Category: sports

  • [Entretien] Fabien Laurenti : « Les arbitres prennent des libertés avec l’OM »

    [Entretien] Fabien Laurenti : « Les arbitres prennent des libertés avec l’OM »

    La Marseillaise : Comprenez-vous quelque chose à la situation qui amène le but italien, mercredi ?

    Fabien Laurenti : Non ! Déjà, je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas eu de penalty sifflé en faveur de l’OM ! Je vois l’arbitre qui met le sifflet à la bouche. Les joueurs s’arrêtent de jouer, puis l’arbitre semble être interpellé par la VAR. Et rien ! Le jeu se poursuit, avec le but de Bergame au bout de l’action. Or, je pense que, même en ayant très mal joué, l’OM devait bénéficier du penalty.

    Dès la fin du match, des officiels qui ont observé la rencontre ont dit que ce type de main, qu’ils appellent « auto-main », n’était pas sanctionnable ?

    F.L. : C’est la première fois que j’entends parler de cette règle de l’auto-main. Si tel est le cas, il va falloir que les défenseurs travaillent là-dessus, cela leur permettra de se sortir de situations compliquées. Mais revenons au match. C’est la même situation que pour Medina au Real Madrid. Mais, là-bas, la VAR a donné un penalty pour Madrid. D’ailleurs, je me demande ce qu’aurait fait cet arbitre si la décision aurait concerné Manchester City, Barcelone ou Liverpool… Pour moi, c’est bien l’illustration que les arbitres prennent des libertés avec l’OM. Qu’ils ont des décisions qu’ils ne prennent pas contre un Real, un Barça ou un autre grand club d’Europe. C’est la preuve, hélas, que l’OM n’a pas le même poids qu’un grand et n’est, de fait, pas respecté. C’est un traitement inégalitaire qui lui coûte cher en Ligue des Champions, cette saison.

    Que suggérez-vous
    pour remédier à cela
     ?

    F.L. : Pour moi, il n’y a qu’une solution. Soit les instances du football déterminent une règle claire sur ce qui constitue une faute de main caractérisée dans la surface de réparation. Auquel cas, les arbitres devront s’en tenir et ne plus faire du cas pas cas, en fonction du stade où la main est commise. Sinon, je vais être plus radical : on décide que les défenseurs ont le droit de se servir de leurs mains pour défendre et qu’un contact manuel avec le ballon devienne la norme. Je ne comprends pas que les observateurs trouvent normal qu’un joueur défende avec les mains croisées dans le dos, pour éviter le moindre doute. Ce n’est pas une position naturelle.

  • OM : une injustice qui fait mal mais n’altère pas le moral

    OM : une injustice qui fait mal mais n’altère pas le moral

    Après la main de Vata lors d’une fameuse demi-finale retour de C1 à Lisbonne, il y aura désormais celle d’Ederson au Vélodrome.

    Le geste du Brésilien de l’Atalanta va rester dans les mémoires, car il a déclenché une contre-attaque fulgurante, amenant le seul but de la soirée, synonyme de défaite pour un OM qui, s’il ne méritait peut-être pas de gagner, ne méritait pas, non plus, de subir un tel scénario.

    Concernant la main, qui enlève ce qui aurait pu être un ballon de but à Pierre-Emerick Aubameyang, Ulisses Garcia a eu du mal à comprendre la suite. « Nous l’avons tous vu. L’arbitre avait le sifflet à la bouche. Nous attendions qu’il vérifie la VAR pour ce penalty. » Mais José Maria Sanchez a laissé l’action se poursuivre, avec en conclusion un but assassin signé Lazar Samardzic.

    Dans le stade, certains ont songé à une action en fin du match Lens-OM, la saison dernière, en L1. Après une faute sur Bilal Nadir, les Lensois avaient lancé un contre et égalisé à 2-2. Mais Eric Wattelier avait finalement refusé le but des Sang et Or et donné un coup-franc qui avait permis à Pierre-Emile Höjbjerg de marquer le troisième but marseillais.

    Mercredi, l’arbitre Espagnol n’a finalement rien décidé. « C’est difficile à accepter, car on voit clairement la position et le geste du joueur », a estimé Medhi Benatia. Ce qui dérange surtout le directeur du football olympien, plus que le penalty non sifflé, « c’est qu’il ne soit pas allé revoir les images ».

    Rocambolesque

    Roberto De Zerbi, qui a reçu un carton jaune sur l’action, reste lui aussi interdit. « Je ne comprends pas que la règle diffère à Madrid et ici. » L’entraîneur marseillais pointe une situation préoccupante. « Il ne nous arrive que des situations rocambolesques qui nous font perdre plus qu’un match. Que ce soit à Madrid, Lisbonne, ou ce soir ! »

    Avec trois points et trois défaites en quatre matches, l’OM est fragilisé en Ligue des Champions. Ce qui n’altère pas le moral de Roberto De Zerbi. « Je savais que nous n’aurions pas douze points après nos premiers matches, mais j’ai toujours l’espoir d’aller chercher la qualification. »

    Pour lui, la réception de Brest, samedi, « est le rendez-vous important ». Medhi Benatia abonde : « Il nous faut faire le dos rond et rebondir avant la trêve. » Ensuite, il faudra réparer tout cela.

  • Pétanque féminine : Sauzer, Arnaud et Cros prêtes à remettre le couvert

    Pétanque féminine : Sauzer, Arnaud et Cros prêtes à remettre le couvert

    Trois cents joueuses sont attendues à partir de demain dans le boulodrome Espace José-Escanez. Force est de constater, qu’il y a bien longtemps que le seuil de participation, limité à 100 équipes, a été atteint.

    C’est en effet, à partir de 17h30 que les joueuses pourront retirer leur carton, accueillies par une nouvelle équipe dirigeante, élue le 14 décembre dernier avec à sa
    tête le président Patrick Charreteur. Le boss est épaulé par Isabelle Collomb au secrétariat et Mario Di Vona à la trésorerie. Derrière ce trio, une belle quinzaine de bénévoles assurent la pérennité de l’Uscasa.

    Il va y avoir du sport !

    Une équipe qui va être sur le pont tout ce week-end, avec le déroulement de ce National Féminin. Le 26e du genre et pour lequel ils entendent apporter le meilleur accueil à ces boulistes qui viennent à Château-Arnoux pour pratiquement clôturer leur saison.

    Au programme : début du national par poules samedi à 9h.

    Pour les recalées du premier jour, ces joueuses pourront se requinquer avec le Grand Prix des Lauzieres doté de 800 euros.

    Parmi les participantes, les lauréates de la précédente édition Sauzer, Arnaud et Cros avec pour les deux dernières au moins un fleuron de plus à leur palmarès. Elles sont championnes de France des métiers de La Défense. Il y a aussi le trio qui leur avait tenu tête jusqu’au bout, à savoir Sandrine Ginier-Maurel, qui vient d’échouer au port à Saint-Tropez, Agnes Viens et Océane Bell Lloch.

    Christine Courtiol est aussi souvent arrivée au sommet. Sa dernière ascension victorieuse, c’était il y a deux ans avec Séverine Roche. Elles y reviennent en ordre dispersé, la première avec Cécile Masse-Roustand et Agnès Lesaine, la seconde avec Mégane Cacciatore et Dolores Vercellotti.

    Récentes finalistes à Saint-Tropez, Élisabeth Ruiz sera dans les rangs avec Véro Randrianarizafy et Sophie Roubaud.

    La présence des triplettes Ludivine Raynaud, Marina Rubio et Jessica Durand, ou encore Cathy Brondino, Virginie Onorus et Raymonde Dran, mais aussi de Claire Gaudilliere, Sabine Fara et Stéphanie Fournier voire de la jeune Madeïs Gleyze en compagnie de Sophie Garcia et Anaïs Barghamian sans oublier Lydie Lavaly et Lysiane Bernard avec la « future étoile » Manon Mahé une triplette qui a été intronisée au pays de Roy René, il y a peu.

    Pour conclure, cette liste est loin d’être exhaustive. Toutefois elle permet de se faire une idée de la tâche qui attend ces joueuses qui vont aller au sommet… Et d’écrire qu’il va y avoir du sport !

  • Jeu provençal : dernières salves pour l’armistice

    Jeu provençal : dernières salves pour l’armistice

    Soixante triplettes ont pris le départ de ce championnat sous la direction de Yasmine Manessour et les arbitrages de Michel Allari et Christophe Guyot.

    Les tenants à savoir Céline Zaragoza, Eric Savini et Rémi Arnaudo qui évoluaient sous les couleurs de la B. Dorée portent désormais les armoiries de la B. Commerciale de Saint-Martin-de-Crau. S’ils réussissent à sortir de leur poule, ils seront battus en huitièmes de finale. Dès lors, la course au titre reste bien ouverte et les quatre dernières formations se retrouveront ce mardi où l’on commémore l’armistice pour tirer leurs dernières salves. Natalie Simitsidis va en découdre face à Patricia Bollens alors que Sandra Roche va rencontrer Sylvie Carries.

    Résultats des quarts de finale

    1) Natalie Simitsidis (B. Dorée) bat Catherine – Luc et Mathys Calderon (B.Gazeuse) 13 à 5

    2) Patricia Bollens (C. St Michel P de C) Bat Marie José Parodi – Paul Bertrand -Robin Martinez (B.Commerciale) 13 à 0

    3) Sandra Roche (Boule Ste-Rosalie) bat Patricia Servino – Mohamed Bouchichi – Patrick Porcu (B. Dorée) 13 à 3

    4) Sylvie Carries (B. Amicale Velaux) bat Nadia Mourdault – Jason et Daniel Borg (Boule Gazeuse Istres Rassuen) 13 à 5

  • Pétanque féminine : elles ont assuré l’essentiel !

    Pétanque féminine : elles ont assuré l’essentiel !

    À Septèmes le sport bouliste se porte à merveille, avec deux groupes qui bénéficient d’installations qui sont favorables à la bonne pratique pour leurs membres qui peuvent s’en donner à leur sport favori. Le week-end dernier c’est du côté du Vallon du Maire qu’il y eut de l’effervescence. Dans son fief, l’Étoile Bouliste Septèmoise accueillait cinq clubs qui participaient dans le même groupe au Championnat national des clubs.

    Pour accueillir ces visiteurs, la présidente Nadège Castaldi pouvait compter à ses côtés sur la présence du premier magistrat de la commune, André Molino. Ce dernier, venu accueillir mais aussi encourager les Étoiles à briller dans cette compétition. Après avoir fait part d’un futur projet qui devrait faire le bonheur du groupe, le président va ouvrir les hostilités en lançant le but de la partie qui oppose les locales à la formation de l’Aveyron Rieupeyroux.

    La compétition se déroule sous l’autorité de la déléguée Christiane Calenzo et l’arbitrage de Christine Gross. Après les trois parties disputées, on arrive au terme de toutes les journées programmées. Il faut maintenant attendre que la commission compétente comptabilise et rende son verdict. Dans cette attente et sans avoir fait appel à l’intelligence artificielle, il semblerait que les joueuses de Saint-Julien soient passées tout près d’une qualification à la phase finale. Il aura manqué une victoire en triplette aux joueuses de Didier Pellissier face à Rieupeyroux pour voir l’aventure se poursuivre. Quant aux Septèmoises, elles devraient avoir évité de peu la relégation. En conclusion nous devrions revoir ces deux formations participer au CNC 2 l’an prochain. Ce qui est bien l’essentiel !

    FICHE TECHNIQUE

    E.B. Septèmoise : Lydie Lavaly – Nadège Castaldi – Kaoutar Saber – Lysiane Bernard – Claire Renard – Morgane Hautemayou – Christelle Carel – Capitaine : Nicolas Lavaly

    Amis de Saint-Julien : Muriel Ben Hocine- Martine Gianolla – Mireille Pellissier – Corinne Campanello – Chloé Pellissier – Marie-France Coulange – Marie-France Migliorini – Capitaine : Didier Pellissier

    Castelnau-le-Lez (34) : Océane Bell Lloch – Ludivine Reynaud – Elisa Trezit – Martine Vergnay – Sandrine Antolin – Magali Camboulas – Capitaine : Jessica Durand

    Pétanque de Creissels (12) : Julie Costes – Hanaé Viala – Nathalie Milei – Jennifer Boutonnet – Valérie Bories – Anaïs Juillard – Capitaine : Camille Agrinier

    Rieupeyroux (12) : Béatrice Fabre – Marie-Christine De Oliveira – Anne Gelis – Élodie Terrisse – Nathalie Claveras – Christine Issaly – Capitaine : Laur Legrelle-Vedrines

    Grasse Pétanque (06) : Micheline Maître – Catherine Dubois – Stéphanie Caminiti – Laura Cnotka – Sylvie Lozano – Isabelle Papalia – Capitaine : Jean-Claude Calcagno

    1ère rencontre : Amis de St Julien -Castelnau-sur-Lez 4-32

    E. Bouliste Septèmoise -, Rieupeyroux 10-26

    Pétanque Grasse -Pétanque Creissels 16- 20

    2e rencontre : Amis de St Julien – Pétanque Creissels 20-16

    Grasse Pétanque – Rieupeyroux 10-26

    E.Bouliste Septèmoise – Castelnau-le-Lez 16-20

    3e rencontre : E. Bouliste Septèmoise – Pétanque Creissels 26 – 10

    Pétanque Grasse – Castelnau-le-Lez 16 -20

    Amis de st Julien – Rieupeyroux 16 -20

  • Pétanque : la bande à Basil s’impose au national de Saint-Tropez

    Pétanque : la bande à Basil s’impose au national de Saint-Tropez

    Le dernier grand rendez-vous de la saison a souri à l’équipe corso-niçoise autrice d’un parcours linéaire et de prestations de très haut niveau à l’image de celle fournie contre Bonetto, Puccinelli et Montoro en quart de finale. Basil Jackel, Joseph Barbato et Jean-Philippe Santucci composent une équipe très homogène. Elle a séduit le public tropézien qui avait bravé le froid. En finale, le trio a battu Pierre Maurel, Mayron Baudino et Antoine Cano.

    Dans cette finale encore très relevée, les insulaires ont su mettre à profit les occasions de scorer qui se présentaient et ont inscrit quatre points à trois reprises.

    Maillard, Peyrot, Poinsot au-dessus du lot

    Chez les dames, le Premier National a tenu toutes ses promesses avec la victoire des grandes favorites, les Tropéziennes Anna Maillard, Cindy Peyrot, Sandrine Poinsot. Elles ont battu en finale la valeureuse équipe de Sandrine Ginier-Maurel, Élisabeth Ruiz et Thérèse Modeste. Un fabuleux parcours pour cette triplette au talent et tempérament de gagneur.

  • Jeu provençal : nouveau Trophée européen, un pas de trop

    Jeu provençal : nouveau Trophée européen, un pas de trop

    Au moment où disparaissent ou sont mises en sommeil petit à petit toutes les grandes épreuves du Jeu Provençal comme Martigues, (lire ci-dessous), le Provençal bien sûr, le Midi Libre, Saint-Maximin, voilà que la fédération lance, au niveau national, une compétition pour promouvoir ce magnifique jeu. La première édition du Trophée européen du Jeu Provençal aura lieu samedi 8 et dimanche 9 novembre à Lille.

    L’intention est louable certes, mais n’est-ce pas mettre la charrue avant les bœufs. Pourquoi ne pas panser les plaies d’un Jeu Provençal à la dérive.

    Un pari sur l’avenir

    Dans un moment stratégique où les grandes épreuves se meurent, n’est-ce pas le rôle de la FFPJP d’essayer de donner un nouveau souffle à ce sport ancestral (même si ce n’est pas son rôle premier). Déjà dénaturé par de nouvelles lois de jeu, notamment le tir à trois pas dénigré, le Jeu Provençal s’est vu envahir par des tireurs de grosses boules aujourd’hui majoritaires dans le style lors des championnats. Certes, il faut évoluer avec son temps et donner plus de visibilité à une activité où les jeunes ne sont pas légion. La question est la suivante : ce type de manifestation peut-il faire évoluer le Jeu Provençal et le faire avancer d’un pas où reculer de deux ? L’avenir nous le dira.

    À l’heure où nous écrivons ces lignes, aucun programme n’a été dévoilé par la FFJP sur cette manifestation.

    L’objectif du trophée européen est de créer une compétition internationale dédiée au Jeu Provençal, à l’image de la Coupe d’Europe des clubs déjà existante, favoriser la reconnaissance du Jeu Provençal au-delà des frontières françaises, notamment en Espagne, Italie et Suisse où la pétanque est déjà bien implantée et préparer le terrain pour un futur Championnat d’Europe, en structurant les compétitions et les sélections nationales.

    Martigues en voie de disparition

    Le rendez-vous incontournable du début d’année dans la halle de Martigues a pris un deuxième coup dans l’aile et l’on peut affirmer que c’est le coup mortel.

    Après 2025, Martigues ne sera pas au programme en 2026 également. Pétanqueurs et longuistes ne pourront plus aiguiser leurs armes en vue d’une longue saison avec le challenge Pierre-Brocca, (pétanque), le souvenir Christian-Serves (Jeu Provençal). ou encore le National féminin, sans oublier les autres compétitions de la semaine bouliste.

    L’an dernier, les annonces du gouvernement Barnier avaient fait échouer la tenue de la manifestation, selon la municipalité. Cette fois plus de Barnier, plus de foot également avec la chute vertigineuse du FC Martigues, mais les instances municipales n’ont pas élaboré un plan financier pour relancer la machine. C’est un nouveau coup dur pour l’activité bouliste mais également pour toute la ville de Martigues d’un point de vue économique. Après il y avait un dossier administratif à tenir vis-à -vis de la Fédération, notamment la date butoir du 24 octobre pour l’inscription aux nationaux l’année suivante. Ce deuxième rendez-vous consécutif manqué présage un avenir plus qu’incertain voire la disparition définitive de ce rendez-vous incontournable de début de saison.

  • Secchi, des rêves plein la tête dans et hors des bassins

    Secchi, des rêves plein la tête dans et hors des bassins

    Il ne lui manquait plus qu’une case à cocher dans le giron des plus grandes compétitions. Clément Secchi (25 ans) a été convoqué, la semaine dernière, avec l’équipe de France de natation pour participer aux championnats d’Europe Petit bassin, du 2 au 7 décembre, à Lublin, en Pologne. « Je suis très satisfait de ce début de saison », souligne le pensionnaire du Cercle des nageurs de Marseille.

    Ce dernier a retrouvé un train de vie plus paisible, après l’année « rock n’roll » qu’il a vécue avec les Jeux olympiques à domicile. Même si le rythme est toujours aussi effréné. « Je savais que je devais faire mes meilleurs temps pour me qualifier à ces championnats d’Europe, parce que les standards de la Fédération française étaient très difficiles », ajoute-t-il, conscient que la base nationale est fixée par rapport au troisième temps européen. Secchi s’est surpassé en explosant son record personnel avec un temps de 22’39 sur le 50 m papillon. Le vice-champion de France de la catégorie, qui a conclu les championnats nationaux avec trois médailles d’or (4×50 nage libre, 4×50 4 nages et 200 m papillon) et trois médailles d’argent (100 m nage libre, 50 m et 100 m papillon), a ainsi gagné son ticket pour l’Euro 2025. Sa sixième sélection chez les Bleus. « Je suis encore loin d’avoir l’expérience de Damien Joly », s’amuse l’Aixois, en rappelant que le capitaine tricolore cumule une vingtaine de convocations.

    Avenir planifié

    Mais à 25 ans, le prodige du CNM n’est plus « le minot » du groupe France. Des adolescents comme Sauveur Cristofini (16 ans), l’un des élèves de Philippe Lucas à Martigues Natation, poussent fortement dans son dos. « C’est sûr que ça fait bizarre de voir que les années passent », sourit celui qui n’avait pas le niveau, à 18 ans, pour rejoindre l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep) ou l’équipe de France junior. « Mais je suis toujours là, prêt à prendre progressivement un rôle plus important », poursuit-il.

    Avant de songer à reprendre le capitanat, Clément Secchi va devoir connaître « des performances encore plus élevées ». Il s’entraîne dans ce but, au quotidien, aux côtés de l’Égyptien Youssef Ramadan, champion NCAA (universités américaines). Les deux nageurs se sont rencontrés aux États-Unis, lorsque l’étudiant provençal a rejoint l’Université du Missouri, un an après ses quatre saisons passées à l’Université McGill, au Canada. « Je suis meilleur que lui en grand bassin, il est meilleur que moi en petit bassin. Je suis un peu plus côté endurance, lui est plus côté sprint. Et surtout, lui est très fort en coulée. Moi, c’est plus sur la nage, donc on se complète très bien », détaille celui qui espère un jour se retrouver en finale des championnats du monde avec son fidèle partenaire d’entraînement.

    La tête sur les épaules, Secchi a conscience qu’il ne vivra pas éternellement dans les bassins. Diplômé d’un Bac+5 en management, il a monté, l’année dernière, une entreprise d’accompagnement des étudiants européens dans leurs démarches auprès d’universités américaines. « On a déjà envoyé plus d’une vingtaine d’athlètes et on a déjà signé une vingtaine d’autres qui vont partir dans les prochaines années », annonce le médaillé de bronze aux JO de Paris 2024. Ce dernier, dont la carrière a décollé depuis son départ pour l’Amérique, espère avec ce projet « changer la vie d’un certain nombre de jeunes français ».

  • Handball : déception pour Plan-de-Cuques

    Handball : déception pour Plan-de-Cuques

    Cette rencontre avait tout du match piège et le HBPC est tombé dedans face à une équipe en place défensivement, menée par un duo de gardiennes percutantes. À égalité à la pause (12-12), les deux formations se sont rendues coup pour coup avant les 15 dernières minutes. Les visiteurs ont pris trois buts d’avance, les locales sont revenues, avant de craquer.

    Une défaite 26-28 malgré la performance XXL de Nele Antonissen, avec 14 buts sur 26. Saint-Amand revient à un point au classement et Plan-de-Cuques tombe à la 4e place suite à la victoire de Nice à Paris. Mercredi prochain, le HBPC se déplace chez l’ogre messin.

  • Gerónimo Rulli, l’ange gardien qui a longtemps tenu le coup

    Gerónimo Rulli, l’ange gardien qui a longtemps tenu le coup

    C’est un geste divin devenu habituel, mais on ne s’en lasse pas. Le portier de l’Olympique de Marseille, Gerónimo Rulli (33 ans), a, comme souvent depuis son arrivée dans la cité phocéenne, lors du mercato d’été 2024, sauvé son équipe en stoppant un penalty exécuté à la quatorzième minute par le milieu de terrain belge Charles de Ketelaere. Ce dernier pensait avoir trompé son vis-à-vis, mais c’est bien « Geró » qui a eu le dernier mot sur ce coup-là. Spécialiste de l’exercice, le gardien argentin possède un sens de l’anticipation spectaculaire, lui permettant de plonger au moment opportun. Le tout, sans trahir sa direction de sauvetage. Un dernier rempart qui porte bien son nom.

    « Je n’ai pas de secrets »

    L’ancien protecteur de l’Ajax et de la Real Sociedad a ainsi arrêté son premier penalty de la saison, lui qui en a encaissé trois (deux fois face à Kylian Mbappé contre le Real Madrid et une fois face à Odsonne Edouard contre le RC Lens). Il est même devenu le premier gardien à stopper un penalty avec l’OM en Ligue des Champions depuis Steve Mandanda contre Arsenal, le 26 novembre 2013. « Il y a des moments où je vais parler à l’attaquant, il y a des moments où je vais directement dans le but. Mais je regarde beaucoup la course, comment ils courent et s’ils me regardent. À partir de là, je prends une décision », confiait-il l’année passée, après avoir stoppé ses deux premiers penalties sous les couleurs olympiennes. Des sauvetages qui lui avaient permis, en septembre 2024, d’être le gardien le plus régulier dans l’exercice en Ligue 1 (57%, 4/7) depuis la saison 2019/2020.

    En sachant que Rulli en avait déjà arrêté deux sur cinq lorsqu’il évoluait à Montpellier. « Je travaille beaucoup dessus. Je passe beaucoup de temps à analyser et je regarde aussi beaucoup de football. Et j’apprends en regardant. Mais je n’ai pas de secrets », poursuivait le natif de La Plata, persuadé que « ce n’est pas que de la chance à 100% ». En tout cas, son talent est un don qui va sûrement sauver l’OM à d’autres occasions au cours de la saison.