Category: sports

  • Laurent Causse : « La Marseillaise a une place à part dans le cœur des joueurs »

    Laurent Causse : « La Marseillaise a une place à part dans le cœur des joueurs »

    La Marseillaise : Vous avez été speaker sur les plus grands concours et compétitions de pétanque à travers le monde, mais jamais au Mondial La Marseillaise à pétanque. Ce sera chose faite lors de cette 65e édition, aux côtés de Vincent Baqué. Pourquoi n’aviez-vous encore jamais animé ce grand rendez-vous phocéen ?

    Laurent Causse : Je n’ai jamais animé le Mondial parce qu’il y avait déjà des personnes en place. Il y a quelques années, lorsque Michel Montana dirigeait l’épreuve, j’avais été présenté à lui par l’intermédiaire de la Fédération française de pétanque. Mais l’animation était alors assurée par un proche de l’organisation et cela n’avait pas abouti. Par la suite, Marc Alexandre a pris le relais. Comme nous nous entendons très bien, il était hors de question pour moi de démarcher une manifestation sur laquelle il officiait. Aujourd’hui, avec le changement de direction, Maryan Barthélémy m’a contacté pour animer le Mondial et j’ai accepté avec plaisir. Il y a quelques années, dans une interview, j’expliquais avoir animé la plupart des plus grandes compétitions, en France comme à l’étranger, jusqu’aux championnats du monde. La seule qui manquait à mon palmarès, c’était La Marseillaise. Aujourd’hui, la boucle est bouclée. Je n’y ai jamais travaillé, mais je connais bien l’événement. Je suis venu à plusieurs reprises comme spectateur. Je ne l’ai jamais joué, principalement pour des raisons professionnelles : il était difficile pour moi de me rendre disponible plusieurs jours de suite. En revanche, mon père disputait le Mondial chaque année et je venais régulièrement le suivre.

    Qu’est-ce qui vous impressionne le plus lorsque vous assistez à une édition de La Marseillaise ?

    L.C. : Ce qui m’a toujours marqué, c’est l’ampleur de l’organisation. Ce sera un peu moins le cas cette année, mais autrefois, le dimanche, les parties étaient réparties sur de très nombreux sites. Il fallait parfois prendre des bus pour rejoindre les terrains. C’était impressionnant. Mais ce qui m’a le plus frappé, c’est l’atmosphère du premier jour au parc Borély : cette foule immense où se côtoient champions et anonymes. C’est toute l’âme populaire de l’événement. Et puis il y avait le carré d’honneur sur le Vieux-Port. C’était quelque chose d’unique. Voir une partie de pétanque disputée sur une barge au cœur de Marseille, c’était extraordinaire. Aujourd’hui, avec les contraintes de sécurité, cela paraît difficilement envisageable, mais ce cadre reste l’un de mes plus beaux souvenirs du Mondial.

    Qu’est-ce qui fait, selon vous, le charme du Mondial ?

    L.C. : D’abord, tout le monde peut s’inscrire. C’est ce qui en fait la compétition la plus populaire au monde. Aujourd’hui, beaucoup de concours sont limités à 256 ou 512 équipes. À La Marseillaise, chacun peut tenter sa chance. Ensuite, dès la première partie, un jeune joueur peut se retrouver face à un champion du monde. C’est quelque chose de rare dans le sport et particulièrement vrai à la pétanque. C’est la magie du Mondial.

    Si vous deviez choisir un joueur pour incarner le Mondial La Marseillaise à pétanque, qui serait-il ?

    L.C. : Je dirais Marco Foyot. Il a remporté six fois La Marseillaise et a également été consultant sur l’épreuve. On l’a vu sous plusieurs facettes et son nom est indissociable de celui du Mondial. Bien sûr, il y a aussi Philippe Quintais, mais Philippe représente davantage la pétanque dans son ensemble. Quand on évoque La Marseillaise, Marco Foyot vient immédiatement à l’esprit.

    Quelle est la recette pour séduire son auditoire ?

    L.C. : Ma priorité est de faire vibrer le public en lui proposant les meilleures affiches dans les meilleures conditions possibles. Lorsqu’il existe un carré d’honneur ou un terrain central, l’objectif est d’y programmer les rencontres les plus attractives afin d’attirer le public, de satisfaire les partenaires et de mettre en valeur l’événement. De belles parties, il y en a pendant toute la compétition, mais certaines ont un pouvoir d’attraction particulier. Il faut aussi valoriser les joueurs de haut niveau. Un plateau prestigieux contribue largement au succès d’une manifestation. Cela passe notamment par la présentation de leur palmarès et de leurs performances. Le défi consiste à trouver le bon équilibre entre les attentes de l’organisateur, celles du public, des partenaires et des joueurs. Ce n’est pas toujours simple, mais c’est essentiel.

    Faut-il privilégier l’aspect informatif ou le côté divertissant pour que le public passe un bon moment ?

    L.C. : Sur ce type d’événement, nous sommes avant tout des animateurs sportifs. Notre rôle est de transmettre des informations liées à la pétanque tout en restant accessibles à tous. Dans les tribunes, il y a des passionnés, mais aussi des novices. Il est donc important de présenter les joueurs et leur palmarès. Beaucoup de spectateurs connaissent les noms de Marco Foyot, Philippe Quintais, Dylan Rocher ou Henri Lacroix sans forcément mesurer l’ampleur de leurs performances. Pendant les parties, il faut également expliquer certaines situations de jeu et certains points du règlement. Pourquoi un joueur reçoit-il un carton jaune ? Pourquoi telle décision est-elle prise ? Ce sont des éléments qui intéressent le public. Au final, il faut trouver le juste équilibre entre information et animation. S’adresser à la fois aux initiés et aux non-initiés n’est pas évident, mais c’est, selon moi, la meilleure recette.

    Est-ce que le Mondial La Marseillaise à pétanque est, selon vous, la compétition la plus prestigieuse à remporter ?

    L.C. : On me pose souvent la question : quel est le plus grand ou le plus beau concours de pétanque en France ? Ma réponse a toujours été la même et elle n’a pas changé. Pour moi, trois compétitions se détachent clairement : le Mondial La Marseillaise à pétanque, le Mondial de Millau et l’Europétanque des Alpes-Maritimes. Mais chacune possède sa propre identité et ses spécificités. C’est pour cette raison qu’il m’est impossible de les comparer ou d’affirmer que l’une est supérieure aux autres. Ces trois événements attirent les meilleurs joueurs de la planète, mais leurs formats sont totalement différents. Si l’on parle de popularité, alors oui, La Marseillaise est sans doute la référence. Avec plusieurs milliers d’équipes engagées et des participants venus de nombreux pays, c’est un événement hors-norme. C’est certainement la compétition la plus populaire du monde de la pétanque. Le Mondial de Millau était souvent considéré comme la « Mecque de la pétanque ». Il attirait moins d’équipes que La Marseillaise, mais proposait une multitude de compétitions : tête-à-tête, doublettes, triplettes, épreuves féminines… À Millau, même après une élimination précoce, les joueurs pouvaient continuer à participer à d’autres concours pendant plusieurs jours. L’expérience était totalement différente. En revanche, il est certain que La Marseillaise occupe une place à part dans le cœur des joueurs.

  • OM : Bruno Genesio a signé

    OM : Bruno Genesio a signé

    Après avoir recruté Grégory Lorenzi pour assurer la direction sportive, l’OM tient son nouvel entraîneur. Sans surprise, Bruno Genesio a signé son contrat en faveur du club olympien. Ce dernier a justifié son choix. « J’ai choisi de rejoindre l’Olympique de Marseille parce que j’ai été séduit par le défi qui m’a été présenté. L’OM est un club unique, avec une histoire exceptionnelle, une identité forte et des supporters dont la passion est reconnue bien au-delà de ses frontières. Je suis très heureux de prendre part à ce nouveau projet. Je tiens à remercier Frank McCourt, Stéphane Richard et Grégory Lorenzi pour leur confiance. Je suis impatient de commencer le travail avec l’ensemble des équipes du club et les joueurs afin de construire un groupe à la hauteur des ambitions de l’Olympique de Marseille. »

  • Inscriptions Mondial à pétanque : le Cambodge au départ

    Inscriptions Mondial à pétanque : le Cambodge au départ

    Le Cambodge rejoint l’Algérie, l’Allemagne, Andorre, l’Angleterre, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, la Bulgarie, le Danemark, l’Espagne, les États-Unis, la Finlande, la Grèce, l’Italie, le Japon, le Luxembourg, Madagascar, le Maroc, le Mexique, Monaco, les Pays-Bas, le Portugal, le Sénégal, la Slovaquie, la Slovénie, la Suède, la Suisse, le Togo et la Tunisie au concert des nations présentes à Marseille. 4 681 équipes étaient engagées à 18h à la clôture du bureau central des inscriptions

  • L’Angleterre, un géant aux pieds d’argile défensifs face au Congo

    L’Angleterre, un géant aux pieds d’argile défensifs face au Congo

    Deux buts inscrits pour trois encaissés : le bilan des trois premiers matches de poule des internationaux anglais, pourtant considérés parmi les grands favoris avant le Mondial, est loin d’être convaincant. « Nous n’avons pas encore vu le meilleur de cette équipe d’Angleterre offensivement, mais ce qui m’inquiète le plus jusqu’ici, c’est le nombre de fois où nous avons été mis en difficulté défensivement », a pointé Alan Shearer. L’ancien international anglais, désormais consultant pour la BBC, regrette une équipe trop friable dans son organisation : « Nous avons été mauvais défensivement en première mi-temps contre la Croatie, en encaissant deux buts. Et même si nous nous en sommes sortis face au Ghana et au Panama, nous avons concédé beaucoup trop d’occasions. »

    Au-delà d’un secteur offensif encore en rodage, où Harry Kane n’a pas toujours été suffisamment alimenté, le principal point faible de cette Angleterre reste la stabilité de sa ligne défensive. Et plus particulièrement le couloir droit, devenu un véritable casse-tête pour Thomas Tuchel. Le sélectionneur allemand dispose de plusieurs options, mais aucune ne s’impose naturellement dans ce rôle, la plupart des joueurs concernés n’évoluant pas habituellement dans un poste de latéral droit.

    Le retour du bâton

    Selon plusieurs observateurs, le technicien pourrait être contraint d’aligner une nouvelle ligne arrière remaniée, avec Djed Spence repositionné dans le couloir droit, Ezri Konsa décalé depuis l’axe, ou encore une charnière associant John Stones et Marc Guéhi, si ce dernier est pleinement opérationnel. Comment expliquer cette instabilité ? Elle s’explique d’abord par une accumulation de blessures et par le manque de spécialistes du poste.

    L’Angleterre doit composer sans Kyle Walker, longtemps indéboulonnable et désormais retraité de la sélection, mais aussi sans Ben White, blessé en mai et forfait pour la compétition. Plus récemment, le pépin musculaire de Reece James, touché aux ischio-jambiers, est venu fragiliser encore un peu plus un secteur déjà sous tension. Dans ce contexte, Thomas Tuchel apparaît sous pression, d’autant qu’il a fait le choix de ne pas rappeler Trent Alexander-Arnold, pourtant disponible et capable d’évoluer dans ce rôle, lui préférant Trevoh Chalobah, un profil davantage défensif et central. Un pari qui interroge, tant le poste de latéral droit semble aujourd’hui être le talon d’Achille de cette sélection anglaise.

    Conséquence directe : avoir écarté cet expérimenté défenseur, malgré des qualités défensives parfois discutées, revient aujourd’hui comme un choix lourd de conséquences, avec la blessure de Reece James qui prive le sélectionneur d’une option majeure face à la RDC.

    Car Thomas Tuchel ne dispose pas de véritable solution de repli crédible. Djed Spence évolue surtout à gauche à Tottenham et manque d’expérience internationale, Ezri Konsa est installé dans l’axe à Aston Villa, tout comme Jarrell Quansah au Bayer Leverkusen.

    ET AUSSI

    Un duel endiablé avec des Lions affamés

    Le Sénégalais Sadio Mané et le Belge Jérémy Doku, deux armes fatales de leur sélection, n’ont pas vraiment été létales au Mondial-2026 et doivent recharger rapidement avant de s’affronter en 16e de finale, ce mercredi (22h) à Seattle. À 24 ans, l’attaquant de Manchester City (45 sélections 7 buts) était très attendu par les Diables Rouges après une belle saison en Premier League. De dix ans son aîné, Sadio Mané dispute son dernier grand tournoi international avec les Lions de la Terranga, après avoir remporté sur le terrain le titre de champion d’Afrique en janvier, puis en avoir été dépossédé au profit du Maroc. L’ancien attaquant de Liverpool, parti à Al-Nassr où il a été couronné champion d’Arabie saoudite cette saison avec Cristiano Ronaldo, a été titulaire mais n’a pas marqué lors des trois matches de groupes contre la France (défaite 3-1), la Norvège (défaite 3-2) et l’Irak (victoire 5-0).

    Vagues de chaleur aux États-Unis

    Dans les prochains jours, les États-Unis vont à leur tour être frappés par une intense vague de chaleur. Cette dernière pourrait battre des records de températures localement et donc affecter la Coupe du Monde tout comme les célébrations du 250e anniversaire du pays. « Une vague de chaleur record et dangereuse va s’étendre cette semaine sur les deux tiers est du pays », ont prévenu les services météorologiques américains (NWS) sur X. Selon leur site, des températures largement supérieures à 30°C sont attendues dans la plupart des États « du centre et de l’est des États-Unis ». Combinée à un taux d’humidité élevé, la chaleur ressentie pourrait atteindre entre 40 et 46 °C. Environ 142 millions de personnes se trouvaient dimanche sous alerte canicule, selon NBC.

  • Bruno Genesio doit s’engager pour deux saisons à l’OM

    Bruno Genesio doit s’engager pour deux saisons à l’OM

    Attendu depuis près de deux mois sur la Canebière, Bruno Genesio aurait donné son accord pour s’engager avec l’OM pour les deux prochaines saisons. L’entraîneur lyonnais est attendu le lundi 6 juillet pour la reprise de l’entraînement des Olympiens.

    Une page se tourne à Marseille. Désormais débarrassé des incertitudes qui entouraient sa situation financière, après son passage devant l’UEFA et la DNCG, le club peut pleinement préparer la saison 2026-2027. Si les joueurs retrouvent progressivement le chemin de la Commanderie, un seul dossier restait en suspens : celui de l’entraîneur.

    Mardi, l’OM a officiellement annoncé la fin de sa collaboration avec Habib Beye. Arrivé sur le banc olympien dans un contexte délicat, l’ancien défenseur quitte donc ses fonctions après plusieurs semaines de discussions avec sa direction. Cette décision était attendue depuis de longues semaines, les dirigeants marseillais ayant fait de Bruno Genesio leur priorité pour prendre les commandes de l’équipe.

    Pour autant, le club n’a toujours pas officialisé l’arrivée de l’ancien entraîneur de l’Olympique Lyonnais et du Stade Rennais. Selon L’Équipe, les derniers détails contractuels ont été réglés ces derniers jours, avec un accord trouvé sur un contrat de deux ans.

    Bruno Genesio devrait arriver à Marseille accompagné d’un staff composé de Jérémie Bréchet et Dimitri Farbos comme adjoints, de Nicolas Dehon pour entraîner les gardiens, ainsi que de Thomas Choinard, responsable de la performance, qu’il avait déjà côtoyé à Rennes. Une équipe technique préparée depuis plusieurs semaines, alors même que sa nomination officielle se faisait toujours attendre.

    Un avenir à reconstruire pour Beye

    Arrivé sur le banc olympien dans un contexte particulièrement délicat, Habib Beye quitte le club après avoir échoué dans sa mission de qualifier l’OM en Ligue des Champions.

    Pour le technicien franco-sénégalais, l’heure est désormais à la recherche d’un nouveau défi. Au cours des dernières semaines, son profil a été évoqué auprès de plusieurs clubs de Ligue 1, parmi lesquels l’AJ Auxerre, le RC Lens, le Stade Brestois, l’OGC Nice ou encore l’AS Monaco, sans qu’aucune de ces pistes ne débouche sur des discussions avancées.

    Plus récemment, le Paris FC s’était également renseigné sur sa situation. Mais le club francilien, promu en Ligue 1, a finalement décidé de miser sur l’ancien entraîneur de Strasbourg, Liam Rosenior, attendu pour signer un contrat de deux saisons assorti d’une année supplémentaire en option. Une nouvelle option qui s’envole donc pour Habib Beye, lequel devrait désormais prendre le temps d’étudier les opportunités qui se présenteront au cours de l’été.

    Salaire mirobolant attendu pour Mason Greenwood

    Le dossier Mason Greenwood continue de faire couler beaucoup d’encre. Courtisé par l’AS Rome, qui envisagerait de s’attacher ses services pour environ 40 millions d’euros – une somme jugée insuffisante par la direction de l’OM – l’ailier britannique susciterait désormais également l’intérêt prononcé de Fenerbahçe et de son président aux moyens importants. Afin de séduire le joueur et de mettre une pression supplémentaire sur le club romain, la formation turque aurait formulé une offre salariale comprise entre 7 et 8 millions d’euros nets par saison. Pour rappel, l’écurie italienne aurait déjà trouvé un accord contractuel autour d’un salaire estimé à 4,5 millions d’euros nets annuels.

  • La Norvège d’Haaland trompe les Éléphants

    La Norvège d’Haaland trompe les Éléphants

    En mettant au repos ses cadres lors du troisième et dernier match de poule face à l’équipe de France, le sacrifice de Stale Solbakken, le sélectionneur de la Norvège, a porté ses fruits. Sans être transcendants, les Vikings sont allés chercher la qualification pour les 8e de finale du Mondial 2026 grâce à sa victoire face à la Côte d’Ivoire (2-1).

    Malgré une possession de balle très équilibrée entre les deux formations, les Norvégiens ont trouvé en premier le chemin des filets par l’intermédiaire de l’ailier du RB Leipzig, Antonio Nusa (39’, 1-0). Avec trois tirs cadrés seulement à l’heure de jeu, les Éléphants ont cruellement manqué de précision dans le dernier geste. Mais leurs efforts ont finalement été récompensés à un quart d’heure du terme grâce à la réalisation d’Amad Diallo (74’, 1-1).

    Ce diable d’Erling Haaland

    Alors que ce 16e de finale se dirigeait vers les prolongations, une brillante action collective des Norvégiens a permis à leur serial-buteur Erling Haaland (86’, 2-1) d’inscrire son cinquième but du Mondial. En gérant leur courte avance jusqu’au bout, les Vikings ont validé leur billet pour le troisième 8e de finale de leur histoire, où ils affronteront dimanche (22h) le Brésil de Vinicius Junior. Un défi de taille pour les Lions Nordiques.

  • Le tireur d’élite Damien Hureau vise son premier sacre à Borély

    Le tireur d’élite Damien Hureau vise son premier sacre à Borély

    Son balancier, à la fois élégant et d’une fluidité remarquable, fait de lui l’un des tireurs les plus redoutés du circuit. Damien Hureau, canonnier au palmarès parmi les plus riches de la planète pétanque, tentera de décrocher, dès dimanche, sa première victoire à la Marseillaise à l’occasion de la 65e édition du Mondial.

    « Compte tenu du nombre d’équipes engagées, du fait que le concours se dispute à Marseille et de l’histoire même de la pétanque, née ici, cette épreuve revêt forcément une dimension particulière », souligne-t-il.

    L’Angevin de 48 ans avait atteint les demi-finales dès sa première participation, en 2001, aux côtés de Jean-Luc Robert et d’un certain Philippe Quintais. « Pour tout le monde, c’est une évidence : c’est un monsieur dans tous les sens du terme », confie celui qui compte parmi les plus fidèles partenaires du « roi ». « Par son jeu, son parcours et tout ce qu’il a apporté à la pétanque. Je l’ai souvent comparé à Roger Federer dans le tennis : un joueur d’une immense classe, fluide, intelligent dans sa façon de jouer, doté d’une mentalité irréprochable et toujours respectueux, aussi bien de ses partenaires que de ses adversaires. En un mot : la classe. Et ce qualificatif lui correspond parfaitement. »

    Vingt-cinq ans après ses premiers pas au Parc Borély, le licencié du club d’Hanches (Eure-et-Loir) s’apprête à retrouver les allées marseillaises aux côtés de l’un de ses partenaires de toujours, Julien Lamour, et d’un coéquipier inattendu : l’Américain Mark Greenberg.

    « J’ai partagé tellement de choses avec Julien. Nous avons remporté quasiment toutes les grandes compétitions ensemble, à l’exception du championnat de France. Pour moi, c’est comme un petit frère », glisse Damien Hureau.

    Trio pas comme les autres

    Le troisième larron de l’équipe est bien moins connu du grand public. « Mark est originaire de Santa Monica, près de Los Angeles, où il vit toujours. Il a environ 75 ans et c’est un véritable passionné de pétanque. Nous nous sommes rencontrés lors d’un concours en Floride, il y a une quinzaine d’années. Le courant est tout de suite passé, nous avons commencé à jouer ensemble et une véritable amitié est née », raconte celui qui participe régulièrement à des compétitions en Amérique du Nord depuis plusieurs années.

    « C’est quelqu’un de très attachant, animé par une passion rare. Malgré son âge, il est complètement habité par la pétanque. Il n’avait encore jamais participé à La Marseillaise, alors que c’était un rêve pour lui. Je lui ai expliqué que ce ne serait pas facile : il y a beaucoup de marche, la chaleur, l’intensité du concours… Mais il m’a répondu que s’il ne la faisait pas cette année, il ne la ferait jamais. Avec Julien, nous avons donc décidé de l’accompagner dans cette aventure. L’objectif est simple : prendre du plaisir, aller le plus loin possible, le préserver au maximum et, surtout, lui permettre de vivre enfin cette Marseillaise dont il rêve depuis tant d’années », confie le cofondateur de la marque Valtop.

    Selon Damien Hureau, le charme du Mondial réside en partie dans la diversité des conditions de jeu selon les lieux et la proximité avec le public. « C’est toujours plaisant. On sent que les gens vivent les parties avec nous, ce qui rend l’expérience unique. On ne retrouve cela nulle part ailleurs. Dans les compétitions plus classiques, tout est beaucoup plus encadré et les spectateurs sont éloignés. À La Marseillaise, c’est différent : il faut aussi s’adapter à cette atmosphère », souligne le tireur au calme légendaire.