Category: sports

  • [Tour de France] Demi Vollering prend le meilleur

    [Tour de France] Demi Vollering prend le meilleur

    La Néerlandaise Demi Vollering a remporté mercredi à Belleville-en-Beaujolais la 5e étape du Tour de France Femmes en devançant au sprint la Suissesse Marlen Reusser, qui a conservé le maillot jaune, et la Polonaise Kasia Niewiadoma.

    Ces trois coureuses se sont isolées en tête en deux temps, sous l’impulsion de Vollering, dans les deux dernières des huit difficultés du jour, le Col de Durbize et Mont Brouilly, à 30 puis 10 kilomètres de la ligne. Auparavant, un groupe s’était échappé dans la seconde partie de journée avec quelques éléments solides, ce qui pouvait espérer une victoire finale. Ce ne fut finalement pas le cas. Lauréate sortante, la Française Pauline Ferrand-Prévot a connu une mauvaise journée en terminant à deux minutes et demie de la vainqueure, perdant toute chance de réaliser le doublé. Elle pointe désormais à la 17e place du classement à cinq minutes de la tête. « Il ne faut pas se voiler la face : un tel écart, c’est irrécupérable », a concédé la Rémoise.

    Pieterse fait le trou pour

    le maillot à pois

    Demi Vollering / Marlen Reusser / Kasia Niewiadoma : le trio de tête de cette étape disputée dans les monts du Beaujolais préfigure sans doute le podium final le 9 août. Restera à connaître l’ordre dimanche soir à Nice.

    Au classement provisoire, Reusser reste en tête avec 12 secondes d’avance sur Vollering. Niewiadoma, 3e, concède 1 mn 17 sec.

    Le trou est fait avec la quatrième place occupée par l’Allemande Antonia Niedermaier à 2:40. Autre grande gagnante de la journée de mercredi sur les routes du Tour : Puck Pieterse. La Néerlandaise d’Alpecin, championne du monde de VTT comme Pauline Ferrand-Prévot, a accentué son avance au classement de la montagne. En passant en tête des six premiers grands prix (sur huit), elle compte désormais 37 points au compteur, soit 23 de mieux que sa dauphine.

    La vallée du Rhône

    avant le Ventoux

    Jeudi, entre Montbrison et Tournon-sur-Rhône, la 6e étape propose un nouveau parcours accidenté, délicat à négocier après six jours de course. À moins de 50 km de la ligne, le col de Lalouvesc (8,6 km à 5%) favorisera un écrémage et peut-être une belle échappée.

    Une nouvelle journée casse-pattes donc, avant que le peloton du Tour de France Femmes ne s’attaque au Mont Ventoux. Le géant de Provence devrait être le juge de paix de cette édition 2026. Après cette étape, les favorites y verront sans doute plus clair à propos de leurs ambitions.

    Ce jeudi, 6e étape entre Montbrison et Tournon-sur-Rhône (153,4 km)

  • Plan-de-Cuques continue son sans-faute en pré-saison

    Plan-de-Cuques continue son sans-faute en pré-saison

    La préparation se poursuit pour Plan-de-Cuques qui affrontait Toulon pour son 3e match amical en quelques jours. Sur son parquet, le HBPC s’est imposé sur le score de 32-31, « un match intense, avec son lot de réussites et d’échecs », comme le soulignera la coach Angélique Spincer après la partie. Un but d’écart, comme la semaine dernière dans le Var (35-34).

    La première mi-temps de cette rencontre fut prolifique. Les gardiennes n’ont pas eu la réussite escomptée et le tableau d’affichage évoluait rapidement. La chaleur était accablante au gymnase des Ambrosis, Angélique Spincer utilisant à foison son éventail sur le bord du terrain. Sur le 40×20 du HBPC, les connexions entre coéquipières se perfectionnaient. Manon Loquay a par ailleurs été souvent trouvée au poste de pivot. Les locales tournaient avec une longueur d’avance à la pause.

    Si Clémence Nkinkanda était malade, ce mercredi, les trois autres recrues (Agathe Quiniou, Lorine Boudekhane, Beatriz Sousa) ont aussi poursuivi leur intégration. Face à une équipe de Toulon ayant réalisé un mercato emballant (Daphné Gautschi, Andrea Novellan, Laura Kanor etc.), Plan-de-Cuques a finalement fait la différence dans la dernière minute. Un jet de 7 m de Nele Antonissen a finalement scellé la victoire. « On continue de travailler et de s’ajuster. C’est bien de gagner mais ça n’aura aucun impact sur notre entrée dans le championnat, le 29 août », expliquait Angélique Spincer.

    Ce jeudi, le HBPC est sur le terrain de l’OGC Nice pour un 4e rendez-vous amical de la pré-saison. À trois semaines du grand démarrage de l’exercice 2026-2027.

  • Quand la montagne vient à la rencontre des séniors à Marseille

    Quand la montagne vient à la rencontre des séniors à Marseille

    Si tu ne viens pas à la montagne, la montagne viendra à toi !

    Le sujet de thèse de doctorat de Marie Nivet et Josep Rebull, sous la direction de David Ben Dahan (Aix-Marseille université), Thomas Rupp (Université de Savoie-Mont Blanc) et Grégoire Millet (université de Lausanne) propose une alternative active pour accompagner les séniors au-delà de 65 ans.

    « L’espérance de vie augmente, et l’idée est d’accompagner ce fait en proposant des activités sportives adaptées, dans un cadre qui permet de retarder au maximum le recours aux médicaments » indique Marie Nivet. Étudiante au Bourget du Lac, elle s’est lancée dans une thèse dont le sujet est cet accompagnement. Thèse sur laquelle elle travaille depuis plusieurs années avec Josep Rebull, et qui implique deux sites universitaires français.

    « Des études ont montré que l’air des montagnes, en lui-même, avait déjà des vertus thérapeutiques. En y associant une pratique sportive adaptée à l’âge, il y a la possibilité de prolonger l’espérance de vie en bonne santé » poursuit-elle.

    Appel à candidats

    Les deux doctorants se sont donc lancés dans une étude clinique de longue haleine. Ils ont été les premiers à se lancer dans cette thématique, dont le but « est de comprendre comment la pratique sportive en altitude agit sur les muscles, notamment le cœur, et le corps » détaille Marie Nivet.

    Conscients qu’il n’est pas possible à tous les séniors de venir pratiquer régulièrement une activité physique en montagne, avec le concours de leurs directeurs de recherches et l’hôpital de La Timone, ils ont pu mettre en place une unité qui recrée les conditions d’une pratique en altitude.

    « Les exercices viennent au plus près des gens. Nous avons déjà effectué un suivi sur 20 personnes, et les résultats sont encourageants » poursuit la doctorante. Elle lance un appel afin que d’autres personnes rejoignent le programme. « Il y a peu de contrainte. L’étude se fait en trois séances d’une heure et demie. Les gens doivent avoir 65 ans et plus, sans limite haute ».

    Après une visite médicale d’aptitude, les séances se font sous encadrement. Au-delà d’une démarche de développement du sport santé, « cette recherche a pour objectif de mieux comprendre certains mécanismes du vieillissement afin de contribuer au développement de stratégies favorisant le bien vieillir », précise Marie Nivet.

    marie.nivet @univ-smb.fr

    josep.rebull-barrera@etu-univ-amu.fr

  • [Boxe] Les juniors tricolores en stage à Aix-en-Provence

    [Boxe] Les juniors tricolores en stage à Aix-en-Provence

    Dimanche, 17h. Alors que certains reviennent de la plage, les 15 jeunes filles retenues pour le stage de cohésion de l’équipe de France junior féminine de boxe s’activent.

    Dans la salle de la Muniz Boxing Academy, elles mettent en place le matériel, préparent les ateliers, en écoutant les conseils de Malik Nahim, entraîneur du collectif jeunes de la Fédération française de boxe. « Nous avons des filles qui viennent préparer les championnats du Monde où les JO des jeunes, et d’autres qui participent à leur premier stage. L’idée est de créer un vivier, dans lequel les filles se sentent à l’aise et travaillent en équipe » explique l’éducateur.

    Anthony Veniant, dans un premier temps, puis Freddy Heugbeke, membres de la Commission technique nationale de la Fédération française de boxe, sont venus successivement lui prêter main-forte. De même que des éducateurs de la Muniz Academy ont aussi mis la main à la pâte.

    Au menu des jeunes filles, « beaucoup de travail physique. Il fallait remettre en route les organismes, avant de passer à la préparation des grands rendez-vous de l’automne » détaille Malik Nahim.

    Objectif Dakar

    Venue de Montgeron, Shanon Cabane est déjà un peu du côté de Dakar. « Ce sera en novembre, pour les JO de la jeunesse. J’ai aussi à préparer les championnats du Monde » confie celle qui est venue à la boxe pour faire plaisir à son grand-père. « Depuis, je n’ai plus décroché. J’avais touché au tennis, la danse, la natation. Mais la boxe c’est autre chose. »

    Elle y a trouvé un équilibre. Quant au stage, « il me permet de travailler avec d’autres filles, car dans mon club, je suis la seule de ma catégorie. Là, c’est plus équilibré » reconnaît-elle.

    La Francilienne a fait la connaissance de la Montpelliéraine Sunjie Lopes, dont c’est la première participation. à treize ans, elle entame sa cinquième saison, et est déjà championne de France de sa catégorie (-54 kg). « C’est mon père qui m’a fait découvrir la boxe. Et je ne regrette pas mon choix ».

    Si elle s’est lancée dans la compétition, pour elle, la boxe est avant tout un vecteur « qui amène la confiance en soi, une meilleure appréhension de son corps. Et il est possible de faire à la carte, sans avoir à combattre » détaille-t-elle.

    Le choix d’Aix-en-Provence a été naturel pour Malik Nahim. « Le cadre est idéal pour le type de stage que nous proposons. Le CREPS nous a ouvert ses portes, et la salle d’Eddy Muniz est parfaite pour faire du bon travail. »

    Les filles, qui entament leur seconde semaine de travail, peuvent effectuer les exercices de réathlétisation. Et varier les plaisirs. « C’est aussi un stage de cohésion. Il y a donc une partie consacrée à la détente » précise l’entraîneur national.

    Elles ont donc eu droit à une sortie en bateau, une activité plage, une initiation à l’accrobranche et avant de rentrer chez elles, elles iront sur le lac de Peyrolles. « Ce groupe est le fruit d’un travail de sélection. Il est amené à s’étoffer au fil des mois, afin de créer un vivier de jeunes femmes au sein de la fédération » confie Malik Nahim.

    Ces rendez-vous sont également importants pour permettre aux boxeuses de progresser. « En club, elles n’ont pas toujours l’occasion de travailler entre elles, même s’il y a de plus en plus de filles qui pratiquent. Ces stages sont donc un bon complément, dans lequel elles peuvent se lâcher ».

    Sous le regard d’entraîneurs nationaux, elles bénéficient d’un soutien précieux. Un regard qui permet de corriger certaines erreurs dans leur pratique et acquérir des automatismes. « C’est le meilleur moyen de créer une émulation » estime l’éducateur. Quant à Eddy Muniz, ancien champion du Monde, il n’a pas hésité une seconde à ouvrir ses portes au stage. Celui qui a opté pour la transmission de son savoir peut ainsi observer d’autres méthodes et faire progresser son école.

    Un autre club de boxe a été partie prenante de ce stage. Le Boxing Club Larbi Mohammedi a mis à disposition sa salle et ses installations, au coeur du Jas de Bouffan à Aix en Provence. Les stagiaires ont ainsi pu apprécier les structures adaptées à une préparation optimale.

  • [Tour de France] Ferrand-Prévot perd deux minutes

    [Tour de France] Ferrand-Prévot perd deux minutes

    Arc-en-ciel pour Marlen Reusser, nuages gris pour Pauline Ferrand-Prévot. La championne du monde de l’exercice a remporté mardi la 4e étape du Tour de France Femmes, un contre-la-montre de 21 kilomètres entre Gevrey-Chambertin et Dijon où elle a pris le maillot jaune de leader à la Norvégienne Sigrid Haugset.

    La Française Pauline Ferrand-Prévot, tenante du titre, a échoué au-delà de la 30e place, concédant 2 minutes et 13 secondes à Reusser, ou 1mn55 à la Néerlandaise Demi Vollering, 3e, présentée comme l’autre grande favorite de la Grande Boucle. Un revers conséquent pour la championne olympique de VTT, qui n’avait plus pratiqué l’effort solitaire en compétition officielle depuis 2021.

    Demi Vollering impressionne

    Dès les premiers instants de ce contre-la-montre, les doutes sont apparus à propos de la dernière vainqueure du Tour de France. Une position bien différente par rapport aux grandes spécialistes du genre et des secondes perdues, kilomètre après kilomètre. Elle concédait déjà plus d’une 1min20 de retard lors du seul passage intermédiaire. Ensuite, dans la descente puis les rues de Dijon, « PFP » a continué de perdre du temps face aux autres favorites pour le classement général. Au final, elle compte 2 minutes de retard sur Reusser et Vollering, avant les étapes de montagne.

    La première citée s’est montrée ravie, après course, puisqu’elle a rempli le but qu’elle s’était fixé. « Ce n’était pas parfait aujourd’hui, mais je suis super contente. Le Tour de France, c’était mon objectif numéro 1 de la saison. J’avais un “objectif Dijon”, j’y pensais depuis décembre. Je suis tellement heureuse de prendre le maillot jaune. » Une seule adversaire de Ferrand-Prévot a fait pire qu’elle : Kim Le Court-Pienaar. La Mauricienne a lâché 10 secondes de plus que la Française.

    Au classement général, Marlen Reusser possède donc 14 secondes d’avance sur Demi Vollering, la Tricolore Cédrine Kerbaol montant sur le podium provisoire (+54’’). La Bretonne s’est classée à une excellente 7e place, en Bourgogne, ce mardi après-midi. Mercredi, une 5e étape accidentée entre Mâcon et Bellevile-en-Beaujolais, avec pas moins de huit grands prix de la montagne sur les 140 kilomètres du parcours.

  • Baptême du feu européen pour Thomas Wilkes

    Baptême du feu européen pour Thomas Wilkes

    Les projecteurs éclairent la piste du Qatar Sports Club Stadium de Doha. Au départ, huit hommes côte à côte. Tous portent une tunique frappée de « la virgule » ou des trois bandes, sauf un. Thomas Wilkes, tout juste 22 ans, arbore le maillot de son club : le Martigues Sport Athlétisme. Il ne le sait pas encore, mais le spécialiste du 110m haies va prendre la 3e place de cette étape de la Ligue de Diamant, le plus haut grade mondial de meetings. Avec à la clé, un record personnel en 13 secondes et 28 centièmes.

    Cette performance, parmi d’autres tout au long de l’été, lui a permis de valider son ticket pour les championnats d’Europe élites, à Birmingham (10-16 août). Une première sélection en équipe de France A pour le natif d’Aix-en-Provence. « Je suis heureux parce que c’est la récompense de beaucoup de travail. Pas forcément cette année, mais les années précédentes, quand j’étais blessé. Je pense que c’est ce travail-là qui paie maintenant, donc beaucoup de satisfaction. »

    Avant d’exploser au niveau mondial, Thomas Wilkes a connu les blessures, quasiment toutes au même endroit. « J’ai eu deux ans de galère avec dix blessures aux ischios-jambiers. Cette année, c’est ma première saison complète. J’ai réussi à me débloquer mentalement par rapport à ça parce que j’avais beaucoup d’appréhensions. Cette année, je me suis prouvé que je pouvais enchaîner les compétitions sans blessures. Je n’ai jamais fait autant de compétitions. Là, je suis en super confiance, à 200% », lâche-t-il.

    Bien entouré à Aix

    Le jeune hurdleur bucco-rhodanien a retranché deux dixièmes à son record personnel, comparé à l’année 2025 (13.48 contre 13.27). Une explosion hors-norme, qui a débuté sur une course en solo, à Orange. Lors des interclubs, pour sa rentrée estivale, le sprinteur a claqué un 13.38 en courant seul, avec dix haies en face de lui et pas de présence humaine autour. « C’est ça qui m’a mis dans le bain. C’est ça qui m’a fait réaliser que cette saison, il y avait peut-être quelque chose à faire », dira-t-il simplement.

    Les chronos vont continuer de descendre avec notamment 13.32 et 13.27 réalisés, coup sur coup, à Paris. Ensuite, les temps seront sans doute moins dans la même gamme, mais il arrivera tout de même à grimper sur le podium des championnats de France, fin juillet (3e). Aujourd’hui, Thomas Wilkes évolue dans un cadre idéal au sein du Creps d’Aix-en-Provence. « J’ai trouvé un très bon équilibre dans ma vie. Je pense que c’est vraiment la clé. C’est ça qui a fait qu’aujourd’hui, je peux enfin lâcher les chevaux. » Outre son coach, Franck Né, il est bien entouré avec des partenaires d’entraînements redoutables. En tête, Sacha Alessandrini, numéro 3 européenne cette année, mais aussi Ronan Greff ou Raphaël Mohamed.

    Ces championnats d’Europe, il les aborde avec l’envie de faire sa place, au milieu des stars. « Je n’y vais pas en spectateur non plus. Mais je le prends comme une nouvelle expérience, après les Diamond League, les France Elite etc. J’y vais pour apprendre des grands, je vais être entouré de légendes de l’équipe de France. » À Birmingham, Thomas Wilkes sera loin d’être un touriste.

    Un athlète international en mal de sponsor

    Trouver des partenaires pour accompagner sa carrière est parfois compliqué, surtout dans l’athlétisme. Thomas Wilkes porte sur chaque course le maillot de Martigues Sport Athlétisme pour une raison très simple : il n’a pas de sponsor.

    « J’espère que l’année prochaine, j’en aurai. Mais en tout cas, pour le moment, je n’en ai pas. Je suis fier d’être dans ce club-là. Ils m’ont accueilli cette année, ça se passe super bien. Je les remercie énormément, d’ailleurs, parce qu’ils m’ont beaucoup apporté cette saison. Pour les remercier, je mets le maillot dans tous les coins du monde », raconte l’athlète.

    Les Martégaux auront même un autre athlète aux championnats d’Europe avec le discobole Lolassonn Djouhan.

  • Les salles de sport font un carton plein

    Les salles de sport font un carton plein

    Lugubres il y a encore une vingtaine d’années, les salles de sport n’ont jamais été aussi tendance.

    Ouverts du matin au soir, et parfois même 24 heures sur 24, ces vastes espaces remplis de machines capables de solliciter le moindre muscle du corps humain ne désemplissent pas.

    Les étudiants profitent d’une heure libre entre deux cours pour s’y rendre, les actifs mettent à profit leur pause déjeuner ou la fin de leur journée pour s’entraîner, tandis que les retraités privilégient les heures creuses afin de profiter d’un peu plus de tranquillité.

    « En termes de pratiques et de modes de consommation, il y a eu un avant et un après Covid », remarque Thomas, directeur régional des salles Keepcool.

    « On a tous été vachement sédentarisé à cette période-là et dès qu’on a retrouvé notre liberté, on a senti que l’on avait besoin de reprendre soin de nous-même », ajoute-t-il, conscient que le secteur a fidélisé une vague de néo-passionnés.

    « Moi, j’ai besoin de ma séance quotidienne », confie Julien. En plein exercice à la poulie haute pour travailler ses grands dorsaux et ses biceps, le Marseillais s’entraîne cinq fois par semaine, à raison de séances d’une heure trente à deux heures. « Venir à la salle, ça m’a vraiment permis de prendre confiance en moi », explique celui qui prévoit de s’inscrire à des compétitions dans les prochains mois.

    « Quand on fait de la musculation, on adopte tout un rythme de vie. On est obligé de faire beaucoup de sacrifices : il faut bien dormir et avoir une alimentation adaptée si l’on veut obtenir des résultats », ajoute-t-il, fier des efforts qu’il fournit quotidiennement pour atteindre le physique dont il rêvait.

    Besoin de bien-être

    et d’une meilleure santé

    Si l’esthétique occupe une place prépondérante dans l’univers du fitness, tous les adhérents ne franchissent pas les portes d’une salle de sport dans l’unique but de se tailler un corps d’Apollon. Pour certains, l’activité physique répond avant tout à un besoin de santé.

    « À la suite d’un accident, je suis devenu hémiplégique et mon médecin m’a vivement conseillé de pratiquer une activité sportive très régulièrement », raconte Thierry, confortablement installé sur son vélo de biking, les écouteurs dans les oreilles et les yeux rivés sur son écran.

    Habitué du Keepcool de La Valentine, où il s’entraîne trois fois par semaine, il profite des fins de matinée pour effectuer sa séance dans un environnement calme. « J’ai déjà essayé de venir l’après-midi, mais l’ambiance ne me correspond pas », poursuit-il. Face à lui, un jeune couple sort des vestiaires.

    Monsieur s’installe sur le rameur tandis que Madame prend la direction des vélos elliptiques. « J’ai repris sérieusement pour me sentir mieux dans mon corps », souligne Kévin.

    Même s’ils ne s’entraînent pas ensemble, les deux amoureux s’encouragent mutuellement. « Il y a beaucoup de monde qui se regarde. Au début, c’est un peu perturbant, mais on s’y fait au final », glisse Chloé, convaincue que certains regards masculins peuvent déranger.

    Un monde plus féminisé

    Longtemps associées à des espaces austères réservés aux passionnés de musculation, véhiculant une image parfois machiste, les salles de sport ont progressivement évolué pour répondre aux attentes féminines.

    Elles représentent aujourd’hui 48% des adhérents en France et 45% d’entre elles se sentiraient mal à l’aise dans cet environnement.

    Chez On Air Marseille Joliette, ouvert en septembre dernier dans le 2e arrondissement, une partie de l’espace est ainsi exclusivement réservée aux femmes. Une initiative pensée comme une réponse aux freins que certaines peuvent encore ressentir en poussant les portes d’une salle de sport.

    « Pour moi, il faut le prendre comme un espace de transition pour les femmes qui ont du mal avec le regard des autres ou qui ne veulent pas subir le jugement des autres », estime Sophia. Coach sportive certifiée par l’État, elle a découvert l’univers des salles de sport en 2019, à la suite d’un cancer du sein.

    « Le sport a été mon exutoire. Je me suis dit qu’il fallait que j’en fasse profiter tout le monde, pour que chacun puisse se sentir bien dans son corps et dans sa tête », raconte la passionnée très investie aux côtés de Mathilde, la manager de la salle.

    Cette dernière se réjouit d’avoir contribué à mettre en place une démarche de plus en plus répandue dans le secteur, alors que de nombreuses enseignes cherchent à rendre leurs espaces plus inclusifs.

    EN CHIFFRES

    +7,7 %

    La fréquentation des salles de sport a progressé de 7,7% entre le premier trimestre 2024 et le premier trimestre 2025.

    5 600

    Le marché français du fitness s’appuie sur près de 5 600 établissements, témoignant de l’engouement croissant pour l’activité physique.

    35 €

    Le tarif médian d’un abonnement à une salle de sport s’élève à environ 35 € par mois. Certaines enseignes proposent toutefois des offres plus accessibles, notamment des formules à « un euro par jour » ou des tarifs préférentiels destinés aux familles.

  • Le Tour de France féminin à l’assaut de la légendaire étape du mont Ventoux

    Le Tour de France féminin à l’assaut de la légendaire étape du mont Ventoux

    Une grande première pour le Vaucluse qui n’a jamais accueilli d’épreuve du Tour de France féminin, malgré un total de 19 accueils d’épreuves masculines. Ajoutée en 1951 au Tour de France, l’étape du mont Ventoux a depuis gravé son nom parmi les parcours de grande renommée.

    La septième épreuve féminine confrontera les coureuses à plus de 3 000m de dénivelé qui se dérouleront sur les 146 km du parcours. La portion finale verra s’affronter les meilleures grimpeuses sur les 15,7 km d’une pente à 8,8%, menant aux 1 910 mètres d’altitude du Géant de Provence.

    Si les projecteurs seront pointés sur les professionnelles le vendredi, le jeudi sera réservé au monde amateur. Une épreuve spéciale simulant un tracé professionnel a été ouverte à toutes et à tous sur inscription. Plus de 12 000 passionnés ont répondu présent pour le tracé de 111km et de 2 950m de dénivelé. C’est la première fois que « l’Étape du Tour » a comme terrain de jeu les côtes du mont Ventoux.

    Des mesures de sécurité

    De fortes perturbations du trafic sont à prévoir sur le tracé, avec notamment la fermeture des accès au mont Ventoux dès le matin du 6 août. Pour le passage des professionnelles le 7 août, la circulation sera petit à petit fermée sur le tracé à partir de 13h15. Le facteur des risques d’incendie entre également en jeu, avec des restrictions en cas de risque élevé.

    Au niveau du stationnement, il sera strictement interdit sur l’ensemble du parcours, à l’exception des communes traversées où il est utile de se rendre sur leurs sites internet respectifs afin de connaître les disponibilités de stationnement. Sur le mont Ventoux, 4 parkings seront accessibles : celui des Ermitants – ouvert le jeudi de 18h30 à minuit – le parking de la station du Mont Serein – ouvert le jeudi de 19h30 jusqu’au vendredi à 10h – le parking de la Frache – seulement pour véhicules légers le vendredi de 6h à 10h – puis le parking du Chalet Reynard – fermé du 5 août 17h jusqu’à la fin de l’événement.

  • Belle victoire et maillot jaune pour Haugset

    Belle victoire et maillot jaune pour Haugset

    La Norvégienne Sigrid Haugset a remporté la troisième étape du Tour de France Femmes lundi à Poligny dans le Jura français, où elle a endossé le maillot jaune au détriment de la Néerlandaise Lorena Wiebes.

    La coureuse de la formation UNO-X Mobility s’est imposée en solitaire après un cavalier seul de 88 kilomètres alors que les principales favorites pour la victoire finale le 9 août à Nice, la Française Pauline Ferrand-Prévot et la Néerlandaise Demi Vollering notamment, ont toutes terminé dans le même temps à plus de deux minutes.

    C’est un numéro incroyable qu’a réalisé la championne de Norvège, ce lundi. Au moment où le peloton quittait la Suisse pour arriver sur le territoire français, la jeune femme de 27 ans a décidé de s’échapper. Un raid en solo alors que la vague de chaleur était bien présente sur le Jura. Le mercure a frôlé les 40 degrés toute la journée, lors d’une étape accidentée, avec plus de 1 000 mètres de dénivelé positif. L’écart avec le groupe des favorites a d’abord fait le yo-yo avant que celui-ci ne revienne même à moins d’une minute.

    À l’arrière, l’effort a diminué et la cycliste d’UNO-X Mobility a finalement obtenu jusqu’à 4 minutes de marge. Reine de la bicyclette avec notamment deux titres de championne du monde, Lotte Kopecky est ensuite partie à la chasse de la Norvégienne. La Belge est même revenue à 10 secondes, apercevant le dos de sa concurrente, mais elle n’a jamais réussi à recoller.

    Les favorites à l’épreuve du contre-la-montre

    Sigrid Haugset apporte à son pays sa première victoire sur un Tour de France Femmes, qui plus est en endossant le maillot jaune. Un rêve devenu réalité. « Je ne m’attendais pas à ça. Être assise ici, c’est irréel. Je pensais que Kopecky allait me rattraper, j’ai mis plus d’énergie et ça l’a fait. C’était impossible pour moi de porter le maillot jaune », dit-elle exténuée, mais avec le sourire. Ce mardi, elle s’élancera la dernière lors de l’unique contre-la-montre de cette édition 2026, entre Gevrey-Chambertin et Dijon (21 km). Haugset possède ce matin 2 minutes et 2 secondes de marge sur la Mauricienne Kim Le Court-Pienaar, une bonne marge pour espérer conserver cette lumineuse tunique dorée.

  • Le mercato de l’OM n’a pas encore passé la première

    Le mercato de l’OM n’a pas encore passé la première

    Une statistique a fleuri ces derniers jours sur les réseaux sociaux, signe que le bouleversement est total à l’Olympique de Marseille. Jamais au XXIe siècle les Phocéens n’avaient enregistré aucune recrue au mois de juillet. Il y a un début à tout et les raisons de ce néant sont nombreuses. Tout d’abord, la nouvelle direction et le coach ont été installés depuis quelques semaines seulement. L’entrée en matière est progressive, chacun prenant ses marques dans un nouvel environnement. Un environnement toujours aussi complexe, puisque c’est bien de l’OM que l’on parle.

    Ensuite, l’une des causes de cette absence d’achats est simple : vendre est une obligation avant de sortir le portefeuille. L’austérité s’est installée à la Commanderie et dégraisser parmi l’effectif de l’exercice précédent est la mission numéro 1 des dirigeants. Mason Greenwood, Pierre-Emerick Aubameyang et Hamed Junior Traoré, des gros salaires, ont déjà quitté le club. La fin semble aussi proche pour Nayef Aguerd, annoncé au Qatar ces dernières heures. Par la suite, après cette cure, la valse d’arrivées pourra être lancée. Mais oubliez les transferts à plusieurs dizaines de millions d’euros, les cibles olympiennes seront beaucoup plus abordables financièrement parlant.

    Grégory Lorenzi et ses équipes devront dénicher une poignée de perles rares à moindre coût pour former cet Olympique de Marseille new-look. Moins de noms ronflants, plus de profils collant à la philosophie du nouvel entraîneur Bruno Génésio, c’est à quoi il faut s’attendre pour les prochaines semaines.

    Lorenzi, homme des fins de mercatos

    Il est vrai, la rareté d’une telle absence sur le marché de transferts est inhabituelle à l’OM. À l’accoutumée, les rumeurs pleuvent, plusieurs dizaines de joueurs étant envoyés au club en l’espace de quelques semaines. Discrétion et patience sont les maîtres mots pour Grégory Lorenzi, qui possède aussi la chance d’avoir un laps de temps plus conséquent. En effet, à cause de la Coupe du monde, la Ligue 1 reprend ses droits sept jours plus tard. Une période favorable à ceux qui apprécient les fins de mercato. C’est bien le cas de l’ex-directeur sportif brestois. Souvent, ce dernier s’est activé dans les derniers instants du mois d’août, allant chercher quelques prêts ou des joueurs à moindre coût.

    Pour la première fois sous l’ère Frank McCourt, la période de transferts des Marseillais ne ressemble à aucune autre. En 2017, pour son mercato estival inaugural, l’Américain n’avait pas hésité à sortir le chéquier. 15 millions sur Mitroglou, 11 sur Thauvin, 10 sur Luiz Gustavo et 62 millions dépensés au total sur la saison. Même chose l’année suivante avec 66 millions déboursés et jusqu’à 121 lors de l’exercice 2022-2023, ponctué d’une 3e place et d’une élimination précoce en Ligue des Champions.

    Bref, les sommes engagées ne collent pas forcément avec les résultats en fin de saison. Les supporters olympiens vont devoir faire preuve de patience durant ce mois d’août.

    Début du stage néerlandais des Olympiens

    Comme lors de la saison dernière, l’Olympique de Marseille poursuit sa préparation estivale aux Pays-Bas. Entre ce lundi 3 et le samedi 8 août, les Phocéens sont en stage du côté d’Utrecht. Au programme, de l’entraînement bien sûr, et une montée en puissance alors que le championnat démarre dans deux semaines.

    Durant ce séjour chez les Oranje, un match amical est prévu. Ce mercredi à 17h30, l’OM affronte les Qataris d’Al-Shahaniya. Une équipe qui a échappé à la relégation pour un point la saison dernière. Suivront ensuite, les retrouvailles avec le Vélodrome, dimanche, toujours à 17h30, contre l’Athletic Bilbao.