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  • Var : un ouvrage sur « le communisme en acte »

    Var : un ouvrage sur « le communisme en acte »

    Avant de présenter son nouvel ouvrage Communisme en acte, le penseur militant varois André Prone revient sur « l’actualité récente qui marque un tournant brutal ». Il montre comment « l’enlèvement d’un chef d’État d’un pays souverain, l’aggravation des conflits armés, la remise en cause ouverte du droit international et l’accélération de la catastrophe écologique et sociale », sont autant d’élément qui indiquent que « nous sommes entrés dans une phase de bifurcation historique ». Une phase, insiste-t-il, « où la violence impériale ne parvient plus à masquer la crise profonde du capitalisme néolibéral, ni son incapacité à garantir un avenir désirable à l’humanité ».

    Une réalité en construction

    C’est donc face à cette situation qu’il a souhait apporter sa réflexion qui ne se contente pas de dénoncer l’ordre existant mais met en évidence « ce qui est déjà là, ce qui résiste, ce qui s’invente ». Et cela au travers des luttes collectives, des formes de travail émancipé et des pratiques de démocratie réelle et de coopération qui incarnent, dès aujourd’hui, une alternative crédible au capitalisme. De quoi ne pas se satisfaire d’un hypothétique avenir radieux mais de reprendre confiance en la lutte en apportant, dès aujourd’hui, sa pierre au changement en cours.

    C’est tout l’enjeu de son livre Communisme en acte – désaliénation du travail et contre-culture politique, préfacé par le sociologue Bernard Friot. « Je suis parti d’une conviction simple mais radicale que le communisme n’est pas une promesse abstraite ou un horizon lointain, mais une réalité en construction, dès lors que les peuples interviennent, s’organisent et reprennent prise sur leur travail, leur production et leur vie », explique-t-il.

    Et de poursuivre : « À l’heure où l’on voudrait nous faire croire que la force brute, la guerre économique et l’autoritarisme sont les seules réponses possibles à la crise du monde, ce livre affirme l’inverse : d’autres chemins existent, ici et maintenant, portés par celles et ceux qui refusent la résignation et l’aliénation. »

    Cet ouvrage s’adresse donc à tous ceux qui cherchent une espérance lucide et surtout des perspectives concrètes pour l’action collective. Et André Prone de rappeler : « Plus que jamais, l’intervention consciente des peuples est décisive. » De quoi donner envie de se lever et résister.

  • Christine Romano nommée tête de liste de Fréjus Riposte

    Christine Romano nommée tête de liste de Fréjus Riposte

    Ayant réussi le pari de réunir un large spectre de la gauche (PCF, LFI, PS, Les Écologistes, l’Après), Fréjus Riposte formalise désormais son projet politique à un peu plus de deux mois des élections municipales. Sa tête de liste a été désignée par les colistiers et présentée samedi : il s’agit de Christine Romano, militante PCF, retraitée de la Poste, et présidente de l’UL CGT Saint-Raphaël-Fréjus depuis vingt ans (poste qu’elle va céder à Cathie Klink, aussi membre de Fréjus Riposte).

    Forte de son engagement de longue date, elle est habituée aux campagnes électorales après s’être présentée aux élections départementales de 2021 dans le canton de Fréjus. Elle en a (re)précisé les contours, déjà exposés en novembre lors de la présentation de la liste. Première motivation : reprendre la ville au RN et à David Rachline, qui la dirigent depuis 2014. « Le RN se dit proche de la population mais n’hésite pas à voter contre l’augmentation du Smic et contre la taxe Zucman. Il défend les catégories les plus favorisées contre le reste de la population », dénonce Christine Romero, qui ne manque pas de rappeler le bilan du maire actuel, « impliqué dans des affaires de prise illégale d’intérêts [il a été jugé en septembre, verdict attendu le 27 janvier, Ndlr.] et favoritisme [jugement le 22 septembre, Ndlr.] ».

    L’écologie en « fil rouge »

    Christine Romano et Fréjus Riposte promettent ainsi une rupture vis-à-vis de la municipalité actuelle. Tout d’abord sur l’aspect démocratique, « en faisant des citoyens des co-concepteurs de la politique municipale. Nous organiserons l’intervention populaire via le droit de pétition, un budget participatif… ». L’écologie sera le « fil rouge » des politiques municipales, notamment sur le logement, « avec la création de 3 000 logements sociaux manquants, avec des matériaux durables, des espaces verts et des services », et l’abandon du projet d’hôtel 4 étoiles à la Base Nature, « qui doit rester réservé à l’usage exclusif de la population », pointe Christine Romano.

    Parmi les projets énoncés par Fréjus Riposte, la création d’une « maison médicale avec du personnel salarié, donc sans dépassement des honoraires », tout en « défendant et améliorant l’hôpital public ». La sécurité sera « assurée en priorité par la police nationale, mais aussi avec des médiateurs, des espaces de dialogue appuyés notamment par la police municipale ». Une politique de transport ambitieuse avec « des navettes pour les villes périphériques et les transports municipaux, la création de pistes cyclables et la mise à disposition de vélos ». L’éducation sera, enfin, un axe prioritaire, avec « la mise en valeur du patrimoine de la ville, une cuisine centrale alimentant les cantines scolaires en produits bio, et l’ambition de faire de Fréjus une ville universitaire », soutient Christine Romano, qui compte aussi « mettre en place des centres sociaux, notamment dans les quartiers de Villeneuve, de l’Agachon, de la Gabelle, que le maire avait supprimés dès son élection ».

  • Le PCF demande au gouvernement de condamner l’intervention américaine au Venezuela

    Le PCF demande au gouvernement de condamner l’intervention américaine au Venezuela

    Après avoir mobilisé 200 personnes lundi dernier pour protester contre l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis, la fédération PCF du Var ne compte pas s’arrêter là. Samedi, ses cadres ont lancé un appel aux députés et sénateurs républicains du Var, le sénateur (DVG) André Guiol, membre de la commission des Affaires Étrangères, en tête, pour pousser le gouvernement à intervenir sur le sujet auprès des institutions internationales.

    « L’administration américaine continue son offensive, cette fois avec le Groenland. On lance un appel aux progressistes pour interpeller les parlementaires. Il va y avoir un vote à l’Assemblée nationale sur la question du Venezuela, porté par nos présidents de groupe à l’Assemblée et au Sénat. On attend une condamnation ferme de l’agression trumpiste, et la libération de Nicolás Maduro et de son épouse », martèle Pierre Daspre, secrétaire départemental du PCF varois, qui en appelle au droit international : « La charte des Nations Unies a été créée pour établir la paix. On voit qu’elle est remise en cause. »

    L’Otan en question

    Une situation qui traduit « une crise profonde du système capitaliste » selon Alain Bolla, responsable de la section de Cuers. « Les États-Unis donnent une réponse militaire. Les cibles incarnent des intérêts capitalistes. On est passé d’un capitalisme mondialisé à des relations bilatérales dans lesquelles Trump veut soumettre les autres pays à ses intérêts. Et ce sont les opinions publiques qui font reculer les impérialismes. » Car il ne s’agit pas de défendre Maduro, mais bien « la volonté des peuples », précise Pierre Daspre.

    Les communistes remettent aussi en question la participation française à l’Otan, « qui n’est pas utile ni bénéfique. Demain, notre flotte peut être subordonnée à un amiral américain, qui agirait contre nos intérêts », appuie Pierre Barbagelata, du PCF Var, qui en sa qualité d’enseignant, souligne que « cette intervention envoie un mauvais exemple aux jeunes et dit “si tu n’es pas content, tu frappes l’autre” ».

    « Trump n’est pas indéboulonnable. On voit que Macron a dû rétropédaler après les réactions populaires. Il y a un rejet y compris chez les Républicains de ce qu’a fait Trump, les élections de mi-mandat sont plutôt favorables aux démocrates. C’est l’affaire de tous, il faut s’appuyer sur ce qui bouge dans le monde », conclut Amaryllis Bolla du PCF de Cuers.

  • À La Ciotat, les communistes œuvrent au rassemblement

    À La Ciotat, les communistes œuvrent au rassemblement

    C’est dans un contexte international, national et local d’une gravité et d’une singularité inédites que les communistes ciotadens ont présenté leurs vœux, dimanche, en présence notamment des conseillers municipaux et membres du collectif La Ciotat nous rassemble, Karim Ghendouf et Mariann Chrétien, de la conseillère municipale PS Martine Cuccaroni, du secrétaire de section PS Toni Delogu et de syndicalistes cheminots, de l’éducation, de l’hôpital et de l’énergie.

    Deux opérations concrètes de solidarité

    Secrétaire de la section du PCF de La Ciotat, Sébastien Madau a abordé toutes les dimensions du moment. « Le premier des vœux que nous tenons à vous souhaiter sont des vœux de paix. Une paix chaque jour davantage bafouée par les logiques guerrières, capitalistes, nationalistes et impérialistes. » Il souligne que « ces guerres ont un point commun : elles voient les peuples en être systématiquement la première victime, innocente ». Le responsable communiste cite le peuple palestinien « victime d’un génocide sous le coup du gouvernement israélien ». Les peuples « ukrainien et russe pris en étau par les folies ultranationalistes ». Les peuples « du Venezuela, de Cuba et de l’ensemble de l’Amérique latine, victimes de l’intimidation et des actions revanchardes de l’impérialisme américain, dirigé par le sinistre Donald Trump ». Sans oublier les « femmes et hommes d’Iran, qui descendent depuis plusieurs jours dans la rue. Certes pour dénoncer leurs conditions de vie difficile sur le plan économique mais, plus largement contre la politique liberticide de cette théocratie à bout de souffle. »

    Sébastien Madau avertit : « Soyons vigilants, appelez-le comme vous le voulez, néoconservatisme, néofascisme. : nous vivons un changement de l’ordre mondial dans lequel le droit international ne compte plus. » La section du PCF prépare deux opérations concrètes de solidarité, annonce Sébastien Madau : une collecte de médicaments (paracétamol, antibiotique et préservatifs) en faveur de Cuba et une campagne de parrainage pour une famille palestinienne vivant dans un camp de réfugiés en Cisjordanie en coopération avec l’association France Palestine Solidarité.

    Sur les municipales, la section du PCF « est engagée depuis plusieurs années au sein du collectif La Ciotat nous rassemble », rappelle Sébastien Madau. Il estime que ce rassemblement « doit se poursuivre, s’amplifier (..) Les partis de gauche sont évidemment placés devant leurs responsabilités. » Se référant au « sursaut » de la gauche lors des législatives anticipées, il invite à être « capables de construire un tel élan dans notre commune ». Et Sébastien Madau de relever « des signes encourageants comme en témoigne le comité de soutien de La Ciotat nous rassemble qui a d’ores et déjà atteint les 250 personnes ».

  • Jean-Louis Bonan souhaite la candidature du maire sortant à La Ciotat

    Jean-Louis Bonan souhaite la candidature du maire sortant à La Ciotat

    « À mon âge, il serait illusoire de prétendre encore construire l’avenir de notre ville », confie, vendredi aux journalistes et aux militants de l’UPC, Jean-Louis Bonan. Un mouvement d’abord centriste, puis « société civile » depuis 2004, dit-il. « J’ai décidé de me retirer de la vie politique élective et de renoncer à me présenter aux municipales », annonce-t-il. Comptant parmi les fondateurs, en 1982, de l’Union pour La Ciotat, Jean-Louis Bonan s’est présenté aux élections municipales de 1983, 1989, 1995 et 2001. Il obtient alors 10,5% des voix, et fusionne sa liste avec celle de Patrick Boré, élu maire. « J’ai été adjoint au maire en 2001 et j’ai eu la chance d’occuper cette fonction pendant quatre mandats successifs [avec Patrick Boré de 2001 à 2020, puis Arlette Salvo 2020 à 2023, puis Alexandre Doriol depuis 2023, Ndlr] », déclare-t-il. Une de ses fiertés durant ces années a été « de participer avec Patrick Boré à relever la ville et en faire une ville prospère ». Il a également rendu hommage « aux 105 qui se sont battus pour le maintien des chantiers navals à La Ciotat ».

    Aujourd’hui, l’avocat à la retraite dit « souhaiter la candidature d’Alexandre Doriol. Je l’assure de tout mon soutien et de celui de l’UPC. Humain, rassembleur, travailleur, à l’écoute et combatif, il possède toutes les qualités nécessaires pour poursuivre et amplifier la belle dynamique qui a été initiée. Pour réussir, il devra s’entourer d’une équipe rajeunie, énergique et ouverte sur le monde moderne. » À l’UPC, Martine Bocognano, élue, ne souhaite pas aussi se représenter. Évelyne Flick, Nicole Audibert, Louis Houry, Michaël Paya, oui.

  • Le maire Philippe Pignon se représente aux municipales à Rousset

    Le maire Philippe Pignon se représente aux municipales à Rousset

    « Notre liste se veut sans étiquette, porteuse du Label Maires de Provence, totalement apolitique qui veut se démarquer de ce qu’il se passe au niveau national. Mon parti c’est Rousset », martèle Philippe Pignon (SE). Ce lundi, l’actuel maire officialise sa candidature à sa réélection. Lui, est arrivé en poste en juin 2024, quelques mois après le décès de Jean-Louis Canal, qui était maire de cette commune de 5 500 habitants depuis 1989 et dont il a été le premier adjoint dès 2008.

    Dix-huit mois après son élection, Philippe Pignon repart pour un tour à la tête de la liste « Continuons pour Rousset » face à deux prétendantes au fauteuil de maire. D’un côté, Frédérique Reffet, actuelle élue d’opposition dont le flambeau a été transmis par Gilda de Mingo et Christine Canal Jouvin, fille de l’ancien maire. Philippe Pignon entre pourtant en campagne confiant. « En six ans, on a largement plus le temps de s’exprimer qu’en 18 mois. Mais cela dit, j’ai fait avec ce que j’avais et je pense que nous avons bien travaillé. Toute l’équipe a donné cet élan à l’engagement qui est le nôtre », rapporte le premier magistrat, qui se félicite de se lancer dans les élections avec une liste presque intacte à l’actuelle.

    « Gestion rigoureuse »

    « Sur 31 personnes, 27 sortent de l’ancienne majorité, poursuit le candidat. J’ai au sein de mon équipe des gens qui viennent de la droite républicaine, des gens qui viennent de la gauche républicaine… » Équipe avec laquelle, dès ce lundi 12 janvier, Pignon s’appliquera à présenter ainsi que le programme auprès des Roussétains. « L’objectif pour Rousset, il n’y en a qu’un : continuer. On est dans une vision à long terme de permettre au village de garder son identité en maintenant le service public, le commerce, le vivre ensemble et l’activité économique, qui sont nos piliers. Pour cela, j’aime utiliser l’expression “faire village”. J’alimente cette réflexion. Ça demande pour se faire une gestion rigoureuse, en bon père de famille, qui fonctionne jusqu’ici, poursuit Pignon. Beaucoup de projets ont été lancés pendant ce mandat, très court. »

    Le maire et candidat détaille : les négociations pour sauver le projet d’ouverture d’un bureau de Poste, avenue louis Allard, attendu en mars ; la création d’un premier Salon de la Gastronomi ; un programme de plantation de 100 arbres, ainsi qu’un choix assumé de mettre en pause les grands projets urbains au profit de petites opérations à forte dimension sociale. Surtout, une gestion financière « dont je suis assez fier ». L’excédent de fonctionnement atteint 1,8 million d’euros en 2025, contre 1,1 million l’an passé, tandis que l’endettement par habitant aurait chuté de 1 800 à 1 200 euros entre 2024 et 2026.

  • Les vœux de la gauche à Gardanne axés sur la prochaine bataille électorale

    Les vœux de la gauche à Gardanne axés sur la prochaine bataille électorale

    Des vœux de bonne année, mais politiques, surtout. Dans la Halle Léo Ferré à Gardanne, Jean-Marc La Piana, entouré de ses soutiens, a prononcé samedi ses « vœux à la population » au cours d’un discours teinté d’ambitions de campagne pour le candidat en lice pour la mairie face au maire sortant, Hervé Granier (LR) et Bruno Priouret (RN).

    À la tête de la liste Changeons de cap, née d’une union des forces de gauche, le fondateur de la Maison, conseiller municipal d’opposition a donné, quelques jours après le bilan de mandat présenté par la majorité, sa propre version des faits. « Nous devons être lucides, cette municipalité ne remplit pas son rôle. Les investissements ont été inexistants là où le besoin est criant. L’argent public est dilapidé dans des projets hors-sol. (…) Cela n’est pas une fatalité. Ce n’est pas un manque de potentiel, ce n’est pas un manque d’énergie des habitants, c’est un manque de méthode, de vision et de volonté politique, estime le candidat. Pour l’équipe actuelle, il est impossible, par exemple, de combattre la fermeture de la poste de Biver, de l’accueil de la caisse d’assurance maladie, du centre François Billoux… Pour nous, ce sera possible de se battre pour ces services indispensables à la vie quotidienne des habitants. Je le dis avec gravité mais aussi détermination : Gardanne et Biver méritent mieux qu’un maire de l’inaction », promet Jean-Marc La Piana. « Ce n’est plus possible ! » lancera, à plusieurs reprises, le candidat, qui fait « le vœu de la confiance, qui va reposer sur nos trois piliers : l’intégrité, la transparence et la participation citoyenne ». Le ton de la campagne, est donné.

  • Les sept propositions de Nicolas Koukas pour le centre-ville d’Arles

    Les sept propositions de Nicolas Koukas pour le centre-ville d’Arles

    Le local de campagne de la rue de la République n’est pas encore inauguré que Nicolas Koukas, tête de liste (PCF) de l’Union pour Arles aux élections municipales de mars 2026 était en conférence de presse vendredi matin au sujet du centre-ville et des commerces. Le candidat a fait état de sept propositions « amendables et travaillées avec les commerçants » avec ses partenaires de gauche et de l’Appel d’Arles.

     L’incitation fiscale sur les loyers

    « C’est possible de faire mieux » en matière de lutte contre la vacance des locaux commerciaux, selon le candidat, prenant en exemple « Nîmes et Salon qui ont une vacance inférieure ». Nicolas Koukas propose une « réduction voire une exonération » temporaire de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) au travers d’une « convention-contrat entre les commerces bénéficiaires et la Ville ». « Je suis allé à Chambéry récemment, et ça marche bien », assure le candidat.

     Une coopérative foncière municipale

    Autre outil proposé pour résorber le problème des locaux commerciaux vides, la création d’une Société coopérative d’intérêt collectif (Scic) dédiée au foncier commercial. « Nous échangeons avec la Chambre de commerce d’Arles (CCI) pour créer cet outil qui permettrait à la Ville de préempter des locaux dans les rues stratégiques, comme celle de l’Hôtel de Ville et de la République », détaille Nicolas Koukas. « Cette forme juridique permet des financements de la Ville et de l’Agglomération, mais aussi les acteurs économiques comme la CCI », complète-t-il.

     Mobilité et stationnement

    Nicolas Koukas veut instaurer « la gratuité des transports pour les Arlésiens, comme à Montpellier ». Pendant les 15 jours de la période des fêtes, l’Union pour Arles propose la gratuité du stationnement. « C’est demandé par les commerçants et ça permet de faire venir les visiteurs extérieurs », avance la tête de liste, indiquant également que « nous prêterons attention aux voitures-ventouses pour permettre une rotation quotidienne ».

     Tranquilité urbaine

    Le candidat veut « un centre-ville sûr et rassurant » et propose pour cela d’« allier la mise en place d’un service public de police municipale, avec des patrouilles visibles en soirée, doublé d’une brigade de la tranquillité urbaine en lien avec les habitants pour remonter leurs inquiétudes ». Julie Bonato, militante féministe, souhaite également mettre en place « l’arrêt des bus à la demande pour les femmes pour les rapprocher de chez elles » et veut améliorer l’« éclairage, pas toujours suffisant ».

     Propreté

    « Nous voulons des interventions rapides d’une brigade anti-grafiti sous 48h », indique Nicolas Koukas, « avec une lutte renforcée sur les façades et vitrines commerciales ».

     Animation

    Le candidat souhaite « co-construire l’animation du centre-ville avec les commerçants » et propose un rendez-vous nocturne mensuel, pointant par exemple l’insuffisance « de l’animation avec juste des chalets » pendant les 15 jours de fêtes de fin d’année.

     Gouvernance partagée

    « On ne peut plus décider d’en haut » tance Nicolas Koukas, qui souhaite développer « un service municipal de dynamisation pour accompagner les commerçants au niveau administratif » et animer « un conseil permanent des commerçants réuni chaque mois avec le maire, les agents et des représentants des habitants ». « L’idée est de faire participer les Arlésiens au travers de sondages et de rendez-vous pour savoir ce qu’ils veulent au centre-ville » abonde Baptiste Guerri, entrepreneur, dans l’esprit de la « démocratie participative et contributive » comme résume François Leclerc (NPA).

    Le prochain rendez-vous sera l’inauguration du local de campagne du 26 rue de la République, samedi 17 janvier à 11h.

  • Gaby Charroux veut préserver l’art de vivre des villages

    Gaby Charroux veut préserver l’art de vivre des villages

    « Nous voulons préserver ce qui fait notre ville, mais pas la figer », tel l’explique le maire-candidat (PCF) Gaby Charroux aux participants à la réunion publique organisée à la salle de réception du Domus, à Carro samedi matin, dans le cadre de la campagne pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2026.

    À Carro et aux alentours, le maire sortant affirme vouloir « conserver l’art de vivre de Martigues et ses villages » et cela implique la vie associative. Le président du comité des fêtes de Carro, Marc Troulier relève qu’« il n’y a qu’à lever la main pour avoir des tables, des chaises, de l’eau et le terrain, dont on a jamais payé de droit d’occupation pour les fêtes, contrairement au Port départemental. On a même un électricien sur les 3 jours de fête ».

    Marc Troulier observe une « saisonnalité » dans la vie des villages, parlant d’un « impact sur la population » notamment sur le plan du logement. Le maire sortant connaît cette contradiction : « C’est le revers de la médaille » de la préservation du territoire, « en contrepartie c’est dur et cher de se loger », reconnaît-il. Mais c’est un choix, « on ne bétonnera pas la Méditerranée », affirme Gaby Charroux, qui annonce travailler en prime « à la création de zones agricoles protégées » sur la plaine de Saint Julien, pour « figer » le rôle de ce lieu.

    Du logement contrôlé

    À propos de logement, un participant avance que « la perte d’identité » des habitants viendrait du fait qu’« une partie de notre population n’est pas martégale ». Il demande : « Allez-vous continuer à faire du logement social ? À être au-dessus des quotas ? Allez-vous demander à avoir la main sur qui on y met ? ». « La question se pose », répond Gaby Charroux, « nous sommes à 28% de logement social quand les obligations sont à 25%. On a besoin de rénover mais aussi de veiller au peuplement », argumente l’édile, indiquant travailler « avec les bailleurs pour ne pas servir de déversoir à d’autres endroits ».

    Le maire ne renonce pas à construire. « Il faut produire 180 logements par an pour les habitants actuels de Martigues (…) et 70 de plus pour l’arrivée de nouveaux salariés de la zone industrielle de Fos », indique Gaby Charroux, que ce soit par le privé ou en logement social. Soit 250 logements à produire à l’année, avec du social « contrôlé » de l’avis du maire, et du reste avec « de l’accession à la propriété pour les martégaux ».

    Autre sujet local, la « voirie dégradée » soulevé par un autre participant. Gaby Charroux rappelle que certaines sont communales, et d’autres départementales, comme la route des Bastides. « Un côté est rénové car nous avons demandé la maîtrise d’ouvrage temporaire, le reste le sera dès que nous aurons solutionné le ruissellement de l’eau avec la Métropole », annonce le maire candidat.

    Prochaine étape, le bilan de mandat de l’équipe sortante sera présenté samedi 17 janvier prochain à 10h, salle Raoul Dufy.

  • Les jeunes disposent d’un nouveau lieu de vie encadré à Port-de-Bouc

    Les jeunes disposent d’un nouveau lieu de vie encadré à Port-de-Bouc

    L’ancienne criée de Port-de-Bouc revit à sa manière. Samedi, la nouvelle mouture de la maison des jeunes s’y est installée, inaugurée par le maire (PCF) Laurent Belsola, son équipe, la Caf, les agents et bien sûr les usagers.

    Le lieu est comme un grand foyer. Canapés, console de jeu, télé, enceintes Hi-Fi sont à disposition des jeunes, tout comme une cuisine et une salle informatique équipée d’ordinateurs et d’un projecteur.

    « Ça permet d’être tranquille pour venir faire ses devoirs ou juste venir rigoler avec mes collègues », estime Sidar Akdag, lycéen de seconde. « J’aimerais organiser un séjour à Amsterdam et faire du laser game » projette-t-il. Assise avec ses copines, Jade Lutz, en terminale, relève qu’« à certains en droits, on peut se sentir regardées, mais pas ici. Tout le monde est respectueux et se mélange ».

    Au programme en 2020

    Comme le rappelle le conseiller municipale Mohammed Ladjal, la Maison des jeunes est « l’aboutissement de plusieurs années de travail, (…) de confiance dans les jeunes qui ont leur mot à dire pour imaginer leur espace ». Le maire (PCF) Laurent Belsola rappelle qu’il s’agit d’une promesse « de 2020 que l’on voulait hors des quartiers, spacieux pour tous les jeunes. (…) La jeunesse est parfois confrontée a des interrogations et le rôle de la Ville est de fournir des espaces ouverts pour leur émancipation. Cet équipement polyvalent favorise le lien social et le vivre ensemble et permettra l’organisation d’activités culturelles et de loisir », complète-t-il.

    Une vision partagée par le représentant de la Caisse d’allocations familiale présent. La branche famille de la Sécurité sociale a en effet financé 80% de la structure soit 23 700 euros.