Category: sports

  • Roberto De Zerbi en veut encore plus après Nice

    Roberto De Zerbi en veut encore plus après Nice

    En inscrivant 5 buts sur le terrain de Nice, l’OM a frappé fort, vendredi.

    Ce résultat met en lumière de nouvelles perspectives intéressantes pour la suite de la saison et surtout la reprise de la Ligue des Champions.

    Des retours importants

    Si l’infirmerie olympienne est toujours bien remplie, à Nice, trois joueurs en sont sortis et leur retour a eu un impact sur le collectif. Timothy Weah a marqué, Geoffrey Kondogbia a tenu la baraque au milieu, en l’absence de Pierre-Emile Höjbjerg. Quant à Leo Balerdi, il a bien sécurisé la défense et son entente avec Benjamin Pavard a été intéressante.

    Concernant l’absence de dernière minute de Pierre-Emile Höjbjerg, Roberto De Zerbi s’est justifié. « Il avait besoin de souffler, de rester avec les siens. C’est pourquoi je lui ai donné deux jours de repos. »

    Une attaque de feu menée par Greenwood

    L’OM a inscrit cinq buts vendredi. Avec notamment un doublé de Mason Greenwood qui a visiblement franchi un palier ces dernières semaines. « Il joue un rôle important en ce moment, il met des buts, donne des passes décisives. Il est en train de devenir un joueur complet », a souligné à son sujet Roberto De Zerbi. L’Italien a rappelé « que la saison dernière était sa première complète depuis deux ans. Il poursuit sa progression car il est encore très jeune ».

    Avec 33 buts en 13 matches, l’attaque olympienne est la plus efficace de la Ligue 1. Si elle conserve son rythme, elle pourrait offrir un atout au club dans le sprint final.

    De Lange relève le gant

    Comme après chaque trêve internationale, Roberto De Zerbi a laissé sur le banc Geronimo Rulli. Appelé à la rescousse, Jeffrey de Lange a pu, cette fois, montrer ses qualités. Face à Lorient et au Havre, le Néerlandais n’avait pas eu grand-chose à effectuer. Mais à Nice, les offensives du « Gym » lui ont offert des occasions de briller. Il a notamment évité l’égalisation azuréenne, après l’ouverture du score de Pierre-Emerick Aubameyang. Et gagné un duel important face à Terem Moffi au retour des vestiaires, quelques minutes avant le troisième but de son équipe.

    Peut encore mieux faire

    Le score semble parler de lui-même. Mais Roberto De Zerbi n’est pas totalement satisfait de la soirée. « Je ne suis pas content de la qualité de jeu. Je ne le dis pas parce que nous avons gagné 5-1 mais parce que cette équipe peut faire encore beaucoup mieux. Notamment dans la gestion du ballon et les remontées du terrain. »

    Il attend donc des progrès mardi, contre Newcastle.

    Un petit plaisir

    pour Roberto De Zerbi

    Toutefois, l’entraîneur marseillais a avoué qu’après ce résultat, il va pouvoir savourer ses prochains allers-retours entre Marseille et Brescia. « Jusqu’à présent, chaque fois que je passais en voiture devant le stade de Nice, je ne pouvais oublier notre défaite de l’an dernier. Pour mon prochain retour au pays, j’aurai cette fois le sourire en songeant au 5 – 1 de ce soir. »

    Newcastle s’est réveillé face à Manchester City

    Prochain adversaire de l’OM, en Ligue des Champions mardi, Newscastle a signé un bel exploit en championnat d’Angleterre.

    Les « Magpies » se sont imposés, samedi, face à Manchester City. Dans un Saint James Park qui est resté sur sa faim durant une heure, c’est un but de Harvey Barnes qui a réveillé l’ambiance.

    Les Citizens, bien ternes jusque-là, ont cru échapper à la punition en égalisant par Ruben Dias quelques minutes plus tard. Mais Newcastle a su conserver sa dynamique et reprendre la main, également par Harvey Barnes dont le doublé a permis à son équipe de renouer à la victoire et se hisser à la quinzième place du classement de la Premier League.

  • La défense centrale olympienne se fait pardonner

    La défense centrale olympienne se fait pardonner

    Trio inédit pour animer le jeu, Jeffrey de Lange titulaire dans le but et Benjamin Pavard associé à Leo Balerdi, Roberto De Zerbi a osé face à Nice.

    Osé une nouvelle organisation afin de gérer au mieux les trous de son effectif, plombé par les blessures. Sans doute également pour ménager ses Danois, les derniers revenus de sélection, en vue du match de mardi contre Newcastle, dans un milieu qui a su contenir son vis-à-vis azuréen sans inspiration.

    C’est surtout le duo Pavard – Balerdi qui faisait l’objet d’une attention particulière Les deux Olympiens avaient à se faire pardonner de leurs dernières sorties, marquées par les bourdes. Leur entame a été intéressante. L’apport offensif de Benjamin Pavard, passeur décisif sur l’ouverture du score signée Pierre-Emerick Aubameyang, a été indéniable. Tandis que Leo Balerdi s’est appliqué dans ses interventions.

    Dans le but, Jeffrey de Lange pouvait enfin montrer ses qualités. Au chômage technique lors de ses titularisations face à Lorient et Le Havre, le Néerlandais a réussi de beaux arrêts sur les rares frappes niçoises dangereuses.

  • Stade Français – RCT, avec l’ombre de Christophe Dominici

    Stade Français – RCT, avec l’ombre de Christophe Dominici

    Les rencontres contre Paris sont toujours très disputées car il y a toujours cette petite étoile de Christophe qui pèse sur les deux clubs. » L’émotion est palpable lorsque Pierre Mignoni évoque son ancien coéquipier au RCT (saison 1996/1997) et en équipe de France. Disparu en 2020 à l’âge de 48 ans, Christophe Dominici reste dans les mémoires. Si bien que depuis cinq ans, ses deux clubs de toujours se disputent un trophée à son nom, décerné au vainqueur de la confrontation aller-retour. « On veut gagner ce trophée en sa mémoire. C’est un match particulier et ce le sera toujours. On n’oublie pas Christophe, il est de chez nous. »

    Jusqu’ici, le trophée est toujours resté dans la rade. Pour poursuivre la série, il faudra venir à bout d’une équipe à la relance après une saison catastrophique, qui ne sera quant à elle privée que de cinq joueurs, et qui pourrait doubler le RCT en cas de victoire bonifiée. « On connaît leur pack massif. On l’aborde avec beaucoup de confiance. On sait à quoi s’attendre, les conditions promettent un match engagé », annonce Mateo Garcia. « Ce sera un match très dur dans des conditions difficiles. Il fait froid à Toulon, ça nous prépare, même si ce sera pire à Paris », confirme Pierre Mignoni, « heureux » de voir Louis Carbonel, enfant du RCT désormais parisien « revenir à son meilleur niveau. Mais il n’est pas du bon côté (sourire) ». En espérant que le Toulonnais de naissance ne joue pas de mauvais tour à son club de cœur.

  • La Nuit des champions en star à Marseille

    La Nuit des champions en star à Marseille

    La Nuit des Champions incarne la passion, le respect et l’excellence des sports de combat. Au-delà des titres et des victoires, c’est avant tout une aventure humaine et sportive qui continue d’écrire son histoire. » C’est avec ces mots que l’organisateur Erick Roméas présente son événement. La Nuit des Champions revient, ce samedi soir au Palais des Sports de Marseille, pour une 32e édition qui s’annonce brûlante. Au programme en 2025, pas moins de 11 combats.

    Du kickboxing à foison, avec deux ceintures décernées en fin de soirée. Pour la première fois, un tournoi des lourds se tiendra au cœur de l’événement. Quatre combattants se feront face et un seul ressortira vainqueur. Le Marseillais Karim Zeghad sera opposé au vétéran ivoirien Fabrice Gnédré avant, potentiellement, d’affronter l’Italien Yuri Farcas ou l’Algérien Naim Hebbar durant la finale, placée en 10e position. « Il est à moi ce tournoi ! » a dit, avec confiance, le Phocéen âgé de 31 ans.

    Loisi vs Parra, combat

    au sommet à Marseille

    Le Main Event (combat principal, en VF) sera le clou du spectacle, dernier moment d’une longue soirée de sports de combat pour les quelques 5 000 spectateurs. Cette année, la ceinture des -60 kg est en jeu, comme en 2024, et le détenteur est un local. Fabio Loisi, originaire de Châteauneuf-les-Martigues, aura fort à faire face au Catalan Remi Parra. 24 victoires et 3 défaites pour le challenger, qui est déjà reconnu à l’international malgré son jeune âge (24 ans). Champion du monde ISKA (l’une des associations mondiales de la discipline), il est également le vainqueur du K-1 World Grand Prix au Japon. Une prestigieuse compétition qu’il a dominé de la tête et des épaules. Parra est même le tout premier français à s’imposer sur le ring nippon.

    Les deux jeunes hommes ont montré un respect mutuel lors de la conférence de presse officielle. Ils sont reconnaissants d’être mis en avant de la sorte lors de l’un des événements majeurs de l’année en kickboxing. « C’est un très grand boxeur. La NDC m’a toujours offert des combats difficiles. Faire le Main Event était un rêve et maintenant il devient réalité. J’en ai des frissons » décrit Fabio Loisi, bras recouverts de tatouages impressionnants. Son adversaire prédit « un très beau combat » lors d’une soirée « qui est la référence en France ». « L’année dernière, j’ai été repêché pour participer au tournoi à quatre. J’ai eu cette chance et je me suis imposé, mais, derrière, c’était beaucoup de travail. J’ai hâte de combattre Fabio, ça va être une belle guerre », répète Remi Parra.

    Premier combat pro

    pour Piemonte

    D’autres locaux monteront sur le ring à l’occasion de cette Nuit des Champions, 32e du nom. À commencer par Alessandro Piemonte, jeune boxeur membre du Full Contact Academy, le club organisant l’événement. Il ouvrira le bal sur les coups de 19h30 et a déclaré : « Je m’entraîne comme un fou », pour ce qui sera son premier combat professionnel. Trois Bucco-rhôdaniens suivront avec Jean-Daniel Wolny en -95 kg, Mickaël Pignolo en -70 kg puis Dawson Delys chez les -75 kg.

    La soirée approchera de son terme lorsque l’Istréen Matthan Choinard entrera pour combattre. Placé en numéro 8, lui aussi ex-champion ISKA, il affrontera le redoutable marocain Abdellah Filali. Une seule défaite en 21 combats pour ce dernier, avec cinq succès avant la limite. Également spécialiste du muay thaï, il sera un coriace adversaire pour le Français de 29 ans, vaincu par 8 fois en 36 combats. Assurément l’un des duels à suivre lors de cette riche nuit marseillaise.

  • Le RCT doit apprendre à voyager

    Le RCT doit apprendre à voyager

    Imprenable à domicile (cinq victoires sur cinq, 24 points sur 25 possibles), le RC Toulon, à l’instar des autres équipes de Top 14, est beaucoup plus perméable hors de ses bases (une victoire en quatre matches, 5 points sur 20). Après des débuts réussis à Montpellier (17-27), les hommes de Pierre Mignoni ont enchaîné les revers, tantôt sévères mais encourageants comme à Bayonne, tantôt en passant à côté de tout ou partie du match, à Clermont et à Toulouse. « C’est dur, car aucune équipe ne lâche. Les écarts sont minimes. Pour finir dans le top 2, ça va se jouer à la maison, mais les victoires à l’extérieur et les bonus vont faire la différence », prédit l’entraîneur rouge et noir, qui a déjà repéré quelques clés : « Quand tu regardes Clermont et d’autres, il n’y a pas de regret d’avoir perdu de peu. On a manqué d’ambition et de consistance. Si tu n’as pas ça à l’extérieur, avec une certaine férocité, tu ne peux rien espérer. Il ne faut rien lâcher, quels que soient les obstacles. Plus tu pleures, plus ça se retourne contre toi. »

    Place aux jeunes

    Principal obstacle dimanche : une quinzaine d’absents, entre les internationaux (Ollivon, Gros, Serin, Dréan, White, Brex, Tuicuvu), les blessés (Hallagahu, Villière [lire ci-contre], Ivaldi, Frisch, R. Rebbadj, Domon, Gigashvili…) et les joueurs ménagés (Nonu, Priso), qui ont poussé Pierre Mignoni à piocher chez les jeunes. Trois petits nouveaux font ainsi leur apparition aux côtés des Cowie, Ametlla et Quere-Karaba : Owen Sorhaindo (20 ans, pilier droit), mais surtout Barnabé Mechentel (20 ans, arrière/ailier) et Matéo Gracieux (20 ans, ailier) pour garnir un contingent d’arrières décimé. « L’un des deux sera titulaire. J’ai 100% confiance. Ils n’arrivent pas comme ça, ils sont là depuis la saison dernière, ils ont fait la préparation. Ce sont deux gros potentiels, deux athlètes qui vont très vite, sont très vifs, bons sur les ballons hauts. Ça va être un gros challenge pour eux, mais surtout pour nous de les mettre dans de bonnes conditions », avance Pierre Mignoni, qui attend « que les anciens passent devant et montrent l’exemple ».

    Autre donnée à prendre en compte : le rythme des matches, le RCT ayant eu une semaine de repos en moins eu égard à son match de retard face à La Rochelle. « Sur Lyon et La Rochelle on était déjà en semaine de doublon. J’étais vraiment content de l’état d’esprit. C’est un bon challenge. Si on veut être parmi les meilleurs, il faut assurer dans ces moments-là. On n’est pas là pour pleurer sur le calendrier, on connaît les problématiques », affirme Pierre Mignoni. Enfin, le froid glacial attendu dimanche pourrait-il jouer contre des Toulonnais moins habitués que leurs homologues parisiens ? « On a l’équipe pour jouer en été comme en hiver. J’ai l’impression qu’on s’est bien préparé », annonce Mateo Garcia, dont les mains ne devront pas trembler à l’ouverture.

    Stade Français – RCT

    10e journée de Top 14. Dimanche 23 novembre, 21h05

    Stade Jean-Bouin, Paris. Arbitre : Thomas Charabas

    STADE FRANÇAIS (probable) : Alo-Emile, Garcia, Melikidze ; Gabrillagues (c), Pesenti ; Halaifonua, Briatte, Tanga ; Kerr-Barlow, Carbonel ; Ezeala, Néné, Ward, Dakuwaqa ; Barré

    RC TOULON : Ametlla, Damond, Sinckler ; Ribbans (c), Alainu’uese ; Abadie, Ludlam, Mercer ; Le Bail, Garcia ; Ferté, Sinzelle, Cowie, Gracieux ; Jaminet.

  • Courir pour se souvenir du génocide arménien

    Courir pour se souvenir du génocide arménien

    La Course pour la mémoire va prendre ses quartiers sur la corniche Kennedy. Comme depuis 2021, cette épreuve se tiendra en bord de mer, à Marseille, de Malmousque à Talabot. La ligne de départ/arrivée a été placée une nouvelle fois au niveau de la plage des Prophètes. Une boucle de 5 kilomètres mis en place, qui sera à parcourir deux fois pour les coureurs étant présent sur le 10 kilomètres.

    Cette course pour la mémoire est un support pour rendre hommage du génocide arménien. L’épreuve sportive a été créée, dans la cité phocéenne, 100 ans après les événements qui ont conduit à la mort de 1,2 à 1,5 million de personnes dans l’ex-empire ottoman. Une compétition qui se veut contre « tous les génocides et le négationnisme ».

    Des inscriptions records en 2025

    850 participants en 2024 et bien plus cette année. Les organisateurs de la course pour la mémoire ne s’attendaient pas à un tel afflux de personnes et ont dû boucler leurs inscriptions plus tôt que prévu. Ils seront précisément 2 070 au départ des trois différentes épreuves prévues dimanche matin. 1 282 dossards ont été vendus pour le 10 km, 508 sur le 5 km et 280 coureurs prendront part au 5 km marche. « Sold out cette année ! Si on avait continué à prendre les demandes, on atteignait les 3 000 ! » nous disait il y a quelques semaines Pascal Chamassian, fondateur et président d’honneur de l’association Courir pour la mémoire.

    Surtout que l’événement aurait dû se dérouler le mois dernier. Il était prévu le 19 octobre dernier, au cœur d’un mois de l’inclusion dont Marseille en rose et Marseille-Cassis étaient les courses majeures. Finalement, il se déroulera durant le dispositif La Voie est libre, ouvrant exclusivement la corniche aux piétons, vélos ou autres trottinettes. Avec pas plus de 10 degrés au thermomètre, d’après les prévisions, il faudra être courageux pour courir en bord de mer, ce dimanche matin.

  • « Rêve à perte de vue » dans la dernière ligne droite

    « Rêve à perte de vue » dans la dernière ligne droite

    Ce qui, sur le papier, ressemblait à une mission impossible, le duo marseillo-breton est en passe de réussir.

    À savoir boucler une traversée de l’Atlantique, dans le cadre de la Transat du Café l’Or, une des plus exigeantes, alors qu’un des marins souffre de déficience visuelle. Il y a deux ans, la première tentative avait tourné court, à cause d’une rupture de barre. Mais cette fois, c’est bien engagé.

    Certes, le Rêve à perte de vue de Joël Paris et Goulven Marie ne va pas gagner l’épreuve en Class40, dans laquelle l’équipage est en course. Mais le simple fait d’arriver à Fort-de-France constituera la plus belle des victoires.

    Pétole malvenue

    Depuis le départ du Havre, les deux hommes ont dû se battre contre l’adversité. Enchaînant les pannes, les déchirures de voile, ils ont su surmonter les déboires pour franchir les tempêtes et les coups de vent. Passer outre également une pétole malvenue, en plein cœur de l’Atlantique.

    « Si nous sommes là, c’est bien sûr parce que j’y ai cru très longtemps et très fortement » nous a transmis Joël Paris, lors de son dernier point radio. Le Marseillais associe à sa quête ceux qui l’ont aidé. « D’autres y ont cru et ça, moi qui ai le syndrome de l’imposteur, je trouve ça dingue ! ».

    Le bateau est en approche de la Martinique. « Nous avons la vitesse, mais il nous manque l’angle optimal. ». Car, si l’arrivée à Fort-de-France est proche, il reste un dernier challenge à relever. Finir dans les temps. La perte d’un spi n’a pas aidé. Mais le compte à rebours est lancé.

    Pour être classé, Rêve à perte de vue doit franchir la ligne lundi, à 12h temps universel.

    Ce qui, semble encore possible.

  • Arthur Gea grimpe vers les sommets de sa discipline

    Arthur Gea grimpe vers les sommets de sa discipline

    On peut venir du petit village vauclusien de Velleron, à peine plus de 3 000 habitants, et figurer parmi les 250 meilleurs joueurs du monde. Le tennisman Arthur Gea, seulement 20 ans, est présent depuis plusieurs années sur le circuit mondial. Monastir, Bali, Guangzhou, Saint-Marin, Minorque, le jeune joueur a été vu un peu partout sur la planète dans sa quête de points pour grimper au classement. Nous l’avons rencontré à l’occasion des interclubs, qu’il dispute avec son club du TC Marignane. Gea est venu s’exprimer à propos de la meilleure saison de sa carrière. « C’était une superbe saison, j’ai fait beaucoup de progrès », dira-t-il simplement.

    Un déclic est arrivé en seconde partie d’année. Le Vauclusien a choisi de changer d’entraîneur et a directement vu des changements positifs dans ses résultats et son tennis. « J’ai embauché Gerald Melzer, qui est un ancien joueur. On a commencé à travailler ensemble il y a peu, mais je vois déjà les progrès. » L’Autrichien possède un nom bien connu sur le tour. Ancien 68e mondial, l’homme de 35 ans a pris sa retraite l’année passée. Il est le petit frère de Jürgen Melzer, ex-8e à l’ATP, demi-finaliste à Roland-Garros en 2010.

    « Grâce à lui, j’ai réussi à me qualifier pour l’Australian. Je me languis de partir là-bas », raconte le jeune Français. « L’Australian », c’est l’Open d’Australie, premier des quatre Grand Chelem de la saison. Pour la première fois, Arthur Gea va participer aux qualifications d’un majeur grâce à son classement. En terminant 2025 à la 229e place mondiale, il a assuré son ticket pour Melbourne, ville hôte du tournoi. Une évolution positive dans sa jeune carrière, pour celui qui avait été invité par la Fédération française de tennis lors de la semaine de qualifs à Roland-Garros. Il avait battu un Belge de la génération 2005, comme lui, Alexander Blockx, avant de tomber au 2e tour.

    S’améliorer encore pour se rapprocher du top 100

    Mais ce classement, il ne veut pas y rester. Le Français vise plus haut. « Cette place ne me satisfait pas, ce n’est qu’une étape. Mais je suis content d’y être car j’ai maintenant accès aux Grand Chelem », rappelle l’élève de Melzer. Ses objectifs en 2026, se rapprocher du top 100 et se montrer plus régulier en Challenger, le circuit secondaire du tennis mondial. Avec trois titres cette année au troisième niveau, une première marche a été franchie. Le développement de son jeu est en cours et les progrès affichés sont prometteurs. « J’aimerais muscler mon jeu dans tous les compartiments, parce que je commence à avoir une base solide. Je veux m’améliorer partout mais peut-être plus spécialement sur l’agressivité et mes prises de balles », concède le joueur du TC Marignane.

    À 20 ans, la marge de progression d’Arthur Gea est encore conséquente. L’année 2026 sera charnière, pour savoir s’il peut atteindre ce fameux top 100, tant convoité par les joueurs professionnels du monde entier.

  • L’OM se promène à Nice

    L’OM se promène à Nice

    En lançant la treizième journée du championnat, l’OM avait l’occasion d’envoyer un signal au PSG.

    C’est chose faite, avec une victoire nette ramenée de Nice, où les Phocéens restaient sur deux défaites consécutives. Mais vendredi, même privés de leurs supporters, ils ont su interrompre cette série en allant chercher un succès précieux.

    Dans un contexte niçois toujours aussi compliqué pour eux, les Olympiens ont su rapidement se faciliter la tâche. Grâce à une première demi-heure dynamique, durant laquelle ils ont su appuyer sur les points faibles des Aiglons, qui n’arrivaient pas à bonifier leur possession du ballon.

    En à peine plus d’une demi-heure, et deux buts signés Pierre-Emerick Aubameyang puis Mason Greenwood, les hommes de Roberto De Zerbi avaient démontré que leurs capacités offensives étaient toujours aussi incisives. Et ces deux buts d’avantage laissaient augurer d’une fin de soirée intéressante.

    Et si, juste avant la pause, Igor Paixão avait manqué l’immanquable, son compère Mason Greenwood, toujours aussi intenable, ne manquait pas l’opportunité de plumer définitivement les Aiglons. Totalement dépassés par les événements, les Niçois devaient vivre une fin de match cauchemardesque. Encaissant un quatrième, puis un cinquième but qui faisaient se taire la Brigade sud, dont le « Gym » fêtait le quarantième anniversaire. Le feu d’artifice, tiré plus tôt que prévu, perturbait la fin de la rencontre, temporairement interrompue par Jérémie Pignard. Et marquée par l’entrée de Neal Maupay, pour les dernières minutes de la promenade marseillaise.

    Avant la trêve, l’OM avait su rebondir après l’énorme frustration contre l’Atalanta en Ligue des Champions. Brest avait été la victime de ce réveil. En punissant Nice, les Marseillais ont montré qu’ils avaient conservé leur dynamique de Ligue 1.

  • Nice-Marseille : chaud derby en perspective

    Nice-Marseille : chaud derby en perspective

    Du côté de la Commanderie, la trêve a été studieuse.

    « Nous avons pu bien travailler. Certains internationaux sont revenus plus tôt de sélection. Et je récupère quelques joueurs. » Pour Roberto De Zerbi, la préparation du déplacement à Nice a donc été moins problématique, même si durant la parenthèse internationale, deux joueurs ont rejoint l’infirmerie. « Nous avons pu travailler dans le jeu, sur la mobilité et les transmissions. Bref, progresser dans le collectif, malgré un temps restreint. »

    Son équipe va donc retrouver la Ligue 1 ce vendredi, puis la Ligue des Champions, mardi avec la réception de Newcastle. L’entraîneur phocéen est focalisé sur le derby qui attend ses hoplites. Dans un stade de la Riviera qui, pour la première fois de la saison – et malgré l’absence de supporters marseillais – va être à guichets fermés.

    « Il fera chaud dans le stade. Et l’ambiance compliquée qui nous attend doit nous booster, pas nous faire peur », insiste l’Italien. Et si, dans la foulée, son équipe jouera son avenir européen au Vélodrome, il n’oublie pas que « ce déplacement à Nice n’est pas moins important que le match contre Newcastle. C’est le moment pour nous de passer un palier, malgré la malchance qui nous suit », détaille-t-il.

    Pour Roberto De Zerbi, « mon effectif, quand il est au complet, est très fort. Il peut nous permettre d’aller jusqu’où je ne sais pas… », évoque-t-il. Mais avec cinq joueurs majeurs à l’infirmerie, il est conscient que ses forces sont sans doute un peu moins vives.

    Nice demeure un adversaire à part pour l’OM. Parce que c’est un derby. Parce que les duels sont toujours très tendus. Parce que les Olympiens restent sur deux défaites consécutives au stade de la Riviera. Et que le moment serait malvenu d’en vivre une troisième consécutive. Ce qui ne leur est plus arrivé depuis 35 ans.

    « Que ce soit Nice, ou une autre équipe, il n’y a aucun match facile. Chacun est un contexte différent et nous savons que nous serons attendus. Nous nous sommes préparés au mieux pour pouvoir répondre aux Niçois », clame Geoffrey Kondogbia.

    Après deux mois de soins, il est enfin apte et estime que l’OM reste en position de force. « Nous avons la chance d’avoir notre destin entre nos mains, y compris en Ligue des Champions », insiste-t-il.

    Nice est une ligne de crête pour des Olympiens qui doivent y trouver la bonne voie s’ils veulent poursuivre leur route vers les sommets. Défendre, ou bonifier leur place de dauphin, avant de se relancer en Europe.

    La défense olympienne encore remaniée

    Si Geoffrey Kondogbia, Timothy Weah et Leo Balerdi ont profité de la trêve pour se requinquer, Roberto De Zerbi doit encore faire face à une avalanche de forfaits.

    Ainsi, Michael Murillo est revenu blessé de ses participations aux matches du Panama. Alors que du côté de Nayef Aguerd, s’il n’a pas joué avec le Maroc, les craintes de pubalgie se sont révélées exactes.

    De fait, c’est encore la défense marseillaise qui sera cacochyme face à Nice. « Il va nous falloir gagner, malgré les absences », insiste l’entraîneur phocéen. S’il reconnaît que l’absence de Nayef Aguerd est la plus problématique, « nous devons nous habituer à jouer sans lui, même s’il est irremplaçable ».

    S’il n’a rien dévoilé de ses plans concernant son onze de départ, il est possible qu’il replace Benjamin Pavard en défense centrale, aux côtés de Leo Balerdi, dont le statut reste le même. « Il fait ses matches à la Balerdi et rien ne change à son sujet par rapport au début de saison », insiste Robert De Zerbi.