Category: sports

  • Les Bleus débutent leur aventure vers le Mondial

    Les Bleus débutent leur aventure vers le Mondial

    Après une saison de transition rythmée par la Ligue des nations, place aux choses sérieuses pour les Bleus. Ils vont tenter d’accrocher la première place du groupe D pour se frayer un chemin direct vers la Coupe du monde, organisée l’an prochain aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

    Le contexte sera très particulier avec un sélectionneur en quête d’une 7e phase finale, mais en fin de parcours, puisqu’il a annoncé en janvier qu’il rangerait son costume à l’issue de son contrat après le tournoi nord-américain. La forme disparate des joueurs français, dont certains ont connu une préparation très courte cet été, ajoute encore une part d’inconnu à ce premier déplacement.

    « Pas d’excès de confiance », assure ainsi Didier Deschamps, qui ne veut surtout pas se complaire dans un statut de favori, même si l’Ukraine a raté les quatre dernières Coupes du monde, alors que la France sort de deux finales, dont l’une victorieuse en 2018. « Ça n’a jamais été une formalité de se qualifier », insiste Deschamps, qui était sur le terrain quand les Bleus ont laissé échapper dans les dernières secondes contre la Bulgarie (défaite 2-1) le ticket pour le Mondial-1994, qui se déroulait lui aussi aux États-Unis.

    « Le haut niveau est impitoyable, martèle le sélectionneur. Si on ne met pas ce qu’on doit mettre, on s’expose à des difficultés. Donc, il ne s’agit pas d’avoir de la crainte, mais d’être vigilant et conscient que rien n’est fait. La qualification, il va falloir aller la chercher sur ces six matches. » « Ces qualifications sont très rapprochées, ça durera deux mois et demi, note Koundé. Et, en début de saison, les niveaux de forme sont différents. Il faudra être d’autant plus vigilant et mettre l’intensité qu’il faut pour faire parler nos qualités. »

    Dembélé diminué

    Le retour du Barcelonais, absent en juin, va faire du bien à une défense qui avait explosé lors de la défaite contre l’Espagne (5-4) en demi-finale de la Ligue des nations, en juin. La France retrouvera aussi Dayot Upamecano, le patron de son arrière-garde, mais il manquera une nouvelle fois William Saliba, forfait, ce qui devrait profiter à Ibrahima Konaté en charnière centrale. La grosse incertitude concerne Ousmane Dembélé, touché à la cuisse gauche avec le PSG en Ligue 1.

    Mais Deschamps a du matériel en attaque pour compenser son éventuelle absence et composer son 4-2-3-1, une richesse illustrée par la première convocation de la pépite monégasque Maghnes Akliouche. « Ce système-là offre quand même l’opportunité d’avoir plus de joueurs offensifs, ça demande évidemment de la répétition pour avoir des automatismes », commente le sélectionneur. « J’aime bien ce système dans lequel j’ai l’habitude d’évoluer, complète Koundé. Il apporte de la stabilité avec deux joueurs devant la défense, mais permet aussi de jouer entre les lignes avec un 10 et de faire peser une menace offensive importante. »

    Il faudra faire fonctionner ce schéma, dès vendredi, pour ne pas se mettre en difficulté et vivre sous la menace des barrages prévus en mars 2026.

  • Valentin Vacherot solide à Cassis dans sa quête du top 100

    Valentin Vacherot solide à Cassis dans sa quête du top 100

    Le Rocher affirme sa présence à Cassis. Meilleur monégasque au classement ATP, Valentin Vacherot (26 ans) poursuit son évolution et remonte les positions plus vite qu’il n’y paraît. Ce jeudi, il s’est imposé 6-3 6-4 contre Michael Mmoh, ex-81e mondial. « Le premier set est l’un de mes meilleurs depuis longtemps, que ce soit tennistiquement, mentalement ou physiquement » détaille le 216e à l’ATP. En quarts de finale, le joueur d’1,91m croisera la route de l’Autrichien Jurij Rodionov, finaliste l’an passé dans les Bouches-du-Rhône.

    Valentin Vacherot est aujourd’hui en pleine remontée. Passé de la  300e à la 110e place la saison dernière, il s’est gravement blessé à l’épaule après Roland-Garros. Retour au point de départ pour le tennisman, qui a rangé les raquettes pour le reste de l’année 2024. Revenu aux portes du top 200, il enchaîne les bons résultats.

    Le tennis, une histoire de famille

    Le Monégasque souligne une progression face à des joueurs très bien classés : « L’année dernière, j’ai beaucoup progressé au classement, mais je n’ai pas eu de grosses victoires. Cette saison, je bats Struff (finaliste à Madrid en 2023) à Monte-Carlo, Munar (44e mondial) à Aix-en-Provence. » Justement, ce match lors de son Masters 1 000 à domicile reste dans les mémoires. Cela faisait 16 ans qu’un joueur du Rocher n’avait pas gagné dans le tableau principal à Monaco. Un record dépoussiéré.

    Le tennis a toujours été une grande affaire de famille. Son cousin n’est autre qu’Arthur Rinderknech, récemment en 1/8e de finale à l’US Open. Vacherot est coaché par son demi-frère, Benjamin Balleret, ancien pro ayant affronté Roger Federer lors du tournoi de Monte-Carlo. « C’est toujours agréable d’être en famille sur le tour. En plus, Arthur me tire vers les hauts avec ses résultats », acquiesce Valentin Vacherot. Un déclic lors de son passage sur le circuit universitaire américain, une stabilisation dans le top 200 mondial, le Monégasque a une tête de finaliste potentiel au Challenger de Cassis.

  • Quentin Halys quitte Cassis plus tôt que prévu

    Quentin Halys quitte Cassis plus tôt que prévu

    Le Challenger 75 de Cassis perd déjà sa principale tête de série. Tout juste revenu de l’US Open, où il s’est incliné au premier tour contre David Goffin, Quentin Halys voulait poursuivre sur le circuit secondaire. « J’ai perdu tôt à New York et c’était l’un des seuls tournois sur dur donc logique de continuer ma saison ici », explique le 70e mondial.

    Mais son aventure dans les Bouches-du-Rhône a tourné court. Lors de son premier match dans le tableau principal, le Français affrontait l’Estonien Daniil Glinka, classé 347 à l’ATP. Après un premier set perdu 6-4, Halys se ressaisit et ne laisse finalement qu’un jeu à son adversaire venu des Pays Baltes dans la seconde manche. Ensuite, les débats s’équilibrent, le Tricolore est proche de prendre l’avantage et se fait renverser par Daniil Glinka. Une défaite 6-4 1-6 6-3 et une élimination précoce à Cassis.

    Le joueur de 28 ans était lucide sur sa partie, loin d’être mauvaise malgré cette sortie au premier tour. « Je pense que nous avons tous les deux bien joué. Il n’y a pas la victoire au bout, mais j’ai plutôt bien joué tout au long du match. » Quentin Halys reste sur une année et demie de très bonne facture. En intégrant le top 50 en début d’été, il a atteint le meilleur classement de sa carrière. Ses résultats sont moins impressionnants depuis quelques semaines, mais sa saison reste complète. « Elle est très bonne. C’est la meilleure saison de ma carrière, j’ai obtenu mon meilleur classement. J’espère finir en beauté cette année et continuer de gagner des matches. Il y a des moments un peu plus difficiles mais ça reste une bonne saison », détaille le joueur français.

    Top 100 presque assuré avant 2026

    Finalement, cette année 2025 est dans la continuité de la précédente. Quentin Halys avait rejoint sa première finale sur le circuit ATP lors du tournoi suisse de Gstaad. Battu par Matteo Berrettini, ex-numéro 6 mondial, il est toujours à la recherche de son premier titre. D’autres bonnes performances avaient suivi avec un 3e tour à Wimbledon, seulement vaincu en cinq manches par le Danois Holger Rune. Son niveau de jeu n’a pas trop baissé depuis cette période glorieuse. « L’enchaînement est cool. Il y a forcément eu du moins bien mais ça fait partie du métier. Je joue à peu près le même niveau maintenant que l’an dernier. »

    Le seul top 100 du tournoi de Cassis n’a pas énormément de points à défendre sur la fin de saison 2025. Deux finales en Challenger, un quart de finale lors de l’ATP 250 de Metz et c’est à peu près tout. « Je vais faire quelques tournois en Chine avant de revenir en Europe pour la fin de l’année. Il me reste une dizaine de tournois », détaille Quentin Halys. Hors immenses contre-performances, le Français gardera bien sa position au sein du top 100 mondial. Un classement qui va lui permettre d’aborder sereinement 2026. Son billet est poinçonné pour l’Open d’Australie, en janvier. Halys fait partie des 13 Français parmi les 100 meilleurs joueurs de la planète tennis.

  • Les Bosses de Provence fêtent leur trentième anniversaire

    Les Bosses de Provence fêtent leur trentième anniversaire

    Incontournable pour les passionnés du deux-roues, les Bosses de Provence approchent à grand pas. Le coup d’envoi de la mythique manifestation organisée par le Vélo Club de la Pomme sera donné le week-end des 13 et 14 septembre au campus de Luminy.

    Jusqu’ici, la recette ne change pas d’un pouce. Mais pour célébrer le 30e anniversaire des Bosses, le club phare du 10e arrondissement de Marseille, reconnu de nos jours dans l’Hexagone pour sa qualité de formation des jeunes, a souhaité marquer le coup en glissant quelques nouveautés.

    Si quatre courses étaient au programme l’année passée, il y en aura désormais plus que trois comme l’a détaillé le président des Pommiers, Patrick Sorin : le 50 km, mis en place il y a deux ans, « a rencontré son public et reste maintenu », le 93 km, le parcours historique qui « recueille le plus d’inscriptions et d’adhésions » avec plus de 900 participants pour l’heure, et le 150 km, le petit nouveau, qui fait la jonction entre les deux anciens longs parcours qu’étaient le 130 km et le 164 km, avec une montée inédite de la Sainte-Baume par Mazaugues.

    Une centaine de places encore disponibles

    « On s’est rendu compte que beaucoup de cyclistes éprouvaient des difficultés à démarrer avec la Gineste et se retrouvaient un peu seul sur le parcours. […] Ça va nous permettre dans le même temps d’avoir une plus grande densité de participants avec des paquets. Ce sera plus positif sportivement parlant », se justifie le président Sorin. Ce dernier, conscient que la formule cyclosportive est la plus plébiscitée, n’oublie pas d’évoquer que les 50 km et les 93 km, dont les parcours restent inchangés, peuvent être réalisées avec la formule randonnée, qui n’est pas du tout axée sur la performance.

    D’habitude organisées lors de la journée du samedi, les randonnées partiront pour la première fois le dimanche afin de permettre aux participants de « bénéficier de l’ambiance, de la dynamique des épreuves, des ravitos et surtout de la sécurisation du parcours ». « On s’aperçoit que ça plaît beaucoup, parce que l’on a doublé le nombre d’inscriptions sur les randos », se réjouit Patrick Sorin, qui a décidé avec ses équipes de limiter la participation générale à 2 000 coureurs. « On est très soucieux de la qualité de nos prestations, et après avoir bien débriefé nos deux dernières éditions, on s’est dit qu’il était raisonnable de se fixer un objectif maximum », poursuit le dirigeant du VC La Pomme. Pour l’heure, près de 1 900 ont déjà leur dossard pour le week-end fatidique.

    Inscriptions via le site bossesdeprovence.com

  • PLAN-DE-CUQUES 33 (14)

    PLAN-DE-CUQUES 33 (14)

    Après une préparation aux résultats mitigés et un premier tour de Coupe de France maîtrisé face à Nîmes, les Guerrières ont débuté leur saison en championnat par une victoire, mercredi soir à domicile, face aux pensionnaires de Besançon (33-24). Un adversaire du calibre européen qu’elles n’ont pas réussi à dompter la saison passée, aussi bien sur la phase aller que sur la phase retour. Mais grâce à une défense progressivement appliquée et un collectif bien rodé, avec des automatismes déjà présents, les protégées d’Angélique Spincer ont rapidement pris les devants. Offensivement, elles ont pu compter sur un trio Antonissen-Mathon-Dembelé qui a cumulé 19 buts dans cette partie. Portées par les 14 arrêts de leur brillante gardienne Andréa Novellan, les Plan-de-Cuquoises ont donné un coup d’accélérateur en début de deuxième période, où elles ont creusé jusqu’à cinq points d’écart au tableau d’affichage, et ainsi se diriger vers leur premier succès. « Je ne suis pas surprise de ce qu’on est capable de faire, mais je ne m’attendais pas forcément à ce qu’on domine autant le match », souligne Spincer, consciente que cette prestation aboutie est très encourageante pour la suite de la saison.

    1ère journée – Ligue Butagaz Energie

    Au gymnase des Ambrosis, à Plan-de-Cuques (300 spectateurs)

    Arbitres : MM. Bolla et Artes

    PLAN-DE-CUQUES : Novellan, Schupbach – Martel, Loquay, Berrais, Puleri, Kromoska, Antonissen, Dembele, Naal, Perret, Elisme, Mathon.

    Entraîneur : Angélique Spincer

    BESANÇON : Bonnet, Lerstad – Robert, Frecon, Bellonnet, Mairot, Mladenovska, Mumbongo, Di Rocco, Zazaï, Kingue, Bellec, Mandret, Mlamali.

    Entraîneur : Jérôme Delarue

  • Lopez et Ferhat visent le doublé

    Lopez et Ferhat visent le doublé

    Les deux hommes avaient conquis le titre l’an dernier face à Benmostefa et Rouvin dans une finale de haut vol (13 à 11). On retrouve les deux équipes dans la peau des favorites pour cette 47e édition. Une nouvelle fois le Var est sur le devant de la scène. Les Bouches-du-Rhône pourront compter sur les expérimentés François Gomez et Serge Penna et le duo en forme de l’année à savoir les deux Loïc Pellegrini et Del Peloso. Les deux équipes sont capables de rejoindre la famille Onde, derniers représentants des Bouches-du-Rhône à être tirés. C’était en 2019.

    La concurrence sera rude avec quelques cylindrées capables de tenir cueillir le titre. On pense justement à Éric et Kévin Onde qui défendent les couleurs de la Haute-Garonne. Les derniers Varois Segui et Girard, double champion de France triplette avec Martini (2017, 2018) peuvent se mêler à la lutte tout comme
    les Vauclusiens Peyronel-Barnabé. Frédéric Stievenart (le plus titré avec son frangin Philippe) associé à Zyskowski a les moyens de jouer les trouble-fêtes.

  • Le jour de gloire pour Dylan Gargowitch et Dimitri Grangeon

    Le jour de gloire pour Dylan Gargowitch et Dimitri Grangeon

    Le parc de la Victoire à Millau a vécu le week-end dernier ses heures glorieuses d’antan. C’était le temps où le monde de la pétanque se retrouvait dans ce temple des boules. Le nombreux public venu assister à ce spectacle n’a pas été déçu. Bien entendu, le clou du spectacle a eu lieu lors des parties finales où les cracks de la discipline se rencontrent.

    C’est ainsi qu’en 8e de finale Diego Rizzi et Dylan Rocher (Var) sont opposés à Mickaël Bonetto et Ludovic Montoro (Alpes-Maritimes). Hélas, la montagne accouche d’une souris et Bonetto est battu à plate couture.

    Les Bouches-du-Rhône si près mais si loin

    En quart de finale, Rocher retrouve Lacroix sur son chemin avec Doerr, son partenaire privilégié. Cette fois, le spectacle est au rendez-vous. Non pas à cause de l’âpreté de l’opposition (Lacroix et Doerr sont au-dessus) mais sur la force mentale de Rocher qui noie huit fois le bouchon pour retarder l’échéance. Quelle adresse ! Cependant la défaite est inéluctable pour Rocher et Rizzi.

    En demi-finale, le multiple champion du monde retrouve sur sa route des vieilles connaissances Laurent N’Guyen Van et Manu Viola. Les Bouches-du-Rhône sont enfin à la fête dans un championnat de France. N’Guyen a été impressionnant au tir jusque-là et la complémentarité avec Viola est criante. On y croit ! Hélas, la montagne est trop haute et la route s’arrête à une encolure d’une finale rêvée pour les joueurs de Biver.

    Dans l’autre demi-finale, Dylan Gargowitch et Dimitri Grangeon ont éliminé les frères Ranquine (64).

    Les Vauclusiens se retrouvent en finale face à l’ogre Varois dans une opposition apparemment déséquilibrée. Mais Dylan Gargowitch et Dimitri Grangeon font sensation et s’imposent. Ligan Doerr et Henri Lacroix sont piégés. Soudés, efficaces, réguliers les Vauclusiens ont su profiter des opportunités pour venir cueillir une victoire historique dans un lieu mythique (13 à 7).

  • « Je ne pensais pas que les Bosses allaient autant marquer notre club »

    « Je ne pensais pas que les Bosses allaient autant marquer notre club »

    La Marseillaise : Vous avez créé les Bosses de Provence en 1994. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans cette aventure ?

    Jean-Pierre Carminati : L’idée est venue, à l’époque, de l’un de nos adhérents, qui était déjà adepte des cyclo-sportives. Ce n’était pas du tout dans l’air du temps au début des années 1990, il y en avait seulement quelques-unes. Il allait en faire à droite, à gauche et il nous a dit « pourquoi on n’en ferait pas une à Marseille ? ». On a réfléchi et on est parti comme ça, bille en tête.

    Vous auriez imaginé au moment de lancer cette course qu’elle allait exister encore trente ans plus tard ?

    J.-P.C. : Je ne pensais pas que les Bosses allaient autant marquer notre club. D’autant plus, qu’à l’époque, le club n’était pas ce qu’il est actuellement. Il n’avait pas l’envergure qu’il a aujourd’hui. Quand on a voulu se lancer, on a regardé budgétairement comme ça pouvait se profiler. Le copain, qui était à l’origine de l’idée, était optimiste et pensait que 500 personnes allaient se présenter. En réalité, on en a eu 210 seulement. On a mangé de l’argent. D’ailleurs, on en avait conscience une semaine avant, mais on avait déjà investi. Et si l’on arrêtait, on perdait autant que notre investissement, alors on s’est dit qu’on allait quand même le faire pour ne pas se déjuger. Il se trouve que ça a été financièrement un fiasco, mais on a eu un énorme succès d’estime. Tous les concurrents étaient ravis d’y avoir participé. Ça nous a fait plaisir, mais ça ne nous a pas empêchés de perdre 20 000 francs. Heureusement que le conseiller général de l’époque nous a aidés en nous donnant 150 000 francs, à condition que l’on baptise les Bosses du 13 au lieu des Bosses marseillaises. J’ai cru que j’allais tomber de ma chaise.

    Quel est votre plus beau souvenir tout au long de ces 29 éditions ?

    J.-P.C. : Je retiens les premiers départs que l’on faisait dans la foire de Marseille. On faisait le rassemblement des coureurs et le départ de la course sur le boulevard Michelet, comme nos amis de Marseille-Cassis. Et de voir partir cette foule qui remontait tout le boulevard, avec toutes ces couleurs bariolées, ça faisait un ruban magnifique. J’ai gardé toutes les photos chez moi. C’est quelque chose d’assez fort. À chaque fois que je donne le départ, ce dont je vais essayer de faire pour la 30e fois cette année, je réalise tout ce que l’on a fait. C’est l’aboutissement d’un travail colossal pour lequel j’ai voué ma vie.

  • Un mercato qui reconstruit l’arrière-garde olympienne

    Un mercato qui reconstruit l’arrière-garde olympienne

    Avec quatre buts encaissés, les trois premières journées de la saison ont mis en lumière la fragilité défensive de l’OM. La direction se devait de prendre ce dossier à bras-le-corps lors du mercato d’été, à deux semaines d’entamer sa campagne européenne en Ligue des Champions face au Real Madrid à Bernabéu.

    Parmi les douze recrues débarquées entre le 16 juin et le 1er septembre, six d’entre eux ont une vocation défensive : CJ Egan-Riley, Facundo Medina, Timothy Weah, Emerson Palmieri, Nayef Aguerd et Benjamin Pavard. Maintenant que Roberto De Zerbi dispose d’éléments aux talents prometteurs ou confirmés, il se retrouve confronté à un choix de riche : comment composer sa défense ? Sachant que Leonardo Balerdi et Amir Murillo font toujours partie de l’équation, le technicien italien va devoir sélectionner quatre ou cinq défenseurs, suivant le système qu’il souhaite mettre en place maintenant que son groupe est bouclé, sur les huit prétendants.

    Malgré ses récentes contre-performances, le capitaine Balerdi devrait garder sa place de titulaire. Sur le court terme en tout cas, car il pourrait rapidement séjourner sur le banc s’il ne retrouve pas de la régularité dans ses prestations. Et l’international argentin est désormais soumis à une rude concurrence avec l’arrivée de Benjamin Pavard.

    « Je suis vraiment très heureux de rejoindre l’OM, un club prestigieux. Déjà hâte de vous voir tous au Vélodrome. Allez l’OM ! », a-t-il lâché. Bien qu’il soit connu pour évoluer dans le couloir droit, l’ancien défenseur du Bayern Munich, et de l’Inter Milan plus récemment, occupe un rôle à plein temps dans la charnière centrale depuis la saison 2021/2022 avec le club bavarois.

    Les deux joueurs en question peuvent également coexister si l’entraîneur phocéen prévoit de repasser dans une défense à trois, où Nayef Aguerd serait positionné dans l’axe gauche. Le Marocain, pour lequel l’OM a déboursé pas moins de 23 millions d’euros, a été recruté dans l’espoir d’être le leader défensif tant attendu.

    Pavard, latéral dans une défense à quatre ?

    Avec un tandem Balerdi-Aguerd dans un système à quatre défenseurs, Pavard devrait trouver sa place comme latéral droit et Medina de l’autre côté. L’avenir d’Amir Murillo, titulaire régulier sous les ordres de Roberto De Zerbi, dépendra du choix tactique qui sera opéré par ce dernier : remplaçant quand l’OM évoluera dans un bloc à quatre et titulaire potentiel comme piston droit dans une défense à cinq.

    Mais compte tenu de la longue saison qui attend les Olympiens entre les journées de Ligue des Champions, de Ligue 1 et de Coupe de France, les remplaçants auront l’occasion d’avoir tout de même un temps de jeu conséquent. Au-delà de Murillo, cela est valable également pour Egan-Riley, Palmieri et Weah. Ce dernier pourrait également entrer en jeu comme joker offensif sur l’aile droite.

    Avec ces recrutements défensifs riches et intéressants, l’Olympique de Marseille n’a plus d’excuses désormais.

  • Étienne Donnet sur le court des grands au tournoi de Cassis

    Étienne Donnet sur le court des grands au tournoi de Cassis

    Étienne Donnet aurait pu ne pas vivre cette journée parfaite. Vainqueur d’un ITF 25 en Tunisie, il est rentré sur le sol français plus tôt que prévu et toutes les étoiles se sont alignées. Croyant pouvoir rentrer dans les qualifications du Challenger de Cassis, il demande, au cas où, une invitation au grand tableau. Accordée par l’organisation, le joueur de 24 ans l’utilise à merveille en écartant le local Sascha Gueymard Wayenburg au premier tour, ce mardi (6-4, 6-4). « C’est la meilleure performance de ma carrière », rappelle-t-il à l’issue de la rencontre. « C’est un gros résultat mais cela ne m’étonne pas vu ce qu’il produit en ce moment », poursuit son coach Antoine Pastrana.

    499e mondial cette semaine, le Lyonnais est assuré d’être 471e après le tournoi. Il n’a encore jamais fait mieux dans sa courte carrière. Pour cause, Donnet se trouve sur le circuit secondaire depuis seulement un an. Les cinq saisons précédentes, il les a passées aux États-Unis, dans deux universités. Un an et demi à Oklahoma State, trois autres saisons à Louisville. Un bachelor en administration du sport plus tard, le moment d’entrer dans le grand monde du tennis pro est arrivé.

    Plus de 350 places gagnées en 2025

    « La décision de partir a été simple. Je n’étais pas prêt à jouer sur le circuit à 18 ans et l’alternative américaine était la bonne. Je tire que du positif. La vie est plutôt simple, je n’avais rien d’autre à faire à part jouer au tennis et aller en classe. »

    Après l’expérience outre-Atlantique, le retour dans l’Hexagone se déroule très bien. Le jeune homme à la casquette entre à la All-In Academy, chez lui, dans la banlieue lyonnaise. Le lieu d’entraînement créé par Thierry Ascione et Jo-Wilfried Tsonga devient sa maison. C’est à ce moment qu’il retrouve Antoine Pastrana, croisé aux États-Unis. 850e mondial il y a 9 mois, Étienne Donnet ne fait que grimper les échelons et cette première victoire en Challenger est une nouvelle étape dans une saison qu’il espère conclure dans le top 400. Pour le moment, il ne se trouve pas sous l’eau financièrement grâce à des résultats corrects sur le circuit tertiaire mais pas seulement. « Je m’en sors aussi parce que je joue des tournois par équipes en Allemagne, en Italie et en France. » Sans doute une envie qu’il a rapportée du pays de l’oncle Sam, où la plupart des compétitions se jouent de cette manière.

    Au deuxième tour, Étienne Donnet découvre durant l’interview qu’il jouera un qualifié. Une opportunité pour voir plus grand cette semaine, tout en se méfiant de tous ses potentiels adversaires. « Dans ce genre de tournois, tout le monde joue bien. Que tu sois 600e ou 150e, le niveau est élevé dans tous les cas. Je m’attends à un match difficile. » Ce joueur complet, « pas le plus grand gabarit mais j’arrive à tenir physiquement », possède les capacités pour gêner un bon nombre de joueurs avec ses qualités. Une première surprise à Cassis et un homme à suivre dans les prochains jours.