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  • Le RCT doit apprendre à voyager

    Le RCT doit apprendre à voyager

    Imprenable à domicile (cinq victoires sur cinq, 24 points sur 25 possibles), le RC Toulon, à l’instar des autres équipes de Top 14, est beaucoup plus perméable hors de ses bases (une victoire en quatre matches, 5 points sur 20). Après des débuts réussis à Montpellier (17-27), les hommes de Pierre Mignoni ont enchaîné les revers, tantôt sévères mais encourageants comme à Bayonne, tantôt en passant à côté de tout ou partie du match, à Clermont et à Toulouse. « C’est dur, car aucune équipe ne lâche. Les écarts sont minimes. Pour finir dans le top 2, ça va se jouer à la maison, mais les victoires à l’extérieur et les bonus vont faire la différence », prédit l’entraîneur rouge et noir, qui a déjà repéré quelques clés : « Quand tu regardes Clermont et d’autres, il n’y a pas de regret d’avoir perdu de peu. On a manqué d’ambition et de consistance. Si tu n’as pas ça à l’extérieur, avec une certaine férocité, tu ne peux rien espérer. Il ne faut rien lâcher, quels que soient les obstacles. Plus tu pleures, plus ça se retourne contre toi. »

    Place aux jeunes

    Principal obstacle dimanche : une quinzaine d’absents, entre les internationaux (Ollivon, Gros, Serin, Dréan, White, Brex, Tuicuvu), les blessés (Hallagahu, Villière [lire ci-contre], Ivaldi, Frisch, R. Rebbadj, Domon, Gigashvili…) et les joueurs ménagés (Nonu, Priso), qui ont poussé Pierre Mignoni à piocher chez les jeunes. Trois petits nouveaux font ainsi leur apparition aux côtés des Cowie, Ametlla et Quere-Karaba : Owen Sorhaindo (20 ans, pilier droit), mais surtout Barnabé Mechentel (20 ans, arrière/ailier) et Matéo Gracieux (20 ans, ailier) pour garnir un contingent d’arrières décimé. « L’un des deux sera titulaire. J’ai 100% confiance. Ils n’arrivent pas comme ça, ils sont là depuis la saison dernière, ils ont fait la préparation. Ce sont deux gros potentiels, deux athlètes qui vont très vite, sont très vifs, bons sur les ballons hauts. Ça va être un gros challenge pour eux, mais surtout pour nous de les mettre dans de bonnes conditions », avance Pierre Mignoni, qui attend « que les anciens passent devant et montrent l’exemple ».

    Autre donnée à prendre en compte : le rythme des matches, le RCT ayant eu une semaine de repos en moins eu égard à son match de retard face à La Rochelle. « Sur Lyon et La Rochelle on était déjà en semaine de doublon. J’étais vraiment content de l’état d’esprit. C’est un bon challenge. Si on veut être parmi les meilleurs, il faut assurer dans ces moments-là. On n’est pas là pour pleurer sur le calendrier, on connaît les problématiques », affirme Pierre Mignoni. Enfin, le froid glacial attendu dimanche pourrait-il jouer contre des Toulonnais moins habitués que leurs homologues parisiens ? « On a l’équipe pour jouer en été comme en hiver. J’ai l’impression qu’on s’est bien préparé », annonce Mateo Garcia, dont les mains ne devront pas trembler à l’ouverture.

    Stade Français – RCT

    10e journée de Top 14. Dimanche 23 novembre, 21h05

    Stade Jean-Bouin, Paris. Arbitre : Thomas Charabas

    STADE FRANÇAIS (probable) : Alo-Emile, Garcia, Melikidze ; Gabrillagues (c), Pesenti ; Halaifonua, Briatte, Tanga ; Kerr-Barlow, Carbonel ; Ezeala, Néné, Ward, Dakuwaqa ; Barré

    RC TOULON : Ametlla, Damond, Sinckler ; Ribbans (c), Alainu’uese ; Abadie, Ludlam, Mercer ; Le Bail, Garcia ; Ferté, Sinzelle, Cowie, Gracieux ; Jaminet.

  • Courir pour se souvenir du génocide arménien

    Courir pour se souvenir du génocide arménien

    La Course pour la mémoire va prendre ses quartiers sur la corniche Kennedy. Comme depuis 2021, cette épreuve se tiendra en bord de mer, à Marseille, de Malmousque à Talabot. La ligne de départ/arrivée a été placée une nouvelle fois au niveau de la plage des Prophètes. Une boucle de 5 kilomètres mis en place, qui sera à parcourir deux fois pour les coureurs étant présent sur le 10 kilomètres.

    Cette course pour la mémoire est un support pour rendre hommage du génocide arménien. L’épreuve sportive a été créée, dans la cité phocéenne, 100 ans après les événements qui ont conduit à la mort de 1,2 à 1,5 million de personnes dans l’ex-empire ottoman. Une compétition qui se veut contre « tous les génocides et le négationnisme ».

    Des inscriptions records en 2025

    850 participants en 2024 et bien plus cette année. Les organisateurs de la course pour la mémoire ne s’attendaient pas à un tel afflux de personnes et ont dû boucler leurs inscriptions plus tôt que prévu. Ils seront précisément 2 070 au départ des trois différentes épreuves prévues dimanche matin. 1 282 dossards ont été vendus pour le 10 km, 508 sur le 5 km et 280 coureurs prendront part au 5 km marche. « Sold out cette année ! Si on avait continué à prendre les demandes, on atteignait les 3 000 ! » nous disait il y a quelques semaines Pascal Chamassian, fondateur et président d’honneur de l’association Courir pour la mémoire.

    Surtout que l’événement aurait dû se dérouler le mois dernier. Il était prévu le 19 octobre dernier, au cœur d’un mois de l’inclusion dont Marseille en rose et Marseille-Cassis étaient les courses majeures. Finalement, il se déroulera durant le dispositif La Voie est libre, ouvrant exclusivement la corniche aux piétons, vélos ou autres trottinettes. Avec pas plus de 10 degrés au thermomètre, d’après les prévisions, il faudra être courageux pour courir en bord de mer, ce dimanche matin.

  • Lucien Molino. Une bataille contre les spéculateurs

    Lucien Molino. Une bataille contre les spéculateurs

    Lorsque le ministre de l’Économie nationale, André Philip, vint tenir une conférence à la préfecture, il lui fut difficile de ne pas me recevoir avec les membres du CA. Nous dénoncions le dirigisme bureaucratique de ce ministre qui ne donnait aucun résultat, si ce n’est quelques augmentations de prix de gros. En janvier 1947, notre action fut payante. Tous les samedis, une réunion se tint à la préfecture : nous y faisions des propositions qui nous ont permis de faire triompher les points de vue de la CGT sur le ravitaillement.

    Pour le pain, nous avons obtenu la révision du prix de deux francs par flûte en juin 1947. Nous avions combattu la grève des patrons boulangers du 20 décembre 1946 qui coïncidait avec les élections municipales et avons réussi, grâce à notre initiative, à donner du pain à la population avec l’aide de l’Union des femmes françaises qui firent un travail important dans les quartiers.

    Donner à manger

    Par ailleurs, nous avons donné notre appui aux patrons boulangers pour obtenir la parité des prix de la farine avec Paris. C’est ainsi que depuis le mois d’avril la farine était abaissée de 128 francs par 100 kgs. Nous avons lié ainsi à nous une couche influente des classes moyennes, les 1 200 boulangers à Marseille. Nous avons également travaillé pour la remise en marche d’une usine de panification industrielle, rue Briffaut, qui fournissait à nos cantines du pain à 2 francs de moins par flûte que le prix pratiqué.

    Pour le vin, notre activité n’a pas eu de résultats positifs sur le plan local. Mais nous avons aidé à l’obtention sur le plan national d’une commission parlementaire d’enquête. Elle recherchait où était passé le vin mis à la disposition du ravitaillement et qui n’avait jamais été livré aux consommateurs.

    La quantité disponible était de 16 000 000 d’hectos pour 30 millions de rationnaires, en dehors de la part réservée de 5% aux vignerons, ce qui donnait 51 litres par rationnaire, chiffre jamais atteint et pour cause. Le scandale du vin fit couler beaucoup d’encre dans notre région et des personnalités importantes furent accusées de se remplir les poches au détriment des consommateurs.

    En ce qui concerne la viande, quel acharnement nous avons eu pour ravitailler Marseille et faire échec au plan des spéculateurs ! En nous opposant à la hausse des prix, nous avions obtenu la suppression des cartes d’acheteurs aux chevillards. Il y eut même des coups échangés. Le 17 février, dix d’entre eux ont fait l’objet d’une instruction judiciaire pour hausse illicite. L’exemple de Marseille a permis à l’Assemblée nationale de voter une loi, le 10 avril 1947, étendue à l’ensemble du pays. À cette occasion, nous avons exigé l’achat prioritaire de 364 bœufs aux chevillards, ce qui leur a apporté un coup très dur sans compter la rage.

    à suivre la semaine prochaine…

  • « Rêve à perte de vue » dans la dernière ligne droite

    « Rêve à perte de vue » dans la dernière ligne droite

    Ce qui, sur le papier, ressemblait à une mission impossible, le duo marseillo-breton est en passe de réussir.

    À savoir boucler une traversée de l’Atlantique, dans le cadre de la Transat du Café l’Or, une des plus exigeantes, alors qu’un des marins souffre de déficience visuelle. Il y a deux ans, la première tentative avait tourné court, à cause d’une rupture de barre. Mais cette fois, c’est bien engagé.

    Certes, le Rêve à perte de vue de Joël Paris et Goulven Marie ne va pas gagner l’épreuve en Class40, dans laquelle l’équipage est en course. Mais le simple fait d’arriver à Fort-de-France constituera la plus belle des victoires.

    Pétole malvenue

    Depuis le départ du Havre, les deux hommes ont dû se battre contre l’adversité. Enchaînant les pannes, les déchirures de voile, ils ont su surmonter les déboires pour franchir les tempêtes et les coups de vent. Passer outre également une pétole malvenue, en plein cœur de l’Atlantique.

    « Si nous sommes là, c’est bien sûr parce que j’y ai cru très longtemps et très fortement » nous a transmis Joël Paris, lors de son dernier point radio. Le Marseillais associe à sa quête ceux qui l’ont aidé. « D’autres y ont cru et ça, moi qui ai le syndrome de l’imposteur, je trouve ça dingue ! ».

    Le bateau est en approche de la Martinique. « Nous avons la vitesse, mais il nous manque l’angle optimal. ». Car, si l’arrivée à Fort-de-France est proche, il reste un dernier challenge à relever. Finir dans les temps. La perte d’un spi n’a pas aidé. Mais le compte à rebours est lancé.

    Pour être classé, Rêve à perte de vue doit franchir la ligne lundi, à 12h temps universel.

    Ce qui, semble encore possible.

  • L’austérité gouvernementale fragilise les équilibres de Toulon

    L’austérité gouvernementale fragilise les équilibres de Toulon

    Nous avons ce débat d’orientation budgétaire dans un contexte inédit pour ne pas dire préoccupant », commence la maire de Toulon sans étiquette Josée Massi. Avec un budget de l’État qui n’est toujours pas adopté. Une situation qui plonge l’ensemble des collectivités dans l’incertitude et met en difficulté leurs capacités de prévision. Et de poursuivre : « Nous sommes aujourd’hui contraints d’avancer sans connaître précisément les dotations et les compensations qui nous reviennent légitimement. » S’ajoute à cela une baisse continue des recettes, « conséquence directe des décisions nationales qui fragilisent les communes ». « Alors soyons clairs, reprend la première magistrate, la collectivité est mise sous pression. »

    Pas question pour autant prévient-elle, de renoncer à un projet essentiel pour le territoire ni le niveau de service public auquel tous les habitants ont besoin. Ni même d’augmenter les taux d’imposition. « Notre rôle c’est de protéger Toulon, d’assurer sa stabilité financière et de garantir son avenir », continue-t-elle

    Et les priorités d’investissement pour 2026 demeurent l’éducation, la petite enfance, la jeunesse, la culture, le sport et ses valeurs, et la continuité du projet de renaissance du centre-ville qui va être dupliqué dans les quartiers.

    Mais pour conserver le cap, la Ville va devoir avoir recours à l’emprunt. Ce qu’a confirmé l’adjoint aux finances, Robert Cavanna. Il précise que c’est une bonne gestion de la dette qui va permettre de faire un emprunt de 10 millions d’euros pour continuer les missions en 2026.

    La collectivité sous pression

    « Depuis deux ans, vous avez enclenché une dynamique nouvelle : les investissements repartent, les quartiers évoluent, les écoles respirent… », a reconnu la conseillère municipale d’opposition Cécile Muschotti (Union des centristes écologistes). Mais propose de changer de tempo pour adopter un « rythme que mérite Toulon ».

    André De Ubeda (PCF) est revenu, lui, sur le fond politique.

    L’élu d’opposition de Toulon en Commun interroge : « Que font les députés Chenevard (Ensemble), Lavalette (RN) et le sénateur Bonnus (LR) ? Pourquoi ces parlementaires votent-ils pour la diminution des dotations aux collectivités locales ? Pourquoi cautionnent-ils l’idée que le rétablissement des comptes publics passe par l’asphyxie des collectivités locales ? » Pour mémoire, le premier appartient à la majorité municipale et le dernier en a été membre.

    Et d’enfoncer le clou : « Alors, pourquoi nous tirent-ils toutes et tous une balle dans le pied, puisqu’à lire la presse ils briguent toutes et tous votre place, Madame Massi ? »

    Il dénonce pour conclure, « l’inconséquence de ce gouvernement et du chef de l’État qui vont sciemment mettre en péril l’équilibre de milliers de collectivités territoriales pour compenser l’impéritie de leur gestion des comptes de l’État ».

    Magali Brunel (Toulon en Commun) reconnaît « l’attention de la municipalité à l’éducation, ses efforts fournis pour le fonctionnement des classes, son engagement pour la petite enfance », mais pointe une insuffisance en direction de « la jeunesse exposée aux multiples défis et risques de notre XXIe siècle ».

    La maire de Toulon a conclu sur le sujet de l’orientation budgétaire en soulignant que cette mandature va se terminer sur une situation financièrement saine, or « ce n’était pas le cas en 2001 ». Après le passage de l’extrême droite aux manettes, fallait-il comprendre.

  • Océan sensibilise les collégiens sur la question du genre

    Océan sensibilise les collégiens sur la question du genre

    Le sexe et le genre : deux choses très connexes mais qui ne sont pas exactement les mêmes. Le sexe est ce qui est déterminé biologiquement. Le genre, c’est la culture, l’ensemble des rôles, comportements et représentations d’une société. » C’est en ces mots qu’Océan introduit sa « Petite Conférence », que l’on pourrait qualifier d’ébauche de son futur spectacle (qu’il jouera à partir de mars 2026) adaptée à un jeune public sur proposition de la scène nationale Châteauvallon-Liberté, coproducteur de son spectacle.

    Détruire les idées reçues

    Pendant près d’une heure, l’artiste de 48 ans, qui a fait son coming out trans en 2018, répond, dans un discours emprunt de sociologie, de biologie, d’histoire et d’anthropologie, à un certain nombre de questions liées au genre et à la transidentité, en se mettant à hauteur de vue d’un adolescent de 14 ans. Définition de termes tels que « LGBTQIA+ » ou « cisgenre », récits historiques concernant des personnes transgenres (à l’image de Jeanne d’Arc, pourtant « symbole de l’extrême droite », tel qu’il le souligne) et des sociétés non-binaires, transposition des questions de genre au milieu du sport… Océan a balayé un large spectre, terminant sa représentation par une comparaison entre animaux et humains, tant sur le plan biologique que sexuel, de nombreuses espèces (comme le lion, certains poissons, le manchot…) ne pouvant être considérées comme cisgenres et hétérosexuelles.

    Objectif : faire comprendre que le genre est un construit social, et pas un fait uniquement biologique. « J’ai nourri cette conférence en écrivant mon spectacle. C’est de la vulgarisation scientifique, je voulais faire une sorte de boite à outils », détaille l’artiste. « L’idée est d’avoir un spectacle pédagogique et ludique, notamment dans des régions où on vote RN [sourire]. Et pour des jeunes aussi, qui n’ont pas accès au théâtre ou à ces infos. » D’autant plus intéressant pour détruire les préconçus : « On a pris des arguments récurrents : “c’est la mode”, “ça n’existait pas avant”… Vous voulez aller sur ce terrain ? Allons-y ! Cela donne aussi des ressources aux personnes queers, ce sont des discussions importantes pour leur donner de la force. »

    Du côté du collège, Céline Lico, professeure de français au collège et référente égalité et culture, se réjouit de cette intervention, qui « a confronté les élèves au spectacle vivant et aux questions de genre, abordées de manière très ponctuelles dans les programmes. C’était quelque chose qui n’était pas possible avant et qui a marginalisé beaucoup de monde. Les élèves ont besoin d’être représentés dans leur diversité. Nommer les choses c’est les faire exister ».

  • Le marché international des villes jumelles est de retour à Aix

    Le marché international des villes jumelles est de retour à Aix

    La diversité et le savoir-faire du monde seront mis à l’honneur pendant cinq jours dans le centre-ville. Depuis 25 ans, le marché international des villes jumelles accueille l’artisanat et la gastronomie européenne et moyen-orientale notamment, grâce aux nombreux représentants des villes jumelées à Aix-en-Provence. L’événement est organisé par l’association des jumelages et des relations internationales d’Aix-en-Provence et se déroulera place François-Villon de 10h à 21h30 (19h le dimanche).

    Les visiteurs pourront déambuler à travers les multiples stands d’artisans, créateurs et commerçants de bouche locaux.

    L’Arménie fait son arrivée

    Parmi les vingt pays représentés, l’Arménie signe son arrivée avec la ville de Masis, s’ajoutant à celles de Ashkelon (Israël), Baalbeck (Liban), Bath (Angleterre), Coimbra (Portugal), Carthage (Tunisie), Grenade (Espagne), Kumamoto (Japon), Pécs (Hongrie), Pérouse (Italie), Tübingen (Allemagne)… Pour célébrer l’amitié et le lien fort préexistant entre l’Arménie et notre région. L’événement gratuit et ouvert à tous, sera inauguré mercredi 26 novembre à 11h en présence de la maire, Sophie Joissains ainsi que Karima Zerkani Raynal, adjointe déléguée aux Relations internationales et Villes jumelles et de Nayla Saki, présidente de l’Association des Jumelages et des Relations Internationales.

  • Arthur Gea grimpe vers les sommets de sa discipline

    Arthur Gea grimpe vers les sommets de sa discipline

    On peut venir du petit village vauclusien de Velleron, à peine plus de 3 000 habitants, et figurer parmi les 250 meilleurs joueurs du monde. Le tennisman Arthur Gea, seulement 20 ans, est présent depuis plusieurs années sur le circuit mondial. Monastir, Bali, Guangzhou, Saint-Marin, Minorque, le jeune joueur a été vu un peu partout sur la planète dans sa quête de points pour grimper au classement. Nous l’avons rencontré à l’occasion des interclubs, qu’il dispute avec son club du TC Marignane. Gea est venu s’exprimer à propos de la meilleure saison de sa carrière. « C’était une superbe saison, j’ai fait beaucoup de progrès », dira-t-il simplement.

    Un déclic est arrivé en seconde partie d’année. Le Vauclusien a choisi de changer d’entraîneur et a directement vu des changements positifs dans ses résultats et son tennis. « J’ai embauché Gerald Melzer, qui est un ancien joueur. On a commencé à travailler ensemble il y a peu, mais je vois déjà les progrès. » L’Autrichien possède un nom bien connu sur le tour. Ancien 68e mondial, l’homme de 35 ans a pris sa retraite l’année passée. Il est le petit frère de Jürgen Melzer, ex-8e à l’ATP, demi-finaliste à Roland-Garros en 2010.

    « Grâce à lui, j’ai réussi à me qualifier pour l’Australian. Je me languis de partir là-bas », raconte le jeune Français. « L’Australian », c’est l’Open d’Australie, premier des quatre Grand Chelem de la saison. Pour la première fois, Arthur Gea va participer aux qualifications d’un majeur grâce à son classement. En terminant 2025 à la 229e place mondiale, il a assuré son ticket pour Melbourne, ville hôte du tournoi. Une évolution positive dans sa jeune carrière, pour celui qui avait été invité par la Fédération française de tennis lors de la semaine de qualifs à Roland-Garros. Il avait battu un Belge de la génération 2005, comme lui, Alexander Blockx, avant de tomber au 2e tour.

    S’améliorer encore pour se rapprocher du top 100

    Mais ce classement, il ne veut pas y rester. Le Français vise plus haut. « Cette place ne me satisfait pas, ce n’est qu’une étape. Mais je suis content d’y être car j’ai maintenant accès aux Grand Chelem », rappelle l’élève de Melzer. Ses objectifs en 2026, se rapprocher du top 100 et se montrer plus régulier en Challenger, le circuit secondaire du tennis mondial. Avec trois titres cette année au troisième niveau, une première marche a été franchie. Le développement de son jeu est en cours et les progrès affichés sont prometteurs. « J’aimerais muscler mon jeu dans tous les compartiments, parce que je commence à avoir une base solide. Je veux m’améliorer partout mais peut-être plus spécialement sur l’agressivité et mes prises de balles », concède le joueur du TC Marignane.

    À 20 ans, la marge de progression d’Arthur Gea est encore conséquente. L’année 2026 sera charnière, pour savoir s’il peut atteindre ce fameux top 100, tant convoité par les joueurs professionnels du monde entier.

  • « La Marseillaise » inaugure ses nouveaux locaux à Montpellier

    « La Marseillaise » inaugure ses nouveaux locaux à Montpellier

    Le 56 rue de l’Industrie au sud de Montpellier, au cœur d’un quartier en pleine transformation urbaine et culturelle, desservi par le tramway, est une adresse qui résonne parfaitement avec La Marseillaise Hebdo d’Occitanie : un lieu de travail pour les journalistes et le service commercial du journal et de rencontres et d’émulation avec deux radios associatives historiques, Radio Clapas et Radio Divergence qui composent ce pôle médias inédit et novateur.

    Vendredi 28 novembre, à partir de 18h, se déroulera l’inauguration de nos locaux en présence des personnels et de la direction de La Marseillaise et de nombreuses personnalités, consœurs et confrères. Citons d’ores et déjà la venue de Guy Partage, maire de Varages, Christian Bastid, vice-président du Département du Gard qui représentera la présidente du Département, Laurence-Perrigot. Le mouvement social répond présent avec Aurélie Lajoue de la Direction de la CGT de l’Hérault. Sont aussi annoncés Hervé Martin, adjoint de Montpellier, délégué à la Ville Sportive, Chrystel Férignac de La Carmagnole et Christian Assaf, Conseiller régional qui représentera la présidente de la Région Carole Delga.

    Rendez-vous à partir de 18h au 56 rue de l’Industrie, 34070 Montpellier, ligne de tram 4b Garcia Lorca, arrêt Restanque..

  • Occitanie : la droite nîmoise peut-elle encore éviter la fracture ?

    Occitanie : la droite nîmoise peut-elle encore éviter la fracture ?

    À Nîmes, la succession de Jean-Paul Fournier (LR) s’enfonce dans le casse-tête pour la droite. Huit mois après l’annonce de la candidature de Franck Proust, et près d’un an après la dissidence de Julien Plantier, aucun accord solide ne s’est dessiné entre les deux héritiers du maire sortant. Pendant ce temps, le Rassemblement national avance ses pions, tandis que Renaissance tente de capter l’électorat modéré.

    Depuis plusieurs semaines, les négociations entre Franck Proust et Julien Plantier ressemblent à un psychodrame permanent. Selon une source Objectif Gard, un troisième rendez-vous est attendu pour « affiner l’accord », même si, dans les faits, Plantier chercherait surtout à « faire perdre du temps » à son rival. Car si Proust propose un partage des responsabilités – premier adjoint, premier vice-président de l’Agglo et transmission du flambeau en 2033 – Plantier veut peser davantage : organisation de la campagne, conception du programme, composition de la liste… et un véritable partage du pouvoir. Même la perspective d’un accord minimal pour le second tour, évoqué récemment par Proust comme un « désistement mutuel », reste fragile.

    La campagne de Proust peine, elle aussi, à s’installer. Son entrée officielle en campagne il y a quelques jours a acté la rupture avec Plantier, tout en révélant quelques failles : un site internet lancé avec un bug, des tensions autour de la place de certains élus, et un changement dans l’organisation interne de la mairie qui voit le conseiller spécial Gérardo Marzo regagner l’administration. Là encore, les interprétations divergent : simple réorganisation selon la mairie, mouvement stratégique pour « préparer l’avenir », glisse une source de l’opposition.

    Le centre avance, le RN guette

    À cette droite en recomposition répond un centre déterminé. Valérie Rouverand, présidente de Renaissance dans le Gard, assure bénéficier du soutien verrouillé d’Horizons et, bientôt peut-être, d’Édouard Philippe. Là où la droite traditionnelle se déchire, elle mise sur un ancrage personnel. À l’extrême droite, le RN cultive le suspense autour de Julien Sanchez. L’eurodéputé, moins présent à Bruxelles qu’à Paris, attendrait une éventuelle dissolution pour officialiser sa candidature. « Il espère une guerre à droite », selon une source Objectif Gard. Une division qui pourrait lui ouvrir un espace inattendu dans une ville longtemps verrouillée par la droite républicaine.

    Au final, la droite nîmoise avance en ordre dispersé, entre calculs individuels et rancœurs anciennes. L’union reste possible… mais chaque jour qui passe rend l’équation plus incertaine. Ce qui pourrait bénéficier à une extrême droite en embuscade, ou à une gauche qui consolide chaque semaine son projet au sein de Nîmes en commun, derrière les figures de Vincent Bouget et récemment Amal Couvreur.