Category: sports

  • Paris attend avec hâte le retour des Marseillais

    Paris attend avec hâte le retour des Marseillais

    Match considéré « à très haut niveau de risques » selon les autorités, les supporters de l’Olympique de Marseille n’ont, comme d’habitude, pas pu faire le déplacement au Parc des Princes pour assister au Classique. « On oublie même ce qui fait l’essence d’un grand match », estime Younes, fidèle supporter du PSG qui déplore l’absence forcée des ultras marseillais, réputés pour faire monter l’ambiance d’un cran. Mais depuis plusieurs années maintenant, la préfecture de police de Paris opte pour cette solution jugée trop drastique par les spectateurs de l’antre parisien. « On sait qu’il y a eu de nombreux débordements entre les deux camps », reconnaît Brice, ancien membre des Boulogne Boys. « Mais c’est du passé aujourd’hui. Il n’y a plus autant de tensions qu’auparavant », ajoute-t-il, conscient malgré tout qu’un simple chant peut rapidement allumer la mèche. Celui « des rats » notamment, dont les paroles sont clairement à caractère raciste. D’ailleurs, le derby parisien du 4 janvier avait été interrompu quand le virage Auteuil a entonné ce chant.

    Menace « en carton » du tapis vert

    En amont du Classique, l’institution francilienne a prévenu ses supporters au travers d’une campagne de sensibilisation qu’en cas d’insultes, de propos haineux ou de comportements discriminatoires, « la rencontre peut être interrompue et même déclarée perdue sur tapis vert ». Le speaker du club a également rappelé le message juste avant d’annoncer les compositions de deux équipes. Ce qui n’a pas empêché les ultras parisiens de commettre le délit à plusieurs reprises sans conséquences.

  • Boxe anglaise : Romane Moulai a quasiment réalisé le combat impeccable

    Boxe anglaise : Romane Moulai a quasiment réalisé le combat impeccable

    Comme à son habitude, elle est entrée sur le ring avec un regard féroce et déterminé. Romane Moulai (26 ans, 1,60 m), championne du monde IBO poids mi-mouche originaire de Marseille, a pu savourer sa huitième victoire professionnelle, samedi soir à la Villa M, lors de la défense de son titre face à la boxeuse philippine Althea Shine Pores (24 ans, 1,55 m, 6 victoires, 1 nul, et 1 défaite désormais). « J’ai pris ce combat avec énormément de sérieux, parce que je savais que c’était une adversaire à la hauteur. C’était excitant, même s’il y avait un peu d’appréhension, alors que je savais que l’on était prêt », souligne la combattante toujours invaincue sur la scène principale. Après quelques rounds d’observation où elle a malgré tout dominé son adversaire, grâce à sa vitesse d’exécution et son direct du gauche dévastateur, Romane Moulai a progressivement eu la mainmise sur cet affrontement, jusqu’à la décision unanime des juges (deux des trois ont accordé le gain des dix rounds à la Marseillaise). « Elle a su gérer ses émotions, tout en déroulant sa boxe sans se mettre de pression », se réjouit Kassa Baradji, son coach au club de Drancy, en région parisienne. Dépassée, la Philippine ne savait plus où donner de la tête, dans une salle totalement acquise en faveur de l’ancienne pensionnaire du Challenge Boxing dans le 13e arrondissement de la cité phocéenne. « Elle ne cesse de progresser et je crois que la boxe professionnelle lui va beaucoup mieux que la boxe amateur », lance Louis Lavaly, le célèbre entraîneur marseillais qui a découvert et formé la nouvelle coqueluche du noble art tricolore. Cette dernière, dont la priorité demeure la qualification pour les JO de Los Angeles 2028, retrouve l’équipe de France amateurs dès mardi pour un stage de cinq jours avec des test-matchs à Dublin, avant de disputer avec les Bleues le tournoi bulgare du Strandja à partir du 21 février.

    Kemil, le poing ravageur

    Quelques minutes avant le triomphe de Romane Moulai, un combat entre deux boxeurs provençaux a déchaîné les passions. Le jeune pennois Kemil Mansour (22 ans) a remporté son quatrième combat professionnel face à l’expérimenté marseillais Gianni Carullo (34 ans). « J’étais là pour faire monter la tension électrique et allumer un feu », lâche le boxeur aux poings d’acier. Ses coups lourds ont rapidement impacté son adversaire, qui a tout de même résisté jusqu’au sixième et dernier round grâce à son expérience des grands rendez-vous. « J’étais serein parce que c’est un gros bosseur. On a pris l’initiative et ça a payé », se félicite Samuel Florimond, persuadé que son poulain ira loin.

  • PSG-OM : Benjamin Pavard ne saisit pas la seconde chance qui s’est offerte à lui

    PSG-OM : Benjamin Pavard ne saisit pas la seconde chance qui s’est offerte à lui

    C’est triste d’avoir une telle réflexion envers un international français et ex-champion du monde, mais, mis à part lors des rencontres en Coupe de France, quand est-ce que Benjamin Pavard a gratifié le peuple marseillais d’une bonne prestation depuis le début d’année 2026 ? Une question qui est remise sur la table, dimanche soir, après sa prestation plutôt chaotique face aux Parisiens.

    Censé être l’un des éléments forts de la charnière centrale, compte tenu de son expérience et du talent qu’il a pu démontrer au Bayern Munich et à l’Inter Milan, le défenseur de 29 ans montre de réelles difficultés à tenir son rôle de rempart aux côtés de Leonardo Balerdi et Facundo Medina. Certes, ses coéquipiers ne sont pas parfaits – et ne l’ont d’ailleurs clairement pas été sur la pelouse des champions d’Europe en titre – mais, eux, n’ont au moins pas rechigné à la tâche. Clairement en retard au marquage sur Nuno Mendes dans l’action qui a mené à l’ouverture du score francilienne, Pavard a tenté à plusieurs reprises d’évoluer très haut sur le terrain. Mais comme Timothy Weah agit dans ce même registre, les deux hommes du couloir droit se sont souvent tirés dans les pattes. Son seul fait d’armes positif reste le marquage individuel qu’il a appliqué en tout début de match sur Senny Mayulu, puis Ousmane Dembélé, afin de limiter l’impact technique de ces prodiges. Malheureusement pour les Olympiens, cette prise d’initiative fut trop éphémère.

    Théorie confirmée

    Face au festival du dernier Ballon d’Or, Benjamin Pavard, à l’image de ses collègues défensifs humiliés lors du deuxième but de l’international français, a semblé être totalement impuissant. Il n’a d’ailleurs même pas essayé de faire obstacle entre le génie Dembélé et Jeffrey de Lange. En seconde période, le tandem Mendes-Barcola lui a mené la vie dure, malgré quelques interventions maîtrisées. Et c’est justement ce qui rend la pilule difficile à digérer avec Pavard. Toutes proportions gardées, compte tenu du niveau actuel du PSG, la théorie qu’a lancé Roberto De Zerbi après la victoire face au Stade Rennais, mardi dernier, s’est avérée plutôt juste. « C’est une équipe étrange, qu’on a du mal à comprendre. Quand tu joues avec un défenseur en plus, tu prends trois buts. Et quand tu joues avec quatre attaquants, tu ne concèdes pas un tir… », avait-il souligné. Il en a eu une nouvelle fois la preuve au Parc des Princes.

    Nkoulou tire sa révérence

    Il a connu quelques Classiques durant ses cinq saisons passées dans la cité phocéenne. Le défenseur international camerounais, Nicolas Nkoulou (81 sélections), a annoncé prendre sa retraite de footballeur à l’âge de 35 ans. Vainqueur de la Coupe de la Ligue en 2012 avec l’Olympique de Marseille et d’une Coupe d’Afrique des nations avec le Cameroun en 2017, Nkoulou a également évolué dans le championnat de France sous les couleurs de l’Olympique Lyonnais et de l’AS Monaco.

  • PSG-OM : la soirée cauchemar de Jeffrey de Lange

    PSG-OM : la soirée cauchemar de Jeffrey de Lange

    Pour le Néerlandais, débuter au Parc des Princes constituait une récompense logique, de par son rendement en Coupe de France. Et surtout, pour permettre à Gerónimo Rulli de souffler, alors que le champion du monde argentin connaît un passage à vide.

    Malheureusement, l’ancien aigle de Deventer n’a pas eu le temps de se chauffer. Il est allé chercher au fond de son but, le premier ballon parisien de la soirée. Sur l’action, Jeffrey de Lange ne pouvait rien seul face à Ousmane Dembélé lancé par Désiré Doué dans le dos de sa défense.

    Le Ballon d’or allait lui mener la vie dure tout au long de la soirée. En inscrivant un second but, sur sa seconde frappe cadrée. Le Néerlandais touchait du doigt la dure réalité de la supériorité parisienne. Dans une soirée qui se transformait en véritable cauchemar pour lui. Dans un collectif qui s’est sabordé au fil des minutes. À l’image de Facundo Medina, auteur d’un but contre son camp.

  • [Etoile de Bessèges] Le diablotin Joppe Heremans vole la vedette à Vauvert

    [Etoile de Bessèges] Le diablotin Joppe Heremans vole la vedette à Vauvert

    Une fusée belge peut en cacher une autre. Décidément, dès que la pente s’élève brusquement, les coureurs du plat pays répondent présents. Tom Crabbe, 20 ans, a été l’attraction du début d’Étoile en s’imposant, mercredi, à Bellegarde. Les surprises se succèdent, puisque samedi, à Vauvert, Joppe Heremans a déjoué les pronostics. Ce dernier a battu tous les favoris dans la raide montée finale pour sécuriser une victoire de prestige. Il a devancé Lukas Kubis, une énième fois 2e d’une étape dans le Gard.

    Paul Lapeira termine 3e, un 3e blasé et en colère après l’arrivée. Le cycliste de Decathlon – CMA CGM n’était pas content de se faire bloquer la route, d’après lui. « Je devais passer mille fois, il y avait un espace sur la droite quand je me suis lancé mais le gars de Roubaix a serré sur la droite. Je suis déçu car j’avais vraiment les jambes pour gagner, je pense que j’étais le plus rapide sur cette arrivée, mais c’est comme ça. » Les tuniques roses de Van Rysel Roubaix ont bien été mises en avant dans Vauvert avec la 5e place de Louis Hardouin. Enfermé mais bien placé dans ce final.

    Une dernière montée explosive

    Cette 4e et avant-dernière étape s’est courue en deux temps. Après 10 kilomètres, trois hommes se sont extirpés du peloton. Nous pouvions croire qu’ils allaient prendre large, mais le peloton n’a jamais donné le moindre air. Deux minutes grand maximum, mais pendant la moitié de la journée, l’écart s’est stabilisé sous la minute. Un étouffement et un contrôle parfaits pour être sûr de se battre pour la couronne dans les étroites rues de Vauvert. Cette chasse a affolé les chronos et l’étape a terminé bien plus tôt que prévu. 46 km/h de moyenne, un train d’enfer sur ce tracé roulant.

    Les équipes de favoris ont su gérer les échappées au sein du court circuit autour de la ville-arrivée. Valentin Retailleau (Total Energies) et Clément Davy (Nice Métropole Côte d’Azur) ont toujours gardé leur flamme et ont tout tenté pour arriver en tête dans les derniers hectomètres. En vain. Les deux Français ont été repris à moins de deux kilomètres de la ligne, après avoir bataillé toute l’après-midi. Les fuyards ont, globalement, eu leurs chances chaque jour sur cette édition de l’Étoile de Bessèges. Mais le peloton n’a rien laissé passer et aucun baroudeur n’a levé les bras, que ce soit à Vauvert, Domessargues ou Bellegarde.

    La dernière montée était courte, pas plus de 500 mètres à 5,5%, loin d’être un supplice pour les coureurs mais tout de même. Une rue peu large où trouver le placement idoine donnait un avantage certain. Les maillots de Decathlon CMA CGM ont dans un premier temps été aperçus. Andrea Mifsud a déclenché le premier et la course s’est affolée. Joppe Heremans a aussi lancé de loin, mais le Belge n’a pas pêché sous le brûlant soleil du Gard. En se plaçant à l’intérieur, Paul Lapeira n’avait plus aucun espace pour le doubler et le Belge s’est offert la victoire devant le leader du classement général.

    Toujours pas de succès pour Lukas Kubis, mais, avant le contre-la-montre final, ce dimanche, c’est bien le Slovaque qui avait l’avantage avec 13 secondes de marge sur Henri Uhlig.

  • [Étoile de Bessèges] Costiou, nouvelle Étoile

    [Étoile de Bessèges] Costiou, nouvelle Étoile

    On craignait de la voir disparaître, après une édition 2025 marquée par la fronde de huit équipes (parmi elles, seules Unibet Rose – Rockets et Décathlon – CMA CGM étaient présentes cette année), effarouchées par des incidents de sécurité bien indépendants de la responsabilité de l’organisation. Bien malgré elle, l’Étoile de Bessèges s’était retrouvée sous le feu d’un opprobre qu’elle ne méritait pas. Mais elle ne s’est pas éteinte, portée par une équipe dévouée, dirigée avec résilience par Claudine Fangille-Allègre, animée par son devoir de mémoire envers son père, Roland, géniteur de la course. Une histoire de famille qui se perpétue aussi à travers Tiffany et Romain Le Roux, fille et gendre de la présidente, amenés à reprendre le flambeau à l’avenir.

    Si la sécurité avait été grandement renforcée, au détriment du nombre d’équipes (16, contre 21 l’an dernier, 111 coureurs contre 146), pour garder l’équilibre budgétaire, certaines choses, elles, n’ont pas changé. Les conditions climatiques, dantesques en 2025, l’ont aussi été sur les deux premières étapes, courues sous une pluie battante. Et après une accalmie de deux jours, elle a repris de plus belle sur le contre-la-montre final, pour apporter un peu plus de dramaturgie au dénouement.

    Car l’indécision s’érige, elle aussi, en constante. Comme on s’y attendait, les écarts sont restés minimes jusqu’au bout. Malgré les nombreuses tentatives et le panache de coureurs déterminés à se montrer, aucune échappée ou attaque n’a pu être menée à bien. Les quatre premières journées se sont jouées au sprint, si bien qu’à l’orée de la cinquième et dernière, les 35 premiers du général se tenaient en 1 minute, et les 19 en 30 secondes.

    L’Ermitage, faiseur de roi

    Tout s’est donc joué dimanche, au sommet de l’Ermitage. Chacun y allait de son favori, avec une seule et même question : le champion de Slovaquie Lukas Kubis (Unibet – Rose Rockets), leader du général depuis le troisième jour, et 2e de chacune de quatre premières étapes, allait-il garder son maillot corail, à la faveur de ses quelques secondes d’avance sur ses poursuivants ?

    Rien n’était moins sûr, car de sérieux prétendants rêvaient de détrôner celui qui, en dépit de son titre de champion national du contre-la-montre en 2024, n’apparaissait pas comme favori face à cette arrivée en pente, propice à déchoir ou à couronner. Et à l’arrivée, le dénouement fut cruel pour le coureur le plus régulier de l’épreuve, 15e de l’étape, et 4e à l’arrivée. La place du con. Le nouveau roi s’appelle Ewen Costiou (Groupama – FDJ United), 11e au départ, et vainqueur pour 2’’ devant son coéquipier Maxime Decomble, et avec 5’’ d’avance sur Paul Lapeira (Décathlon – CMA CGM). L’Ermitage a encore parlé. Et on a déjà hâte d’entendre ce qu’il aura à nous raconter en 2027.

  • La galère marseillaise se saborde au Parc des Princes

    La galère marseillaise se saborde au Parc des Princes

    Depuis le 4 janvier, Nantes est entré dans le jeu à distance que joue l’OM pour le podium.

    En allant s’imposer au Vélodrome (2 – 0), les Canaris ont plombé la reprise des Marseillais. Depuis, ces derniers ont perdu la main dans la course aux places qualificatives en Ligue des Champions. Et les Bretons, en s’inclinant samedi à domicile face à Lyon, ont permis aux Lyonnais de s’emparer de la troisième place.

    Tombés du podium, les hommes de Roberto De Zerbi savaient ce qu’ils avaient à faire. Mais, pour suivre le rythme imposé par les leaders, la tâche n’était rien moins que battre le PSG, dans un Parc des Princes où, depuis le coup d’envoi de la saison, seul Strasbourg a tenu tête au champion d’Europe, le 17 octobre (3-3).

    Mais pour faire aussi bien que les Alsaciens, à défaut de faire mieux, il aurait fallu un OM des grands soirs. De ceux qui ont bousculé Lens, fait plier Newcastle ou l’Ajax. Malheureusement, dans la douceur de la nuit d’Auteuil, c’est un OM bien trop timide qui a laissé les champions d’Europe agir à leur guise. Il aura fallu attendre près de 55 minutes pour assister à une intervention décisive de Matvei Safonov, sur une reprise improbable de la tête d’Igor Paixão, pour comprendre que les Olympiens étaient sur le terrain.

    Jusque-là, ils avaient été spectateurs de la démonstration de force Parisienne. Illustrée par le doublé d’Ousmane Dembélé dans une première période où le PSG a fait ce qu’il a voulu. Alors que l’OM était en mode passif. Subissant le jeu et incapable d’approcher du but adverse.

    S’ils avaient bousculé le PSG au Vélodrome et à Koweït City lors du Trophée des Champions, la belle au Parc des Princes a tourné à la punition pour les hommes de Roberto De Zerbi. Un cauchemar illustré par le but contre son camp de Facundo Medina et le final qui a vu les Marseillais partir à la dérive.

    La punition du Parc des Princes fait tomber l’OM du podium et libère la route du sacre pour leur adversaire du soir. Mais aussi pour Lens, qui reste dans la roue du PSG.

    PSG 5 (2)

    OM 0 (0)

    21e journée de Ligue 1

    Parc des Princes (43 000 spectateurs)

    Arbitre : W. Delajod.

    Buts : Dembélé (12, 37), Medina (64, csc), Kvaratskhelia, 66), Lee (74) pour le PSG.

    Avertissements : Vitinha (9), Zaïre-Emery (58) au PSG, Balerdi (90+2) à l’OM.

    PSG : Safonov – Zaïre-Emery (Hernandez, 75), Marquinhos ( c ), Pacho, Nuno Mendes – Mayulu (Dro, 75), Vitinha, Neves – Doué (Kvaratskhelia, 62), Dembélé (Ramos, 75), Barcola (Lee, 68).

    Entraîneur : L. Enrique

    OM : de Lange – Pavard(Abdelli, 62), Balerdi ( c ), Medina – Weah, Höjbjerg, Timber, Emerson – Greenwood (Nadir, 80), Gouiri, Nwaneri (Paixão, 46).

    Entraîneur : R. De Zerbi

    Un jaune foncé

    Le match a débuté depuis 9 minutes, Leo Balerdi se lance dans une chevauchée depuis le rond central, quand il se fait littéralement couper en deux par Vitinha. Un geste qui ne vaudra qu’un carton jaune au joueur du PSG aux yeux de Willy Delajod.

    Trois minutes plus tard, Ousmane Dembélé ouvrait le score.

  • [Étoile de Bessèges] Ewen Costiou fait coup double et remporte la 56e édition

    [Étoile de Bessèges] Ewen Costiou fait coup double et remporte la 56e édition

    Tel qu’on pouvait s’y attendre, le contre la montre final d’Alès (Gard), ce dimanche, a déterminé le vainqueur de cette 56e édition de l’Étoile de Bessèges-Tour du Gard. Et comme ce fut le cas depuis le début de la course, les écarts ont été minimes au sommet de la côte de l’Ermitage, qui aura joué son rôle de juge de paix. À l’arrivée, un podium 100% français au sommet duquel trône Ewen Costiou (Groupama – FDJ United), vainqueur pour 5 secondes devant son coéquipier, le Ciotaden Maxime Decomble, qui prend le maillot blanc de meilleur jeune, alors que le coureur de Décathlon – CMA CGM Paul Lapeira (à 6’’) complète le podium.

    Une victoire qui permet à Ewen Costiou de s’adjuger le classement général de l’épreuve, devant Paul Lapeira, pour 2 petites secondes, tandis que Maxime Decomble complète le podium. En tête du général depuis la 3e étape, le double champion de Slovaquie, Lukas Kubis (Unibet – Rose Rockets), 15e à 35 secondes, est le grand perdant du jour, sortant du podium (4e à 15 secondes). Il se consolera avec le maillot du classement par points.

  • Jeux Olympiques d’hiver : les biathlètes français au rendez-vous

    Jeux Olympiques d’hiver : les biathlètes français au rendez-vous

    Ils étaient attendus au tournant, et ils ont réussi leur mission.

    Les quatre fantastiques du biathlon tricolore ont offert à la France sa première médaille aux Jeux Olympiques d’hiver, et elle est en or.

    Le biathlon, qui espère réaliser une razzia dans le nord de l’Italie, lance de la meilleure des manières sa quinzaine. La discipline apporte le premier titre olympique à la délégation française aux JO-2026 de Milan Cortina, la deuxième médaille après l’argent de Mathis Desloges en ski de fond.

    Julia Simon, dernière relayeuse, a franchi la ligne d’arrivée avec une marge sur l’Italie et Lisa Vittozzi. L’Allemagne avec Franziska Preuss complète le podium de la première épreuve de biathlon au programme des Jeux.

    Quentin Fillon Maillet, avec trois pioches sur le tir couché et deux sur le debout, a passé le relais à Lou Jeanmonnot à une vingtaine de secondes de la tête. Puis la leader de la Coupe du monde a fait la différence sur les skis et grâce à sa maîtrise sur le pas de tir. Elle a d’abord recollé sur la tête après le tir couché, puis a creusé un écart d’une vingtaine de secondes sur ses poursuivantes, tout aussi performantes au tir.

    Julia Simon a réussi à conserver cette vingtaine de secondes tout au long de ses 6 kilomètres d’effort, avec un tir parfait et supersonique (19 secondes sur le tir couché, 18 secondes sur le tir debout).

    C’est le troisième titre olympique dans la carrière de Quentin Fillon Maillet, l’homme des Jeux de Pékin avec cinq médailles dont deux en or (individuel et poursuite). Pour Simon, Jeanmonnot et Perrot, c’est la première médaille d’or.

  • Six Nations : Nouchi au tournant du Tournoi

    Six Nations : Nouchi au tournant du Tournoi

    Fabien Galthié bouscule les habitudes. Et les cadres de l’équipe de France. Le centre Gaël Fickou, le plus capé (98 sélections), Damian Penaud, recordman d’essais, ou Greg Alldritt, vice-capitaine, sont la preuve des perpétuelles questions et remises en cause du sélectionneur de l’équipe de France. À moins de deux ans de la Coupe du monde en Australie (1e octobre – 13 novembre 2027), il n’a pas hésité à écarter ces trois joueurs pour préparer le prochain Tournoi des six nations et le premier rendez-vous devant l’Irlande.

    Peu à peu, Fabien Galthié injecte du sang neuf, puise notamment parmi les champions du monde U20 sacrés en Afrique du Sud lors de l’été 2023. Le capitaine des Bleuets n’était autre que le Montpelliérain Lenni Nouchi, troisième ligne aussi polyvalent que moderne.

    « Attissogbe, Gourgues, Brau-Boirie, Depoortere, Moefana ou Barassi sont des joueurs qu’on connaît très bien. C’est la même chose pour Lenni Nouchi. Il doit avoir une opportunité, voire plusieurs. Il faut que ces potentiels jouent, qu’ils aient la possibilité de se tromper, qu’ils n’aient pas que l’obligation de réussir » expliquait à l’aube du Tournoi le patron des Bleus.

    Appelé parmi les 42 joueurs dans une relative indifférence, Lenni Nouchi (22 ans) a fait bouger les lignes, notamment au cœur d’une troisième ligne pourtant très dense. Et bénéficie d’une chance qu’il aspire à saisir. « Je suis content de pouvoir aller (en équipe de France) et ne pas avoir de pépins physiques. C’est une sorte de récompense parce que j’ai essayé de mettre les choses en place pour y aller. Ce n’est pas une finalité en soi, j’y vais pour essayer de jouer et m’appuyer sur mon début de saison »promettait-il peu après l’annonce de la sélection.

    Depuis le début de saison, le jeune capitaine de Montpellier éclabousse de sa classe le Top 14. Et draine dans le sillage de son ambition une équipe présente parmi les six premiers à dix journées de la fin et un club en plein renouveau.

    Retardé dans sa montée en puissance, il affiche sa plénitude depuis le début de saison où il rayonne dans tous les secteurs de jeu. En treize rencontres de championnat, il a inscrit six essais, dont un doublé face à Bordeaux-Bègles, et révèle un peu plus ses talents offensifs.

    « Lenni, c’est la cerise

    sur le gâteau »

    Nouchi ne vient pas de nulle part. Coup sur coup, il avait été contraint de décliner sa sélection pour la tournée d’automne et de renoncer à celle en Nouvelle-Zélande, l’été dernier. Avant ce double forfait, le troisième polyvalent avait affiché des promesses à ses débuts internationaux lors de la funeste tournée en Argentine à l’été 2024, marquée par diverses affaires.

    Contrat prolongé, par-delà l’offre de Toulon, quatrième saison en Top 14, registre élargi en troisième ligne : Nouchi a pris une nouvelle dimension cette saison pour s’affranchir de pépins physiques et tracer sa voie vers les sommets. Placé dans les meilleures conditions par le manager du MHR Joan Caudullo, il bénéficie aussi de la confiance de partenaires à l’œil aussi expérimenté qu’aiguisé que le 3e ligne anglais : Billy Vunipola (33 ans, 74 sélections).

    « Lenni, c’est la cerise sur le gâteau ! On a des avants qui peuvent faire le sale travail. Mais Lenni est particulier. C’est super de pouvoir jouer avec lui parce que vous savez qu’il peut sortir un truc spécial à tout moment. On l’a vu cette saison faire des trucs incroyables. Je suis très heureux pour lui qu’il puisse jouer avec la France. Il n’a que 22 ans, mais il a le talent et le tempérament d’un joueur international. Et je pense que s’il a la confiance des entraîneurs, et apparemment il l’a, il peut faire de grandes choses » loue Billy Vunipola

    Sa sélection en équipe de France, précédée de celle du pilier Baptiste Erdocio, éclaire la marche avant de Montpellier, replacé à la 5e place du Top 14 à dix journées de la fin et désireux de tourner le dos à plusieurs saisons difficiles. « J’ai la sensation qu’on a mis toutes les choses en place pour que Lenni soit international. Cela prouve qu’on est en capacité à être international à Montpellier, de le devenir même si certains viennent ici et le sont encore une nouvelle fois. On arrive à faire émerger des joueurs internationaux comme Maël Moustin, Baptiste Erdocio, Tyler Duguid…On arrive encore à plaire et à voir des joueurs qui sont en capacité d’être internationaux. C’est un élément positif à l’image de Lenni qui a bien évolué depuis quelque temps » souligne Joan Caudullo, qui plaide pour la reconnaissance des progrès de ses joueurs. Et se fait l’avocat d’un club montpelliérain dont il restaure la vitrine. Et l’image.