Category: sports

  • Une troupe marseillaise de ballet sur glace en lice pour un titre mondial

    Une troupe marseillaise de ballet sur glace en lice pour un titre mondial

    Grâce à leur deuxième place au Critérium, sorte de coupe de France, l’équipe de ballet sur glace de l’association phocéenne des sports de glace a décroché pour la première fois de son histoire son billet pour la Gold Cup 2026. Cette grande compétition, aux allures de championnat du monde, se tiendra à Lansing, dans l’État du Michigan, au nord des États-Unis. « Il y a beaucoup d’excitation au sein du groupe », confie Albane Loiseau, co-capitaine de la troupe aux 15 patineuses. « On se connaît toutes très bien, la majorité d’entre nous est entrée au club très jeune. C’est quand même incroyable de pouvoir vivre un tel événement toutes ensemble », ajoute celle qui continue de construire ses programmes, période appelée « montage », jusqu’aux vacances de Noël. Avec ses coéquipières, elle entrera ensuite dans une phase de perfectionnement, plus intensive et plus théâtrale, afin d’être prêtes pour la compétition.

    60 000 euros pour une semaine de compétition

    Se qualifier était une première montagne à gravir. Mais avant de s’envoler vers Lansing, les Marseillaises vont devoir trouver le moyen de financer un tel séjour. « C’est un projet qui coûte très cher », reconnaît Albane, consciente qu’il faut emmener deux entraîneurs et deux membres du club en plus des 15 patineuses. Une semaine qui devrait coûter près de 60 000 euros. « Tout est payant aux États-Unis, et souvent au prix fort », martèle la co-capitaine. Elle compte sur la participation de sponsors pour leur permettre de réaliser leur rêve.

  • Ces trois joueurs passés par l’OM et l’Atalanta Bergame

    Ces trois joueurs passés par l’OM et l’Atalanta Bergame

    Franck Sauzée

    Recruté en 1988, après une excellente saison chez les Sochaliens avec seize buts en 30 matches, « Kaiser » Sauzée s’est imposé comme l’un des cadres de la formation phocéenne, qui a réalisé dès sa première saison le doublé coupe-championnat. S’il a remporté, à nouveau, le trophée de la Coupe de France (en 1991) et du championnat de France (en 1992), le milieu de terrain originaire d’Aubenas a connu l’apothéose de sa carrière en 1993, où il a fait partie de l’équipe vainqueure de la Ligue des Champions. Sous les ordres de Raymond « la Science » Goethals, l’international tricolore (39 sélections) évoluait dans un registre plus offensif, ce qui lui a notamment permis d’inscrire un triplé face au CSKA Moscou lors de la phase de groupe européenne de 1993. Après avoir tout gagné avec l’Olympique de Marseille, il a tenté une première expérience à l’étranger sous les couleurs de l’Atalanta Bergame. Une mauvaise expérience pour Sauzée, auteur de trois réalisations en 19 apparitions. Après cette saison ratée, il aurait dû revenir à l’OM pour relancer sa carrière, mais a finalement rejoint les rangs de Strasbourg.

    Sead Kolašinac

    Le guerrier bosnien (62 sélections) a débarqué dans la cité phocéenne lors du mercato hivernal 2021 pour doubler le poste de latéral gauche, occupé en ce temps-là par le Brésilien Luan Pères. Après quelques premiers mois timides, le « Tank » s’est imposé comme un élément fort de la charnière olympienne, sous le commandement d’Igor Tudor. Il a même réussi à être décisif en inscrivant quatre buts lors de la saison 2022-2023. Ses bonnes prestations vont lui permettre de rejoindre l’Atalanta Bergame, où il a affronté ses anciens coéquipiers marseillais quelques mois plus tard lors de la confrontation aller-retour en demi-finale de la Ligue Europa 2024. Toujours présent dans l’effectif lombard, Kolašinac alterne entre les longues blessures et les titularisations. Il n’a toujours pas refoulé la pelouse depuis le 13 avril.

    Ruslán Malinovskyi

    Ce joueur prometteur a réussi à taper dans l’œil de l’Atalanta en 2019, après un exercice grandiose avec le club belge de Genk (13 buts et 11 passes décisives). Après trois saisons confirmées sous les ordres de Gian Piero Gasperini, l’international ukrainien (66 sélections) est prêté à l’OM avec une option d’achat de 10 millions d’euros. Malgré ses 23 apparitions lors de cette deuxième partie de saison 2023-2024, le milieu offensif n’a pas réussi à s’imposer dans le onze olympien. Il a toutefois marqué les esprits en mettant fin à 12 ans d’hégémonie du PSG au Vélodrome grâce à son but victorieux en 8e de finale de la Coupe de France 2023.

    Abdoulay Konko, l’exception marseillaise

    Il n’a jamais porté le maillot de l’Olympique de Marseille, mais on ne peut pas évoquer l’Atalanta Bergame sans citer le nom d’Abdoulay Konko. Ce défenseur latéral droit, formé à l’ASPTT Marseille et passé par le centre de formation du FC Martigues, s’est rapidement exporté en Italie. Après avoir évolué dans des clubs prestigieux comme la Juventus de Turin ou la Lazio Rome, Konko a choisi de finir sa carrière à l’Atalanta Bergame lors de la saison 2016-2017. Il a ainsi rejoint l’effectif de Gian Piero Gasperini, qu’il a déjà connu dans trois autres clubs (à la Juventus, à Crotone et à Genoa). C’est d’ailleurs le technicien italien qui l’a replacé dans le couloir droit, alors qu’il a toujours évolué comme milieu de terrain axial.

  • Un OM diminué répond aux attentes de Roberto De Zerbi

    Un OM diminué répond aux attentes de Roberto De Zerbi

    Pour Roberto De Zerbi, aller chercher une victoire à l’Abbé-Deschamps était un symbole.

    Symbole que la double humiliation de la saison dernière n’était qu’un accident de parcours. Symbole que la série négative de deux défaites et un nul n’était également qu’une parenthèse désenchantée. En lui offrant une victoire, certes étriquée et arrachée aux forceps, ses joueurs ont répondu à ses attentes. Et l’ont surtout rassuré.

    D’autant plus que l’OM s’est rendu dans l’Yonne avec un groupe bien amoindri. « Nous y sommes venus avec 9 joueurs importants blessés », rappelle l’entraîneur marseillais.

    à la déjà longue liste est venue s’ajouter Nayef Aguerd. « Il se plaignait d’une gêne à la hanche qui s’est révélée problématique à l’échauffement. J’ai donc préféré le ménager », explique l’Italien. Il a donc fait appel à Emerson, « qui ne devait pas jouer car il tire lui aussi sur la corde », qui a serré les dents et tenu la distance.

    Le défenseur italien a formé un trident défensif inédit, associé à CJ Egan-Riley et Benjamin Pavard. Trident qui a été souvent sollicité par des offensives auxerroises dynamiques, mais qui ont manqué de suite dans les idées.

    Ce qui a facilité la tâche marseillaise. Dans un match où l’on sentait une certaine retenue, de part et d’autre, le premier à trouver la faille a pu faire banco. Et c’est Angel Gomes, pour l’OM, qui a permis de rafler les trois points.

    Reprise en main

    « Ces trois points sont importants. Obtenus difficilement, avec des joueurs qui sont allés au-delà de leurs souffrances personnelles pour ensuite tenir le résultat », insiste Roberto De Zerbi. Ils arrivent après une série négatives qui a vu son équipe abandonner des points qui leurs tendaient les bras.

    « Si nous avions joué comme cela contre Angers, nous en aurions quelques-uns de plus », soupire-t-il. Néanmoins, son équipe a laissé des plumes dans les duels. Avec quatre cartons jaunes et un rouge pour Ulisses Garcia, « je ne vois pas là de la nervosité, mais plutôt un collectif qui a lutté pour aller chercher la victoire », estime l’entraîneur phocéen.

    En sortant de la spirale négative, l’OM reprend son destin en main. Il profite du faux pas de Monaco face au Paris FC pour redevenir dauphin du PSG, deux longueurs derrière le leader. Il se remet en ordre de bataille en vue de la réception de l’Atalanta, mercredi en Ligue des Champions.

    « Je n’ai pas pensé à ce match, j’y penserai dans le bus du retour à Marseille », a plaisanté Roberto De Zerbi. Il a aussi émis un souhait. « J’espère récupérer plusieurs joueurs importants », confesse-t-il. Sur ceux qui n’ont pas pris part au succès auxerrois, quatre sont attendus. Nayef Aguerd, Leo Balerdi, Bilal Nadir et Timothy Weah. Pour les autres, il faudra encore faire preuve de patience. Avec un retour estimé après la trêve.

    L’Atalanta Bergame est dans le dur

    Adversaire de l’OM, mercredi au Vélodrome, pour la quatrième journée de la Ligue des Champions, l’Atalanta continue de s’enfoncer dans le championnat italien.Samedi, les Lombards se sont inclinés (0 – 1) sur la pelouse d’Udine, enchaînant un sixième match sans succès. Leur dernière victoire en Série A remonte au 21 septembre, où les joueurs d’Ivan Juric s’étaient imposés 3 – 0 sur le terrain du « Toro ». Au classement, Bergame se retrouve dans la deuxième moitié du tableau. Depuis, la « Dea » a récolté cinq nuls consécutifs, avant d’être battue samedi dans le Frioul. Elle s’est néanmoins imposée 2 – 1 face à Bruges en Ligue des Champions où elle compte trois points, autant que l’OM.

  • Les Spartiates défaits aux tirs au but à Angers

    Les Spartiates défaits aux tirs au but à Angers

    Déjà battus vendredi à domicile face aux Ducs d’Angers (2-3), les hockeyeurs marseillais se sont de nouveau inclinés contre les leaders de la Ligue Magnus, dimanche après-midi, après une séance de tirs au but sur la glace angevine (3-2).

    Les Spartiates se maintiennent toujours à la quatrième place du championnat, à deux points seulement des Brûleurs de Loups de Grenoble. L’attaquant franco-finlandais Emil Tavernier et le capitaine Fabien Colotti ont inscrit les buts marseillais de la partie face aux Ducs d’Angers. Les protégés de Luc Tardif vont connaître une semaine de pause, avant de se déplacer le 11 novembre (à 16h30) chez les Boxers de Bordeaux.

  • L’Ovale Beach Marseille lance sa nouvelle saison sportive

    L’Ovale Beach Marseille lance sa nouvelle saison sportive

    Marseille, capitale du beach-rugby, va-t-elle devenir celle de l’ensemble des sports de plage ?

    C’est la volonté affichée du côté de l’Ovale Beach Marseille et le projet est déjà dans les têtes des membres du comité directeur du club. « Il existe un potentiel d’extension sur le site du Prado. Il suffirait de quelques aménagements pour que le football, le handball, le volley ou encore l’ultimate nous rejoignent », détaille Lionel Laugier.

    Afin de permettre à son projet de grandir, le dirigeant a lancé un club des partenaires, appelé le B2Beach, qui a été mis en route lors d’une soirée festive à Napollon, au siège de Novanea, un des compagnons de route historique de l’OBM.

    Fédérer les sports de plage au Prado

    « Si nous voulons poursuivre notre dynamique, nous nous devons de trouver des partenaires privés », justifie Lionel Laugier. Si les institutions, notamment la Ville de Marseille qui était représentée par Romain Pastor, élu des 15e et 16e arrondissements, reste fidèle, « c’est essentiel pour nous d’avoir plusieurs atouts dans notre jeu ».

    Certains de ces partenaires privés sont des fidèles de longue date. À l’image de Laurent Della Santina. Le co-fondateur de Novanea a rapidement rejoint l’aventure. « Lionel et moi, nous nous connaissons depuis des études communes. J’ai même été le témoin de la création du beach rugby », explique l’entrepreneur.

    Ayant toujours été proche, lorsque Lionel a fait appel à lui, « j’ai immédiatement dit oui. Son projet et l’humanité qui l’accompagne nous ont donné envie d’en être. Et aujourd’hui, après près de huit ans de présence, nous sommes fiers d’être un acteur du développement du beach-rugby à Marseille ».

    D’autant plus qu’en un quart de siècle, l’OBM a démontré son savoir-faire et collectionné les récompenses internationales. Avec plusieurs titres européens, le club est une véritable locomotive qui se prépare à relever le défi d’une nouvelle tournée estivale.

    « Nous serons toujours sur le site du Prado. Avec des aménagements qui apportent plus de confort pour les joueurs, mais aussi pour le public », indique Lionel Laugier. Toutefois, son idée est d’aller au-delà d’un rendez-vous sur un long week-end de juin. « Il y a d’autres sports de plage qui peuvent bénéficier de l’installation. Pourquoi ne pas proposer qu’à chacun son tour, le football, le handball et le volley s’y installent ? Cela ferait vivre le site et aurait de belles retombées sur le secteur », poursuit-il.

    L’idée doit maintenant faire son chemin. Du côté de la Ville de Marseille, Romain Pastor a écouté avec attention les détails donnés lors de cette soirée, face à plusieurs dizaines de représentants du secteur privé, mais aussi d’institutions telles que l’Ufolep 13.

    « Nous allons travailler avec les institutions pour que cela se concrétise. Marseille, après être la capitale du beach-rugby, peut devenir un pôle d’attraction pour les autres sports de plage et héberger des événements internationaux de haut niveau », estime Lionel Laugier.

    Beach rugby five

    Du 19 au 21 juin 2026.

    Plages du Prado

    www.beach-rugby.com

  • Sakina Karchaoui célébrée par les habitants de Miramas

    Sakina Karchaoui célébrée par les habitants de Miramas

    Les jeunes miramasséennes passionnées par le ballon rond étaient nombreuses, dimanche après-midi, autour du city-stade flambant neuf inauguré par la Ville de Miramas, dans le quartier de la Maille 2. Si la nouvelle infrastructure les a impressionnées, elles ont surtout fait le déplacement pour voir de leur propre yeux Sakina Karchaoui. L’internationale française (94 sélections) âgée de 29 ans, également capitaine du Paris Saint-Germain, a grandi quelques rues à côté du terrain de jeu rénové. « C’est un exemple pour nous », martèle Sarah, pensionnaire de la section U12 de l’US Miramas.

    « Rien n’est impossible »

    Comme toutes ses amies du club, qui tentaient de se faufiler dans la foule pour décrocher un selfie ou un précieux autographe de la star parisienne, elle rêve de connaître la même carrière que la défenseure latérale gauche.

    Cette aventure a débuté aux côtés de Samir Touri, l’éducateur qui a décelé le potentiel de la jeune Karchaoui. « Elle sortait de l’école et elle s’amusait à taper le ballon contre les murs », raconte celui qui a détecté chez elle « un touché de balle impressionnant ». Mais Samir, qui connaît Sakina depuis sa naissance, n’imaginait pas que sa petite protégée allait connaître un tel parcours. « Il y en a très peu qui arrivent à persévérer dans les moments de doute, surtout quand tu dois quitter ton domicile familial à l’âge de 12 ans, mais elle est parvenue à surmonter tous les obstacles qui se sont dressés devant elle », souligne son ancien entraîneur, ému aux larmes au moment de voir le nom de Karchaoui sur la plaque commémorative à l’entrée.

    « C’est un honneur d’avoir un terrain de ma ville en mon honneur », sourit celle qui voulait surtout montrer que « rien n’est impossible ».

  • Large vainqueur de Lyon, le RCT se relance avant La Rochelle

    Large vainqueur de Lyon, le RCT se relance avant La Rochelle

    La réaction d’orgueil attendue après la claque toulousaine a bien eu lieu. Avec 54 points et 8 essais inscrits, le contrat est rempli. « C’était nécessaire après en avoir pris 50. On était vexé », ressassait Daniel Brennan. Une victoire qui n’a pas tardé à se dessiner, malgré l’ouverture du score lyonnaise sur pénalité par Jackson (4e). Trois minutes plus tard, Priso inscrivait le premier essai de la partie, bénéficiant au début de l’action d’une délicieuse feinte signature d’un Serin buteur du jour en l’absence de Jaminet et Domon, et élu homme du match. « On l’a pris au pied levé pour lui dire qu’il devait reprendre ça. Ça fait deux ans qu’il s’entraîne bien, chaque fois qu’il a cette charge, il assure », se réjouissait Maxime Petitjean, entraîneur adjoint en charge du jeu au pied.

    Un secteur particulièrement satisfaisant samedi, qui a permis de construire une assise territoriale, et aux avants de briller en première période, Alainu’uese (25e) et Baubigny (39e) venant compléter un tableau de marque 100% première et deuxième ligne : « Ça faisait partie de notre stratégie de taper en touche quand on était dans nos 22 pour essayer de les contrer. Ça a été plutôt bien fait par les avants. On leur vole au moins quatre ou cinq ballons », expliquait Maxime Petitjean.

    Des avants qui ont bénéficié du soutien des centres, Brex et Nonu apportant une supériorité sur des mauls portés à dix joueurs, qui ont permis de mettre le RCT dans l’avancée et d’inscrire plusieurs essais (ceux d’Alainu’uese et Priso, mais aussi les deux essais de pénalité). « On a essayé de mettre l’accent là-dessus. On avait plusieurs lancements qui partaient de ça, et ça a été super positif », se satisfaisait l’entraîneur du jeu au pied. « Les trois-quarts sont avec nous sur les séances de touche. On a la chance d’avoir des centres très costauds. On a pris trois essais sur ballon porté à Toulouse, on a redoublé de travail là-dessus », plussoyait Daniel Brennan. « Je n’aurais pas pensé me retrouver en mêlée aux côtés de Ma’a Nonu. Il était à fond dans son rôle, bouillant », s’amusait Charles Ollivon, qui a lui aussi participé à la fête avec son premier essai depuis son retour.

    Une supériorité encore mal gérée

    Un capitaine qui a débuté en troisième ligne, avant d’alterner avec la deuxième. Et qui semble revenir à son meilleur niveau : « Je ne suis pas au top, mais stable sur mon genou. Il reste du travail pour me retrouver », tempérait l’intéressé, « content de retrouver Marcoussis » pour les tests matches de novembre. Même si, sur la Rade, on espère voir le joueur libéré pour la réception de la Rochelle.

    Au milieu de cet océan de positivité demeurent encore quelques points à corriger. Car si l’essai de Wainiqolo n’avait pas été refusé pour un hors-jeu de l’ancien ailier toulonnais
    – qui a écopé d’un carton jaune sur l’action et tout de même signé son retour d’un essai, applaudi par Mayol -, le RCT se serait retrouvé mené à la 24e minute. En supériorité, Toulon a marqué sur la mêlée qui suivit, mais a ensuite, comme trop souvent, vu son adversaire revenir grâce à deux pénalités.

    « C’est un petit peu de la faute de nos leaders. On n’a pas toujours annoncé les bonnes choses au bon moment. Lyon avait un ailier en moins, on aurait dû plus jouer dans les couloirs. À l’inverse on a été sur les largeurs, on s’est un peu trompé là-dessus. C’est un axe de progression, car on ne peut pas être en supériorité et prendre des points aussi facilement », analyse Maxime Petitjean.

    Désormais, place à une seconde réception de suite face à La Rochelle. Un match en retard de la 3e journée qui peut permettre au RCT de retrouver le podium : « Les points positifs ne nous donnent aucun avantage pour la semaine prochaine », prévenait Charles Ollivon. « Quand on reçoit, on a des ambitions, beaucoup d’envie. Mais on connaît La Rochelle, leurs qualités, leurs ambitions. Il va falloir attaquer cette semaine avec de l’envie pour être sérieux, appliqués, et aborder ce match dans de bonnes dispositions. »

  • L’OM souffre mais gagne enfin à Auxerre

    L’OM souffre mais gagne enfin à Auxerre

    Aux modifications voulues par Roberto De Zerbi, à savoir laisser Mason Greenwood et Igor Paixão sur le banc, est venue s’ajouter la blessure à l’échauffement de Nayef Aguerd. De fait, c’est une défense phocéenne inédite, voire improbable, qui débutait. Où Ulisses Garcia et Michaël Murillo occupaient les couloirs, alors qu’Emerson, qui devait être remplaçant, débutait en axial gauche.

    Dans cette configuration, l’arrière-garde olympienne montrait quelques signes de fébrilité. Le temps que chacun trouve ses marques. Ce qui permettait aux Auxerrois de prendre confiance. Et d’aller souvent développer leur jeu dans la moitié de terrain provençale.

    Toutefois, l’OM entrait petit à petit dans son match. Et, à la demi-heure de jeu, après une première occasion signée Pierre-Emerick Aubameyang, Angel Gomes trompait Donovan Léon, servi par Michaël Murillo. Comme à Lisbonne et Lens, les Olympiens ouvraient le score. Il leur restait, cette fois, à éviter de perdre le bénéfice de ce premier but. Dans son but, Geronimo Rulli s’y employait.

    Sans être génial, l’OM avait su traverser la première période sans trop être mis en danger. Se montrer opportuniste devant le but auxerrois. Seule ombre au tableau, la cascade de cartons jaunes distribués par Benoît Bastien.

    La seconde sera sur le même modèle. Avec un OM ayant du mal à se libérer, face à des Icaunais volontaires, mais souvent malheureux dans leurs initiatives. Et qui achoppait surtout sur un Geronimo Rulli des grands soirs. Mais qui devait finir à dix, Benoît Bastien se laissant abuser par une simulation de Josué Casimir pour sortir un nouveau carton, rouge cette fois, sous le nez d’Ulisses Garcia.

    Une situation qui annonçait une fin de match compliquée pour les Olympiens. Face à des Auxerrois remontés comme des coucous suisses, mais en manque de sang froid dans la surface marseillaise. Un OM qui, cette fois, va tenir jusqu’au bout. Prenant une revanche sur la saison dernière.

    Auxerre-OM 0-1 (0-1)
    11e journée de Ligue 1
    Stade Abbé Deschamps (15 529 spectateurs)
    Arbitre : B. Bastien.
    Buts : Gomes (30e).

    Avertissements : Diomandé (80, 90+3), Namaso (87) à Auxerre, Gomes (26), Emerson (36), O’Riley (39), Vaz (40+3) à l’OM.

    Expulsions : Garcia (65) à l’OM, Diomandé (90+3) à Auxerre.

    AUXERRE : Léon – Casimir (Oppegaard, 69), Sénaya (Sy, 84), Diomandé, Akpa, Mensah (Mara, 69)– Coulibaly ( Osman, 42), Owusu ( c , Matondo, 84), Danois, Namaso – Sinayoko.
    Entraîneur : C. Pélissier.

    OM : Rulli – Pavard, Egan-Riley, Emerson – Murillo, O’Riley, Höjbjerg (c), Garcia – Gomes (Vermeeren, 63)– Vaz (Paixão, 63), Aubameyang (Lirola, 78).
    Entraîneur : R. De Zerbi.

  • Top 14 : Succès bonifié pour le RC Toulon face au LOU

    Top 14 : Succès bonifié pour le RC Toulon face au LOU

    Lourdement battu à Toulouse la semaine dernière (59-24), le RCT se devait de réagir face au LOU, pour la première de ses deux réceptions en une semaine, avant la venue de la Rochelle à Mayol, samedi 8 novembre en match en retard de la 3e journée de Top 14.

    C’est le LOU qui ouvrait les hostilités sur une pénalité de Jackson (0-3, 4e). Mais le RCT ne tardait pas à réagir. Sur une des feintes de passes dont il a le secret, Serin prenait la défense lyonnaise à revers, était rattrapé juste avant l’en-but, mais Priso parvenait à finir le travail (7-3, 7e).

    Les hommes de Mignoni gardaient la maîtrise du jeu et continuaient de mettre la pression sur la défense adverse. Au prix de quelques transmissions risquées, sur une desquelles Wainiqolo interceptait le ballon à 10 mètres de son en-but, remontait tout le terrain pour aller inscrire un essai dans son style caractéristique, au bon souvenir du jardin dans lequel il a brillé ces quatre dernières années. Mais l’ailier fidjien était signalé hors-jeu, écopant au passage d’un carton jaune, et l’essai justement annulé (24e). Le RCT obtenait une mêlée, qu’il menait à bon port, grâce à Alainu’uese (14-3, 25e).

    Les Toulonnais ne profitaient cependant pas davantage de leur supériorité, faute à leur si fâcheuse indiscipline, que les Lyonnais sanctionnaient pour réduire la marque sur deux nouvelles pénalités de Jackson (30e) et Laure (14-9, 33e). Visiblement plus à l’aise à égalité numérique, les coéquipiers de Charles Ollivon se redonnaient un peu d’air grâce à la force de leurs avants, juste avant la pause, sur une touche à 5 mètres de la ligne conclue par Baubigny (21-9, 39e).

    Le RCT déroule après la pause, le clin d’oeil de Wainiqolo

    Le RCT ne relâchait pas l’étreinte après la pause, et inscrivait logiquement un quatrième essai de pénalité, sur lequel l’infortuné Moukoro, entré en jeu sur l’arrêt précédent, recevait un carton jaune (28-9, 48e). Et enchaînait immédiatement par Tuicuvu, sur une passe au pied de Serin, que s’emmenait à son tour l’ailier fidjien, façon footballeur (35-9, 52e).

    Après avoir résisté sans plier aux coups de butoirs lyonnais, les Toulonnais reprenaient leur marche en avant, avec le premier essai de Charles Ollivon depuis son retour, bien servi par Garbisi à cinq mètres de l’en-but (42-9, 62e). Les hommes de Karim Ghezal n’abandonnaient pas, malgré le score, et finissaient par être récompensés par Wainiqolo, dont l’essai était cette fois validé, et applaudi par un stade Mayol pas ingrat ni amnésique (42-14, 70e).

    Mais les Rouge et noir n’étaient pas rassasiés, et l’intensité restait la même en fin de rencontre. Suite à une belle action collective, Ferté envoyait un petit rasant pour lui-même, et inscrivait son troisième essai en deux rencontres (47-14, 73e). Dumortier sauvait à nouveau l’honneur lyonnais dans la foulée (47-21, 75e). Mais un nouvel essai de pénalité était accordé aux Varois (54-21, 78e), pour clore un récital toulonnais à confirmer dès la semaine prochaine face au Stade Rochelais.

    RC TOULON 54-21 LYON OU (MT : 21-9)
    9ᵉ journée de Top 14.
    Samedi 1ᵉʳ novembre, 14h30.

    Stade Félix-Mayol, Toulon. 15 310 spectateurs.

    Arbitre : Jérémy Rozier.

    Points RCT : 8E Priso (6e), Alainu’uese (25e), Baubigny (39e), Pénalité (48e, 78e), Tuicuvu (52e), Ollivon (62e), Ferté (72e) ; 5T Serin (7e, 25e, 39e, 52e), Garbisi (62e).

    Points LOU : 3P Jackson (4e, 30e), Laure (33e) ; 2E Wainiqolo (70e), Dumortier (75e) ; 1T Meliandre (75e).

    Cartons jaunes : Wainiqolo (24e), Moukoro (48e), Millet (78e) pour le LOU ; Coulon (66e) pour le RCT.

    RCT : Priso (Brennan, 48e), Baubigny (Damond, 48e), Gigashvili (Sinckler, 48e) ; Ribbans (Rebbadj, 56e), Alainu’uese (Coulon, 56e) ; Ludlam (Alainu’uese, 73e), Abadie (Nonu, 78e), Ollivon (c) ; Serin (White, 54e), Garbisi (Garcia, 62e) ; Tuicuvu, Nonu (Smaïli, 62e), Brex, Dréan ; Ferté. Entraîneur : Pierre Mignoni.

    LOU : Rey (Moukoro, 47e), Chat (Marchand, 52e), Ainsley (Aptsiauri, 52e) ; William, Roux ; Dliance, Saginadze (c) (Shvangiradze, 47e), Simmonds (Botha, 47e) ; Gonzalez, Jackson (Meliande, 58e) ; Dumortier (Rey, 50e ; Dumortier, 59e), Millet, Maraku (Regard, 58e), Wainiqolo ; Laure (Tchptchet, 50e). Entraîneur : Karim Ghezal.

  • Baptiste Erdocio en première ligne

    Baptiste Erdocio en première ligne

    Ils gravitent autour des Bleus. Autour de l’une des plus belles générations de l’équipe de France. Depuis quelques étés, ils interpellent le sélectionneur Fabien Galthié, toujours en éveil sur le renouvellement du quinze de France à deux ans de la Coupe du monde en Australie (1er octobre-13 novembre 2027).

    La relève de Montpellier formée du 3e ligne Lenni Nouchi et du pilier gauche Baptiste Erdocio se greffe à un groupe appelé à disputer les trois tests de l’automne devant l’Afrique du Sud, les Fidji et l’Australie. Pour l’heure, le premier, champion du monde U20, patiente en salle d’attente après une lésion à une cuisse. Sans savoir s’il peut revenir à temps, en sachant que la concurrence à son poste est vive.

    Le second, lui, avance sans bruit, s’approche même d’un premier test devant les rugueux Sud-afs. Selon les premiers entraînements effectués lors de la semaine de préparation à Marcoussis, Erdocio est pressenti pour débuter aux dépens du Toulonnais Jean-Bapiste Gros (37 sélections) pour affronter les champions du monde à l’occasion de la revanche d’un quart de finale du Mondial en France.

    Baptiste Erdocio (25 ans, deux sélections) vient d’une terre de rugby. Ou plutôt d’une terre de piliers, où l’on cultive le goût de la force. Tout comme l’ex-pilier international Fabien Barcella, son modèle, Pierre Dospital, la figure d’Espelette, Pascal Ondarts et tant d’autres…, il est un produit du Pays basque. Né à Bidart à l’aube du siècle, il s’éprend très vite du ballon ovale et du défi de la mêlée, au cœur d’une famille passionnée de rugby.

    À l’âge de 14 ans, il suit presque une progression linéaire et rejoint le BO (Biarritz Olympique). Même si le club magnifié par Serge Blanco vit des heures sombres, dans l’ombre de Bayonne et avant la mainmise nébuleuse de Pierre-Edouard Stérin, il fait son chemin. Intègre le centre de formation à l’âge de 18 ans, avant de jouer en Pro D2, presque naturellement.

    « C’est le bon équipier »

    À l’été 2023, Baptiste Erdocio débarque à Montpellier. Dans une équipe qui flirte avec la relégation en Pro D2, va de tempête en tempête, il se fait sa place aux dépens du Catalan Enzo Forletta. Depuis plus d’un an, sous l’autorité de Didier Bès, il fait de la mêlée du MHR l’une de ses armes secrètes et l’une des plus redoutées du Top 14. « C’est le bon équipier, qui a du caractère, qui est dur au mal. Il n’est jamais blessé. Et, en mêlée, il est vraiment très intéressant. Et surtout, il adore ça », assure le manager du MHR Joan Caudullo, ancien talonneur.

    Avec son profil râblé (1,75 m, 115 kg), le pilier basque met souvent au supplice son adversaire, provoque des pénalités et se complaît dans ce rôle obscur. Et séduit l’exigeant staff des Bleus et notamment Fabien Galthié.

    Cet été, pendant que Lenni Nouchi rumine sur son canapé en raison d’une blessure de fin de saison, Erdocio file en Nouvelle-Zélande pour participer à une tournée controversée. Au bout du monde, malgré l’agacement des All Blacks, il saisit une fois encore sa chance pour être titulaire lors des deux principaux tests. Et se fait une place dans le groupe par sa bonne humeur, sa jovialité, les parties de carte, les chants basques…

    Au retour de la Nouvelle-Zélande, après seulement trois semaines de vacances, Baptiste Erdocio a anticipé son retour à l’entraînement au sein de l’effectif de Montpellier. Pour être prêt pour la reprise et notamment un déplacement à Bayonne. Pour marquer les esprits au plus vite.

    Pendant que les Bleus compilent les blessures au bout de saisons usantes et traumatiques, pendant que William Servat, entraîneur en charge des avants, cherche des alternatives à ses deux têtes de pont Uini Atonio, pilier droit rochelais incontournable, et le Toulousain Cyril Baille, référence à son poste, Baptiste Erdocio pointe son nez au bon moment.

    Une porte s’ouvre. Si le Toulonnais Jean-Baptiste Gros, tout aussi discret, prend le relais de Baille, les autres candidats comme Reda Wardi ou Dany Priso semblent aujourd’hui en retrait et laissent une ouverture au jeune Toulousain Benjamin Bertrand et donc à Baptiste Erdocio. À ce poste de pilier, quand on est parmi les vingt-trois appelés, même si on ne débute pas, on sait que l’on aura du temps de jeu. Quand on est pressenti pour être titulaire face à l’Afrique du Sud et ses piliers de fer, c’est une nouvelle vie qui se dessine.