Category: sports

  • La course Paris Nice arrive à Apt

    La course Paris Nice arrive à Apt

    Les souvenirs du passage du Tour de France en Vaucluse en juillet dernier vont sans doute être ravivés avec le passage du Paris-Nice ce vendredi dans le département. La sixième journée de l’une des premières courses par étapes du calendrier mondial se terminera à Apt ce vendredi 13 mars à 17h.

    Les coureurs, dont font partie les Français Kévin Vauquelin, le vainqueur au sommet du mont Ventoux Valentin Paret-Peintre, David Gaudu ou Bruno Armirail, mais aussi le Danois Jonas Vingegaard, double vainqueur du Tour de France, s’élanceront depuis Barbentane (Bouches-du-Rhône) à 12h50 et traverseront donc le Vaucluse jusqu’à Apt sur plus de 170 kilomètres.

    Outre l’enjeu sportif, cela entraînera forcément des perturbations au niveau de la circulation pour laisser passer le peloton et ses presque 150 coureurs. Le Département de Vaucluse précise que « les routes départementales empruntées par les coureurs ne seront pas fermées à la circulation », mais plutôt « coupées ponctuellement sous le contrôle des forces de l’ordre pendant une trentaine de minutes, le temps du passage de la course ». Il précise que le stationnement sera interdit sur les sections de route empruntées ainsi que sur les intersections concernées, et ce à partir de 14h30 à Cheval-Blanc, puis en passant par Ménerbes, Lourmarin ou encore Cucuron. À Apt, les quais (RD 900) seront fermés à la circulation entre 15h et 17h30.

    Informations précises sur Vaucluse.fr

  • Deuxième médaille à Milan-Cortina pour le Tropézien Arthur Bauchet

    Deuxième médaille à Milan-Cortina pour le Tropézien Arthur Bauchet

    Après la déception de sa chute sur le super-G lundi, qui a mis un terme à ses espoirs de Grand Chelem, Arthur Bauchet avait à cœur de prendre sa revanche. Le skieur français a décroché l’or sur le super combiné des Jeux paralympiques, mardi, glanant ainsi sa deuxième médaille sur les pistes de Milan-Cortina, après celle en argent remportée samedi lors de la descente. Champion paralympique de super combiné à Pékin en 2022, il conserve donc son titre, et offre un deuxième or à la délégation française à Milan-Cortina, suite à celle de Cécile Hernandez en snowboard cross dimanche. En plus de l’argent d’Aurélie Richard et le bronze de Benjamin Daviet, les Bleus cumulent ainsi huit médailles à la fin de la journée du mardi.

    Remontada inespérée

    Cinquième après le Super G, le Français est remonté à la première place en réalisant le meilleur temps en slalom, avec plus d’une seconde d’avance sur l’Italien Federico Pelizzari, et l’Autrichien Thomas Grochar, qui complètent le podium. Le Tropézien de 25 ans a bien été aidé par la chute du Russe Aleksei Bugaev, leader après la première manche.

    « C’est fou, honnêtement, au fond de moi, je savais que j’étais capable d’aller le chercher sur le slalom, mais il fallait un miracle. Et aujourd’hui j’ai clairement eu du bol, s’il n’était pas tombé, je n’aurais pas eu cette place-là. Mais ça fait partie du ski, hier c’est moi qui suis tombé, aujourd’hui c’est lui », a souligné le champion paralympique. « Après la première manche ce matin, j’étais dégoûté, les intentions n’étaient pas là, la chute d’hier m’a un peu perturbé. J’avais fait la croix dessus, et finalement, on va avoir cette Marseillaise sur le ski alpin et elle va être vraiment belle », a réagi Bauchet, en pleurs.

    Parmi les autres Français engagés, Oscar Burnham, troisième après la première manche, termine finalement au pied du podium. « Finir encore quatrième ça fait mal… J’aurais tellement voulu faire podium avec Arthur ! », a déploré le Savoyard. Et Jules Segers, septième, a enfourché sur le slalom et n’a pas terminé la course. Les Bleus du ski alpin auront une nouvelle chance de briller vendredi (9h), sur le slalom géant.

  • La Ligue Méditerranée monte au créneau face aux violences

    La Ligue Méditerranée monte au créneau face aux violences

    La Ligue Méditerranée de football prend les devants. Par l’intermédiaire de son président, Guy Borghini, une lettre ouverte a été publiée, ce mardi, sur le site internet de l’organisme, pour dénoncer différents faits de violence survenus ces derniers jours. « Des arbitres ont été agressés, un délégué régional a été violemment pris à partie et un joueur a été victime d’une agression au couteau dans un contexte lié à une rencontre de football. Ces faits sont inadmissibles. Ils sont contraires aux valeurs que nous portons collectivement et que le football amateur s’efforce de transmettre chaque week-end : respect, engagement, partage et plaisir du jeu. »

    Cette agression au couteau évoquée dans le communiqué s’est déroulée, ce dimanche, lors d’un match U20 entre Toulon et Avignon. Dans le Var, les Avignonnais se sont inclinés 3-0 et, selon les acteurs de ce match, aucun incident ne s’est déclaré durant la rencontre. « Il n’y a pas eu de problème majeur pendant le match. On n’a pas de relation particulière avec le club de Toulon », décrivait à La Provence le président du FC Avignon, Ali Aboulghazi. Selon les premiers éléments de l’enquête, le frère de l’un des joueurs toulonnais serait l’auteur de la blessure. Les deux jeunes hommes ont été placés en garde à vue, les jours de la victime ne sont pas en danger.

    Un protocole de respect testé ce week-end

    La Ligue Méditerranée de football et ses cinq districts pointent du doigt une volonté de bousculer « l’équilibre même du football amateur, qui est fragilisé lorsque de tels comportements surviennent ». Et d’ajouter que « sans arbitres, sans dirigeants bénévoles, sans éducateurs, il n’y a tout simplement plus de football ». La Ligue souhaite engager au plus vite des procédures disciplinaires à l’encontre des fauteurs de troubles et pourrait accompagner les victimes, « notamment par le dépôt de plainte et la constitution de partie civile lorsque cela s’avérera nécessaire ».

    L’organe régional propose aussi d’établir des moments d’échanges entre tous les présidents de clubs du territoire pour partager le vécu de chacun et dénicher des solutions impactantes pour lutter contre ces violences.

    Cette lettre ouverte appuie le côté indispensable d’une mobilisation collective pour, au minimum, atténuer ce fléau qui touche l’ensemble du football amateur.

    Lors du prochain week-end de compétitions, une première mesure sera mise en place. « Les 14 et 15 mars, un protocole de respect sera mis en place avant chaque rencontre, associant notamment les capitaines des équipes et les arbitres. Ce moment symbolique aura pour objectif de rappeler à tous les acteurs présents autour du terrain l’importance du respect des officiels, des adversaires et du jeu lui-même. »

    Une lettre pour apaiser les tensions dans la région et rassembler autour de la passion du ballon rond.

  • Water-polo : le CNM large vainqueur dans le derby

    Water-polo : le CNM large vainqueur dans le derby

    Victoire 22 buts à 10, ce mardi soir, à Aix-en-Provence. Avec déjà quatre longueurs d’avance à mi-parcours, les Marseillais ont ensuite sérieusement accéléré pour empocher les deux derniers quart-temps sur les scores de 8-3 et 6-2. Adam Nagy et Thomas Vernoux sont les meilleurs scoreurs de la soirée avec quatre buts réalisations chacun. Le prochain match du CNM se tiendra ce samedi à 14h30, contre Taverny. Marseille reste 2e du championnat.

  • Test grandeur nature pour les Marseillaises face au PSG

    Test grandeur nature pour les Marseillaises face au PSG

    Les missions commando se succèdent pour les Marseillaises. Après trois affrontements face à l’OL Lyonnes, toutes soldées par de lourdes défaites, les footballeuses de la cité phocéenne se préparent à affronter un autre cador d’Arkema Première Ligue : le Paris Saint-Germain. Sur la pelouse du Campus PSG à Poissy, ce mercredi (16h15), les protégées de Corinne Diacre, actuellement 9e du championnat avec six points d’avance sur leurs trois poursuivantes placées dans la lanterne rouge, tenteront de résister face à l’armada parisienne, largement victorieuse lors du match aller au stade Francis-Turcan, à Martigues (1-5, le 5 décembre 2025).

    « Paris reste une grosse équipe, avec de très bonnes joueuses. C’est un match difficile, très difficile même », souligne l’attaquante phocéenne Laura Bougouin, pour qui la 5e place au classement des Parisiennes est plus qu’anecdotique. « Ce match face au PSG va surtout nous permettre de préparer la prochaine journée contre Le Havre », poursuit-elle, persuadée que « ces gros matchs de haut niveau » leur permettent de « travailler » en vue des rencontres qui sont davantage à leur portée. « Bien sûr qu’on aimerait toutes gagner face au PSG », martèle la Mancelle de 33 ans, qui dispute sa dixième saison au plus haut niveau français. « Mais c’est une période pas facile, parce qu’on a peu de matchs, ce qui ne facilite pas les choses pour garder le rythme », ajoute-t-elle, consciente que les six points qui les séparent de Saint-Etienne, Montpellier et Lens leur permet de « respirer » et de pouvoir aborder plus sereinement cette fin de saison.

    « Plus disciplinées défensivement »

    Promues, les Marseillaises continuent, pour la plupart, de découvrir les rudiments de ce championnat. Ce manque d’expérience les empêche d’aller titiller des formations comme Strasbourg ou Dijon, installées en milieu de tableau. « On a fait des erreurs qui nous ont coûté des points à des moments », reconnaît l’ancienne pensionnaire de l’ASJ Soyaux, toutefois persuadé qu’elles sont désormais « plus disciplinées défensivement », malgré avoir encaissé pas moins de 35 buts jusqu’ici, soit le deuxième total plus élevé du championnat. « Je pense qu’on est en capacité aujourd’hui de les récupérer, ou, en tout cas, de ne plus perdre les matchs de la manière dont on les a perdus », lâche Laura Bourgouin avec optimisme.

    PARIS SG – MARSEILLE

    17e journée – Arkema Première Ligue

    À 16h15, au Campus PSG, à Poissy

    Arbitre : Romy Fournier

    PARIS (compo probable) : Earps – Elimbi, Samoura, De Almeida, Carmona – Echegini – Kanjinga, Groenen, Karchaoui, Ajibade – Leuchter. Entraîneur : Paulo César

    MARSEILLE (compo probable) : Shore – Laplacette (cap), Blanchard, Carro, Cyraniak – Le Mouël, Bourgouin, Bamenga – Herrera, Bourdieu, Perret.

    Entraîneur : Corinne Diacre

    Un record de spectateurs attendu pour OM – Montpellier

    Les Marseillaises disputeront leur 19e journée de championnat face à Montpellier, samedi 28 mars, au stade Vélodrome. En seulement quelques jours, la barre des 30 000 billets ont été vendus, plaçant l’OM en position de menacer le record de D1 féminine, établi à 30 661 spectateurs lors du duel Lyon-PSG en 2019 au Groupama Stadium. Si le club propose un accès gratuit pour le grand public, une formule « premium » (échauffement en bord terrain, instants photos en fin de match, dédicaces…) et une « hospitalités » (visite des vestiaires, salle de conférences de presse et zone mixte, accès bord pelouse pendant l’échauffement, passage des joueuses en avant-match…) sont disponible sur la billetterie du club.

  • Deux nouvelles médailles pour le clan français en ski alpin

    Deux nouvelles médailles pour le clan français en ski alpin

    Malgré la déception d’Arthur Bauchet, victime d’une chute lors du Super-G, lundi à Cortina, les Bleus du paraski alpin ont à nouveau offert deux médailles au clan tricolore, dont l’argent d’Aurélie Richard, devancée par la Russe Varvara Voronchikhina.

    En ski debout, catégorie où concouraient quatre Français lundi matin (dont Bauchet, Oscar Burnham et Jordan Broisin), Jules Segers a obtenu sa première médaille, en bronze. Un premier podium qui vient récompenser une belle saison, durant laquelle il est monté à huit reprises sur la boîte, dont deux fois en Super-G en Autriche, en décembre dernier.

    « Je pensais en arrivant en bas qu’il m’en manquait un peu, a-t-il expliqué juste après le résultat final. Mais voilà, personne n’est passé devant, je ne sais pas quoi dire c’est incroyable. » Né en Haute-Savoie, sur les skis depuis son plus jeune âge, Jules Segers vit avec une hémiplégie du côté droit, dû à un AVC dans le ventre de sa mère. Il est par la suite entré en équipe de France en 2018.

    « Cela représente beaucoup, ce sont quatre années de travail avec des hauts et des bas. Dans ma catégorie de handicap (LW9-2), on m’a enlevé un bâton en novembre 2023, c’était compliqué à accepter après beaucoup de rééducation faite pour utiliser deux bâtons. Donc ça fait plaisir. »

    La frustration de Bauchet

    Le plaisir était bien moins présent chez son coéquipier Arthur Bauchet, frustré après une chute en début de course, synonyme de podium envolé pour l’un des favoris de la délégation tricolore.

    « C’est une faute débile, a-t-il regretté. Je ne suis pas quelqu’un qui sort beaucoup en course et il faut que ça arrive aux Jeux. On va vite se remobiliser pour demain », où il disputera cette fois le combiné. « C’est dur car il y a ta famille, une ambiance de dingue et tu te sens un peu privé de ça, mais tu te prives tout seul ».

    Au programme de la journée, ce mardi, une ribambelle de finales avec notamment les super-combiné en position debout et assise, mais aussi le sprint en ski de fond avec plusieurs Français en lice pour le podium.

  • Le Cercle des nageurs de Marseille se prépare au derby face au Pays d’Aix

    Le Cercle des nageurs de Marseille se prépare au derby face au Pays d’Aix

    Leur huitième de finale retour en Euro Cup, samedi soir, leur a vidé les batteries mentales et physiques, mais les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille vont devoir rapidement se remettre dans le bain. Les poloïstes phocéens font leur retour en championnat, mardi soir (19h30), dans le bassin de leurs voisins du Pays d’Aix. Un derby provençal qui dépasse depuis quelques années la simple rivalité régionale.

    « On sait que ça peut être un peu dur de jouer là-bas », reconnaît l’attaquant phocéen Thomas Vernoux, conscient que le groupe aixois compte des joueurs talentueux, à l’instar de l’international japonais Daichi Ogihara, les jeunes tricolores Alexis Drahé et Kilian Braise-Fernandez, ou encore les frères Léna (Mattéo et Jean-Baptiste). Un effectif très jeune, dont la moyenne d’âge ne dépasse pas la barre des 23 ans. Quand celle du CNM atteint presque les 29 ans, avec plusieurs joueurs d’expérience comme Marc Larumbe, Mickaël Bodegas ou le capitaine Ugo Crousillat.

    Revenir sur Strasbourg

    Même si les invaincus Marseillais restent supérieurs sur le papier, avec une série de quinze victoires d’affilée face au Pays d’Aix (leur dernière défaite remonte au 26 octobre 2019), ils vont devoir se méfier de cette formation aixoise qui les talonne au classement. « On ne va pas pouvoir se pointer là-bas les mains dans les poches », assure le serial-buteur de 24 ans, qui vise un sixième titre national consécutif avec ses coéquipiers du Cercle. Pour cela, il faudra d’abord revenir à hauteur de Strasbourg, leader avec six points d’avance et trois journées d’avance.

  • [Entretien] Quentin Papillon : « Une rivalité s’est installée entre nous et les Spartiates  »

    [Entretien] Quentin Papillon : « Une rivalité s’est installée entre nous et les Spartiates  »

    Troisième saison en Ligue Magnus, troisième qualification pour les play-offs et troisième confrontation de suite face aux Boxers de Bordeaux pour les Spartiates de Marseille. Défaits à chaque campagne, les hockeyeurs phocéens comptent bien prendre leur revanche face au portier bordelais, Quentin Papillon.

    La Marseillaise : Malgré un début de saison compliqué, vous terminez quatrièmes du championnat. Quel bilan tirez-vous de cette saison régulière ?

    Quentin Papillon : On a été happés par une spirale négative au début, mais on a trouvé un peu plus de régularité par la suite. Je pense que nos premières défaites, face à de grosses équipes du championnat, ont installé du doute dans la tête de nos joueurs. Heureusement, ça ne nous a pas empêchés de bien nous classer et d’avoir l’avantage du terrain pour les quarts de finale.

    Vous allez affronter les Spartiates pour la troisième fois d’affilée en quarts de finale des play-offs. Est-ce un avantage à vos yeux ?

    Q.P. : On connaît bien les Spartiates, mais c’est une équipe qui a toujours modifié son effectif. Il reste quelques joueurs de la première saison, mais ils sont assez minoritaires. Aujourd’hui, une rivalité s’est installée entre nous et les Spartiates. C’est ce qui va donner une saveur particulière à ce 3e quart de finale de suite.

    Vous les avez battus à trois reprises en quatre confrontations cette saison. Quel est, selon vous, le point fort de cette équipe marseillaise ?

    Q.P. : Ils sont capables d’avoir un gros impact physique et possèdent un power-play (séquence en supériorité numérique) assez efficace. Il va falloir que l’on se montre disciplinés et qu’on fasse attention à ne pas prendre trop de pénalités.

    Plus de 5 000 spectateurs seront attendus dans les tribunes du Palais Omnisports Marseille Grand-Est pour les matches 3 et 4. Est-ce que cet engouement vous impressionne ?

    Q.P. : C’est vrai qu’il y a toujours une grosse ambiance quand on débarque à Marseille, même si pour nous, il y a forcément un peu plus d’animosité. Mais ça reste très plaisant, beaucoup plus plaisant que de jouer dans une patinoire à moitié vide.

    Programme des quarts de finale :

    Match 1 – Vendredi 13 mars, à Bordeaux

    Match 2 – Samedi 14 mars, à Bordeaux

    Match 3 – Mardi 17 mars, à Marseille

    Match 4 – Mercredi 18 mars, à Marseille

    Match 5 (si nécessaire) – Samedi 21 mars, à Bordeaux

    Match 6 (si nécessaire) – Lundi 23 mars, à Marseille

    Match 7 (si nécessaire) – Mercredi 25 mars, à Bordeaux

  • Un succès, des questions et un printemps à clarifier pour l’OM

    Un succès, des questions et un printemps à clarifier pour l’OM

    Les deux semaines qui arrivent vont être décisives. En fait, chaque match sera décisif, jusqu’à la fin de saison, pour cet OM toujours sur un fil alors que le printemps s’apprête à pointer le bout de son nez. Les Olympiens se sont rassurés comptablement en s’imposant à Toulouse (0-1), samedi, mais Habib Beye reste lucide. Plusieurs questions se posent à quelques jours de recevoir Auxerre, vendredi.

    Quel avenir pour la charnière Pavard-Balerdi ?

    C’est peut-être la bonne surprise du samedi soir. Benjamin Pavard et Leonardo Balerdi ont réalisé un match plein à Toulouse, n’encaissant aucun but. Un paramètre de plus en plus rare pour la charnière centrale marseillaise. Un clean-sheet, ce n’était plus arrivé depuis le 3 février, en Coupe de France, contre Rennes. Et en championnat ? Depuis le 14 décembre face à Monaco. Une éternité, donc. Cette prestation à Toulouse est à prendre avec toute la réserve possible car une rechute est vite arrivée, mais le duo a montré qu’il était capable de serrer la vis. Surtout que Nayef Aguerd est toujours diminué par cette pubalgie qu’il traîne péniblement depuis l’automne.

    Paixao va-t-il garder sa dynamique ?

    Un autre homme est transformé depuis l’arrivée du nouveau coach : Igor Paixao. L’ailier gauche brésilien brille de mille feux avec deux buts et deux passes décisives sur les six buts marseillais incrits sous Habib Beye. Un joueur enfin souriant, plus confiant, plus dangereux. Le coach ne lui a dit qu’une seule chose : « Au vu de ses qualités, de sa générosité, de ce qu’il est capable de faire en un contre un, dans l’attaque, la seule chose qu’il doit avoir tout le temps dans les yeux, c’est le but adverse. » L’OM va devoir compter sur lui et ses hommes forts pour aller chercher le podium de la L1.

    L’OM les yeux rivés sur ses adversaires ?

    Avec un classement toujours aussi serré, les Phocéens sont contraints de regarder derrière eux. Comme souvent à Marseille, mille choses peuvent se passer jusqu’au 16 mai, date de la dernière journée. L’équipe est à égalité avec Lyon et ne possède que trois points d’avance sur Rennes. Lille est à cinq longueurs : avec autant de rencontres restant à jouer, tout peut encore basculer, dans deux mois. Si l’OL traverse une période délicate, avec des joueurs à bout de souffle, Rennes est dans une forme lumineuse. Quatre victoires consécutives et un seul but concédé face au PSG. Et si les Bretons étaient le plus grand danger pour l’OM ?

    Les supporters vont-ils retrouver le sourire ?

    Qu’en est-il du moral des supporters marseillais ? Ces derniers sont en colère après l’élimination en Coupe de France et, globalement, tout ce qu’il se passe autour de leur club de cœur. Une spirale négative et un moral en berne pour le peuple olympien. « Peut-être que la déception [des fans] s’atténuera si nous arrivons à enchaîner les matches avec ce tempérament », a tenté Habib Beye à l’issue du match à Toulouse. Il faudra sans doute plus que des victoires, contre Auxerre et Lille, pour rassurer le public du Vélodrome.

    OM – Reims (F) : match arrêté après des propos racistes

    Ce dimanche se tenaient les quarts de finale de la Coupe Nike U18 (Gambardella féminine). L’OM était opposé au Stade de Reims. Ce match a été stoppé durant une dizaine de minutes. La raison ? Des insultes racistes proférées à l’encontre de joueuses marseillaises, depuis les tribunes du centre de vie Raymond-Kopa. L’OM a réagi dans un communiqué, lundi : « Le club condamne avec la plus grande fermeté ces agissements inacceptables, qui n’ont leur place ni sur un terrain de football, ni dans le sport en général, ni plus largement dans notre société. (…) L’OM tient à apporter tout son soutien aux joueuses qui ont été visées par ces insultes. Le club (…) se tient à la disposition des instances sportives pour contribuer au perfectionnement des dispositifs existants, afin que de tels incidents (…) ne puissent plus se produire. »

  • Rugby – Six Nations : piqués, les Bleus restent maîtres de leur destin

    Rugby – Six Nations : piqués, les Bleus restent maîtres de leur destin

    Balayés par un XV du Chardon sur un nuage qui rejoint la France en tête du classement avec 16 points, les Français gardent toutefois leur destin en mains grâce à un sursaut d’orgueil en fin de partie, et devront faire mieux que l’Écosse lors de la dernière journée pour remporter le Tournoi. L’Écosse peut rêver d’un sacre, elle qui n’a plus mis la main sur le trophée depuis que le Tournoi est passé à six nations : son dernier titre remonte à 1999.

    Les hommes de Fabien Galthié arrivaient pourtant à Murrayfield avec des certitudes, trois victoires au compteur et, dans le viseur, le rendez-vous de samedi prochain face à l’Angleterre. Mais parler de Grand Chelem était prématuré avant de défier l’escouade emmenée par un Finn Russell en état de grâce, après des succès prometteurs certes, mais obtenus face à des adversaires loin de leurs plus belles heures. « C’est normal que les Écossais aient remporté ce match », reconnaît Fabien Galthié, sélectionneur du XV de France. « Ils ont fait un grand match. Ils ont pris dans les bases du rugby, dans les essentiels, au moins deux tiers du match. Le dernier tiers, il est pour nous. Mais ça ne suffit pas parce qu’on reste à 10 points. Les bases du rugby, ça veut dire tout ce qui est conquête, engagement, agressivité, présence collective sur les ballons à gagner en l’air ou au sol. Et puis aussi une équipe qui jouait en avançant avec la possession, et une équipe qui jouait en reculant sans la possession », poursuit-il.

    Le sélectionneur est conscient que le début de match s’est résumé à une succession de petits signaux défavorables au XV de France, alors qu’ils tournaient jusque-là en faveur des Bleus : un en-avant de Thomas Ramos sur un ballon haut, des passes qui ne trouvent pas destinataire, des fautes dans des zones décisives… Au milieu de cette multitude de scories, l’ailier Darcy Graham s’est faufilé jusqu’à l’en-but pour aplatir (5e), devenir le meilleur marqueur d’essais de l’histoire de la sélection écossaise, et surtout permettre à son équipe de mener face à la France, ce qu’aucune nation n’avait encore réalisé depuis le début du Tournoi.

    Meilleur second acte

    Un avant-goût d’un après-midi en enfer, ou rien ou presque n’est allé dans le sens de Français démunis et agacés par la tournure des événements. Au cœur d’un match manqué, Dupont a tenté de sonner la révolte, en arrachant le ballon des bras du capitaine adverse Sione Tuipulotu et permettre à Louis Bielle-Biarrey de remettre les deux équipes à égalité, en marquant pour le neuvième match d’affilée dans le Tournoi (7-7, 18e). Le Bordelo-Béglais s’est mué en passeur quatre minutes plus tard, d’un coup de pied rasant malin pour Attissogbe (14-7, 22e). Mais cet avantage de courte durée s’est révélé être un leurre. Vexée, l’Écosse s’est rebellée avec la manière, forçant les Bleus à défendre et à se mettre à la faute. Une faute de Jegou ? Finn Russell trouve la touche, et Kyle Steyn réduit l’écart (14-12, 26e). Une autre de Marchand ? Les Écossais lancent le rouleau compresseur et repassent devant, grâce à Schoeman, avec en prime un carton jaune infligé à Matthieu Jalibert. Derrière à la pause, les Français ont explosé au retour des vestiaires dans des proportions extraordinaires. Le n°9 de Toulon Ben White, vainqueur de son duel avec Dupont, a allumé la première mèche puis Steyn et Graham se sont offert un doublé chacun face à une arrière-garde aux abois, avant que Tom Jordan n’alourdisse la note.

    « Là, à chaud, on est plutôt sur des pensées… Mais c’est clair qu’on est premiers, on a la possibilité de gagner la compétition », lance Galthié, déterminé à soulever le titre mythique.