de son data center.

    Prévu pour être livré fin 2028 avec un chantier engagé avant la fin de l’année selon la note de présentation non technique consultée par La Marseillaise, le centre de données doit occuper une surface de plancher de 21 900 m² sur trois étages, avec la création de 30 emplois directs. Tandis que l’entreprise promet l’installation de plantes grimpantes et de panneaux photovoltaïques sur sa façade haute de 33 mètres, « les bâtiments historiques de l’usine Saint-Louis seront en partie conservés et réhabilités », esquisse aussi la présentation. Ordonnées en 2021 par la préfecture, les démolitions « illégales » d’éléments patrimoniaux classés remarquables de l’usine historique ont été interdites par la municipalité en 2024. Mais tandis que 12 groupes électrogènes de secours d’une puissance électrique de 98 mégawatts doivent être installés sur le data center, « les risques sanitaires aigus induits par les rejets atmosphériques du site sont non significatifs », promet l’entreprise états-unienne, qui assure aussi travailler avec la municipalité pour récupérer la chaleur fatale des serveurs.

    Plafond sans contrainte

    Surtout, la société indique auprès de La Marseillaise vouloir installer là une puissance informatique totale de 20 mégawatts. Une puissance largement supérieure au plafond posé dans le schéma d’orientations de la Métropole « pour un accueil vertueux des data centers » voté le 1er juillet 2025. « En tissu urbain dense, seuls les projets en dessous de 12MW seront étudiés », posait l’institution (notre édition du 26/06/25), dans un document certes non contraignant face aux carences de la législation. « Nous sommes en dialogue constant avec les différents services instructeurs, dont ceux de la Métropole, dans le cadre de l’instruction du projet », répond Edged Energy en renvoyant vers la future consultation publique. Quant à la municipalité qui doit délivrer les autorisations d’urbanisme, elle évacue rapidement : « Le permis de construire est en cours d’instruction et il n’est donc pas possible de communiquer sur le sujet ».

    « Nous sommes en dialogue constant avec les différents services instructeurs. »

  • Une géante s’offre le Géant de Provence

    Une géante s’offre le Géant de Provence

    Elles l’ont fait. Les coureuses du Tour Féminin se sont lancées à l’assaut du Mont Ventoux.

    Pour les recevoir, le comité d’accueil de centaines de fans s’était levé aux aurores, pour rejoindre le sommet. Certains y allant même à pied.

    À l’approche du sommet, alors que les derniers préparatifs de la ligne d’arrivée sont en cours, c’est un arc-en-ciel de maillots, de toutes les origines, qui tente de se frayer un chemin. Il y a même un porteur du maillot jaune, au nom de Bernard Hinault, qui parvient à atteindre la fameuse ligne.

    Un peu plus loin, Fred, retrouve Zdenek. Le Grenoblois est un fan absolu de Pauline Ferrand-Prévot. Le Suisse, originaire de Fribourg, l’est également en temps normal. « Mais avec une compatriote en jaune, je suis obligé de changer », confesse-t-il. Les deux hommes se sont connus sur le Tour 2025, à Châtel. Ils se sont retrouvés, par hasard, au sommet du Mont Ventoux. Ensemble, ils vont se mêler à ceux qui ont pu rejoindre les derniers hectomètres.

    À vélos ou à pied, ils sont partis de bonne heure. Bien plus tôt que le peloton, qui a quitté La Voulte peu après midi pour traverser la Drôme et le Vaucluse, avant d’attaquer les lacets à l’assaut du Mont Chauve et son sommet minéral.

    Parmi les spectateurs anonymes, Jeannie Longo a fait le voyage depuis Sanary où la Haute-Savoyarde est désormais résidente. Pour celle qui a gagné trois fois le Tour féminin, dans sa version initiale, « c’est un bonheur d’être ici. Cela l’est encore plus de voir que le peloton féminin y revient enfin. » Pour elle, « le Ventoux est idéal sur une course comme le Tour. Il permet aux vraies grimpeuses de se montrer. Sur le Tour de cette année, ces 20 kilomètres ont été le seul tronçon où elles ont pu s’exprimer ».

    Pour la championne, « voir le peloton féminin revenir ici, c’est un très beau symbole, comme j’apprécie qu’il y ait de plus en plus de femmes à courir. Et que ce serait bien de leur proposer des structures adaptées, en ne misant pas que sur le très haut niveau ». Elle rappelle au passage que le Tour, dans sa première version, y était déjà venu. Quant à la course du jour, elle estimait avant le départ que « cette étape ne sera pas décisive, mais elle devrait peut-être redistribuer les cartes du côté des favorites ».

    Reusser craque à son tour

    Côté course, le peloton a cheminé jusqu’à l’approche du juge de paix. C’est là que le maillot jaune Marlen Reusser a porté son attaque, suivie par ses deux plus dangereuses rivales, Demi Vollering et Kasia Niewiadowa. Les trois championnes creusaient l’écart, tandis que la française Pauline Ferrand-Prévot était rapidement lâchée par le peloton.

    Devant, les trois leaders se détachaient. À neuf kilomètres de l’arrivée, Kasia Niewiadoma, troisième au général, plaçait une accélération à laquelle ses compagnes tardaient à réagir. La Polonaise, victorieuse du Tour en 2024, finissait en véritable géante, augmentant son avance à chaque jalon kilométrique. À quatre kilomètres, elle était virtuellement maillot jaune. Tunique qu’elle endossera au final, après s’être adjugé l’étape, une première pour elle. Avec les bonifications, Kasia Niewiadoma compte quinze secondes d’avance sur Demi Vollering, qui reste dauphine. Marlen Reusser ayant craqué dans les derniers hectomètres.

    Jeannie Longo l’avait prédit, les favorites ont répondu à ses attentes. Il lui reste maintenant deux étapes pour défendre un maillot jaune, qu’elle a déjà conquis en 2024. Mais cette fois, la Polonaise est allée chercher une victoire, sa première dans le Tour. Et quelle victoire. Puisqu’elle l’a fait entrer dans la légende.

    « Cette étape
    ne devrait pas être décisive mais pourrait redistribuer
    les cartes
    des favorites »

  • [C’est l’été] Observation du soleil aux Orres

    [C’est l’été] Observation du soleil aux Orres

    Le tout grâce à des instruments d’optique adaptés. À vivre en front de neige.

    De 11h à 12h30. Gratuit.

  • [C’est l’été] La terrasse de l’Office à Bandol

    [C’est l’été] La terrasse de l’Office à Bandol

    Ouverte à tous elle vous permet de débuter ou de terminer vos vacances dans la gaieté et la bonne humeur !

    De 19h30 à 21h30.

    Gratuit.

  • [C’est l’été] La rue aux enfants à Monteux

    [C’est l’été] La rue aux enfants à Monteux

    Découvrez à l’occasion de ce marché nocturne, une cinquantaine d’exposants qui seront présents pour mettre à l’honneur l’artisanat d’art, les créateurs locaux et les saveurs du terroir, dans une ambiance conviviale et chaleureuse. Un lieu unique est également prévu et aménagé pour les enfants !

    De 18h à 22h30.

    Entrée libre et gratuite.

  • [C’est l’été] Lecture : «La France à la carte», de Jean-Claude Raspiengeas

    [C’est l’été] Lecture : «La France à la carte», de Jean-Claude Raspiengeas

    Heureux celui qui a tendu le doigt « vers le tracé coloré, calculant les distances entre les points rouges et bleus ! » Heureuse l’ânesse de Stevenson qui n’aurait jamais eu le bonheur de se perdre durant sa traversée des Cévennes si son voyageur avait eu le malheur
    de pouvoir se géolocaliser
    avec un GPS !

    Éditions Équateur, 22 euros.

  • [C’est l’été] Balade sur les traces de Marcel Pagnol à Aubagne

    [C’est l’été] Balade sur les traces de Marcel Pagnol à Aubagne

    Une mise en condition indispensable pour emprunter la direction du col D’Aubignane en contournant la bastide.

    Le balisage jaune vous mènera vers les fours à chaux, puis en redescendant le col d’Aubignane, les promeneurs découvriront les vestiges de la « ferme d’Angèle », le lieu choisi par Marcel Pagnol pour le tournage du film éponyme en 1934. Puis retour vers la Font de Mai. La balade peut durer 3h, d’un niveau moyen, avec des dénivelés de moins de 300 mètres. Attention à vérifier si le massif du Garlaban est bien ouvert.

  • [C’est l’été] Les Estivales à Venelles

    [C’est l’été] Les Estivales à Venelles

    Musique live, restauration par le Comptoir de Mimie et dégustation des vins du domaine dans une ambiance estivale, chaleureuse, détendue et conviviale.

    De 19h à 22h30.

    Entrée libre.