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  • Reconnaissance d’un préjudice écologique causé par des mines en Occitanie

    Reconnaissance d’un préjudice écologique causé par des mines en Occitanie

    Par Elohane Durand, avocate fondatrice du cabinet Natur’avocat, membre de la commission environnement du SAF

    Contexte du recours : pollution dans la vallée de l’Orbiel.

    Cette décision s’inscrit dans le cadre plus large de la lutte contre la pollution des anciens sites miniers de la vallée de l’Orbiel. L’activité minière de la région fut très conséquente depuis 1892. Suite à sa fermeture définitive en 2004, la vallée est qualifiée par CCFD-Terre solidaire de « véritable décharge chimique », avec « 3 000 000 de tonnes de produits toxiques purs, dont 800 000 tonnes d’arsenic » présents sur les bassins de l’Orbiel (1).

    Enfants testés positifs à une surexposition à l’arsenic

    La pollution devient un sujet de notoriété publique lors des inondations de 2018, lorsque de l’eau contaminée se déverse dans les terrains et villages avoisinants les anciens sites miniers pollués. L’année suivante, une trentaine d’enfants seront testés positifs à une surexposition à l’arsenic selon Le Monde (2).

    Décision de la juridiction : reconnaissance d’un préjudice écologique. L’association Terres d’Orbiel, une des requérantes du recours devant le TA de Montpellier, a demandé la reconnaissance et la réparation du préjudice écologique. Elle souligne la carence fautive de l’État dans l’exercice de son pouvoir de police des mines, notamment pour les raisons suivantes :

    Les mesures prises après la fermeture des mines furent insuffisantes, de même pour la gestion des zones contaminées et des zones de stockages.

    L’État n’a pas exigé une diminution significative des polluants.

    Un manquement aux devoirs de vigilance et de prévention en matière de droit de l’environnement.

    Dans sa décision rendue le 22 juillet 2025, le juge enjoint le préfet de l’Aude de prendre, dans un délai d’un an, « toutes les mesures utiles de nature à réparer le préjudice écologique constaté et de prévenir l’aggravation des dommages […] afin de limiter effectivement la concentration en arsenic des eaux superficielles de la vallée de l’Orbiel, et en maintenant les outils de contrôle permettant un pilotage effectif des actions menées. »

    Cela étant, la préfecture de l’Aude exprime, lors d’un communiqué de presse du 24 juillet 2025, la difficulté d’une telle tâche en vue du niveau de pollution, en soulignant que « l’évacuation de l’ensemble des terres impactées sur les anciens sites miniers est à ce jour irréalisable ».

    1) ccfd-terresolidaire.org

    2) lemonde.fr

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  • En pleine rénovation, Bellevue remise à neuf

    En pleine rénovation, Bellevue remise à neuf

    Les rues enchevêtrées du quartier de Bellevue, surnommé « Chicago » par les Port-de-Boucains, sont calmes. La seule animation à proximité vient du lycée Charles-Mongrand et du centre social Nelson-Mandela, où les habitants bêchent le jardin partagé. L’opération de rénovation urbaine a vidé les logements alentour. Dans l’immeuble collectif d’habitation, les 67 appartements sont vacants depuis deux ans. Le bâtiment est désormais en cours de grignotage, après avoir subi une phase de désamiantage. « Ce sera fini d’ici le mois de juillet », assure Fabrice Moulin, responsable territorial chez 13 Habitat.

    À la place, le maire de Port-de-Bouc Laurent Belsola (PCF) imagine « des appartements étudiants ». « Beaucoup de jeunes, qui suivent un cursus BTS ou se forment à l’institut de soudure, voire même des internes en médecine à Martigues, nous confient leurs difficultés à trouver un logement courte durée », explique-t-il. Rien n’est arrêté, mais il s’agit de la piste de réflexion privilégiée.

    En dessous de la barre, une vingtaine de familles vivent encore dans les petites maisons individuelles du quartier. « Ce sont des personnes qui voulaient rester en maison, donc on attend les reconstructions adéquates pour les reloger et tout raser », précise Fabrice Moulin. Le reste est inhabité, ce qui entraîne son lot d’inconvénients.

    Des réunions mensuelles

    « On est confrontés à des problématiques de squat », affirme le responsable de 13 Habitat. « Il y a aussi des entreprises qui en profitent pour venir vider leurs bennes dans les cours inoccupées, mais aussi des tags et des ordures qui sont jetées », complète le directeur de la Régie de quartier Renaud Barbe. Alors, pour que « les habitants ne se sentent pas abandonnés », les services de la Ville et le bailleur social ont investi Bellevue en nombre mercredi matin pour mener des travaux d’élagage, de nettoyage des murs et d’enlevage des encombrants.

    « On fait des réunions tous les mois avec les services concernés, le centre social et la police municipale pour maintenir une surveillance accrue et s’assurer que les riverains soient bien suivis jusqu’à ce que le quartier ait son nouveau visage », Valérie Rambaud, du service gestion urbaine et sociale de proximité.

  • Autour du biométhane, le débat reste ouvert pour les salariés de la centrale de Gardanne

    Autour du biométhane, le débat reste ouvert pour les salariés de la centrale de Gardanne

    Lancée lundi, la concertation préalable volontaire initiée par l’association des salariés de la Centrale (ATCG) a donné lieu à une première réunion publique tenue elle, ce mardi soir. Objectif : présenter le projet biométhane, qu’ils portent conjointement avec la société Gazotech. Si le projet a majoritairement été soutenu par les riverains présents, nombreuses ont été les interrogations et surtout les oppositions au projet, tel quel. À commencer par l’Association de lutte contre les nuisances et la pollution de Gardanne (ANLP) qui a tenu une prise de parole unique avant de quitter la salle avec la FNE13 et les CIQ Gardanne Est et Langarie. « Aucune véritable co-construction n’a été organisée avec les associations locales, aucune étude globale sérieuse n’a été présentée sur les impacts cumulés avec la centrale P4 aujourd’hui et tous les autres demains », déroulait Marie Christine Borgna, pour l’ALNP, précisant rester « disponibles pour une véritable concertation indépendante ». Jean-Louis Debard, pour la CEPG (Convergence écologique du Pays d’Aix), estimait que « les associations comme les populations ont été mises à l’écart, cantonnées dans des réunions de cadre de vie inefficaces et limité dans leur objectif ». La réunion passée, il concède : « On est prêts à discuter. Les moyens qu’ils ont sont limités, et pour nous aussi. » Jean-Michel Rocassalva, secrétaire de la CGT de la Centrale, rapporte de son côté que « les garants [de la concertation] ont proposé à ces associations de nous rencontrer avant la réunion publique. Ils ne l’ont pas souhaité (…) on a jamais été opposés à présenter notre projet à qui que ce soit ».

  • L’artiste qui défie la gravité honoré au Théâtre Liberté

    L’artiste qui défie la gravité honoré au Théâtre Liberté

    Avant de retracer la carrière de Damien Droin, Charles Berling a tenu à lire quelques phrases de la philosophe Simone Weil tirées de La pesanteur et la grâce, ce qui ne pouvait pas mieux tomber pour célébrer l’artiste voltigeur.

    « Tous les mouvements naturels de l’âme sont régis par des lois analogues à celles de la pesanteur matérielle. La grâce seule fait exception », commence-t-il. Et de poursuivre : « Ça correspond tellement à ce que fait Damien, même dans un monde parfois bousculé par tellement de chaos et tellement d’horreurs. »

    Puis, il évoque son parcours, commencé à 5 ans avec ses deux parents dans l’école de cirque de son père. Sa mère est conteuse, apprend-on également. « Il a tout de suite été éveillé à comment faire de l’art, comment trouver la curiosité nécessaire à regarder le monde », précise le directeur du Théâtre Liberté.

    Né à Hyères, poussé par une soif de liberté, de conquête et d’aventure, il part à l’âge de 16 ans à Paris. Champion de France de trampoline, discipline dans laquelle il se sent très vitre trop à l’étroit, il découvre la danse, « ce que c’est que d’animer son corps avec de l’art, d’animer son corps avec des sentiments ».

    Célébré à l’international avec sa compagnie Hors Surface, c’est à Toulon qu’il est revenu faire rayonner son art. Il explique : « Depuis toujours, j’avance les yeux grands ouverts vers l’avenir, avec une étrange sensation d’être animé par deux forces : l’envie de partir et le besoin de revenir. Je viens de Toulon, une ville qui m’a vu grandir et que j’ai quitté pour me nourrir de musique, de danse, de théâtre. Et j’ai décidé d’y revenir pour implanter mon identité artistique, ma compagnie, ici. »

    Josée Massi lui a rappelé en souriant l’adage : « Qui perd Toulon perd la raison ! »

  • Embrun et Chorges choient les commerces de centre-ville

    Embrun et Chorges choient les commerces de centre-ville

    « La fréquentation est de plus en plus cyclique. Avant, la saison d’été s’étalait de mai à octobre, maintenant c’est concentré sur un mois et demi. » Si le cœur de ville d’Embrun demeure attractif, Étienne Davello, gérant d’une cave à vin place Barthelon, constate la baisse du pouvoir d’achat, et l’étiolement dans le temps de la fréquentation. Le commerçant rappelle aussi qu’avec l’essor des commerces en station de montagne, l’affluence touristique « redescend de moins en moins vers les villes de la vallée ». Afin de préserver la vitalité du commerce de centre-ville, malgré ces défis conjoncturels, comme tous les commerçants du centre, il a récemment été consulté par une enquête publique lancée mi-avril. À Embrun et à Chorges, commerçants et artisans, ainsi que la clientèle locale, de passage et touristique ont pu livrer leurs témoignages et suggestions. Au total, la municipalité a récolté plus de 500 participations. « Notre volonté est de faire qu’Embrun continue à être un petit bourg qui vit toute l’année avec une vitalité commerciale et culturelle et pour ça un diagnostic était indispensable », explique la maire Chantal Eymeoud. Si l’activité commerciale à Embrun est dynamique, avec un nombre de commerces en hausse, il existe des disparités entre des commerces de bouche plus pérennes que les boutiques de vêtements ou d’artisans d’art. Parmi les leviers d’action, la mairie a ciblé la vacance et les loyers et doit délibérer cet été quant à la création d’une taxe sur les locaux commerciaux vacants, pour inciter les propriétaires à louer. « Nous avons aussi mis en place au niveau de la Communauté de communes une exonération de taxes pour les trois années qui suivent installation d’un nouveau commerçant », rappelle Chantal Eymeoud. Chorges et Embrun bénéficient aussi du statut « Petite ville de demain », un label national qui octroie des aides aux communes de moins de 20 000 habitants pour revitaliser leur centre-ville.

    Une réunion publique avant l’été

    « Chorges bénéficie de la proximité de Gap et Embrun, de par sa taille, troisième ville du département, et son patrimoine architectural, est attractive. La problématique de revitalisation est plus complexe pour d’autres petites villes qui n’ont pas autant d’atouts, analyse Alain Mars, directeur du Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement des Hautes-Alpes. Pour autant, rien n’est acquis. C’est quand même fragile, on est un territoire de 140 000 habitants avec une population qui vieillit, des saisons très touristiques mais où il y a moins d’activité économique en dehors et le contexte économique est compliqué pour tout le monde. Pour un élu, c’est une bataille sans fin. »

    Les membres du CAUE rappellent aussi les défis à venir pour les centres-villes : un vieillissement de la population qui amène un besoin de concentrer les services en ville, la nécessité de végétaliser face au dérèglement climatique ou encore la rénovation nécessaire d’un bâti ancien, souvent étroit et peu adapté. Autant de facteurs de la vitalité d’un centre-ville qui pourront être débattus prochainement, la mairie d’Embrun ayant prévu la tenue d’une réunion publique sur l’enquête avant l’été.

  • Les élèves des écoles d’art imaginent les Alpes en 2126

    Les élèves des écoles d’art imaginent les Alpes en 2126

    Une centaine d’élèves des écoles d’art de Digne, Forcalquier, Gréoux-les-Bains et Barcelonnette ont inauguré et présenté mercredi soir leur exposition imaginant le département dans 100 ans. Jules, 11 ans, élève à l’école d’art IDBL à Digne, a ainsi imaginé avec quatorze de ses camarades un monde où « on a voulu réparer le réchauffement climatique, mais on a tout foiré ». « C’était un projet très amusant à faire, et chacun a pu apporter ses idées pour imaginer le futur », a renchéri son camarade Gabriel. « Nous avons aimé inventer notre vision du monde de demain, parce que nous sommes aussi les adultes du futur », a lancé Jules. Dans leur monde imaginaire, « le 04 est devenu un monde fragmenté qui flotte dans les airs. Le monde est bloqué dans un hiver éternel », explique le petit garçon. « Les humains habitent dans des bulles et l’atmosphère est irrespirable. »

    « Nous, on s’est dit qu’en 2126, ce serait quand même bien que ce soit quelque chose de meilleur qu’aujourd’hui, sinon c’est anxiogène pour les enfants », a défendu Catherine Hall, professeure d’arts plastique à l’école intercommunale de Forcalquier. « Avec le réchauffement climatique, on en a conclu qu’il y aurait des ananas, des bananes, des oranges dans les arbres, et que le coq pondrait des œufs », a-t-elle décrit. Sur l’un des leurs kakémono (œuvre d’art suspendue), on peut distinguer la citadelle de Forcalquier sous l’eau.

    « Ce que vous découvrez ce soir est une illustration de ce qu’ensemble nous pouvons accueillir lorsque nous mettons l’art et la créativité au cœur de nos politiques publiques, à savoir faire des arts un levier de développement humain et de cohésion pour l’ensemble de notre territoire », a défendu Alain Deslaux, conseiller départemental délégué notamment à la culture.

    Une première rencontre

    « C’est la première fois que les quatre écoles du département travaillent ensemble », se réjouit Isabelle Laban-Dal Canto, conservatrice du patrimoine au département. « La présidence nous a demandé d’organiser des expositions dans cette salle de l’hôtel du département, donc on a fait plusieurs propositions, dont deux ont été retenues : l’artothèque et celle-ci. »

    « C’est compliqué de travailler comme ça avec plein de gens à distance qui ne se croisent pas forcément », a témoigné la directrice de l’école d’art dignoise IDBL, Émeline Eudes. Les quatre écoles qui ont participé, entre Gréoux-les-Bains et Barcelonnette, sont très éloignées, d’un bout à l’autre du département. « Je me mets à la place des jeunes d’aujourd’hui, c’est déjà hyper anxiogène pour nous, entre les guerres, le climat », a ajouté la directrice de l’école. « Sur les kakémonos de l’Ubaye, je trouve qu’il y a un truc intéressant, parce qu’ils parlent du ski, des remontées mécaniques… C’est un vrai sujet aujourd’hui pour toutes les petites stations de ski qui sont en train d’essayer de se transformer. »

    Ce projet s’inscrit dans le schéma départemental, qui assure un maillage territorial « qui permette à toutes les populations disséminées sur le territoire d’avoir une offre accessible financièrement et géographiquement », explique Emeline Eudes. « C’est une obligation légale pour la musique, la danse et le théâtre. Les arts plastiques ne sont pas dedans. Le ministère de la culture oublie systématique l’existence des arts plastiques quand il parle d’enseignement artistique », regrette-t-elle. Heureusement, le département a décidé de les inclure.

    Ce schéma « n’oblige pas le Département à donner des subventions, mais on le fait », avance Anne Rinjonneau, directrice adjointe aux stratégies culturelles. « Souvent, il y a plus de temps de déplacement que d’heures de cours », déplore-t-elle. Le Département a profité de l’occasion pour remettre un chèque de 400 euros à chacune des écoles « pour leur permettre d’acheter du matériel », a annoncé Alain Deslaux.

  • Les actes de haine anti-LGBTI toujours en hausse

    Les actes de haine anti-LGBTI toujours en hausse

    SOS Homophobie tire la sonnette d’alarme. Lors de la précédente publication de son rapport annuel, l’association alertait sur la montée « de courants réactionnaires et conservateurs véhiculant une parole hostile de plus en plus décomplexée, cautionnant ainsi des violences et discriminations répercutées dans la société ». Un an plus tard, elle fait état d’un « climat de plus en plus anxiogène et délétère ».

    Et pour cause, ce sont 1 771 cas de LGBTIphobies qui sont recensées dans cette 30e édition de cet ouvrage publié lundi, soit près de 200 de plus qu’en 2024. Parmi les témoignages récoltés, celui de Pierre, la quarantaine, qui vit en zone rurale près d’Aix-en-Provence. Sans emploi depuis six ans, il dit avoir été « “contraint de partir” de son ancien poste de vendeur, “à cause de rumeurs et de harcèlement au travail du fait de son homosexualité” », relate le document. « Il raconte, par exemple, qu’un collègue lui avait raconté qu’un homosexuel de son entourage venait de se suicider, et que c’était pour lui la meilleure chose à faire », note SOS Homophobie.

    Sont exposés au fil des pages, de nombreux témoignages de personnes vivants dans le « sud » de la France. Comme par exemple celui de Sarah, une femme trans lesbienne, en couple. « Depuis plus de trois ans, des jeunes d’extrême droite qui habitent son immeuble ne cessent de l’insulter et de l’agresser. Elle a déjà reçu plusieurs menaces de mort, ainsi que des coups de poing. Ces agressions ont commencé quand elle a emménagé avec sa compagne », peut-on lire dans le rapport. Sur les 280 personnes trans tuées dans le monde en 2025, 90% sont des femmes.

    L’association française fait état d’un contexte politique qui « ne laisse pas présager un avenir meilleur pour les personnes LGBT ». Et ce, à un an d’une élection présidentielle où l’extrême droite est au plus haut dans les sondages.

  • D’un mouvement de résistance aux grands « Soulèvements »

    D’un mouvement de résistance aux grands « Soulèvements »

    Nous retrouvons mardi matin les militants du Comptoir des idées devant le panneau d’expression libre de l’avenue Tessé, en pleine séance de collage et de distribution de tracts. L’objectif étant d’informer la population toulonnaise d’une nouvelle séance de réflexion et de débat à l’occasion de la ciné-rencontre du jeudi 21 mai à 20h30 au cinéma le Royal autour de Soulèvements, le film de Thomas Lacoste qui sera présent dans la salle.

    « Ce qui nous intéresse, c’est que ça touche autant à la protection de la planète que les droits humains », explique Guy Cochennec (Climat Zéro Fossile). Le militant associatif rappelle pour commencer la genèse : « L’idée est née au sein de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes après 2013, au moment où la police et l’armée se sont retirées. » La très riche vie communautaire qui y prospère alors va en être le ferment. Des voix s’élevant pour dire qu’il n’était pas possible de se séparer sans créer un mouvement pour continuer la lutte partout où ce serait nécessaire.

    Pour continuer le combat

    « Une fois mis en place, ils vont réagir très très vite à tout ce qui se passe », souligne-t-il. On va en effet les retrouver présent sur la A69, mais aussi sur les projets des méga-bassines et même à plus de 3 000 mètres au cœur du glacier de la Girose, sur le chantier de construction d’un téléphérique, « avec l’installation de tentes sur le seul endroit où les hélicoptères pouvaient se poser pour amener le matériel ».

    Le Comptoir des idées souhaite mettre en perspective tous ces combats et la réponse disproportionnée de l’État – pour rester dans l’euphémisme. Notamment sur la manifestation organisée à Sainte-Soline en 2023 et « la réaction d’un gouvernement pour casser le mouvement ».

    « L’année d’avant déjà, Darmanin avait mis en avant l’écoterrorisme pour permettre d’appliquer les lois d’exception à des activistes et préparer l’opinion publique », dénonce Guy Cochennec. 3 000 agents des forces de l’ordre vont être déployés face à 30 000 manifestants avec « la volonté de faire un exemple, de faire peur et mal avec des tirs tendus de lance-grenade ». Et de préciser : « Sur des images, on voit des gendarmes qui comme dans un jeu vidéo se congratulent lorsqu’ils font mouche sur un manifestant. » Résultat : plus de 200 blessés très graves.

    Et pendant qu’on parle d’écoterrorismes, on ne parle plus des crimes écologiques réels ceux-là qui sont commis sur l’ensemble de la planète.

    Tout cela devrait donner matière à débat dans la salle et inspirer, pourquoi pas, d’autres manières de mener le combat au travers des 16 portraits réalisés dans ce film. On retrouve notamment deux paysans : le père est à la Confédération paysanne, et son fils beaucoup plus radical… Le militant du Comptoir des idées conclut : « Il y a une solidarité, de l’émotion qui passe, il y a tout ce qu’on aimerait voir partout dans la société. »

  • Un festival pirate débarque en Provence

    Un festival pirate débarque en Provence

    C’est une nouveauté qui donnera le sourire à tous les fans de pirates. À Aubagne se tiendra le premier festival exclusivement destiné à la culture des pirates, les samedi 20 et dimanche 21 juin au parc Jean-Moulin.

    Pour cette première, les organisateurs ont tenu à rendre hommage au pirate Olivier Levasseur, dit « la buse », dont le trésor est encore recherché. Il s’agira au fil du week-end de suivre ses pérégrinations au gré des continents.

    Au menu de ce festival, de nombreuses animations avec une mise en avant de cultures du monde à travers des danses et des chants venus de différents continents. Un concert le samedi soir avec le célèbre groupe de rock Celtique, Barbar’ O Rhum et le dimanche après-midi Des Frères d’Irlande. Des grandes parades et des spectacles seront au programme. Un rendez-vous que le président de l’association Tortuga, Philippe Baumela espère voir devenir un événement festif, populaire et intergénérationnel : « Ça fait 20 ans que je suis dans la culture des pirates, j’espère que ce festival existera dans le temps surtout pour son côté récurrent qui nous permettra, au fur et à mesure, de faire venir des grandes troupes et des gros groupes plus facilement, même si nous avons tout de même pour cette première édition un groupe musical bien connu (Barbar O Rhum), surtout dans le nord. »

    Le festival se divise en plusieurs grandes zones avec un tour du monde : Asie, Amérique, Europe et Afrique.

    Un festival qui touche différentes cultures

    Des troupes venues de ces quatre continents viendront défiler durant ce week-end, une occasion de faire découvrir certaines danses et pratiques que même les plus grands fans de pirates ne connaissent pas. « On a toujours aimé les différents folklores dans le monde et le voyage d’Olivier Levasseur est aussi un prétexte pour lier ce tour du monde et de ces différents continents », déclare le président de Tortuga. L’événement réunira plus de 100 artisans qui seront présents dans un immense marché artisanal. Outre ce panorama international, la création de ce festival a également pour but de valoriser l’histoire de la piraterie et de mettre en avant la culture avec notamment la possibilité de rencontrer des acteurs spécialisés en histoire pirate. « Notre objectif très clairement c’est de faire de ce rendez-vous, le rendez-vous pirate pendant plusieurs années », insiste Philippe Baumela. Un projet ambitieux pour certains mais hautement symbolique pour tous les fans de la culture pirate et les curieux.

    Festival Pirates, les 20 et 21 juin au parc Jean-Moulin, gratuit. Pour toute information, page Facebook de l’association Tortuga.

  • À Avignon, la maison du Parc fermée pour raisons économiques

    À Avignon, la maison du Parc fermée pour raisons économiques

    Depuis 2023, la Maison du Parc était animée chaque jeudi soir sur les bords du Rhône, sur l’île de la Barthelasse, à Avignon, avec notamment ses « guinguettes », offrant une vue sur le Palais des Papes et le pont Saint-Bénézet, les pieds dans l’eau, instaurées par Cécile Helle. Mais les grands volets vert clair resteront fermés. Les équipes d’Olivier Galzi (DVD) ont décidé de ne pas ouvrir le bâtiment cet été, du moins pour le moment, afin de faire des économies.

    « Le bon sens, c’est de stopper des dépenses, pour proposer un modèle économique. La gratuité ne peut pas exister partout ! », lance ainsi Corinne Chatriot, 1ère adjointe au maire, sur son compte Facebook, tout en partageant gratuitement et en intégralité un article payant sur le sujet de nos confrères de Vaucluse Matin… Contacté, le cabinet du maire a confirmé cette information. Dans ce même article, la nouvelle élue estime que « face à l’hémorragie financière, il valait mieux fermer tout de suite plutôt que d’ouvrir encore une saison et de continuer les dépenses ». Et de lister ensuite les coûts d’une ouverture, en citant par exemple une réhabilitation qui a coûté 600 000 euros en 2023 « alors qu’on est en zone inondable », 53 000 euros pour les trois agents en poste de la mi-avril à la fin septembre, 100 000 euros en charges et ménage, et 1 500 euros par semaine pour les guinguettes. Quelques autres néo-adjoints soutiennent cette décision. « C’est une décision sage et réfléchie. Il est nécessaire d’imaginer un autre système avec un autofinancement », estime Jean-Luc Queyla, adjoint à la sécurité et aux risques majeurs.

    Pour la suite de ce bâtiment, la Ville devrait lancer un appel à manifestation d’intérêt (AMI), avec, à terme, l’installation d’un commerçant ou d’un restaurateur. Et pouvoir ainsi en percevoir un loyer.

    Simple ligne budgétaire

    Une annonce qui n’a pas manqué de faire réagir l’ex-majorité, avec en tête l’ancienne adjointe et conseillère départementale Laurence Lefèvre (DVG). Toujours sur Facebook, tout en concédant en amorce que « faire des économies est sans doute parfois nécessaire » et que « personne ne conteste la nécessité d’une gestion responsable des finances publiques », elle estime que « réduire la Maison du Parc, sur l’île de la Barthelasse, à une simple ligne budgétaire serait oublier ce qu’elle a réellement représenté ces trois dernières saisons : un lieu de vie, de rencontre et de convivialité ». Et de conclure en clamant sa fierté « d’avoir appartenu à une majorité municipale qui a su aussi faire cette distinction essentielle : celle entre le bon sens budgétaire et le sens donné à la vie collective, entre la gestion et la vision, entre l’économie nécessaire et l’ambition de faire société ».