Ce partenariat permet aux jeunes Varois de rencontrer des sportifs professionnels, qui participent à ces ateliers dans le cadre de missions d’intérêt général. Ces jeunes filles et garçons ont pris part à des ateliers sportifs, avant de partager un temps d’échange et de dédicaces avec les joueurs.
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La Fête de La Marseillaise se plie en quatre dans le Vaucluse
Chaque année à cette période, la fédération du parti communiste de Vaucluse et ses six sections, sont les chevilles ouvrières de la Fête de La Marseillaise. Cette fois-ci elles se plient en quatre peut-être un peu plus, à l’occasion de la 4e édition depuis le retour de notre titre dans le département en septembre 2022. Au moins un millier de personnes est attendu ce dimanche 24 mai dans le traditionnel écrin champêtre du parc des Libertés de l’île de la Barthelasse *, lors d’une journée à la météo pré estivale. « C’est la fête du journal La Marseillaise, organisée par les militants du PCF, qui permet de mettre en avant la qualité du journal qui relaye les luttes sur notre territoire, comme pas plus tard que ce matin [mercredi] où j’ai croisé un journaliste devant l’usine Eurenco (lire page 16) », resitue Julien De Benito, secrétaire départemental du PCF 84. Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise, s’exprimera à midi.
Un événement bien sûr politique, « mais pensé comme un lieu d’échanges et de débats où se retrouve toute la gauche », précise le responsable politique. Le PCF, mais aussi le PS, LFI, Les Écologistes, Génération.s, l’Après et Debout tiendront un stand. Acmé politique de la journée, le traditionnel débat réunissant plusieurs partis, autour du numérique. À partir de 15h15, Alexandre Basquin (sénateur PCF), Thomas Dossus (sénateur Les Écologistes), Pierre-Yves Cadalen (député LFI) et un représentant socialiste débattront de l’emprise du numérique « qui bouscule nos vies avec l’intelligence artificielle, les grandes plateformes économiques, le traitement de nos données, tout cela sans que cela soit vraiment questionné par la population », décrit Julien De Benito. À 17h, une prise de parole de Delphine Jordan, ex-conseillère départementale de Vaucluse et membre de la commission nationale droits des femmes et féminisme, est prévue.
Le théâtre à l’afficheOutre ce débat politique, la fête se veut un moment convivial et culturel. Un premier débat est programmé (10h30) autour du thème « Le roman noir est-il nécessairement social ? » Un choix savamment sélectionné pour rendre hommage à Roger Martin, écrivain engagé et chroniqueur dans nos colonnes, décédé tragiquement fin janvier dans sa commune de Pernes-les-Fontaines. « Trois de ses amis et auteurs, Philippe Pivion, Antoine Blocier et Philippe Paternolli dialogueront autour de la dimension sociale du roman noir », souligne Julien De Benito.
Nouveauté cette année au programme, une pièce de théâtre, « Emballage », sera jouée à 14h. « On souhaitait renforcer le côté culturel de la fête, quoi de plus naturel que le théâtre à Avignon ? », livre le secrétaire du PCF 84. Écrite en 1970 par André Benedetto, la pièce a été réactualisée il y a 15 ans et sera interprétée par la compagnie La Parole Rouge. Le spectacle sera encore à l’affiche du Festival Off cette année au théâtre de la Rotonde. Mondialisation, chansons, réflexion et humour en sont le fil rouge. La musique reste partie prenante de la fête : le chanteur lyonnais Reno Bistan est attendu sur scène (16h30) pour un concert autour de la chanson française engagée et ses « chansons écolo-rigolotes ». À l’issue, c’est la Chorale sauvage qui prendra le micro.
Enfin, plus d’une vingtaine d’associations seront également présentes tout au long de la journée, de même que des jeux pour enfants, exposition sur les 90 ans du Front Populaire, tombola et espaces de restauration/buvette.
* Parc des Libertés, 4632 route de l’Islon sur l’île de la Barthelasse. Entrée libre de 10h à 20h30.
ILS Y SERONT
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Un éveil musical pour les maternelles à l’Opéra
Les élèves de maternelles paraissent encore plus petits dans le grand Foyer de l’Opéra de Marseille. Une petite quarantaine d’écoliers des maternelles Révolution et Saint-Louis, à Marseille, ont bénéficié d’une session d’éveil musical. Un moyen de démocratiser la musique classique et le chant lyrique. Pour la plupart, c’est une découverte : « Je ressens du calme et de la joie », exprime Lilia, élève de maternelle.
Cette séance a été animée par Pascale Bonnet-Dupeyron, soprano, et Jean-Michel Muscat, baryton. En début d’atelier, ils ont chanté un duo d’opérette aux enfants « surpris par la puissance de la voix des chanteurs et le fait qu’ils chantent sans micro », raconte l’enseignante de la classe de Lilia. Les enfants se sont ensuite échauffé la voix, pour chanter en chœur « Pétrouchka », une chanson préparée en avance, sous les conseils des professionnels.
Faire découvrir un universL’opéra reste fréquenté par une population assez aisée. Pour le baryton, « c’est important de faire découvrir, dès le plus jeune âge, ce genre de musique qu’ils n’ont pas forcément l’occasion d’écouter ». Certains enfants n’auraient peut-être jamais eu l’occasion de se rendre à l’Opéra sans ce dispositif mis en place par la Ville de Marseille, en collaboration avec l’Opéra et l’Académie d’Aix-Marseille. Surplombés par une peinture au plafond d’Augustin Carrera, les enfants forment finalement une ronde, tout en chantant au rythme de la mélodie de Caroline Dauzincourt au piano. « C’était mon moment préféré », assure la petite Narjess.
Pour la deuxième année, cet atelier aura peut-être inspiré quelques enfants. « J’ai bien aimé répéter à la maison », raconte Nour. « T’aimerais bien continuer ? », demande la maîtresse. « Oui ! »
Marie Moreau
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Une exposition pour honorer les métiers manuels à Aubagne
La céramique et le graphisme sont à l’honneur. L’exposition du Pôle Métiers d’art et du design d’Aubagne revient pour une nouvelle édition. Un événement à double enjeu qui permet d’exposer le travail des apprentis réalisé durant l’année, mais également de faire découvrir des formations avec des visites de l’école, des ateliers et des formations.
« On alimente les candidats avec des ateliers pédagogiques et surtout les moyens de financement pour savoir comment intégrer notre école, qui est le seul centre de formation en région Paca qui propose de l’apprentissage en tournage en céramique », précise Renaud Andréani, responsable de la section pour les Métiers d’Art.
« Journée portes ouvertes »L’exposition se dit très visuelle puisqu’elle propose des démonstrations de tournage de jarre à la corde encadrées par des formateurs privés, un enseignement de savoir-faire important pour les personnes qui veulent en découvrir encore plus sur les métiers manuels.
La double casquette de cette exposition phare se présente aussi comme une forme de journée portes ouvertes : « On communique énormément sur nos prospects avec des chiffres clés notamment. C’est-à-dire que des personnes qui sont intéressées peuvent venir à l’exposition et ça leur permet de faire une forme de journée portes ouvertes. Ils viennent voir justement l’école, comment ça fonctionne et les trois dispositifs qu’on met en place », insiste le vice-champion de France de tournage.
L’exposition Les œuvres et les gestes du Pôle des Métiers d’Art et du design, le vendredi 22 mai, de 8h30 à 20h. Accès libre.
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L’ex-footballeur Mamadou Niang remet un prix contre le harcèlement scolaire
Qui de mieux que la jeunesse pour sensibiliser à la lutte contre le harcèlement scolaire ? Pour la cinquième année consécutive s’est tenu le prix régional « Pour en finir avec le harcèlement scolaire », à l’initiative de la Région Sud. À l’issue de cet après-midi, le Prix régional a distingué sept lauréats : trois pour le prix Vidéo (lycée Chiris à Grasse, lycée Jean-Moulin à Draguignan et lycée Lurçat à Martigues), trois pour le prix Affiche (lycée Dauphin à Cavaillon, lycée Impérial à Nice et lycée Janetti à Saint-Maximin) et un pour le Prix Autre Support (lycée Les Côteaux à Cannes). Pour la première fois, un coup de cœur du jury a été décerné (lycée Le Rocher à Salon-de-Provence). « Le harcèlement scolaire est un fléau qui touche un bon nombre de jeunes et pour nous, c’est inacceptable qu’ils aillent en cours avec la boule au ventre. On est mobilisés avec Mamadou Niang aussi, pour mettre un terme à ce fléau », déclare Ludovic Perney, 15e vice-président de la Région en charge de la Jeunesse, des Sports et de la vie étudiante.
Investissement de la RegionUn million d’euros sont investis chaque année par la Région Sud pour combattre le harcèlement scolaire. Ce qui permet de former des parents d’élèves et des agents afin d’être en capacité de reconnaître toutes formes de harcèlement. « On sait qu’aujourd’hui, nous savons que les formes ont changé, notamment avec le cyberharcèlement », annonce Ludovic Perney. « C’est une cause qui me tient à cœur, surtout en tant que père de famille. Sur le terrain, quand un joueur galère, on s’entraide, alors faites pareil au lycée », complète Mamadou Niang.
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Le Rat Luciano en concert gratuit sur le Vieux-Port
« On l’dira même en interview, on est fascinés par la classe ouvrière, la vie des voleurs et celle des voyous », rappait Le Rat Luciano en 2000 sur le titre Nous contre eux, dans son premier album mythique Mode de vie béton style. 26 ans plus tard, une furia qui l’anime toujours, comme pourra encore le prouver son concert gratuit prévu le 31 juillet sur la scène flottante du Vieux-Port, dans le cadre de l’été marseillais. « Il fera vibrer les Marseillaises et Marseillais lors d’un spectacle inoubliable pour une carte blanche exceptionnelle. Lors de cette soirée, l’artiste sera accompagné de plusieurs invités », aguiche dans un communiqué de presse la Ville de Marseille, organisatrice de l’événement.
VolcaniqueLa semaine passée, la municipalité avait déjà annoncé la liste des chanteurs, musiciens et groupes qui se produiront du 3 juillet au 1er août sur la scène flottante, située au niveau de l’Hôtel de Ville, la Bonne mère en toile de fond, tels que Julien Clerc, Sébastien Tellier, Cassius ou encore Nu Genea. Avec le dévoilement du nom du Rat Luciano, les concerts de l’été marseillais franchiront, à n’en pas douter, un cap supplémentaire dans l’indice d’explosivité volcanique. Et pour cause, dans son dernier album sorti fin avril, Magma, le rappeur fait encore étalage de toute sa verve incandescente. De Phares éteints à Baiser froid, un choc thermique où ce boxeur d’instrus hors pair montre qu’il n’a rien perdu de son talent.
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Au Mucem, le styliste Mossi Traoré prend le pli du monde
Une robe pli « Simone Pheuplin » dont les drapés immaculés en popeline de coton enveloppent le corps, doux comme du linge propre, une robe asymétrique en laine plissée noir et blanc, un t-shirt aux mêmes contrastes qui affiche « En mode Mossi », comme un mantra. « C’est un état d’esprit, le fait d’oser, croire », commente le jeune, mais foisonnant styliste Mossi Traoré, dont la production fait l’objet d’une exposition au Mucem jusqu’au 16 novembre. « Ce récit répond à l’objectif de démocratisation de la mode et de la culture », résume ce créateur français ayant passé sa jeunesse dans le Val-de-Marne, passé des podiums de son quartier jusqu’aux cimaises du Mucem.
« Petit, je rêvais d’être footballeur », rappelle Mossi Traoré, devant une vitrine présentant des objets issus des collections du Mucem, tels qu’un maillot de l’OM orné des résilles du musée ou encore un ballon commémoratif de la victoire du plus illustre club français en Ligue des champions, un soir de 26 mai 1993. Quelques reliques encadrées par le tirage d’un shooting photo de la journaliste Vanessa Le Moigne, habillée des créations de ce supporter de l’OM, dans l’antre du Vélodrome.
Cocktail Molotov« Des rêves de couture et d’enfance », indique la commissaire du parcours, Julia Ferloni-Grandval, qui basculent ensuite vers une réalité matinée de ses influences mondiales, illustre dans la foulée une section dédiée à ses travaux irrigués par la culture de l’Inde. De ses défilés parisiens où il habilla notamment la fameuse actrice de Bollywood, Aishwarya Rai, jusqu’à son shooting de la danseuse étoile Marie-Agnès Gillot au Taj Mahal. Avant de s’engouffrer dans les pas de la plus grande inspiration de Mossi Traoré, en la personne de la couturière Madame Grès, dont « la signature est le pli à l’antique ». Une technique phare que le créateur francilien s’approprie avec brio. Un passage entre tradition et modernité, symbolisé par une scénographie constituée de matériel de couture et vêtements populaires issus des réserves du musée, véritables « marqueurs sociaux, culturels, historiques et politiques », plante Marie-Charlotte Calafat, directrice scientifique et des collections du Mucem. Autant d’allers-retours dans le temps et une histoire personnelle que Mossi Traoré ne cesse de remettre au goût du jour, vient notamment attester sa collection « Les ripeurs », qui « rend hommage aux éboueurs », métier exercé par son père. « Pour rendre visible les invisibles », affirme-t-il. Pour ce styliste, « la couture comme un espace de rencontres », montre la dernière partie de l’exposition : du rap de Sefyu Molotov à la peinture de Lee Bae, en passant par la calligraphie d’Hassan Massoudy et la danse hip-hop d’Abdoulaye Barry.
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Une symphonie aux rythmes de la Méditerranée
En ouverture, l’esplanade J1 vibrera aux sons de 200 musiciens pour une grande Symphonie portuaire en ode à la Méditerranée. L’ensemble est composé de musiciens professionnels de la Philharmonie de Paris, les jeunes du Conservatoire Pierre Barbizet et d’amateurs, accompagnés par les sirènes de Mécanique Vivante, la compagnie de Franz Clochard.
À l’image de la Saison Méditerranée, cette Symphonie Portuaire est une « possibilité de faire vibrer le port au service de la Méditerranée », explique Raphaël Imbert, directeur de Campus Art Méditerranée et chef d’orchestre de cette grande fanfare. Le public aura l’occasion de se déplacer à travers cet espace qui est « un lieu de départ, un lieu symbolique et un lieu de mémoire », atteste Raphaël Imbert.
« Réunir les contraires »Au programme, quatre actes qui mettent à l’honneur la fanfare, la découverte des sirènes, le travail « percussif de mécanique vivante » avant l’acte finale qui reste une surprise. La création fait dialoguer les mélodies des rives de la Méditerranée, puisant dans de multiples répertoires, entre autres Egypt Strut signée Salah Ragab. Pour Raphaël Imbert, cette partition jazz est un « hymne à la Méditerranée ». Il poursuit : « Le jazz, c’est ce qui permet de réunir les contraires, de permettre les rencontres avec des musiciens qui n’ont pas les mêmes bagages. »
La Symphonie d’ouverture se déroule le 23 mai au J1. Accès libre.


