Category: sports

  • Olav Kooij sort du bois pour régler le sprint à Pau

    Olav Kooij sort du bois pour régler le sprint à Pau

    Baptiste Veinstroffer aurait pu être l’homme du jour.

    Parti au kilomètre zéro, le coureur de la Lotto s’est offert une échappée belle de 144 km. Malheureusement pour lui, il y avait 14 kilomètres de plus à couvrir, avant de rallier Pau. Le Français n’a pas réussi à résister jusqu’au bout et a été avalé par le peloton.

    Un peloton dans lesquels les sprinters comptaient bien ne pas laisser la victoire. Arrivés groupés, les coureurs ont donc foncé vers l’arrivée. Avec des frottements à la clef, entraînant une chute à six kilomètres de la ligne.

    Ce qui a permis à un petit groupe de se carapater dans les derniers kilomètres, alors que le peloton s’était scindé en plusieurs structures. Dans ce groupe de tête, les principaux sprinters étaient au rendez-vous. Dans un autre, un peu en retard, se retrouvaient Paul Seixas et les candidats à la victoire finale.

    Le maillot jaune

    ne lâche rien aux favoris

    Quant à Torstein Traeen, le maillot jaune avait été piégé et se retrouvait dans un troisième groupe, sans aucune chance de pouvoir revenir sur les échappés. Néanmoins, il n’a finalement pas lâché une miette au général. Le grimpeur d’Uno-X Mobility garde son avance sur Sean Quinn (EF Education-Easy Post, + 28’’), Mathias Vacek (Lidl-Trek, 3’50’’), Tadej Pogacar (UAE Emirates-XRG, + 7’53’’) et Jonas Vingegaard (Visma-Lease a bike, m.t.).

    De son côté Olav Kooij savoure son bonheur. Lui qui n’était pas sûr d’être au départ de Barcelone, victime d’un virus qui a plombé sa première moitié de saison, a su trouver les ressources pour répondre à l’appel de son équipe.

    « C’est incroyable. Après un printemps aussi dur, revenir à ce niveau, c’est vraiment génial », a commenté le Néerlandais, lieutenant de Paul Seixas, après avoir décroché la 51e étape de sa carrière, gagnée au sprint au terme d’une longue ligne droite, terrain favorable aux sprinters.

    Olav Kooij s’est débrouillé tout seul dans un final chamboulé par une chute. S’étant produite au-delà de la zone délimitée par l’organisation (trois kilomètres) pour reclasser automatiquement des coureurs accidentés dans le temps du vainqueur, le classement de l’étape n’a pas été corrigé une fois les coureurs arrivés à Pau. Le sprinteur de la CMA CGM a donc été le bénéficiaire du jour, se retrouvant dans un groupe de tête qui avait fondu comme neige au soleil.

    C’est lui qui a même eu le culot de lancer les hostilités dans les derniers hectomètres. Pour au final devancer Max Kanter (XDS Astana) et Tim Merlier (Soudal Quick-Step) sur la ligne. Olav Kooij offre ainsi à son équipe ce qui constitue une belle victoire.

    Une victoire symbolique, car Pau est une des villes les plus visitées par la Grande boucle, avec 77 arrivées disputées au pays de Gaston Phébus. Quant au leader du Néerlandais, Paul Seixas reste dans la lutte, dans le top 10, à moins de deux minutes de Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard, bien calés dans le top 5 du classement général de la course.

    Le peloton va faire son cirque à Gavarnie

    Après une étape relativement plate et roulante, les rescapés vont avoir droit à une mise en bouche pyrénéenne.

    En effet, au menu de cette sixième journée, qui partira de Pau pour rejoindre Gavarnie – Gèdre, les coureurs devront parcourir 186,2 kilomètres jalonnés de quatre cols, avant une arrivées sur une côte classés en deuxième catégorie.

    Mais à propos des quatre cols du jour, deux seront casse – pattes. à commencer par les 12 kilomètres à 6,5 % de moyenne d’Aspin, en première catégorie. Pour ensuite enchaîner, dans le final de l’étape, sur 17,1 kilomètres à 7,3 %, premier hors catégorie de ce Tour 2026. Il restera alors près de 39 kilomètres avant l’arrivée.

  • Yohan Cousin poussé par le vent normand

    Yohan Cousin poussé par le vent normand

    Sans vouloir être sévère, on dira que les moins mauvais l’ont emporté. Michel Loy, habituellement si précieux au tir, a longtemps peiné à entrer dans sa partie. À ses côtés, Yohan Cousin a souvent joué les pompiers de service, compensant les difficultés de son partenaire. Patrick Messonnier, qui nous avait habitués à un appoint de très haut niveau, est lui aussi passé à côté de son sujet. Mais en face, l’opposition n’était guère plus inspirée. Les compositions ont été sans cesse remaniées dans l’espoir de trouver la bonne formule, sans jamais vraiment élever le niveau d’une finale bien loin des standards du Mondial. On a été vraiment privé de spectacle, dommage pour les spectateurs présents.

    Un seul homme dans cette finale et il a bien fait d’être là, Yohan Cousin qui était au four et au moulin. Quand Loy manquait son tir Cousin le rattrapait derrière et quand Messonnier pointait mal le Normand jouait encore le pompier de service.

    Cousin dans un fauteuil

    Puis la partie allait changer de visage. Patrick Messonnier retrouvait son appoint, Michel Loy son tir, et rapidement le score basculait
    en faveur de la triplette Messonnier, qui prenait les commandes (8-5). Mais dans le contexte si particulier du Mondial La Marseillaise, avec une chaleur accablante, une ambiance électrique dans les tribunes et les caméras braquées sur eux, leur contre-performance peut aussi s’expliquer. Les spectateurs espéraient, comme nous, un sursaut de la triplette Laur. Il n’arrivera jamais. Dans l’ultime mène, Sébastien Rousseau tentait bien de noyer le bouchon, mais en vain : la messe était dite. Yohan Cousin, encore lui, sortait alors un tir magistral, réalisant un superbe palet.

    Deux points au sol, trois boules en main : le calcul était vite fait. Le joueur s’offrait la mène de la victoire et offrait à son équipe le sacre au Mondial La Marseillaise.

  • L’équipe Messonnier fait la Loy en finale de La Marseillaise

    L’équipe Messonnier fait la Loy en finale de La Marseillaise

    1ère mène

    L’équipe Messonnier prend les devants

    C’est parti pour cette grande finale !

    Bouchon à 9m20 avec une approche approximative de Patrick Messonnier. Patrick Laur a repris le point sans être brillant pour autant. Par contre, la deuxième approche de Messonnier vient sur le but.

    Ce qui oblige Sony Even à tirer avec succès. Avec maestria, Yohan Cousin vient à son tour sur le bouchon. Even frappe une nouvelle fois. Son deuxième appoint reste trop court. Michel Loy reprend l’avantage par le boulevard extérieur.

    La deuxième de Laur passe la troupe en revue, mais sans conséquence pour le point. Sébastien Rousseau, d’une frappe limpide, redonne aux siens l’avantage de la mène. Avant que Loy ne reprenne la meilleure place. Le tir de Rousseau est, cette fois-ci, sans résultat.

    MESSONNIER 1 -0 Laur
    2e mène

    Cousin sauve les siens

    Bouchon à 8m40. Beau point de Patrick Messonnier, mais Patrick Laur se rapproche davantage. Michel Loy manque par deux fois au tir. Yohan Cousin continue d’attaquer.

    Il sauve son équipe en expédiant le bouchon hors de limites réglementaires. Mène annulée.

    MESSONNIER 1 -0 Laur
    3e mène

    Égalisation inespérée
    de Laur

    Bouchon à 6m01. La boule de Patrick Messonnier termine à 1m15 du bouchon. Patrick Laur le gagne sans grande conviction. Messonnier reprend brillamment l’avantage. Ce qui envoie Sony Even au rond. Celui-ci manque sa première tentative, mais réussi sa deuxième. Avec une boule d’avance, Yohan Cousin taquine le bouchon dès son premier appoint. Sébastien Rousseau écarte provisoirement le danger, avant que Cousin n’ait pas de peine à reprendre le point de nouveau. Approche moyenne de Laur, puis frappe de Rousseau. Avec deux boules en main pour faire la différence, Michel Loy manque sa première tentative au tir. Déjà la troisième ratée dans cette partie. Devant cet échec, Loy décide de pointer sa dernière boule, mais n’a pas pu inverser la tendance.

    MESSONNIER 1 -1 Laur
    4e mène

    Mini break de l’équipe Messonnier

    Bouchon à 9m56. Patrick Laur pointe sans mettre ses adversaires en difficulté. Patrick Messonnier vient une nouvelle fois sur le but. Laur fait mieux que Messonnier avec un point à 44 centimètres du bouchon. Messonnier reprend de nouveau l’avantage. Sony Even ne semble pas dans son assiette. Rousseau se retrouve gêné, percute la deuxième approche du pointeur en blanc et lui rend la tâche plus agréable. Il fuse à sa deuxième boule qui vient frôler les balustrades. Dernière boule en main pour son équipe, Even vendange. Les blancs ont une belle occasion de réaliser un premier break. Après une première trop courte, Yohan Cousin part à l’attaque et réussi son coup. Michel Loy manque sa première tentative, avant de connaître plus de succès sur la deuxième.

    MESSONNIER 4 -1 Laur
    5e mène

    Loy passe la vitesse supérieure

    Bouchon à 8m10. Patrick Messonnier est une nouvelle fois implanté à côté du but. À l’inverse, Patrick Laur ne brille pas : une première à 1m50 derrière et une deuxième légèrement sur le côté. Sony Even loupe son premier tir. Cela semble être la Bérézina chez les bleus. Ils décident de tourner pour inverser la tendance. Mais Even n’est guère plus brillant à l’appoint. Une frappe de Sébastien Rousseau redonne un peu d’espoir sur la tournure que peut prendre la mène, mais les blancs ont toujours cinq boules en main. Michel Loy semble progressivement retrouver de sa superbe. Cette fois, c’est Messonnier qui déballe quelque peu. Mais Loy semble avoir enclenché en réalisant un carreau. Avec deux points au sol et deux boules en main, sans compter que Rousseau ne change pas la situation avec sa dernière boule, Yohan Cousin réalise deux approches impeccables. Le break est fait et les bleus ont franchi la mi-partie.

    MESSONNIER 8 -1 Laur
    6e mène

    Petite faute, grandes conséquences

    Bouchon à 8m90. Patrick Messonnier réalise une approche moyenne. Patrick Laur continue sa descente aux enfers à l’appoint. Ce qui condamne Sébastien Rousseau à partir à l’attaque. Il touche dès sa première tentative. Impassible, imperturbable, Messonnier a repris du poil de la bête. Chiquette de Rousseau, mais qui permet à son équipe de prendre le meilleur. Du grand Yohan Cousin oblige Sony Even à entrer en action avec bonheur. Les blancs réalisent une légère de faute en envoyant Cousin au point alors qu’ils avaient trois boules en main contre deux pour les bleus. Michel Loy se manque par deux fois à l’appoint et gâche une belle occasion de grimper davantage au score. Laur glisse un deuxième point en levant le poing en l’air, puis Even termine la mène avec un troisième point.

    MESSONNIER 8 -4 Laur
    7e mène

    Le douanier Rousseau redresse le navire

    Bouchon à 6m30. La boule de Patrick Laur passe le but de 80 centimètres. Patrick Messonnier reste trop court et ne reprend pas le point. Sa deuxième tentative est légèrement meilleure et gagne le point. Sébastien Rousseau se lance au tir et fait courir la boule adverse. Yohan Cousin gagne le point par l’extérieur. Laur passe au travers et Even s’efforce de faire tirer ses adversaires. Michel Loy s’exécute et frappe. Even continue le duel avec Loy, mais ce dernier n’a pas le dernier mot. Cousin ne gagne pas le point, mais positionne sa boule juste à la sautée de celle qui détient le point. Ce qui n’a toutefois pas empêché Rousseau de tirer avec efficacité.

    MESSONNIER 8 -5 Laur
    8e mène

    Cousin envoie son équipe
    vers les sommets !

    Bouchon à 6m20. Patrick Laur place une boule d’argent. Gaucher, Patrick Messonnier passe par l’extérieur, mais donne trop d’effet à sa boule et passe derrière le bouchon. Il se rectifie dès sa deuxième tentative. Laur pointe et coupe à peine la deuxième boule de Messonnier. Sébastien Rousseau ne connaît guère plus de réussite en se rendant sur le pas de tir : un trou d’abord, avant de faire une casquette qui permet aux blancs de garder le point. Sony Even se lance au bouchon pour éviter la grosse mène, voire la défaite, mais ses deux tirs sont manqués. Yohan Cousin cadre et permet à Michel Loy de glisser le treizième point. Patrick Messonnier, Yohan Cousin et Michel Loy remportent le Mondial La Marseillaise à pétanque ! C’est une première victoire dans la cité phocéenne pour les champions de France doublette, Michel Loy et Yohan Cousin, et surtout une troisième pour Messonnier, qui rejoint Jean-Michel Puccinelli, Philippe Pécoul, Raymond Authieu, François Mélis, Noël Bengler et Eugène Lubrano.

    MESSONNIER 13 -5 Laur
  • France-Maroc : le quart du rendez-vous des copains

    France-Maroc : le quart du rendez-vous des copains

    Si sportivement, l’équipe de France a tourné la page paraguayenne pour se focaliser sur son quart de finale, le huitième de finale va entrer en prolongation, sur le plan judiciaire cette fois, après la violente attaque raciste d’une sénatrice paraguayenne dont la justice française s’est saisie.

    Heureusement, le vrai jeu va reprendre ses droits. Avec une affiche sportivement alléchante, où Français et Marocains vont devoir, le temps d’un duel, oublier leurs amitiés. Comme ce fut le cas au Qatar, lorsqu’il y a quatre ans, les deux sélections s’étaient affrontées en demi-finale.

    Entre des Marocains formés en France et passés par les sélections de jeunes tricolores qui ont changé de maillot en passant senior, de vrais amis dans la vie qui ont même été co-équipiers, il est clair qu’après les hymnes nationaux, la sono du stade de Foxborough pourrait y ajouter Les copains d’abord de Georges Brassens, tant les propos du poète Sétois semblent coller à ce choc d’ouverture des quarts de finale.

    Malheureusement, dans la nuit de Boston, il n’y aura qu’un seul qualifié pour le dernier carré.

    Quarts de finale

    France – Maroc 22h00

    Espagne – Belgique ven 21h00

    Norvège – Angleterre sam 23h00

    Argentine – Suisse dim 3h00

  • Le quart de finale de tous les dangers pour les Bleus

    Le quart de finale de tous les dangers pour les Bleus

    Du côté de Marrakech, les supporters marocains donnent le la.

    « Si nous battons la France, pour beaucoup, nous aurons gagné la Coupe », clame cet habitant du quartier de Geliz. Si la présence du Maroc en demi-finales au Qatar en 2022, une première pour une nation africaine, pouvait être considérée à l’époque comme une énorme surprise, le voir de nouveau dans le Top 8 est cette fois d’une logique implacable. Les Lions de l’Atlas ont confirmé leur nouveau statut.

    Sixièmes au classement Fifa, ils ont fait jeu égal dans le groupe C avec le Brésil au premier tour (1-1) avant de se débarrasser des Pays-Bas en 16e de finale (1-1 a.p., 3 t.a.b à 2) puis de balayer le Canada, l’un des trois pays hôtes (3-0). Le Maroc a assurément changé de dimension et a largement la capacité de briser net les rêves de troisième étoile de la France.

    Gare à la désillusion

    Il y a quatre ans, les Bleus s’en étaient sortis à l’expérience et avaient réussi à dompter les Lions de l’Atlas en demi-finales sans trop de dégâts (2-0). Cette année, il faudra s’attendre à souffrir et le secteur offensif tricolore, encensé mais plutôt éteint contre le Paraguay, a tout intérêt à se réveiller sous peine de connaître une énorme désillusion.

    Considérée comme la formation la plus séduisante de cette Coupe du monde, la France possède une carte maîtresse avec son trio magique Mbappé-Dembélé-Olise (dont la demande d’annulation du carton jaune reçu face au Paraguay a été refusée par la Fifa, malgré la jurisprudence Folarin Balogun). Totalement muselé par une défense paraguayenne qui a trop souvent flirté avec la ligne rouge, il devrait trouver un contexte plus favorable face à une équipe beaucoup plus joueuse et portée vers l’avant.

    Si le Maroc ne peut pas rivaliser en attaque avec la France, il s’appuie sur un milieu de terrain Bouaddi-El Aynaoui-Ounahi qui risque de monopoliser le ballon, bien aidé par deux latéraux qui font référence, Achraf Hakimi à droite et Noussair Mazraoui à gauche.

    « C’est une très belle équipe. Ils ont progressé depuis 2022, aiment avoir le ballon et les un contre un. Il va falloir être attentif, défensivement et offensivement », a averti mardi Dayot Upamécano, le roc de la défense tricolore.

    Dans l’optique de la sévère bataille du milieu qui s’esquisse, le forfait probable d’Aurélien Tchouaméni est un coup dur pour les Bleus. Touché à la cuisse vendredi dernier, le joueur du Real Madrid était déjà indisponible contre le Paraguay et n’avait pas encore repris l’entraînement collectif mardi. Il devrait donc être trop juste pour débuter, laissant vraisemblablement Manu Koné accompagner Adrien Rabiot dans l’entre-jeu.

    Didier Deschamps devrait donc reconduire le même onze qu’en 8e de finale avec Bradley Barcola sur le côté gauche de l’attaque pour exploiter les éventuels espaces laissés dans son dos par Hakimi.

    Maroc – France

    Stade de Foxborough, 22h00.

    Arbitre : Facundo Tell (ARG).

    FRANCE : Maignan – Koundé, Upamécano, Saliba, Digne – Koné, Rabiot – Dembélé, Olise, Barcola – Mbappé.

    MAROC : Bounou – Hakimi, Diop, Riad, Mazraoui – Bouaddi, El Aynaoui – Diaz, Ounahi, El Khannouss – Rahimi

    ET AUSSI

    Gare au carton jaune

    Vingt joueurs pourraient être privés d’une potentielle demi-finale de Coupe du monde en cas de deuxième carton jaune reçu lors du tour précédent. C’est donc un paramètre à prendre en compte par les sélectionneurs, qui va influencer indirectement le déroulé des quarts de finale, et tout particulièrement celui entre la France et le Maroc, dans lequel huit joueurs sont sous la menace.

    Cinq Marocains (Achraf Hakimi, Azzedine Ounahi, Redouane Halhal, Bilal El Khannouss et Issa Diop) et trois tricolores (Bradley Barcola, Manu Koné et Michael Olise) sont concernés.

    Mais aussi cinq Anglais (Jude Bellingham, Declan Rice, Marc Guéhi, Nico O’Reilly, Jordan Henderson), trois Suisses (Granit Xhaka, Denis Zakaria, Miro Muheim) ainsi que le Norvégien Antonio Nusa, l’Espagnol Ferran Torres, le Belge Brandon Mechele et l’Argentin Gonzalo Montiel.

    Le FBI enquête sur l’Argentine

    La Fédération argentine de football (AFA) est dans le viseur du FBI. Les autorités américaines recueilleraient actuellement des témoignages autour des agissements financiers de l’instance aux États-Unis, selon le quotidien argentin La Nacion. Le FBI cherche en effet à déterminer si l’AFA a pu se rendre coupable de faits relevant du blanchiment d’argent ou de la fraude bancaire.

    Miramas dans le grand bain

    Dans le cadre des festivités des Soirées du Lac de Miramas, l’association N.A.F.S League, qui vient tout juste d’officialiser sa création en partenariat avec la Ville de Miramas, organise une soirée festive autour de la finale de Coupe du Monde. Dimanche 19 juillet, sur le site de Saint Sulpi, des animations et la retransmission de la finale seront proposées, dès 18 heures.

  • Yohan Cousin : « J’ai toujours été bien accueilli à La Marseillaise »

    Yohan Cousin : « J’ai toujours été bien accueilli à La Marseillaise »

    La Marseillaise : Après un 8e
    de finale en 2024, puis un 32
    e
    de finale en 2025, comment se passe votre troisième campagne au Mondial en compagnie
    de Messonnier et Loy?

    Yohan Cousin : Ça se passe très bien, même si c’est éprouvant. On avance petit à petit avec mes partenaires et on produit un très bon jeu. Il y a une vraie cohésion d’équipe. Pour l’instant, tout roule : tant que l’on continue à gagner, l’aventure se poursuit et on garde le sourire. Avec l’espoir d’aller au bout.

    Quel est votre rapport avec La Marseillaise ?

    Y.C. : En fait, ce qui est bizarre à La Marseillaise, c’est qu’on fait trois ou quatre parties par jour, mais on est épuisé. On a l’impression d’avoir fait les Nationaux comme on fait nous toute l’année. On est beaucoup plus épuisé à La Marseillaise, alors que c’est sur plusieurs jours étalés, que nous, quand on fait un week-end complet à un National, où on va au bout. C’est ce qui fait la magie aussi de ce concours. On rencontre vraiment tout type de personnes. Des gens qui ne sont pas licenciés, qu’on a rencontrés hier en quarts de finale. Le pointeur qui n’avait pas de licence avant. C’est vraiment une belle aventure pour lui. Après, c’est ce qui fait la beauté de La Marseillaise. Moi, j’ai toujours été bien accueilli ici. Je passe toujours de super beaux moments.

    Votre collaboration avec Michel Loy porte à nouveau ses fruits. Comment cette osmose est née
    au sein du tandem ?

    Y.C. : Au départ, je devais jouer avec Ligan [Doerr] et Michel à Nice. Le matin même, on apprend que Christophe [Sarrio] remplace finalement Ligan. On dispute le National ensemble et, très vite, le courant passe avec Michel. À la fin, il me glisse : « Si tu cherches un troisième l’année prochaine, je suis disponible. » J’ai d’abord cru à une blague. Mon club est modeste, il n’y a ni gros moyens ni contrat. Quand un triple champion du monde te dit ça, tu te demandes ce qu’il vient faire chez toi. Quelques jours plus tard, il m’envoie un message pour me demander si on joue ensemble la saison suivante. C’était un immense plaisir. L’année d’après, on est champions de France en doublette. Parfois, certaines rencontres sont simplement faites pour arriver. Depuis, on fonctionne très bien ensemble. On est complémentaires et, quel que soit notre troisième, on arrive toujours à bien jouer.

    Vous avez récemment porté les couleurs de l’équipe de France aux championnats d’Europe. Comment avez-vous vécu
    cette expérience
     ?

    Y.C. : Je l’ai vécu assez difficilement. Dès mon arrivée, je suis tombé malade. Je n’ai pas pu évoluer à mon meilleur niveau avec Mickaël en doublette, et ça m’a frustré parce que je n’aime pas pénaliser mes partenaires. En revanche, je me sentais beaucoup mieux pour la finale et je pense avoir réalisé une belle prestation. On a même eu deux boules de gagne, mais c’est le sport. Il faut savoir rebondir. On travaille pour être performants et offrir du beau jeu à tous ceux qui nous suivent. Il y a des encouragements, mais aussi des critiques : c’est le lot du sport de haut niveau. L’essentiel est de garder le cap, rester dans sa bulle et continuer à prendre du plaisir sur le terrain.

    En dehors de vos parties,
    vous passez beaucoup de temps
    à regarder celles des autres. Comment est née votre passion pour la pétanque
     ?

    Y.C. : J’ai traversé une période compliquée avec la perte d’un proche de mes parents. Puis, à 19 ans et demi, on m’a diagnostiqué un diabète. Pendant six mois, j’ai complètement décroché : j’ai arrêté le sport et mis beaucoup de choses entre parenthèses. C’est alors que mon oncle, Jacques Lefebvre, président de club, m’a lancé : « Pourquoi tu ne te mettrais pas à la pétanque ? » J’ai décidé de tenter l’aventure. J’ai d’abord pris une licence en FSGT, puis en FFPJP, près de Brest. Les résultats sont arrivés très vite : dès ma première saison, je me qualifie pour le championnat de France. C’était le début d’une belle aventure.

  • Les acteurs du Mondial récompensés

    Les acteurs du Mondial récompensés

    Le dernier déjeuner de l’espace VIP du Mondial a été l’occasion de remercier quelques figures phares de l’événements, décorées pour leur engagement. Et c’est à Gérard Schneider, président de la Fédération Internationale de Pétanque et de Jeu Provençal, qu’est revenue la première plaquette d’honneur. Absent ce mercredi, c’est à Michel Le Bot, président de la Fédération française, qu’a été confiée la récompense.

    Clélia et Lola Delannoy, petites-filles de Guy Delannoy, bénévole historique du bureau des jeux, sont ensuite montées sur scène, pour recevoir la médaille du mérite pour leur investissement en tant que bénévoles. « Elles ont commencé en venant respirer l’air vivifiant du Mondial la Marseillaise à Pétanque, toutes jeunes, puis, peu à peu, elles ont commencé à préparer les sacs pour la dotation des joueurs, qu’elles continuent à faire aujourd’hui », s’est ému leur grand-père.

    La rédaction à l’honneur

    Véronique Meynier et Émilie Parente, secrétaires de rédaction à La Marseillaise, ont, elles aussi, reçu leur médaille du mérite. « Je suis vraiment très contente d’avoir eu cette récompense avec Véronique, ma coéquipière au quotidien, s’est enthousiasmée Émilie. Mais je veux rappeler qu’il s’agit d’un travail collectif : tous les maillons de la chaîne sont importants ». Christophe Casanova, coordinateur du Mondial et journaliste à La Marseillaise, s’est quant lui vu attribuer une plaquette d’honneur.

  • Tiercé gagnant pour Messonnier

    Tiercé gagnant pour Messonnier

    Il en a fallu de la sueur, de la hargne, de l’émotion pour atteindre cette finale qui fait rêver tant de pétanqueurs.

    Il suffisait de voir la joie de Sébastien Rousseau lorsqu’il a glissé le point de la victoire lors d’une demi-finale « hitchockienne » face à Franck Pick et les Malgaches, pour comprendre combien cette Marseillaise vous porte, vous envoûte. Il allait jouer sa seconde finale, après celle de 2020, avec ses partenaires Patrick Laur et Sony Even. Les six finalistes ont bien mérité l’ovation lors de la présentation des équipes. Il fallait convertir l’essai pour rentrer dans l’histoire. « Un finale ne se joue pas, elle se gagne ». Cette devise légendaire ne déroge jamais à la règle.

    Au coup d’envoi, dans un stade chaud comme la braise, il y avait qu’une certitude. Un seul des six protagonistes a gagné le Mondial la Marseillaise : Patrick Messonnier. Ses partenaires Michel Loy et Yohan Cousin, visaient un premier titre. Les trois hommes avaient fait tomber le matin les favoris Pierre Maurel, Kévin Prud’homme, Maison Durk en demi-finale.

    Après ce tableau dressé les incertitudes arrivent, comme dans toutes les finales de la Marseillaise. Comment chaque équipe, chaque homme vont-ils supporter la pression décuplée. Elle peut paralyser.

    Partie à sens unique

    Les réponses ne tardent pas à venir. Dès les premiers instants de la partie, on sent un Patrick Laur en manque de sérénité. Son expérience à ce niveau est nul. Il perd rapidement les pédales et ne va jamais se reprendre. Certes, son vis-à-vis Messonnier ne fait pas de miracle, mais il lui a pris un ascendant psychologique.

    Jamais le Parisien aura l’opportunité de se reprendre. C’est la clé de la partie. Les premières mènes se limite entre un duel de milieu. Yohan Cousin est impérial, Sébastien Rousseau en dents de scie. De part et d’autre, le jeu est moyen avec très peu de prise de risque au tir du côté de Loy également peu performant. Dans le cas opposé, la prestation catastrophique de Laur est un handicap pour ses partenaires visiblement touchés moralement. Le score enfle rapidement (8-1).

    On sent Sony Even pas du tout dans son assiette. Un semblant d’espoir renaît mais il est éphémère. Le public essaie de relancer les débats en encourageants les favoris. Mais rien n’y fait. L’ultime mène est catastrophique pour Laur et ses partenaires, à l’image de leur prestation d’ensemble. Avec une facilité dérisoire et après seulement une heure de jeu, Patrick Messonnier, Yohan Cousin et Michel Loy enfoncent définitivement le clou en inscrivant cinq points synonymes de victoire. Sans joie excessive, Michel Loy complète son énorme palmarès avec un titre qu’il voulait vraiment gagner cette année. Sans faire de bruit, Patrick Messonnier rentre dans le cercle fermé des joueurs à trois victoires. Yohan Cousin, l’homme de la partie, a donné un récital pendant quatre jours.

    Ses prestations ne font que confirmer son énorme talent et sa place en équipe de France est loin d’être usurpée. Patrick Laur, Sébastien Rousseau et Sony Even ont trop manqué de ressources mentales et physiques pour gravir le dernier échelon avec succès.

    Au terme de quatre jours d’une intensité folle, cette 65e édition referme son rideau. Si la finale n’a pas offert le spectacle espéré, elle rappelle une nouvelle fois que Le Mondial ne couronne pas toujours l’équipe qui joue le mieux, mais celle qui sait dompter la pression au moment décisif.

    2

    C’est le nombre de finale perdue par Sébastien Rousseau, deux ans après celle avec Marc Tierno et Joseph « Tyson » Molinas, face à Jean-Claude Jouffre, Philippe Quintais et Philippe Suchaud.

    Diabète

    Victime d’une baisse de sucre, Yohan Cousin a beaucoup bu avant et pendant la partie pour trouver l’équilibre nécessaire. Ce qui ne l’a pas empêché de réaliser une prestation à la hauteur de son talent.

  • Les arbitres jugent ce Mondial sans accroc

    Les arbitres jugent ce Mondial sans accroc

    Grand soleil sur le corps arbitral lors de cette 65e édition du Mondial. Les 39 arbitres présents tout au long de la compétition ont un défi unique : faire respecter le règlement sur 6 000 parties en l’espace de 6 jours. Pourtant, malgré ce nombre évidemment colossal, Patrick Grignon, patron des hommes et femmes zébrés, se félicite d’un fait rare pour un tournoi de cette ampleur. « Nous n’avons rencontré aucun problème majeur », assure l’homme à la carrure imposante. « Rappelons quand même, qu’il y avait 4 832 triplettes, donc près de 15 000 joueurs, et on ne relate aucun incident. On arrive aux 32e de finale, ce mardi matin. Il y a des concours avec 500 équipes et il y a plus de problèmes. »

    Patrick Grignon est présent sur La Marseillaise depuis six années consécutives, il est un arbitre de niveau international reconnu, en témoigne son badge doré et irisé, brodé sur son maillot. « Je prends toujours du plaisir à venir arbitrer le plus grand concours au monde. Il s’améliore, je dirais, d’année en année et il faut reconnaître que les années venant, il y a eu de très, très gros efforts faits de la part de l’organisation, des joueurs, de la sécurité… »

    Des arbitres

    venus à leurs frais

    Le référent a apprécié la mise en valeur et une considération plus élevée de la part de tous les acteurs du tournoi. Pour un meilleur confort et faciliter le suivi des parties, le premier tour, dimanche, a été coupé en deux. « Il y a eu une réduction des terrains, c’est-à-dire que le premier tour a été réalisé en deux sessions. En faisant sur deux sessions, ça a permis de diviser par deux, donc on a eu besoin que de 1 200 terrains. Ça fait moitié moins de terrain pour chaque arbitre, et ça a surtout permis aux joueurs de ne pas aller galoper trop loin », détaille Patrick Grignon.

    Parmi les 39 arbitres, certains viennent de loin, pour l’amour du jeu et pas forcément pour le prestige de l’événement. « Il y a trois Américains, un Coréen, il y a Monaco qui est là. L’amour de l’arbitrage fait que c’est eux qui payent le voyage, c’est eux qui payent l’hébergement, ils payent tout. J’ai fait un point d’honneur à les faire participer, à les former. » L’arbitre international était heureux de voir une progression en tous points, allant même remercier l’ensemble des personnes contribuant à la réussite de la compétition. « Je dirais que La Marseillaise, c’est comme une mayonnaise. Il faut mettre plein d’ingrédients et lorsque tout prend, elle est magnifique. »

  • Le Handi Mondial s’assure un succès unanime

    Le Handi Mondial s’assure un succès unanime

    Quelle différence entre le Handi Mondial et le tournoi classique de La Marseillaise ? Aucune, finalement. La convivialité, la bonne humeur, le fair-play et le niveau de jeu sont bien présents pour cette 6e édition, en partenariat avec l’AJC Marseille. L’association propose à l’année des cours de sport inclusifs, c’est-à-dire en mélangeant les valides avec des personnes en « situation particulière ». Eyvann Morival, responsable sport-santé, détaille l’historique de cette collaboration entre l’AJCM et le Mondial. « Tout d’abord, le projet a été initié par le président de notre association, Patrick Jammes. Il a voulu proposer un concours pour mettre à l’honneur le handicap. Depuis 2023, des qualifications sont organisées en amont du tournoi, à Arles, Salon-de-Provence, Septèmes-les-Vallons et Marseille. Il y a cinq qualifiés à chaque fois et une dernière phase a lieu la veille du Handi Mondial, ici-même, avec 12 qualifiés au final. »

    Cette première matinée de compétition réunissait donc les 32 meilleures équipes de la région et au-delà. Des Savoyards étaient en lice, tout comme des Ardennais et l’équipe ukrainienne. Ces deux triplettes s’affrontaient justement en 16e de finale. Remportée 10-8 par la formation française, la partie a accouché d’un joli moment de fraternité, quand tous les participants ont posé pour une photo avec le drapeau de l’Ukraine.

    Eric, Olivier, Paul et Jean-Luc sont des membres de la Boule Mouzonnaise, au cœur des Ardennes. Ils ont fait 1 000 km pour arriver jusqu’à Marseille. « On va tout faire pour arriver dans le carré final ! Mais si jamais on n’y va pas, on aura passé un très bon moment. Nous sommes arrivés vendredi dernier pour profiter du tournoi. C’était notre rêve La Marseillaise, le club a déboursé entre 8 et 9 000 euros pour venir ici. Nous voulions engager une équipe valide et une équipe handi et c’est chose faite », détaille Eric, président de la Boule Mouzonnaise.

    De 32 à 2 triplettes en lice

    Après trois parties de 40 minutes jouées sous les arbres du parc Borély, les demi-finalistes étaient connus. Deux triplettes se sont imposées d’une courte tête pour participer à la grande finale sur le terrain d’honneur. Frédéric Coppola, Malik Ayud et Philippe Navarro d’un côté, Lazar Vujicic, Frédéric Mille et Sébastien Santiago de l’autre. Chaque équipe comptait une personne handicapée, soit le minimum autorisé par le règlement. Frédéric Coppola était ambitieux avant ce duel. « Je suis content d’arriver en finale, grâce à mes amis qui m’ont supporté toute la journée. Les performances ont été bonnes et j’espère que l’on va gagner. » Une nouvelle édition que l’organisation qualifie de « réussie ».

    Coppola, Ayud et Navarro inscrivent leur nom au palmarès

    La finale de ce Handi Mondial, sixième du nom, s’est déroulée sur le terrain d’honneur et sous une chaleur caniculaire. Cette partie pour le trophée a été dans l’ensemble équilibrée. L’équipe Coppola a commencé fort lors de ce duel limité à 55 minutes. Elle a rapidement mené 6-1 face à la triplette Vujicic. Ensuite, ces derniers ont réussi à recoller à une longueur (6-5). Dans le dernier quart d’heure de jeu, Frédéric Coppola – Malik Ayud – Philippe Navarro ont suffisamment accéléré pour sécuriser la victoire. Leur tireur Malik Ayud a notamment été habile dans les moments clés.