Category: sports

  • Paul Leccia, président du Cercle des nageurs de Marseille : « Nous sommes avant tout des compétiteurs »

    Paul Leccia, président du Cercle des nageurs de Marseille : « Nous sommes avant tout des compétiteurs »

    La Marseillaise : Quel sentiment vous anime avant cette finale face aux Croates de Jadran Split ?

    Paul Leccia : Un sentiment déjà de bonheur, parce que c’est vraiment un exploit de se retrouver en finale. Et, surtout, venant après le match de Sabadell qu’on avait raté, je suis bien content de la façon dont ils se sont repris. Et d’être en finale, ce qui permet tous les espoirs.

    Comment expliquez-vous qu’ils se soient repris de la sorte ?

    P.L. : Il y a plusieurs explications. Mais moi, la première qui me vient à l’esprit, c’est qu’il y avait eu des changements au début de la saison. Les joueurs ne jouaient pas encore en osmose, pas de façon homogène, n’avaient pas pris toute leur qualité. Après Sabadell, ils se sont vraiment rendu compte qu’il fallait qu’ils jouent en équipe. Dès l’instant où tout le monde a adhéré, ça a changé les résultats.

    Votre premier et dernier titre européen remonte à 2019. Quel souvenir gardez-vous de cette aventure ?

    P.L. : J’en garde un souvenir énorme de plaisir et de joie pour les joueurs. D’autant qu’on avait fait un circuit avec un but d’avance, une égalité. ça s’était fait un peu doucement. Moins visible qu’aujourd’hui. Mais j’en garde un souvenir extrême, parce que c’était la première fois qu’un club français de water-polo atteignait ce niveau et avait une victoire sur le plan européen. C’est vraiment comme l’OM, à jamais les premiers !

    Qu’est-ce qu’apporterait un deuxième trophée continental au Cercle des nageurs de Marseille ?

    P.L. : Honneur sur honneur ça ne fait jamais co-honneur. C’est quelque chose de gratifiant sur le moment, mais ça ne change pas la vie du club. Il n’empêche que c’est notre but chaque saison, quand on a des joueurs nouveaux, de jeunes joueurs qui montent. Il est indispensable que l’on mette tout en œuvre pour gagner, parce que nous sommes avant tout des compétiteurs. Et c’est le principe même du sport de haut niveau.

  • Le rêve européen du Cercle des nageurs de Marseille à portée de main

    Le rêve européen du Cercle des nageurs de Marseille à portée de main

    Un titre donnerait une tout autre dimension à cette saison. Écartés de la course à la Ligue des champions dès la deuxième phase de groupes, les joueurs du Cercle des nageurs de Marseille ont désormais l’occasion de sauver leur exercice. Ce samedi (18h), ils disputeront la manche aller de la finale de l’Euro Cup face aux Croates du Jadran Split. « Les fins de saison comme ça, c’est magique », savoure Ugo Crousillat.

    Le capitaine marseillais, vainqueur de la Ligue des champions avec le club hongrois de Szolnok en 2017, rêve cette fois d’un sacre européen avec son club de cœur. Pour rappel, l’international français ne faisait pas partie de l’effectif phocéen lors du titre en Euro Cup décroché en 2019. « J’ai eu la chance, dans ma carrière, de gagner beaucoup de trophées. Mais remporter une Coupe d’Europe avec son club, ça aurait une saveur différente sur le plan émotionnel », confie l’ailier tricolore, vice-champion du monde en 2013. Pour transformer ce rêve en réalité, le capitaine marseillais et ses coéquipiers devront venir à bout d’une équipe face à laquelle le CNM est invaincu depuis leur première confrontation. « C’est une formation très compétitive, qui aime jouer ce genre de rendez-vous », souligne l’entraîneur Milos Scepanovic, six fois victorieux face à Jadran Split, comme gardien puis comme coach depuis 2017.

    Un adversaire à la hauteur

    « Ils ont quatre ou cinq joueurs capables de faire basculer un match, qui ont brillé ces dernières années avec la sélection croate. C’est surtout une équipe très expérimentée. Il faudra réussir à imposer notre rythme, car nous avons aussi des arguments à faire valoir. Mais, dans ce type de rencontre, beaucoup de choses se jouent sur les duels individuels », poursuit le technicien monténégrin, qui gardait déjà les cages marseillaises lors du sacre européen de 2019. « Pour moi, c’est le meilleur moment de ma carrière », insiste le double demi-finaliste olympique, conscient que le CNM n’évoluait pas dans la même dimension à l’époque.

    « Aujourd’hui, tout le monde s’attend à ce qu’on gagne. Les gens sont très excités à l’idée de disputer cette finale et de pouvoir ramener le trophée. Mais chaque équipe qui arrive à ce stade n’est pas là par hasard. La gestion des émotions fera souvent la différence », ajoute Scepanovic. Avec un effectif jugé supérieur sur le papier et un historique des confrontations favorable, les poloïstes marseillais abordent logiquement cette finale avec le statut de favoris. Une lecture que les principaux intéressés refusent toutefois d’endosser.

    « C’est une finale, il n’y a plus d’histoire. Et encore une fois, c’est Split. C’est une équipe de niveau Ligue des champions qui n’a pas gagné de Coupe d’Europe depuis longtemps. Ils seront eux aussi très motivés », prévient Crousillat, convaincu que les Croates auront déjà la tête à une grande fête pour le match retour, prévu le 6 juin.

    Les Marseillais espèrent en tout cas s’appuyer sur l’élan du public, déjà déterminant lors de la demi-finale retour face à Radnicki Kragujevac. « Quand il y a un but, un bloc défensif ou un arrêt du gardien, le public pousse. Franchement, tu sens cette vague de bruit derrière toi », raconte le joueur de 37 ans.

    Il reste fidèle à son image : spontané et authentique. « Je suis à la fois confiant, parce qu’on a de vraies forces, et très prudent, parce que dès qu’on nous explique qu’on a fait le plus dur en éliminant la meilleure équipe de la compétition, je balaie immédiatement ce discours », martèle l’enfant du Cercle.

    Une première réponse sera apportée, ce samedi au bassin Pierre-Garsau, théâtre qui leur a jusqu’ici particulièrement réussi.

  • Les clubs provençaux partent à la conquête de leurs coupes

    Les clubs provençaux partent à la conquête de leurs coupes

    Après la Ligue de Méditerranée, le week-end dernier, c’est au tour du district de Provence d’organiser ses finales de coupes.

    Regroupées sur trois jours, sur les terrains du complexe sportif Marcel-Roustan de Salon-de-Provence, elles seront l’occasion d’une belle fête du football départemental. Dans laquelle toutes les catégories seront présentes, des plus jeunes, avec notamment le challenge Laggiard, jusqu’aux seniors.

    « Ces finales représentent l’aboutissement d’une saison sportive riche pour nos clubs et mettent en lumière l’engagement de l’ensemble des acteurs du football provençal », confie Franck Kodjabachian, président du District.

    Le Rove en force

    Outre les dix-huit finales qui composent le plateau, ces journées seront aussi l’occasion de proposer des animations annexes. Un village accueillera diverses animations thématiques, autour des valeurs que souhaite promouvoir le District de Provence.

    Parmi les temps forts, la finale des seniors, opposant Berre à Gignac, ce samedi. Les deux adversaires se retrouveront pour la quatrième fois de la saison. Les Berrois auront la faveur des pronostics, une semaine après avoir gagné la Coupe de la Méditerranée, face aux Aviateurs. À suivre, également, la finale du challenge Laggiard, entre Port-Saint-Louis et Le Rove. Le Rove qui, sur les diverses journées, est l’association qui a qualifié le plus d’équipes dans les différentes finales. Elles seront en effet cinq à défendre les couleurs sang et or, en U16, U17, U19, ainsi que dans les challenges Laggiard et Crouzet.

    À noter qu’une finale n’a pas pu être programmée. Celle des seniors femmes à onze. Elle devait opposer la réserve de l’OM à la formation de Rousset. Elle sera jouée dans les prochains jours.

    Samedi 23 mai

    U14 : Cheminot – La Castellane 10h00

    U15 : Arles – Malpassé 12h00

    U16 : Le Rove – Malpassé 14h00

    U17 : Le Rove – S.O Caillols 16h00

    Futsal Meyreuil – St Barthelemy 17h00

    U19 : Le Rove – SCAAB 18h00

    Séniors Berre – Marignane-G 20h00

    Dimanche 24 mai

    Vétérans Airbus – Croix Sainte 10h00

    U15 F Croix Sainte–SCAAB 12h00

    U18 F St Victoret – St-Loup 14h00
    Séniors F: St Martin – Michelis 16h00

    Vétérans St Mitre R– SCAAB 18h00

    Lundi 25 mai

    Challenge Laggiard
    Port St Louis – Le Rove 10h00

    Chalenge Garau

    Carnoux – Istres 11h30

    Challenge Romanelli

    Gemenos – Pennes Mirabeau 14h00

    Challenge Régnier

    Ca Croix Sainte – Fcl Malpasse 15h30

    Challenge Oliver

    Luynes – Marignane-Gignac 17h00

    Challenge Crouzet

    Le Rove – Luynes . 18h30

  • Le Rouet dans la dernière ligne droite avant l’Euro des micro-nations

    Le Rouet dans la dernière ligne droite avant l’Euro des micro-nations

    Depuis leur qualification pour la phase finale de l’Euro Conifa, les joueurs du Rouet n’ont pas chômé.

    Ils ont préparé d’arrache-pied le rendez-vous de Milan, avec des séances d’entraînement très intenses. Et un premier match amical contre Martigues Sud qui a permis de jauger les qualités du groupe. Lucien Jaserne a pu estimer les forces et faiblesses de chacun. Et, en bon sélectionneur national, se faire une première idée sur le groupe qu’il emmènera en Lombardie.

    Une liste de 22 joueurs a été définie, avec deux gardiens de but. Notamment l’expérimenté Jean-Baptiste Didier qui sera en quelque sorte le grand frère des Jaune et Bleu.

    À deux semaines du coup d’envoi de l’Euro, un dernier test grandeur nature est au menu des Rouégasques. Samedi, ils vont affronter une sélection des Bouches-du-Rhône. L’occasion de voir où se situe la sélection et dans quel état de forme sont les joueurs retenus.

    Lucien Jaserne utilisera ce face-à-face pour tenter diverses tactiques. Il sera temps ensuite de se projeter sur la compétition officielle. L’équipe du Rouet connaît ses deux adversaires de la phase de groupes. Elle débutera face aux Suisses du Tessin, qu’ils ont déjà affronté et battu lors des qualifications. Puis enchaînera sur un duel face à un adversaire plus coriace, Chypre du nord, dans laquelle évoluent des joueurs de Ligue 1 turque.

    Le Rouet – Sélection des Bouches du Rhône.

    Samedi, 17h, stade de Carry-le-Rouet. Entrée gratuite.

  • Championnat de Ligue : les jeunes ont rendez-vous à l’Élysée

    Championnat de Ligue : les jeunes ont rendez-vous à l’Élysée

    À la suite du championnat départemental qui s’est déroulé à Pélissanne il y a quelques semaines, les quatre triplettes, champions, vice-champions et demi-finalistes dans les trois catégories ont rendez-vous ce samedi à Salon dans le fief de la Boule de l’Élysée le groupe cher à la présidente Cécile Masse – Roulant. Ce samedi, les « Treizistes » seront confrontés à leurs homologues des différents comités de la Ligue Paca. À partir des demi-finalistes, un nouvel horizon va s’ouvrir aux lauréats. En effet se profile à l’horizon, le Tarn plus précisément Blaye-les-Mines où va se dérouler les 11 et 12 juillet (tout juste après le mondial La Marseillaise Crédit Mutuel des jeunes), le championnat de France.

    Ils forment la délégation bucco-rhodanienne

    Juniors : Dylan Rayne Langlade-Joseph Torrens-Enzo Alazay Jean-Mason Deslys-Dawson Herlemann-Malvin Lacroix Ilan Del Rio-Miguel Roméra- Erwan Segu Fabio Marco-Gianni Seignouret-Tylan Kapfer

    Cadets : Liam Conti – Antonio Albert – Anthony Vierjon

    Loni Szczotkowski – Mylan Teyrryn – Ezekiel Cortes

    Modeste Gomez – Manon Bert – Nolan Aguerro

    Mathéo Vigne – Cyprien Cortes – Hered Mercedes Brami

    Minimes : Meysson Herleman – Enzo Milito -Santiago Gomez

    Jean Navarro – Vincent Llinares – Clement Rigaud

    Anthony Barjolle – Tyron Sbrega – Esaïe Cortes Sacha Mathieu – Milpeno Gonzales – Gabriel Verdoïa

  • Coupe de Provence : la Boule modérée et Leï Pétouliers, à chacun sa victoire…

    Coupe de Provence : la Boule modérée et Leï Pétouliers, à chacun sa victoire…

    Mercredi, deux rencontres de Coupe de Provence se sont déroulées à la Boule Modérée. Un double choc au Jeu Provençal et féminine.

    En milieu de semaine, deux rencontres de Coupe de Provence se sont déroulées à la Boule Modérée. Un double choc au Jeu Provençal et féminines entre les locaux et Leï Pétouliers, sous l’arbitrage de Michel Borghino.

    L’initiative mérite d’être saluée. Les deux présidents ayant souhaité regrouper les deux rencontres, ce mercredi dans le fief de la Boule Modérée, il y a eu du sport et des rencontres suivies par de nombreux spectateurs.

    Si sur le plan du Jeu Provençal, les locaux ont fait cavaliers seuls. On note tout de même cette volonté de bien faire des coéquipiers du capitaine Robert Allilèche mais la marche était trop haute… Le duel entre les féminines va être longtemps indécis, il va même falloir aller au bout du suspense. À l’image de cette dernière triplette décisive. Les locales Adam, Gavioli et Sériat-Gautier vont par deux fois perdre la main, pour au final s’incliner. Llovet, Ortéga et Poulet ne vont pas laisser passer leur chance…

    La soirée va se clôturer par un copieux dînatoire dans une ambiance vraiment sympathique et conviviale.

    En bref, quelques résultats

    On note que la Boule Plate, chère au président Jean Léonetti a qualifié ses deux formations les féminines face à Saint-Barnabé et les seniors face au Pelican. La Boule Brets Barjaquet a pris le meilleur sur les Galéjeurs Châteauneuf à Pétanque, mais s’est inclinée au Jeu Provençal face à la B. Diplomate de Saint-Victoret. La Boule du Vallon après sa défaite au Jeu Provençal (notre édition du jeudi 21 mai), reste en course en coupe de Provence à Pétanque après son succès face à la B. Catala. Une épreuve ou reste en course Gabriel Fauré qui a mis hors circuit les Amis de Saint-Julien. Qualifiées aussi, les féminines de la Boule aixoise, victorieuses de la Boule Barquaise.

  • Mondial La Marseillaise : le label « Club Mondial » lancé avec les Boulomanes du Carénage

    Mondial La Marseillaise : le label « Club Mondial » lancé avec les Boulomanes du Carénage

    Le Mondial La Marseillaise lance un réseau de clubs boulistes, structuré autour d’une charte de labellisation « Club Mondial ». Pensée comme un outil de rayonnement, l’initiative vise à fédérer des structures capables de faire vivre, toute l’année et sur l’ensemble du territoire régional, l’esprit et les valeurs de la compétition. « On sent un intérêt des clubs pour cette démarche, on espère en labelliser une vingtaine d’ici la fin de l’année », explique David Gabriele, responsable commercial de La Marseillaise.

    « à jamais les premiers »

    Premier club labellisé, les Boulomanes du Carénage ont officiellement signé la charte ce 22 mai. Installé quai de Rive Neuve, sur le Vieux-Port (7e), son terrain municipal offre quinze pistes à l’ombre des mûriers et de l’abbaye Saint-Victor. Un cadre idéal qui contribue à son succès. « Jouer aux boules sur le Vieux-Port même Pagnol ne l’a pas fait », sourit Jean-Marc Michel, son vice-président.

    En quelques années, le club a connu une belle croissance. « Nous étions une trentaine d’adhérents à la création, nous sommes aujourd’hui 138 », précise le dirigeant. Un développement porté par un esprit convivial assumé : « Ici, c’est l’ambiance guinguette. On vient jouer, discuter, partager un verre. Il y a des licenciés confirmés mais l’objectif reste que tout le monde puisse pratiquer. »

    Son site exceptionnel attire un public varié, entre locaux, touristes et personnalités de passage. Le rappeur marseillais Muge Knight y est un habitué, tandis que des figures de la pétanque comme Marco Foyot, Jean-Michel Puccinelli ou le footballeur, champion d’Europe 1984, Manuel Amoros, ont déjà foulé ses terrains. « Dylan Rocher doit venir prochainement », ajoute Jean-Marc Michel qui ambitionne aussi des actions avec les scolaires à partir de la rentrée de septembre.

    « On sera à jamais les premiers », glisse-t-il avec fierté, conscient que ce label constitue un levier de médiatisation important. « Le Mondial est une marque forte qui va nous apporter de la visibilité », souligne le vice-président. Avant de déboucher sur cette reconnaissance officielle, le rapprochement s’est d’abord fait à travers des tournois entreprises.

    Un honneur et une fierté

    « Cette première labellisation des clubs amis du Mondial me tenait à cœur. Je crois pas qu’il y ait un cadre plus beau que le Vieux-Port et quoi de plus naturel que de la démarrer par notre club voisin », apprécie Maryan Barthelemy. Pour intégrer ce réseau, « plusieurs critères entrent en jeu », rappelle le directeur des événements du journal La Marseillaise et directeur du Mondial : affiliation à la Fédération française, capacité d’accueil d’au moins dix terrains, conformité aux normes d’accueil du public, accessibilité aux personnes à mobilité réduite. S’ajoutent des services essentiels, comme des sanitaires entretenus, une offre de restauration et la possibilité de prêt de boules.

    « Ce label est une fierté pour notre petit club du Vieux-Port », confie Emmanuel Montella, président du club. « Quand on dit qu’on joue ici, certains pensent à un film de Pagnol. Là, on montre que c’est bien réel. » Créé il y a une dizaine d’années sous la municipalité de Jean-Claude Gaudin, le site connaît une nouvelle dynamique ces dernières années, grâce à la construction d’un local avec le soutien de la mairie des 1er et 7e arrondissements. « Nous pouvons désormais accueillir nos adhérents dans de bonnes conditions », souligne le président. « Chez nous, on vient pour se détendre. »

    Romain Pastor, conseiller municipal délégué (DVG) aux traditions, à la culture et aux pratiques sportives provençales, salue une initiative « qui permet de faire vivre au quotidien notre culture bouliste dans des lieux de vie emblématiques » de la ville de Marseille. « Nous sommes ici, entre Notre-Dame de la Garde, l’hôtel de Ville et le théâtre de la Criée… Une partie de boules, c’est parfois théâtral mais c’est aussi sérieux. Et quoi de mieux que le Mondial La Marseillaise pour incarner notre art de vivre et le transposer dans sa dimension de compétition sportive ? ».

  • Créer lien et partage avec les Jeux de l’inclusion

    Créer lien et partage avec les Jeux de l’inclusion

    Sport et inclusion, un mariage qui marche à tous les coups. Les premiers Jeux de l’inclusion se sont déroulés ce jeudi 21 mai, au centre Epide (15e). Les équipes de l’Algernon, Marseille-Cassis, Courir pour la Mémoire et Marseille en Rose se sont alliées pour réaliser cet événement réunissant près de 350 enfants venant de différents horizons. « L’idée, c’était aussi de brasser les milieux sociaux. Nous avons des enfants des Aygalades, issus d’un quartier prioritaire, et en face il y a l’école privée Chevreul Blancarde », explique Arnaud Chikli, directeur de la course Algernon.

    Ces jeunes âgés de moins de 10 ans ont été mélangés avec 80 enfants issus de structures médico-sociales de la ville de Marseille. L’unique but de cette première édition : créer des liens, s’entraider et progresser. Chaque minot est logé à la même enseigne par les bénévoles du Collectif inclusion par le sport ainsi que les formateurs de l’Epide. L’Établissement pour l’insertion dans l’emploi est l’hôte de ce rendez-vous et ouvre son espace de quatre hectares à ces écoliers. Un terrain de jeu grandeur nature rendant possible la tenue de ces olympiades.

    Les enfants ont représenté vingt pays d’Europe, d’Afrique, d’Asie et d’Amérique et ont même eu le droit à une cérémonie d’ouverture dans la matinée. Tous ont défilé sous un soleil de plomb, frappant fort leurs bouilles juvéniles. Le sport étant l’un des meilleurs outils d’inclusion – si ce n’est le plus efficace –, ces jeunes Marseillais ont pu tester différentes disciplines. Trois le matin, deux l’après-midi, pour réaliser un pentathlon. La boxe, le skateboard, le hockey sur gazon, le tir à l’arc faisaient partie des sports proposés. La boccia, épreuve paralympique, était également en test, tout comme le flag, qui fera son entrée aux JO 2028.

    D’autres rendez-vous déjà en préparation

    Présidente du Collectif inclusion par le sport, Stéphanie Noguès-Besson explique que c’est « une journée importante. Nous avons décidé d’unir nos forces, avec les quatre courses, et nous avons envie de construire et de pérenniser ce rendez-vous. Le sport, ce n’est pas qu’une fabrique de champions, cela crée des liens, des amitiés ». Une initiative qui souhaite conserver l’élan des JOP de Paris 2024. Un héritage à poursuivre, même après l’olympiade parisienne et même si les financements sont plus délicats à obtenir.

    En tout cas, les sourires étaient nombreux sur le visage de ces participants hauts comme trois pommes. Les différentes activités permettaient également de travailler la coordination et les efforts en groupe. Sur l’atelier skateboard, deux CM1 se rassuraient, main dans la main : « T’inquiètes pas, je te tiens, tu ne vas pas tomber ! » Après avoir déambulé sur les quatre hectares du site, les enfants ont eu droit à un pique-nique bien mérité, un retour aux épreuves avant de recevoir chacun un diplôme, lors de la cérémonie des récompenses.

    Dans un cadre assez similaire, en septembre, une initiation aux sports nautiques sera guidée par le collectif et le Cercle des nageurs de Marseille. « Un forum de l’inclusion, sur les plages du Prado, se tiendra également en ouverture du mois de l’inclusion en octobre prochain », ajoute la fille de Colette Besson, championne olympique 1968 du 400 mètres.

  • Un sacré challenge attend Montpellier face à l’Uster du côté de San Mamès

    Un sacré challenge attend Montpellier face à l’Uster du côté de San Mamès

    San Mamès, surnommée la Cathédrale du football, accueille deux chocs du rugby européen.

    La capitale du Pays basque espagnol a été choisie pour être la ville hôte des finales de coupes d’Europe. Samedi, ce sera celle des Champions, qui verra Bordeaux-Bègles tenter de défendre sa couronne face aux Irlandais du Leinster. Mais avant cela, il y aura la mise en bouche, avec un autre club français ambitieux.

    Pour le Challenge européen, le duel verra Montpellier opposé à l’Ulster, le comté d’Irlande du nord. Un choc entre deux des équipes les plus efficaces de la saison dans cette compétition. Montpellier détient en effet le record d’essais marqués (36), alors qu’avec respectivement 239 points pour l’Ulster et 235 pour le MHR, ce sera une confrontation entre la deuxième et la troisième meilleure attaque.

    Passe de trois ?

    Néanmoins, dans une finale, il ne peut y avoir qu’un vainqueur. Et Montpellier, qui a déjà conquis à deux reprises le Challenge, en 2016 et 2021, tentera la passe de trois. Depuis le sacre de Toulon au stade Vélodrome, en 2023, deux clubs anglais ont conquis le titre, Gloucester puis Bath, qui la saison dernière avait dominé Lyon (37-12). Alors que l’Ulster visera une première couronne européenne.

    Pour cette finale, l’habituelle charnière Alexis Bernadet – Alexander Masibaka, titulaire dans les matches européens, cède sa place au tandem du Top 14 Domingo Miotti – Ali Price. Alors que Billy Vunipola retrouve sa place au centre de la troisième ligne, récupérant par la même occasion le brassard. Ce groupe aura pour mission de prendre Challenge, et vaincre le signe indien de trois défaites en trois confrontations face à l’Ulster. Un adversaire qui va, lui, aligner son quinze type.

    Finale du Challenge européen

    Stade San Mamès de Bilbao.

    21h (France TV).

    Arbitre : Matthew Carley (ANG).

    MONTPELLIER : Banks – N’Gandebe, Vincent, Cadot, Taofifenua – Miotti ( o ), Price (m) – Vunipola, Becognée, Nouchi – Verhaeghe, DuGuid – Haouas, Uélése, Forletta.

    ULSTER : Lowry – Baloucoune, Hume, Postlethwaite, Ward – Murphy ( o ), Doak (m) – Augustus, Timoney, McCann – Sheridan, Izuchukwu – O’Toole, Stewaer, Bell.

  • Les futures stars mondiales du football réunies en Provence

    Les futures stars mondiales du football réunies en Provence

    Le tournoi international de football espoirs est de retour à partir de ce dimanche 31 mai à 15h en Provence. La Chine affrontera l’Arabie saoudite au Parc des Sports d’Avignon. La compétition se déroulera jusqu’au samedi 13 juin. Dix équipes venues des cinq continents tenteront de succéder à la France, absente pour la première fois du tournoi depuis 2003.

    Une absence notable, mais pas catastrophique pour l’organisation. « La dernière fois que c’était comme ça, il y a eu une finale Portugal-Argentine avec Javier Mascherano et Cristiano Ronaldo sur le terrain. Donc on souhaite la même réussite cette année », tempère Amayes Brahmi, coorganisateur de l’événement. Une absence expliquée par « des raisons budgétaires », qui auraient été avancées par la Fédération française, explique l’organisation, les équipes U21, U18 et U19 étant déjà mobilisées sur différentes compétitions internationales, tandis que les U20 n’ont pas joué depuis la Coupe du monde de leur tranche d’âge, fin 2025.

    Mais les absents n’éclipsent pas les présents. Deux poules de cinq équipes vont se disputer la première place de leurs groupes à Avignon, Aubagne ou Toulon, avant des matches de classement. Avec des pays de « tous les continents », comme le rappelle Laurent Lauricella, coorganisateur. À savoir donc la Chine et l’Arabie saoudite. Mais aussi la République démocratique du Congo, la Tunisie, le Japon, la Côte d’Ivoire, le Venezuela, le Canada, le Portugal et la Colombie. Toutes les rencontres seront également gratuites, « même la finale », insiste l’organisation.

    Plateau relevé

    Les organisateurs insistent également sur le renouvellement des nations invitées, avec le retour du Congo pour la première fois depuis 13 ans, ou du Portugal depuis 2019. Et n’hésitent pas à mettre en avant les grands joueurs qui ont foulé les prés provençaux depuis la création du tournoi, avec notamment quatre Ballons d’or que sont Zinedine Zidane, Cristiano Ronaldo, Jean-Pierre Papin et Hristo Stoichkov. Mais aussi d’autres grands noms, citant pêle-mêle Thierry Henry, David Beckham ou, plus récemment, Marquinhos et Maghnes Akliouche.

    « On promet du spectacle », ajoute Laurent Lauricella, mettant en avant la moyenne de 70 buts par édition depuis la première édition. Il voit l’équipe ivoirienne comme favorite de cette quinzaine avec des joueurs comme Abdoul Ouattara, qui évolue à Strasbourg en Ligue 1, ou Kader Meïté, transféré pour une trentaine de millions d’euros de Rennes au club saoudien Al-Hilal FC, lors du dernier mercato hivernal. Sans oublier le Portugais Mateus Mané, qui évolue en Premier League anglaise à Wolverhampton, ou encore le Japonais Nick Schmidt, défenseur chez les Allemands du FC Sankt Pauli de Hambourg.

    Tous les matches sont gratuits. Programme complet sur tournoimauricerevello.com

    La Sud ladies cup n’aura pas lieu

    Alors qu’elle se déroulait en préambule du Maurice-Revello, la Sud ladies cup n’aura pas lieu cette année.

    Le comité d’organisation a jugé que les indicateurs actuels ne permettaient pas de garantir aux délégations étrangères le niveau d’accueil et de performance qui a bâti la réputation et l’attrait de ce tournoi féminin réservé aux U20.

    Loin d’être un désengagement, cette pause est présentée comme « une mise en stand-by et nous aimerions relancer le tournoi, si nous trouvons une solution », confie Amayes Brahmi. Le coorganisateur regrette qu’après le lancement en 2018, « il y a eu de belles paroles, mais peu d’actions malgré de belles affluences ».

    M.Ga.