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  • Face à des risques naturels accrus, les habitants ont un rôle à jouer

    Face à des risques naturels accrus, les habitants ont un rôle à jouer

    Au cœur du PC de sécurité de la Ville de Montpellier, l’atmosphère est à la vigilance absolue. C’est ici que se coordonnent les forces opérationnelles dès qu’un événement majeur frappe la cité (voir article ci-dessous). Après un été 2026 de tous les records, marqué par six vagues de chaleur successives, des incendies historiques en Gironde et dans le Var et de violents orages qui ont frappé l’Aude mais aussi le Gard
    et l’Hérault, le maire de Montpellier tire la sonnette d’alarme. « Cet été, rien ne nous a été épargné… Face aux nombreux aléas auxquels nous sommes de plus en plus confrontés, il est essentiel de rappeler les enjeux de la culture du risque », insiste Michaël Delafosse.

    L’équation météorologique est implacable : « Qui dit canicules dit épisodes méditerranéens. Quand il fait chaud ; la mer se réchauffe et cela produit ce phénomène qui, d’un seul coup, conduit à des précipitations de très forte intensité et entraîne des ruissellements d’une grande violence », rappelle l’élu.

    « Toute l’Europe

    de l’ouest a été touchée »

    Les données scientifiques confirment l’urgence. Selon Alix Roumagnac, président de la société Predict, l’année 2026 marque un tournant climatique à l’échelle européenne (voir entretien page 5). « Toute l’Europe de l’ouest a été touchée par ces séquences de canicules. Actuellement, la Méditerranée est aussi chaude que le golfe du Mexique, avec des eaux proches de 30 degrés », prévient-il. Un réservoir d’énergie thermique qui favorise la formation de « Médicanes », ces puissants ouragans méditerranéens. Plus inquiétant encore, la saison à risque ne cesse de s’allonger : « Cette année, les canicules ont débuté dès le mois de mai et nos épisodes cévenols ou méditerranéens, qui avant se cantonnaient à l’automne, peuvent désormais survenir jusqu’en décembre », souligne Alix Roumagnac.

    À Montpellier, le souvenir du dernier grand épisode de 2015, qui avait coûté la vie à deux personnes, reste vif. Depuis, la ville a été relativement épargnée, mais le danger a frappé ses voisins : l’Aude, la vallée de la Roya, la Grèce, ou encore Valence. Pour Sébastien Cote, premier adjoint en charge de la sécurité, le constat est lucide : « La question n’est pas de savoir si nous allons être frappés, mais quand. »

    Si la collectivité a, depuis plusieurs années, massivement investi dans des aménagements urbains pour lutter contre les inondations, l’implication de la population laisse encore à désirer dans une métropole qui accueille chaque année entre 8 300 à 8 600 habitants supplémentaires. La Ville s’est pourtant dotée d’outils pratiques en accès libre, comme le Document d’information communal sur les risques majeurs (Dicrim), qui incite notamment chaque foyer à préparer un kit d’urgence. Mais l’enjeu crucial repose sur le dispositif de téléalerte. Cet outil gratuit, sur lequel il suffit de s’inscrire en ligne sur le site internet de la Ville, permet à la collectivité, lors d’un événement météorologique majeur, d’envoyer des SMS en temps réel pour diffuser les consignes de sécurité. Or, selon Michaël Delafosse, « moins de 30% » des Montpelliérains seraient aujourd’hui abonnés au système municipal de téléalerte, quand son adjoint à la sécurité, Sébastien Cote, évoque, lui, la barre des 10%… « De notre côté, nous sommes prêts. Les moyens et les investissements sont là, mais il faut que nos concitoyens se donnent les moyens de disposer des informations de prévention », insiste le maire de Montpellier. Face à l’imprévisibilité et à la soudaineté des épisodes méditerranéens, la téléalerte est un outil qui peut sauver des vies. Qui plus est, « le respect des consignes de sécurité facilite grandement le travail des secours », souligne Michaël Delafosse.

    Du côté des sapeurs-pompiers, le message est limpide : « La meilleure intervention, c’est celle qu’on ne fait pas. » Les professionnels du secours rappellent une règle fondamentale : lors d’un épisode intense, « l’abri en dur reste le rempart le plus efficace ». Le danger majeur réside dans les déplacements. Qu’on soit à pied ou en voiture, la vulnérabilité est maximale. Quelques centimètres d’eau courante suffisent à emporter un véhicule. « Se déplacer, c’est se mettre en danger et mettre en danger les personnes que l’on va chercher », insistent les pompiers, rappelant que les écoles disposent de leurs propres plans de mise en sécurité pour protéger les enfants. « L’objectif n’est pas de céder au catastrophisme », rappelle Alix Roumagnac, mais d’acquérir des réflexes de sauvegarde : s’informer, s’abonner aux alertes et, le moment venu, obéir aux consignes de sécurité.

  • [OM-PSG] La dernière demi-heure encore fatale

    [OM-PSG] La dernière demi-heure encore fatale

    Après la correction reçue de Besiktas en Ligue Europa, Bruno Genesio devait trouver les ingrédients pour en éviter une autre, cette fois au Vélodrome.

    Il a donc repositionné Igor Paixão et Amine Harit sur leur aile habituelle. Rappelé Amine Gouiri, mais aussi sacrifié Angel Gomes pour tenter l’association de l’Algérien avec Neal Maupay en voltigeur. Une configuration qui permettait à l’OM d’exister sur quelques coups d’accélérateur. Néanmoins, le danger était plus souvent sur le but de Jeffrey de Lange.

    La perte d’Igor Paixão n’altérait pas une organisation marseillaise bien en place. Avec des joueurs qui s’appliquaient dans leurs transmissions et veillaient au grain pour éviter de laisser des espaces aux attaquants du PSG.

    À la pause, tous les espoirs étaient encore permis. Mais dès l’entrée de Ferran Torres, le champion du Monde mystifiait la défense marseillaise permettant au PSG de prendre le contrôle, alors que l’OM, jusque-là, n’avait pas démérité. Mais encore une fois, la dernière demi-heure aura été fatale à leurs espoirs face au réalisme parisien.

  • [Passerelle interculturelle] Un gigantesque coussin gonflable en Chine

    [Passerelle interculturelle] Un gigantesque coussin gonflable en Chine

    Il ne s’agit pourtant ni d’une installation artistique ni d’un bâtiment temporaire. Cette gigantesque structure est une membrane gonflable destinée à recouvrir entièrement la fosse de fondation du futur Centre d’exposition de Baiyun.

    Avec une superficie d’environ 25 000 mètres carrés, elle constitue actuellement l’une des plus grandes installations de ce type dans le sud de la Chine. La structure mesure environ 197 mètres de long, 110 mètres de large et atteint jusqu’à 45 mètres de hauteur.

    Son principe est relativement simple : des ventilateurs injectent de l’air en permanence à l’intérieur afin de maintenir une légère surpression et de soutenir la membrane. Le chantier se retrouve ainsi enfermé dans un vaste espace indépendant, sans avoir besoin d’une lourde structure métallique.

    L’objectif est avant tout environnemental. En isolant le chantier de l’extérieur, la membrane permet de limiter fortement la dispersion des poussières et de réduire le bruit, avec une baisse pouvant atteindre environ 60 %. Elle protège également les travaux contre la pluie et certaines intempéries, ce qui permet au chantier de se poursuivre dans des conditions plus stables.

    À l’intérieur, la qualité de l’air est surveillée en permanence. Des dispositifs mesurent notamment la teneur en oxygène, le monoxyde de carbone et la concentration de poussières. Des systèmes de renouvellement de l’air et de pulvérisation d’eau sont également utilisés afin de maintenir un environnement adapté aux ouvriers et aux engins.

    La question de la sécurité a également été prise en compte. Selon les responsables du projet, cette membrane a été conçue pour résister à des vents correspondant à un typhon de niveau 14, un élément particulièrement important dans une région régulièrement exposée aux phénomènes météorologiques violents. Cette solution présente aussi un intérêt en matière de calendrier. Grâce à la protection du chantier contre les aléas climatiques et à la possibilité de travailler de manière plus continue, le projet estime pouvoir gagner jusqu’à 171 jours sur certaines phases de construction.

    Guangzhou n’est d’ailleurs pas la première ville chinoise à expérimenter cette technologie. À Jinan, dans la province du Shandong, une membrane d’environ 20 000 mètres carrés et de près de 50 mètres de hauteur a déjà été utilisée pour recouvrir un chantier. À Shenzhen, dans le quartier de Futian, des dispositifs comparables ont également été installés afin de réduire l’impact environnemental de grands travaux urbains.

    Une fois les travaux terminés, la membrane peut être démontée, transportée et, dans certains cas, réutilisée sur d’autres chantiers. Derrière ce spectaculaire « coussin gonflable » se cache donc une question très concrète à laquelle sont confrontées les grandes métropoles chinoises : comment continuer à construire et à transformer la ville tout en réduisant les nuisances pour ceux qui vivent autour des chantiers ?

    « Passerelle interculturelle », est un espace dédié aux échanges d’idées et de perspectives entre la France et la Chine. Chaque lundi, grâce à des entretiens avec des personnalités françaises et chinoises ou des sujets sur les deux pays, notre ambition est de créer un pont entre deux traditions intellectuelles, deux sensibilités et deux visions du monde.

  • Nouveau record du prix du gazole dimanche

    Nouveau record du prix du gazole dimanche

    À 10h30 dimanche, le prix du litre de gazole atteint 2,4097 euros, selon une moyenne calculée par l’AFP à partir des prix affichés dimanche pour plus de 8 700 stations-service sur le site Prix-carburants.gouv.fr du ministère de l’Économie, et dépassant le précédent record établi la veille.

    À plus de 2,17 euros le litre dimanche matin selon une moyenne enregistrée dans plus de 6 700 stations, le SP95-E10, carburant le plus vendu en France, évolue depuis plus d’une dizaine de jours au-dessus de son pic de 2022 de 2,11 euros. Et très au-dessus des 1,57 euro d’octobre 2018 déclenchant le mouvement des Gilets jaunes.

    Si le ministre du Commerce Serge Papin a indiqué vendredi que l’aide gouvernementale sur les carburants ciblée sur les « gros rouleurs », initialement prévue jusqu’au 30 septembre, ne « s’arrêtera pas ». Le soutien s’arrêtera là. La limitation des dispositifs de soutien a encore été justifiée samedi par le ministère de l’Économie par la situation des finances publiques françaises, dont l’endettement atteindra un niveau record en 2027 en raison d’un déficit public demeurant « élevé ».

    La flambée des prix du carburant depuis fin février provoquée par la guerre en Iran alimente une tension sociale chaque jour plus palpable. La date du 17 octobre pour une grande mobilisation sur le sujet revient sur les réseaux sociaux. Samedi, quelques rassemblements de Gilets jaunes ont déjà eu lieu. À Marseille mais aussi au rond-point de Kermaria, à Pont-l’Abbé dans le Finistère, au rond-point de l’Europe à Bagnols dans le Rhône ou encore au péage de Chamant-Senlis dans l’Oise où le secrétaire national du PCF Fabien Roussel qui a officiellement appelé à une mobilisation nationale le 17 octobre contre la flambée des prix des carburants, a rejoint les manifestants pour demander la baisse de la TVA sur l’essence.

  • La place des femmes en débat au centre Velten

    La place des femmes en débat au centre Velten

    Le collectif Forum Femmes Méditerranée, né en 1993 suite à la première Rencontre internationale des femmes de la Méditerranée, œuvre au quotidien pour le droit des femmes et lutte contre toutes les formes de violences.

    « Nous menons ce combat à l’échelle internationale, nationale, mais aussi par du concret, sur le terrain », lance Esther Fouchier, présidente de l’association, lors du débat organisé vendredi.

    Hommage à Yvette Roudy

    Pendant cette discussion, il a été question du rapport produit en 2025 par l’association, intitulé Femmes de Méditerranée : Entre résistances et stratégies de pouvoirs. La présidente, ainsi que Martine Levy et Françoise Morvan, membres du conseil d’administration, ont pu présenter un résumé de ce qui se veut être un bilan de l’évolution de la condition des femmes méditerranéennes, trente ans après la conférence euroméditerranéenne de Barcelone de 1995.

    Toutes les trois constatent encore des inégalités importantes et persistantes, notamment au sujet de la propriété, de l’héritage et des droits sexuels et reproductifs. « Dans le Pacte pour la Méditerranée, un seul mot cite les femmes au détour d’une énumération. Et quand on ne nomme pas, on invisibilise », rappelle Esther Fouchier.

    La présidente a conclu cette discussion avec un hommage à Yvette Roudy, première femme ministre du Droit des femmes. « Elle a fait passer le féminisme du militantisme à la politique publique », scande Martine Levy, en rappelant les importantes conquêtes sociales de l’ancienne ministre.

    Une autre journée d’animations est prévue le 26 septembre au centre social Romain-Rolland de 13h30 à 19h.

  • Dix places en résidence d’habitat inclusif à la Garde pour des personnes en situation de handicap

    Dix places en résidence d’habitat inclusif à la Garde pour des personnes en situation de handicap

    Solution destinée aux personnes en situation de handicap et/ou âgées, l’habitat inclusif permet à chacun de vivre chez soi en gardant son autonomie, tout en partageant une partie de son quotidien avec ses voisins. Pour autant, le résident y reste maître de ses choix : l’aspect collectif se veut complémentaire, afin de partager, s’entraider et co-construire des projets. Le tout sous l’égide d’un animateur présent pour faciliter le quotidien, avec la possibilité de faire appel à des praticiens de santé et prestataires d’aide à domicile.

    Un nouvel appel à projet lancé

    C’est le principe de la résidence « Choisir d’habiter ensemble à la Garde » et ses dix logements ouverts en juin 2025, pérennisant les anciens appartements de préparation et d’entraînement à l’autonomie (APEA) de La Garde. Elle a été inaugurée vendredi par les collectivités et APF France Handicap, association dédiée à l’inclusion, qui en est gestionnaire. Le projet, financé par le département via le dispositif d’aide à la vie partagée (AVP) – d’un montant maximum de 7 500 euros par an et par habitant, versé aux porteurs de projets pour en financer l’animation et la coordination – fait partie des « 21 habitats ouverts dans 18 communes, bénéficiant à 163 Varois, avec plus de 250.000 euros investis dans sept lieux de vie » précise le président du département, Jean-Louis Masson.

    Une orientation qui va se poursuivre puisqu’un nouvel appel à manifestation d’intérêt pour financer plus de 100 AVP supplémentaires vient d’être lancé, avec l’objectif d’atteindre les 450 et 3 millions d’euros par an à l’horizon 2029-2030.

  • Action à la Rochelle pour attirer encore plus de tournages

    Action à la Rochelle pour attirer encore plus de tournages

    Et de profiter de la projection d’Impossible, réalisé par Emmanuel Finkiel tourné presque intégralement dans les Hautes-Alpes, pour mettre ses décors de montagne sous les projecteurs… et tenter de séduire de nouvelles productions. À noter qu’en 2025, le Bureau d’accueil des tournages des Alpes du Sud a accompagné 28 tournages, représentant plus de 300 jours de tournage.

  • Ligne THT : le territoire arlésien affiche son unité contre la méthode du gestionnaire

    Ligne THT : le territoire arlésien affiche son unité contre la méthode du gestionnaire

    C’est une véritable démonstration de force qu’ont livrée les opposants à la ligne aérienne 400 000 volts samedi soir. Près de 2 500 personnes se sont réunies dans le Théâtre antique d’Arles -la jauge maximale- à l’appel du Collectif THT 13/30, représentant lui-même 36 associations.

    Dans les gradins : des représentants de l’agriculture, du monde culturel, touristique, des défenseurs de l’environnement, des riverains et une centaine d’élus de tous bords venus dénoncer la méthode employée par le gestionnaire RTE pour « passer en force ». Car si l’État veut implanter 145 pylônes entre Jonquières-Saint-Vincent (Gard) et Fos-sur-Mer le plus rapidement possible, à l’échelle locale, le territoire arlésien fait bloc. En témoigne la présence d’une vingtaine de maires, quatre députés, cinq sénateurs, deux parlementaires européens, trois anciennes ministres, d’élus locaux… *

    L’objectif affiché : « S’adresser de manière unie, dans une cohésion inédite, à l’État pour montrer notre attachement à nos patrimoines environnementaux, agricoles, culturels, sociaux », détaille Jean-Laurent Lucchesi, porte-parole du Collectif THT 13/30.

    Pour une approche globale

    Le projet aérien suscite de nombreuses inquiétudes. « Le premier impact est paysager, dans un territoire qui base sa valeur sur la notion d’horizon », poursuit Jean-Laurent Lucchesi, qui note : « 35% du PIB du Pays d’Arles provient du tourisme. » Le monde agricole craint de « perdre ses sept labels qui font sa fierté », alerte Anne Collard, vigneronne, alors que « 80 à 90% des pylônes doivent être plantés sur des exploitations ». Côté biodiversité, les associations pointent le risque de collision des oiseaux, la ligne étant placée « au carrefour de l’une des plus grandes voies migratoires d’Europe », souligne Jean Jalbert, directeur de la Tour du Valat.

    Depuis trois ans, les opposants travaillent à une solution alternative basée sur les technologies « maîtrisées par RTE » qui consisterait à construire une ligne souterraine de 2GW de courant continu entre Jonquières-Saint-Vincent et Fos, complétée par la suite par une ligne sous-marine de 2GW en provenance de Port-la-Nouvelle (projet Midi-Provence). Les élus ont signé un serment en faveur de celle-ci. « La décarbonation de Fos et la préservation de la Camargue, de la Crau et de la Terre d’Argence (…) doivent être pensés ensemble, dans une approche globale », déclarent-ils, affirmant leur « attachement au dialogue » et appelant à l’examen sans a priori des « différents scenarii ».

    * Notamment le maire d’Arles, Patrick de Carolis (Horizons)
    et le conseiller municipal d’opposition (PCF)
    Nicolas Koukas.

  • [Entretien] Pascal Galéoté : « C’est un projet d’intérêt national vital »

    [Entretien] Pascal Galéoté : « C’est un projet d’intérêt national vital »

    La Marseillaise : Comment comprenez-vous l’opposition
    à la ligne THT ?

    Pascal Galéoté : On peut comprendre qu’il y ait des oppositions à son tracé. Ceci étant dit, on est dans une situation énergétique et environnementale compliquée, et on ne peut pas porter à la fois la nécessité d’une transition écologique et s’opposer à des projets permettant de développer de l’industrie et des activités plus respectueuses de l’environnement. Sans être à la place de celles et ceux qui s’y opposent, c’est un projet d’intérêt national vital. Ça a été dit par les responsables d’Enedis : l’alimentation électrique de tout le Sud-Est est concernée, si on veut éviter une situation de black-out dramatique, pour des secteurs d’activité comme la santé, sans parler d’industrie.

    Il y a aussi un enjeu sur l’emploi ?

    P. G. : 30 000 à 40 00 emplois directs et induits sont concernés. Le territoire n’a jamais connu d’enjeux aussi forts depuis les années 70 et l’ère de la construction des industries, des raffineries et des aciéries. On est dans cette croisée des chemins : à la fois à faire survivre et adapter l’industrie existante et nous portons des projets alternatifs, et la nécessité de maintenir et avoir une production respectueuse et adaptée. Il faut corréler tout ça. La totalité du territoire est suspendue à la mise en œuvre de ce projet. Il y a une vraie opportunité et le projet de ligne à 400 000 volts doit voir le jour et accélérer parce que des doutes peuvent exister chez les industriels et cela pourrait retarder des projets ou en remettre en cause certains. La CGT est donc favorable à une accélération même s’il peut y avoir des alternatives à sa réalisation. Mais il ne faut que ce soit des solutions utopiques.

    C’est-à-dire ?

    P. G. : L’enfouissement de la ligne, techniquement, c’est une tranchée de 25 mètres de profondeur sur 100 de large : l’impact environnemental est peut-être encore plus important qu’une ligne aérienne. Puis, il y a les questions de submersion et de marées… On n’est pas là pour qualifier ou pas le tracé ou les options mais il faut que ce projet se fasse. Ça peut monter en puissance mais il faut engager des travaux et la mise en œuvre pour une livraison d’ici 24 mois. Les travailleurs sont mobilisés sur ça. On va continuer à participer au débat public, contribuer et faire que ça aille dans le bon sens.

  • Benoît Payan, guide conférencier d’un jour

    Benoît Payan, guide conférencier d’un jour

    Le maire de Marseille, Benoît Payan, donne de sa personne pour ces Journées du patrimoine. Samedi, il a assuré lui-même la visite de son bureau.

    Les groupes d’une trentaine de personnes se sont succédé à partir de 10h du matin, pour admirer la vue imprenable sur le Vieux-Port, et recevoir une masterclass d’histoire et d’art de trente minutes par le maire, qui se présente comme un « passionné de design ». Aux murs de nombreux tableaux, au sol un tapis de 400 kilos fabriqué par la Manufacture de la Savonnerie et sur le bureau… la « collection personnelle d’encres japonaises » que Benoît Payan dit utiliser en fonction de son « humeur ».

    « Je n’ai pas voulu que la décoration du bureau soit un coût pour la mairie, c’est pourquoi toutes les œuvres m’ont été prêtées par le Mobilier national », détaille le maire qui prend également soin de rappeler l’histoire de la construction de l’Hôtel de Ville au XVIIe siècle, anecdotes à la clé.

    Il a également évoqué le plaisir avec lequel il participe à ces journées. « Je fais cela tous les ans, je trouve que c’est sympa de faire découvrir des endroits comme ça. Si je pouvais être guide conférencier je ferais ça toute la journée », conclut-il après avoir salué ses visiteurs un par un.