Category: sports

  • Biathlon : Julia Simon sacrée championne olympique devant Jeanmonnot

    Biathlon : Julia Simon sacrée championne olympique devant Jeanmonnot

    Avec une seule faute sur le pas de tir (19/20), mercredi lors de l’individuel, Julia Simon a devancé sa compatriote Lou Jeanmonnot (18/20). Il s’agit de la 2e médaille d’or de la délégation française aux JO-2026, après la victoire du relais mixte de biathlon, et le 6e podium depuis le début des Jeux à Milan-Cortina.

    La consécration olympique pour la Savoyarde intervient quatre mois après sa condamnation à trois mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende pour vol et fraude à la carte bancaire, pour avoir notamment utilisé la carte bancaire de son équipière Justine Braisaz-Bouchet. En franchissant la ligne d’arrivée, elle a mis son index droit sur la bouche. « J’aimerais qu’on me foute la paix » avec cette condamnation, a déclaré Simon peu après au micro d’Eurosport.

    « Je pense que je n’ai plus rien à prouver à personne, maintenant j’aimerais qu’on me laisse faire mon biathlon », a-t-elle ajouté, assurant que « la page a été tournée au sein de l’équipe ». « Je ne me suis jamais affolée, je ne suis pas du tout stressée sur ces Jeux, je prends un kif énorme », a-t-elle déclaré au micro de France Télévisions. « J’ai super bien construit cette course, j’ai très bien skié, j’avoue que les derniers tours il y avait Franzi [Preuss, finalement 10e, Ndlr] devant moi et quand on me disait que cela se jouait aussi avec elle, je me disais elle va bien louper une balle et me laisser cette chance-là. »

    Doublé pour Simon

    Décuple championne du monde dont quatre fois sur des courses individuelles, Simon est venue à Anterselva pour chercher l’or olympique qui manquait à son immense palmarès. En deux courses dans le nord de l’Italie, elle en a pris deux avec le titre du relais mixte avec Eric Perrot, Quentin Fillon Maillet et Lou Jeanmonnot, et avec l’individuel de mercredi.

    Elle dispose du plus beau palmarès du biathlon féminin français avec, en plus de ses médailles aux Mondiaux et aux JO, un gros globe de cristal remis à la lauréate de la Coupe du monde de biathlon, en 2023.

    Leader actuelle de la Coupe du monde et attendue sur le podium de l’individuel, Lou Jeamonnot a pris la médaille d’argent, sa meilleure performance sur des courses individuelles en grands championnats, malgré deux fautes sur le pas de tir et deux minutes de pénalité. Les Bleues retrouveront la piste olympique italienne samedi lors de l’épreuve du sprint (7,5 km).

    Classement de l’individuel :

    1. Julia Simon (FRA) 41:15.6 (1 tour de pénalité)

    2. Lou Jeanmonnot (FRA) à 53.1 (2)

    3. Lora Hristova (BUL) 1:04.5 (0)

    4. Vanessa Voigt (GER) 1:17.4 (0)

    5. Dorothea Wierer (ITA) 1:33.9 (1)

    6. Camille Bened (FRA) 1:36.7 (1)

    7. Lea Meier (SUI) 1:37.4 (1)

    8. Janina Hettich-Walz (GER) 2:03.3 (2)

    9. Linn Gestblom (SWE) 2:12.6 (2)

    10. Franzi Preuss (GER) 2:19.9 (2)

    Deux Chollet pour le prix d’un

    Planche aux pieds, les jeunes frères Aidan et Jonas Chollet ont tout pour briller jeudi en snowboardcross à Livigno et se verraient bien revenir des JO avec une médaille autour du cou. « Ce serait fou, incroyable », lâche enthousiaste Jonas, 17 ans seulement, quand on lui demande s’il se voit déclencher, lui et son aîné, une version hivernale de la « Lebrunmania » en cas de succès. Mi-décembre, les Chollet ont déjà pu y goûter en terminant aux deux premières places pour la reprise de la Coupe du monde à Cervinia.

  • JO : Von Allmen voit triple en remportant le super-G

    JO : Von Allmen voit triple en remportant le super-G

    Sur un nuage depuis son titre en descente samedi, carrément placé sur orbite après sa victoire en combiné par équipe lundi (qu’il doit d’ailleurs en grande partie à son binôme Tanguy Nef, royal en slalom), Franjo von Allmen s’est élancé mercredi, dossard 7 et sourire aux lèvres. Son euphorie tranche cruellement avec l’agonie de Nils Allègre, inconsolable après sa 4e place à trois centièmes seulement du podium olympique, alors que le clan français rêvait d’une première médaille en ski alpin sur ces JO. Pas aussi impérial qu’en descente, le skieur suisse de 24 ans a quand même surfé sur la confiance accumulée ces derniers jours et a réussi à creuser un petit écart pour devancer sur le fil l’Américain Cochran-Siegle (+ 13/100e).

    Mais en voyant son avance provisoire, le natif de Boltigen a d’abord secoué la tête, pas certain que sa prestation du jour soit suffisante pour l’emporter. « Je n’arrive pas à réaliser, je n’ai pas les mots. En arrivant, je ne pensais pas que ça suffirait pour l’or, voire même pour une médaille », a soufflé au micro d’Eurosport le skieur suisse. « Je pense que j’ai eu de la chance avec mon dossard. »

    Derrière lui, pas aidés par une neige qui s’est rapidement réchauffée, les autres favoris n’ont rien pu faire.

  • Water-polo : l’aventure européenne du Cercle s’arrête

    Water-polo : l’aventure européenne du Cercle s’arrête

    Cette défaite met un terme définitivement à leur aventure européenne. Malgré onze buts inscrits par le tandem Crousillat-Vernoux, les protégés de Milos Scepanovic ont été dominés sur l’intégralité de la rencontre. Les Catalans ont notamment été très performants dans le premier et le troisième quart-temps, grâce aux triplés de Sergi Cabanas et Federico Panerai. Les pensionnaires du CNM vont retrouver le chemin du championnat dans neuf jours à Montpellier (à 20h30).

  • Boxe : les Comores sont mises à l’honneur sur le ring de Vallier

    Boxe : les Comores sont mises à l’honneur sur le ring de Vallier

    Une grande histoire d’amour lie la cité phocéenne aux Comores. Et cette romance passe également par le biais du sport. Si le pays de la Lune a une passion dévorante pour le ballon rond, le noble art occupe de plus en plus une place importante sur l’île.

    « Ça se développe de plus en plus et de manière exponentielle », confirme Farid Ahamada, sélectionneur de l’équipe comorienne de boxe, vainqueur de la Coupe du président, compétition entre Madagascar, le Gabon, la Tanzanie et les Comores. Ancien protégé de Louis Lavaly au Challenge Boxing, là ce Marseillais profite de son statut dans la cité phocéenne pour organiser un gala pour mettre en avant les boxeurs comoriens.

    Après une première édition au gymnase de Font Vert en mars 2024, le Comboxe fait son grand retour à la salle Vallier, cette fois-ci, avec dix duels amateurs entre des athlètes comoriens et des boxeurs régionaux, sans oublier deux combats professionnels, dont l’un des quarts de finale de la ceinture Jean-Claude Bouttier (dédiée aux boxeurs Elites 3 et Elites 2), « pour apporter un peu plus de spectacle ». Le Marseillais Paul Japhet (29 ans, 1 victoire, 4 nuls, 4 défaites), licencié à Monaco, défiera le Haut-Garonnais Enzo Rey (1 victoire, 1 nul, 2 défaites), pensionnaire du Boxing Club de Blagnac. Le vainqueur de ce combat accédera aux demi-finales de la compétition, où il sera opposé au gagnant du duel entre Nicolas Vannier et Yanice Benghalia.

    Prôner la mixité et la paix sociale

    Le deuxième affrontement professionnel mettra en scène la grande première du Vauclusien Adam El Ghayat, membre du Boxing Montfavet, et le Milanais Youssef Gogna (20 ans, 1 nul). Parmi les duels amateurs, le nom d’Ali Nassur, finaliste des Jeux des îles de l’océan Indien en 2023, à seulement 18 ans, sera à suivre de près, même s’il n’a toujours pas d’adversaire pour le moment.

    Au-delà de l’aspect sportif, Farid Ahamada veut faire passer un message en organisant le Comboxe. « Je veux que tout le monde soit réuni dans une même salle. Peu importe l’origine sociale ou le lieu de vie, je veux que tout le monde puisse passer une bonne soirée devant de beaux combats de boxe », souligne l’entraîneur du 13e arrondissement de Marseille, qui suit notamment les aventures de Sindy Said (-67 kg), devenue au mois de janvier la vingtième championne de France issue de cette institution marseillaise.

    « On veut réunir les quartiers nord et les quartiers sud pour montrer que Marseille est une terre unie à travers la mixité et la paix sociale », conclut-il.

    Combats amateurs

    M. Malki (Nice) vs H. Souvenir (COM)

    A. Bouchara (Marseille) vs M. Assoumani (COM)

    T. Murris (Nice) vs J. Djae (COM)

    J. Aggoun (Pennes-Mirabeau) vs W. Soulaimana (COM)

    Y. Mouhassi (Nice) vs M. Bilal (COM)

    D. Partouche (Marseille) vs R. Youssouf (COM)

    L. Boualem (Pertuis) vs M. Moussa (COM)

    Y. Arruabarrena (Istres) vs F. Ahamadi (COM)

    D. Fournier (Istres) vs N. Mohamed (COM)

    X vs A. Nassur (COM)

    Combats professionnels :

    P. Japhet (Monaco) vs E. Rey (Blagnac)

    A. El Ghayat (Marseille) vs Y. Gogna (ITA)

  • Les supporters de l’OM fatalistes face à une nouvelle « cassure »

    Les supporters de l’OM fatalistes face à une nouvelle « cassure »

    Sur le Vieux-Port, mercredi, les Marseillais avaient mauvaise mine. Ils ont pu apprendre la nouvelle survenue dans la nuit de mardi à mercredi : Roberto De Zerbi n’est plus l’entraîneur de l’Olympique de Marseille. « Rien ne se passe jamais comme prévu dans ce club », réagit Paul, en lisant le journal sur la terrasse du restaurant O’Quinze. « On n’arrive pas à garder des entraîneurs sur le long terme. Comment voulez-vous que ça marche ? », poursuit-il, affichant une vision pessimiste pour la suite de la saison, où l’OM est loin d’avoir acquis sa qualification en Ligue des Champions et, surtout, est toujours en lice en Coupe de France au stade des quarts de finale.

    « Pour moi, c’est une erreur d’enlever un entraîneur en plein milieu de la saison, soutient Hocine, fidèle supporter membre des South Winners. Je n’arrive pas à comprendre, surtout quand on voit son bilan. Au niveau des victoires, c’est l’un des meilleurs entraîneurs passés à l’OM. » Au XXIe siècle, Roberto De Zerbi est en effet l’entraîneur qui a, en moyenne, le plus gagné sous les couleurs bleues et blanches. Avec 57% de victoires, 39 succès, l’Italien devance ainsi ses prédécesseurs Igor Tudor (56%) et Jorge Sampaoli (54%), ainsi que les plus marquants Marcelo Bielsa (51%) et Didier Deschamps (50%).

    Sentiment de « fracture »

    Mais, au-delà des résultats, les supporters déplorent un mauvais timing. « Je pense qu’on aurait pu le faire en fin de saison, voire les choses jusqu’à la fin de saison », souligne Hocine, conscient du cruel manque de stabilité à l’Olympique de Marseille. « Ce qui est dommage, c’est que ça crée une cassure qui a deux conséquences possibles : soit un effet positif et on repart sur de bonnes bases, soit ça peut tout casser. »

    Mais une majorité des supporters interrogés voient le départ de l’Italien comme une bonne chose. « On sent qu’il y avait une fracture », martèle Lionel, serveur au bistrot de l’Horloge, qui a vivement débattu de la situation avec ses collègues et ses clients. « Quand tu vois un gardien comme (Geronimo) Rulli qui ne joue plus, (Leonardo) Balerdi qui est contesté depuis toujours et revient à son plus mauvais niveau depuis qu’il est à Marseille… Je pense qu’à un moment donné, le message ne passait plus », estime-t-il. « Quelque chose s’est cassé dans ce groupe », surenchérit Kaï, persuadé que le fiasco face au PSG a été celui de trop. « Il faudrait lancer une opération “stade vide” pour le prochain match face à Strasbourg », lance Alain, qui attend une vive réaction olympienne face à un tel électrochoc.

  • OM : un successeur qui se doit de bien connaître le contexte

    OM : un successeur qui se doit de bien connaître le contexte

    Qui sera le nouveau Sisyphe sur le banc phocéen ?

    La tâche qui attend l’heureux (?) élu est aussi gigantesque que celle à laquelle était condamné le Titan qui avait défié Zeus. Sauf qu’il ne s’agira pas de remonter un rocher au sommet d’une côte abrupte, mais permettre à l’OM de s’asseoir durablement au sommet de la Ligue 1, en évitant d’en dégringoler au dernier moment.

    Même si elle est très compliquée à assumer, la place n’en suscite pas moins la convoitise de plusieurs stratèges en quête de rebond. Ils aimeraient utiliser l’OM, montrant qu’en étant capable de relancer le club dans sa course à la Ligue des Champions, ils peuvent également redorer leur blason.

    Des grands noms étrangers sont spontanément sortis du chapeau. Ruben Amorim et Xabi Alonso, cherchent un banc après avoir été éjectés de celui de Manchester United et du Real Madrid. Des noms d’entraîneurs Français exilés sont aussi évoqués. Mais Laurent Blanc et Christophe Galtier risquent de ne pas être compatibles avec certains dirigeants actuels au sein de l’OM.

    D’autres fraîchement remerciés en Ligue 1 voient leur nom circuler. à l’image de Franck Haise, déjà pressenti avant l’arrivée de Roberto De Zerbi, dont l’expérience niçoise a tourné court. Ou bien Habib Beye, qui a perdu son fauteuil à Rennes, quelques heures avant son compère marseillais. Les deux hommes étaient encore côte à côte lors du huitième de finale de Coupe de France, qui a vu la facile qualification olympienne aux dépens des Bretons (3-0), le 3 février.

    Habib Beye avait fait des offres de service quand l’OM cherchait un successeur à Gennaro Gattuso. Jean-Louis Gasset lui avait été préféré.

    Après avoir fait monter le Red Star en Ligue 2, l’ancien capitaine de l’OM a fini sur le banc rennais où il a connu des hauts et des bas. Peut-être cette fois sera la bonne ? Réponse dans les prochaines heures.

    Celui qui héritera du poste devra bien connaître le contexte marseillais. Sa mission sera claire. En championnat, il faudra absolument aller chercher une place qualificative pour la Ligue des Champions, vitale pour les finances du club. Et gagner, enfin, une Coupe de France.

  • L’OM et Roberto De Zerbi, la fin d’une idylle

    L’OM et Roberto De Zerbi, la fin d’une idylle

    Roberto De Zerbi ne sera pas le Diego Simeone de l’OM.

    Deux semaines après avoir déclaré, dans les pages du Telegraph, qu’il souhaitait ancrer la mission de l’Italien dans la durée sur le banc de l’OM, sur le modèle de Diego Simeone à l’Atlético de Madrid, Pablo Longoria s’est dédit. En signifiant la fin de sa mission à l’ancien entraîneur de Brighton, le président marseillais alimente l’idée d’un club instable. Incapable de gérer une crise.

    Celle déclenchée par l’humiliation au Parc des Princes, dimanche dernier, aura été celle de trop. La défaite historique concédée face au PSG (5-0) a donc scellé l’histoire d’amour entre le gamin des rues de Brescia et un club qui continue de vivre sur son glorieux passé. Et perd au fil des ans les dorures de son blason.

    L’OM demeure bien un club unique en son genre. Mais en cultivant le passé, il en oublie que, depuis 1993, le football a changé. Et avec lui la recette pour rester un grand d’Europe. Tel ces généraux romains portés en triomphe au Capitole et qui finissaient au pied de la roche Tarpéïenne pour avoir abusé de leurs privilèges.

    à son arrivée, Roberto De Zerbi était vu comme celui qui devait ramener une certaine stabilité. « Je signe comme si j’allais rester dix ans. L’idée est de remettre Marseille à sa place et lutter pour le titre », confiait-il, lors de sa première prise de parole officielle, le 9 juillet 2024.

    Si les premières semaines furent idylliques, la première sortie de route, contre Auxerre au Vélodrome le 8 novembre, a valu une mise au point de sa part. L’OM venait d’être puni (1-3) au Vélodrome. Et l’entraîneur de dire, « si le problème, c’est moi, je suis prêt à partir. Rompre mon contrat et partir sans argent ! »

    Il parviendra à sortir indemne de sa première tempête. Après une retraite à Mallemort et une série de bons résultats. Jusqu’à ce qu’une autre rouste, à Reims, n’entraîne de nouveaux propos forts, alors que ses joueurs avaient boycotté l’entraînement. « Je passe pour un criminel, un délinquant. Mais je ne suis pas ça », lâchait-il. Avant de poser la question : « Pourquoi un entraîneur ne dure pas plus de deux ans à Marseille ? »

    Retraite romaine

    Dans la foulée, une seconde retraite, cette fois dans la banlieue de Rome, lui permettait de remobiliser ses hoplites. à la clé, une fin de saison qui, si elle ne permettait pas à l’OM d’aller chercher le PSG, le voyait terminer deuxième. Avec un billet pour la phase de poule de la Ligue des Champions.

    Les clignotants étaient au vert à l’orée de la nouvelle saison. Après une victoire de prestige contre Aston Villa au Vélodrome (3-1), les Olympiens étaient prêts à chasser le titre. Mais, dès la sortie à Rennes
    (1ère journée), la crise est revenue. Une bagarre entre Jonathan Rowe et Adrien Rabiot dans le vestiaire entraînait le départ des deux hommes et un affolement de dernière minute dans le mercato d’été.

    L’OM a pourtant retrouvé un équilibre et entretenu l’illusion d’être un candidat crédible à la succession du PSG, grâce au succès du Vélodrome contre les Parisiens (1-0) et un Trophée de Champions qu’ils ont failli ramener du Koweït. Jusqu’aux deux dernières journées de la Ligue des Champions, où Roberto De Zerbi va toucher du doigt les limites de ses plans de jeu.

    En concédant deux défaites 3-0 contre Liverpool et Bruges, l’OM a été renvoyé à ses chères études. Entre les deux matches, et une victoire face à Lens au Vélodrome, Roberto De Zerbi martelait : « Je suis lié à Marseille. C’est un endroit spécial où beaucoup peuvent critiquer, se sentir le patron. Mon seul patron, c’est Frank McCourt. »

    Après l’improbable élimination de Bruges, il était encore optimiste. « J’étais l’entraîneur de Marseille et je le reste. Je pense encore rester cinq ou six ans parce que j’aime ça. Les joueurs me suivent », disait-il, alors que la rumeur de sa démission courrait. Avant de « demander pardon aux supporters », après la déroute au Parc des Princes, dimanche.

    Il ne pourra pas se racheter une nouvelle fois. Il quitte ses fonctions au petit matin d’un triste mercredi, tel un condamné à la peine capitale. Son adjoint Pancho Abardonado, épaulé par Romain Ferrier, entraîneur de la Pro 2, va relever le gant. Ce départ peut-il en amener d’autres ? En disant « dans pas longtemps, vous verrez qu’il y aura d’autres personnes à notre place », au soir du Trophée des Champions, Medhi Benatia a suscité les doutes.

    « Si le problème, c’est moi, je suis prêt à partir, rompre mon contrat
    et partir sans argent ! »

  • OM : Un duo Abardonado – Ferrier pour assurer l’intérim

    OM : Un duo Abardonado – Ferrier pour assurer l’intérim

    Le divorce avec Roberto De Zerbi étant effectif, il reste malgré tout un match à préparer. Samedi, l’OM accueille Strasbourg. Avec un retour au Vélodrome qui sera celui de tous les dangers pour les Phocéens, qui passeront au révélateur des supporters.

    Si le nom du successeur du natif de Brescia n’est pas encore officiel, il faut bien des entraîneurs pour encadrer les joueurs et organiser les entraînements. Comme en septembre 2023, après le départ précipité de Marcelino, Pancho Abardonado va assurer l’intérim. Il sera secondé par Romain Ferrier, l’entraîneur de la Pro 2 olympienne.

    Lors de son premier intérim, Pancho Abardonado avait dirigé le match de Ligue Europa face à l’Ajax. L’OM avait ramené le nul (3-3) de son voyage à Amsterdam, le 21 septembre 2023. Trois jours plus tard, il était à la tête de l’équipe balayée par le PSG (4-0). Avant de céder sa place à Gennaro Gattuso.

  • Roberto De Zerbi n’est plus l’entraîneur de l’OM

    Roberto De Zerbi n’est plus l’entraîneur de l’OM

    Même si plus rien ne nous étonne avec l’Olympique de Marseille, on s’attendait au moins à ce que Roberto De Zerbi aille jusqu’au bout de sa deuxième saison. Mais la cruelle élimination en Ligue des Champions, additionnée à la fessée subie dimanche sur la pelouse du Paris Saint-Germain aura finalement eu raison de lui.

    L’entraîneur italien de 46 ans, qui avait rejoint le club phocéen à l’été 2024, n’est désormais plus à la tête de la formation olympienne. Après de nombreux échanges en interne, son départ a été acté dans la nuit de mardi à mercredi au travers d’un communiqué, où l’OM a annoncé « la fin de leur collaboration d’un commun accord ». Pour le moment, aucune précision n’a encore été donnée sur le futur occupant du banc olympien.

  • JO : Éric Perrot décroche une médaille d’argent sur l’individuel

    JO : Éric Perrot décroche une médaille d’argent sur l’individuel

    Le Français Éric Perrot est devenu vice-champion olympique de biathlon sur le format de l’individuel (20 km), mardi aux JO 2026 de Milan-Cortina, échouant à une quinzaine de secondes du Norvégien Johan-Olav Botn, sacré champion olympique pour la première fois. Auteur d’une seule faute (19/20) sur son premier tir de debout, Éric Perrot a skié plus vite que Johan-Olav Botn. Mais le Norvégien a blanchi ses vingt cibles, pour conserver 15 secondes d’avance sur le Français sur la ligne d’arrivée. Le podium est complété par un autre Norvégien Sturla Laegreid (19/20), qui termine à 48 secondes.

    Il s’agit de la deuxième médaille du biathlon français sur le site en altitude d’Anterselva (1 600 m) dans le nord de l’Italie, après l’or sur le relais mixte dimanche. C’est la troisième médaille de la délégation française en y ajoutant l’argent de Mathis Desloges en skiathlon. Extrêmement rapide sur les skis, Perrot a été le premier des favoris à s’élancer sur la boucle de 4 kilomètres effectuée à cinq reprises. Champion du monde en titre de la spécialité, il n’a fait qu’une seule erreur qui lui a été fatale dans sa quête d’or, car Botn s’est montré très solide derrière la carabine.

    « C’est un mixte d’émotions entre une joie unique d’être sur ce podium olympique, c’est quand même magique. C’est dur de savourer tout de suite, parce que j’ai aussi la frustration, j’ai envie de gagner ces courses », a réagi Perrot au micro de France Télévisions après la course. C’est sa première médaille individuelle aux Jeux olympiques, lui qui ambitionne de chercher l’or en solo, à seulement 24 ans, sur le site d’Anterselva. Il aura deux autres occasions dès ce week-end, avec le sprint vendredi et la poursuite dimanche, avant une dernière possibilité en fin de quinzaine olympique lors de la mass start.

    Après avoir blanchi sa 20e cible (accompagné d’un cri de joie dans le centre de presse de la légende du biathlon Ole Einar Bjoerndalen, octuple champion olympique et consultant pour la télévision publique norvégienne), Botn a été renseigné de son avance à la sortie du pas de tir, qui a oscillé entre 11 et 15 secondes sur la piste. Auteur d’un début de saison tonitruant, Botn a vécu le drame Sivert Bakken de près, puisque c’est lui qui a découvert le corps inanimé de son coéquipier, lors d’un stage juste avant Noël en Italie. Malade en janvier, il avait eu du mal sur la dernière étape de Coupe du monde à Nove Mesto.

    Classement de l’individuel :

    1. Johan-Olav Botn (NOR) 51:31.5 (0 tour de pénalité)

    2. Éric Perrot (FRA) à 14.8 (1)

    3. Sturla Holm Laegreid (NOR) 48.3 (1)

    4. Olli Hiidensalo (FIN) 1:29.7 (0)

    5. Philipp Nawrath (GER) 1:31.5 (1)

    6. Tommaso Giacomel (ITA) 2:27.5 (3)

    7. Sebastian Samuelsson (SWE) 2:29.3 (2)

    8. Quentin Fillon Maillet (FRA) 2:49.4 (4)

    Jeanmonnot veut briser le plafond de verre

    Biathlète la plus régulière ces trois dernières saisons, la Française Lou Jeanmonnot débute son aventure olympique en solo, ce mercredi, dans le format de l’individuel (15 km) en quête d’une médaille d’or, ce métal qui lui a échappé jusqu’à présent dans les grands rendez-vous. « J’ai envie de me montrer en premier que je suis capable de performer sur la course d’un jour. C’est en ça que ce sera grandiose. C’est juste mes rêves qui ont évolué et mes ambitions avec », a-t-elle expliqué avant le début des Jeux.