Category: sports

  • Les Bosses de Provence fidèles au rendez-vous

    Les Bosses de Provence fidèles au rendez-vous

    Pourquoi changer une recette quand elle fonctionne à merveille ? Le Vélo Club La Pomme-Marseille, récemment rebaptisé La Pomme Marseille-Provence et désormais doté d’un logo flambant neuf aux allures de Ventoux, remet le couvert avec les mêmes ingrédients que l’an passé. Au menu, trois distances pour tous les mollets : 50, 93 et 150 km. La première propose un « départ sympathique mais exigeant », avec une Gineste privatisée à l’aller comme au retour. La deuxième, le parcours « historique » de 93 km, attire à lui seul près de la moitié du peloton. Enfin, les plus costauds s’attaqueront aux 150 km sur un tracé annoncé comme « bosselé et vallonné ».

    Bientôt complet

    À moins d’une semaine du coup d’envoi de cette 31e édition, tous les voyants sont au vert. Ou presque. Figure emblématique de l’épreuve, « le boss des Bosses », Jean-Pierre Carminati, ne pourra pas être de la partie cette année pour des raisons de santé. Côté inscriptions, en revanche, la dynamique est bien là : « Il ne reste plus que 200 places. On bloquera à 2 000 quoi qu’il arrive », prévient Patrick Sorin, président de La Pomme Marseille-Provence.

    Les parcours de 93 et 150 km se déclinent eux aussi en deux versions : en format « rando », sans chrono, ou en version cyclosportive, pour les plus compétiteurs. Cette dernière servira également de dernière étape du Trophée Label d’Or, ajoutant un ultime enjeu sportif à l’épreuve marseillaise. « On est premiers au niveau national. Il va falloir confirmer chez nous », lance le dirigeant marseillais, très attaché à la dimension conviviale de l’événement, où se mélangent coureurs aguerris et néophytes. Le charme des Bosses de Provence.

  • [Entretien] Philippe Diallo : « Je suis très attaché à un football humain, populaire et rassembleur »

    [Entretien] Philippe Diallo : « Je suis très attaché à un football humain, populaire et rassembleur »

    La Marseillaise : Vous êtes à Aix-en-Provence pour lancer une nouvelle tournée interrégionale. Quel est l’objectif de cette démarche ?

    Philippe Diallo : Afin de symboliser l’ouverture de la Fédération vers ses territoires. La Fédération a parfois été perçue comme très parisienne, éloignée du terrain, comme une forme de tour d’ivoire. J’ai donc voulu changer cette image en faisant venir les collaborateurs de la Fédération dans les territoires, à la rencontre de ceux qui font vivre le football au quotidien : les clubs, les Districts et les Ligues. Ces échanges permettent à la fois d’expliquer les politiques fédérales, mais surtout d’écouter les acteurs de terrain et de mieux comprendre leurs réalités et leurs besoins.

    Quel regard portez-vous sur la Ligue Méditerranée ?

    P.Di. : C’est une ligue évidemment importante, parce que d’abord il y a des clubs de l’élite ici qui sont là. Il y en a même plusieurs. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui dans toutes les régions. En Nouvelle-Aquitaine, il n’y a plus qu’un seul club pro de Poitiers à Hendaye. Ici, il y a une plus grande richesse du football professionnel. Il y a aussi un nombre de licenciés significatifs, notamment au district de la Provence qui est vraiment un cœur important aussi dans la région.

    Le District de Provence a d’ailleurs initié plusieurs innovations technologiques, dont l’apparition des détections numériques et d’un chatbot avec l’intelligence artificielle…

    P.Di. : Je veux saluer ces initiatives, car une grande Fédération doit rester à la pointe de l’innovation. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons créé l’an dernier un centre de recherche et d’innovation consacré notamment à l’intelligence artificielle et aux données. Ces outils nous permettent de mieux comprendre les réalités du terrain et de prendre des décisions plus précises. Les besoins ne sont pas les mêmes selon les territoires, entre une zone rurale et une grande métropole par exemple. Il est donc essentiel de disposer de données objectives pour mieux évaluer nos politiques, adapter nos actions et accompagner au mieux les territoires. Je suis très attaché à un football humain, populaire, qui rassemble toutes les catégories de la société et crée du lien. C’est notre ADN et il faut le préserver. En parallèle, la technologie fait naturellement évoluer notre sport, que ce soit pour simplifier les démarches ou améliorer l’arbitrage. Il faut accompagner ces évolutions et retenir ce qui peut être bénéfique au football, sans jamais le dénaturer.

    Vous ne craignez pas d’aller trop vite dans l’utilisation de l’IA, alors que certaines innovations, comme le « Football Video Support » à Aubagne, montrent encore leurs limites ?

    P.Di. : La Ligue 3 répond à une demande ancienne des clubs de National 1 qui souhaitaient accéder au statut professionnel. Nous avons voulu en faire un championnat différent des divisions supérieures, avec des règles et des innovations spécifiques. Le football vidéo support en est un exemple : tout n’est pas encore parfait, mais nous travaillons avec les clubs et la direction de l’arbitrage pour l’améliorer. Je souhaite surtout faire de la Ligue 3 un laboratoire d’innovation et un championnat tourné vers les territoires, la formation et la proximité, en favorisant notamment les joueurs formés localement.

    Un mot sur Zinédine Zidane, qui va disputer son premier match vendredi à la tête des Bleus ?

    P.Di. : Zinédine attendait cette opportunité depuis longtemps. Lorsqu’il a été question de lui, j’ai immédiatement souhaité qu’il devienne notre sélectionneur. C’est une figure iconique du football français, mais aussi un entraîneur qui a démontré sa compétence au plus haut niveau. Après un moment d’émotion lié à son histoire avec les Bleus, il est désormais pleinement dans sa mission. Il veut apporter sa vision et insuffler une véritable rupture, avec des choix forts sur la gestion du groupe et l’effectif. Son objectif est clair : gagner, pour redonner à l’équipe de France ce qu’elle lui a apporté et procurer du plaisir et de la fierté à tous.

  • Avant-dernier, l’OM accueille la trêve comme un répit

    Avant-dernier, l’OM accueille la trêve comme un répit

    Au cœur d’un début de saison particulièrement corsé, marqué par un calendrier peu clément et un enchaînement d’affrontements face à des cadors de la Ligue 1, l’OM n’a pas encore trouvé les ressources nécessaires pour sortir la tête de l’eau. Défaits dimanche soir au Vélodrome lors du célèbre « Classique », les Olympiens sont tout de même parvenus à tenir tête au Paris Saint-Germain, double champion d’Europe en titre, qui a, lui aussi, affiché une certaine maladresse depuis le début du championnat.

    Mais une défaite reste une défaite aux yeux de Bruno Genesio, frustré de voir les mêmes scénarios se répéter semaine après semaine. « À Marseille, on ne peut pas se satisfaire d’une défaite honorable. Ce n’est pas une défaite honorable qui va me satisfaire. On perd souvent sur les mêmes erreurs. Ce groupe-là a donné le maximum ce (dimanche) soir et a même fait plus que le maximum. Mais je ne peux pas me satisfaire de ça. Je ne fais pas ce métier pour me satisfaire de perdre 2-1 parce que c’est la meilleure équipe d’Europe en face. Ce n’est pas pour ça que je fais ce métier », a lancé le technicien marseillais.

    Ce dernier reproche notamment à ses joueurs un manque de maturité et de concentration, deux défauts criants sur le second but parisien, intervenu seulement trois minutes après l’égalisation phocéenne. Cette quatrième défaite en seulement cinq journées a ainsi précipité l’OM à la dix-septième et avant-dernière place du championnat, à l’aube de la première trêve internationale.

    Genesio ne lâche pas

    Sur le terrain, la blessure d’Igor Paixão, touché à la cheville à la demi-heure de jeu, n’a pas encore livré son verdict. En cas d’absence prolongée, malgré les trois semaines de pause qui se profilent, l’attaque marseillaise se retrouverait notamment entre les mains d’un Amine Gouiri inspiré, entouré de jeunes encore inexpérimentés et de briscards en manque de temps de jeu. Parmi ces derniers, Neal Maupay est passé à côté de son match dimanche soir, en manquant notamment deux grosses occasions devant la cage de Safonov.

    « Je suis un attaquant, je veux marquer des buts et ça aurait récompensé la plutôt bonne performance de l’équipe. J’aurais aimé marquer, j’aurais dû marquer. C’est compliqué pour moi, parce que quand on est attaquant et quand on se retrouve dans ces positions, on doit mettre les occasions au fond. J’aimerais bien être comme Harry Kane ou Erling Haaland et marquer cinquante buts par saison, mais ce n’est pas comme ça », souligne le Francilien de 30 ans, remplacé en fin de match par Faris Moumbagna.

    Emporté dans cette spirale négative, l’entraîneur olympien a également assuré à l’issue du match qu’il n’avait « pas l’idée de démissionner ». « Je ferai un point avec la direction, avec mon staff, avec les joueurs, parce que pour l’instant, ce qui m’importe, c’est de faire progresser l’équipe », ajoute l’ancien entraîneur de l’Olympique Lyonnais, du Stade Rennais et du Losc, entre autres.

    Après la trêve, durant laquelle un match amical est prévu le 3 octobre au stade Francis-Turcan à Martigues face à Montpellier, l’OM sera confronté à des adversaires jugés « plus abordables » sur le papier, à l’image de Troyes, Angers et du Havre. « J’entends que ça va aller mieux après. On sait que tous les matches en Ligue 1 sont difficiles. Sur les derniers matches, on n’est pas payés, mais on n’a pas fait suffisamment pour mériter mieux, également », estime Bruno Genesio.

  • [OM-PSG] La dernière demi-heure encore fatale

    [OM-PSG] La dernière demi-heure encore fatale

    Après la correction reçue de Besiktas en Ligue Europa, Bruno Genesio devait trouver les ingrédients pour en éviter une autre, cette fois au Vélodrome.

    Il a donc repositionné Igor Paixão et Amine Harit sur leur aile habituelle. Rappelé Amine Gouiri, mais aussi sacrifié Angel Gomes pour tenter l’association de l’Algérien avec Neal Maupay en voltigeur. Une configuration qui permettait à l’OM d’exister sur quelques coups d’accélérateur. Néanmoins, le danger était plus souvent sur le but de Jeffrey de Lange.

    La perte d’Igor Paixão n’altérait pas une organisation marseillaise bien en place. Avec des joueurs qui s’appliquaient dans leurs transmissions et veillaient au grain pour éviter de laisser des espaces aux attaquants du PSG.

    À la pause, tous les espoirs étaient encore permis. Mais dès l’entrée de Ferran Torres, le champion du Monde mystifiait la défense marseillaise permettant au PSG de prendre le contrôle, alors que l’OM, jusque-là, n’avait pas démérité. Mais encore une fois, la dernière demi-heure aura été fatale à leurs espoirs face au réalisme parisien.

  • Reiterberger, Odendaal et van der Mark, le trio en or

    Reiterberger, Odendaal et van der Mark, le trio en or

    Un an après, le trio Reiterberger, Odendaal et van der Mark a su vaincre le signe indien.

    Victime d’une casse moteur, l’équipage BMW numéro 37 avait dû laisser filer la victoire sur le Bol d’or et le titre mondial, à 28 minutes du drapeau à damier. Cette fois, les Allemands n’ont pas été trahis par leur machine.

    Dès les premiers tours de piste sur le Paul-Ricard, la machine a tourné à plein régime. Et au fil des heures et des relais, les trois compères ont montré qu’ils ne laisseraient pas filer l’opportunité de prendre une revanche sur le destin.

    Leur but, doubler la Yamaha numéro 1 (Hanika, Fritz et Mercado), en tête du championnat du Monde avant le Bol d’or. Grâce à une course où seule la Suzuki numéro 12, triple tenante du trophée varois est parvenue à les devancer dans le tour initial, dès le premier passage de la ligne droite du Mistral, la numéro 37 récupérait la tête. Pour ne plus la lâcher jusqu’à ce que le drapeau à damier soit agité, dimanche à 15 heures.

    Le Team Black 2e

    Seule la Honda numéro 5 (Techer, Perolari et McPhee) a pu, un temps, suivre les Allemands. Mais au petit matin, il était clair que personne ne les reverrait, sauf incident mécanique.

    L’équipage Reiterberger, Odendaal et van der Mark termine avec un tour d’avance sur la machine victorieuse des trois dernières éditions, commandée par Gregg Black. La Yamaha n°1 (Hanika, Fritz et Mercado) complète le podium, à deux tours des vainqueurs qui s’offrent le titre avec quatre points d’avance.

    Le top 5 du Bol d’or

    1 – BMW n°37 (Reiterberger, Odendaal, Van Der Mark)

    2 – Suzuki n°12 (Black, Masson, Linfoot)

    3 – Yamaha n°1 (Hanika, Fritz, Mercado)

    4 – Honda n°5 (Techer, Perolari, McPhee)

    5 – Kawasaki n°11 (Ramos Alvaro, Gamarino, Leblanc)

  • Le kata mondial au cœur des quartiers Nord

    Le kata mondial au cœur des quartiers Nord

    Pas un son, pas le moindre bruit dans le gymnase Saint-Jérôme. Sur le tatami bleu et jaune, une vingtaine de judokas ne perdent pas une miette des explications des deux champions du monde de « Nage no Kata » en titre, Kento Iwanaga et Genta Iteya, venus spécialement du Japon pour l’occasion.

    « Ils sortent rarement de leur pays, même si, de par leur célébrité dans leur domaine, ils sont amenés à voyager en Océanie ou en Amérique du sud. Mais ils n’étaient jamais venus en France dans le cadre d’un stage. C’est un grand honneur de pouvoir accueillir ces deux judokas, qui possèdent une expertise, entre guillemets, unique au monde », souligne Mégane Rabellino, présidente de Massilia Judo.

    L’un des professeurs du club, Jean-Michel Lévêque, développe depuis de nombreuses années des liens avec de prestigieuses universités japonaises. Il a notamment conservé des liens étroits avec l’Institut Kodokan où enseignent les deux invités de marque. Au fil de plusieurs séances de quatre heures réparties sur le week-end, les professeurs japonais ont revisité les fondamentaux de cet art martial exigeant et minutieux. Des bases « naturelles », comme la posture et la respiration, « que l’on ne travaille pas forcément au quotidien », souligne Mégane.

    Engagement social

    Massilia Judo compte 250 licenciés, dont plus de la moitié sont des enfants âgés de moins de sept ans. « Il y a beaucoup de filles », se réjouit la présidente, élue en 2023 à la tête du club.

    Le club a toujours eu à cœur d’être « ancré » dans les quartiers prioritaires de la ville, en s’appuyant sur les bienfaits et les valeurs véhiculés par le judo. « Le cœur de notre projet, c’est d’apporter l’excellence à ces jeunes », souligne Éric Torrente, professeur et directeur de Massilia Judo, accompagné par quatre autres enseignants diplômés d’État.

    Ancien responsable de la commission « Judo École » au sein du comité 13, il considère son art martial comme une véritable « école de la vie ». « Certains gamins nous ont remerciés de leur avoir transmis une rigueur qu’ils n’avaient pas au départ », poursuit Éric. Une philosophie qui, selon lui, porte ses fruits : deux adhérents du club ont notamment réussi cette année leur entrée en hypokhâgne, 1ère année des classes préparatoires.

    Au-delà de la performance, parfois devenue excessive dans notre société, le judo constitue aussi un formidable vecteur de lien social. « On va chercher des gamins qui n’ont pas l’habitude de faire du sport, qui n’ont pas l’habitude de bouger pour différentes raisons. Grâce au code moral et au cadre très précis qu’impose le judo, on arrive à faire ressortir le meilleur de chacun. Parce qu’il y a énormément de potentiel chez ces enfants, dans ces quartiers », assure Mégane Rabellino, convaincue que les enseignements transmis sur le tatami leur serviront tout au long de leur vie.

    Avec son équipe, elle ambitionne désormais de poursuivre cette dynamique en s’implantant dans d’autres quartiers des 13e et 14e arrondissements.

  • RCT : la mauvaise dynamique se poursuit à Toulon

    RCT : la mauvaise dynamique se poursuit à Toulon

    Jamais deux sans trois. L’expression s’emploie cette fois-ci dans le mauvais sens pour les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais. Ils se sont inclinés samedi après-midi sur la pelouse du Castres Olympique à l’occasion de la troisième journée de Top 14
    (29-27).

    « C’est dur, tu mènes 80% du match. C’est dommage de mourir encore à deux points », livre Baptiste Serin, frustré après cette troisième défaite consécutive en championnat. Ils n’ont toujours pas remporté le moindre match sur ce début de saison. « C’est dur mais il faut être clinique dans certains moments comme à la fin où on doit être plus en place pour avoir une pénalité plutôt que de tenter le drop », poursuit le demi-de-mêlée varois, conscient que son coéquipier Tomas Albornoz avait pourtant le ballon de victoire au bout du pied. L’international argentin a pris ses responsabilités dans les derniers instants de la partie en tentant un drop difficile. « C’est un geste qui est très compliqué. Personne n’en veut à Tomas Albornoz. C’est dommage car ça fait trois matches et ça fait trois défaites », martèle Serin, persuadé que son coéquipier fautif aurait été glorifié du titre « king du match » en cas de scénario inverse. Battus de deux points seulement à Pierre-Fabre, les Rouge et Noir n’ont pas caché leur incompréhension suite au deuxième essai des Bleus et Blancs inscrit par Adam Vargas.

    Ce dernier semble être passé en touche avant d’aplatir. L’arbitre Tual Trainini n’a pas sollicité la vidéo et les cinq points ont été accordés. « Les images sont là et doivent être là, comme c’est promis, sur tous les matchs. Si elles ne sont pas là, c’est qu’il y a un problème. Mais elles parlent d’elles-mêmes donc je ne vais pas parler. Mais je ne vais pas faire un aveu de faiblesse non plus », prévient Pierre Mignoni, le directeur du rugby au RCT, conscient que l’essai des Castrais leur a permis de recoller au tableau d’affichage (15-15, 40’).

    Troisième défaite serrée

    Après avoir craqué sur le fil à Bayonne (27-26), puis le week-end dernier lors de la réception de La Rochelle à Mayol (20-21), cette nouvelle désillusion à Castres apporte une troisième défaite serrée aux Toulonnais. Bien qu’ils ont à chaque fois récupéré le bonus défensif, les Varois ne décollent pas au classement du Top 14. Ils pointent ainsi à la treizième place du championnat, avec deux points d’avance seulement sur Vannes, leur futur adversaire samedi (16h45) à domicile. De quoi agacer les supporters rouges et noirs, de plus en plus critiques sur les réseaux sociaux.

    Certains décrient les choix effectués sur le terrain, quand d’autres ont pris pour cible Pierre Mignoni. Quelques-uns parviennent tout de même à rester optimistes, estimant que le jeu du RCT s’est nettement amélioré lors de cette troisième journée à Castres. Les recrues de l’intersaison, à l’image de Huw Jones, doivent encore trouver leurs marques au sein du collectif toulonnais. Mais le plus tôt sera le mieux pour tout le monde. Et pourquoi pas dès samedi contre Vannes ?

  • L’OM ne le méritait pas

    L’OM ne le méritait pas

    Comme le 28 janvier dernier à Bruges, l’orientation de la suite de la saison marseillaise s’est jouée ailleurs.

    En la Ligue des Champions, c’est un but improbable face au Real d’Anatolyi Trubine, le gardien de Benfica, qui qualifiait les Portugais pour les barrages, aux dépens des Olympiens. À la veille de la première trêve du championnat, si l’OM ne la passera pas en position de lanterne rouge, c’est grâce à la victoire de Toulouse face au Havre (3-2) qui hérite de cette position peu enviable.

    Néanmoins, lorsque François Letexier donnait le coup d’envoi du match de toutes les peurs face au PSG, les Olympiens étaient avant-derniers de la Ligue 1. Les victoires d’Auxerre et Nice, plus tôt dans la journée aux dépens de Brest et Lille, les ayant repoussés dans la zone rouge. Le seul moyen de ne pas y passer les trois semaines de parenthèse et s’éviter trop de gamberger était donc de réussir un coup face au double champion d’Europe.

    Si cela était loin d’être acquis, même face à des Parisiens encore en rodage, la première période s’est révélée plus équilibrée. Seul point noir de cet acte 1, la blessure d’Igor Paixão. Tandis que sur la même action, Amine Gouiri et Amine Harit manquaient l’ouverture du score, alors que le Virage sud voyait déjà le ballon au fond du but de Matvei Safonov (38).

    Même cacochyme, l’OM semblait en mesure de s’offrir l’exploit de son début de saison. S’offrant même une autre balle de but après l’heure de jeu. Que la maladresse de Neal Maupay ne permettait pas de concrétiser (62).

    Le but marseillais venait quelques minutes après que Ferran Torres ait refroidi le Vélodrome. L’égalisation d’Angel Gomes déclenchait une éruption de joie dans le Vélodrome. Mais l’espoir devait être rapidement douché par un nouveau but opportuniste, signé Marquinhos, avec dans la foulée un carton rouge brandi sous le nez de Timothy Weah, pour un second avertissement.

    Menés et réduits à dix, les Phocéens voyaient arriver une nouvelle défaite qui va leur faire passer les trois semaines de trêve dans la peau d’un relégable.

    OM 1 (0)

    PSG 2 (0)

    5e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (61 499 spectateurs)

    Arbitre : F. Letexier

    Buts : Gomes (70), pour l’OM, Torres (66), Marquinhos (73) pour le PSG.

    Avertissements : Weah (32), Abdallah (80), Gomes (90) à l’OM, Nuno Mendes (39) au PSG

    Exclusion : Weah (77) à l’OM.

    OM : de Lange – Weah ( c ), Egan-Riley, Aguerd, Emerson (Garcia, 85) – Höjbjerg, Abdelli (Bezahaf, 85) – Harit (Abdallah, 63), Maupay (Moimbagna, 85), Paixão (Gomes, 30) – Gouiri.

    Entraîneur : B. Genesio

    PSG : Safonov – Zaïre-Emery, Marquinhos ( c ), Pacho, Nuno Mendes – Ruiz (Akliouche, 65), Vitinha, Neves – Doué (Beraldo, 79), Dembélé (Godts, 79), Kvaratskhelia (Torres, 60).

    Entraîneur : L. Enrique

    C’est la trêve

    La Ligue 1 va faire relâche trois semaines. « Nous allons pouvoir en profiter. Il y aura du repos, puis du travail individuel pour corriger les manques. Cela peut être une bonne période », indique Bruno Genesio. L’entraîneur de l’OM a également confirmé le match amical contre Montpellier. Ce sera le samedi 3 octobre, au stade Francis-Turcan de Martigues.

  • OM – PSG : Bruno Genesio cherche son dernier tiers

    OM – PSG : Bruno Genesio cherche son dernier tiers

    Après le début de saison catastrophique de l’OM (trois défaites consécutives en quatre match, et punition en ouverture de la Ligue des Champions), jamais le duel face au PSG, double champion d’Europe en titre, n’a semblé autant déséquilibré. Pourtant, Bruno Genesio ne baisse pas les bras.

    «C’est un match particulier, qui reste à part dans une saison», a-t-il confié lors de sa conférence de presse à la Commanderie. «Certains matches semblent avoir un résultat connu d’avance. Pour nous, c’est le moment de montrer notre orgueil et que nous sommes capables de battre le PSG», a-t-il poursuivi. Avant de rappeler «qu’avec Lyon, j’ai connu cette situation. Nous avions raté notre match de championnat à Caen et devions aller jouer en Ligue des Champions à Manchester City. Tout le monde nous voyait perdants. Nous y sommes allés avec humilité et vous savez ce qu’il s’est passé !» (Ndlr : Lyon s’était imposé 2 – 1, le 19 septembre 2018).

    Néanmoins, l’entraîneur marseillais sait que, dans la situation actuelle, son équipe va souffrir face aux Parisiens, même si elle évoluera au Vélodrome. «Il nous faut hisser notre niveau pour tenir sur 90 minutes. Y croire, sinon, c’est inutile de jouer le match!» reconnaît Bruno Genesio. Il est conscient qu’en l’état actuel, son groupe n’arrive pas à tenir la distance. Cela s’est encore vu sur le terrain de Besiktas, où l’OM a craqué après la 55e minute. «Ce n’est pas le système qui est à revoir», souligne-t-il. Avant d’admettre qu’il a du mal «à cibler une quelconque cause qui explique nos difficultés dans la dernière demi-heure.»

    Si son équipe réussit plutôt bien ses premières mi-temps, il a repéré que «dès qu’un grain de sable vient gripper la machine, les joueurs perdent leurs fondamentaux. Il y a alors plus d’impatience dans notre jeu. Nos adversaires en profitent et pour nous, tout devient plus difficile.» L’entraîneur marseillais se refuse «de cibler un joueur, ou une ligne de l’équipe, le problème est collectif. Il nous manque le dernier tiers. C’est à nous d’aller le chercher. Créer quelque chose que personne n’attend», conclut-il.