Category: sports

  • Les 300 trailers des Calanques ont pu s’en donner à cœur joie

    Les 300 trailers des Calanques ont pu s’en donner à cœur joie

    Marseilleveyre, Sugiton et En Vau. Les trois distances ont fait le plein.

    Sur respectivement 19, 36 et 56 kilomètres, ils y étaient, à chaque fois, cent à s’élancer du Château Estrangin, au cœur de la Campagne Pastré, pour suivre les chemins escarpés au cœur du parc national des Calanques. « Nous avons eu de la chance, la pluie n’était plus là », se réjouit Michel Gauch. Mais le membre du comité d’organisation savait « que cela ne faciliterait pas la course de se retrouver sur des chemins humides ».

    Les premiers partants, à 6h30, étaient sur la boucle En Vau. À leur menu, 56 kilomètres que le premier a pu boucler en 6h15. Tandis que le dernier à le terminer a franchi la ligne 6h10 minutes plus tard, alors que la nuit était tombée sur Marseille. Ce finisseur a eu une belle frayeur, car il a croisé un sanglier dans les derniers hectomètres.

    Cette année, le trail a ouvert ses portes aux enfants. Ils étaient douze à prendre le départ d’une boucle de 1,8 kilomètre au sein de la Campagne Pastré. « Cette journée a été magnifique. Elle consacre le travail des 150 bénévoles qui se sont mobilisés pour en assurer la réussite », se satisfait Michel Gauch.

    Les bases pour une 42e édition sont maintenant lancées. Avec un succès sportif qui ne se dément pas. Et qui attire désormais des participants venus de plusieurs pays européens. « D’avoir célébré les 150 ans du club a sans doute boosté la cohésion de nos membres, plus que jamais motivés », conclut le dirigeant.

  • Toulon craque dans le 2e acte face à la pression des Palois

    Toulon craque dans le 2e acte face à la pression des Palois

    Après la claque subie au Stade Rochelais en début d’année (66-0), le Rugby Club Toulonnais se devait de réagir lors de ses déplacements hors de leur territoire. Mais la tâche s’annonçait complexe sur la pelouse de la Section Paloise, l’une des quatre formations toujours invaincue à domicile en Top 14. Surtout en l’absence de cadres emblématiques des Rouges et Noirs, à l’image de Gaël Dréan, Jean-Baptiste Gros, Charles Ollivon et Baptiste Serin, retenus à Marcoussis par le XV de France pour préparer le Tournoi des Six Nations, tout comme les internationaux italiens Juan Ignacio Brex et Paolo Garbisi ainsi que l’Écossais Ben White.

    Montoya diabolique

    Malgré un bon départ, les protégés de Pierre Mignoni ont été largement dominés en seconde période et ont connu leur septième défaite consécutive à l’extérieur en championnat (32-12). Dans les faits, le RCT n’a remporté qu’un seul match hors de Mayol cette saison, lors de la première journée de Top 14 à Montpellier (17-27).

    L’ailier toulonnais Gabin Villière, qui a fait son grand retour sur le terrain après plusieurs semaines d’absence suite à une côte fracturée, s’est rapidement montré décisif en inscrivant le premier essai du match. Après une longue période où les Varois se sont montrés efficaces défensivement, les Verts et Noirs ont retrouvé des couleurs grâce au talent de buteur d’Axel Desperes. Diablement efficace au pied, le demi d’ouverture béarnais avait déjà inscrit 113 points cette saison avant cette 16e journée. Grâce à deux pénalités transformées, il a ainsi monté son compteur à 119 points et a permis aux Palois de repasser devant au tableau d’affichage à la mi-temps. Mais au retour des vestiaires, Julian Montoya s’est montré sous son meilleur jour et a propulsé la Section vers un succès.

    PAU 32 (6)

    TOULON 12 (5)

    16e journée – Top 14

    Stade du Hameau, à Pau

    Arbitre : Ludovic Cayre

    Essais : Montoya (50’, 57’), Luc (59’), Delhommel (80’) pour Pau ; Villière (7’), Albornoz (70’) pour Toulon

    Transformations : Despérès (50’, 57’, 60’) pour Pau ; Jaminet (70’)

    Pénalités : Despérès (30’, 41’) pour Pau

    PAU : Maddocks – Arfeuil, Gailleton, Valentino, Grandidier – Desperes, Robson – Credoz, Isa, Whitelock (cap.) – Maximin, Jolmes – Laclayat, Montoya, Kaulashvili. Entraîneur : Sebastien Piqueronies

    TOULON : Jaminet – Tuicuvu, Cowie, Sinzelle, Villière – Albornoz, Le Bail – Abadie (Coulon, 45’), Mercer, Ludlam – Alainu’uese, Ribbans (cap.) – Sinckler, Damond, Priso. Entraîneur : Pierre Mignoni

  • L’OM, champion d’Europe du gaspillage de points

    L’OM, champion d’Europe du gaspillage de points

    Expulsés de la Ligue des champions après le fiasco de Bruges, les Marseillais sont néanmoins champions d’Europe.

    Champion d’Europe du gaspillage de points, un titre dont Roberto De Zerbi se serait bien passé. C’est pourtant ce que l’on peut retenir, après la nouvelle prestation des Olympiens face au Paris FC, samedi.

    En s’arrêtant de jouer à la 80e minute, alors qu’ils menaient 2-0, ils ont permis aux Parisiens de revenir. En concédant encore une fois deux buts dans les derniers instants du match, avec notamment un penalty concédé dans le temps additionnel, quelques secondes après qu’Amine Gouiri a raté la balle du 3-1.

    Depuis le début de la saison, toutes compétitions confondues, l’OM est l’équipe la plus perméable des cinq grands championnats européens à partir de la 80e minute, limite au-delà de laquelle les joueurs de Roberto De Zerbi ont ainsi encaissé 15 buts (10 en Ligue 1, 4 en Ligue des champions et 1 en Trophée en champions). Dans cette course peu enviable, les Phocéens devancent Stuttgart et Francfort (13 buts chacun).

    Que ses joueurs aient oublié un fondamental des règles du football agace sérieusement Roberto De Zerbi. « Les matches durent 100 minutes, pas 80. La lumière s’est éteinte ! Pour gagner et jouer, il faut en avoir envie. C’est la qualité principale qui est nécessaire », a-t-il confié en conférence de presse, samedi. Alors que l’OM avait la possibilité d’atténuer l’affront de la sortie de route à Bruges, les Olympiens ont de nouveau donné le bâton pour se faire battre. Alors qu’ils avaient le pain et le couteau pour revenir de Paris avec trois points supplémentaires.

    Un capital qui leur aurait permis de profiter du faux pas de Rennes à Monaco (0-4) et de la défaite de Lille à Lyon (0-1) pour creuser l’écart sur deux de leurs plus proches poursuivants. Et rester dans le sillage du tandem de tête. Mais, ne ramenant qu’un point, ils voient Lyon revenir à hauteur.

    Roberto De Zerbi va devoir à nouveau rappeler certaines choses à son vestiaire. Qu’un match de football n’est pas gagné tant que l’arbitre n’en siffle pas la fin. Que le soutien des supporters – et à Jean-Bouin samedi, le stade était majoritairement favorable à l’OM – il doit se mériter. Il compte d’ailleurs sur eux pour pousser face à Rennes, en Coupe de France, mardi au Vélodrome.

    Un huitième de finale dont il attend encore plus, après les pertes sèches de ces derniers jours. « Je pense que nous pouvons battre n’importe quelle équipe. Mais tant que nous ne comprendrons pas que ce que nous faisons ne suffit pas… il faudra en mettre plus », martèle-t-il.

    Alors que son équipe avait su répondre à la claque infligée par Liverpool au Vélodrome en Ligue des champions, en infligeant à Lens une lourde défaite (3-1), à Paris, face à un promu qui se cherche encore à domicile, l’OM a échoué dans sa quête de rédemption. « Je suis énervé par la situation et les résultats », a maugréé l’entraîneur marseillais. Avant de confier que « par respect, je ne vous dis pas tout ce que je pense, car la salle de conférence de presse n’est pas le lieu pour ça, mais je parlerai à mes joueurs ou en réunion interne ».

    Consciente que les derniers résultats les ont échaudés, la direction du club va organiser une rencontre avec les représentants des groupes de supporters, ce lundi, à la Commanderie. Afin que ces derniers puissent exposer leurs craintes et attentes pour la suite de la saison.

    Calendrier

    OM – Rennes 03/02 21h10

    PSG – OM 08/02 20h45

    OM – Strasbourg 14/02 17h00

    Brest – OM 20/02 20h45

    OM – Lyon 27/02 20h45

    Qu’attendre du dernier jour du mercato ?

    Le second marché des transferts fermera ses portes ce lundi soir.

    L’OM s’est essentiellement activé à trouver des points de chute pour certains éléments qui n’entrent plus dans les plans de jeu de Roberto De Zerbi. Pol Lirola, Ruben Blanco, Neal Maupay et Ulisses Garcia sont donc partis. Angel Gomes va être prêté à Wolwerhampton, alors que Brighton se renseigne pour récupérer Matt O’Riley.

    Deux espoirs du club ont également quitté la galère phocéenne. Robinio Vaz, qui après un début de saison tonitruant était rentré dans le rang, et Darryl Bakola, ont été transférés à la Roma pour le premier, et Sassuolo pour le second. Dans les deux cas, l’OM a réalisé une belle opération financière. Mais leur départ est aussi un échec.

    Côté arrivées, c’est le secteur offensif qui a été privilégié pour l’instant. Avec l’achat de Quinten Timber et le prêt sec d’Ethan Nwaneri. L’OM s’active également du côté d’Angers pour finaliser la venue de Himad Abdelli. Les trois parties, après de longues discussions, ont trouvé un accord pour que l’international algérien rejoigne le groupe de Roberto De Zerbi. Tout devrait se décanter rapidement.

  • L’Étoile et La Marseillaise en fanfare depuis 1971…

    L’Étoile et La Marseillaise en fanfare depuis 1971…

    Il n’y a pas si longtemps, la saison cycliste démarrait ici, en fanfare, avec La Marseillaise (forcément), et « Bessèges » et son étoile… Et puis, on s’est carrément tourné vers l’hémisphère sud, où c’est encore l’été, pour préparer le début de la saison en France, et la course au soleil, le Paris Nice… Oubliés les camps sur la Côte d’Azur, et l’odeur des premiers Grands Prix foisonnants au milieu des mimosas… Maintenant, c’est souvent en Australie, en Afrique du Sud, ou en Inde, que l’on va chercher le rythme et la cadence… Exotisme et mondialisation du peloton obligent…

    Pourtant, pour les suiveurs chevronnés, pour les anciens, rien ne remplacera jamais le pied à l’étrier du début février du côté de la Canebière ou du Pont du Gard… L’atmosphère était là, et demeure malgré les ans… Entre Espigoulier et Mont Aigoual, entre Provence et Languedoc, le frémissement du printemps est unique, et avec cette semaine magique, on retrouve les neiges d’antan, celles de l’école buissonnière chère à Pagnol, et à Daudet… C’est ici, qu’on se jauge en douceur, au pays des 13 desserts, que les débutants assujettissent toujours le cartable, et que les durs se demandent si cette saison ne sera pas celle du nougat mou…

    Oui, c’est ici, que le Jeune Monlineris a trouvé ses ailes en 1971 et 1972, au pays des Lettres de mon moulin et de Daudet, le pion d’Alès, c’est ici, que le professionnel débutant de 20 ans, s’est envolé vers une belle carrière, assortie d’étapes sur le Tour… Ce n’est pas un hasard, si c’est le fils de Pierre, qui ouvre le palmarès de Bessèges, car il appartient à l’histoire du pays, avec un papa, coureur et poète, qui a écrit un sublime poème sur le Ventoux, le phare, qui éclaire ces deux courses. Ici, on délivrait donc des CAP, des Certificats d’Aptitude à la Pédale… Et si Molineris, que l’on surnomma « le Moulin » traça donc une voie, dont tous les anciens, Ferdinand Julien en tête, se souviennent encore avec émotion, c’est que le maître des lieux, le chef de Gard, s’appelait Roland Fangille… Et avec des bouts de ficelle, il arrivait à « machiner » une course magique… Ici, on prenait confiance avec Roland, et on continue avec Claudine, sa fille… Esclassan, Thurau, Le Guilloux, Labourdette, commencèrent par faire joujou ici, où l’on trempe les épées dans la Cèze… Vous connaissez la suite… Les tulipes bataves avec Raas, Priem ou Osterbooch prirent la suite, comme Priem ou Van Vliet, qui lui fit le lever de rideau à Marseille en 1980… Mais Hinault, Fignon, ou Zoetemelk sont aussi de ces fournées fabuleuses…

    Poulidor, l’ambassadeur

    Les uns viennent apprendre, les autres viennent chercher du réconfort dans ces deux courses pas comme les autres… La preuve Poulidor en fut longtemps l’ambassadeur extraordinaire… Entre ces pionniers et aujourd’hui, où l’on fête les 48e édition à Marseille et 55e à Bessèges, que d’apprentis mitron, ou de boulangers étoilés, sont passés. Surtout des clients au maillot vert, du grand Tour de France, printemps oblige, mais Kelly, Planckaert, Van Poppel, ou Adri Van der Poel, n’étaient que les éclaireurs pour Voeckler, Coquard, Delion, Geniez ou Turgis… Car vous l’avez compris, ici, mine de rien, ça brasse, et on troque les dents de lait contre des dents de loup, Coppel, Laporte, Gallopin, et aujourd’hui Vauquelin procèdent de cette école…

    On pourrait parler d’épisode cévenol, puisque c’est souvent dans l’air du temps, et de fait, il y a bel et bien une mue entre soleil et pluie… La Coupe de France aidant, le rythme des étapes qui n’en sont pas encore vraiment, on se forge, on tricote… Sous l’œil averti du fabuleux Jean-Pierre Chabrol*, qui en fin connaisseur des Géants de la route, depuis le nuage où il est perché, souffle à l’oreille de Roland : « Dis donc, où as-tu été le chercher, celui-là, il a un sacré coup de chausson, il va faire plaisir au père Goddet** » Claudine, qui sait tout, ne tient pas à briser le charme, tout en mettant une dernière main à son prochain miracle… On lui a dit qu’à Vauvert, Monsieur Lecornu pourrait venir donner le départ… Elle n’y croit qu’à moitié, même si « Les lettres de mon moulin » restent son livre de chevet, avec pour marque-page, un brin de mimosa offert par Chavanel, qui s’illustra aussi ici…

    * Écrivain auteur de la trilogie « La gueuse, les rebelles et l’embellie ».

    ** Ancien directeur du Tour
    de France

  • [Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Immersion avec l’équipe Van Rysel – Roubaix

    [Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Immersion avec l’équipe Van Rysel – Roubaix

    Face à un plateau composé d’équipes WorldTeam et ProTeam, Van Rysel – Roubaix ne partait pas avec la faveur des pronostics. Pour le team nordiste dirigé par l’ancien coureur Frédéric Delcambre, présent depuis sa fondation en 2007, « ces courses de début de saison, dans le sud, sont une mise en route. Fin février début mars, on remonte dans le nord, c’est là qu’on se doit d’être prêts. Après, si on peut faire des résultats, ce n’est que du bonus », détaille Arnaud Molmy, directeur sportif de l’équipe sur le Grand prix.

    Pour autant, l’équipe ne partait pas sans plan : « S’il y a une échappée matinale, on va essayer d’y être avec un ou deux coureurs. Cette année, il n’y a plus les crêtes, qui étaient le juge de paix, donc la course risque de se lancer d’un peu plus loin. On a des coureurs qui vont assez vite, le but sera donc de basculer la Gineste dans le groupe de tête, pour faire un résultat. » Même si « on n’est pas favoris en cas de sprint. Mais le scénario est imprévisible avec ce nouveau parcours et car il n’y a pas de vrai favori », analyse-t-il.

    Parmi les coureurs qui avaient une carte à jouer, le directeur sportif citait Joppe Heremans, jeune puncheur belge « qu’on a vraiment protégé », et Louis Hardouin, meilleur amateur français l’année dernière, qui disputait sa première course chez les professionnels, mais à qui on ne voulait pas « mettre de pression inutile ».

    L’audace de Hardouin, le top 10 pour Jarnet

    Le début de course est très rapide, comme en témoigne le compteur de la voiture, qui affiche 45 km/h sur des pentes entre 3 et 5%. Après une première échappée avortée, dans laquelle s’était glissé Arnaud Tendon, la seconde est la bonne. En son sein, le Belge Kenny Molly, ce qui suscite l’admiration d’Arnaud Molmy : « Il est impressionnant. Il arrive à s’échapper à chaque course. »

    Impressionnantes, également, les qualités de pilote du directeur sportif. Pour ravitailler les coureurs, dans les pentes du Pas de la Couelle, nous devons doubler la longue file des autres voitures sur une chaussée assez étroite. Toujours sur la corde, l’ancien sprinteur semble aussi à l’aise au volant que sur le vélo. « On n’est pas formé à ça. Ça passe, jusqu’au jour où ça pile et que tu n’as pas le temps de freiner », reconnaît-il.

    Le peloton, conduit par les équipes Total Énergies, Cofidis et Decathlon, ne laisse pas grandir les écarts avec l’échappée et finit même par l’avaler dans l’Espigoulier. « Il n’y a plus vraiment de course ou ça roule tranquillement, lâche Arnaud Molmy. Là, ça s’est posé pendant 5 km puis c’est reparti. On est pourtant sur une des premières courses de la saison. Pour la moitié des coureurs, c’est même la toute première. »

    Sous l’effet d’une descente à près de 70 km/h sur une route sinueuse, le peloton éclate. Un groupe de 32 se trouve désormais à l’avant, parmi lesquels Kenny Molly, Louis Hardouin, Maxime Jarnet et Antoine Raugel, avant d’attaquer la Gineste. Arnaud Molmy est satisfait. « C’est bien les mecs », encourage-t-il, donnant ses dernières consignes : « Vous savez ce qu’il vous reste à faire : placement, placement, placement », martèle-t-il. Kenny Molly lâche dans les premiers hectomètres, lessivé par une journée passée à l’avant. Les trois autres s’accrochent. « Il en faut un qui se sacrifie pour sortir faire le sprint. Si Louis se sent bien, qu’il y aille. Il faut y croire », harangue Arnaud. Ils basculent au sommet avec le groupe de tête. Louis Hardouin tente alors de partir avec deux autres coureurs. « Il ne faut pas trop en faire Louis, des équipes veulent regrouper en bas. Prends le temps, il n’y a que 7-8 secondes, bois un coup », calme son directeur sportif, qui reconnaît quand même : « Il fait un truc quand même le gamin, première chez les pros ! ». Presque payant, mais lui et ses compagnons sont rattrapés à 1 km de la ligne.

    Au sprint, Maxime Jarnet accroche une belle 9e place. De quoi réjouir le directeur : « Ça présage de super choses pour la suite de la saison. Un top 10 pour démarrer la coupe de France, c’est super. Le comportement de Louis extraordinaire, Kenny échappé au départ comme d’habitude… Les mecs ont fait un super boulot. On peut être fiers ce soir », salue-t-il, en espérant confirmer dès mercredi pour le départ de l’Étoile de Bessèges.

  • [Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Des animations pour rythmer la journée

    [Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Des animations pour rythmer la journée

    Les coureurs professionnels n’ont pas été les seuls à monter en selle, ce dimanche, à Marseille. Autour du Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise, des animations ont été installées, que ce soit au départ ou à l’arrivée. Dès le matin, à Plan-de-Cuques, les enfants pouvaient réaliser un parcours avec de petits obstacles. Situé face aux cars, voitures et autres véhicules des équipes, il a attiré quelques familles. Des vélos étaient mis à disposition par les bénévoles, pour divertir les plus jeunes.

    La FDJ avait également son stand non loin de l’arrivée. La Française des Jeux est le nouveau partenaire principal de la Coupe de France et faisait donc ses débuts à l’occasion du Grand prix cycliste. Diverses activités étaient proposées aux spectateurs durant cette journée de compétition.

    Une course pour les jeunes des clubs locaux

    Les jeunes ont encore été mis à l’honneur, ce dimanche. Une course des minots était également organisée en amont de l’épreuve. Après un an d’absence, l’événement a pu, cette fois, avoir lieu pour les catégories moins de 15 ans et en dessous. Le rendez-vous a été donné sur le parvis Jean-Bouin, devant le stade Vélodrome, avec un début des courses à 11h. Le Vélo Club la Pomme Marseille en était le fier instigateur et a permis à plusieurs dizaines de jeunes d’accrocher un dossard et de s’affronter sur le boulevard Michelet. Avant peut-être de participer à la course des « grands » dans les prochaines années.

  • [Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Un inattendu doublé aixois qui restera dans les annales

    [Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Un inattendu doublé aixois qui restera dans les annales

    Le petit village gaulois a résisté aux envahisseurs. Comme dans les histoires de Goscinny et d’Uderzo, l’Amicale Vélo Club Aix – Dole, seule équipe continentale fédérale du peloton, est parvenue à se faire une place dans la cour des grands, dimanche, en remportant deux prix importants au Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise. Celui du coureur le plus combatif, en la personne du jeune britannique Joseph Brookes (21 ans), et celui du meilleur grimpeur, décerné à Jack Brough (22 ans), également originaire d’Outre-Manche. « On est une petite équipe, entre guillemets, par rapport au peloton du jour, avec des moyens financiers largement inférieurs. Et on réalise un hold-up avec deux garçons extraordinaires qui ont animé la course du début jusqu’à la fin. Et c’est largement mérité », martèle Jean-Daniel Beurnier, président de l’AVC Aix – Dole, aux anges après les prestations de ses jeunes poulains, chaleureusement félicités à l’arrivée par de grands coureurs internationaux.

    Joe et Jack, les frères Dalton

    Ces deux maillots glanés dans cette première manche de la Coupe de France démontrent la qualité de formation du club aixois. « C’était une bonne opportunité pour nous de montrer ce dont on est capables », souligne Jack Brough, qui s’est déjà fait remarquer la saison passée en terminant deuxième du Tour des Deux-Sèvres. « Il fallait juste être patient, attendre le bon timing pour faire un effort maximum », poursuit celui qui termine à la 91e place au classement général, à un peu plus de quatre minutes du leader. Son coéquipier et compatriote Joseph Brookes, dit « Joe », sont arrivés au même moment. « C’était notre première course professionnelle de la saison. Je pense que nous avons fait un très bon travail qui prouve que nous pouvons courir à ce niveau », estime le lauréat de la Roue d’Or-GP Festa del Perdono en septembre dernier. « On n’a pas peur d’être agressifs et de courir à l’avant, de ralentir la cadence quand il le fallait et d’être là-haut avec les professionnels », ajoute Brookes, très fier de lui.

  • [Entretien] Bryan Coquard : « C’est moi qui lève les bras, c’est moi qui prends la lumière »

    [Entretien] Bryan Coquard : « C’est moi qui lève les bras, c’est moi qui prends la lumière »

    La Marseillaise : Comment vous sentez-vous après avoir remporté cette course ?

    Bryan Coquard : Je suis content, parce que je suis venu plusieurs fois et je n’avais jamais réussi à gagner. J’avais déjà passé la route des crêtes en tête, et le même jour, où j’ai été battu par Aurélien Paret-Peintre. C’est toujours compliqué ce Grand Prix La Marseillaise. Pour être honnête, c’est difficile à cause du sens du timing. Aujourd’hui, j’avais des bonnes jambes dans de bonnes conditions. C’est moi qui lève les bras, c’est moi qui prends la lumière ce soir.

    Comment analysez-vous votre fin de course, où vous l’avez emporté de justesse au terme d’un sprint final massif ?

    B.C. : On avait vraiment étudié ce parcours, je me suis déchirré plusieurs fois sur cette arrivée. On va hyper vite avec un gros faux plat descendant. Mais, sur la fin du sprint, ça s’écrase un peu, limite ça remonte un peu. Et on la voit très loin l’arrivée. L’erreur qu’on fait tout le temps, c’est qu’on se dit : « Tu vois l’arrivée, c’est bon ». J’ai vraiment dit : « Les gars, aujourd’hui, on prend le risque de perdre. On attend un timing parfait ». Ils ont été incroyables. On est passé sur la droite comme on voulait. Et nous déposer parfaitement. Il a fallu aussi gérer les échappés, notamment Andrea Mifsud, celui qui s’est échappé dans le final. Mais un peloton a tellement d’inertie dans les deux derniers kilomètres qu’il faut 20-25 secondes, presque 30, pour pouvoir aller à la gagne. Et c’est souvent l’échec. Je stressais pas trop, j’avoue.

    Un mot sur votre coéquipier marseillais, Clément Izquierdo, qui vous a facilité la tâche aujourd’hui…

    B.C. : Il a fait une journée incroyable, tout le temps à l’avant. Il était chez lui, surmotivé, mais le week-end dernier il marchait déjà très fort. C’est un top coureur. Il a un super état d’esprit. Vraiment très collectif. On l’a vu gagner au mois d’août l’an passé en baroudeur, mais ce n’est pas juste un baroudeur. Clairement, c’est un coureur très fort. Un bon puncheur. Je pense qu’il fait vraiment partie de ces coureurs solides. Il va encore progresser. ça me fait vraiment plaisir de pouvoir le remercier avec une victoire comme celle-là.

  • [Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Bryan Coquard règle le sprint avec autorité

    [Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Bryan Coquard règle le sprint avec autorité

    Le cyclisme offre souvent des surprises car il est impossible de prévoir à l’avance certains aléas de course. La météo, les tactiques des autres équipes, les échappées… Tellement de paramètres à prendre en compte pour, peut-être, lever les bras sur la ligne d’arrivée. Parfois, les pronostics précédant l’épreuve ressemblent trait pour trait au classement final. C’est ce qu’il s’est passé, ce dimanche, lors du 58e Grand Prix de Marseille-La Marseillaise.

    À l’issue des 145 km de course, « Le Coq’ » était fier en passant devant le stade Vélodrome. Deuxième en 2021, Bryan Coquard (Cofidis) a en effet enfin accroché le Grand Prix cycliste à son palmarès suite à un sprint rondement mené sur le boulevard Michelet. Bien emmené par deux de ses coéquipiers, le sprinteur de poche (1,69 m) a choisi le côté droit de la route pour battre ses adversaires lors d’une course ensoleillée à Marseille et ses environs. Le très jeune Belge Steffen De Schuyteneer (Lotto-Intermarché) est le dauphin du Français, alors que le Néerlandais Alex Molenaar (Caja Rural) complète le podium du jour.

    Un dernier tiers de course haletant

    La tension est montée crescendo lors de cette épreuve dominicale. La première partie de course a été douce, avec la traditionnelle échappée qui s’est mise en route avant le Pas de la Couelle, première difficulté du tracé. Ils étaient six à s’isoler à l’avant, dont deux coureurs de l’équipe locale AVC Aix. Thomas Brough et Joseph Brookes ont montré le maillot vert de leur formation avec brio. Le dernier cité, en tête les trois quarts de la journée, a même été élu meilleur combatif.

    Finalement, les deux montées répertoriées ont été un moment de transition durant ce Grand Prix. Le peloton n’a jamais offert plus de deux minutes aux fuyards et ils ont fini par se faire reprendre dans la descente du col de l’Espigoulier. Mais il restait encore 50 km à parcourir. C’est à ce moment que la course est devenue plus folle. Au niveau de Cuges-les-Pins, Unibet Rose Rockets s’est porté en tête pour utiliser le vent à bon escient. La formation française a réussi à créer des cassures dans le peloton. 32 coureurs se sont retrouvés en tête, suivis par deux groupes de chasse.

    Lors de ce final avec beaucoup de dénivelés, ils sont cinq à avoir tenté de s’enfuir. Jordan Labrosse notamment, mais aussi le Marseillais Clément Izquierdo, offensif et en vue sur ses routes locales. Mais le peloton est revenu à chaque fois. Le champion de France 2024, Paul Lapeira, a attaqué en descente, prenant 20 secondes au maximum et se faisant rejoindre dans la Gineste. L’un des favoris venait de brûler sa cartouche : il ne gagnerait pas devant le Vélodrome. L’épreuve a ensuite même failli offrir une grosse surprise avec Axel Mariault et Louis Hardouin, coureurs d’équipes continentales, la troisième division mondiale. Les représentants de CIC Pro Cycling Academy et Van Rysel Roubaix ont cru à l’exploit, mais ont été repris au kilomètre par les équipes des sprinteurs.

    Cofidis a été la formation la plus maligne et la plus organisée sur cet interminable boulevard Michelet. Les lieutenants de Bryan Coquard ont verrouillé la tête du groupe et ont pu dérouler leur stratégie. Il suffisait de faire le boulot pour l’ex-spécialiste du cyclisme sur piste. à droite de la chaussée, il a évité les chutes pour s’imposer avec un vélo d’avance.

    Sur le podium, il a tout de suite remercié son équipe : « Aujourd’hui, j’ai gagné grâce au travail de mes coéquipiers. Ils m’ont parfaitement emmené et je n’avais plus qu’à réussir mon sprint ». C’est ce qu’il a parfaitement réalisé, alors que les derniers hectomètres ont été marqués par l’accrochage entre un cycliste Lotto-Intermarché et un autre de Élite Fondations. Le bruit sourd de l’impact sur le bitume a glacé le public. Les deux hommes se sont difficilement relevés, cinq minutes après cette chute. Le seul incident d’une 48e édition du Grand Prix à la hauteur des attentes et avec des spectateurs conquis.

  • Le tracé modifié pour des raisons de sécurité

    Le tracé modifié pour des raisons de sécurité

    C’est un choix fort qu’a fait l’équipe de direction du Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise. Pour assurer au mieux la sécurité des coureurs, elle a pris la décision de dévier le tracé et de ne pas passer par la route des Crêtes, l’un des lieux emblématiques de la course. « On a toujours eu comme souci principal la sécurité de la course. On ne déroge pas à la règle cette année et dans ce but, nous avons quelque peu modifié l’itinéraire. La route des Crêtes offre certes des paysages magnifiques, des reliefs particuliers et agressifs pour les cyclistes. Mais elle est dangereuse et mérite beaucoup d’attention. On arrivera à Cassis mais on attaquera directement la Gineste », justifie Marc Poggiale, nouveau président du Grand Prix, qui a pris la succession de Pierre Guille. « C’est sur demande de l’UCI, car il y a eu des chutes l’an dernier et en 2024 en bas de la route des crêtes côté Cassis », complète Jonathan Birou, directeur de la sécurité de la course.

    Un dispositif similaire

    à celui de l’an dernier

    Après une édition 2024 émaillée par quelques problèmes, notamment la présence d’une voiture extérieure sur le parcours, occasionnant un rapport négatif de l’UCI, la tendance s’est inversée en 2025, avec, cette fois, un rapport vert remis par l’organisation mondiale du cyclisme. Fort de cette reconnaissance, l’équipe du Grand Prix reconduit cette année, à peu de chose près, le même dispositif de sécurité : Jonathan Birou devancera les coureurs d’environ une demi-heure, fermant les routes sur son passage, y compris celles du départ fictif. Derrière lui, une « bulle sécurité » avec le directeur de course en tête, précédé par une voiture ouvreuse et 25 motards de la Gendarmerie, ainsi qu’une dizaine de l’Association motocycliste de sécurité routière (AMSR), et des ambulances. Les coureurs et les voitures des équipes suivront, tandis que la voiture-balai fermera la marche. « Rien ne peut se passer à l’intérieur de cet espace, sauf la course », certifie Marc Poggiale.

    340 signaleurs bénévoles seront présents à toutes les intersections, et positionnés une heure avant la course. En complément, une vingtaine de policiers municipaux seront également présents, au départ, à Marseille, pour tenir des points de fermeture de route. « Des points seront également tenus sur tout le parcours par la gendarmerie, sur les lieux où il peut y avoir de gros rassemblements », ajoute Jonathan Birou.

    Ainsi, pour Marc Poggiale, « toutes les conditions sont réunies pour que ça se passe bien, mais on ne peut jamais être sûr à 100% », avertit-il. La vigilance devra donc être maximale.