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  • [C’est l’été] Entretien : Jean Marc Sicky, DJ local, signe son retour pour une soirée au Rove

    [C’est l’été] Entretien : Jean Marc Sicky, DJ local, signe son retour pour une soirée au Rove

    Jukebox et Magic queen tribute queen poseront aussi leurs valises, ce 21 juillet, au 7 boulevard de la Carrairade, au Rove, pour cette soirée musicale.

    La Marseillaise : Qui est DJ Sicky ?

    Jean Marc Sicky : Je suis originaire du Rove et j’ai commencé à mixer dans les années 80. Pendant ma carrière, j’ai travaillé dans des clubs assez connus de la région comme par exemple le Barbarella à Marseille, le Futuria à Gignac ou encore le club 88 à Aix-en-Provence. Dans mon palmarès, j’ai aussi été champion de France des DJ en 1986. Aujourd’hui, je ne fais quasiment plus de discothèque, j’ai arrêté il y a une dizaine d’années, mais jamais de mixer : j’ai monté mon autoentreprise et j’anime des mariages et d’autres événements.

    Faites-vous souvent des événements au Rove ?

    J.M.S. : À part des événements privés, pas du tout ! Ça fait plus de 10 ans que je n’en ai pas fait un seul ! Alors quand le maire, Paul Sabatino, m’a proposé de venir ce mardi 21, ça a été un devoir de répondre présent. Je vois un petit peu cette occasion comme un retour aux sources : je vais faire danser mes amis, mes voisins et les gens que je connais. Et surtout, le meilleur dans les fêtes de village, c’est le côté familial, c’est très populaire, j’aime beaucoup cette ambiance !

    Quel est votre style de musique ?

    J.M.S. : Plutôt le style années 80-90-2000, c’est ce que je souhaite mixer ce mardi, car je pense que le public va être très très hétérogène, il va y avoir des familles, des enfants, des adultes, des anciens, donc il va falloir faire plaisir à tout le monde avec de la musique intergénérationnelle ! Mais évidemment, je vais varier les plaisirs. Sinon, personnellement, ce qui marche plutôt bien en club, c’est l’afrohouse en ce moment ou la techhouse, que j’apprécie beaucoup aussi.

    Avez-vous déjà mixé pour la Tournée d’été de La Marseillaise ?

    J.M.S. : Bien sûr ! J’ai fait pas mal de dates avec eux, je connais un petit peu le concept et je me souviens qu’à l’époque, on avait fait une soirée incroyable à Caro, où il devait y avoir 3 000 à 4 000 personnes. C’était vraiment une ambiance phénoménale, je m’étais éclaté et je suis très content de refaire une édition, même si je ne fais qu’une seule date.

    Que diriez-vous à quelqu’un qui ne vous connaît pas pour lui donner envie de vous voir ?

    J.M.S. : Moi, je lui dirai, tout simplement : « Venez parce que vous n’allez pas vous ennuyer, vous allez danser, vous allez chanter, le tout sur des musiques que vous connaissez, ça va être un moment de partage incroyable, de convivialité, ça va être festif, tout le monde va avoir le sourire et vous allez rentrer à la maison avec du bonheur. » Et on en a besoin, avec tout ce qui se passe, c’est des moments importants.

    Qu’est ce qui vous motive à mixer depuis plus de 30 ans ?

    J.M.S. : Ce qui me motive toujours, c’est que les gens apprécient ma musique. Tant que je partage avec le public, que je ne les ennuie pas et qu’au contraire, je les divertis et les emmène là où je veux, moi, je continue. Le jour où je n’y arriverai plus, j’arrêterai, mais c’est mon public qui me dira quand je dois arrêter.

    Propos recueillis par Louis Golliot

    Les Amis de La Marseillaise présents sur la Tournée d’été

    Après le Mondial La Marseillaise à Pétanque les Amis de La Marseillaise suivent le rythme de la tournée d’été et sont présents à chaque date. Dans cette ambiance festive, leur stand réserve quelques surprises et proposera des objets à la vente pour « soutenir le journal et lui permettre de suivre le mouvement de développement qui doit obligatoirement être le sien » affirme Serge Baroni, président de l’association. À noter d’ores et déjà qu’à Septèmes-les-Vallons, le 26 juillet, les Amis remettront au journal un chèque de 3 000 euros récoltés durant le Mondial La Marseillaise à Pétanque. Une efficacité redoutable.

  • [Coupe du Monde] Le jeu collectif de la Roja a triomphé de l’Argentine

    [Coupe du Monde] Le jeu collectif de la Roja a triomphé de l’Argentine

    Le beau jeu a triomphé. En réalisant un parcours exceptionnel jusqu’au sacre, l’Espagne s’est imposée comme la grande référence de ce Mondial 2026. Dotée de l’un des effectifs les plus talentueux de la planète, la Roja a séduit par la qualité de son collectif et sa maîtrise technique, mettant en difficulté chacun de ses adversaires. Si elle a parfois manqué d’efficacité dans le dernier geste, l’équipe de Luis de la Fuente a compensé par une défense imperméable et un milieu de terrain souverain, capable d’étouffer n’importe quelle opposition. En finale, les Espagnols ont confirmé leur supériorité en dominant l’Argentine (1-0), une sélection dont l’attitude très agressive, marquée par plusieurs contacts rugueux et des échanges tendus à l’issue du match, a suscité de nombreuses critiques pendant et après la rencontre.

    La Roja achève son tournoi sans jamais avoir été menée au score et avec un seul but encaissé sur l’ensemble de la compétition, une performance jamais réalisée par un champion du monde. Symbole de cette maîtrise, Rodri a été élu meilleur joueur de la compétition. Véritable patron du milieu espagnol, le joueur de Manchester City a impressionné par son calme et son intelligence de jeu. À ses côtés, Lamine Yamal a confirmé son immense potentiel. À seulement 19 ans, le prodige du FC Barcelone a prouvé qu’il appartenait déjà au cercle des meilleurs joueurs du monde et s’annonce comme un sérieux prétendant au Ballon d’Or.

  • Sept Olympiens, deux finalistes et un chèque

    Sept Olympiens, deux finalistes et un chèque

    Alors que la préparation de la nouvelle saison a déjà débuté, sept joueurs de l’Olympique de Marseille n’ont pas encore retrouvé le groupe de Bruno Genesio. Derek Cornelius (Canada), Nayef Aguerd (Maroc), Amine Gouiri (Algérie), Timothy Weah (États-Unis), Quinten Timber (Pays-Bas), Facundo Medina (Argentine) et Gerónimo Rulli (Argentine) étaient engagés avec leur sélection lors de la Coupe du monde 2026. Leonardo Balerdi devait lui aussi faire partie de l’aventure avec l’Albiceleste, mais une blessure à la jambe l’a contraint à déclarer forfait avant le début de la compétition.

    Les sept Olympiens ont tous franchi la phase de groupes. Seuls Quinten Timber et Amine Gouiri, auteur d’un but face à la Jordanie lors du troisième match de poule, ont été éliminés dès les seizièmes de finale. Derek Cornelius et Timothy Weah ont, eux, vu leur parcours s’arrêter en quarts de finale, tandis que Nayef Aguerd et le Maroc ont été battus par l’équipe de France aux portes du dernier carré.

    En finale, Facundo Medina et Gerónimo Rulli étaient les deux derniers représentants marseillais encore en lice. Si le gardien argentin n’a pas disputé la moindre minute du tournoi, son compatriote, arrivé l’été dernier en provenance de Lens, a été titularisé à trois reprises avant de perdre sa place à partir des huitièmes de finale. Il est tout de même entré en jeu à la 70e minute et a donc pu profiter d’un temps de jeu conséquent lors de la finale.

    Plus de 400 000 euros

    grâce à Médina et Rulli

    Grâce à un dispositif de la FIFA qui prévoit le versement d’environ 5 000 dollars par joueur et par jour aux clubs employeurs, sur la période allant du 1er juin au lendemain du dernier match disputé par leur sélection, l’OM devrait ainsi percevoir environ 500 000 dollars, soit près de 437 000 euros, par l’intermédiaire de Facundo Médina et Geronimo Rulli. Toujours bon à prendre.

  • [Tour de France] Pogacar vers le sacre, Seixas à la conquête du podium

    [Tour de France] Pogacar vers le sacre, Seixas à la conquête du podium

    L’abandon de Jonas Vingegaard dimanche est venu rappeler que rien n’est jamais joué sur la Grande Boucle. Mais, malgré les dernières étapes alpestres encore au programme, il paraît désormais difficile d’imaginer, sauf incident, Tadej Pogacar privé d’un cinquième sacre sur le Tour de France. Avec près de cinq minutes d’avance sur Remco Evenepoel, le Slovène pourrait même se rapprocher des plus grandes démonstrations de l’histoire, à l’image d’Eddy Merckx en 1969 (+17’54’’ sur Roger Pingeon) ou de Bernard Hinault en 1981 (+14’34’’ sur Lucien Van Impe).

    Son principal frein pourrait finalement être sa volonté d’aider son jeune coéquipier et protégé Isaac Del Toro à remporter des étapes et décrocher une place sur le podium. Une générosité qui lui a peut-être déjà coûté deux victoires supplémentaires, à Montjuïc et au plateau de Solaison. Il reste ainsi bloqué à quatre succès d’étape, encore loin du record de huit victoires lors d’une même édition.

    Peloton de choc

    Quoi qu’il arrive, le prodige français réalise déjà un Tour exceptionnel. Plus jeune coureur au départ depuis 1937, le Lyonnais de 19 ans a franchi avec brio le cap des deux semaines de course, une première pour lui, et occupe désormais la quatrième place du classement général, à 6’23’’ de Tadej Pogacar et seulement 25 secondes du podium.

    Peut-il encore grimper dans la hiérarchie ? L’abandon de Jonas Vingegaard a redistribué les cartes et ils sont désormais cinq à se disputer les deux dernières places sur le podium : Remco Evenepoel (2e à 5’00’’), Isaac Del Toro (3e à 5’58’’), Paul Seixas (4e à 6’23’’), Florian Lipowitz (5e à 6’48’’) et Juan Ayuso (6e à 7’28’’). Dimanche, le leader de Decathlon CMA CGM a toutefois concédé quelques secondes à Evenepoel et Del Toro. Mais le Belge comme le Mexicain ont déjà montré certaines limites et devront éviter toute défaillance dans les Alpes, notamment lors de l’avant-dernière étape, annoncée comme redoutable. Seixas devra lui aussi résister. La bataille pour le podium promet d’être passionnante.

    Etape du jour (n°16) : entre Evian-les-Bains et Thonon-les-Bains (174,7km, D+ 2200m).

  • [C’est l’été] Métrologie légale, avec la police des poids et mesures

    [C’est l’été] Métrologie légale, avec la police des poids et mesures

    Le fourgon de la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (Dreets) sitôt garé entre les pompes à essence, les agents installent les cônes de signalisation pour en barrer l’accès, le temps de leur intervention. Ce jeudi, c’est un contrôle inopiné que réalise le service de métrologie légale dans la station de service voisine de la Rouvière, dans le 9e arrondissement de Marseille. Avec un objectif simple : vérifier que le volume de carburant payé par les automobilistes correspond bien à ce qu’ils ont versé dans leur réservoir. « L’erreur maximale tolérée est de 0,5%, c’est très fin, précise le responsable du service, Frédéric Schneider. Quand l’utilisateur fait son plein, il doit obtenir 50 litres… plus ou moins une petite brique de jus d’orange ! »

    Au total, ils sont neuf dans la région à opérer ces contrôles pour l’état, de Nice à Briançon, avec une attention particulière pour les établissements stratégiques de l’étang de Berre. « La métrologie, c’est la science de la mesure, explique Frédéric Schneider. Ce que nous faisons – la métrologie légale – ce sont toutes les procédures de contrôle pour s’assurer que les instruments de mesures sont fiables. » Et de préciser : « Nous avons ce rôle de police des instruments, mais nous sommes souvent bien accueillis : les professionnels ont compris que c’est un outil qui les protège de la concurrence déloyale et cela protège aussi les consommateurs. »

    Le champ d’application est immense. Les agents interviennent dès lors qu’il y a une transaction commerciale, un intérêt de santé publique ou de sécurité sur les 37 catégories d’instruments de mesures recensés, des compteurs des taxis aux diverses balances, des radars aux éthylomètres… Et le responsable de sortir une bière (vide) : sur le culot est inscrite la hauteur depuis le goulot que doit atteindre le liquide pour obtenir le volume indiqué. « Les instruments de mesures sont partout, on ne s’en rend pas compte au quotidien », sourit-il.

    90% d’instruments fiables

    Au-delà des évolutions technologiques que rappellent les balances anciennes qui encombrent les étagères de leurs bureaux, le cœur de mission de ces agents a changé au fil des dernières décennies. « La réglementation doit s’adapter aux évolutions juridiques dans un souci d’harmonisation européenne, et nous avons suivi l’évolution avec la délégation au secteur privé », témoigne le responsable. Avec la mise en place du marché commun européen dans les années 1990 se sont imposés les organismes de certification privés agrémentés. Désormais, les agents doivent contrôler leur travail, en plus d’une mission de surveillance du marché. Sur la pompe à essence de la Rouvière figure ainsi cette vignette verte apposée par l’organisme, indiquant que celle-ci est conforme – elle serait rouge le cas échéant – tandis que chaque contrôle est recensé dans le carnet métrologique de l’appareil. Une fois le capot de la pompe démonté, les agents vérifient aussi que les scellements mis en place par l’organisme sont bien intacts, preuve qu’il n’y a pas eu d’autre intervention sur l’appareil.

    Puis vient le contrôle des instruments eux-mêmes. Après un premier remplissage pour les « mouiller », les deux jauges sont remplies. L’une à 20 litres, à pleine pression, pour vérifier si le calculateur numérique de la pompe affiche la bonne valeur. L’autre à 5 litres, avec un petit débit, pour vérifier si les pistons qui injectent le carburant dans le mesureur ne sont pas usés. Le compte précis atteint à l’écran, les agents se penchent sur la fenêtre de lecture, règle à la main. L’écart n’est que de -0,16%. Loin de la marge d’erreur, même si le prochain contrôle technique devra faire passer la différence sous la barre de 0,1%.

    Dans la majorité des cas, les installations restent bien dans les clous. En 2025, sur les 7 000 instruments contrôlés dans 1 600 sites répartis sur toute la région, seuls 10% environs n’étaient pas conformes. « Notre objectif n’est pas de punir, c’est la fiabilité de l’instrument, souligne Frédéric Schneider. Mais si l’on est face à quelqu’un qui ne veut pas régulariser, nous sommes obligés de sévir. » L’année précédente, 65 procédures contentieuses ont ainsi été engagées. La sanction avait même été rendue publique, il y a quelques années, pour un grand aéroport de la région : « Le pèse-bagage était mal positionné, quand on posait notre masse étalonnée, le résultat était aléatoire », raconte le responsable. Avec parfois des surcoûts pour les voyageurs, jusqu’à l’intervention du service de métrologie légale.

    Une loi de 1837

    Après la création du mètre sous la Révolution, c’est la loi du 4 juillet 1837 qui met en place les« vérificateurs des poids et mesures » pour constater les infractions « concernant le système métrique des poids et mesures », jusqu’à leur saisie. Avec des articles toujours en vigueur !

  • [C’est l’été] Jeux, loisirs et spectacles à Carpentras

    [C’est l’été] Jeux, loisirs et spectacles à Carpentras

    Consacré à la découverte de la nature cette semaine, le Village des loisirs est un rendez-vous estival proposé chaque été à Carpentras.

    Observer et apprendre

    en s’amusant

    Petits et grands sont donc attendus au jardin du château de la Roseraie, dès ce mardi et jusqu’à jeudi pour une nouvelle semaine thématique en collaboration avec l’association Les Francas.

    Au programme, des ateliers culturels, scientifiques ou encore artistiques mais aussi des découvertes et expériences en tous genres autour du vivant, de l’eau, des plantes et des petites merveilles que l’on a parfois tendance à oublier. Un moment familial pour respirer, observer, créer et découvrir. Jeudi, la soirée jouera les prolongations avec une projection en plein air. Le tout accessible gratuitement.

  • [C’est l’été] À Saint-Cyr-sur-Mer, grand show acrobatique et bal populaire

    [C’est l’été] À Saint-Cyr-sur-Mer, grand show acrobatique et bal populaire

    C’est une soirée incroyable qui attend les habitants et vacanciers installés à Saint-Cyr-sur-Mer, ce mardi dès 21 heures, sur ce que la municipalité appelle désormais « Les Terrasses des Lecques ». Un lieu marqué par la fermeture de plusieurs établissements et où la Ville a à cœur de remettre de la vie. D’ailleurs, un embellissement immédiat a été réalisé avant d’engager des chantiers et travaux qui dureront sur le long terme.

    Ainsi, face à cette volonté de redynamiser le site qui vient prolonger naturellement la promenade rose et le Vieux-Port avec une programmation estivale à la fois familiale et variée, pensée comme une scène à ciel ouvert en cette période estivale, petits et grands sont attendus pour profiter du spectacle de l’équipe spéciale des sapeurs-pompiers du Rhône et de la Métropole de Lyon.

    Composée d’une trentaine d’athlètes issus des casernes du Rhône, cette association historique du Service départemental-métropolitain d’incendie et de secours (SDMIS), vieille de 90 ans, réunit plus de 50 membres qu’ils soient sapeurs-pompiers professionnels, volontaires ou jeunes sapeurs-pompiers.

    Un spectacle hors du commun pour les familles

    Au programme, un show unique qui mêle acrobaties, humour et effets pyrotechniques dans une volonté de dépassement de soi. Frissons et émotions garanties pour les petits comme pour les grands !

    Après deux heures de spectacle, la soirée se poursuivra avec un grand bal populaire animé par un DJ jusqu’à 1h du matin sans oublier que food-trucks et buvettes seront installés sur place pour vous restaurer.

    Spectacle à partir de 21h et bal
    à partir de 23h. En accès libre.

  • De jeunes Marseillais sont en vacances à Briançon

    De jeunes Marseillais sont en vacances à Briançon

    « Les valises d’abord s’il vous plaît ! » Devant les minibus, boulevard des Dames à Marseille, Florence Léon, co-coordinatrice du séjour, donne le ton. Un à un, les adolescents chargent leurs bagages avant de prendre la route pour cinq jours vers le Puy-Saint-André, près de Briançon.

    Ce départ s’inscrit dans le dispositif municipal « Vacances pour tous ». Depuis 2020, il permet aux enfants de familles modestes de partir en colonie pour un tarif compris entre 1 et 10 euros par jour. « C’est important de transmettre le message que les vacances ne doivent plus être un luxe », rappelle Farida Benaouda, conseillère municipale déléguée aux vacances pour tous. Cet été, 73 séjours permettent à 1 667 enfants de partir en vacances.

    Organisé avec l’association marseillaise Contact Club, le voyage de ce lundi réunit 14 jeunes des 1er, 2e et 3e arrondissements. « L’idée, c’est de les sortir de leur quotidien qui n’est pas toujours simple », explique Kamir Zitouni, animatrice de l’association et co-coordinatrice du séjour. Cette année, collégiens et lycéens partagent le séjour pour « les responsabiliser et apprendre les uns des autres ».

    Pour Lalissa, 13 ans, qui repart pour la deuxième fois, l’impatience prime : « On s’entend tous bien, donc j’ai vraiment hâte de partir. » Même enthousiasme chez Sara et Rouaya, 15 ans. « Ce qu’on attend le plus ? L’ambiance, répondent-elles en chœur. Être avec d’autres jeunes et changer d’air, ça fait du bien. » Sac sur le dos, Rouaya vérifie un dernier détail avant d’embarquer. « T’as bien pris l’enceinte, hein ? », lance-t-elle à l’animatrice Kamir.

    Sur les traces de Vauban

    Derrière la convivialité, le séjour répond à un objectif éducatif. « Le but est d’enrichir leurs connaissances. Cette année, on a choisi le thème “Sur les traces de Vauban” », détaille Kamir Zitouni. Un clin d’œil qui prend tout son sens à Briançon, terre du célèbre ingénieur du XVIIe siècle.

    Autre ambition, développer leur autonomie : « Ils doivent faire le ménage, la vaisselle, la nourriture », détaille Florence Léon. À cela s’ajoute un changement de décor. « On est dans un petit village, sans réseau. On veut qu’ils soient le moins possible sur les écrans. »

    Une précision qui fait sourire les mamans, restées devant les minibus jusqu’au dernier moment. « Pour avoir des nouvelles, il faut m’envoyer un message », leur glisse Kamir. Et de conclure avant que les portes ne se referment : « C’est fait exprès, sinon, ils sont scotchés à leur téléphone. »

  • Les Bleus quittent la scène mondiale sur une note amère

    Les Bleus quittent la scène mondiale sur une note amère

    La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Surtout lorsque le courant s’accélère à l’approche de l’arrivée, comme l’a appris à ses dépens l’équipe de France. Impériaux depuis le début de la compétition, les hommes de Didier Deschamps, qui disputait son dernier tournoi à la tête des Bleus, ont vu leur élan se briser en demi-finale face à l’Espagne. Dépassés par la maîtrise collective, la fluidité et l’efficacité de la Roja, les Tricolores ont logiquement cédé aux portes de la finale.

    Récompense personnelle

    Une immense désillusion pour une équipe qui rêvait de retrouver l’Argentine afin de prendre sa revanche, quatre ans après la cruelle défaite aux tirs au but face à l’Albiceleste. Déçus par leur élimination, les Bleus n’ont jamais vraiment caché leur manque d’enthousiasme à l’idée de disputer la petite finale face à l’Angleterre. Les Three Lions, eux non plus, n’abordaient pas ce rendez-vous avec un immense appétit, mais ils ont finalement su faire la différence au terme d’un match complètement fou, où après avoir pris quatre buts d’avance avant la pause, les Anglais ont vu les Français revenir dans la partie, notamment grâce à un doublé de Mbappé. Didier Deschamps a révélé qu’il avait choisi de quitter son poste de sélectionneur « pour le bien de l’équipe de France », à cause d’un « environnement » devenu « irrespirable » à son égard.

  • [Tibune] L’optimisme d’une volonté éclairée par les leçons de l’Histoire

    [Tibune] L’optimisme d’une volonté éclairée par les leçons de l’Histoire

    Nous apprenons aujourd’hui qu’à Paris a été brisée la plaque en hommage à trois Justes parmi les Nations qui sauvèrent un enfant juif. Dégoût… Je tiens à citer leurs noms : Arsène et Angele Richard et leur fille Marcelle.

    Ici, nous avons entendu avec une émotion qui ne peut s’éteindre les noms de la centaine d’enfants juifs déportés du camp des Milles puis assassinés à Auschwitz, uniquement parce qu’ils étaient considérés comme juifs. Et puis, émouvants autrement, les noms des Justes qui ont aidé les victimes au camp des Milles. « L’irréparable » évoqué par Jacques Chirac était commis à l’été 1942 au Vel d’hiv en zone occupée sous autorité allemande, mais aussi en zone non occupée sous l’autorité française de Vichy. Ombres et lumières.

    Seul grand camp français d’internement et de déportation encore intact aujourd’hui, le camp des Milles est devenu, après 30 ans de lutte pour un Site mémorial, un lieu de mémoire et d’éducation citoyenne à qui, avec nos anciens Denise Toros Marter, Louis Monguilan et mon père Sidney, nous avions donné pour double mission de devenir un lieu témoin qui survivrait aux témoins et un lieu pédagogique innovant qui aide à passer de l’exclamation « Plus jamais ça ! » à « Comment faire pour que plus jamais ça ? » C’est ainsi que, après son ouverture, notre Site-mémorial est devenu un pôle mémoriel, culturel, éducatif et citoyen aujourd’hui reconnu aux niveaux national et international.

    Au cœur de cette reconnaissance se trouve son modèle scientifique et pédagogique inédit qui construit l’articulation entre la mémoire et le présent dans un « volet réflexif et citoyen ».

    S’appuyant sur neuf disciplines scientifiques, cette démarche fournit des clés de compréhension des mécanismes menant aux crimes de masse mais aussi des ressorts pour y résister. C’est sur cette base que fut conçue la muséographie innovante du Volet réflexif du camp des Milles et que sont développées aujourd’hui une Chaire de l’Unesco et notre démarche vers l’inscription du Site au patrimoine mondial de l’humanité. C’est sur ce socle robuste que sont menées nos médiations et formations qui ont touché plus d’1,2 million personnes, de jeunes particulièrement mais aussi d’élus, de magistrats, forces de l’ordre, enseignants, cadres d’entreprises, syndicalistes, associatifs, sportifs, détenus…

    L’analyse de la Shoah, confirmée par celle des autres grands crimes génocidaires du XXe siècle, met ainsi en lumière les étapes et mécanismes humains récurrents qui peuvent mener une société démocratique vers un autoritarisme criminel.

    Je souhaite ici, à la veille de mon retrait de la présidence de la Fondation du Camp des Milles, rappeler ces fortes leçons de l’histoire que notre recherche a fait émerger et qui nous interpellent directement aujourd’hui :

    1. La démocratie commence après l’élection

    Aujourd’hui, presque tous les régimes non démocratiques se sentent obligés d’organiser des élections. Et l’histoire confirme qu’une légitimité démocratique ne repose pas seulement sur le suffrage universel ; elle exige le respect absolu des droits, des libertés, des minorités et des contre-pouvoirs. Sans ces piliers, le vote perd sa légitimité démocratique, comme l’attestent l’histoire du nazisme et du stalinisme. L’accès d’Hitler au pouvoir avec seulement 33,1 % des voix rappelle qu’un régime autoritaire peut s’installer par les urnes, sur un fond de passivité d’une majorité de citoyens et d’alliances opportunistes. Des hommes politiques modérés étaient en effet persuadés de pouvoir canaliser des extrémistes en col blanc. L’histoire leur a donné tort et ils l’ont souvent payé de leur vie.

    2. L’engrenage vers le pire est nourri par tout extrémisme.

    Dans un contexte de perte de repères collectifs conduisant certains citoyens à préférer un ordre autoritaire aux libertés républicaines, le basculement s’est opéré parfois en quelques mois seulement, avec un affaiblissement de l’État de droit démocratique et de l’indépendance des contre-pouvoirs politiques, judiciaires et médiatiques. Avec aussi l’ouverture rapide de premiers camps pour des internements arbitraires.

    Ce processus mortifère repose sur des engrenages psychologiques et sociétaux puissants – comme l’effet de groupe et la soumission aveugle à l’autorité – qui peuvent transformer des citoyens ordinaires en complices voire en bourreaux. Lorsque les discours politiques s’égarent, ils libèrent des passions, des peurs et des haines qui conduisent vite à des violences mal maîtrisables. Alors le nouveau pouvoir se radicalise encore sous l’effet des contestations de ses opposants et des surenchères dans son propre camp, qui s’ajoutent souvent à des promesses fortes non tenues et à des provocations internes ou étrangères.

    3. Une alerte de l’histoire : l’antisémitisme comme symptôme et accélérateur des crises sociétales

    Dans l’histoire européenne, dans l’affaire Dreyfus comme sous le régime de Vichy, l’antisémitisme est un avertisseur et un accélérateur des désordres sociétaux. Aujourd’hui, le retour massif des actes antisémites à l’échelle mondiale comme le développement du racisme et de la xénophobie, révèlent des maux profonds de notre époque : la brutalisation de la société, l’inculture crasse nourrie par les réseaux sociaux, la montée des crispations identitaires, des inégalités, du ressentiment et des jalousies, l’augmentation des peurs. Mais il montre aussi, comme souvent dans l’histoire, une instrumentalisation cynique par des extrémistes sectaires et communautaristes soufflant sur les flammes de l’incendie antisémite. Pour ce faire, et depuis le stalinisme, l’antisionisme masque et aggrave souvent l’antisémitisme.

    N’oublions donc pas que l’histoire nous enseigne que l’antisémitisme et les racismes ont un potentiel explosif exceptionnel, menaçant la démocratie et la paix civile et justifiant une vigilance et une fermeté elles-mêmes exceptionnelles.

    4. Chacun peut résister, chacun à sa manière

    C’est le principal enseignement du courage des Justes que nous honorons aujourd’hui. Face aux persécutions individuelles et aux extrémismes de tous bords qui menacent la paix civile et l’État de droit, chaque citoyen possède le pouvoir d’agir, à son échelle et selon ses moyens. Des actes individuels ou collectifs ont aidé, protégé, sauvé, qu’ils soient héroïques ou en apparence plus anodins : un mot de soutien, un hébergement clandestin, un refus d’obéir… La passivité, plus encore que l’indifférence, est le principal facilitateur des persécutions, tandis que l’engagement éthique individuel est le dernier rempart des libertés lorsque la Justice n’est plus indépendante. Ces sursauts de conscience ont permis des milliers « d’actes justes », connus ou anonymes, qui ont permis de sauver des dizaines de milliers de vies humaines avant même que le rapport de force militaire ne soit inversé.

    C’est en effet la conscience morale qu’il faut alors écouter en chacun de nous. Par-delà les limites des lois parfois illégitimes et même de la raison parfois sans repères, la conscience morale nous rappelle l’humain comme valeur centrale et l’humanisme comme boussole.

    C’est aussi pour favoriser le réveil de cette conscience intime que, au nom de la mémoire des victimes et des Justes, la Fondation du camp des Milles en appelle à un véritable « courage de mémoire », celui d’appliquer dès aujourd’hui les leçons du passé, universelles et universalistes, pour combattre les engrenages enclenchés, le retour des haines, des discriminations et des violences, et pour faire de la mémoire un engagement concret au service de la démocratie, de la dignité et de la fraternité.

    Nous connaissons la phrase de Paul Eluard : SI L’ÉCHO DE LEUR VOIX FAIBLIT NOUS PÉRIRONS

    Qui d’entre nous est prêt à prendre ce risque vital, pour lui-même et les siens ?

    Une fois encore, au pessimisme de l’intelligence je préfère opposer l’optimisme d’une volonté aujourd’hui éclairée par les leçons de l’histoire, mais aussi la confiance en une jeunesse curieuse et sensible aux valeurs qui nous animent.