Category: sports

  • Football : Le Rove aura fait trembler l’ogre troyen

    Football : Le Rove aura fait trembler l’ogre troyen

    L’aventure rovenaine en Coupe Gambardella est passée tout près d’une prolongation.

    Car, après avoir éliminé l’USPEG et Dijon en 32e et 16e de finale, les protégés de Didier Gallego semblaient en mesure de refaire le coup, cette fois face à Troyes. Le vainqueur de 2018 a eu chaud. Surtout lorsque Marc Kepdep a arraché l’égalisation des « sang et or », alors que le match approchait de sa fin. Jusque-là, le petit Poucet avait fait mieux que se défendre. Se procurant les meilleures occasions d’un match que les Aubois ont eu du mal à contrôler.

    Les réflexes de Cladec

    S’ils menaient à la pause, sur la seule frappe cadrée de la première période, c’est avant tout parce qu’ils ont su profiter du désarroi qui a fait perdre le fil aux coéquipiers du malheureux Noah Lucchesi. Mais après le repos, sans les réflexes de Christopher Cladec, face à Habibi Dridi ou Luca Perret, Le Rove aurait pu s’inviter en quart de finale.

    Malheureusement, l’égalisation est survenue trop tard pour profiter d’un collectif troyen en difficulté. Mais qui arrachait la séance de tirs au but. Poussés par près de 3 000 supporters qui garnissaient la petite tribune du stade Michel Hidalgo, et qui avaient également pris d’assaut les collines encadrant l’enceinte saussétoise, les Rovenains avaient déjà réussi l’exploit. Mais cette fois, ils ne devaient pas valider leur billet. Malgré deux arrêts de Janis Djouhri.

    Car son homologue champenois a repoussé un tir au but de plus. Ce qui permet à Troyes de passer par un trou de souris. Et au Rove de quitter la Gambardella la tête haute. Sans avoir à rougir d’une élimination qui s’est décidée sur un coup de dés. Des dés qui ont été favorables aux favoris.

    Les Rovenains vont désormais se concentrer sur leur championnat et surfer sur la dynamique gagnée en coupe.

    LE ROVE 1 (0)

    TROYES 1 (1)

    8e de finale Coupe Gambardella

    Troyes qualifié aux tirs au but (4 – 3).

    Stade Michel Hidalgo
    (3000 spectateurs)

    Arbitre : S. Decitre

    Buts : Kepdep (87) pour Le Rove, Batola (32) pour Troyes.

    Avertissements : Bosio (31), Bourse (35), Kepdep (45+3), Picchi (57), Dridi (70) au Rove, Batola (27), Louis (87), à Troyes,

    LE ROVE : Djouhri – Bourse (Padovani, 78), Dridi, Bosio, Reiner – Picchi (Mattei, 78), Perret ( c ), Kepdep – Santiago (Mendy, 64), Boughanmi, Lucchesi (Pedrero, 21).

    Entraîneur : D. Gallego.

    TROYES : Cladec – Bourlard, Ounissi, Konaté, Ehola – Coquard ( c ), Soukouna (Kharbouch, 64), Laffet – Guimba (Louis, 64), Batola, Nguéouya (Koné, 59).

    Entraîneur : N. Munda.

    Les malheurs de Noah Lucchesi

    Pour le petit Poucet rovenain, l’entame de la rencontre a été un véritable cauchemar.

    Sur une action anodine, Noah Lucchesi plante son pied gauche dans la pelouse synthétique du stade Michel Hidalgo. Son genou vrille, le feu follet de l’attaque « sang et or » s’effondre, en hurlant de douleur. Les secouristes interviennent et constatent que la blessure est sérieuse.

    Le numéro 11 rovenain sera finalement évacué sur civière. Le match reprendra après près de 20 minutes d’arrêt.

  • Arts martiaux mixtes : Dos Reis a enflammé l’Arena d’Aix

    Arts martiaux mixtes : Dos Reis a enflammé l’Arena d’Aix

    Le combat fut expéditif : le Brésilien a mis KO son adversaire au bout de dix secondes grâce à un coup de genou spectaculaire. Lors du co-main event, Davy Gallon (22-10-2) s’est imposé (par décision partagée) face à Mathias Poiron dans le cadre des quarts de finale du tournoi 100K dans la catégorie des moins de 70 kg. Et le vétéran marseillais Araik Margarian a remporté son combat contre Valentino Riva par soumission au deuxième round.

  • Top 14 : Toulon cueille des points en terres lyonnaises

    Top 14 : Toulon cueille des points en terres lyonnaises

    Défaits à Pau, puis lors de la réception de Clermont, les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais se devaient de réagir. Le déplacement au Lyon olympique universitaire rugby, qui avait des allures de piège de prime abord, a cassé la mauvaise dynamique en cours. Sans leur manager Pierre Mignoni, mis au repos forcé suite aux derniers résultats décevants, les Varois sont parvenus à accrocher le match nul. Synonyme de deux points précieux au classement du Top 14. Ils se retrouvent ainsi à la septième place du championnat, à trois points du top 6. « On a su ne pas lâcher », martèle l’ailier toulonnais Gaël Dréan. « Tous les points à l’extérieur sont importants, on le sait. Ça faisait longtemps. On a encore beaucoup de choses à améliorer, mais je pense qu’on est sur la bonne voie. Nos récentes performances ont fait qu’on était un peu moins bien au classement mais, au club, je peux vous assurer qu’on est bien, et qu’on continue de travailler », ajoute le serial-buteur breton, qui n’a pas fait mouche face au Lou. Après une première période très pauvre dans le jeu, le trois-quart centre hyérois Mathieu Smaïli a inscrit le premier et seul essai varois. Les Rouge et Noir, qui avaient fait le plus dur en repassant devant au tableau d’affichage, n’ont tenu que six petites minutes seulement avant de concéder un essai du pilier gauche lyonnais Thomas Moukoro.

    L’arrière international tricolore Melvyn Jaminet a permis aux Toulonnais de recoller au score à cinq minutes de la sirène grâce à une pénalité. Les rugbymen du Lou ont eu l’occasion de leur chiper la victoire sur le gong, mais le buteur lyonnais Martin Méliande, auteur de deux pénalités et d’une transformation, a manqué les poteaux.

    Serin, pas si serein

    Une bonne nouvelle pour les Varois qui en cachent une moins bonne : celle de la sortie sous protocole commotion de Baptiste Serin, après un choc à la tête consécutif à un déblayage de Killian Géraci.

    Resté quelques instants au sol, le demi de mêlée toulonnais a été pris en charge par le staff médical avant d’être remplacé par précaution. Conformément au règlement, il devra suivre les différentes étapes du protocole médical. Sa participation au prochain match du XV de France en Écosse, dans le cadre du Tournoi des 6 Nations, samedi 7 mars, est donc incertaine.

  • Les supporters ont animé un Olympico enflammé

    Les supporters ont animé un Olympico enflammé

    Avec tous les épisodes troublants qu’ont connus l’Olympique de Marseille ces dernières semaines, le premier Olympico du millésime 2026 n’avait pas, de prime abord, la saveur d’un derby entre deux grandes institutions du football français. Quelques heures avant le coup d’envoi, les vagues de supporters qui se dirigeaient vers le Vélodrome n’étaient pas aussi intenses qu’à l’accoutumée. Une succession de visages inexpressifs, comme si l’envie d’assister à la rencontre était absente. « Je sens que cette soirée ne sera pas grandiose », lance Thierry, abonné chez les Commando Ultra 84, dans le virage sud. Comme tous les passionnés marseillais, il a appris samedi soir la destitution de Pablo Longoria. « Au-delà de la décision, est-ce qu’annoncer une telle nouvelle à vingt-quatre heures d’un des matches les plus importants de la saison est une bonne chose ? », questionne-t-il, persuadé qu’il faut à tout prix rester concentré sur la saison en cours avant de penser à la refonte du projet olympien. Même si leur moral n’était pas au beau fixe, plus de 66 000 supporters ont assisté au 127e Olympico de l’histoire depuis les tribunes.

    Des encouragements aux sifflets

    Si les supporters avaient l’espoir que la semaine de stage allait porter ses fruits, à l’image des matches fructueux qui ont suivi ceux des ritiro à Rome lors de la saison 2024-2025, le but éclair de Tolisso à deuxième minute de jeu a calmé leurs ardeurs. À tel point que les cris d’encouragement se sont rapidement transformés en sifflets. Et même si Paixão, grâce à son but fantastique, a redonné vie au Vélodrome tout entier, la réalisation de Rémi Himbert a éteint le stade une deuxième fois. Mais l’acharnement d’Aubameyang a permis aux supporters de repartir avec le sourire.

  • Mason Greenwood a fait son possible afin de redresser la barre olympienne

    Mason Greenwood a fait son possible afin de redresser la barre olympienne

    Principalement critiqué à cause de ses contre-performances dans les grands matches, Mason Greenwood a rendu, pour une fois, une copie plutôt satisfaisante lors de l’Olympico. Malgré un scénario cataclysmique en tout début de match, l’ailier britannique ne s’est pas refermé sur lui-même et s’est appliqué à la tâche au sein d’une animation offensive plus que qualitative.

    Tantôt créateur, tantôt frappeur, Greenwood a joué un rôle central dans les offensives marseillaises. Souvent pris en grippe par un trio de défenseurs lyonnais quand il était en possession du ballon, l’ancien mancunien est parvenu quelques fois à se libérer du marquage « à la culotte » notamment prodigué par l’expérimenté Corentin Tolisso.

    Lorsqu’il se retrouvait en position favorable, le meilleur buteur phocéen a tenté sa chance sans chercher à comprendre. Au-delà de l’égalisation au tableau d’affichage d’un point de vue collectif, le n° 10 olympien devait sûrement être motivé par un challenge plus personnel : depuis la réalisation de l’Argentin Joaquin Panichelli, vendredi soir, lorsque Strasbourg a reçu Lens, Mason Greenwood n’est plus le seul à cumuler quatorze buts sur l’exercice en cours. Il conserve toutefois sa couronne grâce à un nombre de passes décisives plus important que son concurrent.

    Vital lors du printemps marseillais

    Alternant les deux ailes, Greenwood a multiplié les centres en seconde période. Il a de nouveau endossé le rôle du chef d’orchestre, profitant de la fraîcheur du décisif Igor Paixão, pour lancer ce dernier vers une occasion dangereuse à vingt minutes du terme. Si rien ne lui a souri dimanche soir, le prodige britannique devra absolument conserver ce niveau d’implication lors du printemps marseillais pour permettre à l’Olympique de Marseille d’atteindre ses objectifs. À Habib Beye désormais de l’utiliser à bon escient.

  • L’OM renverse Lyon et reprend espoir

    L’OM renverse Lyon et reprend espoir

    Quand l’OM et l’OL se retrouvent sur un terrain, l’ennui est rarement au rendez-vous.

    Ce duel, qui lançait le mois de mars 2026, n’a pas dérogé à la règle. Presque tous les ingrédients étaient réunis pour que le Vélodrome se régale. Des Marseillais en quête de rédemption. Des Lyonnais vexés après avoir perdu leur dernier match. Habib Beye qui étrennait son costume d’entraîneur phocéen à la maison. Un retour de conclave qui devait permettre à ses ouailles de mettre en pratique ce qu’ils avaient préparé à Marbella, tout au long de la semaine.

    À cela, est venu s’ajouter le but casquette en tout début de match. De ceux que l’OM offre généralement à ses adversaires dans le temps additionnel. Et qui viennent torpiller une soirée qui s’annonçait sereine. Cette fois, c’est donc après moins de trois minutes de jeu que les Marseillais se sont tiré une balle dans le pied.

    Cela laissait du temps pour réagir. Face à des Lyonnais qui ne semblaient pas en mesure de faute mieux que laisser venir les Marseillais. Et compter sur la main chaude de Dominik Gref pour garder l’avantage. En première période, le Slovaque gagnait tous ses duels. Aidé dans ses actes par des hésitations dans le dernier geste de la part de Pierre-Emerick Aubameyang ou Mason Greenwood.

    L’OM affichait de bonnes intentions. Mais n’arrivait pas à les concrétiser. Malgré le soutien toujours aussi intense du Vélodrome. Et quelques involontaires coups de pouces lyonnais, dont les Phocéens se montraient incapables de profiter.

    Il manquait un ingrédient pour que la recette réussisse. L’arrivée d’Igor Paixão, après la pause, apportait cette touche. Sur un de ses premiers ballons, le Brésilien arrachait la toile d’araignée de la lucarne gauche de Dominik Greif. Le Vélodrome pouvait souffler.

    L’éclaircie redevenait giboulée. Avec encore une fois une boulette de la défense payée cash, alors que l’on entrait dans le dernier quart d’heure. Le second but lyonnais faisait grincer le Vélodrome. Le coup de tonnerre de Pierre-Emerick Aubameyang ramenait le soleil. Laissant augurer d’une fin de match hitchcockienne.

    Le héros de ce final sera le Gabonais. Après une première période qui ne lui a pas souri, le dernier quart d’heure devait être celui de sa consécration. Il avait déjà renversé le stade en évitant que le doute ne s’ancre dans les têtes après le but de Rémi Himbert. En s’offrant le doublé, à l’amorce du temps additionnel, il déclenchait une intense bronca.

    L’OM était en train d’offrir à Habib Beye sa première victoire. Et apportait sur un plateau une offrande à leurs supporters. À savoir trois points qui permettent d’apaiser les tensions. Et redonnent de l’espoir dans la quête d’une place sur le podium.

    Les Marseillais ont su gagner, en renversant deux fois la situation, avant de prendre le contrôle. Ce qui doit rassurer alors qu’arrive le quart de finale de Coupe de France, mercredi, contre Toulouse.

    OM 3 (0)

    LYON 2 (1)

    24e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (66 225 spectateurs)

    Arbitre : J. Brisard

    Buts : Paixão ( 53), Aubameyang (81, 90) pour l’OM, Tolisso (3), Himbert (77) pour Lyon.

    Avertissements : Kondogbia (72), Aguerd (84) à l’OM, Mata (30), Morton (45+2) à Lyon.

    OM : Rulli – Weah (Pavard, 85), Balerdi, Aguerd, Emerson – Kondogbia (Abdelli, 85), Höjbjerg (c), Timber (Paixão, 46) – Greenwood (Nnadi, 90+2), Aubameyang, Traoré (Nwaneri, 63).

    Entraîneur : H. Beye

    LYON : Greif – Maitland-Niles, Mata, Niakhaté, Tagliafico (Abner, 87) – Tessmann, Morton, Niartey – Tolisso (c) – Endrick, Yaremchuk (Himbert, 59). Entraîneur : P. Fonseca

    Les Marseillais ont enfin mis de l’intensité

    Intensité. Tel a été le déterminant d’une entame de match sur les chapeaux de roues. Avec deux équipes qui avaient visiblement envie de jouer.

    Il est juste dommageable que ce soit un cadeau de la défense marseillaise qui a permis de déclencher ce maelström. Dans un Vélodrome qui n’avait pas eu le temps de comprendre l’action amenant le but de Corentin Tolisso. Un Vélodrome qui, dans un premier temps, n’en a pas tenu rigueur aux Phocéens.

    Il leur restait suffisamment de temps pour refaire ce handicap. Et doubler les Lyonnais au tableau d’affichage. C’est après le repos, lorsqu’Igor Paixão a fait son entrée, que l’OM a eu plus de solutions. Le Brésilien n’hésitant pas à tenter sa chance de loin. Ce qui payait.

    Revenu à hauteur, l’OM se devait de terminer le travail. Aller au bout de ses bonnes intentions, afin de revenir dans la course au podium. Profiter de Lyonnais pas dans leur meilleur soir pour cela. Dans un final qui en a fait voir de toutes les couleurs aux supporters.

    Alban Juster pour l’intérim

    Pablo Longoria n’est plus président de l’OM. Le club a officialisé la nouvelle, en publiant un communiqué, samedi dans la soirée.

    Son successeur, Alban Juster, va assurer l’intérim « le temps d’engager les démarches nécessaires à la recherche et la désignation d’un nouveau Président du Directoire ».

    Ce dernier exerçait la fonction de directeur général des finances. Il sera assisté d’Alessandro Antonello et Benjamin Arnaud.

  • L’OM a un président par intérim

    L’OM a un président par intérim

    Pablo Longoria n’est plus président de l’OM. Celui qui avait pris du recul, après que Frank McCourt ait imposé à Medhi Benatia de conserver ses prérogatives au sein du club, est remplacé par Alban Juster. «Présent au sein de l’Olympique de Marseille depuis huit ans, Alban Juster exerçait jusqu’à présent les fonctions de directeur général finance et compliance au sein du club», précise l’OM dans un communiqué, publié samedi en soirée.

    Le texte précise que «cette décision a été prise par le conseil d’administration… Elle s’inscrit dans le cadre d’une organisation intérimaire, le temps d’engager les démarches nécessaires à la recherche et la désignation d’un nouveau président du directoire». Alessandro Antonello et Benjamin Arnaud seront à ses côtés. «Cette organisation permet d’assurer la continuité administrative, financière et opérationnelle de l’Olympique de Marseille. Le club poursuit ainsi l’ensemble de ses activités et de ses priorités sportives et économiques».

  • Le MHSC VB prend de la hauteur

    Le MHSC VB prend de la hauteur

    Il était là avant Nicollin. Il était presque seul en scène. À l’époque, où le sport de haut niveau à Montpellier était en friche. Un demi-siècle plus tard, au moment où plusieurs clubs montpelliérains comme le foot ou le hand, étendards du sport collectif, se cherchent de beaux lendemains, tournent au mieux en rond ou rétrogradent dans la hiérarchie, il remonte à la surface. Est-ce le reflet d’une ville qui s’éloigne des stades ou des salles ? Est-ce la réussite du volley français ?

    Montpellier Hérault Sport club Volley-ball (MHSC VB), sous tutelle de la famille Nicollin depuis 2021, reprend le flambeau d’un sport montpelliérain vacillant. Il s’apprête à disputer les jeudi 5 et mardi 10 mars à Castelnau-le-Lez les barrages de la Ligue des champions face au club de Las Palmas. Avec pour enjeu une place en quarts de finale devant Perouse, représentant d’un volley italien toujours aussi dominateur.

    Jamais, le MHSC VB n’avait participé à la phase finale de la Ligue des champions. Une performance réussie grâce à une seconde place arrachée en phase de poule pour devancer les Polonais de Varsovie, autre place forte du volley européen. Avec quatre victoires en six journées dont une devant les Transalpins de Civitanova, ville nichée sur les bords de la mer Adriatique, il a donné un nouveau coup d’accélérateur à son envol.

    Rare club avec les Nordistes de Tourcoing à tenir tête à Tours, champion de France et leader de Ligue A, l’équipe dirigée par Loïc Le Marrec s’apprête à vivre un fabuleux printemps avec la phase finale de la Ligue des champions et celle du championnat.

    Tout vient de loin. D’une stabilité nouvelle. D’un alignement. D’un déménagement à Castelnau depuis 2014 après avoir été chassé de Bougnol, puis s’être éloigné du palais des sports Coubertin. Ce changement de décors pose la première pierre à une chaîne de compétences. Entre un président : Jean-Charles Caylar, en place depuis 2011, le choix d’un entraîneur français de haut niveau : Olivier Lecat, puis Loïc Le Marrec et donc un nouveau propriétaire : Olivier Nicollin, qui connaît le sport de haut niveau. Après une première expérience à Béziers, le fils aîné de « Loulou » chapeaute à distance le club.

    « C’est un travail collectif sous l’impulsion de Jean-Charles Caylar. On a un coach et un président qui sont excellents. On essaie de continuer de faire grandir le club, on peut profiter d’une belle salle à notre dimension » résumait récemment dans Midi Libre le patron de l’entreprise de nettoiement, qui s’impose dans l’ombre.

    Pendant sept saisons (2016-23), Olivier Lecat, ancien passeur international, a cimenté les fondations d’une équipe de haut niveau. Petit à petit, ce technicien chevronné a restauré une ambition, une compétitivité, un savoir-faire et surtout un crédit. En 2022, Lecat a défriché un palmarès en jachère depuis 1975 et permis à Montpellier de reconquérir le titre de champion de France. Un tournant majuscule.

    Après un contrecoup presque fatal, et l’échec de la greffe de l’italien Lorenzo Tubertini, Loïc Le Marrec a saisi sa chance pour jouer les pompiers de service lors de la saison 2023-24. Et assumer la succession à retardement de Lecat.

    Après une saison pleine de frustration, en finale de la Coupe comme en championnat avec une élimination en demi-finale devant Tours, Montpellier s’est remis en marche. « Avec pour ambition de gagner un trophée » selon les vœux du patron.

    Au cours de l’automne, le MHSC VB a surmonté deux écueils. Une élimination en trois manches à Saint-Nazaire en Coupe de France. Et la blessure de l’icône et la vigie internationale : Nicolas Le Goff. Le double champion olympique, avec l’équipe de France, a été victime d’une blessure à l’épaule avant de subir une opération.

    À l’aube du printemps, l’expérimenté central tricolore (34 ans, 224 sélections) n’a toujours pas repris la compétition. En recrutant le Bulgare Nicolay Kartev (30 ans), début janvier, Montpellier s’est offert une solution de remplacement pour soulager l’autre international tricolore : Quentin Jouffroy.

    Depuis, l’équipe héraultaise tourne à plein régime. À l’exception de son échec à Tours, elle a enchaîné autant de matchs que de victoires en championnat en cette année 2026. Notamment à Tourcoing, solide troisième, et à Sète, chez le voisin, lors d’un derby éternel.

    Tout est bien beau, jusque-là, mais tout débute maintenant. Que cela soit en championnat comme en Coupe d’Europe, Montpellier va devoir s’adapter au play-off. Et résister à la pression, visiblement fatale les deux saisons précédentes en finale de la Coupe de France. À l’heure où divers clubs battent de l’aile, le MHSC VB peut relever le défi. Pour le sport de Montpellier et la famille Nicollin, il y a encore de la place pour réussir.

  • L’OM est prêt à chasser le trio de tête dimanche au Vélodrome

    L’OM est prêt à chasser le trio de tête dimanche au Vélodrome

    Samedi, les Marseillais ont réintégré la Commanderie. Dans leur cocon habituel, ils devaient peaufiner ce qui a été travaillé tout au long de la semaine en Andalousie.

    « Cette semaine, c’était très bien » confie Quinten Timber. Le Néerlandais a été le premier à prendre la parole et lever un coin du voile sur ce qu’a vécu le groupe dans le sud de l’Espagne. « Nous avons passé du temps ensemble, partager de bons moments, fait des activités autres que du football. Pour moi, c’est du positif. Cela nous a permis de mieux nous connaître. Et d’apprendre à connaître les nouveaux entraîneurs ». Lui qui vient de boucler son premier mois avec l’OM confesse : « J’ai l’impression d’avoir passé plus de temps, car il s’est passé beaucoup de choses. Le moment est venu pour nous de passer à autre chose

    Habib Beye a joué son rôle de nouveau maître à bord. Rejoint par ses trois adjoints, libérés par Rennes. « Nous avons pu passer du temps ensemble. Multiplier les échanges, dans un très beau cadre. J’ai ressenti de l’entrain et j’ai vu des sourires. » Au rythme d’une séance quotidienne très intense, il a fait en sorte de remettre en route une machine qui s’était grippée. « Je ne vais pas remettre en question ce qui a été fait avant. Je suis là pour poursuivre la construction d’un projet sportif, et pas tout détruire » a confié l’ancien défenseur.

    Il attend désormais une mise en pratique sur le terrain. Dimanche, la réception de Lyon, qui devance l’OM de 5 points au classement, sera le test. « Je sais que je serai jugé par rapport aux résultats » poursuit-il. Quant à son passage au révélateur du Vélodrome, il reconnaît une certaine impatience. « Cette fois, j’y reviens en étant du bon côté. Nous devons nous servir de la ferveur de ce stade, de ce public, car elle est magnifique. ».

    Habib Beye compte bien sur ce match pour « lancer la chasse au trio de tête. Il n’y a pas de crainte à avoir. Plutôt de l’excitation. Car ce sera aussi un challenge pour les Lyonnais. » Le nouvel entraîneur phocéen a indiqué que son groupe était finalement au complet. Quant à savoir qui sera capitaine, « vous le verrez dimanche ! » a-t-il plaisanté.

  • Top 14 : Jiuta Wainiqolo, un danger bien connu pour le RC Toulon

    Top 14 : Jiuta Wainiqolo, un danger bien connu pour le RC Toulon

    Il a quitté Toulon le cœur lourd, l’été dernier, lui qui avait découvert l’Europe sur la Rade et était tombé amoureux de cette dernière. Un amour réciproque terminé prématurément par manque de garantie sur son temps de jeu et un statut de non-Jiff (Joueur issu des filières de formation) qui limitait ses perspectives, le club en ayant recruté deux autres (Mercer et Brex) cet été. Depuis, Jiuta Wainiqolo fait le bonheur du LOU, avec lequel il revendique le statut de meilleur marqueur du Top 14 (15 essais, dont 3 en 12 minutes lors du dernier match face à Montauban, triplé le plus rapide de l’histoire du championnat).

    De quoi laisser des regrets à de nombreux supporters toulonnais, mais aussi à ses ex-coéquipiers : « On a créé des liens assez forts, on n’était pas heureux de le voir partir. Mais ça fait partie du rugby et on s’adapte, et il a l’air heureux là-bas. On l’a remplacé par d’autres joueurs qu’on est content d’avoir. On sera content de le voir avant et après, mais il reste quand même ennemi du jour pendant le match », déroule Mathieu Smaïli.

    Au-delà de la joie des retrouvailles, les Varois savent qu’ils devront se méfier de l’ailier fidjien, auteur d’un essai lors de son retour à Mayol à l’aller : « Qu’il reste tranquille (rires) », s’amuse Esteban Abadie. « Il faudra qu’on arrive à le canaliser car on connaît ses qualités. Ça reste un facteur X de leur équipe. On va essayer de le limiter, qu’il n’ait pas des ballons simples avec un couloir de 20 mètres par exemple, et qu’il ait au moins deux joueurs sur lui à chaque fois », prévient Mathieu Smaïli.