Category: sports

  • Manon Mahé reine de Provence

    Manon Mahé reine de Provence

    Après trois défections. Elles étaient finalement 180 au départ de l’épreuve.

    Tout a débuté samedi et après une demi-journée de compétition, passant de la phase poule avec un peu de casse chez des joueuses qui généralement réalisent de plus longs parcours. Ne cherchez plus les Ghislaine Faralli, Anny Gautier dans une poule où les locataires avaient du coffre, ou encore Anaïs Audry, et quelques autres dans une phase où pour quatre-vingt-dix des participantes vont sonner la fin du voyage.

    Pour la suite, le sport continue, avec quelques belles oppositions, des parties attractives et bien indécises à l’image de ce duel familial, une « guerre des ‘’Étoiles’’ » entre les Septèmoises Lysiane Bernard et Chrystelle Carel. Cette dernière va s’imposer 13 à 12.

    Ou encore cette partie entre l’expérimentée, demi-finaliste l’an dernier, bardée de titre, entre autres le GP Féminin La Marseillaise, Sabine Fara et « l’Étoile montante » Mélissa Marsille, encore junior l’an dernier et qui entre dans la cour des grandes avec une carte de visite qui inspire le respect.

    En cours de route, nous avons perdu quelques belles prétendantes, pourrait-on dire, à l’image de Mireille Pellissier dès la sortie des poules, ou encore un peu plus loin Mégane Cacciatore, Axelle Bernard, Morgane Hautemayou, Amandine Blanche. Cécile Trujas, Lydie Lavaly, Marine Rocchietta, Anaïs Barghamian et bien d’autres…

    Le lendemain, avec toujours le président Patrick Fara aux manettes et à l’arbitrage Michel Borghino, on aborde les huitièmes de finale.

    Ferrara tombe la tenante

    Un beau choc au programme : la championne en titre contre une de ses dauphines. Sylvie Tarrin va bien lutter mais ne pourra prendre la route des quarts.

    Trois clubs comptent deux équipes qualifiées à ce stade. Si les joueuses des Pieds Tanqués Miramas et de l’Étoile Bouliste septèmoise s’évitent, il n’en sera pas de même pour les joueuses du Cercle St Barnabé. Deux heures plus tard, c’est Séverine Roche vainqueur ici même il y a une paire d’années qui laisse sa partenaire prendre à son tour la route des quarts.

    Côté des Septémois, la journée semble couler comme un long fleuve tranquille pour Manon Mahé qui domine largement Isabelle Rivière. Plus surprenante cette deuxième joueuse, Audrey Boulanger, qui va s’imposer face à la jeune Mélissa Marsille. Ce qui n’est pas de la tarte. La Septèmoise que l’on découvre va le faire avec beaucoup d’application et un petit zeste de coup favorable, qui booste d’un côté et imprègne le doute de l’autre.

    Un autre résultat attire l’attention : la victoire de Dorothée Seriat-Gautier. Arrivée sur le circuit il y a peu, la sociétaire de la Modérée va prendre sur le fil, le meilleur sur Nadia Lourdault qui fut championne de ligue il y a trois ans.

    On bascule vers les quarts, pendant que Manon Mahé poursuit sa marche, semble-t-il à cet instant, triomphale. On note que Dorothée Seriat-Gautier ne tient pas à se faire rouler dans la farine par Audrey Boulanger. Cette dernière ne réédite pas la performance de sa précédente qualification et quitte la route en quart. Tout en laissant entrevoir de réelles possibilités.

    S’il est un duel qui s’attarde à rendre son verdict, c’est celui qui met en opposition la championne Pauline Lucchesi à Charlotte Ferrara. Pour cause, Cette dernière s’impose aux forceps 13 à 12. Résultat d’une partie de haute intensité et riche en suspense… Entre-temps, Dolores Vercellotti avait éloigné Sophie Roubaud.

    En route sur la voie royale

    Après la pause repas, on approche de l’heure de vérité, avec un bouquet final que l’on n’attendait peut-être pas, mais ce dernier carré a de l’éclat, avec des joueuses qui se sont ouvert un nouvel horizon.

    On va voir Charlotte Ferrara pousser dans ses derniers retranchements Manon Mahé. Avant que la sociétaire des Amis de St Julien ne soit vaincue 13 à 9. Toutefois la fleur au fusil !

    À une heure plutôt propice à la sieste, un choc entre les « Do Do » va nous tenir bien éveillés. « Do » rothée qui fait un peu figure de néophyte au royaume des intégrales et « Do » lores plus expérimentée. Souvenons-nous qu’en 2007, elle avait remporté le concours La Marseillaise des Jeunes. Au final, 13-12 pour la sociétaire du Cercle St Barnabé, mais que le spectacle fut agréable à être vécu, grandiose même, avec un florilège de phases, d’actions qui ont soulevé tour à tour l’enthousiasme des deux kops.

    La particularité de ces deux finalistes, c’est qu’elles ont débarqué il n’y a pas bien longtemps dans leur club respectif, avec dans leurs bagages un fort potentiel de talent.

    Manon Mahé et Dolores Vercellotti vont disputer une finale dont le but sera lancé par la déléguée Christiane Calenzo.

    L’étoile paraît filante avec Manon qui prend le meilleur départ. Dolores qui semble avoir laissé beaucoup d’énergie au tour précédent, parvient à revenir titiller son adversaire. Il y a deux points dans la balance, mais dans la douzième mène Manon Mahé glisse les deux qui vont permettre de décrocher le graal. De bleue vêtue, la tunique de championne avec un couvre-chef à l’effigie de son sponsor, et couverte de fleurs par Farid Djoghal le président du club qui accueillait l’événement, elle pouvait satisfaire aux flashs des paparazzis, elle qui était devenue la reine de la Provence.

    Quarts de Finale

    1) Pauline Lucchesi – Charlotte Ferrara 12-13

    2) Manon Mahé – Michelle Cazorla 13 – 2

    3) Dorothée Sériat-Gautjer – Audrey Boulanger 13 -7

    4) Dolores Vercellotti bat Sophie Roubaud 13 à 9

    Demi-Finales

    Charlotte Ferrara – Manon Mahé 9 – 13

    Dolores Vercellotti bat Dorothée Sériat – Gautier 13 à 12

    Finale

    Manon Mahé – Dolores Vercellotti

    Evol. Score :1-0 // 3-0 // 6-0 // 6-1 // 8- 1 // 8-3 // N // 8-6 // 11 – 6 // 11 -8 // 11-9 // 13-9

    Place qualificative à la ligue au Pontet

    Audrey Boulanger bat Michèle Cazorla 13 à 6

    Pauline Lucchesi – Sophie Roubaud 13 – 2

    Pauline Lucchesi – Audrey Boulanger 13 – 7

  • Tabilo vise un deuxième sacre sur les courts aixois

    Tabilo vise un deuxième sacre sur les courts aixois

    Pour les spécialistes de la petite balle jaune, il s’impose sans conteste comme le grand favori de cette 13e édition de l’Open Aix Provence Crédit Agricole. Alejandro Tabilo (28 ans, 43e mondial), tête de série n°2 cette semaine derrière l’Américain Alex Michelsen (21 ans, 37e), arrive au Country Club aixois avec l’ambition de remporter ce Challenger pour la deuxième fois de sa carrière, après son sacre en 2024. « J’étais en très grande forme cette semaine-là. J’ai joué avec beaucoup de confiance. Les premiers matchs ont été un peu accrochés, surtout celui face à [Hugo] Gaston. J’ai traversé quelques problèmes personnels, mais j’ai su m’en sortir », se souvient le Chilien, né à Toronto, au Canada.

    Tabilo entrera en lice ce jeudi, en huitième de finale, face à l’Espagnol Roberto Bautista Agut (38 ans, 93e mondial). Ce dernier, autre référence sur terre battue, a récemment annoncé qu’il mettrait un terme à sa carrière à l’issue de la saison, à l’image de Stanislas Wawrinka (41 ans, 106e) et David Goffin (35 ans, 236e). « Ce sera un match difficile », insiste l’ex-membre du top 20, actuellement en pleine préparation pour Roland-Garros, où son classement lui permet d’intégrer directement le tableau principal.

  • Yoann Richomme teste son « Paprec » en Bretagne

    Yoann Richomme teste son « Paprec » en Bretagne

    Le 17 mai, à bord de son « Paprec », Yoann Richomme prendra le départ d’une des courses les plus emblématiques : la Solitaire du Figaro.

    Pour s’y préparer, le Varois est allé naviguer dans les eaux bretonnes, afin de se familiariser avec les conditions locales. Il a pris le départ de plusieurs régates, durant lesquelles il est allé crescendo, peaufinant la maîtrise d’un Imoca revu et corrigé.

    Après la solo « Guy Cotten » et le trophée Laura Vergne, ce dernier couru en double avec Martin Le pape, Yoann Richomme a enchaîné sur le trophée Banque Populaire Grand Ouest, cinq jours de course en double au départ de Concarneau, disputé la semaine dernière. Un parcours exigeant durant lequel la flotte devait remonter jusqu’à l’archipel de Chausey puis longer de nouveau la Bretagne avant de traverser le golfe de Gascogne jusqu’à un point situé à la latitude d’Arcachon, et de revenir dans le Finistère.

    Les conditions de course ont été éprouvantes. Yoann a même donné de sa personne, « une déferlante m’a projeté dans le cockpit et je suis retombé sur la barre ». Mais à l’arrivée à Concarneau, le tandem figurait dans le top 10.

    À l’issue de cette préparation express, Yoann Richomme reste toutefois confiant. « J’ai pu rencontrer des conditions très différentes, naviguer au contact, tester les réglages et gommer mon déficit de vitesse à certaines allures. » Dans cet apprentissage, il souligne le rôle de Martin qui a été « un excellent co-skipper pour m’épauler », et rappelle au passage à quel point la concurrence est forte et qu’il « faudra rester sage dans mes objectifs à la Solitaire du Figaro Paprec », où « les paramètres pour être performant sont très nombreux ».

    Départ le 17 mai.

  • Les premiers chantiers lancés pour les JO 2030

    Les premiers chantiers lancés pour les JO 2030

    Douze mois après son lancement officiel, la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo) a convié, ce mercredi, la presse pour dresser un premier bilan et s’étendre sur les chantiers à venir. Quatre acteurs étaient présents, à l’Hôtel de Région, à Marseille pour détailler les principaux sujets. Fabrice Pannekoucke et Renaud Muselier, présidents des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Sud, étaient accompagnés du directeur général exécutif de la Solideo, Damien Robert, et du délégué interministériel aux Jeux Olympiques, Pierre-Antoine Molina.

    Ces quatre personnages clés de l’engrenage Alpes 2030 ont, dans un premier temps, détaillé le bilan de l’an 1 de la société de livraison. Renaud Muselier s’est félicité du lancement de la fusée : « La mission est engagée et les financements sécurisés. En un an, la Solideo est pleinement opérationnelle, avec 55 collaborateurs recrutés. Livrer les 40 ouvrages sera le cœur de notre réalisation. Ces ouvrages seront ensuite transformés en logements et équipements dans le cadre de l’héritage des Jeux. » Parmi les premiers travaux, nous retrouvons, pêle-mêle, les villages olympiques de Bozel, Nice, Briançon et Saint-Jean-de-Sixt, mais aussi la modernisation de la piste de bobsleigh de La Plagne et des tremplins du Praz, basés à Courchevel.

    Premier anniversaire

    Après avoir salué le travail des équipes de la Solideo, du Cojop et des partenaires institutionnels, Fabrice Pannekoucke a débuté une projection vers l’échéance de l’hiver 2030. L’ex-maire de Moûtiers (Savoie) a évoqué le besoin de s’inspirer de ce qui a été fait. « Pour nous, beaucoup de choses se sont passées en un an, dont les Jeux olympiques de Milan – Cortina d’Ampezzo. Nous avons été sur place, en observation et à l’écoute. Il y a une volonté de copier ce qui a marché et de cibler les carences pour les décortiquer et les améliorer », décrypte-t-il. L’homme de 50 ans évoqua également ses rencontres avec ses homologues de l’Utah, hôte des JO 2034, et de Suisse, où la candidature pour 2038 est encore embryonnaire. Le DG de la Solideo Damien Robert a précisé les prochaines étapes clés, pour être dans les temps. « 2025 était l’année de la conception, 2026 sera celle de la mise en œuvre des projets et de la phase des travaux, ainsi que des concertations et du lancement des marchés. » Justement, ces marchés représenteront 2 milliards d’euros et un fonds d’innovation a été créé lors du 6e conseil d’administration, ce mercredi. Le président de la région AURA ajoute : « Un tiers du marché sera dédié à des TPE et PME, contre 25% lors de Paris 2024. » Renaud Muselier a quant à lui assuré que des concertations publiques se tiendront dans les villages abritant les 40 ouvrages. Un calendrier est prêt pour les trois prochains mois, à propos de ce sujet qui a pu inquiéter les habitants de certaines localités. Le quatuor savait pertinemment qu’il ne pourrait pas éviter les questions sur les patinoires de Nice.

    Date limite début juin pour Nice

    Le hockey-sur-glace ne possède pas encore de domicile fixe. L’élection d’Éric Ciotti (UDR) dans la cité azuréenne a rebattu les cartes et l’édile fraîchement élu s’est opposé aux patinoires de l’Allianz Riviera. Ce dont nous pouvons être sûrs, c’est que le village olympique et le complexe omnisports olympique (COOL) ont été validés par la municipalité. Renaud Muselier a réaffirmé son souhait « de conserver la totalité des épreuves de glace à Nice ». D’autres options sont cependant à l’étude par le Cojop, avec des candidatures lyonnaise et parisienne sur la table. Une révision de la carte des sites a été lancée et l’hôte du hockey masculin devrait être connu début juin. Il devra l’être obligatoirement avant la 146e session du Comité International Olympique (CIO), les 24 et 25 juin.

    Jamais un pays n’a obtenu un laps de temps aussi court pour organiser des Jeux d’hiver (5 ans et demi), mais l’inquiétude n’est pas à l’ordre du jour.

  • Un géant des mers de passage dans les eaux marseillaises

    Un géant des mers de passage dans les eaux marseillaises

    Impossible de le manquer. Il suffit de jeter un œil aux nombreux bateaux amarrés au Vieux-Port pour constater que l’un d’entre eux fait de l’ombre à ses voisins. L’Actual Ultim 4 est ancré depuis mardi, à Marseille, et cela pour près de 10 jours, jusqu’au lundi 5 mai. C’est un véritable géant des mers qui a pris place face à l’hôtel de ville. Un monstre de technologie avec ses 36 mètres de haut, 32 de long, 23 mètres de large et 16 tonnes sur la balance. Un voilier presque unique, faisant partie des 6 ou 7 machines de course les plus imposantes au monde. Sa visite sur les bords de la Méditerranée est donc une rareté. La cité phocéenne avait accueilli l’arrivée de The Race, en 2000, avec des multicoques plus ou moins similaires, mais rien depuis.

    Ce mercredi à l’aube, le skipper Anthony Marchand, natif de Saint-Brieuc, Lorientais d’adoption, permettait à La Marseillaise de monter à bord. Il décrit les spécificités de son trimaran hors-norme : « Ce bateau est doté de foils, ce sont les appendices de chaque côté, et ça nous permet de les enfoncer dans l’eau pour, justement, être au-dessus de l’eau. Les flotteurs ne touchent plus l’eau et ça nous permet de nous affranchir de ce frottement et d’aller encore plus vite. »

    « Aussi réactif qu’un catamaran de plage »

    « Plus vite », d’après le navigateur de 41 ans, cela équivaut à frôler les 100 km/h. La vitesse de pointe de cet Ultim a été mesurée à 93 km/h. Le terme « Formule 1 des mers » n’est pas galvaudé, tant l’appareil a été pensé pour fendre l’air. « Il y a un réel travail sur l’aérodynamique. Le bateau est fait pour surfer sur l’eau et la coque a été travaillée pour faire accélérer l’embarcation », poursuit Anthony Marchand. Comme dit précédemment, le navire pèse 16 tonnes. Un nombre impressionnant et, pourtant, la maniabilité n’a jamais affolé le skipper. « Étonnamment, c’est aussi réactif qu’un petit catamaran de plage. C’est très sensible à la barre, les 16 tonnes on ne les sent pas. Une fois que le bateau est lancé, il faut être très très fin au toucher de barre donc le poids, on l’oublie vite. » Derrière le navigateur breton, 20 personnes travaillent sur le projet Actual Ultim 4. Une grande écurie œuvrant d’arrache-pied pour être performant et remplir ses objectifs. Celui de cette année est clair : la Route du Rhum (départ le 1er novembre à Saint-Malo). Assis dans son habitacle de 6m2, Anthony Marchand décrit son amour pour l’épreuve, alors que des collaborateurs préparent les voiles au-dessus de sa tête. « C’est une course mythique, moi c’est un rêve de participer à la Route du Rhum et encore plus sur la catégorie Ultim. J’ai hâte de vivre ce départ, avec un peu d’appréhension pour le côté émotionnel. Un départ de Route du Rhum, sortie d’écluse, le compte à rebours qui commence, c’est forcément un moment qui est stressant, particulier. » En attendant, la Méditerranée va être le terrain de jeu de ce géant pour encore quelques jours.

  • Sebastian Ofner s’offre la légende suisse

    Sebastian Ofner s’offre la légende suisse

    Petite surprise. Sebastian Ofner (29 ans, 83e mondial), tête de série n°8 de cette 13e édition de l’Open Aix Provence Crédit Agricole, a rapidement disposé, mardi sur le court central, de la légende suisse Stanislas Wawrinka (106e), finaliste de la dernière édition du tournoi aixois, en 16e de finale.

    « C’est toujours difficile d’affronter un tel joueur avec une telle carrière », confie Ofner, conscient que son adversaire du jour continue de jouer à un niveau très élevé à plus de quarante ans. « Je pense que j’ai mieux géré mes jeux de service, surtout dans le premier set. Mais c’était tout aussi important pour moi de faire durer les échanges le plus longtemps possible pour le fatiguer », développe celui qui affrontera en 8e de finale, jeudi, le vainqueur du match entre le jeune arlésien Clément Chidekh (179e) et l’Australien Rinky Hijikata (101e), ce mercredi.

    Stanislas Wawrinka a donc vécu ses derniers instants sur les courts aixois. « C’est une défaite pas facile. J’ai eu des occasions de rapidement breaker, mais c’était un match compliqué. J’ai eu pas mal d’hésitations dans mon jeu. C’est triste de perdre aussi rapidement », déplore le Suisse, qui attend désormais une invitation afin de participer à son dernier Roland-Garros. Le point final d’une carrière accomplie et bien remplie.

    Résultats du mardi

    Dans les qualifications :

    Thomas Faurel (FRA) bat Inaki Montes-De-La-Torre (ESP, 7) 6-2, 6-3.

    Sascha Gueymard-Wayenburg (FRA, 3) bat Tom Paris (FRA, 8) 6-4, 6-4.

    Kimmer Coppejans (BEL, 2) bat Matteo Martineau (FRA, 6) 7-6, 4-6, 6-4.

    Pol Martin Tiffon (ESP, 5) bat Pierre-Hughes Herbert (FRA) 7-5, 6-4.

    Pour les 16es de finale :

    Alexander Shevchenko (KAZ, 7) bat Dan Added (FRA) 6-2, 6-2.

    Yibing Wu (CHI) bat Alexandre Müller (FRA) 6-3, 6-4.

    Sebastian Ofner (AUT, 8) bat Stanislas Wawrinka (SUI) 6-3, 6-4.

    Martin Landaluce (ESP) bat Daniel Jade (FRA) 4-6, 6-1, 6-3.

  • Un sommet du sport rassemble autour des enjeux contemporains du secteur

    Un sommet du sport rassemble autour des enjeux contemporains du secteur

    Ce mercredi 29 avril, le World Trade Center Marseille Provence accueille la 3e édition du Sport Med Summit. Ce sommet doit réunir environ un millier de participants venant de différents clubs, institutions ou encore fédérations. Le but ? Créer un espace capable de rassembler l’ensemble des acteurs du sport autour des grands enjeux contemporains du secteur.

    François Singer, directeur général du Sport Med Summit, explique plus précisément l’utilité d’un tel événement : « Le sport traverse aujourd’hui des transformations majeures : enjeux climatiques, santé mentale, inclusion, nouvelles pratiques… Notre ambition est de réunir celles et ceux qui veulent agir et de créer un véritable catalyseur d’initiatives à impact pour le sport de demain. »

    Ce troisième opus prévoit une programmation et des sujets en lien avec l’actualité sportive. Avec en premier lieu les JO d’hiver 2030, défi écologique et économique pour les Alpes, du nord au sud. Des thématiques comme le sponsoring engagé, le sport santé ou encore le développement des territoires seront évoqués. Une table ronde autour de l’engagement et l’impact sociétal des athlètes se tiendra en compagnie de quatre sportifs.

    L’ancien gardien de l’OM Steve Mandanda, le double champion olympique de snowboard Pierre Vaultier, la cycliste paralympique Marie Patouillet et l’ex-nageur Fabien Gilot sont les invités de ce rendez-vous. Une édition qui doit permettre au secteur de faire un nouveau pas en avant pour assurer son futur.

  • Mathieu Claveau et son équipe en course en Méditerranée

    Mathieu Claveau et son équipe en course en Méditerranée

    Une conférence de presse en chaussettes, assis entre les nombreuses cordes d’un voilier de 20 mètres de haut. À quelques jours de la CIC Med Channel Race, qui s’élancera dimanche de Marseille, Anthony Streicher et Mathieu Claveau ont accueilli, mardi, plusieurs journalistes sur leur bateau de course, ancré au pied du Mucem. Le premier cité est le fondateur de l’équipe Phare 40 et de Phenix, l’embarcation concernée. Le second, basé dans la cité phocéenne depuis 15 ans, a rejoint l’aventure en 2024 et sera à la barre pour tous les prochains événements.

    Partenariat avec l’armée

    S’allier était une évidence pour ces deux hommes, autrefois adversaires sur l’eau, car leurs projets s’entremêlaient. « L’un des buts de notre équipe est de développer le côté courses au large. Nous avons envie de rester en Méditerranée, donc nous cherchons aussi un hangar entre Toulon et Sète. Il y a un vrai pôle de compétences à créer ici », détaille Anthony Streicher.

    Mais ceci n’est pas la mission principale de Phare 40, ce qui en fait une écurie atypique, unique, dans le paysage de la voile. « Notre principal projet est d’aider à la reconstruction des blessés de l’armée et de la gendarmerie. Nous avons un partenariat avec l’armée, qui choisit les blessés pour nous. Chacun à sa place dans le processus, nous réalisons une sensibilisation et une préparation à terre avant de les embarquer en mer », explique le fondateur. L’objectif étant de les emmener sur certaines courses en équipage.

    Sur le volet course, c’est Mathieu Claveau qui a les clés. A 37 ans, il commence à être expérimenté avec une participation à la dernière Route du Rhum et une victoire en catégorie pointu lors de la Transat Café L’Or. Jamais favori, il a déjoué les pronostics avec une préparation millimétrée du bateau : « Nous nous inspirons beaucoup de l’automobile et de l’aéronautique pour améliorer l’embarcation. » Justement, le capitaine est à l’origine ingénieur en aéronautique. Sa formation l’aide désormais lorsqu’il est sur un voilier. « Les deux compétences m’apportant le plus lorsque je navigue sont la capacité à apprendre et la vision des problèmes et des stratégies de course. J’utilise souvent des routes différentes selon les capacités de mon bateau, en s’adaptant aux paramètres de course par exemple », analyse Mathieu Claveau.

    Lors de la CIC Med Channel Race, il sera associé à François Verdier. Malgré trois jours de navigation ensemble, les deux hommes ont remporté, le week-end dernier, la Paprec 600 Saint-Tropez. De dimanche à vendredi prochain, ils poursuivront leur « osmose » sur cette course Marseille – Corse – Minorque – Marseille. Un morceau de préparation avant la Route du Rhum 2026, débutant le 1er novembre 2026 à Saint-Malo, objectif majeur de Phare 40.

  • [Entretien] Stanislas Wawrinka : « Je suis un compétiteur et j’ai toujours cette envie de gagner »

    [Entretien] Stanislas Wawrinka : « Je suis un compétiteur et j’ai toujours cette envie de gagner »

    La Marseillaise : Vous avez été défait en finale de l’Open Aix Provence Crédit Agricole la saison passée. Que retenez-vous de cette semaine ?

    Stanislas Wawrinka : Ça a été une super semaine. Malheureusement, finale perdue, mais dans l’ensemble un très bon match. C’est vrai que ça a été difficile pour nous deux [avec Borna Coric, le vainqueur, Ndlr.]. Il y avait eu l’arrêt du match avec la pluie… Mais, vraiment, tout le reste de la semaine été une superbe aventure. Il y a eu beaucoup de public, beaucoup de monde, donc j’ai beaucoup apprécié.

    Comment expliquez-vous votre attachement à ce tournoi ?

    S.W. : Plein de petites choses, en général. J’ai toujours eu un attachement particulier pour les tournois en France. C’est vrai que ça vient des ramasseurs de balles, en général, ou du public. J’ai toujours eu, dans les grands tournois comme dans les plus petits, beaucoup de soutien, beaucoup de monde. Ici, ça a été le cas. J’ai aussi le kiné qui travaille ici, Stéphane Falchi, avec qui j’ai travaillé pendant plusieurs années.

    Vous bénéficiez une nouvelle fois d’une wild-card de l’organisation. Avez-vous un objectif particulier cette année ?

    S.W. : Ce sont des tournois et des semaines qui sont fortes. Il y a de très bons joueurs ici. L’objectif est toujours le même, c’est de bien entrer dans le tournoi. C’est de gagner le premier match, puis avancer match par match, de toute façon. Dans l’ensemble, je me sens bien. C’est ma dernière année, je suis assez satisfait de mon niveau. Tennistiquement et physiquement, je me suis bien préparé.

    Pourquoi continuez-vous d’évoluer sur le circuit Challenger alors que vous disputez votre dernière saison ?

    S.W. : C’est une question de planification, tout simplement. Le risque de se blesser est identique dans un Challenger ou dans un grand tournoi. Toute ma carrière, j’ai essayé de planifier le mieux possible, pour essayer d’éviter le maximum de blessures. J’ai eu la chance d’avoir une très longue carrière, ça s’est très bien passé dans l’ensemble. Comme c’est ma dernière année, j’ai envie de jouer des semaines et des tournois qui me plaisent, tout simplement. Aix en fait partie.

    L’année dernière, vous évoquiez votre mécontentement entre vos prestations à l’entraînement et celles en match. Cela a-t-il pesé dans votre décision de mettre un terme à votre carrière ?

    S.W. : C’est quelque chose de plus général. Là, ça n’arrête pas sur une fin de carrière. C’est vrai que j’ai réussi à pousser vraiment le plus loin possible. Je suis satisfait de ma carrière. Mon objectif était aussi de pouvoir finir en jouant bien, en se sentant bien tennistiquement, physiquement, et c’est le cas. De pouvoir profiter d’une année où je sais que je suis encore compétitif. Il y a plein de choses qui ont fait que j’ai senti et su que c’était le bon moment.

    Ressentez-vous un soutien différent du public depuis l’annonce de votre retraite ?

    S.W. : C’est vrai que le fait que ce soit la dernière année, il y a eu vraiment plus d’ambiance, plus d’émotion, plus de monde, plus de soutien. L’Open d’Australie, ça a été exceptionnel, les autres tournois aussi. Comme je l’ai dit, j’essaie de jouer le mieux possible, d’être compétitif, d’essayer d’avancer dans les tournois parce qu’à la fin, je suis un compétiteur et j’ai toujours en moi cette envie de gagner des matchs. C’est l’essentiel pour moi pour pouvoir, justement, faire cette année et puis d’un autre côté, essayer de profiter de cette dernière fois dans chaque tournoi avec le public.

    Selon vous, cet esprit de compétition a-t-il été la clé pour rester à haut niveau après 40 ans ?

    S.W. : Le tennis, c’est plein de paramètres différents qu’il faut réunir en même temps, mais c’est vrai que plus les années passent, plus il faut faire d’efforts un peu dans tout. Il faut s’entraîner plus tennistiquement, physiquement, il faut avoir plus de repos aussi, parce que l’âge fait que ça devient de plus en plus difficile, tout simplement. Il y a le côté mental aussi, mais c’est vrai que pour moi, ça a toujours été essentiel et le facteur numéro un, de vouloir toujours essayer de progresser ou de vouloir être compétitif, de vouloir gagner des matches, parce qu’à la fin, c’est mon moteur.

  • Sascha Gueymard-Wayenburg retrouve le sourire sur terre battue

    Sascha Gueymard-Wayenburg retrouve le sourire sur terre battue

    Son retour à la maison lui a permis de mettre un terme à une série noire de quatre défaites consécutives sur terre battue. L’Aixois Sascha Gueymard-Wayenburg, 262e mondial au classement ATP, a triomphé du Brésilien Saraiva Dos Santos (25 ans, 505e), lundi, lors du premier tour des qualifications de la 13e édition de l’Open Aix Provence Crédit Agricole (7-5, 6-4). « Ce n’était pas un match facile », souligne celui pour qui évoluer sur le court central du Country Club Aixois, club dans lequel il a grandi et évolué aux côtés de la Ligue Provence-Alpes-Côte d’Azur de tennis, est « toujours un honneur ». « Ça fait toujours plaisir de jouer devant les amis, les parents et la famille. Après, j’ai joué un bon adversaire, un joueur de double qui n’avait pas grand-chose à perdre. Il fallait s’en sortir aujourd’hui, il fallait surtout accepter le combat et y aller », poursuit-il, conscient des bienfaits mentaux de cette victoire. Surtout après une tournée américaine qui ne s’est pas passé comme prévu. « Je suis tombé malade dès mon deuxième tournoi », confie Sascha, resté pratiquement une semaine au lit suite à une angine. « J’ai dû abandonner contre [Clément] Tabur. Et je n’ai pas mangé pendant cinq jours. Je n’avais plus d’énergie pour le reste de la tournée, à tel point que j’ai même hésité à venir à Aix-en-Provence. Mais je voulais remonter le plus rapidement possible en scelle et montrer de quoi je suis capable », ajoute le finaliste du Challenger de Tampere (Finlande), en juillet dernier, sur la surface lente.

    En attente d’une wild-card pour Roland-Garros

    Grâce à sa neuvième victoire de la saison, Gueymard-Wayenburg retrouvera son compatriote Tom Paris ce mardi au deuxième tour des qualifications. « On s’est déjà joué en indoor », rappelle l’Aixois, victorieux de son futur adversaire au Challenger de Rennes l’année passée. « Il va falloir être prêt au combat. De toute façon, peu importe les adversaires, tout le monde peut me battre. Et je peux battre tout le monde », martèle-t-il, persuadé que ce genre de match reste une bonne préparation pour Roland-Garros. En n’ayant pas « passé le cut » des qualifications pour le Grand Chelem parisien, Sascha espère une wild-card (invitation) du tournoi ou de la Fédération.

    Résultats du lundi

    K. Coppejans (BEL, 2) bat A. Escoffier (FRA, WC) 6-1, 7-5.

    T. Faurel (FRA) bat R. Bertrand (FRA, 4) 6-3, 6-1.

    T. Paris (FRA, 8) bat L. Lokoli (FRA, Alt) 6-3, 4-6, 4-2 (ab.).

    M. Martineau (FRA, 6) bat F. Balshaw (FRA, WC) 7-6, 6-7, 6-0.

    P. Martin Tiffon (ESP, 5) bat T. Compagnucci (ITA) 6-4, 6-3.

    P-H. Herbert (FRA) bat A. Nagel (FRA, WC) 6-2, 7-6.

    S. Gueymard-Wayenburg (FRA, 3) bat P. Saraiva Dos Santos (BRE, Alt) 7-5, 6-4.

    I. Montes-De-La-Torre (ESP, 7) bat A. Weber (FRA) 6-4, 6-1.

    Programme mardi

    Pour le dernier tour de qualification :

    K. Coppejans (BEL, 2) vs M. Martineau (FRA, 6) – 11h

    T. Faurel (FRA) vs I. Montes-De-La-Torre (ESP, 7) – 11h

    S. Gueymard-Wayenburg (FRA, 3) vs T. Paris (FRA, 8) – pas avant 12h10

    P-H. Herbert (FRA, 1) vs P. Martin Tiffon (ESP, 5) – pas avant 12h10.

    Pour les 16e de finale :

    A. Shevchenko (KAZ, 7) vs D. Added (FRA) – 11h

    W. Yibing (CHI) vs A. Müller (FRA) – pas avant 12h30

    S. Wawrinka (SUI) vs S. Ofner (AUT, 8) – pas avant 14h

    D. Jade (FRA) vs M. Landaluce (ESP) – pas avant 15h10.