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  • [Université] À Aix, la riposte au décret s’organise

    [Université] À Aix, la riposte au décret s’organise

    « Avec ce décret, c’est la capacité et le droit d’exonération qui était celui des universités qui sont contraints et nettement limités, recontextualise Valérie André, vice-doyenne aux relations internationales de l’UFR ALLSH (arts, lettres et langues et sciences humaines). On est en train de recenser les étudiants extracommunautaires qui se trouvent en situation critique pour pouvoir appuyer, si on nous y autorise, leurs demandes d’exonération. »

    à l’unanimité, le conseil de l’UFR ALLSH estimait, à l’issue d’une séance tenue le 12 mai, que le décret mettait en œuvre une « sélection sociale drastique » et en demandait le retrait. « Trouvez vos emplois du temps, allez en cours, informez vos profs, faites-nous remonter les informations sur ce que vous fait remonter la scolarité. On doit aussi exiger absolument une extension des délais pour le paiement des inscriptions (différenciés) », lance Armand Aupiais, pour le Réseau université sans frontières (RUSF). Parmi les participants, certains appellent à « massifier le mouvement ». « Derrière se joue la casse du service public, le désengagement total de l’état, estime Mohammed Ouerfelli, secrétaire du Snesup. Il faut que l’on se mobilise tous ! »

    Des discussions sont lancées pour rejoindre l’appel à la mobilisation du 17 octobre. E.B.-G.

  • Jean-Luc Queyla, un pompier pour éteindre le feu chez Tecelys

    Jean-Luc Queyla, un pompier pour éteindre le feu chez Tecelys

    Jean-Luc Queyla est l’actuel adjoint avignonnais chargé de la sécurité et des risques majeurs, mais fut aussi lieutenant-colonel des sapeurs-pompiers et chef de la caserne d’Avignon.

    Seul candidat, il succède à Joël Guin dans la délicate mission de remettre de l’ordre au sein de la SPL, dans le viseur de la justice depuis juillet et l’ouverture d’une enquête préliminaire visant des infractions en matière de probité. Comme nous le révélions, des perquisitions simultanées ont été menées, début juillet, aux sièges du Grand Avignon, de Tecelys, mais aussi du domicile de Joël Guin. Jean-Luc Queyla aura fort à faire en s’appuyant aussi sur les recommandations de la Chambre régionale des comptes, qui a transmis son rapport provisoire sur la SPL. Déjà, l’audit commandé par le précédent exécutif avait tiqué sur le cumul de casquette entre président et directeur général, plaidant pour scinder les deux fonctions « afin de bénéficier d’une séparation claire des pouvoirs entre stratégie/surveillance (président) et opérationnel (DG) ».

  • Mobilisation historique des électriciens-gaziers en France

    Mobilisation historique des électriciens-gaziers en France

    Au total, sur les effectifs, 65% de grévistes ont été comptabilisés chez EDF SA (hors filiales) en fin de journée et 61% (chiffre à la mi-journée) dans le groupe Engie, selon les directions des entreprises, des taux « historiques » selon les syndicats.

    Forte de cette mobilisation, l’intersyndicale CGT/CFE-CGC/CFDT/FO, a été reçue une petite heure par la ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, alors que manifestaient plusieurs centaines d’électriciens et gaziers devant Bercy. Les représentants des salariés ont réclamé « la levée » de l’injonction de la Cour des comptes, à l’origine du projet du gouvernement de réformer ce « tarif agent ». La ministre « nous a dit qu’elle n’avait pas de mandat » sur cette injonction, a déclaré sous les huées des manifestants le secrétaire fédéral de la FNME-CGT, Fabrice Coudour, à la sortie du ministère. « On a décidé que l’on exigeait une rencontre du Premier ministre dans les plus brefs délais, on fixe la deadline [date limite, Ndlr] au 2 octobre », a-t-il ajouté, faute de quoi les syndicats menacent de reprendre le mouvement et de « durcir le ton ».

    « Nous n’arriverons à une victoire et une reconnaissance des revendications des salariés électriciens et gaziers, que lorsque cette fameuse injonction (…) ne sera plus dans le paysage », a déclaré à l’AFP Alexandre Grillat, secrétaire général de la CFE Énergies.

    « Il n’y aura pas de passage en force », avait assuré mardi matin la ministre, pour qui il n’est « pas question de remettre en cause le tarif agent » : « la question c’est le niveau de fiscalisation », a-t-elle expliqué sur France 2, souhaitant « un dialogue » avec les représentants syndicaux pour « régulariser cette situation ». Et l’ultimatum court toujours…

  • Ventoux : les éco-gardes ont sensibilisé 66 000 personnes

    Ventoux : les éco-gardes ont sensibilisé 66 000 personnes

    Mercredi dernier à Carpentras, Jacqueline Bouyac, présidente du parc, a présenté le bilan de cette saison estivale. Près de 66 300 personnes ont été sensibilisées lors de 7 200 heures de patrouille cumulées. 77 foyers de feux ont été circonscrits. « Dans un contexte où le risque incendie était omniprésent, notre territoire a été épargné par les grands feux. Ce n’est pas le fruit du hasard, mais avant tout le résultat d’un travail collectif », salue Jacqueline Bouyac.

  • La Méridionale ouvre ses ventes pour 2027 avec deux nouveaux navires

    La Méridionale ouvre ses ventes pour 2027 avec deux nouveaux navires

    « Plus modernes, plus confortables et plus performants sur le plan environnemental, ces deux navires incarnent l’investissement de la compagnie dans l’avenir de la desserte maritime de la Corse », explique la compagnie, filiale de la CMA-CGM. Sous pavillon français premier registre, d’une capacité de 935 passagers et de 274 cabines chacun, les deux navires proposeront sept catégories de cabines, dont 21 cabines Luxe avec balcon. Leur propulsion hybride GNL-électrique, associée à des batteries de 13,5 MWh, permettra de réduire de l’ordre de 50% leurs émissions de CO 2 par rapport au Piana.

    Réservations : www.lameridionale.fr ou 09.70.83.20.20

  • Un partenariat renforcé entre Aix-Marseille Université et le Frac Sud

    Un partenariat renforcé entre Aix-Marseille Université et le Frac Sud

    Alors que 25 projets conjoints ont été mis en place depuis 2019, ce renouvellement va permettre à « de nouvelles perspectives » de voir le jour. Une manière d’illustrer la « volonté de faire dialoguer durablement science, recherche, culture et création contemporaine », pour Éric Berton, président d’Aix-Marseille Université. Caroline Pozmentier-Sportich, présidente du Frac Sud, souligne : « Nous affirmons notre ambition commune : faire de l’art contemporain un levier de connaissance, d’expérimentation et d’innovation (…) ».

  • À Forcalquier, un lieu pour faire le lien entre Europe et ruralité

    À Forcalquier, un lieu pour faire le lien entre Europe et ruralité

    « Démocratiser l’action de l’Europe », informer, orienter, fournir une aide administrative et encourager les porteurs de projets à se tourner vers les fonds européens : tels sont les objectifs du centre Europe Direct inauguré, mardi, à Forcalquier. « L’objectif est de faire le lien entre les territoires et les institutions, de comprendre les attentes des citoyens, de dialoguer sur les projets qu’ils souhaitent mener, sur leur ressenti vis-à-vis de l’Europe », explique Tanguy Specq, représentant de la Commission européenne à Marseille. L’idée est également de redorer le blason de l’Europe et de montrer qu’elle ne se résume pas qu’à des contraintes, alors que « l’on voyait de plus en plus d’eurosceptiques sur notre territoire », constate Alexandra Fol-Gutierrez, responsable du centre.

    « On a besoin aujourd’hui pour peser d’une Europe qui soit forte. Mais pour pouvoir avoir une Europe forte, il faut qu’elle soit incarnée dans les territoires, avance David Gehant, maire (DVD) de Forcalquier et président de la communauté de communes. Il faut saisir l’opportunité de ces fonds européens qui sont à disposition. »

    Le nouveau centre Europe Direct mettra en place des ateliers pour faire connaître les fonds européens aux élus, et a également pour projet d’intervenir dans les établissements scolaires, les collèges et les lycées agricoles. « L’agriculture est une partie prenante de ce lieu », pour lequel la communauté de communes a travaillé avec la Chambre de l’agriculture, a expliqué David Gehant. Avec cet espace, il espère « faire de cette commune un laboratoire de la ruralité active ». « Les territoires ruraux incarnent l’avenir de notre pays. La ruralité a un potentiel immense », a-t-il lancé.

  • La station France Musique n’est plus diffusée en FM dans les Hautes-Alpes

    La station France Musique n’est plus diffusée en FM dans les Hautes-Alpes

    Dans plusieurs secteurs du département, notamment dans le Briançonnais, il n’est plus possible d’écouter la station de radio publique France Musique en FM sur son poste de radio. Depuis juillet, il faut passer par internet.

    Radio France indique avoir été amenée à restituer une partie de ses fréquences FM pour des raisons d’économie et d’usage : « L’écoute de la musique se fait de plus en plus via des supports numériques. »

    Fracture territoriale

    La députée Valérie Rossi (PS) a saisi la ministre de la Culture dès la fin de l’été : « La transition vers le numérique et le développement du DAB+ sont nécessaires, dit-elle. Mais la modernisation ne doit pas se traduire par un recul du service public dans nos territoires ruraux et de montagne. » Le DAB+, norme de radiodiffusion numérique terrestre en cours de déploiement, permet aussi de recevoir la radio par les ondes. « Mais ce n’est pas encore partout une alternative effective, tandis que l’écoute par Internet suppose une connexion et un équipement adaptés, poursuit la députée. Ce qui risque donc de créer une nouvelle fracture territoriale et culturelle. »

    Le sénateur Jean-Michel Arnaud (Les Centristes) a également posé une question au gouvernement le 3 septembre : « Cette situation est particulièrement pénalisante pour ce territoire où une partie de la population, notamment les personnes âgées, ne peut accéder facilement aux supports digitaux. La diffusion hertzienne demeure indispensable pour garantir l’égalité d’accès au service public radiophonique. »

    Agathe Di Lenardo

  • [Université] À Marseille, le refus du tri par l’argent

    [Université] À Marseille, le refus du tri par l’argent

    Ils étaient une centaine réunis, mardi, devant la fac Saint-Charles, pancartes en main, à l’appel de l’intersyndicale de l’Enseignement supérieur et de l’Union étudiante, pour dénoncer la hausse des frais de scolarité pour les étudiants extra-communautaires, la baisse des subventions à la recherche, ou la suppression des APL pour 200 000 jeunes. « Du fric, du fric, pour nos services publics, pas pour l’armée, ni pour les flics » : le ton sera vite donné par le cortège.

    « C’est la prolongation de toutes les mobilisations contre ce décret raciste qui instaure des frais différenciés pour les étudiants extra-communautaires », explique Mathis, étudiant en droit à Aix et membre de l’Union étudiante. Inquiet d’un rapport sénatorial prévoyant une hausse généralisée des tarifs, il alerte : « On prône une université gratuite pour toutes et tous. Il est impensable d’instaurer des frais d’inscription de 3 000 ou 4 000 euros, pour des citoyens déjà placés en précarité. »

    Lettre au ministre

    Une analyse partagée par Ilana. « C’est très important que les étudiants du monde entier bénéficient d’un accès aux études », estime l’étudiante en théâtre, rappelant que ces « 3 000 euros représentent trois mois de salaire payés au Smic » et rendent l’accès aux facs « impossible » pour beaucoup.

    Du côté du corps enseignant, l’opposition est tout aussi ferme. Pour Caroline Mauriat, enseignante-chercheuse et co-secrétaire du SneSup-FSU à Aix-Marseille Université (AMU), la mesure laisse planer un risque plus grand : « Appliquer des frais différents pour les extra communautaires porte le germe de faire payer tous les étudiants et faire peser le coût des études sur eux, plutôt que de les financer par nos impôts à travers un budget. » Face à des budgets jugés « insuffisants » et « pas à la mesure des enjeux », le syndicat demande l’abrogation du texte et appelle le président de l’université, Éric Berton, à assouplir le dispositif.

    Le cadre réglementaire de 2026 restreint à 30% le quota d’exonérations accordé par les établissements. Pour AMU – première université de France pour l’accueil international avec plus de 12 000 inscrits –, environ 5 500 étudiants sont directement concernés. La direction assure qu’elle utilisera l’intégralité de sa marge de manœuvre pour soutenir 1 800 jeunes, en ciblant en priorité la continuité des parcours, les boursiers d’excellence et les étudiants issus de zones de conflit.

    Une situation qui inquiète jusqu’à l’hôtel de ville. Dans une lettre adressée cet été au ministre de l’Enseignement supérieur, le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, avertit que la réforme et la baisse des aides « excluent dorénavant les étudiants les plus modestes ». Estimant que « l’attractivité de notre enseignement supérieur est en jeu » et qu’« accueillir des étudiants du monde entier n’est pas qu’une tradition » mais « un choix d’avenir », l’élu réclame un réexamen de la situation des étudiants déjà engagés, ainsi qu’une concertation d’urgence entre l’État, les collectivités et la communauté universitaire.

  • Les apéros scientifiques de l’Osu Pythéas débattent santé à Marseille chez Zoumaï

    Les apéros scientifiques de l’Osu Pythéas débattent santé à Marseille chez Zoumaï

    Organisés par l’institut OSU Pythéas, les apéros Hyperbar de la brasserie Zoumaï (6e) à Marseille, reprennent leur rythme mensuel. Ce 16 septembre de 19h à 21h, le thème abordé est une seule santé (One Health). Le concept repose sur une idée simple : la santé humaine, la santé animale et la santé des écosystèmes sont profondément interdépendantes. Les crises récentes – pandémie de Covid-19, émergence de nouvelles maladies, pollution de l’air et de l’eau, perte de biodiversité ou encore multiplication des événements climatiques extrêmes – rappellent que les frontières longtemps établies entre santé et environnement sont aujourd’hui largement dépassées.

    Vulgariser la science

    Face à un public de curieux attablés devant un verre, les trois intervenants de cette soirée sont Anthony Gonçalves, adjoint (PCF) au maire de Marseille et délégué à la santé, Zoé Le Monnoyer, chargée de mission « une seule santé » à l’Agence régionale de biodiversité environnement (Arbe) Région Sud et Thierry Tatoni, professeur en écologie AMU à l’Imbe et membre de l’Académie des sciences, lettre et arts de Marseille. À travers des échanges durant toute la soirée, Pression Hyperbar ouvre le débat sur cette question : « la véritable prise en compte de notre santé ne nécessite-t-elle pas de prendre soin du vivant dans son ensemble ? » Grâce à des projections, tableaux et photos à l’appui, chaque intervenant micro en main présente de façon la plus didactique possible la problématique, et tente d’impulser des pistes de réflexion et d’action au sens le plus large possible. Les questions sont ensuite ouvertes dans la salle. Les 21 heures passées, la soirée continue à battre son plein de façon informelle.

    Zoumaï, 7 cours Gouffé (6e)