Category: sports

  • [Basket] Valéry Demory, au bord des adieux

    [Basket] Valéry Demory, au bord des adieux

    Montpellier, un havre pour travailler en paix ? Dans un monde du sport, qui peut renverser un entraîneur du jour au lendemain, la capitale du Languedoc fait-elle exception ? Depuis plus d’un demi-siècle, la famille Nicollin dirige le club de football, non sans coup de sang. Pendant trente ans, le manager Patrice Canayer a transformé le Montpellier Handball en double champion d’Europe.

    En quinze saisons, un autre homme fort s’est fait une place à part dans l’environnement sportif de la Métropole : Valéry Demory.

    Demory, né à Denain (Nord) sur les bords de l’Escaut, n’a pas pris avec le temps l’accent du Sud. L’ancien meneur de jeu des plus grands clubs français et de l’équipe de France (85 sélections) a façonné d’une main ferme le BLMA (Basket Lattes Montpellier Agglomération) en deux temps. Tout d’abord pendant une décennie (2007-17) pour l’installer au sommet du basket féminin français, puis pendant cinq ans (2021-26) pour l’y maintenir.

    « Il a l’âme d’un constructeur. Quand il est arrivé à Montpellier, on était quand même dernier du championnat et on a fini par être champion de France. Pour lui, c’était intéressant de rester. Pour le club, de le garder. Tout le monde était gagnant dans l’histoire. Le fonctionnement était plus rustique, mais c’était quand même des superbes années », témoigne l’ancien capitaine de Lattes Gaëlle Skrela.

    Samedi 7 mars (19h), pour le dernier match à domicile de la phase régulière de la Ligue féminine face à Landerneau, Valéry Demory (62 ans) sera au cœur de la fête. Celle du club de Lattes et ceux qui aiment le basket. Au terme de la saison, au verdict imminent, l’entraîneur emblématique va s’éloigner des salles. Et prendre la retraite au bout de deux vies à vivre du et pour le basket. Durant quarante-quatre ans, il a été d’abord un meneur de jeu, puis un entraîneur d’équipes féminines.

    Valéry Demory a basculé de l’une à l’autre sans temps mort. À 37 ans, l’ancien meneur s’est glissé dans le costume d’entraîneur sans vraiment changer de peau. Il s’est fait la main dans le Béarn, sa terre d’exil. Dans la petite ville de Mourenx (2000-07), plantée à égale distance entre Orthez et Pau.

    Puis, cet homme discret a posé ses valises entre Montpellier et la mer Méditerranée. Comme la greffe du basket masculin ne prenait sur les hauteurs de la Paillade, l’ancien président de l’Agglomération Georges Frêche, décédé en 2010, a misé sur l’équipe féminine de Lattes. Une équipe placée sous la tutelle du maire Cyril Meunier.

    Le technicien a mis les Gazelles au pas de course. Quand Lattes a posé au début du siècle ses fondations dans l’élite, le manager l’a installé dans le paysage sportif de Montpellier, en pleine ébullition, et celui du basket féminin. Comment ? En gagnant et le dotant d’un palmarès. Au cours d’une décennie (2007-17), Lattes a lutté avec Bourges, plus grand club français, et a ébranlé par intermittence sa mainmise.

    « Il connaît le basket

    sur le bout des doigts »

    « Quasiment tous les titres gagnés l’ont été quand il était là. Par son passé de joueur, il connaît le basket sur le bout des doigts. On a gagné des matchs par son sens de la stratégie. Parfois, je me disais pourquoi on fait ça et on gagnait », décrypte Gaëlle Skrela. Qui n’a pas oublié son management à part. « Valéry est quelqu’un de simple. Il nous laissait de la liberté dans la vie de tous les jours. Il avait des exigences et des objectifs, mais toujours en nous laissant une certaine forme de liberté dans le jeu et en dehors du terrain. Cela n’avait pas de prix pour moi. Il faisait vraiment confiance aux gens et pour tout. »

    Lattes s’est taillé alors une reconnaissance. Avec deux titres en 2014 et 2016. et cinq Coupe de France (2011, 13, 15, 16 et 21). Au côté de René Comes, président rigoureux, Demory a façonné des effectifs ambitieux et compétitifs.

    Visage impavide, parfois distant, la voix intérieure de Valéry Demory infuse avec le temps. Celle de ceux qui laissent une trace presque invisible dans l’instant, mais suscite presque un manque. « Joueuse, je devais l’énerver et il m’énervait. C’est normal quand vous êtes tous les jours avec les gens. Aujourd’hui, ce n’est plus mon coach, mais il fait partie des gens importants de ma vie. Si je n’ai pas changé de club, ni d’entraîneur, c’est qu’il y avait bien quelque chose qui faisait aussi que j’avais envie de rester avec lui et Guy Prat (ancien adjoint). Ils aiment gagner, ils aiment travailler. Aujourd’hui, ils me manquent », confie Gaëlle Skrela.

    En 2017, au bout d’une décennie très réussie jusqu’à créer un vent de jalousie, Valéry Demory, auréolé de son savoir-faire a pris la route de Lyon et Villeurbanne, où Tony Parker ébauchait son projet de grand club.

    Les deux hommes ont vécu pas mal de frictions jusqu’à la séparation. Parallèlement, Lattes a goûté aux prémices de l’après-Demory. Il est passé d’une stabilité sportive et financière à une période plus fragile. Il a ouvert comme une évidence la porte à son retour. Cette fois, son départ sera sans retour.

  • La saison 3 de l’Off-road Allauch à Pichauris

    La saison 3 de l’Off-road Allauch à Pichauris

    Allauch, terre du sport en pleine nature, va encore vivre au rythme du VTT.

    Avec le retour des rendez-vous Off-road, dont ce sera dimanche la troisième édition, une belle journée s’annonce sur des tracés préparés par les bénévoles de l’Amicale cycliste Marseille Est (ACME), avec le concours de la Ville d’Allauch.

    Six parcours, trois pour les amateurs de randonnée et trois pour les adeptes de raid, traverseront le magnifique parc départemental de Pichauris. La labellisation Off-road garantit un véritable savoir-faire.

    Coupe de la Région Sud

    « Ce label a été lancé dans les années 1990 pour valoriser des épreuves sur des parcours novateurs, sortant des sentiers battus, où la part belle est faite à l’improvisation, le pilotage et l’exploration large d’un territoire », explique Pierre Dupuis. à l’occasion de la présentation de la troisième édition, mercredi à l’auditorium du pôle culturel de l’Usine électrique d’Allauch, le président de l’ACME a également remercié la Ville d’Allauch et le conseil départemental pour l’aide apportée. Notamment la mise à disposition du site de Pichauris.

    Pour la troisième année, Allauch propose de redécouvrir un format qui a été délaissé au profit de compétitions concentrées dans des périmètres plus limités, susceptibles d’intégrer les Jeux Olympiques. Et l’Off-road allaudien est intégré au calendrier officiel de la Fédération française de cyclisme, qui en fait le support de la coupe Région Sud de VTT chez les jeunes.

    Deux formats sont au programme. Le premier est une compétition de VTT chronométrée, avec trois parcours différents. Le grand, de 56 kilomètres, sera également l’épreuve phare de la catégorie, ouvertes aux U23 et plus. Une boucle de 31 kilomètres pour les juniors hommes (U19). Une troisième de 26 kilomètres pour les cadets et cadettes (U17) et les juniors femmes (U19). Le départ sera donné à 9 heures. Le second format est une compétition de randonnée familiale, sur les traces du raid, ouverte à tous à partir de 10 ans. Trois boucles sont également proposées : 41, 26 et 11 kilomètres, afin que chacun puisse choisir l’itinéraire le mieux adapté à sa condition physique. Ces trois parcours seront ouverts aux VTT à assistance électrique. Le départ sera donné à 9h10.

    Forte du savoir-faire des deux précédentes éditions, l’ACME a conservé les meilleurs spots traversés lors de deux éditions antérieures. Les boucles s’articulent autour des itinéraires permanents mis en place par le Département sur le site du parc de Pichauris.

    Des tracés qui permettront aux engagés de découvrir les paysages de deux massifs emblématiques des Bouches-du-Rhône. à savoir le Garlaban et l’étoile. Le départ sera donné depuis la route des Thermes, à Allauch.

    Une fois les épreuves terminées, les participants auront droit à une « burger party ».

    Pour en savoir plus : www.marseille-est-cyclisme.com

    « Ce label valorise
    les parcours novateurs »

  • Le Cercle des nageurs de Marseille vise les quarts de finale de l’Euro Cup

    Le Cercle des nageurs de Marseille vise les quarts de finale de l’Euro Cup

    La Ligue des Champions derrière eux, les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille se concentrent désormais sur leur aventure en Euro Cup, la seconde Coupe d’Europe des clubs, équivalente à la Ligue Europa en football. Au stade des huitièmes de finale, les quintuples champions de France en titre défient les Italiens de Savona, cinq fois lauréat du championnat italien et trois fois vainqueur de cette compétition continentale (2005, 2011 et 2012).

    Lors de la phase aller en Ligurie, les poloïstes marseillais ont triomphé d’un petit but (11-12). Un léger avantage avant d’entamer le match retour, ce samedi à 19h, au bassin Pierre-Garsau. « Il est très important ce match », insiste le capitaine Ugo Crousillat. « On est focus sur la qualification », surenchérit l’entraîneur du CNM, Milos Scepanovic, encore frustré de la défaite critique à Sabadell lors de la dernière journée de Ligue des Champions.

    Larumbe blessé

    Désormais, l’objectif principal du CNM est de remporter l’Euro Cup. « On a vraiment beaucoup travaillé pour corriger des choses, pour améliorer notre jeu. Je pense qu’on a fait un bon boulot », souligne le technicien phocéen, conscient d’affronter une « bonne équipe italienne très agressive ». « Elle joue beaucoup au pressing, beaucoup à la limite, avec beaucoup de provocation. Je ne dis pas cela négativement, c’est juste leur style de jeu qui est comme ça. Il faut s’adapter, comme on est parvenus à le faire lors du premier match », ajoute l’ancien gardien international monténégrin, persuadé que la défense marseillaise a été le facteur principal du succès à l’aller.

    « On avait bien respecté le plan tactique et on avait mis beaucoup de cœur et d’énergie pour appliquer les consignes. À mes yeux, c’est la défense qui te fait gagner les grands matches », lance Crousillat, persuadé que ses coéquipiers et lui vont devoir livrer « une prestation de niveau Ligue des Champions » pour venir à bout de Savona.

    Ils devront composer avec l’absence de l’ailier espagnol Marc Larumbe, blessé aux hanches, jeudi, à l’entraînement. « C’est une petite gêne », rassure Milos Scepanovic, tout en précisant qu’il était encore trop juste pour participer à cette rencontre européenne. Il devrait toutefois être présent pour le derby provençal, mardi prochain (19h30), dans le bassin aixois.

  • Objectif top 4 affiché pour les Bleus aux Jeux Paralympiques

    Objectif top 4 affiché pour les Bleus aux Jeux Paralympiques

    Si la polémique autour de la réintégration de la Russie a pris le pas sur le sportif (notre édition de vendredi), l’équipe de France espère réaliser une belle campagne paralympique.

    Treize athlètes, accompagnés de quatre guides pour épauler les sportifs déficients visuels, représenteront les couleurs tricolores lors de ces Jeux à Milan Cortina. Les Bleus sont engagés dans quatre disciplines : le para ski alpin, le para snowboard, le para ski de fond et le para biathlon. « Nous avons une équipe de France resserrée, mais néanmoins très ambitieuse dans un contexte concurrentiel qui augmente, tant sur les Jeux d’été que les Jeux d’hiver », souligne Marie-Amélie Le Fur, présidente du Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF), persuadée que 100% des athlètes sélectionnés sont « médaillables ».

    « Un choix de la Fédération française de handisport », ajoute-t-elle. Parmi eux, Benjamin Daviet, quintuple médaillé d’or aux Paralympiques, sans oublier ses cinq autres médailles (quatre d’argent, une de bronze), visera une nouvelle moisson en paraski de fond et parabiathlon. D’autres représentants tricolores sont attendus sur les pistes italiennes, à l’image d’Aurélie Richard, paraskieuse de 20 ans aux quatorze podiums dont quatre victoires depuis décembre.

    Finir comme en 2022

    En 2022, les Bleus avaient terminé à la 4e place au tableau des médailles, avec 12 médailles, dont 7 en or. Même objectif pour cette nouvelle campagne paralympique. « L’ambition de cette équipe de France est de finir dans le top 4 », martèle avec conviction Marie-Amélie Le Fur.

  • Victoire impérative pour l’OM

    Victoire impérative pour l’OM

    Du côté de la Commanderie, l’heure est grave. Car, depuis mercredi, l’OM a perdu ses dernières illusions en se faisant sortir de la Coupe de France. Au terme d’un quart de finale cauchemardesque, qui a ravivé les plaies et fait mal au moral. « Nous sommes conscients de nos fautes, car la Coupe était capitale pour nous », a reconnu Igor Paixão.

    Le Brésilien est un des rares Olympiens à n’avoir rien à se reprocher de sa dernière prestation. Il a marqué un but et a été un trublion dans son couloir gauche. Mais il aurait fallu que l’ensemble du groupe soit à son diapason pour avoir le droit de défier Lens en demi-finale.

    L’OM va donc suivre en spectateur les dernières rencontres de la doyenne des compétitions. Et retrouver Toulouse dès ce samedi soir. « C’est le moment de passer à autre chose », poursuit Igor Paixão, qui admet que « nous sommes très loin des objectifs souhaités » et voit dans l’élimination sans gloire en Ligue des Champions « l’origine du mal » qui plombe son équipe depuis le tournant de 2026.

    L’OM n’a donc plus qu’une option pour éviter la catastrophe sportive. Remonter sur le podium de la Ligue 1. C’est redevenue dans ses cordes, avec la victoire contre Lyon (3-2). Il faut désormais bonifier ce résultat en allant chercher un succès en déplacement. Et Toulouse est le prochain voyage. Avec pour les Marseillais l’occasion de faire d’une pierre deux coups. Rester dans la course et prendre une rapide revanche.

    « Nous nous sommes donnés les moyens de recoller dimanche dernier. C’est pourquoi le match à Toulouse est important », insiste Habib Beye. Il compte s’appuyer sur les manques aperçus en Coupe, qui ont coûté cher, pour relancer la machine. Il dit avoir eu une discussion avec Leo Balerdi. « J’ai besoin de lui, qu’il retrouve sa joie et sa détermination. Qu’il retrouve confiance en lui, comme l’ensemble des joueurs », confesse-t-il.

    Un succès en terre toulousaine permettrait d’apaiser les relations avec les supporters, qui se sont tendues après la succession de mauvais résultats. La Vieille garde des Ultras a d’ailleurs lancé un avertissement. « La patience des Marseillais n’est pas infinie et à force de mépriser les supporters, de trahir l’histoire de ce club et de piétiner ce maillot, la colère finira par déborder. L’OM appartient à son peuple. Et un peuple qu’on méprise finit toujours par se faire entendre », ont-ils clamé dans un communiqué.

    Les Olympiens savent donc ce qu’ils doivent faire au Stadium de Toulouse pour étouffer le feu qui couve.

    « Nous sommes conscients de nos fautes, car la Coupe était capitale »

  • Provence rugby en quête de confiance avant une mini-trêve et un choc

    Provence rugby en quête de confiance avant une mini-trêve et un choc

    Après avoir engrangé cinq succès consécutifs, Provence rugby a subitement changé de dynamique : deux défaites face à Dax et Brive qui ont vu les Aixois perdre du terrain sur Colomiers, dans la course à la deuxième place. « Ce sont les aléas d’une saison qui n’est pas linéaire », soupire Sébastien Fouassier. L’adjoint de Philippe Saint-André n’est pas inquiet pour autant. Même si le prochain match, à Biarritz, va se faire avec encore de très nombreux éléments clés indisponibles.

    Stage à Porto

    « C’est une opportunité pour certains de nous aider à sortir de la spirale. De montrer qu’ils sont prêts », insiste-t-il. Provence rugby traverse une période compliquée. Mais ce dernier match avant une trêve qui verra l’équipe se rendre à Porto, pour un stage de trois jours (17 au 19 mars), est l’occasion de reprendre la main. D’engranger de la confiance en reprenant une série vertueuse interrompue à Bayonne, face à Dax. « Nous allons en mode commando, en espérant que la météo ne vienne pas se mêler au jeu, sinon, cela nous compliquera la tâche », estime Sébastien Fouassier.

    La remettre en route à Biarritz serait un beau clin d’œil. Et permettrait de préparer la reprise face à Colomiers avec un moral gonflé à bloc.

    Biarritz – Provence

    23e journée de Pro D2.

    19h, parc des sports d’Aguilera.

    Arbitre : Ludovic Carrillo.

    BIARRITZ : Jaminet – Bonneval, Mignot, Tapie, Acébès – Rétière (o , Lesgourgues (m) – Backhouse, Dupreez, Hébert – Fa’asalélé, Fortun – Takuafu, Martinez, Mur.

    PROVENCE : Colombet – Tui, Bituniyata, Lucas, Drouet – Salles (o), Cazenave (m) – Pihiero-Ruiz, Suta, Tuisue – Rodda, van Eerten – Vernet, Sauveterre, Nostadt.

  • Jeux paralympiques : une cérémonie d’ouverture rattrapée par les conflits

    Jeux paralympiques : une cérémonie d’ouverture rattrapée par les conflits

    Neuf nations ont dit non, et la France y sera sans représentant officiel. La cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques de Milan-Cortina est rattrapée par le contexte géopolitique. Principal problème, la réintégration des athlètes russes et biélorusses, qui pourront concourir sous leur drapeau respectif.

    Outre l’Ukraine, huit autres nations ne défileront pas dans l’amphithéâtre de Vérone, où aura lieu la cérémonie d’ouverture, en début de soirée. Cela concerne les équipes de République tchèque, Estonie, Lettonie, Lituanie, Finlande, Pologne, Pays-Bas et Allemagne.

    À ces pays, qui ont décidé de boycotter la cérémonie, mais dont les athlètes participeront aux épreuves, s’ajoute la décision de la France « de ne pas envoyer de représentation politique à la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques de Milan-Cortina », a indiqué Marina Ferrari. La ministre des Sports apporte des précisions : « Pour autant, je serai bien évidemment présente dès le lendemain en Italie. Car c’est important que je sois sur place aux côtés des parathlètes et de nos amis italiens qui organisent ces Jeux paralympiques. » Un entre-deux qu’elle qualifie de « décision mesurée et mûrement réfléchie ».

    Dix Russes et Biélorusses

    Pour ces Jeux paralympiques, dix athlètes représenteront la Russie et la Biélorussie. Depuis le début de la guerre en Ukraine, les sportifs de ces deux nations ont été exclus de toutes compétitions. Néanmoins, ils pouvaient participer, à titre individuel, en concourant sous bannière neutre.

    D’autres délégations pourraient être absentes du rendez-vous de Vérone. Car, en plus de la guerre en Ukraine, celle déclenchée par les États-Unis et Israël au Moyen-Orient a totalement paralysé le trafic aérien de la région, mais aussi de l’Asie et du sud de l’Europe. Cela concerne une cinquantaine de délégations prévues sur les diverses épreuves. Notamment celles d’Israël ou de l’Iran, qui devait envoyer un skieur de fond. Le président du Comité paralympique italien a montré son inquiétude. « La situation est vraiment préoccupante et regrettable. Les répercussions de cette guerre pourraient être multiples », a déclaré Marco Giunio De Sanctis.

    Ce dernier déplorant que l’escalade du conflit impliquant l’Iran puisse éclipser le message des Jeux. « C’est vraiment dommage, car aucun des athlètes ne mérite cela après avoir fait tant de sacrifices pour arriver jusqu’ici. »

    Du 6 au 15 mars.

  • L’OM joue avec le feu et les nerfs de ses supporters

    L’OM joue avec le feu et les nerfs de ses supporters

    Toulouse avait déjà montré les faiblesses marseillaises sur phases arrêtées.

    En championnat, c’est d’une touche qu’est arrivée l’égalisation de Manuel Hidalgo, dans le temps additionnel de la 14e journée. Ce soir-là, les Olympiens avaient concédé le nul (2-2) dans le temps additionnel. Mercredi, dans un quart de finale qui était plutôt bien parti pour eux, les Marseillais ont concédé leurs deux buts sur corner.

    « Nous avons manqué d’agressivité dans notre surface », a admis Habib Beye. À ce niveau, s’il est acceptable de se faire surprendre une fois, la récidive est une faute grave. « Nous n’avons pas le droit de prendre deux buts sur coups de pied arrêtés. Il nous faut progresse sur cet aspect », reconnaît l’entraîneur marseillais.

    Sur la forme, il a raison. Mais, sur le fond, il ne fait qu’enfoncer une porte ouverte. Car ce n’est pas la première fois que l’équipe qu’il dirige depuis trois matches se fait surprendre sur ce genre d’actions. D’ailleurs, sur les quatre corners obtenus par les Toulousains, il y a eu deux buts et deux occasions nettes.

    « J’ai le sentiment qu’un corner, c’est comme un penalty contre nous », soupire un supporter qui regrette d’avoir gâché sa soirée. « Je pensai que cette fois serait la bonne. Résultat, l’OM est éliminé. J’ai passé une nuit blanche à roussiner et je suis un fantôme au boulot aujourd’hui », confesse-t-il.

    Au bout du rouleau

    Cette figure du cours d’Estienne-d’Orves n’est pas le seul à remettre en question son engagement derrière les Phocéens. Mercredi, alors que le Vélodrome était encore copieusement garni, la séance de tir au but totalement ratée a déclenché une colère à la hauteur de l’immense désillusion.

    Au-delà des chants habituels exprimant leur mécontentement, des fumigènes ont été allumés et dirigés à tirs tendus vers les joueurs, depuis un Virage Nord où certains ont tenté d’entrer sur la pelouse après l’élimination. Avec comme cible Leo Balerdi.

    L’Argentin avait retrouvé le brassard. Et durant le temps réglementaire, il a relativement bien tenu son rôle. Malgré quelques petits retards dans ses interventions. Mais ce qui a mis le feu aux poudres, c’est son tir au but raté.

    Habib Beye a justifié son choix à propos de Leo Balerdi. « J’aime sa personnalité, c’est un joueur volontaire. » Sur les noms et l’ordre des tireurs, l’entraîneur assume : « Il faut accepter l’ordre et chaque tireur prend ses responsabilités. Et si l’un rate, je ne le juge jamais. » Il a aussi éclairci le remplacement en fin de match d’Igor Paixão :« Il avait des crampes ».

    Cherchant son cinq majeur pour lancer les tirs au but, Habib Beye y a intégré Ethan Nwaneri. Il n’est pas sûr que de lui confier la cinquième tentative ait été judicieux de sa part. Mais il en fallait cinq. L’Anglais a eu le courage d’y aller. Ce n’est pas sa faute si l’OM quitte la Coupe par la petite porte.

    Un OM qui s’est peut-être vu trop beau, avec un quart de finale à domicile et un tableau libéré du PSG. Malheureusement, comme il y a trois ans, c’est un nouveau rendez-vous manqué avec son histoire.

    En deux mois, les Olympiens ont donc laissé filer deux trophées, celui des Champions et la Coupe de France. Ils ont été expulsés de la Ligue des Champions, alors qu’ils avaient plus de 80% de chances d’aller en barrage. Il reste encore un mince espoir de sauver les apparences. Essayer de se rabibocher avec des supporters qui sont apparus à bout de nerfs, mercredi. Pour cela, les Olympiens doivent impérativement aller chercher une place sur le podium de la L1. Leur série négative les a repoussés à la quatrième place. Mais en battant Lyon, ils sont revenus à deux points. La reconquête débute samedi, à Toulouse.

    Un virage au bord de la crise de nerfs

    Des chants hostiles, des personnes qui tentent d’entrer sur la pelouse, des fumigènes à tir tendu sur les joueurs.

    Le Virage nord a montré sa colère. « Leur déception est à la hauteur de l’espoir que cette campagne de Coupe avait suscité. Il nous faut regarder droit devant et accepter cette tristesse et faire face à la situation », a admis Habib Beye.

    Côté supporters, le message est clair. « Le moment est venu de leur montrer notre colère en n’allant plus au stade ! », lance un pilier du Virage sud.

  • Deux emplacements en vue pour le nouveau stade du RCT

    Deux emplacements en vue pour le nouveau stade du RCT

    À l’heure où certains nouveaux stades sont construits en périphérie des villes (Lyon, Lille…), à Toulon, hors de question d’éloigner le stade du centre-ville. Deux sites sont ciblés par le club : la Tour Royale et Pipady. Ceux-ci offrent l’avantage « d’être en bord de mer », argumente la directrice générale du club Jessica Casanova, qui présente « un stade carte postale. Là, on est différent, on est Toulonnais, on vit grand, tout en restant au cœur du territoire, pas dans une zone industrielle à 20 km. Ces lieux-là sont chargés d’histoire et respectent l’ADN. On ne trahit personne ».

    Mais en pratique, il faudra obtenir le déclassement du domaine public militaire pour une partie du site de la Tour Royale, et du domaine public maritime naturel pour Pipady. Et en ce qui concerne le second, Josée Massi a déjà placé ses pions pour son projet de « Central-Park à la toulonnaise », « Mayol à Pipady », obtenant, en septembre, l’autorisation d’un plan de constatation de la limite du domaine public maritime naturel, et d’une demande de déclassement de certaines emprises attenantes. Magali Brunel, elle, veut lancer le projet Méd in Toulon, avec une promenade jusqu’au Mourillon « pour rendre la mer aux Toulonnais », en rehaussant les quais pour les protéger de la montée des eaux.

    « Un pôle d’attraction extraordinaire »

    Quoi qu’il en soit, ce nouveau stade est imaginé avec une capacité de 18 à 20 000 places, avec, pour objectif, de devenir un atout économique majeur pour la ville, pas seulement pour le club. Moderne, écoresponsable, doté d’espaces générateurs d’activité (restaurant, boutique, salle de séminaire, palais des congrès…), il répondrait à une partie des exigences du projet Massi et saura accueillir d’autres événements que les matches du RCT : congrès d’affaires, concerts et spectacles, expositions, autres sports collectifs comme le football en cas de montée du Sporting, événements annexes (finale de pro D2, XV de France…). « Ce sera un pôle d’attraction extraordinaire qui motivera les venues à Toulon », martèle Martin d’Argenlieu.

    Selon lui, ce nouveau Mayol pourrait être investi dans les 3 à 5 ans suivant la validation du projet. « Il appartient aux élus de reconnaître l’urgence, de s’engager à lancer des études dès le début de la mandature, de placer l’intérêt de Toulon au-dessus de tout », conclut Bernard Lemaître, qui promet que « le futur maire nous aura à ses basques ».

  • Bouliste échaudé craint l’eau de pluie

    Bouliste échaudé craint l’eau de pluie

    « Une décision de rationalisation financière » que regrette le maire Benoît Payan, espérant bien « leur faire regretter d’être parti, avec ce boulodrome ».

    À Saint-Barnabé, où se jouait dimanche le GP de Printemps féminin, Stéphane Marco, le vice-président du club, reconnaît que le projet est porteur. « C’est une belle promesse, maintenant, reste à voir car cette histoire, c’est un peu comme l’Arlésienne », juge-t-il. « C’est la politique. Dalida, c’était paroles et paroles, pour les politiques, c’est promesses et promesses », glisse un spectateur qui se mêle à la discussion. « Vous croyez que c’est une priorité ? Il y en a d’autres, l’école de mon petit-fils n’avait pas le chauffage », tacle un autre. « Et si on parlait des piscines », enchaîne son voisin.

    Du côté des présidents, l’envie de voir éclore le projet est en tous les cas certaine. Thierry Barriere « souhaite que ce projet prenne corps », mais s’interroge sur « les retombées pour les clubs. Comment va-t-on pouvoir en disposer ? », questionne le président de la Boule Doria. « Peut-être serait-il plus souhaitable d’améliorer et de couvrir les sites existants ? ».

    Boulistes ou spectateurs ?

    Richard Grossi, le président de la Pauline, salue lui « un beau projet » et pousse sa réflexion. « Ce qu’il va y avoir autour doit être encore plus beau. Pour qui ? Les boulistes bien sûr. Pour quoi ? Quand ? Dans quelles circonstances bénéficierons-nous de l’installation ? ».

    Même son de cloche à la Boule des Calanques où le président, Lionel Pugliese, espère que le projet ne tombera cette fois pas à l’eau : « Bien sûr que je ne peux qu’apprécier. Après reste à savoir si cette structure va faire le bonheur de nos joueurs en mode boulistes ou simplement spectateurs. »

    « Voilà un projet qui ne peut qu’améliorer la situation et faire plaisir aux joueurs », embraye le président de la Boule Modérée Fred Marinello. « L’essentiel, c’est de savoir comment ça va être géré et par qui ? ».

    Robert Allileche, le président du groupe Lei Pétouliers, apprécie lui aussi un « projet valorisant pour la ville de Marseille ». Mais ce garçon qui a toujours évolué dans le giron sportif – il a été arbitre de football – rejoint ses camarades en soulignant la nécessité « d’améliorer l’existant pour des clubs en place, mais en panne de structures ».

    Le tour de table de ces boss s’achève avec Robert Bocciardi, de l’Amicale bouliste Saint-Tronc. « C’est un feuilleton, cette promesse a toujours avorté, mais ça ne coûte rien d’attendre encore un peu ». Trois ou quatre ans assure le maire de Marseille. Rendez-vous est pris.