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  • Un nouveau regard sur l’évolution humaine grâce à un travail de fourmis

    Un nouveau regard sur l’évolution humaine grâce à un travail de fourmis

    C’était peu après sa thèse. « À la fin du XXe siècle », sourit François Marchal. Le chercheur, aujourd’hui paléoanthropologue pour le CNRS au laboratoire Anthropologie bio-culturelle, droit et éthique et santé (ADES) à Marseille, a besoin de connaître le nombre de fossiles d’hominines – le groupe de primates auquel nous appartenons – dont dispose la communauté. « Je n’ai pas trouvé », se souvient-il. Seules des listes partielles existaient. Il se lance alors dans un travail de fourmis qui va durer des décennies : recenser tous les fossiles qu’il croise, au fil de ses lectures, au détour d’un article, ou sur le terrain, en Afrique. Année après année, le tableau s’étoffe. Jusqu’à ce que sa collègue Sandrine Prat, paléoanthropologue CNRS au Musée de l’Homme, émette l’idée de le diffuser.

    Des années plus tard, naît la première base de données de tous les fossiles connus autour du lac Turkana, entre l’Éthiopie et le Kenya : 1 231 spécimens, surtout des dents, mais aussi des os, des crânes, des mandibules… qui retracent l’évolution des hominines entre -7 millions d’années (Ma) et -780 000 ans dans cette région d’Afrique. « Nous avons commencé par là car nous y travaillons avec Sandrine Prat, explique François Marchal, auteur de deux articles parus dans Journal of Human Evolution. C’est aussi une des trois régions d’Afrique les plus riches en fossiles et elle est explorée depuis longtemps. » Des recherches sur le terrain importantes y ont commencé dès les années 1960.

    La règle et l’exception

    Ces données rassemblées parlent déjà. « Nous confirmons principalement des choses connues, admet François Marchal. Mais nous les précisons et les quantifions de manière fiable pour la première fois. » Par exemple le fait que les fossiles sont très abondants pour certaines périodes et beaucoup moins pour d’autres. Et chaque période d’abondance est associée à une région : d’abord à l’Ouest du lac pour les fossiles les plus anciens, puis au Nord et enfin à l’Est. Rien à voir avec une quelconque migration des hominines, précise François Marchal : « C’est probablement lié à la sédimentation qui conserve les fossiles. »

    Concernant nos ancêtres
    – le genre Homo, apparu il y a 2,8 Ma – ils occupent la région en même temps qu’un autre genre – les paranthropes. Mais on retrouve deux fois plus de fossiles de ces derniers. Étaient-ils vraiment deux fois plus nombreux ? Est-ce dû à un biais de conservation ? « Le mystère est entier », admet François Marchal. Tout comme la raison pour laquelle cette proportion est vraie partout sauf à Koobi Fora, à l’Est du lac, entre -2 Ma et -1,8 Ma, où elle s’inverse. Cette même région et cette même période où les fossiles de crânes, mandibules et autres éléments de squelette sont bien plus abondants que les dents. C’est probablement un apport important de cette base de données : soulever de nouvelles questions.

  • Les escapades personnelles d’un philosophe espagnol

    Les escapades personnelles d’un philosophe espagnol

    Ne vous attendez pas à ce que nous entrions dans la tête d’un philosophe, qui plus est dans celle de l’un des plus grands penseurs du XXe siècle… nous en serions incapable. Ne vous en faites pas, le préfacier de Tableaux des petites et grandes choses de l’existence (traduit par Valeria Dos Santos) est là pour y entrer à notre place. Normal, lorsqu’on s’appelle Frédéric Schiffter, que l’on dénonce « le blabla et le chichi » de ses confrères philosophes, et que l’on s’intéresse autant à Schopenhauer qu’à Cioran. C’est d’ailleurs sous sa plume que vous saurez que les dix-sept textes d’Ortega Y Gasset vous invitent à voyager avec ce dernier en Espagne, en France, à vous arrêter devant un paysage, à visiter une grotte préhistorique, à contempler rêveusement des toiles orgiaques, à songer au visage émerveillé des femmes, et autres occupations qui vous délasseront le corps et l’esprit.

    Voir, vivre, apprendre

    Un admirable choix du détail. Un surprenant don d’évocation. Comme les tableaux des grands peintres, ces textes n’ont pas pris une ride. Si certains lecteurs le pensent, alors il leur faudra avouer qu’ils ont vieilli magnifiquement. En conclusion, chez Ortega, l’homme qui a vu, vécu, et appris, et l’écrivain qui sait déshabiller ses phrases de tout lyrisme et les saupoudrer parfois d’une pointe d’humour sont d’accord. Si nous devions ne retenir qu’un seul passage, ce serait : « On attendait tout de la raison. Or, aujourd’hui, nous commençons à constater que cela est faux, que dans un sens concret et rigoureux, les choses cérébrales ont leurs racines dans le cœur. »… À vous de choisir le vôtre. Il y a de quoi établir un répertoire de citations. Après avoir lu ce livre, il est fort à parier que vous ouvrirez la porte d’une librairie pour acheter ses œuvres. Si c’est le cas, nous vous conseillons : Méditations sur Don Quichotte, et La révolte des masses.

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  • Un nouveau centre médical a ouvert ses portes à Béziers

    Un nouveau centre médical a ouvert ses portes à Béziers

    « Nous nous sommes rendu compte que nous avions de plus en plus de patients sans médecins traitants. À peu près 18 000 sur 185 000 habitants. L’idée nous est donc venue de créer ce centre en lien avec l’hôpital de Béziers, dont les urgences explosent. Les gens qui n’ont pas de médecin traitant se rendent aux urgences. On s’est dit qu’il fallait les urgences de ces patients qui ont simplement besoin d’une consultation médicale », explique Laurence Safont, pneumologue et présidente de la CPTS Ouest Hérault, structure porteuse du projet qui couvre un territoire allant « d’Olonzac à Saint-Pons, jusqu’à la mer ».

    Ce nouveau centre territorial médical du Biterrois (CTMB), inauguré le 3 août, propose donc, en journée (du lundi au vendredi de 9h à 13h et de 14h à 19h), des consultations au sein de la maison médicale de garde située face à l’hôpital et gérée par lui, laquelle fonctionne de nuit et les week-ends. « L’hôpital de Béziers a été tout à fait favorable à nous la mettre à disposition gratuitement en journée », rapporte Laurence Safont.

    Un accès sur régulation via le 15

    La structure s’appuie sur une rotation de médecins libéraux. « Sur les 90 médecins actuellement présents sur le territoire, 30 ont déjà adhéré au principe de ce centre. Et il est probable que d’autres se manifestent en septembre, car certains confrères sont en vacances ou en effectifs réduits à cette période », indique la présidente de la CPTS Ouest Hérault. « Dans 80% des cas, les consultations auront lieu en présentiel. 20% des médecins, qui sont un peu éloignés sur le territoire, préfèrent opter pour la téléconsultation assistée par un infirmier libéral, qui aide le patient dans la démarche. La CPTS s’est donc équipée d’une valise de téléconsultation assistée avec stockage des données des patients, pour qu’ils puissent revenir pour le suivi en cas de prescription d’imagerie ou de biologie. »

    Chose importante : l’accès au CTMB se fait uniquement sur régulation via le 15. « Les patients appellent le 15, d’où ils sont basculés sur le SAS (service d’accès aux soins) qui prend rendez-vous sur notre agenda. On s’est engagé à répondre à la demande sous 48h », précise Laurence Safont. Des patients se trouvant aux urgences de l’hôpital de Béziers ou de la polyclinique Saint-Privat peuvent également être adressés au SAS par l’infirmier d’orientation. De quoi offrir une bonne bouffée d’oxygène aux services d’urgences.

    Les médecins généralistes du territoire devraient, en outre, recevoir dès novembre le renfort de 12 « docteurs juniors » : « Des 4e année d’internat de médecine spécialisés en médecine générale, qui vont travailler en autonomie. Ils seront là pour 6 mois à un an et j’espère que nous serons assez attractifs pour leur donner envie de s’installer. »

  • Nicollin, toujours maître du jeu

    Nicollin, toujours maître du jeu

    La famille Nicollin n’a pas écrit la fin. Pas encore. Fin juin, à l’aube d’une seconde saison en Ligue 2, elle surprend tout le monde. Elle suspend sa promesse de vente au groupement anglais d’investisseurs GSS et préserve son bien. Le club du Montpellier Hérault Sport Club, vitrine d’une famille et d’une entreprise de nettoiement.

    Quinze mois après l’ouverture du capital, premier pas vers la fin d’une histoire, le revirement de la famille Nicollin questionne. Laisse les pourquoi en suspens. Offre insuffisante, perte d’un outil précieux, report de la vente ? Dans un football français aux droits TV squelettiques, proie d’investisseurs étrangers, Laurent et Olivier Nicollin, à la gestion plutôt rationnelle, opèrent un revirement inédit.

    Laurent Nicollin (53 ans) est toujours président de Montpellier, son frère Olivier (56 ans) plus que jamais aux commandes d’une entreprise. Maître des finances et donc du jeu. La fin de règne d’une famille à la tête du club depuis plus cinquante ans, et maillon fort de la ville, attendra. « Il y aura peut-être plusieurs épisodes dans l’été ou l’automne. Le projet n’est pas structuré, l’idée pas peaufinée. Mais l’envie est d’avoir des forces vives de la région. Il y a plein de belles sociétés dans le secteur, il faut trouver le moyen avec eux de faire grandir encore le club » se projetait le 7 juillet Olivier Nicollin. Le patron de l’entreprise, présent pour la première fois sur la scène publique, ouvre une troisième voie.

    Cette rétractation a laissé sur le bord du chemin le directeur sportif, en charge du recrutement, Bruno Carotti. Ami de Laurent Nicollin, cet homme de l’ombre (53 ans) a démissionné après trente ans passés, dont la moitié comme dirigeant, au club. Une rupture tout en silence.

    Un an après sa rétrogradation en Ligue 2, et la fin d’un bail de seize ans au plus haut niveau, Montpellier repart donc sur les routes sinueuses de Ligue 2. Avec un budget de 20ME. Certes en baisse (29ME l’an passé), mais encore bien supérieur à la moyenne.

    Si Montpellier a presque fini de solder ses excès de Ligue 1, marqués par une politique salariale démesurée, il n’a pas fait de folie sur le marché des transferts. Il continue de renouveler son effectif à bas prix. Il se sépare de vieux routiers, et même d’une légende de La Mosson : Téji Savanier, et ne verse qu’une indemnité pour l’attaquant de Laval : Mamadou Camara et pour le défenseur de Pau : Daylam Meddah.

    Il mise par ailleurs sur un joueur libre : Florian Tardieu, (34 ans), cadre débusqué à Saint-Etienne, trois jeunes éléments prêtés par de grands clubs : le défenseur Naoufel El Hannach (Paris SG), déjà là l’an passé, le Lyonnais Daryll Benlahlou et l’attaquant rennais Nordan Mukiele. Et l’émergence d’une nouvelle génération, celle des finalistes de la Coupe Gambardella. Cinq d’entre eux intègrent l’effectif professionnel : Noah Vidal-Cartoux, Laciné Megnan, Tidiane Diallo, Hichem Abderrebi et Mathis Chambon, avec des espoirs de jeu divers.

    L’entraîneur Zoumana Camara, entouré du même staff, entame sa seconde saison à la tête d’une équipe recomposée à son goût. La seconde à la tête d’une équipe professionnelle après trois ans sur le banc des U19 parisiens.

    Après une saison à dissiper les effets d’une relégation, à recréer un groupe et à instaurer une nouvelle ligne de conduite, le technicien (47 ans) s’attaque à la saison d’après. Avec une indulgence moindre, avec le vent de face. Homme de dialogue, proche du président Laurent Nicollin, le Parisien aborde un moment important.

    Le défi consiste à faire mieux que sa première saison. À savoir participer pour le moins au play-off, promis aux cinq premiers d’un championnat très concurrentiel (Saint-Etienne, Nantes, Reims). Pour grimper dans la hiérarchie, et figurer dans le Top 5 selon l’objectif de Laurent Nicollin, Montpellier doit soigner son efficacité offensive. Meilleure défense de Ligue 2, il a besoin d’être d’attaque. D’aller de l’avant, de reconstruire un lendemain.

    Montpellier, nouvelle version

    Président : Laurent Nicollin

    Budget (20ME)

    Stade de la Mosson

    Arrivées

    Florian Tardieu (Saint-Etienne, libre), Daylam Meddah (Pau), Mamadou Camara (Laval), Grégory Ayem (Racing Club France), Daryll Benlahlou (Olympique Lyonnais, prêt), Naoufel El Hannach (Paris-Saint-Germain, prêt), Nordan Mukiele (Stade Rennais, prêt).

    Départs

    Téji Savanier (fin de contrat), Christopher Jullien (fc), Naoufel El Hannach (Paris-Saint-Germain, retour de prêt), Ayanda Sishuba (Rennes, rp), Nathanaël Mbuku (FC Augsburg, rp), Enzo Molebe (Olympique Lyonnais, rp), Alexandre Mendy (Al-Faisaly, SAU), Lucas Mincarelli (Estrela Da Amadora, POR).

    L’effectif :

    Gardiens : 1. Mathieu Michel, 31. Simon Ngapandouetnbu, 50. Victor Dzodic, 60. Kevin Kamden ;

    Défenseurs : 3. Naoufel El Hannach, 6. Yael Mouanga, 15. Julien Laporte, 17. Théo Sainte-Luce, 25. Wilfried Ndollo, 27. Daylam Meddah, 29. Enzo Tchato, Tidiane Diallo, Mathis Chambon ;

    Milieux : 5. Florian Tardieu, 8. Nabil Homssa, 10. Khalil Fayad, 26. Yvan Djemba-Mbappé, 44. Théo Chennahi, 77. Junior Everson , 90. Grégory Ayem, Noah Vidal-Cartoux, Hichem Abderrebi.

    Attaquants : 7. Yanis Issoufou, 9. Laciné Megnan, 11. Mamadou Camara, 18. Nicolas Pays, 19. Nordan Mukiele, 20. Junior Ndiaye, 22. Axel Gueguin, 23. Daryll Benlalhou,.

    Sept premiers matchs :

    8 août : Montpellier – Dijon, 14/8 : Nancy – MHSC, 21/8 : Dunkerque – MHSC, 28/8 : MHSC – Boulogne, 5 septembre : Saint-Etienne – MHSC, 11/9 : MHSC – Pau, 18/9 : Reims – MHSC.

  • Du piano à gogo dans l’écrin du parc de l’orangerie

    Du piano à gogo dans l’écrin du parc de l’orangerie

    Pour glisser en douceur vers septembre « Un piano sous les arbres » revient, comme chaque année, adoucir la fin de l’été en musique dans le cadre fabuleux du parc de l’Orangerie, transformé pour l’occasion en scène à ciel ouvert.

    Ce festival municipal porté par la commune de Lunel-Viel fête cette année ses 18 ans, la majorité, tout en restant fidèle à son esprit de départ : « proposer une programmation à la fois exigeante et populaire », résume le directeur de la manifestation, Fabrice Fenoy. Quatre jours de spectacles et de concerts en plein air, gratuits pour beaucoup, où le piano, dénominateur commun, visite tous les styles : classique, jazz, rock, musique tzigane, électro… « On peut faire un tour du monde avec tout ce qu’il est possible de jouer au piano ! » assure Fabrice Fenoy. « En cassant les barrières entre les styles de musique, on casse aussi les barrières entre les gens », estime-t-il.

    Comme chaque année, des concerts de classique (Max Walsh, Alessio Massi et un concert à 4 mains des deux musiciens) seront proposés dans l’Orangerie. À la rubrique jazz, un coup de cœur du programmateur (2 août, 21h30) : l’étonnant hommage d’Édouard Ferlet au Köln concert de Keith Jarrett, « l’album de piano-jazz le plus vendu dans le monde. Ce qu’il y a de très original, c’est qu’il fait ça avec le concours d’un deuxième piano, piloté par IA, auquel il a appris à répondre à ses traits d’improvisation. Je l’ai vu à Marseille l’année dernière et j’ai pris une claque monumentale. Le résultat est esthétiquement bluffant ! », assure Fabrice Fenoy.

    Tankus, Magyd Cherfi, Charlie Winston…

    Autre temps fort de cette édition, qui promet une ambiance explosive : le groupe anglais Tankus (21 août, 21h30). « Des artistes qui jouent du piano, et du très bon, il y en a plein. Par contre trouver du piano énergique, c’est plus dur. Très souvent le piano va être classique, jazz, ou accompagner de la chanson, mais c’est rarement très pêchu. Là au contraire on est dans le registre bêtes de scène. C’est rock, avec une base New Orleans au départ et beaucoup de soul, parce qu’il y a des cuivres. C’est très festif : en live c’est vraiment fabuleux », promet le directeur du festival.

    Autre coup de cœur 2026, plutôt musique du monde cette fois : la chanteuse d’origine iranienne Ariana Vafadari proposera un récital qui mêle chant lyrique et musique persane, joués au oud et au piano (concert gratuit, 23 août, 16h30). « J’ai trouvé qu’il y avait quelque chose d’unique », confie Fabrice Fenoy.

    Deux têtes d’affiche sont également invitées cette année. Magyd Cherfi (23 août, 14h30, gratuit), le chanteur de Zebda également écrivain, proposera une lecture musicale d’extraits de ses textes (Ma part de Gaulois, La vie de ma mère !) et Charlie Winston, l’auteur du hit “Like a hobo”, clôturera quant à lui ces 4 jours de vagabondage musical (23 août, 21h30). « J’avais plutôt l’image du guitariste chanteur de folk, mais en fait c’est un très bon pianiste. Ce qu’il fait est très délicat, très mélodique », décrit le programmateur.

    À ne pas manquer non plus, parmi les nombreuses propositions, la sieste musicale sous les arbres offerte par Bojan Z (22 août, 16h, gratuit), « un des pianistes de jazz les plus pointus du moment. » On citera également les concerts sous les étoiles, à 23h (gratuit) qui permettront de découvrir Stéphanie Elbaz et ses reprises des morceaux des Beatles au piano (21 août) ainsi le crooner anglais Charlie Wood (22 août).

    Comme chaque année, les pianistes amateurs seront encouragés à s’exprimer eux aussi, avec une scène ouverte le 22 août à midi et un piano crochet le 23 août à 18h30 à la buvette. Les enfants quant à eux, pourront profiter de nombreuses activités (grimpe aux arbres, manège “à propulsion parentale”, concert jeune public le 23 août à 15h…) Enfin, des stands de restauration seront proposés en continu, pour nourrir les papilles autant que les oreilles !

    * Toute la programmation sur : www.unpianosouslesarbres.com

  • Au sommet

    Au sommet

    Dix kilomètres en solitaire dans les lacets
    du Géant de Provence,
    le Mont Ventoux, cher au poète Pétrarque qui en avait mesuré la dimension mythique.

    Une ascension redoutée et redoutable. Tous les amateurs de vélo le savent pour l’avoir éprouvé. C’est l’exploit réalisé vendredi par la championne cycliste Kasia Niewiadoma, désormais vêtue de jaune. Nouvelle reine de la Grande boucle, elle devra défendre sa tunique ces deux prochains jours dans d’autres massifs
    puis au bord de la Méditerranée à Nice,
    pour un final qui s’annonce enlevé.
    Sa performance éclaire une autre ascension, celle des femmes dans le sport et dans le cyclisme en particulier.

    Lever les barrières

    Si le temps de la misogynie est fort heureusement dépassé,
    le sport féminin n’est pas encore totalement respecté. Le temps d’antenne, bien moindre que pour le Tour de France masculin, en témoigne. Même si le service public audiovisuel fait beaucoup pour mettre en lumière les sportives. Les résistances sont essentiellement économiques.

    Ces barrières doivent être levées pour permettre aux plus jeunes d’accéder à des modèles. Une petite fille doit pouvoir se dire qu’elle aussi peut gravir des montagnes. Pour cela, elle doit voir l’exploit d’une Niewiadoma, entendre
    le public l’encourager, admirer sa victoire,
    les bras levés.

    Le cyclisme est populaire car accessible. À ce titre, il convient de saluer le Département de Vaucluse et ses efforts pour offrir des pistes cyclables sécurisées et de qualité. Terreau de futures championnes sous le regard du majestueux Mont Ventoux.

  • Le punch intact de Yuris Ventura à Gordes

    Le punch intact de Yuris Ventura à Gordes

    Jeudi 6 Août 2026, le festival de Gordes accueillait : Yuri Buenaventura et sa formation musicale pour une soirée exceptionnelle de rythmes et bonne humeur. Entouré de six musiciens : saxos, pianiste, percussions, batterie, basse et contrebasse, ce fut un moment musical d’une rare beauté. Quant à Yuri il a donné toute la dimension de son talent. Il dansait, et « vivait ses chansons à fond ». C’était sa deuxième prestation au festival de Gordes. Le public n’en a pas raté une miette allant même jusqu’à danser la salsa. Un véritable moment de bonheur.

    Il a débuté son tour de chant par « Amame » et poursuit avec « Mi Rico Son » puis les titres se sont enchaînés. Il y a eu aussi plusieurs solos musicaux, un pianiste qui a été remarquable, avec les belles sonorités de son instrument, puis de la contrebasse, et de batterie ; Rappelons qu’en 2001 il a composé la bande originale du film Ma femme s’appelle Maurice de Jean-Marie Poiré. Yuri s’est senti bien sur la scène de Gordes, il a salué Bénabar président du festival, il a remercié le public de son accueil et de sa bienveillance. Il faut rappeler aussi que Yuri vient de la ville portuaire où il est né, sur la côte pacifique de Colombie. Il est notamment connu pour son interprétation de Ne me quitte pas chantée par Jacques Brel et écrite par le pianiste de celui-ci, Gérard Jouqnnest. D’ailleurs il la chantera à la fin du spectacle. À un moment du spectacle il lancera aux spectateurs : « Nous avons des combats à mener. » Une soirée qui restera dans le souvenir des participants n’en doutons pas. Il terminera en rappel par la chanson « salsa » la bien nommée, qui emballa le public déjà tout acquis.

  • [Memoire ouvrière] Lucien Molino. Le mouvement de grève s’élargit

    [Memoire ouvrière] Lucien Molino. Le mouvement de grève s’élargit

    Le moment était venu de passer à une action d’envergure et demandait que tous les travailleurs soient consultés sur cette action. Cette question souleva une déclaration solennelle de Léon Jouhaux : « Ce n’est pas sur le débat lui-même que je veux parler, déclara-t-il, je veux simplement souligner une déclaration consécutive à la décision que vous avez prise hier. » Il ajouta, soucieux de ne pas diviser le CCN : « Je refuse de souscrire à une décision qui en faisant dépendre l’activité syndicale d’autres assemblées que les assemblées régulières risque de briser l’unité ouvrière. »

    Benoît Frachon lui répondit que : « Dans la résolution et le manifeste votés, il a été indiqué que les ouvriers seraient appelés à connaître les propositions que nous faisons pour eux, qu’ils seraient appelés à donner leur avis sur ces propositions et que le prochain comité confédéral du 19 décembre, organisme régulier des organisations syndicales, prendraient des décisions ; par conséquent, je préférerais que Jouhaux me dise au lieu de parler de décision anti-statutaire : nous ne voulons pas que l’on occulte les ouvriers, cela serait plus clair et plus net. »

    Défendre l’unité

    Tout au long de ces débats, on sentait les efforts des scissionnistes pour préparer la scission en se servant du plan Marshall dans un objectif anticommuniste et anti-soviétique. À Marseille, Le Provençal n’était pas en reste. Dans son numéro du 14 novembre, un placard non signé proclamait « Travailleurs, prenez garde ! Attention aux grèves politiques ; avant toute décision, exigez : 1° le vote à bulletin secret / 2° le dépouillement et l’affichage du résultat. » Les socialistes marseillais affirmaient ainsi leur opposition au développement des grèves et aux revendications ouvrières. Pourtant, le 14 novembre, la grève s’élargissait après consultation des travailleurs.

    Ainsi, l’assemblée générale des marins qui avait décidé la reprise du travail reconsidérait sa décision et se joignait à la grève.

    Il est vrai que le syndicat des officiers observait à l’égard des marins en grève une neutralité bienveillante afin de ne pas porter préjudice à leurs actions. Cette prise de position leur valut une violente « Lettre ouverte » de Jean Fraissinet dans Le Méridional qui déclara : « En décidant d’adopter à l’égard d’un tel mouvement une “attitude bienveillante” les dirigeants des syndicats d’officiers, qu’il nous soit permis de l’observer, ne peut faire preuve que d’hypocrisie, de lâcheté et de candeur. » La continuation de la grève des marins paralysa totalement le trafic du port. Le conseil syndical des dockers élargi au comité de grève décida à bulletin secret, 64 voix contre une : qu’aucun débarquement de marchandises n’aurait lieu. La fédération algérienne des commerçants, alarmée par la prise de position des dockers, demanda par télégramme au préfet d’intervenir.

    à suivre la semaine prochaine…

  • Le Grand JT des Territoires du 8 août 2026

    Le Grand JT des Territoires du 8 août 2026

    Cette semaine dans le Grand J.T. des TerritoiresTour de France : ils parcourent les Champs-Élysées, un rêve inoubliable pour ces enfants que TotalEnergies a rendu possible

    Idée de sortie : un voyage insolite au cœur d’une Suisse miniature. Du souvenir d’enfance au sport de précision en club, le grand retour du lance-pierre !