Category: sports

  • Une défaite historique qui suscite des interrogations

    Une défaite historique qui suscite des interrogations

    L’OM surclassé. L’OM écrasé. L’OM humilié. Les qualificatifs sont multiples pour évoquer la punition infligée par le PSG.

    Une défaite 5-0, face à un adversaire qui n’a pas forcément disputé son match le plus abouti. Mais qui a surtout su exploiter les failles d’un bloc marseillais qui n’a rien respecté. À commencer par le maillot.

    Cinq buts encaissés,

    une première ?

    Voir l’OM encaisser cinq buts face au PSG, ce n’est malheureusement pas une première. À deux reprises, dans l’histoire des confrontations entre les deux clubs, la défense marseillaise avait explosé face aux attaques parisiennes.

    Néanmoins, en 1977, déjà au Parc des Princes, comme en 2017 au Vélodrome, les Phocéens avaient sauvé l’honneur. Mais une punition 5-0 constitue une triste première.

    Qui est responsable ?

    La facilité serait de pointer du doigt Roberto De Zerbi. Il est clair que sa gestion, basée sur une refonte permanente de son groupe et de son schéma de jeu, peut sembler poser des problèmes et être la cause de l’irrégularité des résultats.

    L’entraîneur phocéen défend sa vision des choses. « J’ai toujours huit, neuf joueurs qui sont les mêmes, je fais juste deux, trois changements en fonction des blessures… Je ne trouve pas mon équipe déstabilisée par les changements », s’est-il défendu en conférence de presse d’après-match.

    Fallait-il changer

    de gardien de but ?

    Depuis quelques semaines, Gerónimo Rulli montrait des signes de lassitude. Il était moins performant sur sa ligne et a commis quelques fautes de main qui ont coûté des buts à son équipe. Tandis que Jeffrey de Lange, appelé en Coupe de France, semblait plus frais.

    S’il est clair que le premier avait besoin de trouver un second souffle, le moment du changement n’était peut-être pas bien choisi. Peut-être aurait-il été plus judicieux de titulariser Jeffrey de Lange face au Paris FC, afin que Gerónimo Rulli puisse se concentrer sur l’échéance face au PSG.

    Après cette séquence, on ne sait pas si l’Argentin a retrouvé son niveau. Mais il est certain que le Néerlandais a pris un coup au moral avec cinq buts encaissés.

    Un entraîneur désabusé ?

    Pour Roberto De Zerbi, il y a un constat : « Comme après Bruges, nous allons devoir demander pardon. » Quant à savoir s’il sait déjà comment se remettre d’une telle déroute, il a avoué : « Si j’avais la solution pour trouver la régularité, je ne m’en priverai pas. C’est la première fois de ma carrière que j’ai sous mes ordres une équipe qui fait à ce point les montagnes russes. »

    Du positif ?

    Après un tel désastre, il est très compliqué de retirer quelque chose de positif. Néanmoins, on peut souligner la première apparition de Himad Abdelli. Entré en fin de match, il a été finalement l’Olympien le plus entreprenant de la soirée.

    La double peine pour Leo Balerdi

    Face au PSG, dimanche soir, Leo Balerdi a vécu un véritable enfer. Le capitaine olympien, à l’image de la quasi-totalité de son équipe, est passé à côté de son match. Sa responsabilité est impliquée dans au moins trois buts inscrits par les Parisiens.

    Outre sa prestation, c’est le carton jaune qu’il reçoit en fin de rencontre qui va lui coûter cher. Il s’agissait de son cinquième depuis le coup d’envoi de la saison.

    Selon la nouvelle règle, qui prévoit une suspension automatique après cinq cartons jaunes, sans possibilité de voir effacer la note après dix matches sans avoir été sanctionné, l’Argentin va donc manquer un match. Ce sera le déplacement à Brest, le 20 février.

  • Costiou rafle le contre-la-montre et renverse l’Etoile de Bessèges

    Costiou rafle le contre-la-montre et renverse l’Etoile de Bessèges

    Lapeira, Costiou, Decomble, Izquierdo, Kubis… Si des favoris se détachaient avant ce contre-la-montre final, il était des plus difficiles de parier qui allait sortir vainqueur de l’étape et du classement général. Finalement, un jeune homme de 23 ans a fait coup double. Sous un temps digne de sa ville natale, Brest, Ewen Costiou a complètement renversé l’Etoile de Bessèges-Tour du Gard 2026. Encore 10e du général dimanche matin, le Breton a délivré une prestation remarquable en s’imposant sur le chrono. Très légèrement en retard au pied de la montée de l’Ermitage, le coureur de la Groupama – FDJ United a rattrapé tout son retard pour devancer son coéquipier Maxime Decomble de 5 secondes.

    L’Etoile est à lui pour deux petites secondes par rapport à Paul Lapeira, 3e du contre-la-montre (+6’’). C’est de ce dernier que l’ancien cycliste d’Arkea avait le plus peur avant la dernière étape. « Je me méfiais beaucoup de Lapeira sur un chrono comme ça. Sa bonification de la veille [à Vauvert, Ndlr.] l’a mis dans une bonne position et s’il avait gagné ça aurait été compliqué pour nous », détaille le vainqueur de la 56e édition.

    Pas récompensée de leurs efforts durant les quatre premiers jours de course, la Groupama – FDJ United n’a pas baissé les bras. Les attaques sur les routes de Domessargues, Bessèges et Vauvert n’ont pas payé, malgré un travail d’équipe structuré. « On a tout de même bien réussi à gérer la semaine, ensemble, donc c’est cool. » Surtout que ce classement général obtenu, dimanche, à Alès, correspond à la première victoire du jeune coureur avec sa nouvelle équipe. Une belle manière de débuter l’aventure en bleu et rouge : « Quand on change d’équipe, on a forcément envie de gagner rapidement. Là, ça s’est très bien passé, je savais que j’étais dans une très bonne spirale avant de commencer la saison. Il fallait juste assumer le statut », disait Costiou en rejoignant d’un pas décidé le bus de sa formation.

    Calendrier chargé

    En s’imposant à l’issue de cette Etoile de Bessèges, le Brestois remporte un 2e classement général dans sa jeune carrière, quelques mois après celui du Tour du Limousin. Un programme dense l’attend ce printemps, où il fera face au gratin mondial de la discipline. Après Paris-Nice dans un mois, Ewen Costiou sera aligné sur les mythiques Ardennaises, c’est-à-dire l’Amstel Gold Race, la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège. Un calendrier pour se jauger pour de bon et « pour se découvrir » face à l’élite du cyclisme.

    Le palmarès

    Ewen Costiou, maillot Corail

    Il était l’un des favoris pour la victoire finale. 11e (à 20’’) avant de prendre le départ de la dernière étape, le natif de Brest s’est imposé pour deux secondes sur le contre-la-montre de l’Ermitage devant son coéquipier de la Groupama – FDJ Suez, Maxime Decomble. La deuxième victoire professionnelle sur une course à étape de l’espoir français de 23 ans, après son sacre sur le Tour du Limousin l’année dernière, et une belle promesse pour le reste de la saison.

    Maxime Decomble, maillot Blanc

    Coup double pour la Groupama – FDJ United, qui récupère un deuxième maillot distinctif avec Maxime Decomble. 2e à Alès et 3e au général, le Ciotaden, professionnel depuis 2024, qui sort d’une belle saison (vice-champion d’Europe espoirs sur route, 3e des championnats du Monde de contre-la-montre espoirs), confirme sa belle progression et a tout pour devenir un nom qui compte dans le peloton français pour les années à venir.

    Lukas Kubis, maillot Jaune

    Il restera le grand perdant de la dernière étape. 2e sur les quatre premières, leader du classement général, le double champion de Slovaquie en titre n’a pu faire mieux qu’une 15e place sur le contre-la-montre final et perd le maillot corail pour 15 secondes. Il se console malgré tout avec le maillot jaune du classement par points, et aura, quoi qu’il en soit, fait étalage de son profil très complet, qui lui permettra sans doute de lever les bras dans un futur proche.

    Victor Papon, maillot Bleu

    Le coureur de Nice Métropole – Côte d’Azur avait déjà sécurisé son maillot de meilleur grimpeur à la veille de la dernière étape, grâce à ses 28 points pris lors de la 3e étape, à Bessèges, où il était passé en tête de quatre des six difficultés répertoriées du jour. Un joli coup pour le puncheur de 24 ans et son équipe continentale, qui s’offre également une honorable 22e place au classement général, après avoir achevé le contre-la-montre final en 25e position.

  • MMA : Yvan Sorel continue de voir les choses en grand avec ses fidèles gladiateurs

    MMA : Yvan Sorel continue de voir les choses en grand avec ses fidèles gladiateurs

    Sur la scène du théâtre Toursky, rendu célèbre par l’investissement du regretté Richard Martin, le casting s’annonce de qualité. Quatorze combats « bien choisis avec des clubs renommés », dont trois professionnels, se succéderont dans la cage à l’occasion du Spartan Fighting Championship 4, organisé par Yvan Sorel, pionnier du MMA dans la cité phocéenne. « Notre organisation commence à prendre de l’ampleur », souligne l’homme incontournable du 3e arrondissement de Marseille, sous le regard de son maire de secteur (PS) Anthony Krehmeier et de son adjoint aux sports Gérard Azibi. « On parle beaucoup de ce qu’il se passe dans la Capitale, parce qu’ils ont beaucoup plus de moyens financiers et de visibilité, par contre, nous, on a le cœur et la passion », poursuit Sorel, fier de présenter les talents locaux au grand public, à l’image de Sarah Gharsalli, pur produit du Team Sorel chez les moins de 55 kg. À 39 ans, cette infirmière libérale franco-algérienne est « une passionnée ». Un profil assez semblable à Audrey Kerouche, tenante en titre au SFC. Elle va d’ailleurs affronter la même adversaire que son amie et consœur, l’Argentine Camilia Curutchet.

    Terre d’accueil et ouvert vers le monde

    Si la plupart des protagonistes sont membres d’écoles martiales marseillaises, Yvan Sorel a tenu à inviter des combattants venus du monde entier, à l’instar du Camerounais Kodjo Bowel et du Malien Bollo Samake, afin de prouver que « Marseille est une terre d’accueil et ouverte vers le monde ». Même envers les Parisiens malgré « le côté Classico ».

  • Paris attend avec hâte le retour des Marseillais

    Paris attend avec hâte le retour des Marseillais

    Match considéré « à très haut niveau de risques » selon les autorités, les supporters de l’Olympique de Marseille n’ont, comme d’habitude, pas pu faire le déplacement au Parc des Princes pour assister au Classique. « On oublie même ce qui fait l’essence d’un grand match », estime Younes, fidèle supporter du PSG qui déplore l’absence forcée des ultras marseillais, réputés pour faire monter l’ambiance d’un cran. Mais depuis plusieurs années maintenant, la préfecture de police de Paris opte pour cette solution jugée trop drastique par les spectateurs de l’antre parisien. « On sait qu’il y a eu de nombreux débordements entre les deux camps », reconnaît Brice, ancien membre des Boulogne Boys. « Mais c’est du passé aujourd’hui. Il n’y a plus autant de tensions qu’auparavant », ajoute-t-il, conscient malgré tout qu’un simple chant peut rapidement allumer la mèche. Celui « des rats » notamment, dont les paroles sont clairement à caractère raciste. D’ailleurs, le derby parisien du 4 janvier avait été interrompu quand le virage Auteuil a entonné ce chant.

    Menace « en carton » du tapis vert

    En amont du Classique, l’institution francilienne a prévenu ses supporters au travers d’une campagne de sensibilisation qu’en cas d’insultes, de propos haineux ou de comportements discriminatoires, « la rencontre peut être interrompue et même déclarée perdue sur tapis vert ». Le speaker du club a également rappelé le message juste avant d’annoncer les compositions de deux équipes. Ce qui n’a pas empêché les ultras parisiens de commettre le délit à plusieurs reprises sans conséquences.

  • Boxe anglaise : Romane Moulai a quasiment réalisé le combat impeccable

    Boxe anglaise : Romane Moulai a quasiment réalisé le combat impeccable

    Comme à son habitude, elle est entrée sur le ring avec un regard féroce et déterminé. Romane Moulai (26 ans, 1,60 m), championne du monde IBO poids mi-mouche originaire de Marseille, a pu savourer sa huitième victoire professionnelle, samedi soir à la Villa M, lors de la défense de son titre face à la boxeuse philippine Althea Shine Pores (24 ans, 1,55 m, 6 victoires, 1 nul, et 1 défaite désormais). « J’ai pris ce combat avec énormément de sérieux, parce que je savais que c’était une adversaire à la hauteur. C’était excitant, même s’il y avait un peu d’appréhension, alors que je savais que l’on était prêt », souligne la combattante toujours invaincue sur la scène principale. Après quelques rounds d’observation où elle a malgré tout dominé son adversaire, grâce à sa vitesse d’exécution et son direct du gauche dévastateur, Romane Moulai a progressivement eu la mainmise sur cet affrontement, jusqu’à la décision unanime des juges (deux des trois ont accordé le gain des dix rounds à la Marseillaise). « Elle a su gérer ses émotions, tout en déroulant sa boxe sans se mettre de pression », se réjouit Kassa Baradji, son coach au club de Drancy, en région parisienne. Dépassée, la Philippine ne savait plus où donner de la tête, dans une salle totalement acquise en faveur de l’ancienne pensionnaire du Challenge Boxing dans le 13e arrondissement de la cité phocéenne. « Elle ne cesse de progresser et je crois que la boxe professionnelle lui va beaucoup mieux que la boxe amateur », lance Louis Lavaly, le célèbre entraîneur marseillais qui a découvert et formé la nouvelle coqueluche du noble art tricolore. Cette dernière, dont la priorité demeure la qualification pour les JO de Los Angeles 2028, retrouve l’équipe de France amateurs dès mardi pour un stage de cinq jours avec des test-matchs à Dublin, avant de disputer avec les Bleues le tournoi bulgare du Strandja à partir du 21 février.

    Kemil, le poing ravageur

    Quelques minutes avant le triomphe de Romane Moulai, un combat entre deux boxeurs provençaux a déchaîné les passions. Le jeune pennois Kemil Mansour (22 ans) a remporté son quatrième combat professionnel face à l’expérimenté marseillais Gianni Carullo (34 ans). « J’étais là pour faire monter la tension électrique et allumer un feu », lâche le boxeur aux poings d’acier. Ses coups lourds ont rapidement impacté son adversaire, qui a tout de même résisté jusqu’au sixième et dernier round grâce à son expérience des grands rendez-vous. « J’étais serein parce que c’est un gros bosseur. On a pris l’initiative et ça a payé », se félicite Samuel Florimond, persuadé que son poulain ira loin.

  • PSG-OM : Benjamin Pavard ne saisit pas la seconde chance qui s’est offerte à lui

    PSG-OM : Benjamin Pavard ne saisit pas la seconde chance qui s’est offerte à lui

    C’est triste d’avoir une telle réflexion envers un international français et ex-champion du monde, mais, mis à part lors des rencontres en Coupe de France, quand est-ce que Benjamin Pavard a gratifié le peuple marseillais d’une bonne prestation depuis le début d’année 2026 ? Une question qui est remise sur la table, dimanche soir, après sa prestation plutôt chaotique face aux Parisiens.

    Censé être l’un des éléments forts de la charnière centrale, compte tenu de son expérience et du talent qu’il a pu démontrer au Bayern Munich et à l’Inter Milan, le défenseur de 29 ans montre de réelles difficultés à tenir son rôle de rempart aux côtés de Leonardo Balerdi et Facundo Medina. Certes, ses coéquipiers ne sont pas parfaits – et ne l’ont d’ailleurs clairement pas été sur la pelouse des champions d’Europe en titre – mais, eux, n’ont au moins pas rechigné à la tâche. Clairement en retard au marquage sur Nuno Mendes dans l’action qui a mené à l’ouverture du score francilienne, Pavard a tenté à plusieurs reprises d’évoluer très haut sur le terrain. Mais comme Timothy Weah agit dans ce même registre, les deux hommes du couloir droit se sont souvent tirés dans les pattes. Son seul fait d’armes positif reste le marquage individuel qu’il a appliqué en tout début de match sur Senny Mayulu, puis Ousmane Dembélé, afin de limiter l’impact technique de ces prodiges. Malheureusement pour les Olympiens, cette prise d’initiative fut trop éphémère.

    Théorie confirmée

    Face au festival du dernier Ballon d’Or, Benjamin Pavard, à l’image de ses collègues défensifs humiliés lors du deuxième but de l’international français, a semblé être totalement impuissant. Il n’a d’ailleurs même pas essayé de faire obstacle entre le génie Dembélé et Jeffrey de Lange. En seconde période, le tandem Mendes-Barcola lui a mené la vie dure, malgré quelques interventions maîtrisées. Et c’est justement ce qui rend la pilule difficile à digérer avec Pavard. Toutes proportions gardées, compte tenu du niveau actuel du PSG, la théorie qu’a lancé Roberto De Zerbi après la victoire face au Stade Rennais, mardi dernier, s’est avérée plutôt juste. « C’est une équipe étrange, qu’on a du mal à comprendre. Quand tu joues avec un défenseur en plus, tu prends trois buts. Et quand tu joues avec quatre attaquants, tu ne concèdes pas un tir… », avait-il souligné. Il en a eu une nouvelle fois la preuve au Parc des Princes.

    Nkoulou tire sa révérence

    Il a connu quelques Classiques durant ses cinq saisons passées dans la cité phocéenne. Le défenseur international camerounais, Nicolas Nkoulou (81 sélections), a annoncé prendre sa retraite de footballeur à l’âge de 35 ans. Vainqueur de la Coupe de la Ligue en 2012 avec l’Olympique de Marseille et d’une Coupe d’Afrique des nations avec le Cameroun en 2017, Nkoulou a également évolué dans le championnat de France sous les couleurs de l’Olympique Lyonnais et de l’AS Monaco.

  • PSG-OM : la soirée cauchemar de Jeffrey de Lange

    PSG-OM : la soirée cauchemar de Jeffrey de Lange

    Pour le Néerlandais, débuter au Parc des Princes constituait une récompense logique, de par son rendement en Coupe de France. Et surtout, pour permettre à Gerónimo Rulli de souffler, alors que le champion du monde argentin connaît un passage à vide.

    Malheureusement, l’ancien aigle de Deventer n’a pas eu le temps de se chauffer. Il est allé chercher au fond de son but, le premier ballon parisien de la soirée. Sur l’action, Jeffrey de Lange ne pouvait rien seul face à Ousmane Dembélé lancé par Désiré Doué dans le dos de sa défense.

    Le Ballon d’or allait lui mener la vie dure tout au long de la soirée. En inscrivant un second but, sur sa seconde frappe cadrée. Le Néerlandais touchait du doigt la dure réalité de la supériorité parisienne. Dans une soirée qui se transformait en véritable cauchemar pour lui. Dans un collectif qui s’est sabordé au fil des minutes. À l’image de Facundo Medina, auteur d’un but contre son camp.

  • [Etoile de Bessèges] Le diablotin Joppe Heremans vole la vedette à Vauvert

    [Etoile de Bessèges] Le diablotin Joppe Heremans vole la vedette à Vauvert

    Une fusée belge peut en cacher une autre. Décidément, dès que la pente s’élève brusquement, les coureurs du plat pays répondent présents. Tom Crabbe, 20 ans, a été l’attraction du début d’Étoile en s’imposant, mercredi, à Bellegarde. Les surprises se succèdent, puisque samedi, à Vauvert, Joppe Heremans a déjoué les pronostics. Ce dernier a battu tous les favoris dans la raide montée finale pour sécuriser une victoire de prestige. Il a devancé Lukas Kubis, une énième fois 2e d’une étape dans le Gard.

    Paul Lapeira termine 3e, un 3e blasé et en colère après l’arrivée. Le cycliste de Decathlon – CMA CGM n’était pas content de se faire bloquer la route, d’après lui. « Je devais passer mille fois, il y avait un espace sur la droite quand je me suis lancé mais le gars de Roubaix a serré sur la droite. Je suis déçu car j’avais vraiment les jambes pour gagner, je pense que j’étais le plus rapide sur cette arrivée, mais c’est comme ça. » Les tuniques roses de Van Rysel Roubaix ont bien été mises en avant dans Vauvert avec la 5e place de Louis Hardouin. Enfermé mais bien placé dans ce final.

    Une dernière montée explosive

    Cette 4e et avant-dernière étape s’est courue en deux temps. Après 10 kilomètres, trois hommes se sont extirpés du peloton. Nous pouvions croire qu’ils allaient prendre large, mais le peloton n’a jamais donné le moindre air. Deux minutes grand maximum, mais pendant la moitié de la journée, l’écart s’est stabilisé sous la minute. Un étouffement et un contrôle parfaits pour être sûr de se battre pour la couronne dans les étroites rues de Vauvert. Cette chasse a affolé les chronos et l’étape a terminé bien plus tôt que prévu. 46 km/h de moyenne, un train d’enfer sur ce tracé roulant.

    Les équipes de favoris ont su gérer les échappées au sein du court circuit autour de la ville-arrivée. Valentin Retailleau (Total Energies) et Clément Davy (Nice Métropole Côte d’Azur) ont toujours gardé leur flamme et ont tout tenté pour arriver en tête dans les derniers hectomètres. En vain. Les deux Français ont été repris à moins de deux kilomètres de la ligne, après avoir bataillé toute l’après-midi. Les fuyards ont, globalement, eu leurs chances chaque jour sur cette édition de l’Étoile de Bessèges. Mais le peloton n’a rien laissé passer et aucun baroudeur n’a levé les bras, que ce soit à Vauvert, Domessargues ou Bellegarde.

    La dernière montée était courte, pas plus de 500 mètres à 5,5%, loin d’être un supplice pour les coureurs mais tout de même. Une rue peu large où trouver le placement idoine donnait un avantage certain. Les maillots de Decathlon CMA CGM ont dans un premier temps été aperçus. Andrea Mifsud a déclenché le premier et la course s’est affolée. Joppe Heremans a aussi lancé de loin, mais le Belge n’a pas pêché sous le brûlant soleil du Gard. En se plaçant à l’intérieur, Paul Lapeira n’avait plus aucun espace pour le doubler et le Belge s’est offert la victoire devant le leader du classement général.

    Toujours pas de succès pour Lukas Kubis, mais, avant le contre-la-montre final, ce dimanche, c’est bien le Slovaque qui avait l’avantage avec 13 secondes de marge sur Henri Uhlig.

  • [Étoile de Bessèges] Costiou, nouvelle Étoile

    [Étoile de Bessèges] Costiou, nouvelle Étoile

    On craignait de la voir disparaître, après une édition 2025 marquée par la fronde de huit équipes (parmi elles, seules Unibet Rose – Rockets et Décathlon – CMA CGM étaient présentes cette année), effarouchées par des incidents de sécurité bien indépendants de la responsabilité de l’organisation. Bien malgré elle, l’Étoile de Bessèges s’était retrouvée sous le feu d’un opprobre qu’elle ne méritait pas. Mais elle ne s’est pas éteinte, portée par une équipe dévouée, dirigée avec résilience par Claudine Fangille-Allègre, animée par son devoir de mémoire envers son père, Roland, géniteur de la course. Une histoire de famille qui se perpétue aussi à travers Tiffany et Romain Le Roux, fille et gendre de la présidente, amenés à reprendre le flambeau à l’avenir.

    Si la sécurité avait été grandement renforcée, au détriment du nombre d’équipes (16, contre 21 l’an dernier, 111 coureurs contre 146), pour garder l’équilibre budgétaire, certaines choses, elles, n’ont pas changé. Les conditions climatiques, dantesques en 2025, l’ont aussi été sur les deux premières étapes, courues sous une pluie battante. Et après une accalmie de deux jours, elle a repris de plus belle sur le contre-la-montre final, pour apporter un peu plus de dramaturgie au dénouement.

    Car l’indécision s’érige, elle aussi, en constante. Comme on s’y attendait, les écarts sont restés minimes jusqu’au bout. Malgré les nombreuses tentatives et le panache de coureurs déterminés à se montrer, aucune échappée ou attaque n’a pu être menée à bien. Les quatre premières journées se sont jouées au sprint, si bien qu’à l’orée de la cinquième et dernière, les 35 premiers du général se tenaient en 1 minute, et les 19 en 30 secondes.

    L’Ermitage, faiseur de roi

    Tout s’est donc joué dimanche, au sommet de l’Ermitage. Chacun y allait de son favori, avec une seule et même question : le champion de Slovaquie Lukas Kubis (Unibet – Rose Rockets), leader du général depuis le troisième jour, et 2e de chacune de quatre premières étapes, allait-il garder son maillot corail, à la faveur de ses quelques secondes d’avance sur ses poursuivants ?

    Rien n’était moins sûr, car de sérieux prétendants rêvaient de détrôner celui qui, en dépit de son titre de champion national du contre-la-montre en 2024, n’apparaissait pas comme favori face à cette arrivée en pente, propice à déchoir ou à couronner. Et à l’arrivée, le dénouement fut cruel pour le coureur le plus régulier de l’épreuve, 15e de l’étape, et 4e à l’arrivée. La place du con. Le nouveau roi s’appelle Ewen Costiou (Groupama – FDJ United), 11e au départ, et vainqueur pour 2’’ devant son coéquipier Maxime Decomble, et avec 5’’ d’avance sur Paul Lapeira (Décathlon – CMA CGM). L’Ermitage a encore parlé. Et on a déjà hâte d’entendre ce qu’il aura à nous raconter en 2027.

  • La galère marseillaise se saborde au Parc des Princes

    La galère marseillaise se saborde au Parc des Princes

    Depuis le 4 janvier, Nantes est entré dans le jeu à distance que joue l’OM pour le podium.

    En allant s’imposer au Vélodrome (2 – 0), les Canaris ont plombé la reprise des Marseillais. Depuis, ces derniers ont perdu la main dans la course aux places qualificatives en Ligue des Champions. Et les Bretons, en s’inclinant samedi à domicile face à Lyon, ont permis aux Lyonnais de s’emparer de la troisième place.

    Tombés du podium, les hommes de Roberto De Zerbi savaient ce qu’ils avaient à faire. Mais, pour suivre le rythme imposé par les leaders, la tâche n’était rien moins que battre le PSG, dans un Parc des Princes où, depuis le coup d’envoi de la saison, seul Strasbourg a tenu tête au champion d’Europe, le 17 octobre (3-3).

    Mais pour faire aussi bien que les Alsaciens, à défaut de faire mieux, il aurait fallu un OM des grands soirs. De ceux qui ont bousculé Lens, fait plier Newcastle ou l’Ajax. Malheureusement, dans la douceur de la nuit d’Auteuil, c’est un OM bien trop timide qui a laissé les champions d’Europe agir à leur guise. Il aura fallu attendre près de 55 minutes pour assister à une intervention décisive de Matvei Safonov, sur une reprise improbable de la tête d’Igor Paixão, pour comprendre que les Olympiens étaient sur le terrain.

    Jusque-là, ils avaient été spectateurs de la démonstration de force Parisienne. Illustrée par le doublé d’Ousmane Dembélé dans une première période où le PSG a fait ce qu’il a voulu. Alors que l’OM était en mode passif. Subissant le jeu et incapable d’approcher du but adverse.

    S’ils avaient bousculé le PSG au Vélodrome et à Koweït City lors du Trophée des Champions, la belle au Parc des Princes a tourné à la punition pour les hommes de Roberto De Zerbi. Un cauchemar illustré par le but contre son camp de Facundo Medina et le final qui a vu les Marseillais partir à la dérive.

    La punition du Parc des Princes fait tomber l’OM du podium et libère la route du sacre pour leur adversaire du soir. Mais aussi pour Lens, qui reste dans la roue du PSG.

    PSG 5 (2)

    OM 0 (0)

    21e journée de Ligue 1

    Parc des Princes (43 000 spectateurs)

    Arbitre : W. Delajod.

    Buts : Dembélé (12, 37), Medina (64, csc), Kvaratskhelia, 66), Lee (74) pour le PSG.

    Avertissements : Vitinha (9), Zaïre-Emery (58) au PSG, Balerdi (90+2) à l’OM.

    PSG : Safonov – Zaïre-Emery (Hernandez, 75), Marquinhos ( c ), Pacho, Nuno Mendes – Mayulu (Dro, 75), Vitinha, Neves – Doué (Kvaratskhelia, 62), Dembélé (Ramos, 75), Barcola (Lee, 68).

    Entraîneur : L. Enrique

    OM : de Lange – Pavard(Abdelli, 62), Balerdi ( c ), Medina – Weah, Höjbjerg, Timber, Emerson – Greenwood (Nadir, 80), Gouiri, Nwaneri (Paixão, 46).

    Entraîneur : R. De Zerbi

    Un jaune foncé

    Le match a débuté depuis 9 minutes, Leo Balerdi se lance dans une chevauchée depuis le rond central, quand il se fait littéralement couper en deux par Vitinha. Un geste qui ne vaudra qu’un carton jaune au joueur du PSG aux yeux de Willy Delajod.

    Trois minutes plus tard, Ousmane Dembélé ouvrait le score.