Category: sports

  • [Étoile de Bessèges] Ewen Costiou fait coup double et remporte la 56e édition

    [Étoile de Bessèges] Ewen Costiou fait coup double et remporte la 56e édition

    Tel qu’on pouvait s’y attendre, le contre la montre final d’Alès (Gard), ce dimanche, a déterminé le vainqueur de cette 56e édition de l’Étoile de Bessèges-Tour du Gard. Et comme ce fut le cas depuis le début de la course, les écarts ont été minimes au sommet de la côte de l’Ermitage, qui aura joué son rôle de juge de paix. À l’arrivée, un podium 100% français au sommet duquel trône Ewen Costiou (Groupama – FDJ United), vainqueur pour 5 secondes devant son coéquipier, le Ciotaden Maxime Decomble, qui prend le maillot blanc de meilleur jeune, alors que le coureur de Décathlon – CMA CGM Paul Lapeira (à 6’’) complète le podium.

    Une victoire qui permet à Ewen Costiou de s’adjuger le classement général de l’épreuve, devant Paul Lapeira, pour 2 petites secondes, tandis que Maxime Decomble complète le podium. En tête du général depuis la 3e étape, le double champion de Slovaquie, Lukas Kubis (Unibet – Rose Rockets), 15e à 35 secondes, est le grand perdant du jour, sortant du podium (4e à 15 secondes). Il se consolera avec le maillot du classement par points.

  • Jeux Olympiques d’hiver : les biathlètes français au rendez-vous

    Jeux Olympiques d’hiver : les biathlètes français au rendez-vous

    Ils étaient attendus au tournant, et ils ont réussi leur mission.

    Les quatre fantastiques du biathlon tricolore ont offert à la France sa première médaille aux Jeux Olympiques d’hiver, et elle est en or.

    Le biathlon, qui espère réaliser une razzia dans le nord de l’Italie, lance de la meilleure des manières sa quinzaine. La discipline apporte le premier titre olympique à la délégation française aux JO-2026 de Milan Cortina, la deuxième médaille après l’argent de Mathis Desloges en ski de fond.

    Julia Simon, dernière relayeuse, a franchi la ligne d’arrivée avec une marge sur l’Italie et Lisa Vittozzi. L’Allemagne avec Franziska Preuss complète le podium de la première épreuve de biathlon au programme des Jeux.

    Quentin Fillon Maillet, avec trois pioches sur le tir couché et deux sur le debout, a passé le relais à Lou Jeanmonnot à une vingtaine de secondes de la tête. Puis la leader de la Coupe du monde a fait la différence sur les skis et grâce à sa maîtrise sur le pas de tir. Elle a d’abord recollé sur la tête après le tir couché, puis a creusé un écart d’une vingtaine de secondes sur ses poursuivantes, tout aussi performantes au tir.

    Julia Simon a réussi à conserver cette vingtaine de secondes tout au long de ses 6 kilomètres d’effort, avec un tir parfait et supersonique (19 secondes sur le tir couché, 18 secondes sur le tir debout).

    C’est le troisième titre olympique dans la carrière de Quentin Fillon Maillet, l’homme des Jeux de Pékin avec cinq médailles dont deux en or (individuel et poursuite). Pour Simon, Jeanmonnot et Perrot, c’est la première médaille d’or.

  • Six Nations : Nouchi au tournant du Tournoi

    Six Nations : Nouchi au tournant du Tournoi

    Fabien Galthié bouscule les habitudes. Et les cadres de l’équipe de France. Le centre Gaël Fickou, le plus capé (98 sélections), Damian Penaud, recordman d’essais, ou Greg Alldritt, vice-capitaine, sont la preuve des perpétuelles questions et remises en cause du sélectionneur de l’équipe de France. À moins de deux ans de la Coupe du monde en Australie (1e octobre – 13 novembre 2027), il n’a pas hésité à écarter ces trois joueurs pour préparer le prochain Tournoi des six nations et le premier rendez-vous devant l’Irlande.

    Peu à peu, Fabien Galthié injecte du sang neuf, puise notamment parmi les champions du monde U20 sacrés en Afrique du Sud lors de l’été 2023. Le capitaine des Bleuets n’était autre que le Montpelliérain Lenni Nouchi, troisième ligne aussi polyvalent que moderne.

    « Attissogbe, Gourgues, Brau-Boirie, Depoortere, Moefana ou Barassi sont des joueurs qu’on connaît très bien. C’est la même chose pour Lenni Nouchi. Il doit avoir une opportunité, voire plusieurs. Il faut que ces potentiels jouent, qu’ils aient la possibilité de se tromper, qu’ils n’aient pas que l’obligation de réussir » expliquait à l’aube du Tournoi le patron des Bleus.

    Appelé parmi les 42 joueurs dans une relative indifférence, Lenni Nouchi (22 ans) a fait bouger les lignes, notamment au cœur d’une troisième ligne pourtant très dense. Et bénéficie d’une chance qu’il aspire à saisir. « Je suis content de pouvoir aller (en équipe de France) et ne pas avoir de pépins physiques. C’est une sorte de récompense parce que j’ai essayé de mettre les choses en place pour y aller. Ce n’est pas une finalité en soi, j’y vais pour essayer de jouer et m’appuyer sur mon début de saison »promettait-il peu après l’annonce de la sélection.

    Depuis le début de saison, le jeune capitaine de Montpellier éclabousse de sa classe le Top 14. Et draine dans le sillage de son ambition une équipe présente parmi les six premiers à dix journées de la fin et un club en plein renouveau.

    Retardé dans sa montée en puissance, il affiche sa plénitude depuis le début de saison où il rayonne dans tous les secteurs de jeu. En treize rencontres de championnat, il a inscrit six essais, dont un doublé face à Bordeaux-Bègles, et révèle un peu plus ses talents offensifs.

    « Lenni, c’est la cerise

    sur le gâteau »

    Nouchi ne vient pas de nulle part. Coup sur coup, il avait été contraint de décliner sa sélection pour la tournée d’automne et de renoncer à celle en Nouvelle-Zélande, l’été dernier. Avant ce double forfait, le troisième polyvalent avait affiché des promesses à ses débuts internationaux lors de la funeste tournée en Argentine à l’été 2024, marquée par diverses affaires.

    Contrat prolongé, par-delà l’offre de Toulon, quatrième saison en Top 14, registre élargi en troisième ligne : Nouchi a pris une nouvelle dimension cette saison pour s’affranchir de pépins physiques et tracer sa voie vers les sommets. Placé dans les meilleures conditions par le manager du MHR Joan Caudullo, il bénéficie aussi de la confiance de partenaires à l’œil aussi expérimenté qu’aiguisé que le 3e ligne anglais : Billy Vunipola (33 ans, 74 sélections).

    « Lenni, c’est la cerise sur le gâteau ! On a des avants qui peuvent faire le sale travail. Mais Lenni est particulier. C’est super de pouvoir jouer avec lui parce que vous savez qu’il peut sortir un truc spécial à tout moment. On l’a vu cette saison faire des trucs incroyables. Je suis très heureux pour lui qu’il puisse jouer avec la France. Il n’a que 22 ans, mais il a le talent et le tempérament d’un joueur international. Et je pense que s’il a la confiance des entraîneurs, et apparemment il l’a, il peut faire de grandes choses » loue Billy Vunipola

    Sa sélection en équipe de France, précédée de celle du pilier Baptiste Erdocio, éclaire la marche avant de Montpellier, replacé à la 5e place du Top 14 à dix journées de la fin et désireux de tourner le dos à plusieurs saisons difficiles. « J’ai la sensation qu’on a mis toutes les choses en place pour que Lenni soit international. Cela prouve qu’on est en capacité à être international à Montpellier, de le devenir même si certains viennent ici et le sont encore une nouvelle fois. On arrive à faire émerger des joueurs internationaux comme Maël Moustin, Baptiste Erdocio, Tyler Duguid…On arrive encore à plaire et à voir des joueurs qui sont en capacité d’être internationaux. C’est un élément positif à l’image de Lenni qui a bien évolué depuis quelque temps » souligne Joan Caudullo, qui plaide pour la reconnaissance des progrès de ses joueurs. Et se fait l’avocat d’un club montpelliérain dont il restaure la vitrine. Et l’image.

  • Neuf athlètes d’Occitanie participent aux J-O d’Hiver

    Neuf athlètes d’Occitanie participent aux J-O d’Hiver

    L’Occitanie va-t-elle briller aux Jeux Olympiques d’Hiver ? Après Pékin en 2022 où elle était restée au pied du Podium, la championne Perrine Laffont, originaire de l’Ariège, la championne olympique 2018 (Corée du Sud) à seulement 19 ans, entend bien prendre sa revanche et monter sur la plus haute marche du podium dans sa spécialité des bosses au ski acrobatique. Elle entrera en piste mardi 10 février, et mercredi et disputera la finale, à coup sûr, dimanche 15 février.

    Huit autres athlètes français originaires d’Occitanie son aussi de ce rendez-vous historique. Lore Baudrit, la capitaine de l’équipe de hockey, espère faire briller la France et sa ville natale, Castres (Tarn). Côté masculin, Julien Junca, natif de Prades (Pyrénées-Orientales) assurera la défense dans les cages tricolores. Quant à Youri Duplessis Kergomard il dispute ses premiers Jeux Olympiques dans la discipline du skicross. Le quadruple champion de France, né à Montpellier (Hérault), n’entend pas faire de la figuration. Idem pour Luna Goureau, sélectionnée en bobsleigh. La native de Tarbes (Hautes-Pyrénées), 22 ans, est nouvelle dans la discipline mais son explosivité a convaincu les sélectionneurs.

    Des Jeux sur 22 000 km²

    Enzo Valax, 25 ans, Ariégeois, espère briller en slopestyle et big air (discipline du ski acrobatique)tandis que son compère Vincent Maharavo 28 ans, va tenter de donner le meilleur de lui-même en Ski freestyle, et halfpipe.

    Camille Kovalev, avec son compagnon Pavel Kovalec, représentera la France en patinage artistique. La jeune trentenaire (31 ans) originaire du village de Gragnague (Haute-Garonne), elle participe à ses premiers Jeux et avec son partenaire sont les seuls représentants français de la discipline.

    En ski alpin, Doriane Escané, 27 ans, Membre du Club des Sports de Courchevel, Doriane Escané se présente à la sélection pour les Jeux Olympiques de Milan-Cortina avec un vécu riche en compétitions de haut niveau. Sa trajectoire récente met en lumière une athlète capable de revenir après l’épreuve, de produire des performances de référence et de rester engagée dans la durée au plus haut niveau international.

    Avec Bormio et Cortina pour le ski alpin, Anterselva pour le biathlon, le Val di Fiemme pour le ski nordique, Livigno pour le snowboard et le ski freestyle, ces troisièmes Jeux d’hiver italiens sont éparpillés sur 22 000 km². Du jamais vu dans l’histoire olympique, et s’étalent des Dolomites à la plaine du Pô en passant par la Vénétie, jusqu’aux confins de l’Autriche.

  • [Étoile de Bessèges] 4e étape : le Belge Joppe Heremans (Van Rysel – Roubaix) s’impose, Kubis conforte sa place de leader

    [Étoile de Bessèges] 4e étape : le Belge Joppe Heremans (Van Rysel – Roubaix) s’impose, Kubis conforte sa place de leader

    Cette 4e et avant-dernière étape entre Saint-Christol-lez-Alès et Vauvert (154,84 km, 958 m de dénivelé positif), au profil plus roulant que les deux précédentes malgré de nombreuses petites côtes, a, sans surprise, offert un scénario assez similaire à celui de ses prédécesseuses.

    Un groupe de trois coureurs – Valentin Retailleau (Total Énergies), Tommaso Bessega (Polti) et Clément Davy (Nice Métropole Côte d’Azur) – a pris l’échappée au bout d’une dizaine de kilomètres, dans la première boucle autour de Saint-Christol. Celle-ci avait peu de chance d’aller au bout, eu égard au manque de relief de l’étape, mais aussi à la présence du coureur de Total Énergies, toujours dans le coup au général (31e à 29’’). Elle n’a ainsi compté au maximum qu’1’30 d’avance.

    Dans les 30 derniers kilomètres, le peloton a durci la course, reprenant d’abord Bassega, lâché par ses compagnons de fuite, à un peu moins de 13 km de l’arrivée. Ces derniers, eux, ont maximisé leur baroud d’honneur face à un peloton au sein duquel les équipes semblaient s’organiser pour le sprint, mais ont cédé dans les 2 derniers kilomètres.

    Et à l’arrivée, c’est le jeune puncheur belge Joppe Heremans (Van Rysel – Roubaix) qui s’est montré le plus prompt, offrant à l’équipe nordiste sa première victoire de la semaine. Le leader du classement général Lukas Kubis (Unibet Rose – Rockets), très bien placé dès le début du sprint, termine deuxième et conforte sa place de leader avec 13’’ d’avance sur Henri Uhlig (Alpecin-Premier Tech) et 16’’ sur Louis Hardouin (Van Rysel – Roubaix), avant le contre-la-montre de dimanche à Alès, qui sera le juge de paix de cette 56e édition de l’Étoile de Bessèges.

    Paul Lapeira (Décathlon – CMA CGM), auteur d’un geste de frustration à l’arrivée à l’égard du vainqueur, considérant avoir été tassé, prend la troisième place.

  • Romane Moulai défend sa ceinture mondiale à domicile

    Romane Moulai défend sa ceinture mondiale à domicile

    Romane Moulai est prête. « Je suis au poids et à 200% », confie la Marseillaise. Lors de la pesée, réalisée au sein de l’hôtel de la Région Sud-Paca, la Marseillaise a montré sa volonté de défendre une ceinture mondiale, en catégorie mi-mouche IBO, qui depuis a fait basculer sa carrière dans une autre dimension. « Je vais défendre la ceinture chez moi. Et je promets que ce sera un très beau combat », a-t-elle indiqué.

    Invaincue en sept combats professionnels, dont trois par KO, Romane Moulai va trouver face à elle Althea Shine Pores. Une Philippine mobile, habituée aux grands soirs et rodée aux galas à l’étranger.

    Le combat s’annonce explosif

    « Je suis impatiente de me mesurer à Romane. C’est mon premier championnat du monde, loin de mon pays. Mais j’ai des ambitions », a-t-elle confié. Tandis que pour son entraîneur, « ce combat va lui permettre d’engranger de l’expérience, et revenir plus forte pour ses échéances aux Philippines ».

    Comme Romane, Althea Shine est invaincue sur le circuit professionnel. Et vu leur catégorie, mi-mouche, cela augure d’un combat explosif. « Je vous promets que le combat sera beau. Et si mon adversaire est prête, je le suis mois aussi. Peut-être encore plus », insiste Romane Moulai, pour qui défendre sa ceinture mondiale sera aussi une revanche sur le sort. Elle qui a été privée de championnats du monde amateur pour des tracasseries administratives.

    Pour préparer la défense de sa ceinture mondiale, la Marseillaise a effectué un combat en novembre. à Port Marly, elle a décroché sa septième victoire face à la Vénézuélienne Roxana Colmenarez. Si elle poursuit l’aventure professionnelle, songeant à changer de catégorie, elle a toujours en tête de participer aux Jeux olympiques. Si elle conserve sa ceinture mondiale, elle gagnera en confiance et pourra mieux se projeter sur l’avenir. La réponse après un combat qui se déroulera en dix reprises. Mais qui pourrait être plus court, en cas de KO.

    Son combat sera le point d’orgue d’une soirée de gala organisé par Yacine Berrabah. Dans le cadre d’une soirée « Marseille boxe solidaire ».

    Pour lancer le rendez-vous, six combats amateurs seront proposés, en partenariat avec l’ASCVSH Marseille 16, sous la direction du charismatique Rénald Garrido, véritable pilier du noble art local. Des boxeurs et boxeuses issus de plusieurs clubs de la région Sud viendront défendre leurs couleurs, leurs équipes et leur quartier, dans une ambiance qui fait battre le cœur de Marseille.

    Puis, avant le championnat du monde, un autre rendez-vous sera très attendu. Le combat professionnel de Sandro Spica, programmé en six rounds, prêt à faire parler sa puissance et à rallumer les projecteurs sur sa boxe offensive.

    Samedi, à partir de 19h30,
    Villa M 17 place Louis-Bonneton
    13008 Marseille.

  • [Etoile de Bessèges] L’étape reine revient au roi Henri Uhlig

    [Etoile de Bessèges] L’étape reine revient au roi Henri Uhlig

    L’étape reine, l’étape des vaillants. Les alentours de Bessèges se sont transformés en toboggan géant, ce vendredi. Les coureurs n’ont fait qu’encaisser du dénivelé tout au long de la journée, sur ce profil particulièrement vallonné. Pourtant, le peloton a explosé les compteurs et les heures de passage se sont révélées être bien plus rapides que prévu. 44,9 km/h de moyenne, au final, alors que ce troisième jour de course proposait 2 500 mètres de dénivelé positif.

    Cette étape mouvementée a permis aux favoris de l’Étoile de se battre à la loyale dans les différentes bosses – six au total –tout au long du tracé. Pourtant, c’est bien un homme rapide qui a triomphé sur les bords de la Cèze, à Bessèges. L’Allemand Henri Uhlig a largement manifesté sa joie après la ligne. Le coureur d’Alpecin-Premier Tech a battu Lukas Kubis, à nouveau 2e comme mercredi. Le Slovaque des Rockets s’est tapé la cuisse de frustration après l’arrivée, mais il reçoit tout de même un lot de consolation. Ce dernier est le nouveau leader du classement général, à la veille de la 4e des cinq étapes.

    Cette journée était taillée pour les forçats de la route avec d’innombrables possibilités dans les côtes et une incertitude sur le vainqueur final. Contrairement aux deux premiers jours de compétition, l’échappée a mis du temps à se former, car le peloton ne laissait rien partir.

    Papon meilleur grimpeur

    Cette première partie de parcours en descente n’a pas non plus aidé. Il a fallu attendre une quarantaine de kilomètres pour voir un groupe de dix hommes prendre les devants. Quelques pointures aux avant-postes avec Alexis Renard (Cofidis), Kasper Haugland (Decathlon-CMA CGM) ou encore Tomas Kopecky (Unibet Rose Rockets).

    L’un des coureurs de tête n’avait qu’une seule idée, un seul défi, ce vendredi après-midi : sécuriser le maillot de meilleur grimpeur. Nice Métropole Côte d’Azur, peut-être la plus petite formation engagée, a montré son maillot bleu azur grâce à Victor Papon. En passant quatre des six sommets en tête, Victor Papon a pris une grande option dans la quête de la tunique distinctive. Avec 28 points, dont 16 d’avance sur son dauphin, il se peut que le maillot de la montagne prenne la direction des Alpes-Maritimes. Mais cette échappée n’a jamais bénéficié d’une marge confortable, car jugée trop dangereuse. Plusieurs hommes étaient à moins de 30 secondes au général et les laisser partir aurait été un risque trop important. 1 minute 20 au maximum, un pécule minuscule dans la course à la victoire d’étape.

    Le premier coup de tonnerre est tombé à 40 km du but. Après ses exploits des deux précédentes étapes, les différentes équipes se demandaient si le jeune porteur du maillot corail, Tom Crabbe, pourrait résister sur l’étape reine. La réponse fut non. Le Belge de la Team Flanders-Baloise a été distancé lors du deuxième passage au col des Brousses. Devant, la course s’est transformée. Telle une épreuve de jeunes où tout le monde veut attaquer et prendre l’avantage, les favoris ont tenté à de multiples reprises de se faire la malle.

    Ewen Costiou et Paul Lapeira ont été les plus offensifs, Clément Izquierdo a pris une fois 10 secondes avant de se faire croquer par un groupe réduit. Les fourmis s’éparpillaient dans les jambes des cyclistes français, mais les tentatives étaient vaines. Finalement, les bosses n’ont créé aucun écart et, à l’entrée de Bessèges, un groupe d’une grosse quarantaine d’unités se présentait pour la victoire. Dylan Teuns a lui aussi tenté et a été rattrapé. Un sprint massif allait donc se tenir, avec les forces en présence. Malgré quatre coureurs en tête, Unibet Rose Rockets s’est fait surprendre.

    Le grand sprinteur de Regensburg, Henri Uhlig, a été plus véloce dans les derniers mètres pour battre un Lukas Kubis arrivé 2e d’une course pour la dixième fois de sa carrière. L’Allemand s’offre son plus beau succès, lui qui a été discret toute la journée après avoir pris la 5e place, jeudi, à Domessargues. Décimée depuis le début de l’Étoile avec trois abandons, son équipe Alpecin-Premier Tech retrouve le sourire.

    Toujours dans les bons coups depuis le début de la saison, Van Rysel Roubaix a réussi une nouvelle journée remarquable. Louis Hardouin, encore amateur en 2025, a terminé 3e de cette étape et se satisfait de ce résultat (voir par ailleurs). La lutte pour le classement général est indécise et le sera jusqu’aux derniers hectomètres du contre-la-montre, à Alès. Ce samedi matin, ils étaient 36 en 30 secondes. Absolument tout reste à imaginer dans le Gard.

  • PSG – OM, pour qui la belle ?

    PSG – OM, pour qui la belle ?

    C’est un OM presque invaincu face au PSG cette saison qui se prépare pour un nouveau duel.

    Le premier a vu les Marseillais faire chuter les champions d’Europe au Vélodrome, en début de saison (1-0). Le deuxième s’est soldé par un nul (2-2). Mais comme il s’agissait du Trophée des Champions, il a fallu un vainqueur. Et dans la nuit koweïtienne, le PSG s’est adjugé le titre après la séance des tirs au but.

    Dimanche, le Parc des Princes sera le théâtre de la belle entre les deux meilleurs ennemis de la Ligue 1. Avec un OM qui s’y rend sans pression et sans peur. Revigoré par sa qualification pour les quarts de finale de Coupe de France. Et qui sait qu’il n’a pas grand-chose à perdre.

    Côté Olympiens, Timothy Weah y voit plus qu’un Classique, surtout après la frustration du Koweït. « Le match perdu dans les dernières secondes, c’était dur à avaler… Mais nous sommes passés à autre chose. Ce prochain derby, c’est une opportunité, presque une revanche. Il faudra être prêts pour le défi, parce que ce sera un vrai match », a-t-il lancé en conférence de presse.

    Son entraîneur voit dans ce rendez-vous une occasion de redorer un blason marseillais terni par ce qu’il appelle « la honte de Bruges ». Si face au Paris FC, la semaine dernière, l’OM a semblé encore sous le coup de son élimination en Ligue des Champions, il y a eu la qualification aux dépens de Rennes, en Coupe de France mercredi, qui a réveillé les appétits.

    Une qualification vue comme une revanche sur ce que les Phocéens avaient vécu en Bretagne lors de la première journée. Et qui peut servir de tremplin pour un exploit au Parc des Princes. Toutefois, Roberto De Zerbi ne s’enflamme pas. Il sait ce dont est capable le collectif parisien, qui reste selon lui « l’équipe la plus forte d’Europe dont il est difficile de comprendre le jeu ». C’est pourquoi il estime « qu’il nous faudra défendre, bien sûr, mais aussi jouer, parce que nous aussi, nous avons des joueurs forts… Nous aussi, nous devons croire en nos qualités, mais toujours avec humilité ».

    Face à l’armada du PSG, qui sera emmenée par le Ballon d’or Ousmane Dembélé, l’entraîneur phocéen insiste sur le fait « qu’il n’y a pas de recette pour battre Paris, si ce n’est avoir de l’orgueil et de la fierté ». Et qu’il compte sur un homme : « J’ai besoin d’un Greenwood des deux derniers matches. Un Greenwood mondial. »

    « Ce prochain derby, c’est une opportunité, presque une revanche »

  • Delettre pour jouer les diables à Vauvert

    Delettre pour jouer les diables à Vauvert

    À l’arrivée vendredi, Alexandre Delettre s’avouait quelque peu déçu : il aurait aimé faire un coup sur une étape qui était celle qui lui « convenait le mieux sur le papier. J’avais été désigné leader. J’ai joué avec les meilleurs dans les bosses, mais il m’en manquait un petit peu. C’est dommage que ça se regarde et qu’on arrive à une trentaine au sprint, ce n’est pas à mon avantage. J’ai essayé de jouer mon va-tout quand ça ressort dans la dernière bosse à 2 km de l’arrivée. S’il y avait sprint, c’était pour Sandy (Dujardin) », analysait le puncheur de 28 ans. Ce dernier nourrissait aussi quelques regrets sur le plan collectif : « On avait Alexys (Brunel) à l’avant, c’était l’objectif. L’équipe a fait du bon boulot pour me placer, pour Sandy aussi. Malheureusement, il rate un peu son lancement, ce sont les aléas du sprint. Depuis le début, on joue bien, on court collectif, mais on n’est pas récompensé. Espérons que les deux derniers jours nous sourient. »

    « Faire le meilleur résultat possible sur le chrono »

    Son saut de chaîne dans la montée finale ne lui laissera donc pas de regret, vu l’arrivée massive. Il a fini dans les temps du peloton et n’a pas perdu de temps au général, hormis sur les trois premiers du jour grâce à leurs bonifications. Un moindre mal, puisqu’avec 22 secondes de retard sur la tête (18e place), Alexandre Delettre est encore dans le coup au général, lui qui vient certainement de réaliser la meilleure saison de sa carrière, avec sept podiums, seize top 5 et un premier Tour de France bouclé à la 55e place. Même s’il sait que l’arrivée au contre-la-montre ne joue pas en sa faveur. « Ce n’est pas mon point fort, mais on l’a bien travaillé cet hiver. J’ai pris un peu de force, ça va aider. C’est une arrivée en bosse, dans mes caractéristiques. Je ne pense pas gagner, mais je veux faire le meilleur résultat possible. Si je donne tout, il n’y aura pas de regret, ce sera du bon travail pour la suite », positive celui qui est à la recherche d’une deuxième victoire en professionnel, après celle obtenue sur la 2e étape du tour d’Alsace en 2022 : « On est qu’au début de saison, il ne faut pas s’affoler. Les parcours à Bessèges ne me conviennent pas, mais il reste encore plein de courses. »

    Ce samedi, le coureur de la Total Énergies arrivera chez lui, à Vauvert. Sur une étape une nouvelle fois promise aux sprinteurs, « le but sera de mettre Sandy Dujardin dans les meilleures dispositions pour jouer la victoire et on fera le maximum », promet-il. Il aura pour cela quelques atouts : « J’y ai fait mon adolescence, je connais très bien la ville et la montée finale. Ça va être cool d’arriver là-bas. » Il pourra aussi compter sur un public acquis à sa cause. « J’entends mon nom un peu partout depuis le début de la course. Ça fait plaisir. Il y aura du monde sur le final. Il n’y a jamais eu trop de Gardois professionnels. Là, on est deux avec Nicola (Marcerou). Voir cet engouement autour de ça, c’est génial », se réjouit-il.

  • Les richesses de la ville de Vauvert, joyau de la Petite Camargue

    Les richesses de la ville de Vauvert, joyau de la Petite Camargue

    Située cœur de la petite Camargue, entourée de vignes, de forêts de pin et même de rizières, Vauvert et ses 11 700 habitants sont une cité accueillante et fière d’être, ce samedi 7 février, l’étape de la quatrième journée de l’Étoile de Bessèges-Tour du Gard.

    L’office de tourisme cœur de Petite Camargue propose une balade d’environ 1h30 dans le centre-ville de Vauvert, au départ de l’office de tourisme. Parmi les sites et monuments à découvrir, la mairie, un bel édifice de 1858 situé à l’emplacement du vieux cimetière. Témoignage de la richesse viticole vauverdoise de l’époque, l’architecture de la IIIe République occupe une place importante sur le territoire : grâce au vin, de nombreuses grandes bâtisses ont été érigées. L’architecte Bedos et l’entrepreneur Bastide travaillèrent à la réalisation de ce monument somptueux dont la première pierre fut posée le 1er juin 1858, ils l’achevèrent le 1er avril 1859.

    À voir aussi, la Porte Saint-Louis. Cette porte date du XVIIe siècle. Elle est baptisée « porte Saint-Louis » en souvenir du passage du roi de France, Louis IX. En 1270, Saint-Louis, dans l’attente de la flotte qui devait l’amener en croisade, vint faire ses dévotions à Vauvert.

    Le Cournier rappelle que Vauvert est une halte sur la voie d’Arles vers Saint-Jacques-de-Compostelle, le GR®653, l’arrivée du chemin de Compostelle, est désormais matérialisée par une nouvelle aire de repos et d’informations. La silhouette en fer d’un pèlerin ainsi que des bancs et un panneau d’informations patrimoniales et de services sont à la disposition des pèlerins et des randonneurs.

    Le jardin du Castellas sur la colline du même nom, dénommée Motte Foussat à l’époque médiévale, jouit d’une situation remarquable. On découvre la ville de Vauvert d’en haut avec les explications des divers monuments grâce à sa table d’orientation. La vue s’étend jusqu’à la mer et, vers le Nord, on aperçoit la barrière des Cévennes. Par temps clair, on peut même distinguer les Pyrénées !

    La place du Jeu de Ballon était l’ancien emplacement des arènes, les villageois installaient des charrettes ou des théâtres pour fabriquer les arènes. Les familles qui le souhaitaient, et après demande à la municipalité, installaient leur théâtre ; la piste était alors rectangulaire. On aperçoit également l’enceinte du château qui fut détruit en 1628 sur ordre du Duc de Rohan pendant les guerres de religion.

    Source : Ville de Vauvert