Category: sports

  • Les Marseillaises ne veulent pas perdre le nord face à Lens

    Les Marseillaises ne veulent pas perdre le nord face à Lens

    Une occasion en or massif se présente aux Marseillaises, ce vendredi soir. L’OM accueille Lens au stade Francis-Turcan de Martigues (21h) et les Sang et Or sont lanterne rouge de l’Arkema Première Ligue avec un seul point en sept journées. Un succès donnerait de l’air aux joueuses de Corinne Diacre par rapport à la zone de relégation. Saint-Etienne est le premier relégable, à une longueur, et doit affronter le Paris Saint-Germain durant le week-end.

    La venue de l’ancienne coach de Clermont Foot commence à être bénéfique pour le promu. Une série de trois matches sans défaite avec deux partages de points en championnat et une victoire contre Toulouse dans la nouvelle coupe LFFP. Ce dernier succès a été positif d’après l’ex-sélectionneuse de l’équipe de France, qui a apprécié « la patience et l’intelligence » de son équipe durant cette rencontre. La validation de la qualification en quarts de finale est aussi une satisfaction.

    Enchaîner avec une nouvelle victoire

    Face au RCL, l’opportunité est importante. Les Nordistes restent sur des victoires en coupe LFFP, mais cinq revers de rang en Première Ligue, dont un 8-1 à domicile contre l’OL Lyonnes. Ce succès en championnat manque encore au Racing – le club est le seul dans ce cas – et la menace d’une relégation se précise. Gagner, pour les Marseillaises, permettrait de poursuivre cette série emballante et d’y voir plus clair avant les trois rencontres du mois de décembre (PSG, Nantes, Montpellier).

  • Tennis : au crépuscule de la saison, les joueurs en mode interclubs

    Tennis : au crépuscule de la saison, les joueurs en mode interclubs

    Le circuit ATP est mis sous papier bulle pour quelques semaines. La saison s’est achevée il y a seulement cinq jours, à Turin, et la prochaine arrive vite, dès le 1er janvier 2026. Pendant ce temps, beaucoup de joueurs sont en vacances avant de débuter une sérieuse préparation foncière. Beaucoup, mais pas tous. Loin de la lumière des grands courts internationaux, dans certains pays européens, comme en France, les interclubs sont un moment marquant de la fin d’année.

    Dans les Bouches-du-Rhône, le Tennis Club Marignanais dispute la Pro A, la première division nationale. Une période majeure pour ce club, mais aussi pour ses joueurs. Clément Chidekh est 249e mondial, un classement qu’il a stabilisé par rapport à 2024. L’Arlésien apprécie ces moments de partage, où il se sent moins seul que lors des 30 semaines par an qu’il passe à voyager. « Ce sont des moments de plaisir. On profite ensemble, c’est un rafraîchissement après une longue saison. À Marignane, nous sommes presque tous de la région, on se connaît depuis longtemps. C’est aussi ce qui fait notre force. »

    « Important de jouer pour le club de ma région »

    D’après lui, les interclubs sont « une vitrine, une locomotive pour chaque club ». Ces quelques semaines représentent un laps de temps où les clubs sont mis en avant, pour le plus grand bonheur des adhérents, jeunes ou moins jeunes. « Pour nos licenciés, c’est l’occasion de voir de grands joueurs à la maison. C’est une fête pour l’ensemble du club », décrit Laurence Bonnaure, présidente des Marignanais.

    Harold Mayot représente Thionville, club que le TCM recevait mercredi au complexe sportif du Bolmon (victoire 4 matches à 2 des locaux). Accessoirement, le natif de Metz, 23 ans, est classé 162 à l’ATP. Il n’oublie pas que c’est une période où garder la forme est essentiel. « Nous sommes aussi en pleine préparation foncière pour la saison à venir. Les interclubs, c’est un écosystème qui fonctionne bien, pendant une période plus creuse. C’est important pour moi de jouer pour le club de ma région, j’y suis attaché. » Cette vie de groupe, façon Coupe Davis, semble être appréciée par les principaux intéressés. Clément Chidekh l’a dit, avoir une compagnie après des mois à parcourir le monde plutôt seul, est réellement appréciable.

    Club familial aux petits moyens, Marignane est en train de réaliser une prouesse après deux journées d’interclubs. Deux succès contre le Blanc-Mesnil et Thionville mettent le club dans une position favorable. Le premier de cette poule B affrontera celui du groupe A lors d’une finale nationale. Exploit en marche.

  • Coupe de France des Clubs de pétanque : Aix et la Boule Modérée qualifiés, Carnoux éliminé

    Coupe de France des Clubs de pétanque : Aix et la Boule Modérée qualifiés, Carnoux éliminé

    La Boule Aixoise a su se sortir du piège d’un redoutable adversaire gardois Nîmes Col Men où évolue le quintuple vainqueur du Mondial La Marseillaise à pétanque Vigo Dubois. La bande à Foyot était dans l’obligation de remporter les deux triplettes pour poursuivre l’aventure. Ce fut chose faite. Qualification dans la douleur pour les hommes du président Bruno Mansio. L’étau se resserre et les choses très sérieuses vont commencer.

    Du côté de Carnoux, le scénario a été défavorable. Il faut dire que les Carnussiens sont tombés sur un adversaire redoutable en état de grâce. Carpentras marche sur l’eau cette année avec beaucoup de résultats positifs. Une ossature de qualité. C’est sans sourciller que les Vauclusiens se sont imposés 21 à 7.

    Enfin, le 9 novembre, les joueurs de la Boule Modérée sont allés chercher leur qualification en terre héraultaise face à Saint-Martin. Avec leur effectif de qualité et expérimenté les Marseillais peuvent viser haut.

    Les effectifs

    Boule Modérée

    Lucette Espinas, Patrice Grégori. Philippe Roux, William Francone, Michel Adam, José Amaya, capitaine Frédéric Marinello.

    Boule Aixoise

    Melissa Vernille, Sébastien Batista, Stéphane Pagni, Sissou Cantarell, Jérémy, David Riviera, Fernandez, Marco Foyot, Dylan Cano, Didier Asselineau, Michel Hatchadourian. Capitaine Bruno Mansio

  • Jeu provençal : Guglielmi et Ré n’ont pas fait le voyage pour rien

    Jeu provençal : Guglielmi et Ré n’ont pas fait le voyage pour rien

    C’est sous la direction du président de la Boule Diplomate, Gérard Tassy au graphique et l’arbitre Frédéric Cafieri, que sera donné le coup d’envoi de cette épreuve qui honore la mémoire d’un personnage qui avec son ami Roger Gouiran a marqué l’actualité bouliste au sein de la boule Diplomate.

    152 joueurs seront dans les ronds à la bombe… Parmi lesquels un beau banc de gros poissons. Si inexorablement au fil des joutes bon nombre vont être pris dans les filets à l’image des Jean-Michel Isaac et Amar Ghaleb Bouchaib ou encore des Michel Propos-Jean-Marc Gillo mais aussi Enzo Paolucci-Marc Cognard et un peu plus tard Kevin Dupuis-Pascal Incandella ou encore Franck Secchi-Pierre Jean Coucourde mais aussi Stéphane Nista-Frédéric Poutier.

    Pour les duos Max Guidicelli- Pierre Guida et Thierry Jean-Jacques -Raymond Garrion c’est sur la route des quarts qu’ils vont prendre la voie de garage.

    Dans le dernier carré, deux équipes ont un statut de « groupée » et peuvent prétendre soulever le trophée. Elles se retrouvent en opposition et sous l’impulsion d’un Guglielmi qui réalise dans l’exercice du tir un pourcentage insolent, le binôme de la Boule des Calanques va s’imposer. Ils vont montrer qu’ils n’ont pas fait le voyage pour rien. Euphoriques, ils vont ensuite faire cavalier seul, face à leurs adversaires pour une finale à sens unique.

    Au cours de la remise des prix, en présence de Solange et Paulette les sœurs de « Fonfon », les lauréats se verront remettre deux superbes tableaux, œuvres de Jeanine Gouiran et un magnifique trophée, lequel après avoir vu survoler les avions, a pris la direction des calanques, où il pourra voir passer les bateaux pendant un an au moins. Le temps qu’il soit remis en jeu en 2026.

    Résultats

    Demi-finales : Nadir Mouka – Loïc Ceyte battent Stéphane Lombardo – Cyril Serein 13 à 1

    Alain Ré – Gérald Guglielmi ( B. des Calanques) battent Ridha Chaker – Alain Boccamfuso (Diplomate St Victoret) 13 à 2

    Finale : Alain Ré – Gérald Guglielmi battent Nadir Mouka – Loïc Ceyte
    13 à 0

  • Jeu provençal : Mathys Calderon et Maxime Cournac, champions départementaux

    Jeu provençal : Mathys Calderon et Maxime Cournac, champions départementaux

    Ils sont une vingtaine de jeunes à avoir pris part à cette deuxième édition, après celle de l’an dernier à Istres Rassuen, d’un championnat qui en est toujours au stade de l’innovation. Une expérimentation, fer de lance du président Patrick Fara qui entend développer la pratique du Jeu Provençal chez les jeunes, à l’image de la Tournée des Pépites, des stages avec les joueurs de l’équipe de France, des concours au cours desquels des jeunes jouent avec des adultes. Car il est évident qu’un état des lieux voit pour l’heure se profiler une mort lente de cette pratique, si cette jeunesse n’entre pas dans les ronds.

    Il est grand temps, que dans les écoles de boules, dans les groupes aussi, on prenne conscience de cet état de fait, et que l’on apporte un peu plus d’attention au développement du Jeu Provençal, que celui du tiroir-caisse…

    En attendant, sous la direction de la déléguée Yasmina Manessour et l’arbitrage de Frédéric Cafieri, les acteurs présents ont permis de vivre une belle journée, avec des parties intenses et riches en qualité technique. Les binômes vont en découdre dans des oppositions estampillées des sceaux conjugués de la sportivité, du respect et de la convivialité.

    Mettons en avant, l’accueil et la parfaite organisation, du groupe de la Boule Dorée.

    Le Palmarès 2025

    Champions départementaux :
    M. Calderon & M.Cournac

    Vice-Champions : Ilenzo Gugliotta & Clément Maresca

    Demi-finalistes à la 3e place : Nolan Rambier & Adriano Baez

    Demi-finalistes à la 4e place : Téo Matsos & Enzo Rollin

    Mathis Lucas – Aaron Kerisit – Enzo Nioulon – Zelye Zaragoza – Julien Bourrez – Jean Nichan

  • Pétanque féminine : la 2e édition pour Crespo, Kaddour et Del Socorro

    Pétanque féminine : la 2e édition pour Crespo, Kaddour et Del Socorro

    Avec à l’encaissement Stéphane Marco, au graphique Jauffrey Capasso, au micro le président du Comité Patrick Fara, tout est en place quand l’arbitre Christian Rutigliano d’un coup de sifflet strident ouvre les hostilités.

    Sur des aires de jeux parfaitement entretenues par Dédé Clément, les 150 boulistes abordent la compétition par la phase poules. En fin de matinée et même un peu au-delà après quelques combats de coqs, les 26 équipes qui étaient parvenues à prendre la clé des champs, abordent la partie dite après les poules.

    Si jusqu’alors, il ne semblait pas y avoir eu trop de casse chez les équipes au fort potentiel, il va y en avoir quelques-unes qui ne vont pas pouvoir franchir la chicane. À l’image de celles conduites par Stéphanie Arnaud et Madeïs Gleyze, Manon Mahé ou encore Ghislaine Faralli et Adeline Menard. Il est vrai que face à elles, se dressent respectivement les Lydie Laval, Dolores Vercellotti, Manon Debard, Cathy Brondino et Laura Vierjon. Résultats de quelques parties haut de gamme tout de même…

    Ce festival de parties à sensation va se poursuivre avec le cadrage. Au terme duquel on voit la championne Espagnole Aurélie Blasquez Ruiz et ses partenaires s’incliner face aux locales emmenées par Axelle Bernard. Un peu plus tard, ce sont les Monégasques, Laura Vierjon et Christelle Silve qui seront rejointes cette année par Christel Paille qui tombent face à la deuxième force locale conduite par Vercellotti. Passant dans une zone d’ombre, les « Vertes » Yasmina Manessour, Isabelle Rivière et Marine Rocchietta vont s’incliner lourdement et sèchement.

    On aborde ensuite l’emballage final, à ce stade des quarts de finale, partie marathon entre Axelle Bernard et Yasmina Crespo. Après un revirement de situation, cette dernière s’invite dans le dernier carré. D’où elle va se propulser en finale en dominant Isabelle Mercier. Quant à Cécile Trujas et ses partenaires Agnès Stagliano et Sophie Rinck, elles vont s’incliner sur la route des quarts sans avoir démérité, face à Vercellotti, sociétaire du Cercle St-Barnabé qui dans le dernier carré, prend le meilleur sur Lydie Lavaly.

    La finale va être longtemps indécise, voir l’évolution des côtes au cours des 12 mènes ci-dessous. Si les locales semblaient s’être mises, à mi-parcours, en position favorable, elles allaient connaître un sérieux passage à vide, ce dont vont profiter Crespo, Kaddour et Del Soccoro pour remporter, au cœur de la nuit, cette 2e édition du challenge des Dames.

    Résultats

    Quarts de finale

    1) Lavaly bat Debard – Julli – Salas ;
    2) Mercier bat Brondino – Kfourn – Schiltz ; 3) Vercellotti bat Trujas – Rinck – Stagliano ; 4) Crespo bat Bernard – Fournier – Fara

    Demi-Finales

    1) Vercellotti bat Lydie Lavaly – Mégane Cacciatore – Cassandra Dumas ; 2) Crespo bat Isabelle Mercier – Marina Fiumara – Sakhoeun Chin

    Finale

    Yasmina Crespo – Halima Kaddour – Emilienne Del Soccoro battent Dolores Vercellotti – Séverine Roche – Claire Gaudilliere 13 à 11

  • Pétanque féminine : une saison en or pour la Tropézienne Cindy Peyrot

    Pétanque féminine : une saison en or pour la Tropézienne Cindy Peyrot

    Son balancier inimitable et sa précision d’enfer font d’elle la meilleure tireuse de l’Hexagone. Cindy Peyrot (31 ans) a parfaitement mis son don à contribution cette année en s’imposant lors de trois grands rendez-vous du calendrier boulistique. D’abord aux finales PPF, au mois de février à Aix-en-Provence, où elle s’est imposée aux côtés d’Anna Maillard et Manon Debard. La native de Saint-Priest-en-Jarez, dans le département de la Loire, a ensuite glané sa deuxième étoile au Grand Prix féminin Paprec du Mondial La Marseillaise à pétanque, en compagnie d’Anna Maillard et Maëlle Bertrand. Et comme jamais deux sans trois, la pensionnaire de la Boule Tropézienne a fait des merveilles lors du championnat de France doublette en compagnie de sa partenaire habituelle Anna Maillard, lui permettant ainsi d’obtenir un quatrième titre national. Ce qui a également mis fin à une série de cinq finales perdues. « Je ne peux pas dire que j’ai franchi un cap mentalement, parce que je pense que je dois travailler encore plus. J’avais beaucoup de passages à vide et je pense que j’en ai peut-être un peu moins aujourd’hui. Je pense que ma vie actuelle me fait énormément de bien », poursuit celle qui se décrit comme quelqu’un de compétitrice, gagneuse, nerveuse et impulsive. « J’aurai toujours mes travers, mais je me suis vachement calmée », ajoute-t-elle. « C’est une saison où elle a fait vraiment des progrès, notamment dans son attitude sur un terrain et sur les capacités à revenir dans une partie », confirme son compagnon Julien Serrano, figure du Jeu Provençal.

    « Comme si Deschamps ne sélectionne pas Mbappé »

    Malgré le jeu qu’elle a pu produire tout au long de la saison, Cindy Peyrot n’a pas fait partie des joueuses sélectionnées pour intégrer le collectif France féminin. « Je sais que je ne suis pas un ange, j’ai mes défauts, mais les excuses qu’ils m’ont données lors d’un appel en janvier ne sont pas fondées », martèle la vice-championne du monde 2021. « C’est comme si Deschamps ne sélectionne pas Mbappé », compare Julien Serrano, convaincu qu’elle est la joueuse la plus forte du circuit féminin en terme de « talent pur ». Cette semaine, Cindy Peyrot a été contactée par le responsable du collectif Ludovic Pereira, pour qu’elle fasse de nouveau partie du groupe. Se sentant « trahie » et « déçue » d’avoir été privée d’une « possible sélection » lors du dernier championnat du monde à domicile, elle a décidé qu’elle ne reviendrait pas en équipe de France tant que le staff ne changera pas.

  • Athlétisme : Lalie Carlier, sur le toit du Monde universitaire

    Athlétisme : Lalie Carlier, sur le toit du Monde universitaire

    Samedi, avec ses potes Nancy Poirot, Baptiste Civiale et Marc-Brille Tapoum, elle a été sacrée championne du Monde.

    « Sur le moment, j’ai eu du mal à réaliser ce que je ressentais. C’était puissant, touchant, intense. En fait, se retrouver sur la plus haute marche d’un podium mondial, cela ne se décrit pas. Cela ne peut que se vivre ! » Et Lalie Carlier vit intensément son bonheur de championne du Monde. Elle qui ne s’attendait pas à un tel sacre.

    Même si elle a déjà connu les podiums dans sa jeune carrière. « Je pratique le décathlon en club et j’ai déjà fait un podium, en championnat de France », se souvient-elle. Mais une médaille d’or mondiale, c’est une récompense que peu d’athlètes peuvent revendiquer dans leur carrière.

    De la danse au rugby

    Pour Lalie, c’est d’autant plus fort qu’elle n’est pas issue d’une famille de sportifs. « Mon père faisait un peu d’équitation, sans jamais faire de compétition. Et ma mère, à part un peu de danse, n’a jamais été attirée par une pratique quelconque », indique la Martégale.

    D’ailleurs, comme Stéphanie sa maman, « c’est d’abord dans la danse que je me suis épanouie. Classique, modern-jazz, hip-hop, j’étais une touche à tout. » Idem pour le sport. « Je suis curieuse de nature. Mais pour l’athlétisme, c’est à 16 ans que j’ai fait mes premiers essais, après avoir testé le rugby », se remémore-t-elle.

    Elle est repérée par Martigues sport athlétisme, après quelques épreuves en scolaires avec l’équipe du lycée Paul-Langevin. Et depuis un an, Lalie a intégré la SCO Sainte-Marguerite, « je fais mes études à Luminy, c’est plus pratique pour moi et j’ai un cadre parfait pour le décathlon », assure celle qui se voit bien « travailler dans l’événementiel sportif ».

  • Le foot féminin istréen doublement labellisé par la FFF

    Le foot féminin istréen doublement labellisé par la FFF

    Au tout début, elles étaient à peine plus nombreuses que les doigts d’une main.

    « Nous avions réussi à créer, péniblement, une équipe. Et maintenant, nous en avons dans chaque catégorie d’âge. » Stéphanie Cochez, pionnière en la matière, est plus que satisfaite quand, lundi, à la tombée de la nuit, malgré un mistral venu tout refroidir, les forces vives du football istréen, dans sa version féminine, se sont retrouvées sur les pelouses du complexe Auguste-Audibert.

    De 6 à 55 ans, il est désormais possible pour les femmes, à Istres, ville désignée à deux reprises la plus sportive de France, de jouer au football. Aussi bien en loisir, qu’en compétition. « Nous avons une centaine de licenciées qui, grâce à l’intelligence collective de deux clubs, la Jeunesse sportive istréenne et le Football club d’Istres, se retrouvent régulièrement pour pratiquer », indique Anthony Ringler.

    En décernant les labels or et bronze à l’Entente féminine istréenne, la FFF vient récompenser un travail de longue haleine, entrepris il y a cinq ans. « C’est une reconnaissance ultime, pour nous éducateurs, pour Romual Baudry et Jean-Paul Faivre, qui en tant que coordinateurs, effectuent un travail exceptionnel », souligne le responsable de l’Entente.

    Lundi, c’était donc la fête. Les joueuses ont répondu à l’invitation. Mais aussi les mamans et les frères qui ont chaussé les crampons pour un tournoi amical.

    Le droit à la lumière

    Si le football féminin a pu prendre son essor à Istres, c’est aussi grâce à l’appui de la Ville. « Elle a cru en notre projet sportif et, de petites victoires en petites victoires, avec un peu d’huile de coude, nous sommes devenus ce que nous sommes », poursuit Anthony Ringler.

    « De voir ce qu’est devenue cette Entente, voir comment ces filles partagent la même passion, jouent avec le même ballon que leurs frères, montre qu’il y a la place pour un football au féminin. Que les femmes ont autant droit à la lumière que les hommes », clame l’adjointe aux sports de la Ville d’Istres, Patricia Santini.

    Cette belle réussite donne des idées à d’autres. « Ce qu’ont réalisé Anthony et ses éducateurs est magnifique et cela nous incite à intégrer cette dynamique », indique David Hamed. L’ancien joueur professionnel (Istres, Sedan, Troyes) a « toujours suivi le football féminin dans les clubs où j’ai évolué ».

    Aujourd’hui dirigeant du club de Rassuen, il a ouvert les portes aux filles. « Elles jouent avec les garçons, ce qui leur permet de progresser plus vite. Nous avons de plus en plus de demandes. Un rapprochement avec l’Entente nous permettrait d’être plus accessibles », estime-t-il.

    Quant aux deux labels, l’or et le bronze, décernés par la FFF et remis par des représentants du District de Provence, ils sont une très belle récompense, mais surtout un encouragement à poursuivre le travail. « C’est toujours gratifiant d’être reconnues », reconnaît Stéphanie Cochez.

  • Sébastien Cottier change de braquet avec l’AVC Aix

    Sébastien Cottier change de braquet avec l’AVC Aix

    Sébastien Cottier a pris une sacrée décision concernant son avenir.

    « Cela fait dix-huit ans que je tourne en terres bretonnes, originaire de Châteaubriant, j’ai fait toute ma carrière de coureur en région nantaise. Mais je pense que le moment était venu de passer à autre chose. » Il y a eu un premier contact avec Jean-Michel Bourgouin. Le président de l’AVC Aix a su trouver les mots pour le convaincre.

    « J’avoue avoir un peu hésité », reconnaît-il. « Il y avait la perspective de changer de région, de perdre mes repères et de plonger un peu dans l’inconnu. » Au-delà du fait d’avoir été flatté que ce soit Jean-Michel Bourgouin qui a fait le premier pas, « ma femme a su trouver les bons mots. Elle m’a ouvert les yeux sur l’opportunité d’une belle remise en question sportive, dans un club réputé, un club qui est une référence avec de très bonnes structures ».

    Franchir le Rubicon

    C’est donc sans regrets, et avec une belle envie, que Sébastien Cottier va franchir le Rubicon. Partir « à la découverte d’une nouvelle terre de cyclisme et explorer une autre manière d’en voir la pratique ».

    Il se prépare donc à découvrir son nouvel environnement. Prendre le relais d’Evaldas Siskevicius « qui a su établir une relation de confiance forte avec son groupe durant ses trois années de management ».

    Sa première mission : « m’intégrer en douceur dans un groupe qui est déjà constitué ». Le club vient d’officialiser les arrivées de dix recrues que Sébastien Cottier va découvrir, en même temps que le noyau d’un groupe qui, la saison dernière, a su mettre en avant le maillot vert et noir de l’AVC Aix.

    « Mon objectif est d’apporter ma touche personnelle, en m’adaptant au club aixois. Établir une relation de confiance », annonce-t-il. Tout en modérant toute idée d’aller trop vite. « Je sais que cela peut prendre un peu de temps avant que la mayonnaise ne prenne. Mais je ne suis pas inquiet car j’ai déjà beaucoup échangé avec les coureurs et je sens leur motivation. »

    Sébastien Cottier prendra physiquement les rênes début décembre. D’ici là, le calendrier est encore en cours de finalisation. « Nous avons défini les grandes dates. Nous avons déjà la certitude d’être sur l’Essor basque et, pourquoi pas, d’être au départ du Grand Prix de Marseille-La Marseillaise. » Quant aux objectifs sportifs, ils sont forcément ambitieux.

    « Nous visons des performances en coupe de France, mais aussi sur les courses de classe 2 », commence-t-il. Avant d’évoquer un souhait, « pouvoir aller sur quelques courses de Classe 1. Ce serait important pour accompagner la progression de nos coureurs qui visent de passer en professionnel », précise Sébastien Cottier.

    Que de nouveaux Aixois intègrent le peloton professionnel est un de ses leitmotivs. Dans le sillage d’un Christophe Laporte, Clément Izquierdo ou Jamie Meehan, passés par la case AVCA. « Leur réussite est une motivation pour ceux qui prennent le relais. Et si je peux assurer la continuité, c’est valorisant. »

    Edvaldas Siskevicius prend du galon

    Après près de trois saisons à la tête de la formation aixoise, Edvaldas Siskevicius change d’air.

    Le Lituanien rejoint la Team française de Cofidis (20e mondial au classement World Tour) pour la saison 2026. Il officiera comme directeur sportif aux côtés de Sébastien Hinault en provenance de l’équipe Arkéa, liquidée en octobre dernier. Il laissera une belle trace de son passage à l’AVC A (59 podiums 32 victoires, une 2e place en coupe de France en 2024 et une année record avec 6 coureurs passés professionnels) ne sera pas dépaysé puisqu’il retrouvera dans l’affectif de la world Tour, les Aixois Simon Carr, Clément Izquierdo, Oliver Knight et Jamie Meehan.