Category: sports

  • Rakotoarisoa déroule dans le Parc Borély

    Rakotoarisoa déroule dans le Parc Borély

    La première partie semblait être un piège avec la présence de trois joueurs de Fréjus dans l’équipe adverse.

    Emmanuel Paradis, Antonio Lipari et Jonathan Poulais avaient du mal à entrer dans la partie. Une aubaine pour la formation de Zigle qui s’envolait rapidement pour mener au terme des six premières mènes 8 à 2. Piqués au vif, les Varois réagissaient et nous gratifiaient d’une petite remontada (4-8). La partie s’équilibrait. Une baisse de régime de Zigle et ses pairs permettaient au Varois de coller au score (9-5).

    Les spectateurs étaient heureux du sursaut varois. La partie n’était pas finie, enfin le jeu devenait intéressant. Un point supplémentaire pour Zigle n’empêchait pas les joueurs de Fréjus de revenir au score 6 à 10. Belle réaction mais vite annihilée par les Malgaches qui reprenaient du poil de la bête. Dans la dernière ligne droite, Zigle et les siens haussaient leur niveau de jeu pour s’imposer 13 à 5.

    Le 16e de finale sera une formalité, et pourtant on s’attendait à une belle empoignade en voyant l’équipe adverse. Une formation emmenée par Kevin Philipson et Luc Laille excusez du peu.

    Une simple formalité

    pour le 16e finale

    Devant une énorme galerie les Malgaches n’ont fait qu’une bouchée de leurs adverses. Méconnaissable, Tellene se faisait dominer par Franck Picq à l’appoint. Kevin Philipson était lui aussi aux abonnés absents. Seul Luc Laille sortait la tête de l’eau mais ce n’était pas suffisant. En quatre mènes Tellene et ses pairs sombraient par un score sans appel (0 -13).

    Kevin Philipson était très déçu. « Depuis dimanche on avait fourni un beau jeu, et là on a craqué, moi le premier. Mais rendons hommage à ces Malgaches et notamment à Yves Rakotoarisoa qui n’a pas manqué une boule. »

    évolution du score

    32e. Rakotoarisoa – Paradis : 2-0/2-2/4-2/6-2/7-2/8-2/8-4/9-4/9-5/10-5/10-6/13-6

    16e. Rakotoarisoa – Telene : 2-0/5-0/10-0/X/13-0

  • Ludovic Montoro : « La Marseillaise est devenue un concours incontournable »

    Ludovic Montoro : « La Marseillaise est devenue un concours incontournable »

    La Marseillaise : Vous disputez ce Mondial aux côtés de Ligan Doerr et Nelson Ziegler. Comment s’est montée cette partie ?

    Ludovic Montoro : Ça s’est fait au dernier moment. Je ne devais pas jouer, j’avais prévu de me reposer avant les grosses échéances de l’été. Malheureusement, Michel Hatchadourian s’est blessé dans un accident du travail et n’a pas pu venir. Ligan [Doerr] et Nelson [Ziegler] ont pensé à moi. Je suis heureux d’être là, même si j’aurais préféré que ce soit dans d’autres circonstances. J’espère surtout que Michel se rétablira vite.

    Qu’est-ce qui vous surprend
    le plus chez Ligan Doerr
     ?

    L.M. : Sa maturité. Malgré son jeune âge, on a l’impression de jouer avec quelqu’un de beaucoup plus expérimenté. Son parcours aux côtés d’Henri Lacroix lui a énormément apporté. Comme d’autres jeunes de sa génération, il a grandi très vite dans le jeu.

    Quelle place occupe le Mondial dans votre saison boulistique ?

    L.M. : C’est le concours le plus médiatique et il s’est énormément professionnalisé. Aujourd’hui, tous les meilleurs joueurs veulent le gagner. C’est devenu un rendez-vous incontournable et le véritable lancement de notre saison estivale.

    Certains adorent l’ambiance
    de La Marseillaise, d’autres champions ont parfois du mal. Quel est votre positionnement ?

    L.M. : C’est la fête de la pétanque. Il y a une vraie proximité avec le public, dans une ambiance conviviale. En même temps, l’organisation est de plus en plus rigoureuse. Cet équilibre entre fête populaire et compétition de haut niveau fait tout le charme de La Marseillaise.

    Quel est votre meilleur souvenir au Mondial La Marseillaise
    à pétanque ?

    L.M. : La première victoire reste forcément spéciale. Mais la deuxième m’a encore plus marqué, car ma femme était présente. Ces deux titres ont surtout été remportés avec une bande de copains très soudée. Aujourd’hui, c’est de plus en plus rare de gagner avec de vrais amis, et c’est ce qui rend ces souvenirs encore plus précieux. C’est un regret de ne pas avoir fait un championnat de France tous les trois. Il y avait quelque chose dans cette équipe, une vraie alchimie et de l’amitié. Avec Jean-Michel, plus calme, et les tempéraments différents, ça fonctionnait bien. Quand on jouait bien, on déroulait, mais on n’a jamais pu voir jusqu’où ça pouvait aller sur un grand championnat.

    Est-ce que cette triplette fut la meilleure de votre carrière ?

    L.M. : C’est un regret de ne pas avoir fait un championnat de France tous les trois. Il y avait quelque chose dans cette équipe, une vraie alchimie et de l’amitié. Avec Jean-Michel, plus calme, et des tempéraments différents, ça fonctionnait bien sans que ça déborde. Quand on jouait bien, on déroulait, mais on n’a jamais pu voir ce que ça aurait donné sur un championnat de France.

    Quel est le secret, à vos yeux, de cette Marseillaise quand on voit des terrains qui sont difficiles ?

    L.M. : Il faut s’adapter à des terrains très techniques, plus roulants que ceux que l’on joue habituellement. Ils demandent beaucoup de précision et de concentration, car la moindre erreur peut coûter très cher. Ce sont des terrains à l’ancienne, avec des dévers, qui obligent à adopter une approche différente.

    Est-ce que la force d’un bon pointeur, dans la pétanque moderne, est de savoir tirer aussi efficacement qu’un tireur ?

    L.M. : À La Marseillaise, les parties se gagnent souvent au point. Les terrains rendent le tir plus difficile, mais les quelques boules à tirer sont souvent décisives. Aujourd’hui, le pointeur doit aussi savoir tirer : c’est une évolution imposée par la pétanque moderne et par les terrains actuels.

  • Torea Tairio, les liens du cœur

    Torea Tairio, les liens du cœur

    Un arbre ne peut pas vivre sans ses racines. Torea Tairio non plus. Malgré les 16 000 km qui la séparent de Tahiti, rien ne peut défaire ses liens avec sa terre natale. C’est là qu’elle a grandi, là où vivent ses parents, là aussi qu’elle a joué ses premières parties de pétanque. « C’est venu dès l’enfance, explique-t-elle. Mes grands-parents jouaient à la pétanque, mon père et ma mère aussi, c’est des passionnés. Et moi j’ai commencé la compétition vers mes 15 ans. »

    Son premier club, l’AS Tamarii Punaruu, est celui de Punaania, la ville où elle est née il y a 37 ans. Elle est vite repérée comme un talent en devenir, avec les qualités nécessaires pour atteindre le haut niveau. Confirmation en octobre dernier à Douai, où elle participe pour la première fois au championnat du monde triplette avec l’équipe de France, aux côtés notamment de Nelly Peyré. « On se connaît depuis 3-4 ans, quand Torea est entrée en équipe de France, précise Nelly. Elle a du caractère, et malgré la rivalité sportive, on a une grande complicité. » Idem avec Ludivine Lovet, son autre partenaire lors de cette Marseillaise.

    Les trois jeunes femmes racontent en se chambrant leur affrontement au championnat de France 2023, où Torea a battu Ludivine en demi-finale, avant d’échouer pour le titre face à Nelly. Leur entente ne leur a pas permis de triompher cette année. Avec six participations au Mondial, Torea a atteint sa deuxième finale, après sa victoire en 2024. Arrivée en métropole en 2009, la Tahitienne n’a jamais vraiment quitté son île. Elle la porte dans son cœur et même à fleur de peau, avec ce long tatouage qui recouvre tout son bras gauche. « C’est Maohi, c’est mes racines, c’est précieux. Ça raconte mon histoire, des dessins représentent ce que j’ai souffert, d’autres sont des protections. » Elle montre alors un Tiki, les divinités tahitiennes, qui sont à la fois des humains et des dieux. Bien que Torea soit habituellement discrète, voire secrète, sa sensibilité se révèle à l’évocation de Tahiti. « Tout me manque de là-bas, confie-t-elle émue. Heureusement, on s’appelle tous les jours avec mes parents. Ma famille, ma communauté, c’est mon pilier. » Le lien avec sa terre est si fort qu’elle n’envisageait pas que ses enfants naissent ailleurs qu’à Tahiti. Quand elle a suivi son compagnon, Manaia, venu pour l’armée en métropole, elle a d’abord attendu la naissance de son fils, Roihau, qui a fait ses premiers pas sur l’île. Puis en 2013, elle a tenu à rentrer à Tahiti pour que sa fille, Nunaaehau, naisse et passe ses premiers mois là-bas. « C’est pour leur transmettre nos valeurs, le partage, la joie de vivre. » Désormais installée en Haute-Garonne, elle est licenciée à Cazères. « Gilles Rey, le président, a voulu que je signe. Il me suit depuis longtemps, il compte beaucoup dans mon parcours. » Un parcours qui fait bien sûr la fierté des siens. « Quand je joue, mon compagnon et mes enfants sont là, c’est mon ancrage. En début de partie, je les regarde toujours. »

    En défiant la distance, son père lui a fait la surprise d’être présent lors du championnat du monde. « Il m’avait dit qu’il ne pourrait pas venir, et d’un coup, je l’ai vu, c’était incroyable ! »

    « Quand je joue, mon compagnon
    et mes enfants sont là, c’est mon ancrage »

  • Les jeunes artilleurs du Département ont fait le show

    Les jeunes artilleurs du Département ont fait le show

    Ils étaient 200 au départ et il n’en restait plus que 8, ce lundi soir. Le Mondial La Marseillaise, en collaboration avec le Comité bouliste 13, organisait les finales des championnats des Bouches-du-Rhône. Trois catégories de jeunes étaient en lice : les benjamins, les minimes, les cadets et les cadettes. Enfants et adolescents ont eu le plaisir de jouer sur le stade d’honneur, alors que le soleil tombait peu à peu sur le parc Borély. Président du Comité, Patrick Fara décrivait cet événement : « Les sélections se sont déroulées en mars, avec 200 petits. La compétition a été mise en place par l’organisation de La Marseillaise et le Comité. On voulait leur offrir le terrain d’honneur pour leurs finales. »

    Plusieurs clubs locaux étaient représentés comme Fuveau, Fos-sur-Mer mais aussi Pélissanne, lors de ces finales en cinq étapes. Plusieurs ateliers ont été effectués pour départager les finalistes : tirer la boule seule, une boule derrière un bouchon, une boule entre deux autres, une boule sautée et le cochonnet seul.

    Hauts comme trois boules de pétanque, mais déjà très habiles, les benjamins ont ouvert le bal. Wyatt Buche et Mayven Marsille se faisaient face sous les yeux de quelques dizaines de spectateurs. C’est finalement le dernier cité qui s’est imposé sur le score de 24-15. Ensuite, les minimes sont entrés en piste avec encore plus de précision. Le jeune tireur de Fuveau Maysson Herlemann a finalement battu de peu Essaie Lucchesi (24-20).

    Il ne restait ensuite plus que les cadettes et cadets. Toujours calme durant sa partie, Paloma Mathieu a battu sa partenaire de club Manon Bert. Score final : 18-6. Pour boucler la soirée, le vainqueur du trophée des jeunes la veille, Dunkan Baudino, a remporté le titre départemental face à Esteban Bontoux. Tout ceci en réalisant le meilleur score général (32-18). Tous les finalistes ont reçu des cadeaux et ont pu fermer le terrain principal.

    « On voulait leur offrir
    le terrain d’honneur »

  • Recycler pour aider, l’ambition de l’association Ramh

    Recycler pour aider, l’ambition de l’association Ramh

    Depuis une demi-décennie, l’association Relais d’aides matérielles aux handicapés (Ramh) prend part au Mondial La Marseillaise pour mener à bien sa mission : récolter les déchets, les recycler et verser les bénéfices aux personnes en situation de handicap. « Il y a 22 ans, quand j’ai créé l’association, nous avons démarré par le recyclage de bouchons ou couvercles en plastique, retrace Jean-Philippe Jaen, président de la structure. Aujourd’hui, nous avons élargi à tous les types de bouchons : plastique, métal, liège, couvercles de pots de confiture… On recycle aussi les radiographies médicales, les cartouches d’encre, et même l’informatique, que l’on réadapte ». Le principe : revendre les objets récupérés et utiliser les gains pour aider « toute personne non valide, c’est-à-dire handicapée par sa santé dans son quotidien, qu’il s’agisse d’un handicap moteur, d’une maladie mentale ou autre », détaille le président. Et le format des aides proposées est très variable : certaines sont « spécifiques », comme celle fournie chaque année à l’Institut Paoli-Calmettes, centre de traitement du cancer à Marseille (9e), ou plus ponctuelles, proposées à des particuliers. « À titre d’exemple, nous avons récemment aidé un couple de jeunes parents en fauteuil roulant à financer un lit adapté pour qu’ils puissent s’occuper de leur nourrisson », détaille Jean-Philippe Jaen.

    L’occasion d’une grande récolte

    Au départ, seulement présente pour le Mondial des femmes, l’association a depuis deux à trois ans élargi son niveau d’implication pour devenir « presque sponso » de l’AJCM, structure à l’origine de l’organisation du Handi Mondial à Pétanque. « On finance une grande partie des tee-shirts », détaille le président.

    Les six jours d’événement sont aussi bien sûr l’occasion de récolter de quoi recycler. Lundi après-midi, Ramh en était à 120kg de bouchons.

  • Un lundi d’initiation tourné vers le handicap

    Un lundi d’initiation tourné vers le handicap

    Palalalala, je t’ai battu ! Ça va, pas trop dur d’être nul ? », s’exclame, railleur, le cadet du petit groupe venu du centre Saint-Raphaël (14e), foyer de vie pour personnes atteintes de handicaps mentaux, pour participer à une initiation pétanque en marge du Mondial. « Trop concentré » pour répondre à nos questions, le jeune homme a été invité, comme ses cinq autres camarades, par le Département des Bouches-du-Rhône pour prendre part à une matinée conviviale autour des boules. Avec eux, six résidents du foyer Exister, installé à Peypin, ont eux aussi été conviés.

    Pour les coacher lundi matin : « Mimi » des Amis de Saint-Julien et Yannick, tous deux éducateurs en école de pétanque. Trois épreuves leur sont présentées : le point, le tir, et la boule « [Philippe] Quintais », joueur de pétanque cinq fois vainqueur du Mondial. « Sans doute l’épreuve qui repose le plus sur la chance », note Mimi. Le principe ? Parvenir à coincer sa boule dans l’un des trous creusés sur une planche à l’effigie du mythique joueur. « Ils sont bon public, partout où on les emmène ils se régalent, à partir du moment où ils arrivent motivés », glisse Arnaud Farin, éducateur spécialisé à Exister, ravi de l’enthousiasme que suscite l’activité.

  • Lee Taehloon de retour dans le temple de Borély

    Lee Taehloon de retour dans le temple de Borély

    Son retour est motivé par une envie simple : apprendre et s’inspirer du plus grand rendez-vous mondial de la discipline afin d’accompagner son développement dans son pays.

    À Marseille, Lee Taehloon observe, échange et apprend. Une expérience précieuse dont il entend se servir, une fois rentré en Corée du Sud, pour faire grandir la pétanque à l’autre bout du monde. « C’est un très grand événement et en Corée, la pétanque ne fait que débuter », explique-t-il dans un français presque parfait. « Je vois beaucoup de techniques ici, notamment dans l’organisation. Je voudrais rapporter tout ça et que la discipline se développe davantage. »

    Car dans son pays, la pétanque est encore une pratique émergente. Elle rassemble environ 200 licenciés et passionnés, bien loin toutefois des sports rois que sont le baseball, le foot ou le basket. Mais elle gagne progressivement du terrain auprès d’un public curieux.

    L’histoire de Lee Taehloon avec la pétanque a commencé presque par hasard. Employé dans une entreprise francophone, il découvre le jeu au moment où la discipline lorgnait sur les JO 2024. « Avec des amis enseignants de français en Corée, nous avons commencé à structurer une fédération et à promouvoir ce sport », raconte-t-il.

    Aujourd’hui, les premiers pratiquants sont issus de la communauté francophone et du milieu scolaire, où des initiations sont organisées dans certains lycées. Pour lui, la force de la pétanque réside dans sa simplicité. « On peut jouer n’importe quand, sur presque n’importe quel terrain. C’est un sport accessible à tous et qui convient aussi très bien aux personnes âgées. »

  • Messonnier a imposé sa Loy à l’équipe Grégori

    Messonnier a imposé sa Loy à l’équipe Grégori

    Après un rude cinquième tour, où une équipe de Gémenos les ont poussés dans leurs retranchements, Patrick Messonnier, double vainqueur du Mondial, Yohan Cousin, membre du collectif France, et Michel Loy, triple champion du monde, ont connu lundi une fin de journée plus confortable. Pourtant, sur le papier, leur 64e de finale face à la formation des Provençaux Steve Gimenez et Patrice Grégori, aujourd’hui pensionnaires du Saint-Georges Pétanque sur l’île de Beauté, pouvait grandement les inquiéter par leur force de frappe. Mais le niveau de jeu de Michel Loy a fait la différence. Dura lex, sed lex.

    6e partie

  • Des pépites malgaches « picqués » au vif

    Des pépites malgaches « picqués » au vif

    La journée de dimanche s’était déroulée sans véritable accroc. À aucun moment, Yves Zigle et ses partenaires n’avaient été mis en difficulté. Le lundi s’annonçait comme un copier-coller de la veille. Exemptés des cadrages, ils n’avaient plus que trois rencontres à disputer pour décrocher leur billet vers la finale, et ils les ont parfaitement négociées. Leur premier obstacle était une triplette marseillaise composée de Jean-Luc Coudene, Michel Nicaud et Joëlle Ville (Boule de Beaumont). Les Provençaux entamaient pourtant la rencontre de la meilleure des manières et menaient 7 à 3 après quatre mènes. En difficulté au tir, Ludovic Imbert et ses partenaires décidaient alors de changer de stratégie en optant pour le tir « de rafle ». Ce choix leur permettait de rivaliser avec Zigle et les siens, notamment en noyant le bouchon à plusieurs reprises.

    « Picqotements »

    Revenus à 7-5, les Marseillais ne parvenaient toutefois pas à inverser la tendance. La triplette de Zigle reprenait définitivement le contrôle des opérations pour s’imposer, démontrant une nouvelle fois que le beau tir reste le plus efficace.

    Après la pause déjeuner, Zigle et ses coéquipiers retrouvaient les allées ombragées du parc Borély pour y défier une solide formation corse composée de Ludovic Imbert, Sabatier Porcher et Éric Vinciguerra, venus de Bastia et Corte. C’est sans doute cette équipe insulaire qui aura le plus sérieusement inquiété Yves Picq, Zigle et leurs partenaires malgaches.

    Au moment où les Corses avaient l’occasion de prendre l’avantage, ils laissaient passer leur chance. Dans la dernière mène, Zigle remportait le carreau décisif. Le Malgache concluait avec autorité et envoyait les Corses à l’économat sur le score de 13 à 8.

    La dernière rencontre ne fut qu’une formalité. Opposés aux Ardéchois Mathys Merlin, Kenzo Bertrand et Herbert Choppick, les hommes de Zigle prenaient rapidement les commandes. Éprouvés par la chaleur et la fatigue, leurs adversaires ne parvenaient jamais à entrer dans la partie. Le score sans appel de 13 à 2 illustrait parfaitement la domination de la triplette malgache. Direction cette belle journée de mardi.

  • Trump fait annuler le carton rouge d’un joueur américain

    Trump fait annuler le carton rouge d’un joueur américain

    Les médias internationaux le qualifient déjà de « plus grand scandale de la coupe du monde ». Le président Américain, qui ne se cache pas de sa longue amitié avec le président de la Fifa (Fédération internationale de football association) depuis 2016, Gianni Infantino, l’a contacté afin de faire réexaminer la suspension prévue contre Folarin Balogun. Donald Trump a jugé la décision de l’arbitre de « très douteuse » et « injuste ».

    L’attaquant des États-Unis avait reçu un carton rouge mercredi 1er juillet lors du match contre la Bosnie-Herzégovine pour s’être réceptionné avec ses crampons sur la jambe de l’adversaire Bosnien Tarik Muharemovic après un saut.

    L’action avait été réexaminée longuement avec l’aide de la VAR (l’assistance vidéo à l’arbitrage) et l’arbitre avait conclu à « un geste constituant une faute grave mettant en danger l’intégrité physique de son adversaire. » Le joueur américain devait être exclu du match suivant comme le prévoit l’article 10.5 du code disciplinaire de la Fifa.

    Cependant, un autre article, le 27, vraisemblablement introduit par Gianni Infantino lui-même en 2019 selon le journal sportif l’Équipe, permet également d’atténuer, modifier ou lever une sanction. C’est celui qui a été utilisé afin d’annuler l’interdiction de jouer le prochain match pour Balogun permettant à l’attaquant de disputer la rencontre avec la Belgique en toute impunité mardi soir.

    « Une injustice »

    Alors que le président américain salue déjà la « réparation d’une grande injustice » sur son réseau social Truth, Mauricio Pochettino, le sélectionneur de l’équipe américaine, a félicité lui aussi Gianni Infantino pour avoir levé la sanction de son attaquant.

    En revanche, le président de l’UEFA (l’Union européenne des associations de football) ne cache cependant pas sa stupeur et parle de « ligne rouge » franchie par la Fifa : « Lorsque la certitude des règles n’est plus garantie par ses gardiens, c’est l’intégrité de la discipline qui est en jeu et la crédibilité d’une compétition qui est mise à mal.(…)Nous tenons à exprimer notre incrédulité face à une décision aussi inédite, incompréhensible et injustifiable. »

    Le ministre Belge des affaires étrangères Maxime Prévot a jugé « incompréhensible » l’intervention de la Fifa et évoque un « bafouement des règles les plus élémentaires du sport et du football ».

    La ministre des sports de Wallonie Bruxelles Jacqueline Galant complète : « la vraie force c’est de gagner avec fair-play » et ajoute que « c’est ce que les Belges feront demain [ce lundi soir à 20h] », lors de leur match contre les États-Unis. Le sélectionneur des diables rouges, Rudi Garcia a, quant à lui, ironisé : « Je ne savais pas que le 5 juillet correspondait au 1er avril à la Fifa. »

    Une décision qui pourrait faire jurisprudence

    La crainte du monde du football aujourd’hui est que cet article ayant été utilisé pour une décision controversée, beaucoup le réclament désormais pour des cas jugés similaires.

    ET AUSSI

    Les Norvégiens ont refroidi le Brésil

    Après s’être imposée mardi dernier face à la Côte d’Ivoire, la Norvège a dominé les Brésiliens 2-1. Portée par le géant Haaland qui inscrit un doublé en deuxième mi-temps, cette victoire emmène les Vikings directement en quarts de finale, au cours desquels ils affronteront les Anglais ce samedi 11 juillet.

    Neymar raccroche les crampons

    Le n° 10 de la Seleção, Neymar Jr, a annoncé sa retraite à l’issue du match perdu 2-1 contre la Norvège. Sa carrière internationale s’est achevée dans le même stade où elle avait commencé 18 ans plus tôt, avec la sélection brésilienne, non sans amertume, en partant en huitièmes de finale de cette coupe du monde. « ça a commencé ici, ça s’achève ici », a-t-il commenté.

    Les Mexicains battus à domicile

    Dimanche soir les Anglais se sont imposés contre le Mexique chez eux au stade de Mexico City, la victoire 3-2 propulse les Three Lions en quarts de finale grâce notamment à un Jude Bellingham et un Harry Kane en pleine forme. Ils ont inscrit respectivement un doublé à deux minutes d’intervalle en première mi-temps et un but à la 60esur penalty.

    La Colombie de Luis Diaz face aux Suisses

    Le redoutable ailier Colombien Luis Diaz qui affrontera l’équipe suisse, mardi en 8es de finale, fait la fierté des siens. Après une saison exemplaire au Bayern Munich avec 26 buts et 23 passes décisives, son entraîneur le décrivait comme « bon dans le chaos ». Suite à un début de coupe du monde en trombe face aux Ouzbeks, le Colombien s’est tout de même fait plus discret en termes de buts inscrits, malgré un jeu très offensif. Et il lui faudra redoubler d’effort face à la tacticité Suisse.