Category: sports

  • L’OM baisse pavillon

    L’OM baisse pavillon

    Ce duel entre l’OM et le PFC, en clôture de la troisième journée de Ligue 1, a d’abord été une histoire de duels.

    Duel à distance entre les deux gardiens. Avec côté marseillais, un Jeffrey de Lange trahi par ses défenseurs. Pour se retrouver deux fois dans l’impossibilité d’empêcher un but parisien. Alors que dans l’autre cage, Kevin Trapp se rappelait aux (mauvais) souvenirs du Vélodrome, donnant le sentiment que rien ne pouvait briser la muraille qu’il avait construite. Cela malgré une première égalisation opportuniste d’Amine Gouiri.

    Duel de buteurs surtout, avec d’un côté l’international Algérien de l’OM qui, à deux reprises, répondait à la vista de Lassine Sinayoko, dont la réussite avait planté la graine du doute dans les têtes marseillaises.

    Après que l’homme fort de l’attaque parisienne ait donné pour la deuxième fois l’avantage au PFC, on a senti un OM proche de l’abdication. Et même de concéder un troisième but qui aurait sans doute enterré les espoirs de retour. La pause aura été la bienvenue pour permettre à Bruno Genesio de remettre son équipe en ordre de bataille.

    Galvanisés par un Vélodrome qui, sans être à guichets fermés, n’avait pas perdu espoir, les Phocéens, après quelques hésitations, retrouvaient leurs esprits. Et Amine Gouiri le chemin du but, pour son second doublé, après l’initial face à Strasbourg.

    L’OM semblait être sur le bon chemin. Malheureusement, les mauvais génies sont revenus hanter la défense au plus mauvais moment. En obtenant un pénalty, après intervention de l’assistance vidéo à l’arbitrage, le Paris FC se voyait offrir la victoire sur un plateau. Et Lassine Sinayoko l’occasion de réussir un triplé.

    Autre Parisien qui aura marqué la soirée, Kevin Trapp a confirmé qu’il était bien la bête noire des Phocéens. Après quatre victoires avec le PSG, quatre autres sous le maillot de Francfort et un nul la saison dernière à Paris, le gardien Allemand s’est offert un dixième match sans défaite, dont neuf victoires. Prolongeant son invincibilité. Et provoquant un nouveau malaise dans le camp olympien.

  • Toulon tombe dans le piège bayonnais

    Toulon tombe dans le piège bayonnais

    Le redoutable stade Jean-Dauger a finalement eu raison d’eux. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais ont manqué leur entrée en matière, samedi soir, sur la pelouse de l’Aviron Bayonnais (27-26).

    Pourtant, les Rouge et Noir avaient livré une première période encourageante. Rayan Rebbadj a rapidement inscrit le premier essai de la rencontre (3-5, 11e), avant que Melvyn Jaminet ne prenne le relais au pied. L’arrière toulonnais a enchaîné quatre pénalités consécutives entre les perches, permettant au RCT de conserver les commandes au score (17-19, 53e).

    Mais, dans la dernière demi-heure, les Varois ont progressivement disparu des radars offensivement. Incapables de trouver la faille et de mettre les Bayonnais sous pression, ils ont laissé les Basques reprendre le contrôle de la rencontre. Ces derniers en ont profité pour inscrire un troisième essai et prendre une option sérieuse sur la victoire.

    Heureusement pour le RCT, Rayan Rebbadj veillait au grain. Le troisième ligne international français, également champion olympique de rugby à sept, a profité d’un contre pour inscrire son deuxième essai de la soirée et ramener les siens à une petite longueur au tableau d’affichage. Un précieux bonus défensif au bout du suspense.

    Toulon repart donc de Bayonne avec un point dans ses bagages. Un moindre mal au regard du scénario de la rencontre, mais aussi un premier avertissement pour les Rouge et Noir, qui devront rapidement rectifier le tir. Le RCT tentera de décrocher sa première victoire de la saison samedi prochain (21h), à Mayol, face à La Rochelle.

    BAYONNE : 15. Orabé ; 14. Leveque, 13. Maqala, 12. Mori, 11. Tambwe ; 10. du Preez, 9. Coly ; 8. Bruni, 7. Uhila, 6. Fischer ; 5. Paulos, 4. Geraci ; 3. Setiano, 2. Martin, 1. Bordelai.

    TOULON : 15. Jaminet ; 14. R. Rebbadj, 13. Smaïli, 12. Fickou, 11.Ferté ; 10. Garcia, 9. Serin ; 8. Mercer, 7. Ollivon, 6. E.Abadie ; 5.Cancoriet, 4. S. Rebbadj ; 3. Sinckler, 2. Baubigny, 1. Ametlla.

  • Brahim Hemdani nommé sélectionneur de l’Algérie

    Brahim Hemdani nommé sélectionneur de l’Algérie

    Il passe rapidement des jeunes aux grands. Nommé en juillet à la tête des moins de 21 ans algériens, Brahim Hemdani a été choisi par le bureau fédéral de la Fédération algérienne (FAF) pour prendre les rênes de l’équipe A, comme l’a rapporté la télévision d’État.

    À 48 ans, l’ancien milieu de terrain de l’OM succède au technicien bosnien Vladimir Petkovic, dont l’aventure à la dernière Coupe du monde s’est achevée en seizièmes de finale face à la Suisse, son ancienne sélection. Deux autres anciens internationaux algériens, Antar Yahia et Moussa Saïb, l’accompagneront comme adjoints dans cette nouvelle expérience.

  • L’OM au révélateur parisien

    L’OM au révélateur parisien

    Une maille à l’endroit, une maille à l’envers. Telle est l’entame marseillaise cette saison.

    Après deux matches, l’équipe de Bruno Genesio a déjà montré un double visage. Rayonnant et implacable face à Strasbourg, à l’occasion de l’inauguration du millésime 2026/2027 de la Ligue 1. Poussif et un peu dépassé par les événements, en clôture de l’acte II, à Monaco.

    Au moment d’accueillir une « des nouvelles bonnes équipes de notre championnat », Bruno Genesio a dû digérer les conséquences de la défaite en Principauté (0 – 2) et surtout la perte sur blessure de deux éléments, Geoffrey Kondogbia et Tochukwu Nnadi. Auxquels s’est ajouté le départ de Quinten Timber.

    L’entraîneur a dû revoir son milieu, privé de deux éléments importants, et même un troisième si l’on considère que Geoffrey Kondogbia est avant tout un milieu. Il a ainsi expliqué le travail effectué avec Ulisses Garcia, « que j’ai voulu voir au cœur du jeu, il en a les capacités ». Bruno Genesio estime, malgré un groupe réduit à son strict minimum, « avoir la chance de disposer de joueurs polyvalents. Ainsi, j’essaie des choses à l’entraînement. Dans ces conditions, je me dois d’être ingénieux afin de mettre tout le monde en confiance ». Une confiance qui habite encore son groupe, malgré la sortie de route monégasque. « Il y a eu du positif, malgré la défaite », souligne Jeffrey de Lange. Pour le Néerlandais, la réception du Paris FC « est l’occasion de montrer que Monaco n’est qu’un faux pas ».

    Celui qui est désormais le numéro 1 dans le but olympien a faim. Faim de jouer, après deux saisons passées dans l’ombre de Gerónimo Rulli. Faim de résultat, « pour montrer que nous sommes capables de faire mieux que l’an dernier ».

    Être désormais titulaire n’a rien changé à sa manière de préparer ses matches. « Je suis juste heureux et cela me booste pour être encore meilleur », confesse-t-il. Lui qui n’a jamais douté qu’il resterait à l’OM, « je me plais, ma compagne se plaît et nous vivons bien ici », a-t-il confié, conscient que le peuple olympien attend beaucoup dans une saison où son équipe se retrouve à la croisée des chemins.

    La belle prestation face à Strasbourg a éteint certains doutes. Celle ratée à Monaco en a réveillé quelques-uns. Face au Paris FC, qui se présente avec des ambitions supérieures à celles d’assurer le maintien la saison dernière, c’est le moment pour ces Olympiens, où les jeunes auront une carte à jouer, de montrer les crocs en passant au révélateur parisien.

    « L’occasion
    de montrer
    que Monaco
    n’est qu’un
    faux pas »

  • L’US Endoume fait peau neuve

    L’US Endoume fait peau neuve

    Entre les seniors qui retrouvent la Régionale 1 et les féminines qui se lancent dans le grand bain, la saison 2026-2027 s’annonce palpitante du côté d’Endoume.

    « Avec le retour en Régionale 1, nous pouvons à nouveau nourrir des ambitions, avec l’idée d’accéder au niveau national d’ici deux ou trois ans. Mais nous n’allons pas brûler les étapes. » Pour Mathias Pétricoul, qui a pris en main la présidence de l’US Endoume au moment de son centenaire, l’idée est simple : « Poursuivre notre croissance, avec humilité et ambitions ».

    Avec la création d’une équipe féminine et les efforts pour développer l’école de football, le club du cœur de Marseille se lance de nouveaux défis. Que le maillot des 101 ans symbolise.

    Maillot iconique

    « Nous avons souhaité rendre hommage à la Bonne Mère, qui nous regarde et nous protège et qui est un peu ce que la Tour Eiffel est à Paris », explique Mathias Pétricoul. Elle figure en bonne place sur le blason du club, cousu côté cœur. « Et si vous regardez bien, sur les bandes rouges, il y a les évocations des céramiques de la basilique », détaille-t-il.

    Sportivement, « nous misons le premier tiers du classement chez les hommes et les femmes vont engranger de l’expérience ».

    Vendredi, anciens et joueurs actuels se sont retrouvés pour fêter la reprise du championnat. Une réception à laquelle a participé Franck Kodjabachian. Le président du district de Provence a salué le travail des dirigeants, « qui permettent à Endoume de retrouver petit à petit son lustre et sa place dans le paysage, en plein cœur de Marseille. Un club atypique qui sait fédérer autour d’un très beau projet sportif. Je leur souhaite une belle réussite ».

    Laurent Lardhit, député (PS) de la deuxième circonscription de Marseille, est venu saluer les joueurs et dirigeants. Tout comme Éric Méry, adjoint en charge de l’urbanisme et du patrimoine municipal.

    Endoume débute en Régionale 1, dimanche (15h), à Saint-Tropez.

  • Le RCT reprend le Top 14 par un affrontement géant à Bayonne

    Le RCT reprend le Top 14 par un affrontement géant à Bayonne

    Les joueurs du Rugby Club Toulonnais ont fait leur cartable et s’apprêtent à réaliser leur rentrée des classes. Quoi de mieux qu’un déplacement dans l’un des chaudrons du Top 14 pour se jauger sur cette entame de saison. Ce samedi à 19h05, le top départ du championnat offre à Toulon un déplacement à Jean-Dauger, à Bayonne. Un choc XXL pour commencer, devant une « peña » toujours bouillante.

    L’intersaison a été mouvementée du côté du stade Mayol avec une poignée d’arrivées emballantes sur le papier et l’intronisation de Franck Azéma en tant qu’entraîneur principal. Slimani, Albornoz, Cancoriet et bien sûr Gaël Fickou ont débarqué dans le Var. Enfant de La Seyne-sur-Mer, ce dernier va jouer le tout premier match de sa carrière avec le RCT. Il a même été immédiatement promu capitaine. Fort de ses 98 sélections avec le XV de France, Fickou souhaite directement embarquer les Toulonnais dans la bonne direction. « On a bien bossé durant toute la préparation et on a qu’une hâte : être sur le terrain. Cette année est hyper importante pour nous et on a cœur de bien débuter. »

    « Le championnat sera spectaculaire »

    Franck Azéma a aussi donné son avis sur l’attitude de son groupe : « Ils sont impatients. La présaison, pour les joueurs, c’est une période de souffrance. Maintenant, c’est derrière eux et il y a l’envie de savoir où chacun en est, sur la façon de jouer, de défendre. » L’ancien coach de Perpignan évoque aussi l’objectif d’avoir « un maximum de maîtrise » et d’être « clair dans ce que l’on a préparé ».

    Surtout que se déplacer à Bayonne dès la 1ère journée n’est pas une mince affaire, même si Gaël Fickou pointe que « pour moi, il n’y a pas de lieu idéal pour commencer la saison puisque toutes les équipes sont redoutables. Le championnat sera spectaculaire et très serré ». Après une décevante 9e place l’an passé, Toulon veut plus et cela passe déjà par une bonne prestation dans le Pays basque.

    1ère journée de Top 14

    Stade Jean-Dauger (19h05)

    Arbitre : Benoît Rousselet

    BAYONNE : Orabe – Leveque, Maqala, Mori, Tambwe – Du Preez, Coly – Bruni, Uhila, Fischer – Paulos, Geraci – Setiano, Martin, Bordelai

    TOULON : Jaminet – Rebbadj, Smaili, Fickou, Ferté – Garcia, Serin – Mercer, Ollivon, Abadie – Cancoriet, Rebbadj – Sinckler, Baubignt, Ametlla

  • Objectif Mondial pour Le Rouet

    Objectif Mondial pour Le Rouet

    En juin dernier, une bande de copains ont placé le Rouet sur la carte de l’Europe du football.

    Pour sa première année d’existence, la sélection nationale de football avait réussi l’exploit de se qualifier pour la phase finale de l’Euro CONIFA, le championnat d’Europe des micro-nations. En Italie, les Rouégasques ont fait mieux que se défendre. Ils ont terminé cinquième de la compétition.

    Cet Euro n’est pas une fin en soi. Elle a ouvert les appétits sur la Côte Bleue. Car à présent, c’est à la Coupe du Monde que songent les joueurs au maillot ciel et or.

    Ils vont disputer leur premier match des éliminatoires à la maison. Samedi, au stade Michel-Hidalgo de Sausset-lès-Pins, ils accueillent la sélection du Khalistan. Une formation qui vient d’Inde et représente la communauté sikh, dont les règles de vie sont particulières (port permanent du turban, interdiction de se couper les cheveux et la barbe, régime sans viande, poisson, ni œufs).

    Un adversaire qui s’annonce coriace. Lors de leur premier match, en Irlande, le Khalistan a nettement dominé la sélection gaëllique (6-0). Pour le Rouet, ce sera un sacré test de niveau.

    Le Rouet – Khalistan

    Qualification pour la Coupe du Monde CONIFA

    Stade Michel Hidalgo.

    Samedi 17h45.

    Entrée gratuite.

  • Gabriel Loesch, l’inoxydable capitaine des Aixois

    Gabriel Loesch, l’inoxydable capitaine des Aixois

    Rester fidèle à un club dans le sport moderne relève presque de l’exploit. Mais heureusement pour la beauté du jeu, il reste des joueurs comme Gabriel Loesch pour perpétuer cette valeur désuète. L’ailier droit originaire de Marignane s’apprête à débuter sa quatorzième saison sous le maillot du Pays d’Aix Université Club (Pauc) handball, ce samedi à domicile, pour la rentrée en Starligue face à Sélestat.

    Le rêve d’un titre

    « Je ne pensais pas durer aussi longtemps au haut niveau. Avec le recul, je suis surtout heureux d’avoir vécu toutes ces années en tant que professionnel et Aixois. J’ai grandi ici, en même temps que le club : du maintien à l’Europe, du Bobet au Val-de-l’Arc et aujourd’hui à l’Arena. C’est une vraie fierté d’avoir grandi avec ce club et de continuer à bénéficier de sa confiance », souligne Loesch, qui conserve son rôle de capitaine sous les ordres du nouvel entraîneur Edu Fernandez.

    « Je ne me suis jamais pris la tête pour être capitaine. Tant que mes valeurs correspondent à celles du club, je suis heureux d’être là et de montrer l’exemple sur le terrain, en étant toujours un guerrier et en donnant le meilleur de moi-même. Si j’ai la chance de continuer à être capitaine, j’aimerais surtout gagner un titre ici. Ce serait la plus belle des récompenses après toutes ces années de travail au club », ajoute-t-il. Auteur de plus de 1 200 réalisations en carrière, le buteur se tourne désormais vers la saison à venir, après un dernier exercice où les Aixois ont manqué les places européennes. « On va tout donner pour faire mieux cette année », annonce le capitaine Loesch.

  • Aubagne à la recherche d’une nouvelle victoire en terres parisiennes

    Aubagne à la recherche d’une nouvelle victoire en terres parisiennes

    Les déconvenues se sont enchaînées avant qu’un rayon de soleil ne vienne éclaircir l’horizon. Aubagne – Air Bel a difficilement entamé sa première saison dans le nouveau championnat 100% professionnel qu’est la Ligue 3. Trois défaites de rang face à Thionville (0-3), Bastia (0-1) et Caen (0-1), zéro but marqué et seule équipe sur 18 sans le moindre point. Après les échecs des deux premiers matches à domicile, le SCAAB pensait obtenir son premier nul sur la pelouse caennaise, mais un but contre son camp dans le temps additionnel est venu doucher les efforts bucco-rhodaniens.

    Puis il y a eu la réaction. Face à un autre mal classé, Bourg-en-Bresse, les Aubagnais ont réalisé un début de rencontre canon pour mener 2-0 après 11 minutes. Jebryl Sahraoui et Mohamed Nehari ont sécurisé la première victoire des leurs, malgré une faible possession de balle (37%). Comme l’OM, dimanche soir face au Paris FC, le SCAAB va maintenant affronter un autre club de Paris intra-muros. Les hommes de Karim Masmoudi se déplacent, samedi à 14h45, au stade Pelé, situé en lisière du périphérique parisien.

    Gros défi face

    au 4e de Ligue 3

    Paris 13 Atletico, anciennement Les Gobelins, est un adversaire de taille pour Aubagne. Les Verts et Noirs possèdent un bilan de deux victoires, un match nul et une défaite. Les succès ont été d’une courte tête, avant d’aller accrocher le surprenant promu, Thionville. Bref, les Parisiens sont 4es de Ligue 3, une position favorable avant de recevoir des Bucco-Rhodaniens sachant que le moindre point sera précieux dans la quête du maintien.

  • Montpellier, rester sur les hauteurs

    Montpellier, rester sur les hauteurs

    L’allure massive, le ton mesuré, le sourire apaisant : le manager de Montpellier Joan Caudullo trimballe la même prestance. Neuf semaines après la finale perdue devant le Stade toulousain (28-20), à la douleur encore palpable pour lui, le nouvel homme fort du MHR semble le même. Il s’avance vers sa troisième saison à la tête de l’équipe héraultaise avec un objectif simple. Ou plutôt une obsession. Préserver une constance au plus haut niveau, un même style de jeu. « On a envie de faire les phases finales, on a envie d’y être. On est en capacité par rapport à la saison dernière de pouvoir le dire et l’annoncer haut et fort », se projette-t-il. Mais, il redoute une décompression à la veille de la reprise samedi 5 septembre (19h) au complexe Du Manoir devant Pau, présent également en phase finale.

    « Attention à la décompression après une bonne saison. Je pense que l’on vient de vivre l’une des meilleures saisons du club mis à part la saison 2022 [conquête du titre, Ndlr]. J’ai peur, pour ma part, de cette décompression, mais j’en ai parlé aux joueurs et au staff », insiste le technicien, au contrat prolongé jusqu’en 2029.

    Joan Caudullo connaît l’histoire du MHR. Né et formé à Montpellier, il a vécu l’euphorie d’une belle saison, puis le cauchemar de la suivante comme au lendemain du titre conquis en 2022. Avec ce sauvetage lors du barrage en juin 2024 à Grenoble.

    Montpellier n’est ni Toulon, ni Clermont, ni La Rochelle, ni même Béziers, où la notoriété du club crée d’elle-même une attente. Et la culture du rugby enveloppe toute la ville sous une pression latente.

    Au fond, le MHR est face à lui-même. Face à son excellente saison, l’une des plus réussies sous la présidence du mécène Mohed Altrad, aux commandes du club héraultais depuis avril 2011. Seconds de la phase régulière, les partenaires du jeune capitaine Lenni Nouchi ont atteint la quatrième finale de l’histoire, après avoir conquis le Challenge européen devant l’Ulster. Dur de faire mieux. Désir de garantir un minimum.

    « Il y a des efforts physiques à faire »

    « J’aimerais que l’on continue à parler de nous comme une équipe dure à jouer. Si on atteint cet objectif-là, je pense qu’on fera des phases finales. L’objectif du club est d’arriver à enchaîner des saisons de bonne facture avec des phases finales, avec un partage avec notre public, avec une bonne image du club » avance-t-il.

    Seulement, Caudullo connaît la densité du Top 14 : « Déterminer une place au classement avec la densité de ce championnat, je trouve ça hyper difficile et irrespectueux des autres équipes. Parce qu’aujourd’hui, à part Toulouse, savoir qui va finir 14e, 13e, ou dans les six premiers, je suis incapable de te le dire », estime-t-il.

    Ce manager méticuleux ne veut pas dévier de sa ligne de conduite. Celle d’un jeu charpenté autour de ses avants, d’une mêlée performante, d’une touche dominatrice et d’un savoir-faire sur les ballons portés. De l’ADN de Montpellier. « La chose la plus dure est de mettre ce jeu en place. Il y a des efforts physiques à faire, il faut être en forme et avoir une force mentale. L’an passé, on n’a rien lâché, j’aimerais qu’on conserve ce jeu. Si on y arrive, on aura des résultats », persuade-t-il. « Depuis quarante ans, le jeu de Montpellier a toujours été comme ça. Avec des avants forts et costauds qui doivent dominer l’adversaire pour pouvoir gagner », dessine-t-il, sans céder à la tentation du spectacle.

    Tout change à l’aube de cette saison. Au-delà du statut de finaliste, Montpellier sera confronté à de nouvelles exigences et règles aussi. L’équipe de Caudullo revient en Coupe des champions, où le niveau est sans commune mesure avec le Challenge européen. Et rançon du succès, plusieurs joueurs comme Nouchi, Verhaeghe, Wardi ou peut-être Cadot, présents lors de la dernière tournée des Bleus dans l’Hémisphère Sud, sont suivis par le sélectionneur français Fabien Galthié.

    Tout change et Caudullo veut laisser Montpellier à sa nouvelle place. Sur les hauteurs du rugby français.