Category: sports

  • OM : au tour de Medhi Benatia de jeter l’éponge

    OM : au tour de Medhi Benatia de jeter l’éponge

    Medhi Benatia n’est plus directeur du football de l’OM. Ce dernier a fait part de sa décision, prise au lendemain de la déroute au Parc des Princes face au PSG, mais il ne l’a révélé que dimanche, sur son compte Instagram. « Après une longue réflexion, j’ai pris mes responsabilités et j’ai décidé, le lundi 9 février, de mettre fin à ma collaboration avec l’OM »

    Il estime que, malgré les derniers résultats décevants, élimination de la Ligue des Champions, lourde défaites contre Nantes (0 – 2) et face au PSG (0 – 5) et les contre-performances face au Paris FC (2 – 2) et Strasbourg (2 – 2), «sportivement, le projet avance, mais je ne peux ignorer le climat actuel. Je ressens une insatisfaction croissante, une rupture que je regrette profondément. À Marseille, le résultat est le seul juge de paix … je regrette ne pas avoir réussi à apaiser l’environnement autour du groupe ».

  • Football : Megnan-Pavé, un talent en or à Montpellier

    Football : Megnan-Pavé, un talent en or à Montpellier

    Son nom bruisse dans les allées de Grammont, le centre d’entraînement, depuis plusieurs mois. La réputation d’un talent précoce escorte son émergence et dépasse désormais les murs du centre de formation de Montpellier. Les grands clubs européens (Barcelone, Arsenal…), aux aguets d’une nouvelle pépite, observent ce jeune attaquant surclassé et international U16.

    Laciné Megnan-Pavé porte pas mal d’espoir sur ses épaules. Des espoirs révélés au grand jour le 2 février, jour de la clôture du mercato d’hiver, avec la signature d’un premier contrat professionnel avant même ses 16 ans.

    « C’est la première fois que nous signons un joueur aussi jeune. Quinze ans et demi, ça fait tôt. Ça peut surprendre certaines personnes. Laciné est chez nous depuis de nombreuses saisons ; il gravit les échelons lors de chacune d’entre elles et est surclassé chaque année. Nous avons senti que c’était le bon moment pour le faire passer pro. Il rentre déjà dans l’histoire du club en devenant le plus jeune joueur professionnel de l’histoire du MHSC », remarque le président de Montpellier Laurent Nicollin, désireux de sécuriser le contrat de Laciné.

    « Il faudra travailler dans la continuité »

    Depuis une dizaine de jours, Laciné Megnan-Pavé, qui aura 16 ans le 7 mars, s’entraîne aux côtés de Téji Savanier, Becir Omeragic, Julien Laporte…au sein de l’effectif professionnel de Zoumana Camara, quelque peu en galère en Ligue 2. « Il ne faudra pas se presser pour ne pas le brûler » prévient l’entraîneur montpelliérain, qui a eu sous la main pendant trois ans (2021-24) la fine fleur du Paris SG. « C’est un joueur d’avenir, qui performe chez les jeunes et aussi en équipe de France. Il signe logiquement un contrat pro parce qu’il a des qualités, qu’il a montré un énorme talent. Maintenant, il faudra travailler dans la continuité. »

    Laciné Megnan-Pavé (1,87 m, 77 kg) est en avance sur tout. Licencié au club depuis dix ans, le jeune joueur veut se faire une place à Montpellier, où il est né et auquel il est visiblement attaché. Avec son physique, sa mentalité et son sérieux, le jeune joueur, qui vit au centre de formation, se distingue et surtout performe. Surclassé de deux ou trois tranches d’âge, il empile les buts et les louanges. La saison passée, en U17, il a frappé les esprits en inscrivant quinze buts et réalisant douze passes décisives en 24 matches.

    Il récidive depuis le début de saison, avec notamment un but en Coupe Gambardella, compétition référente des centres de formation. « Il ne se repose pas sur son talent. Il met l’intensité qu’il faut, il démontre beaucoup d’efficacité grâce à son sens du but et sa vitesse dans les espaces », décrit un formateur montpelliérain. « Et, il a la chance d’être bien entouré. »

    Le jeune avant-centre coche pas mal de cases pour tracer sa route vers les sommets. « C’est un joueur qui a déjà les aptitudes pour le haut niveau par ses différentes qualités, son profil, athlétique ou mental. Tactiquement, c’est pas mal et techniquement, il a des bonnes bases. Bien sûr, il est très jeune, donc il y a encore du travail pour qu’il progresse, mais il a déjà ces aptitudes-là pour le haut niveau » résume Bertrand Reuzeau, responsable du centre de formation.

    Le joueur, capitaine de l’équipe de France U16, séduit, le jeune homme également. En classe de première, avec un an d’avance, il prépare un Bac en section STMG (sciences technologiques du management et de la gestion). Il mène de pair sa vie de footballeur et ses études.

    À l’heure, où Montpellier se cherche un nouveau modèle économique, sous l’effet de la crise des droits télé et de la relégation en Ligue 2, son émergence peut offrir à terme un bol d’air au président Laurent Nicollin.

    Son profil d’attaquant et sa précocité rappellent les premiers pas de l’ancien international Espoir Elye Wahi. L’actuel attaquant de Francfort, prêté à Nice, effectue ses débuts avec les pros en décembre 2020, peu avant ses 18 ans, sous l’autorité de Michel Der Zakarian. Après deux saisons en Ligue 1, le meilleur buteur de Montpellier (10 buts, puis 19 buts) est transféré à Lens pour un montant record de 30 ME.

    Le jeune défenseur central Maxime Estève (23 ans) suivra la trace quelques mois plus tard pour s’exiler à Burnley (Angleterre) pour un transfert évalué à 11ME.

    La réussite de ces gamins, issus du centre de formation, est la bouée de sauvetage de Montpellier, contraint de renoncer au nouveau stade, dépassé par le train de vie des clubs engagés en Europe ou soumis à la multipropriété. L’été dernier, plus ou moins par nécessité, il a été contraint de vendre l’attaquant Othmane Maamma (Watford), désigné meilleur joueur du Mondial U20, le défenseur Pladi N’Zinga Pambani (Marseille) et le milieu de terrain Abdoulaye Camara (Udinese). Laciné Megnan-Pavé, lui, veut prendre le temps de grandir dans son club formateur.

  • Rugby – Top 14 : l’ASM met fin à la série d’invincibilité du RC Toulon à Mayol

    Rugby – Top 14 : l’ASM met fin à la série d’invincibilité du RC Toulon à Mayol

    Mayol est tombé. Après 20 mois d’invincibilité en Top 14 – la dernière défaite remontait au 15 juin 2024, en barrages, face au Stade Rochelais -, le RC Toulon (qui s’était toutefois incliné par deux fois à domicile la saison dernière face à Toulouse, à Mayol en Champion’s Cup, et au Vélodrome en championnat) s’est incliné dans son antre face à une équipe clermontoise qui n’a clairement pas volé son succès.

    Le début de match est cauchemardesque. Fidèle à ses mauvaises habitudes, malgré les sommations de Pierre Mignoni suite au match à Pau il y a deux semaines, le RCT est rapidement pénalisé par son indiscipline. Sur une pénalité obtenue par Hamdaoui, l’ASM obtient une pénaltouche, convertie par Ratuva sur un maul porté à 5 mètres de la ligne (0-5, 4e).

    Cinq minutes après, suite à une nouvelle pénaltouche, les Auvergnats parviennent à renverser côté gauche, pour un deuxième essai signé Hamdaoui (0-12, 9e). Le RCT est complètement dépassé par le jeu rapide des hommes de Christophe Urios. Trois minutes plus tard, c’est Zamora qui aplatit entre les perches, glaçant un stade Mayol déjà bien refroidi (0-19, 12e).

    Les coéquipiers de David Ribbans finissent par réagir grâce à Dany Priso, sur un essai en force, après une longue résistance de la défense clermontoise (7-19, 26e). Mais malgré cet essai, le RCT continue de souffrir face à la vitesse clermontoise, Delguy, Simone et Hamdaoui, multipliant les percées presque payantes dans une défense à la lourdeur inquiétante. Et peut s’estimer heureux de rentrer aux vestiaires avec un retard de « seulement » 12 points, dans une fin de mi-temps particulièrement nerveuse, où Villière aurait pu être sanctionné plus durement que par un retournement de pénalité pour avoir jeté le ballon dans la tête de Delguy, sur un geste d’humeur.

    L’espoir n’aura pas duré longtemps

    Les Rouge et Noir se montrent plus conquérants à la reprise. Suite à une percée d’Albornoz, Priso relance le match en signant un doublé, en force (14-19, 47e). Éclaircie de courte durée. Après une pénalité de Plummer (51e), l’ASM prend une énième fois la défense varoise de vitesse, l’ouvreur clermontois servant Zamora pour le doublé (14-29, 56e).

    Les Jaunards, en blanc, gèrent tranquillement, ou presque, leur fin de match. Le RCT, souvent à l’envers, ne profite pas de ses quelques opportunités, galvaudant des touches et se montrant beaucoup trop imprécis balle en main. Hamdaoui, excellent samedi soir, à l’image de son équipe, porte même l’estocade (14-34, 74e).

    Avec ce premier revers à domicile cette saison, les hommes de Pierre Mignoni, 8es, sortent du top 6, et voient leurs adversaires du jour leur passer devant (6es).

    TOULON 14 – 34 CLERMONT (MT : 7-19)

    17 e journée de Top 14

    Samedi 14 février, à 21h.

    Stade Mayol, Toulon

    Arbitre : Benoit Rousselet

    Points Toulon : 2E Priso (26e, 47e) ; 2T Jaminet (26e, 47e).

    Points Clermont : 5E Ratuva (4e), Hamdaoui (9e, 74e), Zamora (12e, 56e) ; 3T Plummer (10e, 12e, 56e) ; 1P Plummer (51e)

    TOULON : Jaminet (Domon, 40e ; Jaminet, 41e) – Tuicuvu (Domon, 58e), Sinzelle (Nonu, 58e), Cowie, Villière – Albornoz, Ferté (Le Bail, 69e ; Ferté, 80e) – Coulon, Mercer (Kpoku, 55e), Ludlam – Alainu’uese (Mezou, 55e), Ribbans (cap) – Gigashvili (Sinckler, 47e), Baubigny (Lucchesi, 47e ; Baubigny, 74e), Priso (Ametlla, 69e).

    CLERMONT : Hamdaoui – Delguy, Loaloa, Simone (Tauzin, 69e), Jurand – Plummer (cap), Zamora (Jauneau, 58e) – Hemery (Vermeulen, 62e), Dessaigne (Muarua, 31e ; Hemery, 69e), Tolofua – Ratuva (Ceyte, 58e), Simmons (Ratuva, 71e) – Ojovan (Dzmanashvili, 48e), Fourcade (Akhaladze, 48e), Lotrian (Massa, 48e).

  • L’OM reste dans le dur

    L’OM reste dans le dur

    Mason Greenwood qui marque son quatorzième but de la saison. Amine Gouiri passeur, puis buteur. Face à Strasbourg, l’OM n’a pas manqué ses entames de mi-temps. Mais a encore une fois raté sa fin de rencontre.

    L’Anglais a même ouvert le score dans un timing parfait, alors que les supporters des Virages faisaient leur entrée dans le Vélodrome, après avoir observé un quart d’heure de grève symbolique. Quant au second, passeur décisif sur le premier but, il profitait d’un cadeau de Mike Penders pour doubler la mise, quelques secondes après la reprise. Au niveau du tableau d’affichage, les promesses de Pancho Abardonado étaient tenues. Sur le pré, le système mis en place par l’entraîneur intérimaire respectait à la lettre ses propos de la veille.

    L’OM a joué simple. L’OM est revenu à des fondamentaux de jeu. L’OM a cherché avant tout à se rassurer. Dans cette optique, heureusement que le montant droit de Geronimo Rulli a renvoyé le tir de Becket Godo. Car, si les Alsaciens avaient pris le score après quatre minutes, le match aurait sans doute été plus compliqué pour les Olympiens. Mais les deux buts, venus tôt dans chaque mi-temps, leurs ont amené suffisamment de confiance. Ils ont surtout ramené le soutien de supporters, dont les messages en l’encontre de la direction restaient explicites. A l’image de la banderole « McCourt/Longoria cassez-vous ! » déployée dans le bas du Virage nord, sous les yeux de Frank McCourt.

    Néanmoins, malgré leur avantage, les Marseillais n’arrivaient pas à se libérer. Ils restaient sous la menace d’accélérations strasbourgeoises souvent dangereuses. Sur l’une d’elle, Sebastian Nanasi mystifiait la défense phocéenne pour rebattre les cartes, à l’entame du dernier quart d’heure.

    Un dernier quart d’heure où les maillots bleus des visiteurs étaient plus présents aux abords du but de Geronimo Rulli. Afin de sécuriser les acquis, Pancho Abardonado passait à une défense à cinq pour les dernières minutes, alors que son vis-à-vis musclait son secteur offensif. Après quatre longues minutes de temps additionnel, et deux balles de troisième but gaspillée par Igor Paixão puis Timothy Weah, et une balle d’égalisation alsacienne sauvée par Benjamin Pavard, François Letexier offrait un penalty aux Strasbourgeois sur l’ultime action de la soirée. Penalty transformé par Joaquin Panichelli.

    OM – STRASBOURG 2 – 2 (1 – 0)

    22e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (59 238 spectateurs).

    Arbitre : F. Letexier.

    Buts : Greenwood (14), Gouiri (47) pour l’OM, Nanasi (74), Panichelli (90+4 sp) pour Strasbourg.

    Avertissements : Pavard (26), Aguerd (42), Paixão (72) à l’OM, Panichelli (83) à Strasbourg.

    OM : Rulli – Weah, Pavard, Aguerd, Emerson – Greenwood, Höjbjerg ( c ), Nadir (Abdelli, 71), Timber – Aubameyang (Paixão, 71), Gouiri (Medina, 85).

    Entraîneur : J. Abardonano.

    STRASBOURG : Penders – Doué ( c ), Högsberg (Yassine, 63, Anselmino, 90+5) , Omobamidélé, Chillwell (Fofana, 85)- el Mourabet (Ouattara, 46), Barco – Moreira, Enciso (Nanasi, 63), Godo – Panichelli.

    Entraîneur : G. O’Neil.

  • OM : la colère des virages du Vélodrome

    OM : la colère des virages du Vélodrome

    Les groupes de supporters ont manifesté leur colère, suite à la gestion du départ de l’entraîneur Roberto De Zerbi et à celle de la nouvelle crise qui déchire l’OM. En boycottant le coup d’envoi, les deux virages ont transformé le Vélodrome en cathédrale de silence, dans laquelle on pouvait entendre quelques phrases hostiles et sifflets de la part des personnes présentes.

    Les virages se sont remplis au quart d’heure de jeu.

  • JO : Desloges n’a pas délogé l’indétrônable Klaebo

    JO : Desloges n’a pas délogé l’indétrônable Klaebo

    Le fondeur norvégien Johannes Klaebo a égalé le record de huit médailles d’or aux Jeux olympiques d’hiver, tous sports confondus, en s’adjugeant un troisième titre lors des JO de Milan-Cortina, dans le 10 km individuel libre, où le Français Mathis Desloges a décroché l’argent pour la 2e fois. L’insatiable Klaebo rejoint donc au sommet de l’Olympe trois compatriotes : les ex-fondeurs Marit Bjoergen et Bjoern Daehlie et l’ancien biathlète Ole Einar Bjoerndalen. Il lui reste encore trois courses au programme dont deux par équipes pour tenter de battre ce record. Desloges, pour sa part, continue de surprendre. Avant lui, seul un fondeur français avait décroché une médaille d’argent individuelle lors des JO, Roddy Darragon, deuxième du sprint des Jeux de Turin il y a vingt ans.

    « C’est dingue, je n’en reviens pas. Je sais que je n’ai jamais skié aussi vite de ma vie. C’est le ski de fond français qui monte de jour en jour. Aujourd’hui on a montré qu’on était à la hauteur et qu’on faisait partie des meilleures nations du monde. On vous attend nombreux dimanche, car le relais on va y aller, et ça va faire médaille », a-t-il réagi au micro de France Télévisions. « Je savais que j’avais les jambes pour la médaille. Médaille d’argent, je reviendrai pour l’or, je vais m’entraîner dur pour être le meilleur », a poursuivi le jeune Français.

  • Le nouveau sacre olympique du grand Quentin Fillon Maillet

    Le nouveau sacre olympique du grand Quentin Fillon Maillet

    Le biathlète français Quentin Fillon Maillet est devenu vendredi champion olympique du sprint (10 km) sur le site d’Anterselva, décrochant à 33 ans son quatrième titre olympique, après la poursuite et l’individuel en 2022 et le relais mixte en 2026.

    Auteur d’un 10/10 derrière la carabine, Quentin Fillon Maillet a devancé les Norvégiens Vetle Christiansen (+13 sec 7) et Sturla Laegreid (+15.9), son compatriote Émilien Jacquelin échouant à deux dixièmes de seconde de la médaille de bronze (+16.1).

    Éric Perrot, vice-champion olympique de l’individuel et leader de la Coupe du monde, s’est classé 9e, à un peu plus d’une minute de Fillon Maillet (8 sur 10 au tir). Avec le 7e podium de sa carrière aux Jeux, « QFM » apporte la 10e médaille à la délégation française aux JO-2026 de Milan-Cortina.

    Quentin Fillon Maillet avait été l’homme des Jeux olympiques de Pékin en 2022. Sur le site en altitude de Zhangjiakou (1 700m), il était monté sur cinq des six podiums en jeu, avec l’or sur l’individuel (20 km) et la poursuite (12,5 km), et l’argent sur le relais mixte (4×6 km), le relais masculin (4×7,5 km) et le sprint (10 km).

    En trois courses disputées à Anterselva, il a déjà pris deux fois l’or en relais mixte (associé à Éric Perrot, Lou Jeanmonnot et Julia Simon) et avait pris la 8e place de l’individuel pénalisé par ses quatre fautes au tir, avec une forme exceptionnelle sur les skis.

    Favori de la poursuite dominicale

    « C’est énorme. Les émotions sont différentes d’une course en confrontation, parce que quand je franchis la ligne, je ne suis encore sûr de rien et ça se concrétise petit à petit. Ce résultat je le dédie à ma compagne car on attend un enfant tous les deux. Elle m’a soutenu toute cette période », a expliqué Fillon Maillet au micro de France Télévisions.

    « C’est dingue, deuxième titre pour ces JO, c’est extraordinaire. Je savais quoi exactement faire aujourd’hui. J’avais du calme, de la sérénité, j’ai pris plaisir à courir », a-t-il ajouté.

    Entre Pékin et Milan-Cortina, il a connu une olympiade compliquée, avec seulement deux victoires en Coupe du monde, mais s’est rappelé au bon souvenir de ses rivaux cette saison, en remportant la poursuite d’Ostersund (Suède) en début de saison. Il a progressivement réglé son problème sur le tir couché, trouvant des solutions avec l’entraîneur du tir, Jean-Pierre Amat.

    Dimanche (11h15) à Anterselva, « QFM » partira en tête de la poursuite, format qui conserve les écarts et le classement du sprint, en quête d’un cinquième titre olympique, pour se rapprocher à une unité de Martin Fourcade, Français le plus titré des Jeux olympiques d’hiver, qui récupérera sa sixième médaille d’or en début d’après-midi sur le site du nord de l’Italie. Fillon Maillet légende parmi les légendes.

    P.G. avec AFP

    Dernière chance pour Odermatt

    Quatrième de la descente, en argent sur le combiné par équipes et en bronze sur le super-G, Marco Odermatt a une dernière chance, ce samedi, de décrocher l’or olympique à Bormio, en géant, épreuve dont il est le champion en titre (à partir de 10h).

    Il y a une semaine encore, on promettait au Suisse n° 1 mondial en ski alpin une razzia à Bormio. Mais après trois épreuves, les comptes n’y sont pas et Marco Odermatt skie toujours après un deuxième titre olympique, quatre ans après celui décroché en géant en 2022.

  • Yvan Sorel veut faire de Marseille « la capitale du MMA »

    Yvan Sorel veut faire de Marseille « la capitale du MMA »

    Homme d’action, Yvan Sorel peaufinait encore les derniers détails de son Spartan Fighting Championship 4 en démontant la cage de MMA qui trône dans sa mythique salle dans le 3e arrondissement. « On doit penser à tout », lance l’organisateur, fier de pouvoir mettre en avant ses petits protégés dans un tel gala. « Si je ne les aimais pas, si je ne pensais pas à leur évolution, je ne mettrais pas un euro dans des événements comme ça. Je ne mettrais pas autant d’énergie à me tuer », ajoute Sorel, qui dépense plus de 40 000 euros pour que le SFC puisse voir le jour à la Scène Méditerranée.

    L’événement permet, plus largement, de faire rayonner Marseille au-delà de ses frontières. « On est loin d’être pour le moment la capitale du MMA. Mais on va prouver, petit à petit, que le sud, Marseille, doit être la capitale du MMA français et européen. On peut y arriver », soutient celui qui estime pouvoir parvenir à cet objectif dans 24 mois, à condition d’être « épaulé par les collectivités territoriales ». D’ailleurs, la Ville de Marseille est le seul partenaire public de cette quatrième édition du Spartan Fighting Championship, où les combattants locaux auront à cœur de remercier, comme il se doit, leur senseï. Avec des victoires « nettes et franches » bien entendu.

  • MMA : gare à la guerrière Gharsalli

    MMA : gare à la guerrière Gharsalli

    Regard fuyant, petit sourire gêné, Sarah Gharsalli n’a pas l’habitude d’être sous la lumière des projecteurs.

    Elle va pourtant l’être, samedi soir, lorsqu’elle entrera dans la cage, à l’occasion de son premier combat professionnel MMA lors de la quatrième édition du Spartan Fighting Championship à la Scène Méditerranée (anciennement théâtre Toursky), si cher à Yvan Sorel, l’organisateur qui lui a fait découvrir ce sport. « J’étais un peu enrobée il y a quelques années et je voulais maigrir. Yvan [Sorel], qui a été mon patron, m’a proposé des cours de coaching privé où il utilisait des techniques de MMA pour me faire perdre du poids », raconte l’infirmière marseillaise de 39 ans. Elle avoue qu’elle ne savait « même pas mettre un coup » lorsqu’elle est entrée pour la première fois dans la salle de la Team Sorel (3e arrondissement).

    « Ce qui m’a plu, c’est le fait d’allier plusieurs disciplines. J’aime beaucoup la difficulté, même si ça ne veut pas dire que j’y fais face tout le temps. Les mélis-mélos, passer du sol au pied poing, savoir les stratégies de combat, tout ça m’oblige à me concentrer sur un sport. à la base, quand je fais du sport, j’accomplis des techniques et je n’y pense pas. Mais là, il faut réfléchir sur les stratégies de combat et c’est ça que j’aime », souligne celle qui a, depuis, participé à huit combats amateurs (trois victoires, cinq défaites) face à des combattantes très expérimentées, à l’image de Delphine Benouiach ou Océane Samson, championne du monde amateur de MMA.

    Ordinaire à extraordinaire

    À la suite de ces différents combats amateurs, la FFMAF lui a octroyé, avec l’approbation de son coach, son statut professionnel. Sa première aventure aura lieu ce samedi, face à l’Argentine Camila Curutchet. « C’est une personne qui est très expérimentée. Elle est assez à l’aise dans la cage. Donc, c’est un challenge pour moi, comme je l’ai dit. J’en suis capable. Je vais tout faire pour. Mon envie, c’est d’aller dans la cage et de montrer ce que je sais faire de mieux. Et il n’y a que ce combat qui est dans ma tête », lance Sarah Gharsalli, qui va découvrir un duel augmenté de deux minutes avec des gants plus légers que d’habitude.

    Si elle s’est « améliorée au niveau la technique », la Marseillaise va pousser pour un affrontement « un peu plus structuré », sous les précieux conseils d’Audrey Kerouche. La championne du monde en titre au SFC, qui a justement triomphé de cette même combattante argentine lors de la dernière édition, n’est nulle autre que la sparring-partner et coach mentale-physique de sa consœur. Un modèle à ses yeux. « Le fait de voir qu’elle peut avoir un tel niveau avec une vie assez compliquée, infirmière, maman, ça m’a donné envie de me dire que j’en suis capable. Parce qu’au début, j’avais un petit frein, c’était l’âge. Je me dis que si elle est arrivée, pourquoi pas moi aussi ? Pas en longévité, mais du mieux que je peux », soutient celle qui combattra sous les couleurs « de la France, de l’Algérie et de Marseille », comme aime à le clamer Yvan Sorel.

    « C’est une acharnée, c’est une passionnée, une mercenaire », s’enflamme le pionnier du MMA dans la cité phocéenne. « Comme toutes les personnes qui sont chez nous, elle ne dort pas. On n’attend pas le sommeil pour pouvoir avoir des objectifs », ajoute-t-il, persuadé qu’elle est passée « d’une personne ordinaire à une femme extraordinaire » grâce aux enseignements de celui qui se décrit comme « un tortionnaire » et « un dictateur martial ». « Elle prouve à tout le monde qu’une fille d’immigré peut être ce qu’elle est maintenant dans cette société. Une sportive de haut niveau. Une infirmière libérale. Et une femme dotée d’un charisme et d’une énergie sans relâche. C’est le plus grand des honneurs », martèle Maître Sorel.

    Programme du SFC 4, samedi

    (- 65,8 kg) B. Esposito vs Ventolini

    (- 84 kg) A. Bettini vs J. Tavares

    (- 61,2 kg) S. Zenasni vs A. Taillieu

    (- 74,8 kg) M. Bauer vs Y. Bouzana

    (- 70 kg) E. Shabi vs K. Hadji

    (- 74,8 kg) A. Mirabile vs A. Yehiizarian

    (- 93 kg) A. Olarte vs Z. Bouzid-Daho

    (- 83,9 kg) A. Steis vs K. Khelloufi

    (- 65,8 kg) B. Chamelot vs N. Rais Chaabane

    (- 79,4 kg) I. Belmehadji vs C. Arezzo

    (- 74,8 kg) M. Mraihi vs A. Souaid

    (-56,7 kg, Pro) C. Curuchet vs S. Gharsalli

    (- 52 kg, Pro) K. Perez vs A. Michalkiewicz

    (- 77,1 kg, Pro) B. Samake vs B. Kodjo

  • Football : Aubagne se sort du piège burgien

    Football : Aubagne se sort du piège burgien

    L’essentiel est assuré pour les hommes de Gabriel Santos. Sans aucun tir à la pause, le SCAAB a ouvert le score à l’heure de jeu par l’intermédiaire d’un homme précieux ces derniers mois, Mokrane Bentoumi.

    Les locaux ont su être efficaces avec ce but sur l’un de leurs trois tirs de la partie. Un championnat de National toujours aussi serré avec Aubagne, 7e de National avec 28 points au compteur.

    La semaine prochaine, de nouveau un match au stade de Lattre-de-Tassigny face au relégable Quevilly-Rouen.