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  • Pour ne pas oublier Hichem Miraoui tué par un raciste à Puget-sur-Argens

    Pour ne pas oublier Hichem Miraoui tué par un raciste à Puget-sur-Argens

    Il y a des dates comme ça qu’on se doit de marquer. Le devoir de mémoire ne pouvant se limiter aux commémorations des grands événements historiques. L’assassinat de ce jeune tunisien sans histoire à Puget-sur-Argens le 31 mai 2025, fait partie de ces crimes racistes qui ne peuvent tomber dans les oubliettes de l’histoire mais doivent au contraire continuer à être interrogé dans un territoire qui ne se lasse pas d’écouter les sirènes de l’extrême droite. Histoire de rappeler que les discours de haine et d’exclusion ne sont jamais sans effets. Et que tout, au contraire, commence par des mots. Et que des discours décomplexés aux passages à l’acte, il n’y a parfois qu’un pas que les plus « désorientés » franchissent.

    C’est comme ça qu’Hichem Miraoui, un coiffeur tunisien, a été abattu de cinq balles par un homme de 53 ans, ancien soudeur, sans antécédents judiciaires significatifs qui publiait avant et après l’attaque sur Facebook des vidéos à tonalité islamophobe et raciste et appelait à voter pour le Rassemblement national et à « virer les immigrés ».

    Pour mémoire, cette affaire avait donné lieu à la première saisie du Parquet national antiterroriste (PNAT), créé en 2019, pour un meurtre potentiellement lié à l’extrême droite.

    Un collectif d’association de défense des droits humains qui défend la fraternité universelle invite à se rassembler avec la famille de Hichem Miraoui devant la mairie de Puget-sur-Argens dimanche à 14h afin d’aller déposer une gerbe de fleurs devant le salon de coiffure dans lequel il travaillait, au 229 rue du général de Gaulle. Et ne pas oublier.

  • Sous la botte de l’extrême droite, déjà pas mal de dégâts ici et là dans le Var

    Sous la botte de l’extrême droite, déjà pas mal de dégâts ici et là dans le Var

    À peine installés dans plusieurs mairies varoises, les élus d’extrême droite se sont déjà distingués et font déjà l’objet de vives critiques. Dans un document intitulé « L’extrême droite aux municipales dans le Var. Première chronique des dégâts collatéraux », la Coordination départementale contre l’extrême droite (Codex 83) recense les premiers effets politiques, sociaux et culturels de l’arrivée – ou du renforcement – du Rassemblement national et de ses alliés dans plusieurs communes du département.

    Fidèle à sa ligne depuis sa création en 2014, le collectif continue de dénoncer « les impostures de l’extrême droite » et d’alerter sur les conséquences concrètes de sa gestion locale.

    La Codex estime qu’environ 250 000 habitants du Var vivent désormais dans une commune dirigée par un maire RN, UDR ou apparenté. Le collectif inclut dans ce décompte les villes administrées par des élus qualifiés de « faux-nez » de l’extrême droite, comme Saint-Raphaël. Et revient longuement sur plusieurs incidents survenus pendant ou après la campagne municipale.

    Pour ce qui est de la désinhibition de la pensée raciste et des passages à l’acte, à Toulon, la Codex évoque le cas de ce jeune militant de gauche qui a été suivi jusqu’à son domicile puis menacé par des individus cagoulés proférant des insultes homophobes et antisémites (La Marseillaise, du 19 mars 2026). Avec des stickers nazis apposés sur sa boîte aux lettres. L’un des agresseurs serait lié au groupe identitaire « Le Maquis ». Mais aussi, dans le même tonneau, les menaces de mort proférées à l’encontre du secrétaire général de l’Union locale CGT de Toulon. La Codex pointe également des situations qualifiées de « népotisme » ou de petits « arrangements familiaux ». Comme à Six-Fours où le maire a nommé sa fille treizième adjointe ce qui lui permettant également de siéger comme conseillère métropolitaine. « Au RN, on choisit d’abord sa famille », ironise Pascal Brun (Visa), l’un des militants politiques, syndicaux et associatifs qui composent ce collectif et s’emploient à tenir le rôle de vigies citoyennes.

    L’occasion également de montrer comment les exécutifs municipaux ont augmenté fortement leurs indemnités dès leur installation. À La Valette, par exemple, le nouveau maire Julien Argento a ainsi fait voter une hausse maximale de 28% de ses indemnités, tandis qu’à Fréjus ou Saint-Raphaël, on s’est allègrement accordé des augmentations comprises entre 15 et 25%.

    Que pour les heureux élus

    Pour ce qui est de la culture et la conception étriquée que ce rance courant de pensée en a, à Six-Fours, par exemple, la majorité municipale a annoncé la suppression du festival « La Vague classique » à partir de 2027, invoquant son coût et son caractère « élitiste ». Alors que les places les moins chères étaient proposées à 10 euros.

    À La Seyne-sur-Mer, c’est le climat « d’autocensure » qui est dénoncé depuis l’élection du maire RN Dorian Munoz. Le centre social et culturel Nelson-Mandela ayant annulé plusieurs événements liés à la lutte contre le racisme ou l’homophobie « par prudence ».

    Le collectif s’inquiète également de la place accordée à certaines structures jugées proches de la droite radicale, comme l’association « Passeport du civisme », soutenue financièrement par le milliardaire conservateur Pierre-Édouard Stérin, à Saint-Raphaël notamment.

    Le document revient enfin sur plusieurs faits divers impliquant des élus ou colistiers de listes d’extrême droite. À Draguignan, une colistière du député RN Philippe Schreck condamnée dans une affaire de détournement de fonds en Ehpad figure parmi les exemples cités. À Salernes, un élu RN aurait été contraint de démissionner après sa mise en cause dans l’incendie volontaire d’un restaurant.

    À Saint-Raphaël, plusieurs polémiques ont également émergé autour de publications racistes sur les réseaux sociaux attribuées à un élu Reconquête, ou encore de faits de refus d’obtempérer visant un colistier du maire sortant. Bref, des élus plus soucieux d’eux-mêmes que de l’intérêt général ou du sort des couches populaires. Comme à Solliès-Pont, où des élus RN se sont opposés à la construction de logements sociaux.

  • Un grand nettoyage dans 300 communes de la région Sud

    Un grand nettoyage dans 300 communes de la région Sud

    Chaque opération de nettoyage, organisée par la Région dans l’une des 300 communes dans le cadre de « Nettoyons le Sud », sera accompagnée d’un atelier. Une occasion de se mobiliser collectivement pour préserver l’environnement, tout en créant du lien social et en sensibilisant les habitants au développement durable. Un rendez-vous intergénérationnel qui vise aussi à rassembler tous les acteurs du territoire : citoyens, communes et associations sur les sentiers urbains, en montagne ou au bord de l’eau.

    Engagés pour l’environnement

    Des associations accompagnent les bénévoles-ramasseurs sur les parcours proposés, comme l’association d’éducation à l’environnement CPIE Atelier Bleu Côte Provençale à La Ciotat et l’association Planète Perles à Sausset-les-Pins. L’association Milvi, spécialisée dans le recyclage des déchets à travers des solutions éco-design, anime un pôle sensibilisation à Arles. À Barjols, une conférence sur la protection de l’eau est organisée après l’opération de nettoyage, une façon de rappeler la nécessaire gestion de l’eau dans un contexte de raréfaction des ressources. L’association Aimer Barjols, village d’avenir a invité pour l’occasion l’hydrogéologue Maurice Jean, qui détaillera les différentes ressources d’eau et systèmes géologiques des massifs alentours.
    « Notre association participe depuis trois ans à cet événement et cette année, nous avons tenu à sensibiliser les publics sur la ressource en eau, une thématique d’actualité sur notre territoire. Pas plus tard qu’hier, le préfet du Var alertait sur la baisse généralisée du débit des rivières », rappelle François Volpi, président de l’association. De l’eau douce à la mer, la protection de l’environnement passera ce samedi par cet élan collectif.

  • Un salon « sans alcool » à déguster sans modération à Aix-en-Provence

    Un salon « sans alcool » à déguster sans modération à Aix-en-Provence

    Installée depuis deux ans rue Portalis, les clients ne cessent de passer la porte de la Cave Parallèle. Raison de plus, pour organiser le premier salon « Sans alcool ». Après avoir lancé la seule cave franchisée, 100% sans alcool de la ville il y a deux ans, Ségolène Bakès monte cet événement inédit pour Aix-en-Provence au cloître des Oblats, sur deux jours, les samedi 30 et dimanche 31 mai. Pas moins de 25 producteurs de vins, proposant des gammes non alcoolisées, planteront leur stand pour l’événement.

    Au total, près de 80 produits seront proposés à la dégustation et à la vente. « Si le sans alcool est de plus en plus connu, il y a un gros travail d’éducation à faire. Les producteurs viennent aussi en solidarité pour nous, montrer que la filière nous soutient également, contextualise Ségolène Bakès. À l’ouverture de la boutique, les gens pensaient que seuls les malades venaient ici. Alors que 85% des clients sont flexidrinkers, et sont contents d’avoir des alternatives. » Vins désalcoolisés, surtout, mais aussi whiskies, bières, des pétillants et des cocktails pourront être dégustés sans modération, sur ces deux jours. Des producteurs locaux proposeront également leurs produits. Le tout, dans une ambiance musicale, avec une pianiste le samedi, un saxophoniste le dimanche. Autre objectif derrière ce salon : attirer les restaurateurs, qui tardent à investir dans la filière. « Si ça marche bien, on renouvelle l’année prochaine », promet Ségolène Bakès.

  • Les artistes s’emparent des murs de Port-de-Bouc

    Les artistes s’emparent des murs de Port-de-Bouc

    Port-de-Bouc poursuit sa mue. Comme chaque printemps, la petite ville de 17 000 habitants semble éclore sous les pinceaux des artistes. Cette année, ils seront neuf, venus de France, de Croatie, de Grèce ou d’Espagne, à poser leurs bagages dans le camping municipal Bottaï pour transformer durablement les façades des bâtiments de la Lèque, Tassy, des Comtes ou encore des Aigues-Douces. Pour le maire Laurent Belsola (PCF), « il ne s’agit pas seulement d’embellir. Il s’agit de repenser notre lien à l’espace public ».

    Ce qui était au départ une intuition artistique est devenu un véritable parcours d’œuvres à grande échelle unique en France. À l’issue de cette 7e édition du festival « Les Nouveaux Ateliers », la commune comptera près de 70 réalisations murales. Une concentration exceptionnelle, qui fait aujourd’hui de Port-de-Bouc la détentrice du record européen d’art urbain par habitant. Une fierté, pour l’adjoint au maire délégué à la culture Patrice Chapelle : « Ça veut dire que le projet s’enracine, plaît aux artistes qui viennent de loin, et attire un public extérieur. On a une renommée hors les murs, surtout auprès du public avisé sur le street art. L’an dernier, une dame est venue de Paris pour voir le chantier en cours et l’évolution des fresques. »

    Art et qualité de vie

    Aude Straub, chargée de développement de ce projet, confie : « On aimerait développer le festival dans d’autres petites communes. Ça permet de dynamiser et d’amener l’art dans ces territoires qui sont un peu éloignés et dans les quartiers populaires, où la culture n’est parfois pas très accessible. Ça améliore la qualité de vie. Et puis ça permet d’ouvrir un dialogue entre les habitants et les artistes. »

    Pour en découvrir plus, rendez-vous mardi au cours Landrivon pour un parcours d’un mur à l’autre organisé par l’Office du tourisme, mercredi après-midi pour des ateliers créatifs à destination des enfants square Lopofa, et samedi pour une journée de clôture ponctuée d’animations, de spectacles et de concerts.

  • Urbanisme : à Istres la Ville change de cap

    Urbanisme : à Istres la Ville change de cap

    La fin du bétonnage commence aujourd’hui », s’est réjoui le maire Robin Prétot (LR) lors du conseil municipal du 28 mai. La dernière délibération était dédiée au « déploiement de notre première priorité : l’impulsion d’une nouvelle politique d’aménagement urbain », a présenté Jocelyn Planelles, adjoint en charge de la question.

    Le Projet d’aménagement et de développement durable (PADD) du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), d’ores et déjà débattu le 30 juin 2025 au conseil métropolitain, ne satisfait pas les objectifs de la nouvelle majorité, qui demande une remise en débat.

    Elle plaide pour une meilleure « intégration architecturale », « des opérations urbaines moins denses » et une préservation de « l’identité provençale ». Une modification pour réduire les zones d’urbanisations futures a donc été votée par les élus.

    1 600 logements adossés à un golf de 18 trous sur Rassuen (projet finalement abandonné) étaient envisagés. « La zone urbaine sera finalement réduite, pour correspondre à l’ancien site de l’usine (…) qui nécessitera une dépollution en fonction de son affectation », explique Jocelyn Planelles. Le secteur du Grand Bayanne, qui prévoyait la réalisation d’environ 1 150 logements, sera réduit en termes de surface de foncier à urbaniser. Le projet de construction d’un nouveau collège sera quant à lui déplacé sur un autre site moins excentré qui reste à définir. Le reste des terrains sera reclassé en zone agricole, y compris le lieu-dit « le Mas de Sulauze », sur lequel la construction de 300 à 350 logements était envisagée. Pour « réduire l’étalement urbain tout en conservant un potentiel de réponse aux besoins pouvant naître », 11ha publics seront conservés en zone d’urbanisation future.

  • À la Savine le retour du bus de nuit marseillais vaut bien une fête

    À la Savine le retour du bus de nuit marseillais vaut bien une fête

    La mairie de secteur a organisé une fête de quartier hier soir à partir de 20h autour de la desserte qui est réouverte en soirée. Un événement célébré en présence de Samia Ghali, qui a pris les rênes du conseil d’administration de la RTM.

    Depuis 3 ans, « on ne sait plus sous quel prétexte, un caillassage ? », interroge le collectif Kalliste Granière Bourrely Solidarité (KGBS), puis justifiée par la RTM par la mise en place d’un nouveau plan de transport, la desserte de la cité a été supprimée après 21h. Après une alerte de KGBS, des interpellations de la présidente de la Métropole (DVD) Martine Vassal, un soutien de la mairie de secteur, du CIQ et une pétition pour le droit à la mobilité, les habitants restaient condamnés à faire travailler leurs mollets ou à rester chez eux.

    Cette situation pénalisait « lourdement les habitants, notamment les travailleurs aux horaires décalés, les jeunes, ainsi que toutes celles et ceux pour qui les transports en commun représentent un lien essentiel avec le reste de la ville », plaidait à nouveau Salim Siouani en avril dernier dans une relance à la RTM, adressée cette fois à Samia Ghali, fraîchement nommée à sa présidence, Au-delà d’un simple service, cette ligne constituait un véritable outil d’égalité et de sécurité ». L’urgence a été entendue et les Savinois ont retrouvé leur droit au transport en commun après 21h. C’est « fière et heureuse » que Samia Ghali a remercié « les équipes de la RTM, qui se sont mobilisées pour concrétiser cette avancée dans un délai très court depuis ma prise de fonction ». Un militant syndical y voyait « le signe du retour de la gauche dans nos quartiers ».

  • La CGT des portuaires suspend son action à Fos-sur-Mer

    La CGT des portuaires suspend son action à Fos-sur-Mer

    Nous tenons à vous alerter que la fédération sera très attentive en attente de réponses claires lors de la réunion du 10 juin. » C’est de cette manière que la Fédération nationale des ports et docks CGT a indiqué la suspension de son action d’arrêt du travail initialement prévue vendredi.

    Dans son courrier adressé à l’Union des ports de France (UPF) et l’Union nationale des industries de la manutention (Unim) mercredi, la fédération CGT indique avoir « pris en compte la confirmation d’une table ronde qui se tiendra le 10 juin » avec les acteurs « divers et variés » en lien avec le sujet.

    Le sujet, c’est celui de « la problématique de Port-la-Nouvelle », dans l’Aude en région Occitanie, soulevée par la fédération. « Nous dénonçons l’évolution de ce nouveau port qui, dès sa création, suscite bien des interrogations », selon la fédération syndicale.

    Une « concurrence déloyale » selon la CGT

    Les interrogations sont notamment liées aux « nombreux trafics portuaires sont menacés ici ou là », d’après l’organisation, citant Sète, Bayonne, La Rochelle, Fos-sur-Mer et Le Havre. La fédération « n’acceptera pas qu’un nouveau port au modèle atypique remette en cause les équilibres actuels », se disant « consciente d’une concurrence dans les ports qui a toujours existé, mais pas une concurrence déloyale » qui selon l’organisation « remet en cause l’esprit et les engagements des réformes portuaires successives ».

    Ce conflit s’opère dans un contexte de mutation de la stratégie portuaire française. Comme pour d’autres modes de transports, la gestion irrite la CGT. « La Région Occitanie a investi plus de 650 millions d’euros d’argent public pour créer un hub hydrogène et la construction d’éoliennes à Port-la-Nouvelle, qui vient prendre des trafics rouliers vracs aux ports voisins », déplorait la fédération CGT fin avril.

    De même, l’organisation s’oppose au projet Deos de fabrication de flotteurs d’éoliennes en mer à Fos-sur-Mer, à destination de Port-la-Nouvelle. La Région Occitanie et la société d’économie mixte du Port « ne peuvent pas venir concurrencer les autres ports français dont Fos, et espérer la complémentarité sur l’éolien », assenaient les syndicalistes portuaires.

  • Face au vacarme, Joann Sfar fait dialoguer BD et musique à Marseille

    Face au vacarme, Joann Sfar fait dialoguer BD et musique à Marseille

    Je veux croire qu’ils ont fait une erreur et n’ont pas ouvert le livre », espère l’artiste qui soutient la paix au Moyen-Orient depuis trente ans. Invité au théâtre de La Criée pour présenter son dernier ouvrage Terre de sang dans lequel il explore les fractures liées au conflit Israël-Palestine, l’auteur de bandes dessinées a essuyé les foudres du collectif Cultures en lutte 13.

    Le 25 mai sur Instagram, le collectif avait appelé au boycott de Joann Sfar sous le slogan : « Sionistes hors de notre ville ! » Il reproche à l’auteur ses prises de position depuis le 7 octobre 2023, notamment dans une tribune collective adressée à Macron dans laquelle les signataires s’opposent à une reconnaissance de l’État palestinien « sans conditions préalables ». Avant le concert, devant le théâtre national, le collectif Nous vivrons est venu soutenir le dessinateur armé de pancartes : « Antisémites, hors de la République ! » Il faisait front aux militants de l’Union des juifs de France pour la paix (UJFP) et de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) qui ont rejoint l’appel au boycott. Un petit cordon de policiers, sous le fronton du théâtre estampillé de l’inscription « pour une vie ensemble, uni-e-s et solidaires », séparait les antagonistes d’un navrant spectacle. Les uns criant « fascistes ! », les autres rétorquant « non, vous fascistes ! ». Tous desservant au final le principe de la paix.

    Toutes les voix

    Le concert-dessiné a eu lieu pour présenter l’ouvrage dont le titre fait écho à Joseph Kessel et à son Terre d’amour et de feu, publié en 1965. Organisatrice du festival, l’association Des livres comme des idées a défendu sa programmation et rappelé la présence dans ses différentes éditions, de personnalités telles que Karim Kattan, Leïla Shahid, Elias Sanbar ou Hiam Abbass. Quant au maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, il avait tranché : « Ce sont la violence et les messages de haine qui ne sont pas les bienvenus à Marseille. »

    « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. » Attribuée de manière erronée à Voltaire, la citation n’en défend pas moins la liberté d’expression qui ne connaît pour frontières que le racisme et l’antisémitisme. Et l’œuvre de Sfar est exempte de propos fascistes et haineux. « Je m’oppose aux extrémistes de tous les camps », a-t-il assuré. Aux bruits des bombes, il opposait vendredi soir le trait de son crayon et le son de la musique manouche jouée par Frank Anastasio, Marcello Marella et Steven Reinhardt. Face au tumulte de positions irréconciliables, il veut croire à la force du dialogue, qu’il a mis à l’épreuve, de Tel Aviv à Ramallah en s’évertuant à « faire entendre ici les voix palestiniennes et israéliennes qui œuvrent pour la paix ». Il a du pain sur la planche. Plus loin, dans les bars du port, le son de Jul mettait tous les clients au diapason.

  • Rencontre à Marseille pour un meilleur suivi psy des enfants placés

    Rencontre à Marseille pour un meilleur suivi psy des enfants placés

    Les enfants [placés] cumulent plusieurs vulnérabilités en raison des lacunes de l’offre médico-sociale disponible et de la pédopsychiatrie », alerte la commission d’enquête sur les manquements des politiques publiques de protection de l’enfance, dont la députée (PS) du Val-de-Marne, Isabelle Santiago, en est la rapporteuse. La parlementaire était ce vendredi à l’hôpital Salvador de Marseille (8e) pour échanger avec les professionnels bucco-rhodaniens et découvrir leurs projets pour pallier à cette problématique.

    L’équipe mobile intersectorielle pour enfants confiés (EMI-CO) portée par l’assistance publique hôpitaux de Marseille et l’hôpital de Valvert en est un exemple. Piloté en partenariat avec les différentes structures d’accompagnement des enfants placés, il a pour ambition « d’être le maillon manquant entre le lieu de vie de ces jeunes et les Centres médico-psychologique », explique le Dr Jokthan Guivarch, coresponsable de l’EMI-CO. Le programme prend en charge les enfants de moins de 12 ans pour faire des évaluations pédopsychiatriques et développementales et coordonne des soins en attendant une place dans les institutions adéquates. L’unité met également en place des formations afin de permettre aux éducateurs de mieux repérer et réagir face à des enfants atteints de trouble. Le problème de recrutement des pédopsychiatres ou des éducateurs est également pointé du doigt par les professionnels. « Pourtant, il faut accompagner au mieux ces enfants car le manque d’accompagnement à de graves conséquences sanitaires », insiste la parlementaire qui souhaite une refonte globale du système de la protection de l’enfance français.