Category: sports

  • [Rugby féminin] L’équipe de France s’installe à Maurice-David pour renouer avec le succès

    [Rugby féminin] L’équipe de France s’installe à Maurice-David pour renouer avec le succès

    Elles ont l’espoir que la pelouse habituelle de Provence Rugby, auteur d’un excellent début de saison en Pro D2, leur portera chance. Les pensionnaires de l’équipe de France féminine défient l’Australie, ce samedi (à 17h45) au stade Maurice-David à Aix-en-Provence, à l’occasion de la deuxième journée des WXV Global Series. Ce tournoi international féminin met en opposition les douze meilleures nations mondiales s’affrontent dans des tournées interrégionales avec matchs aller-retour. Après une défaite face à la Nouvelle-Zélande (28-14) samedi dernier, les Bleues auront à cœur de corriger leurs erreurs passées. « On a modifié quelques circuits offensifs. Ce premier match nous a donné plus d’enseignements qu’un entraînement, avec une pression maximum et du stress », souligne François Ratier, le sélectionneur français. « Toutes les nations anglo-saxonnes qu’on rencontre sont physiquement très solides et très directes. La Nouvelle-Zélande combinait ces deux caractéristiques et les joueuses l’ont senti dans leur corps. Mais l’Australie, c’est encore plus physique », ajoute le technicien charentais, conscient que les Wallaroos voudront également se rattraper après la leçon subie contre l’Angleterre le week-end passé (défaite 48-15).

    2e journée – WXV Global Series

    À 17h45, au stade Maurice-David, à Aix-en-Provence

    Arbitre : Holly Wood (ANG)

    FRANCE : Boulard ; Grando, Vernier, T. Feleu, Murie ; Arbez, Bourdon Sansus (cap.) ; Champon, Escudero, Berthoumieu ; Correa, Grosz ; Khalfaoui, Riffonneau, Mwayembe. Remplaçantes : Mailagi, Brosseau, Deshaye, Soqeta, Toure, Chambon, Queyroi, Fernandez.

  • [Rugby – Top 14] Toulon ne cède pas à l’urgence

    [Rugby – Top 14] Toulon ne cède pas à l’urgence

    Il n’y a pas le feu à la rade. C’est en substance le propos que l’on entend dans les couloirs de Mayol, où les hommes de Pierre Mignoni se sont entraînés, jeudi matin, comme pour se rassurer et se réapproprier leur antre, autrefois imprenable, et dans laquelle ils ont déjà chuté, samedi dernier, pour leur premier match à domicile de la saison face au Stade Rochelais (20-21). Un deuxième revers d’un point en autant de matches, après celui concédé en ouverture de la saison, à Bayonne (27-26), qui vient déjà mettre en branle les objectifs de solidité à la maison annoncés avant le début du championnat.

    « Ce n’est pas le départ qu’on voulait faire. Seul le résultat compte, j’aurais préféré gagner ce match, mais ce n’est pas la fin du monde, on va se reprendre le plus vite possible », tempère le directeur du rugby toulonnais, qui ne veut pas céder au catastrophisme : « Il ne faut pas faire l’erreur de tout dramatiser, de tout vouloir révolutionner après deux matches. On n’a perdu que d’un point. Peut-être que si on avait eu le ballon à la dernière touche, on aurait levé les bras à la fin. Il en manque sur des secteurs précis, mais on n’est pas à 10 km, sur des défaites qui font mal. On prend à chaque fois un point qui va compter. » Cela, face à « l’équipe qui est, pour moi, la plus en forme du moment ».

    Le constat sera-t-il différent si le RCT (2 points au classement) venait à enchaîner un troisième revers, ce samedi, à Castres (4 points) ? Peut-être, d’autant que les Toulonnais ne sont plus imposés à Pierre-Fabre depuis 2019. « Ce n’est pas un club qui nous réussit ces dernières saisons. C’est une équipe dure à jouer, très complète. On sera attendu, eux aussi ont besoin de se racheter. Ce sera un match très disputé, comme d’habitude », prévoit Pierre Mignoni.

    Albornoz de retour

    Pour répondre à ce défi, Franck Azéma et Pierre Mignoni vont opérer plusieurs changements dans le quinze de départ, confirme ce dernier : « Certains étaient prévus car des garçons méritent de jouer, d’autres car on n’était pas contents des prestations. Avec ces changements, on doit continuer à s’accrocher, même encore plus fort, pour rivaliser avec Castres. »

    L’un d’entre eux est très attendu : le retour de Tomas Albornoz, suspendu lors des deux premiers matches pour un comportement intimidant envers l’arbitre d’Argentine-Angleterre, cet été. « J’en ai parlé avec lui. C’est un garçon calme à l’intérieur, mais c’est un gros compétiteur. Il a mal réagi, ça nous arrive à tous », le défend son entraîneur, avant tout heureux de retrouver un joueur qui « dynamise l’équipe, accélère le jeu. On essaie de jouer pareil avec ou sans lui, mais on est content de le récupérer. Il a beaucoup d’excitation. Il a eu une semaine de plus pour travailler et se régénérer, il est en forme ». Une éclaircie dans un ciel toulonnais quelque peu nuageux.

    Ludlam capitaine

    En l’absence de David Ribbans, toujours trop juste, et de Gaël Fickou, laissé au repos, Lewis Ludlam sera le capitaine toulonnais, ce samedi. « C’est important d’officialiser ce capitanat, car il est très légitime. Il parle français, il est très bien intégré. Après cinq mois sans jouer, il a joué 70 minutes contre La Rochelle, sans préparation, c’est remarquable. Il va amener beaucoup d’énergie. Quand il est là, il est écouté et suivi. Quand il n’est pas là, il impacte les autres », ne tarit pas d’éloges Pierre Mignoni. « Le plus important, c’est la performance sur le terrain. En tant que capitaine, il ne faut pas juste parler, il faut faire », a rappelé le principal intéressé.

  • [Entretien] Manuel Amoros : « La rivalité demeure, mais une partie de l’âme du Classique s’est perdue »

    [Entretien] Manuel Amoros : « La rivalité demeure, mais une partie de l’âme du Classique s’est perdue »

    La Marseillaise : Vous avez vécu les grandes années du Classique à l’ère Tapie (1986-1993). Quels souvenirs vous gardez de ce grand rendez-vous plus de trente ans plus tard ?

    Manuel Amoros : C’était notre principal rival. À l’époque, Bernard Tapie tenait particulièrement à ce qu’on réalise de grands matches et qu’on les batte à chaque fois. Il savait parfaitement comment nous galvaniser pour ces rendez-vous. Quelques jours avant le match, il était présent, venait nous parler et nous mettait la pression, comme on dit, pour nous faire comprendre l’importance de ces rencontres. C’est lui qui avait véritablement contribué à créer cette rivalité. Lui, qui était Parisien, avait pris les rênes de l’OM et voulait absolument gagner chaque match contre Paris. Les autres rencontres, il s’en souciait moins, mais ces deux matches, à l’aller comme au retour, étaient très importants pour lui.

    Et sur le terrain ?

    M.A. : Il fallait mettre de l’envie, de l’engagement et de la bonne agressivité pour pouvoir passer 90 minutes plus sereinement. Parce qu’à l’époque, le Paris Saint-Germain avait une très bonne équipe. Si on les avait laissés jouer, je pense qu’on n’aurait peut-être pas remporté autant de matches contre eux. Mais, dès le coup d’envoi, il fallait montrer qu’on était là, présents, imposer notre rythme, jouer notre jeu et les faire reculer au maximum.

    Au-delà de la rivalité entre les dirigeants historiques, il y a aussi l’éternelle opposition entre la capitale au Nord et la deuxième ville de France au Sud…

    M.A. : Aujourd’hui, ça reste un Classique, bien sûr. Il y a toujours cette opposition entre le Nord et le Sud, entre Paris et Marseille. Mais la donne a complètement changé, notamment avec les moyens financiers dont disposent les deux clubs. Grâce au Qatar, le PSG a aujourd’hui un budget sans commune mesure avec celui de Marseille, ce qui lui permet de recruter différemment et d’offrir des salaires beaucoup plus importants. Pour moi, le Classique existe toujours, mais il ne ressemble plus à celui que nous avons connu. Il y avait des personnages qui avaient contribué à créer cet événement, à lui donner une véritable dimension, et ces personnages ne sont plus là. La rivalité demeure, mais une partie de son âme s’est perdue. À l’époque, le public était véritablement galvanisé par ce match. Toute la ville vivait au rythme du Classique. Aujourd’hui, je ne sais même pas si le stade sera plein dimanche… C’est dire à quel point l’engouement n’est plus tout à fait le même.

    Malgré les récentes contre-performances, parvenez-vous à rester optimiste pour dimanche ?

    M.A. : Pour ce match-là, je ne pense pas que ce soit vraiment à l’avantage de Marseille. Le Paris Saint-Germain n’a pas joué cette semaine, contrairement à Marseille. Entre la récupération et le voyage, ça risque de peser, surtout avec un effectif qui, en termes de qualité comme de quantité, me paraît assez limité. Genesio a fait tourner contre Besiktas et a donné du temps de jeu à des joueurs qui jouent moins habituellement. J’aimerais être optimiste, mais ça ne sera pas une partie de plaisir.

  • Gregg Black et sa Suzuki visent la passe de quatre sur le Bol d’or

    Gregg Black et sa Suzuki visent la passe de quatre sur le Bol d’or

    Alors que le Bol d’argent et le Bol d’or classique se termineront dans la matinée, le grand moment du week-end prendra le relais à partir de 15h ce samedi.

    Parmi les 56 équipages engagés, la Suzuki 12 du trio Gregg Black – Etienne Masson – Dan Linfoot sera à suivre tout particulièrement. Parce que les trois hommes ont gagné les deux derniers Bols. Et que Gregg Black et Etienne Masson seront également en lice pour une quatrième levée consécutive.

    Cet équipage fait même figure de favori numéro 1 pour réussir le coup double. À savoir s’imposer au Castellet, et rafler par la même occasion le titre de champion du Monde d’endurance, qui couronnera les vainqueurs, dimanche après 15h. La saison dernière, il leur a manqué un point pour faire ce doublé prestigieux.

    Cinq rivaux

    Néanmoins, sur les cinq autres équipages qui peuvent encore rêver du sacre suprême, deux sont les plus dangereux pour le Team de la Suzuki 12. À savoir la Kawasaki officielle numéro 1, emmenée par Karel Hanika, avec Marvin Fritz et Leandro Mercado. Et la BMW numéro 37 de Markus Reiterberger, Steven Odendaal, Michæl van der Mark et Jérémy Guarnoni.

    Ces derniers auront à cœur de prendre leur revanche sur le sort. Lors de l’édition 2025, alors qu’ils filaient vers la victoire, des ennuis mécaniques dans les derniers instants de la compétition sont venus rappeler que, sur une course de 24 heures, rien n’est acquis avant le drapeau à damier.

    Parmi les autres concurrents, 17 équipes sont engagées en EWC, soit six Yamaha, quatre BMW, autant de Kawasaki, trois Honda et une Suzuki. Le peloton sera complété par 24 équipages en Superstock (SST), 13 en Production (PRD) et 2 machines inscrites en Experimental (EXP).

    À l’issue de la première séance d’essais, c’est la BMW 37 qui a tiré son épingle du jeu. La formation officielle allemande a construit son avantage grâce à la moyenne des chronos de Markus Reiterberger et Michæl van der Mark, les deux pilotes les plus rapides de l’équipage.

    Mais c’est une autre BMW qui a fait sensation. Naomichi Uramoto, engagé sur la BMW AutoRace Ube, a réalisé le meilleur temps individuel de cette première qualification, avec un tour bouclé en 1’51’’050. Associé à Sylvain Guintoli et Kenny Foray, le Japonais permet à son équipe de prendre la deuxième place provisoire.

    Vendredi, la seconde séance d’essais a confirmé une chose. La BMW 37 sera bien la machine à battre de ces 24 heures du Paul-Ricard. Le trio a enchaîné une nouvelle séquence quasi parfaite.

    Les motos de la marque allemande sont parties fort puisqu’elles se sont aussi placées au deuxième rang avec la n° 76, au guidon de laquelle on retrouve Naomichi Uramoto, Sylvain Guintoli et Kenny Foray. La troisième place des qualifications est revenue à la seule Suzuki officielle, celle du trio Gregg Black, Etienne Masson et Dan Linfoot qui, avec leur numéro 12, auront en ligne de mire de conserver le Bol d’or.

    Une troisième BMW est sortie du lot après les deux séances d’essai. La numéro 6 commandée par le Français Loris Baz. La Yamaha numéro 1, en tête du classement mondial a sauvé les apparences. Elle partira en 7e position.

  • Des fans plus indifférents avant le grand soir

    Des fans plus indifférents avant le grand soir

    Le Classico a souvent déchaîné les passions. Marseille contre Paris, Paris contre Marseille, les deux plus grandes villes de France face à face lors d’affrontements romancés dans la presse. Pendant longtemps, une vraie rivalité sur le terrain avec des matches épiques, un rendez-vous immanquable pour n’importe quel fan de football finalement.

    Depuis 15 ans et le rachat du club parisien par le Qatar, le fossé s’est élargi peu à peu entre les deux entités. De toute évidence, aujourd’hui, un canyon sépare le PSG et l’OM. Le double champion d’Europe face à une formation sans recrue, étranglée financièrement, difficile de créer de l’engouement autour d’une telle rencontre. Les fans bucco-rhodaniens sont eux-mêmes blasés avant le Classico.

    Aurélien, abonné en Ganay, ne souhaite plus mettre sur le même plan son équipe à celle de la capitale. « Il n’y a pas besoin de se comparer. Aujourd’hui, il n’y a pas d’intérêt à se mettre en concurrence parce qu’ils ne sont pas au même niveau que nous. ça ne date pas de 2026. C’est mieux de se concentrer sur nous-mêmes, surtout en ce moment », conclut-il.

    Même son de cloche du côté de Léo, détenteur d’un abonnement en virage sud. « Je suis dans ma famille ce week-end et ça ne me fait ni chaud, ni froid, de ne pas pouvoir aller au stade. Notre saison ne va pas se jouer dimanche », dit-il, fataliste. Tous les deux soulignent un manque de saveur à propos de ce choc, qui ressemble de plus en plus à un match comme les autres.

  • OM – PSG, ou le match de toutes les peurs

    OM – PSG, ou le match de toutes les peurs

    Trois jours après avoir été corrigé par Besiktas, l’OM enchaîne avec la réception du PSG.

    Le calendrier rappelle un peu celui de l’an dernier, où, au lendemain d’une défaite imméritée à Santiago Bernabeu face au Real Madrid, les Olympiens, avec Roberto De Zerbi sur le banc, avaient battu les Parisiens. Un succès 1-0 sur un but contre son camp de Marquinhos en début de match.

    Les 66 190 personnes présentes ce soir-là au Vélodrome avaient vécu un moment de pur bonheur, qu’il semble compliqué de revivre dimanche, tant l’écart entre les deux équipes semble s’être un peu plus creusé, depuis cet exploit phocéen.

    Côté PSG, les propriétaires du club ont sorti 153 millions d’euros pour faire venir Ferran Torres, Maghnes Akliouche et Mika Godts. Alors que côté OM, c’est une version atypique de la Grande évasion qui a été proposée. Toutefois, les deux protagonistes de cette clôture de la cinquième journée ont connu une entame compliquée. Chacune n’a gagné qu’un match. Néanmoins, la dynamique parisienne a suivi le sens inverse de celle des Olympiens. Paris reste sur un succès à Brest (1-0), alors que les Marseillais sont sur une série inquiétante de trois défaites en L1.

    Série qui s’est prolongée en Ligue Europa, jeudi soir dans l’antre de Besiktas (4-1), alors que le PSG a réussi une entrée fracassante aux dépens du Slovan Bratislava (6-1), en Ligue des Champions.

    À l’heure des retrouvailles, tout semble indiquer que le champion sortant ne fera qu’une bouchée d’un OM qui a touché le fond à Istanbul. Ce qui n’empêche pas la prudence chez Luis Enrique. « C’est un match tellement différent qu’il n’y aura aucun joueur relâché », a-t-il confié.

    Côté phocéen, Bruno Genesio a accusé le coup après la correction de Besiktas. « Il y a une remise en question de ma part, je ne peux pas occulter que, depuis le premier match, je n’ai pas réussi à corriger les erreurs. »

    Alors que son équipe risque une cinquième défaite de rang et de glisser dans les profondeurs du classement, va-t-il renverser la table tactiquement ? « Ce sont des questions que nous nous posons avec le staff. Changer de système, je ne suis pas sûr que ce soit la solution idéale. » Ne pas perdre face au PSG serait déjà encourageant.

    « Changer de système ? Je ne suis pas sûr que ce soit l’idéal »

  • Le car des Bleues en escale au stade Maurice-David

    Le car des Bleues en escale au stade Maurice-David

    Le rugby international revient au stade Maurice-David avec un sacré duel opposant les Bleues à leurs homologues australiennes (lire en page 25).

    Outre du beau jeu, entre deux nations fortes de l’Ovalie féminine, les spectateurs pourront admirer, en amont du match, le car qui transporte les Bleues.

    « Il y aura pour amener les joueuses un des deux cars officiels aux couleurs de l’équipe de France, que la RATP met à disposition depuis 2005 », explique Michaël Rabbia. Il est l’un des quatre conducteurs (trois hommes et une femme) attachée à la conduite du véhicule.

    « Nous sommes à la disposition des joueuses et du staff 24 heures sur 24. Nous les accompagnons dans chaque déplacement et dormons dans les mêmes hôtels précise-t-il. Tout en restant le plus discret possible, car il est capital que la bulle de tranquillité reste la plus hermétique possible. »

    Les bus sont partagés par les XV de France hommes et femmes. « Le véhicule est configuré en fonction des besoins de chaque sélection, pour répondre à la morphologie des joueurs et joueuses. Leur garantir un véritable havre de paix », insiste-t-il.

    Cette bulle de sérénité fait partie intégrante d’un match. « Joueuses et staff y sont dans un cocon, car le voyage, de la gare à l’hôtel puis de l’hôtel au stade, sont des étapes importantes dans la préparation d’une rencontre », poursuit-il.

    Michaël Rabbia est au volant depuis quatre ans. Son souvenir le plus marquant ? « La première fois que je suis arrivé à Twickenham est une expérience unique où le car devait fendre une foule compacte ». À Aix-en-Provence, il y aura moins de stress. Mais tout autant d’émotions et de discrétion.

  • Le Marathon Jules-Bianchi dans la dernière ligne droite

    Le Marathon Jules-Bianchi dans la dernière ligne droite

    L’épreuve, imaginée par Jules Bianchi et Charles Leclerc, revient au Paul-Ricard.

    « Cette course, Jules l’aimait tout particulièrement, c’était pour lui une belle bouffée d’oxygène », explique Philippe Bianchi. Le père du champion de Formule 1 a souhaité reprendre le flambeau, toujours avec le Monégasque Charles Leclerc. Le premier week-end d’octobre, ce sera la onzième édition d’une épreuve unique au monde.

    « Imaginez une course de kart, par équipe, où chaque véhicule va tourner durant 42 heures, 19 minutes et 50 secondes sur un circuit prestigieux », détaille-t-il. Au fil des éditions, la manifestation a gagné en notoriété. Après avoir débuté sur la boucle de Brignoles, elle a investi le Castellet, où les conditions d’accueil sont mieux adaptées.

    Plus de 120 demandes

    Les organisateurs ont limité à 35 le nombre d’équipages. « Mais nous avons eu beaucoup plus de demandes. Nous aurions pu engager plus de 120 candidatures », souligne Philippe Bianchi. Des équipages dans lesquels se retrouveront des pilotes, chevronnés ou non, ainsi que des artistes. Notamment Benjamin Biolay, devenu un inconditionnel du Marathon.

    « À chaque nouvelle édition, nous voyons de nouvelles têtes, mais il y a le noyau des fidèles qui ne raterait pour rien au monde ce rendez-vous. Un rendez-vous qui est à l’image de Jules Bianchi », note-t-il.

    Même si elle est basée sur l’amitié, l’épreuve reste une course, avec un règlement auquel les engagés se doivent d’adhérer. Les relais sont d’une heure maximum, le nombre d’arrêts obligatoires à compter du départ est fixé à 54 (le dernier 15 minutes avant l’arrivée), la vitesse est limitée à 20 km/h dans la voie des stands et l’âge minimum est de 14 ans.

  • Andrea Pontanier, un nouveau guerrier pour Provence

    Andrea Pontanier, un nouveau guerrier pour Provence

    Il est l’un des nouveaux visages de Provence Rugby et le stade Maurice-David va devoir apprendre à le connaître. Andrea Pontanier a débarqué à Aix, au cœur de l’été, et s’affirme déjà comme un maillon important de la rotation provençale. Transfuge de Valence Romans Drôme Rugby (VRDR), le pilier gauche retrouve déjà son ancien club à l’occasion de la 4e journée de Pro D2. Des retrouvailles express et des émotions à gérer au moment de revenir dans la Drôme.

    « Excité. Excité de montrer qu’aujourd’hui, j’appartiens à Provence, excité de rejouer, puisque c’est toujours sympa de retourner là-bas. C’est un club qui a beaucoup compté pour moi. Mais j’essaie de faire un peu abstraction de tout ça, il faut rester lucide, rester concentré sur son job », confie le joueur de 24 ans.

    Lui-même se méfie de son ancienne équipe, qui avait terminé à une surprenante 5e place, la saison dernière. Une formation bien structurée, qui semble sur le bon chemin. « J’ai essayé de donner quelques infos que je connais par rapport à cette équipe. Après ils ne sont pas bêtes, ils ont dû se douter de ça, donc ils ont dû s’adapter, changer quelques tactiques on va dire. C‘est un club qui est ambitieux, qui travaille bien, qui se structure bien, avec des présidents qui mettent tout en œuvre. »

    « Un vrai professionnel »

    Andrea Pontanier est connu pour être un bourreau de travail et poursuit sa progression pour atteindre le but qu’il s’est fixé. Formé dans le Gard, aux Angles, le néo-Aixois ne se pose pas vraiment de limites et apprécie la forte concurrence sur son poste. « C’est ce que je recherchais, j’ai un peu quitté Valence, parce que, moi, mon rêve est de jouer en Top 14, donc pour moi, Provence était le projet le plus structuré, le meilleur projet pour atteindre cet objectif et monter avec eux, explique Pontanier. Je me demande même si, en Top 14, certains clubs sont aussi bien structurés que Provence. »

    Rémy Ladauge a appris à connaître son pilier gauche depuis son arrivée il y a deux mois. L’entraîneur de la défense évoque « un garçon plein d’énergie, un taiseux, qui ne parle pas pour rien dire ». Jamais dans la demi-mesure, l’ex-joueur du VRDR est donc quelqu’un sur qui on peut compter dans une équipe, avec un projet ambitieux. Sa place paraît toute trouvée à Provence Rugby. « C’est un vrai professionnel. Il bosse dur, on est content de l’avoir, de pouvoir compter sur lui et sur son énergie », poursuit Rémy Ladauge. Ce vendredi, face à une vieille connaissance, Andrea Pontanier ne compte pas faire de sentiments.

    VALENCE – PROVENCE

    4e journée de Pro D2

    Stade Georges-Pompidou (19h30)

    Arbitre : Benoît Rousselet

    VALENCE : Roziere – Marsan, Dupont, Guillomot, Randle – Meret, Rodor – Real, Spanderashvili, Bruchet – Fabregue, Suaud – Milasinovich, Marco-Pena, Trauth

    PROVENCE : Vareiro – Tui, Bituniyata, Finau, Drouet – Trouilloud, Coville – Jalagonia, Gambini, Youyoutte – Rodda, Zafra – Cotet, Giudicelli, Pontanier

  • Les premiers choix de Zidane à la tête des Bleus scrutés de près

    Les premiers choix de Zidane à la tête des Bleus scrutés de près

    Il va falloir s’habituer à évoquer la liste de ZZ après celle de DD. C’est le jour J pour Zinédine Zidane, qui s’apprête à présenter son premier groupe en tant que sélectionneur de l’équipe de France (18h). Quatre matches sont au programme de cette première trêve de la saison, tous en Ligue des Nations pour les Bleus. Turquie, Italie et Belgique deux fois, de sérieux adversaires feront face au champion du monde 1998 et sa sélection.

    Qu’attendre de l’ancien numéro 5 du Real Madrid après 14 ans où Didier Deschamps a replacé la France en haut de l’échiquier mondial ? Le principal intéressé a tout refusé pour occuper le siège de sélectionneur et se retrouve attendu par les fans. Une véritable ferveur s’est logiquement créée, tant ses succès avec les Madrilènes, comme entraîneur, ont été grands (trois Ligues des Champions consécutives notamment). Aujourd’hui, ces succès paraissent lointains et le Marseillais n’a plus coaché depuis 2021. Mais la méthode et les préceptes de l’ex-milieu de terrain sont encore bien ancrés dans les esprits de chacun.

    La recette du chef Zidane au Real était finalement simple. Plaisir, travail, cohésion, l’homme de 54 ans faisait en sorte que chaque joueur se sente important dans le groupe. Il a placé les ingrédients nécessaires pour créer une équipe saine et aller chercher de grandes victoires, avec de grands joueurs. Un point qu’avait confirmé Gareth Bale lors d’une interview à la fin de sa carrière. Le Gallois, élément fort du dispositif du Français, évoquait des séances d’entraînement assez minimalistes et une tactique peu complexe, sauf face aux plus grosses écuries européennes, où la préparation était plus poussée. D’où les succès continentaux à la chaîne pour son Real Madrid.

    Diriger un club et une équipe nationale, ce n’est de toute évidence pas la même chose, mais est-ce si différent de gérer le groupe France et celui de la capitale espagnole ? Qui plus est, avoir de l’autorité sur son vestiaire paraît déjà acquis tant l’aura de Zinédine Zidane et le respect de sa personne sont importants dans le football et au-delà. Non pas que Didier Deschamps ne soit pas dans la même catégorie, au contraire, mais Zidane reste Zidane.

    De nouvelles têtes invitées à Clairefontaine ?

    L’autre grande question soulevée par l’arrivée du nouveau sélectionneur concerne l’effectif. Va-t-il opérer une véritable rupture avec les habitudes de son prédécesseur ? Faut-il s’attendre à une revue d’effectif dès ce vendredi ? DD avait ses cadres et avait construit un groupe sur plusieurs années. Celui-ci ne bougeait pas énormément, sauf blessures. Nul ne sait aujourd’hui si Zidane va se tourner vers une stratégie similaire ou non.

    Ces dernières semaines, alors que la saison connaissait ses balbutiements, les premiers présélectionnés ont commencé à fuiter dans la presse. Ismaelo Ganiou, Jérémy Jacquet, Enzo Le Fée, Pablo Pagis, Andy Diouf… Beaucoup de joueurs n’ayant jamais vu la couleur du maillot bleu et qui pourraient représenter de nouvelles alternatives à court et moyen termes.

    Plus concrètement, la blessure de William Saliba libère un spot en défense centrale et les méformes des latéraux pourraient profiter à Diouf, mais aussi à Adrien Truffert, son pendant à gauche. À l’heure actuelle, le mandat de ZZ est une plongée dans l’inconnu pour les fans et suiveurs des Bleus. Premier éclaircissement prévu à 18h.

    Vendredi 25 septembre (20h45) : Turquie – France

    Lundi 28 septembre (20h45) : Belgique – France

    Vendredi 2 octobre (20h45) : France – Italie

    Lundi 5 octobre (20h45) : France- Belgique