Category: sports

  • Au carrefour de la recherche et des performances sportives

    Au carrefour de la recherche et des performances sportives

    Les Rendez-vous Carnot se tenaient, ce mardi, en plein cœur de Marseille. Le but du rassemblement ? Mettre en lien les entrepreneurs et leur donner accès au meilleur de la recherche publique française. Lors de ce salon, de nombreux stands ont présenté des nouvelles technologies liées au sport, des innovations au service de la performance des athlètes, mais aussi de leur santé. Trois d’entre elles retiennent l’attention, de par leur utilité pour l’entraînement personnel ou la prévention de séquelles cérébrales.

    L’entreprise Multi Wave et Amidex – le fonds d’investissement de l’université Aix-Marseille – ont co-financé un projet d’IRM mobile. Cette petite machine d’environ un mètre de haut doit servir à faciliter l’accès au scanner et répondre à des problèmes immédiats, comme lors d’un AVC. « Nous sommes en train de pousser les performances de la machine pour ensuite obtenir une certification », explique Jonathan Bartoli, responsable des projets et subventions pour Micro Wave. Les avantages de cet IRM, agir plus rapidement et permettre un suivi dit « longitudinal ». C’est-à-dire être dans la prévention, intervenir au moment d’une blessure et poursuivre lors du processus de guérison. Cette machine est facile à utiliser mais elle est encore au stade de la recherche. Pourtant, les potentiels clients se présentent déjà. « Des fédérations internationales nous ont déjà contactés , la NBA, le monde de la moto, le ski… », énumère Jonathan Bartoli. Avec l’idée d’étendre les compétences de l’IRM au reste du corps dans les années à venir.

    La réalité virtuelle entre en piste

    Quelques mètres plus loin, le projet Revea est lui aussi bien concret. Né d’un appel à projets de la Fédération française d’athlétisme, il permet d’optimiser les capacités d’anticipation des relayeurs de 4x100m grâce à la réalité virtuelle. L’athlète porte un casque de réalité virtuelle sans fil et doit ajuster en quelques foulées sa course en présence de jumeaux numériques. À la suite de l’entraînement, coach et sportif reçoivent un rapport d’analyse des performances. Ce dispositif 100% tricolore a déjà été utilisé en amont des Jeux olympiques 2024 et servira pour les prochaines échéances internationales. « L’outil est entièrement paramétrable. Le principal risque est que l’environnement soit trop éloigné de la réalité et que l’athlète soit perdu lorsqu’il est en piste. Le paramétrage est donc primordial », détaille Martin Eguiziona, doctorant travaillant sur ce projet. Le salon n’oublie pas non plus d’aider les athlètes handisports. Utilisable en rugby ou en athlétisme, un fauteuil équipé de roues connectées pourrait aider les sportifs à connaître exactement la puissance qu’il développe. Des capteurs sont placés au-dessus de la roue et les données sont envoyées sur une application smartphone. L’objectif, à terme, est de le rendre accessible aux professionnels, pour qu’ils adaptent leur préparation physique en fonction des résultats.

    Des projets à l’état embryonnaire pour certains ou déjà développé pour d’autres, avec le but de placer la performance au centre de l’attention.

  • Quand le Vélodrome se transforme en volcan

    Quand le Vélodrome se transforme en volcan

    L’ambiance, c’est ce qui a fait la légende du Vélodrome. Chaque nouvel Olympien rappelle que vivre une expérience dans ce stade, avec le maillot de l’OM sur le dos, c’est le kif absolu.

    Malgré un report au lundi soir, et quelques trous dans les travées dus au fait que certains supporters, venus de loin, avaient été contraints de renoncer au Classique, la marmite du boulevard Michelet s’est mise à bouillonner, bien avant le coup d’envoi de la rencontre.

    À l’entrée des joueurs, le la était donné. Il devait être difficile pour les Parisiens de s’entendre, tant la ferveur du peuple marseillais retentissait dans la nuit provençale. Rythmée par les chants, les encouragements et les réactions sur chaque action chaude, l’ambiance était aussi bouillante que dans la caldeira de l’Etna.

    Et lorsque Nayef Aguerd a ouvert le score, un magma de bonheur a déferlé des quatre points cardinaux. Au plus fort de la démonstration olympienne, l’ambiance était aussi dantesque qu’au Sükrü Saraçoglu de Fenerbahçe.

  • L’OM fait mettre genou à terre au PSG

    L’OM fait mettre genou à terre au PSG

    Quel OM allait-on voir face au PSG, dans un Classique visiblement plus équilibré que par le passé ?

    Celui qui a récité ses gammes, en match amical face à Aston Villa et dont Roberto De Zerbi ne cesse de rappeler que c’est cet OM-là qu’il aimerait voir plus souvent ? Celui qui a vaillamment résisté au Real, mardi, en ouverture de la Ligue des champions ? Ou celui qui doute encore de ses capacités ?

    Pour retrouver le collectif presque irrésistible qui avait dominé les Anglais en match de préparation, il faudra patienter encore un peu. Le temps que les recrues de la dernière heure aient définitivement trouvé leurs marques dans le groupe. Néanmoins, face au champion d’Europe et de France en titre, le collectif marseillais a montré qu’il était sur la bonne voie.

    En ouvrant le score, après quatre minutes et trois secondes, Nayef Aguerd a non seulement montré le chemin à son OM, mais marqué le but le plus rapide face au PSG depuis 45 ans. Des Parisiens qui ont eu du mal à se remettre du coup, et auraient même pu être mis KO à la demi-heure de jeu. Mais ce qui aurait dû être à la fois le second but olympien et de Benjamin Pavard était annulé pour hors-jeu.

    Même si les Parisiens avaient le plus souvent la maîtrise du ballon, ce sont bien les Phocéens qui avaient le match en mains. En bloquant l’approche du but de Geronimo Rulli. Et en se montrant dangereux sur chaque coup d’accélérateur. Le gardien marseillais, lui, étant rassurant sur les quelques tentatives adverses. Notamment cette frappe d’Achraf Hakimi qu’il déviait en corner, à l’heure de jeu.

    Grâce à Nayef Aguerd, l’OM avait mis un terme à une série de six matches de championnat sans but. Le Marocain effaçant ainsi Florian Thauvin des tablettes. Il restait aux Olympiens de Roberto De Zerbi à en effacer une autre. Celle de la bande à Didier Deschamps, qui s’était offert la dernière victoire au Vélodrome, en championnat, le 27 novembre 2011.

    Tandis que Luis Enrique cherchait des solutions pour aider son équipe à forcer le bloc marseillais, l’OM faisait de la résistance. Menant sa barque contre vents et marées. Avec toujours un coup d’accélérateur pour faire frissonner de plaisir le Vélodrome.

    Un Vélodrome qui se levait comme un seul homme pour réclamer un penalty, sur une poussette dans le dos de Pierre-Emerick Aubameyang par Illia Zabarnyi. Jérôme Brisard signalait un hors-jeu de l’attaquant provençal (85). Le Gabonais aura la balle du 2 – 0 dans le temps additionnel, mais perdra son duel avec Lucas Chevalier.

    Mais l’OM ne devait pas lâcher. Dans un Vélodrome en furie, les dernières secondes ne changeaient rien à la donne. Le PSG a mis genou à terre.

    Le but le plus rapide inscrit face au PSG depuis 45 ans

  • Les Spartiates face au défi Cergy

    Les Spartiates face au défi Cergy

    Les Spartiates retrouvent leur glace après deux déplacements. Marseille accueille, ce mardi (20h30), Cergy-Pontoise pour le compte de la 4e journée de Ligue Magnus. Un adversaire qui compte actuellement le même nombre de points que les Provençaux. Les joueurs de Luc Tardif ont bien géré leur début de saison avec deux succès contre Anglet et Gap avant un revers à Rouen, mastodonte du championnat. « On a bien commencé la première semaine avec ces deux victoires. On a mis en place des choses durant la présaison et ça commence à être appliqué en match », rapporte le défenseur Enzo Catangallo.

    À Rouen, le début de match s’est « très mal passé » avant un sursaut, insuffisant pour l’emporter face aux Dragons (1-4). Comme souvent en hockey sur glace, les effectifs sont bouleversés d’une année sur l’autre. Une donnée qui rend l’analyse adverse plus complexe, surtout sur un début de saison. « Nous savons que Cergy a changé une bonne partie de leur équipe. Elle est rajeunie et va vite sur la glace », explique Enzo Catangallo. Mais les Marseillais préfèrent se concentrer sur eux, avant de penser à leurs opposants. « Nous restons plutôt focus sur nous, sur la façon dont on veut gérer le match. Peu importe l’adversaire, on essaie de jouer notre jeu. » Face à une formation prolifique (16 buts marqués en 3 matches), les Spartiates auront fort à faire, devant leur public.

    4e journée de Ligue Magnus

    À 20h30 au Pomge

    Marseille : Kasik – Petersson, Lindgren, Ruusu, Catangallo, Coulaud, Bourgeois – Dufek, Thompson, Lavoie, Colotti, Stromberg, Joubert, Dair, Myllymaa, Welsh

    Cergy : Richard, Ylönen – Coulombe, Melin, Palocsik, Müller, Shalei – Petit, Gustafsson, Perrenoud, Philip, Lee, Stella

  • Timothy Weah s’est métamorphosé depuis le déplacement au Real Madrid

    Timothy Weah s’est métamorphosé depuis le déplacement au Real Madrid

    Commencer son aventure à l’Olympique de Marseille, club où la pression médiatique et sportive est à son paroxysme, n’est jamais chose aisée. Timothy Weah en a fait l’expérience lors de ses débuts sous le maillot phocéen.

    Ses trois premières prestations avaient notamment mis en lumière un garçon en « manque de repères », « rarement dans le bon tempo » et jusqu’à même « absolument inoffensif » selon nos confrères. Mais depuis le déplacement à Madrid (2-1), mardi dernier à l’occasion de la première journée de Ligue des champions, où il a inscrit le seul but marseillais de la partie, l’international américain s’est mis au diapason et fait taire ses détracteurs. Face aux Parisiens, le fils de « Mister George » a joué à merveille son rôle de piston droit, poste auquel il n’a pas évolué lors de la réception du Paris FC (5-2), sa plus mauvaise performance sous les couleurs phocéennes.

    Gonflé à bloc

    Il a su à la fois créer le danger offensivement dans son couloir, tout en assurant une excellente couverture défensive sur ses vis-à-vis. Selon les situations de jeu, Weah était en charge de Nuno Mendes ou Khvicha Kvaratskhelia, deux joueurs cadres du groupe parisien en l’absence de Désiré Doué, Ousmane Dembélé, João Neves et Bradley Barcola. Il faut dire que le joueur formé dans la Capitale était très motivé à l’idée d’affronter son ancien club. « Ma confiance est très haute après le Real. J’espère pouvoir faire un gros match pour l’équipe », a-t-il lancé au micro de Ligue 1+ avant le coup d’envoi. Le piston marseillais était tellement excité qu’il s’est laissé aller à quelques excès de confiance, qui lui ont valu un carton jaune en début de deuxième période. Sans doute son seul point négatif du match.

  • Alexis Sanchez en finale mondiale

    Alexis Sanchez en finale mondiale

    Premier objectif rempli pour Alexis Sanchez, à Shanghaï. Le para-rameur français s’est qualifié pour la finale des championnats du monde, en individuel. Le sociétaire du Marseille AAS a réussi à se classer 3e de la seconde série, ce qui lui a permis d’arracher son ticket au temps. Comme souvent, il est parti fort, restant proche de l’Anglais Ben Pritchard, finalement vainqueur de la course. Repris à mi-parcours par l’Italien Giacomo Perini, le Tricolore de 27 ans a résisté, dans le dernier kilomètre, au retour de l’Allemand Marcus Klemp. Moins de deux secondes entre les deux hommes et une qualification pour Alexis Sanchez, qui rejoint cette finale à six. Justement, il sera placé dans la ligne d’eau numéro 6 pour cette chasse à la médaille prévue vendredi à 8h20, heure française.

    Une autre chance en deux de couple

    Le rameur, amputé des deux jambes suite à un accident de moto, fait partie du gotha mondial dans sa discipline. Il a terminé 5e aux JO de Paris, une breloque dorée déjà remportée par le Britannique Pritchard. 4e aux championnats d’Europe de Plovdiv (Bulgarie), Alexis Sanchez est monté sur le podium lors de la Coupe du monde de Lucerne, à la fin du mois de juin (2e). Par rapport à sa série, le Marseillais aura vingt secondes à gratter pour espérer un podium mondial. Dans les temps de l’Ukrainien Roman Polianskyi sur le premier 1000m, c’est ensuite qu’il a faibli. Dans la nuit de mardi à mercredi, Alexis Sanchez sera aligné en deux de couple avec Perle Bouge. Une autre chance de médaille pour le duo français.

  • OM : le stage à Rome annulé

    OM : le stage à Rome annulé

    C’est par un communiqué publié sur le site Internet du club que l’OM a annoncé la nouvelle. «Alors qu’une délégation marseillaise devait se rendre à Rome, dans un premier temps, ce matin pour un stage mêlant entraînements, ateliers en groupe et moments de vie, le report du match OM – PSG contraint l’Olympique de Marseille à finalement annuler ce déplacement », est-il indiqué.

    Avant de préciser que «le groupe devait s’envoler, dans un second temps, dès ce soir après la 5e journée de Ligue 1 mais avec des conditions météorologiques encore instables et aucune garantie de pouvoir voyager à la suite de la rencontre, il a été décidé d’annuler définitivement ce stage ».

  • Le Classico, douché, donne rendez-vous ce soir

    Le Classico, douché, donne rendez-vous ce soir

    Marseille, dimanche, il est 13h59 lorsque la préfecture communique.

    « Ce dimanche, un épisode méditerranéen s’organise à partir de la mi-journée et balaie notre région du Languedoc à l’Est de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le département des Bouches-du-Rhône est placé en vigilance orange pour les paramètres “orage” et “pluie-inondation” depuis midi et, à ce stade, jusqu’en milieu de nuit », indique le préambule du texte.

    Le communiqué en arrive au chapitre du match OM-PSG, dont le coup d’envoi était prévu à 20h45. « Ces prévisions météorologiques laissent craindre la survenue de précipitations de forte intensité sur l’ensemble du territoire entre 19h et 22h, soit au début et à la fin du match qui devait rassembler près de 70 000 supporters (Sic) au stade Orange Vélodrome. »

    Sur les ondes de RMC, Georges-François Leclerc s’est justifié. « Ce qui a motivé la décision, c’est le principe de la sagesse. Lorsqu’il y a des orages très violents, de crues éclairs, la principale recommandation est de rester chez soi et de ne pas prendre la voiture. » Le préfet des Bouches-du-Rhône indiquant que « la sécurité doit primer ». Le plus fort des précipitations était attendu aux alentours du coup d’envoi.

    Contrairement aux matches annulés ou interrompus pour faits de violence (comme ce fut le cas pour OM-Lyon au Vélodrome en 2023, Nice-OM au stade de la Riviera ou Lyon-OM aux Lumières en 2021), le report d’une rencontre du fait de la météo ne nécessite pas une période d’attente. Le règlement de la LFP (article 548) prévoit qu’elle se joue le lendemain, à 15 heures.

    L’OM avait vécu cette situation à Dijon, le vendredi 9 décembre 2016. Le match avait été reporté pour cause de brouillard et joué le samedi après-midi. Toutefois, dans le cas du match face au PSG, le report au lundi amène une concurrence avec la remise du Ballon d’or (voir ci-contre).

    Le PSG souhaitait jouer dans l’après-midi afin que ses joueurs puissent se rendre à la cérémonie à Paris. Une autre proposition a été faite par les dirigeants parisiens, à savoir le mardi. Mais l’OM a refusé de jouer le lundi après-midi, pour permettre à ses supporters, dont les billets restent valables, d’assister à la rencontre. Et le mardi, dès la fin du match, les Olympiens doivent partir en stage à Rome pour préparer leur déplacement à Strasbourg, vendredi, et la deuxième journée de Ligue des Champions, avec la réception de l’Ajax, mardi 30 septembre. Un report aurait été trop aléatoire, le seul créneau disponible était le 2 décembre. La LFP s’est donc montrée ferme sur le 20h.

    Les deux équipes se retrouveront ainsi sur la pelouse du Vélodrome pour en finir avec cette cinquième journée.

    « Ce qui a motivé la décision, c’est
    le principe
    de la sagesse »

  • L’OM partira en stage de cohésion à Rome dans la foulée du Classico

    L’OM partira en stage de cohésion à Rome dans la foulée du Classico

    Le premier essai s’est avéré concluant, pourquoi pas le deuxième également ? Les Olympiens de Roberto De Zerbi vont prendre part à un stage de cohésion à Rome, dès ce lundi soir dans la foulée du Classico face au PSG et jusqu’à jeudi, comme ils ont pu le faire au mois d’avril 2025, afin de « consolider les liens naissants et les automatismes déjà existants dans l’effectif ».

    « Après le succès du stage de cohésion à Rome la saison dernière, le club a décidé de renouveler l’expérience. L’équipe repart dans la capitale italienne pour quelques jours de travail collectif à partir de lundi prochain, mêlant entraînements, ateliers en groupe et moments de vie. Ce stage s’inscrit pleinement dans la philosophie des dirigeants et de l’entraîneur qui voient dans ces rassemblements l’occasion idéale de souder le vestiaire et d’intégrer les nouveaux arrivants », a écrit le club phocéen au travers d’un communiqué, samedi soir.

    Le déclic de la fin de saison passée

    Lors du premier « ritiro », les Marseillais avaient pu travailler sur les installations du Roma City FC, à une vingtaine de kilomètres au nord de Rome. Ils étaient logés dans un hôtel de luxe installé sur le Monte Mario, la colline qui surplombe notamment le Stade Olympique. Après ces quelques jours passés hors de la cité phocéenne, l’OM a remporté trois de ses quatre dernières journées de la saison, à commencer par un succès face à Brest (4-1), avant d’enchaîner par un match nul à Lille (1-1) et deux victoires sur Le Havre (3-1) et Rennes (4-2). Ce qui a permis aux Olympiens de retrouver la Ligue des champions cette saison.

  • Certains supporters ne vivront pas le plus grand rendez-vous de la saison

    Certains supporters ne vivront pas le plus grand rendez-vous de la saison

    Sur le Vieux-Port, dimanche après-midi, des membres des South Winners originaires d’Alsace n’ont pas réussi à cacher leur déception quand ils ont appris la terrible nouvelle : le Classico face au Paris Saint-Germain est reporté à ce lundi (20h). Ils ont parcouru 800 km dans la matinée afin d’assister au « plus grand rendez-vous de la saison » et la grande majorité d’entre eux ne peut pas prolonger leur séjour d’une journée, pour des raisons professionnelles ou familiales.

    « Je dois être présent dans ma salle de classe pour donner cours à mes élèves », raconte Yves, professeur d’histoire à Strasbourg. « C’est vraiment bête que le match soit reporté. Nous, on vient de loin, mais même une partie des supporters qui habitent à Marseille ou dans la région ne pourront pas y assister », ajoute le passionné alsacien. C’est le cas de Fabrice, un agent de sécurité qui sera de service en plein match. « J’ai dépensé plus de 300 euros pour qu’on aille au Vélodrome avec ma femme », déplore-t-il, en n’ayant pas eu le choix de revendre ses places avec une perte conséquente. « J’essaierai de suivre le match à la télévision, mais ça serait terrible si je manque une victoire de l’OM alors que j’aurais pu être dans le stade », poursuit l’Allaudien, persuadé que les absences de Bradley Barcola, Désiré Doué, Ousmane Dembélé et João Neves donnent « un réel avantage » aux Olympiens. « On a toujours eu une chance de battre le PSG, mais la prestation de l’OM face au Real Madrid (mardi en Ligue des champions) donne encore plus d’espoir », estime Julien, supporter marseillais depuis son enfance. Il est tout de même conscient qu’il faudra se méfier de l’attaque parisienne, avec des joueurs de classe internationale comme le Géorgien Khvicha Kvaratskhelia, sans doute l’homme le plus dangereux du groupe remanié. « On va devoir compter sur une défense solide. Le retour de (Nayef) Aguerd va nous faire du bien. Il a formé un duo efficace avec (Benjamin) Pavard contre Lorient. Mais, là, ça va être un autre niveau », insiste-t-il, dans l’espoir que les Marseillais répondent présents au rendez-vous.