Category: sports

  • Pétanque : des changements de règlement qui ne font pas l’unanimité

    Pétanque : des changements de règlement qui ne font pas l’unanimité

    Pour les joueurs dorénavant il faudra prendre part aux compétitions en tenue sportive. Haut et bas identique (short ou bas survêtement). Cette décision peut faire bondir certains licenciés au goût vestimentaire un peu plus recherché. J’en connais un proche très peu enclin à changer sa garde-robe pour une partie de boule. J’ai nommé mon ami Francis Casanova chroniqueur comme moi au journal La Marseillaise. Des exemples comme lui, il faut les multiplier. De plus, lorsque les partenaires seront différents et dans d’autres départements, il faut s’adapter et changer de tenue pour la circonstance. Un casse-tête.

    Pas de points en compétition sans arbitre

    La pétanque n’a jamais été considérée comme un sport pour la majorité des licenciés mais un loisir. D’ailleurs un autre point du règlement modifié ne concerne que 10% des licenciés. En 2026 les points ne seront pas attribués dans les compétitions sans la présence d’un arbitre. Un coup d’épée dans l’eau.

    La FFPJP a décidé de lancer la licence numérique avec code-barres qui devait contenir toutes les informations ! On demande aux licenciés, avec une grande partie de vétérans sans notion informatique, de télécharger, valider, ouvrir des applications. C’est lourd, très lourd comme manipulations. Heureusement la version papier reste de mise.

    Pas de changements

    en 2026

    La possibilité de modifier le règlement sera examinée lors du congrès de la Fédération internationale de pétanque au mois d’avril. Il n’y aura donc pas de changement de règlement en 2026. Si la proposition du corps arbitre est adoptée lors de ce congrès (interdiction de toucher le terrain, reboucher un trou), alors ces changements entreront en vigueur le 1er janvier 2027.

    Enfin quitter un club pour un autre à un coût financier important, allant de 50 à 200 euros pour un joueur élite. Cher non ?

    Toutes ces nouvelles règles sont pour le moins impopulaires mais peuvent-elles être toutes appliquées ? Un proche avenir nous le dira.

  • Roberto De Zerbi veut plus de constance olympienne

    Roberto De Zerbi veut plus de constance olympienne

    En dominant Bayeux (9-0), l’OM a fait le job face au petit Poucet. Les Marseillais poursuivent leur épopée en Coupe de France. Un trophée qui s’est sensiblement ouvert avec l’élimination surprise du PSG. De là à penser que les Olympiens vont s’engouffrer dans la brèche et aller chercher un onzième trophée Charles-Simon, il y a un fossé que ne veut surtout pas franchir Roberto De Zerbi.

    Il a tenu à rappeler certaines choses, après la qualification de son équipe à Caen : « Nous avons fait un beau match, un match sérieux en respectant tout le monde, en premier lieu le football. » Puis il a noté quelques petits détails qui viennent ternir le tableau : « Il y a cette blessure d’Angel Gomes. » Avant de reconnaître que la chute du tenant ouvrait des perspectives. « C’est vrai que le PSG a été éliminé, mais nous, nous avons perdu contre Nantes [0-2, au Vélodrome, Ndlr], qui était avant-dernier de Ligue 1. Le foot, ce n’est pas que les grosses affiches. »

    Il savait que son OM avait tout à perdre face à Bayeux. Quelques jours après avoir laissé filer le trophée des champions à Koweit city, il attendait de ses hommes qu’ils sortent le grand jeu. Comme s’ils avaient face à eux un adversaire du calibre du PSG, et non évoluant en Régional 1. « Pour nous, je peux dire que ce genre de match avait tout du piège. Le défi est d’aborder tous les matches de la même manière. Ça passe par la préparation. » Il a ainsi reconnu avoir « insisté pour que ce match soit pris comme un match important. Pour moi, il n’y a pas de Trophée des champions, ou de Coupe de France ou autre… Tous les matches sont importants ».

    Rendez-vous le 3 février

    À Caen, l’Italien avait laissé quelques cadres au repos. Il en a profité pour relancer Angel Gomes. « Il a fait un bon match, mais il peut encore mieux faire », a-t-il admis. L’Anglais a certes ouvert le score, « mais il a encore perdu beaucoup trop de ballons ».

    C.J. Egan-Riley et Neal Maupay, entrés en seconde période, ont gagné en confiance. Chacun y est allé de son but. Et pour le second, le départ de Robinio Vaz à la Roma pourrait lui permettre de vivre une fin de saison plus sereine. À moins que lui aussi ne prenne le chemin de l’Italie.

    L’OM a donc gagné le droit de continuer à rêver. Rêver de conquérir enfin un titre. Sa prestation à Koweit city a montré que ce groupe en avait la capacité. Néanmoins, pour la Coupe de France, il faudra d’abord effacer Rennes.

    Les Bretons seront opposés aux Phocéens, en huitièmes de finale. Le duel aura lieu au Vélodrome, le mardi 3 février à 21h10. D’ici là, les Olympiens seront fixés sur leur sort en Ligue des Champions.

    Ils auront aussi disputé quatre matches de Ligue 1, où ils seront attendus au tournant par Roberto De Zerbi. Ce dernier qui veut que ses hoplites soient capables de produire la même qualité de jeu, que ce soit face au PSG, qu’ils retrouveront le 8 février, ou Lens, qui viendra au Vélodrome le 24 janvier, que face à Angers, chez qui ils iront ce samedi.

    La finale de la Coupe de France cherche son stade

    La Coupe de France 2026 entre dans sa phase finale, avec les huitièmes de finale à venir début février.

    Mais c’est l’échéance du 23 mai, date annoncée de la finale de l’épreuve, qui reste en suspense. En théorie, elle doit se disputer au Stade de France, navire amiral des enceintes sportives de l’Hexagone. Or, comme en 2024, l’enceinte dionysienne pourrait ne pas être disponible.

    Il y a deux ans, elle était monopolisée pour les Jeux Olympiques de Paris. Cette année, d’importants travaux structurels sont programmés dans ses abords proches. Ce qui compliquerait l’organisation de la finale. La Fédération cherche donc un éventuel stade de replis.

  • [Entretien] Valentin Porte : « C’est vraiment l’épreuve de vérité »

    [Entretien] Valentin Porte : « C’est vraiment l’épreuve de vérité »

    L’équipe de France s’apprête à défendre à partir du jeudi 15 janvier son titre européen lors de l’Euro de handball jeudi (15 janvier – 1er février) organisé par les trois pays nordiques : Danemark, Norvège et Suède. Il y a deux ans en Allemagne, juste avant les JO de Paris, la génération conduite par Nikola Karabatic, aujourd’hui retraité, avait dominé le Danemark. La nouvelle génération est-elle en mesure de préserver son titre ? Ancien international (195 sélections), le capitaine de Montpellier Valentin Porte définit ses chances.

    La Marseillaise : La France a t-elle toutes les cartes en main pour défendre son titre lors du prochain championnat d’Europe ?

    Valentin Porte : L’équipe de France, intrinsèquement, a toutes les cartes en main pour garder son titre mais il y en a d’autres qui ont aussi de belles cartes. Elle ne bouge pas trop, avec des joueurs qui gagnent en maturité et expérience d’année en année.

    A quel tournoi, doit-elle s’attendre ?

    V.P. : Ce tournoi va être un point de passage très important. Si on regarde la compétition, je pense qu’on n’est pas loin d’une des compétitions les plus dures que l’équipe de France a eu à jouer ou va avoir à jouer. Au-delà du premier tour, il y aura l’Espagne, l’Allemagne, le Danemark, le Portugal face à elle lors du second tour. Que des équipes au top niveau mondial avec des matchs tous les deux jours. On va savoir où l’équipe de France en est vraiment, si elle est au niveau de toutes ces équipes-là. C’est vraiment l’épreuve de vérité.

    Quelle équipe vous paraît la mieux armée aujourd’hui ?

    V.P. : Sans contestation, le Danemark. Depuis des années, elle est monstrueuse. Elle se renouvelle avec des joueurs top mondiaux à chaque poste. Et, avec un coach plein d’expérience. Elle est l’immense favori. Après, derrière, ça va être un peu la guerre. Franchement, en termes de qualité individuelle à chaque poste, la France est peut-être l’équipe la mieux armée derrière le Danemark. Les individualités ne font absolument pas tout dans un sport collectif. Si la France joue bien collectivement, elle peut vraiment inquiéter ou embêter le Danemark.

    Les JO ont marqué la fin d’une génération. Cette génération a t-elle besoin de se prouver qu’elle peut gagner des titres ?

    V.P. : Oui, bien sûr, et c’est normal. Ces mecs, que je connais bien, sont tous morts de faim, ont soif de titres, je ne vais pas dire de reconnaissance parce qu’ils en ont. Mais, si cette nouvelle génération a beaucoup de talent, il faut maintenant qu’elle le prouve avec des titres. Il y a eu un début avec le bronze l’an dernier [Mondial, Ndlr], où ils sont allés le chercher avec les crocs à la dernière seconde. Cela peut lui donner la confiance pour les prochaines compétitions.

    L’échec au JO à Paris a t-il laissé des séquelles ?

    V.P. : Inconsciemment, ce traumatisme rentre toujours un peu dans les têtes. Mais, si l’équipe de France n’est pas à son meilleur niveau, ce ne sera pas à cause de ça. Le staff a bien mis le doigt là-dessus pour clôturer le chapitre et tourner la page. On repart d’une page blanche et on réécrit l’histoire.

    L’équipe de France s’est bâtie depuis très longtemps, sur sa base défensive. Est-elle aussi fiable que par le passé ?

    V.P. : Complètement. Ce n’est vraiment pas le secteur de jeu qui me fait le plus peur. Karl Konan n’est pas loin d’être l’un des meilleurs, voire le meilleur défenseur du monde. Thibault Briet montre chaque week-end que sans lui, son équipe n’est pas vraiment la même, surtout défensivement. Ludovic Fabregas est au top de sa maturité et son niveau.

    A quelles conditions, la France aura t-elle réussi son tournoi ?

    V.P. : Si elle atteint le dernier carré, au vu du parcours qui se dessine, ça sera déjà un très bel objectif rempli. Peut-être le plus dur sera fait. A part le Danemark, promis à l’une des deux premières places, il reste une place à prendre entre Allemagne, Espagne, Norvège, France, Portugal. Bien malin qui peut sortir l’équipe qui peut se qualifier.

    Trois joueurs de Montpellier participent à ce tournoi. Est-ce que ça peut être le tournoi du jeune gardien Charles Bolzinger ?

    V.P. : Tout le monde attend son éclosion internationale, mais un gardien a toujours une maturité un peu plus tardive. Il a encore le temps et apprend encore son métier. Cette année, il a pris conscience de certaines choses. Il s’est servi des années précédentes, notamment l’an dernier, où c’était un peu plus dur pour lui. Il a pu comprendre ce qu’était le très haut niveau, le travail, la régularité… de répondre présent. Cette saison, il a été très bien là-dessus. Cela peut être une grosse compétition pour Charles. De par ce qu’il a prouvé depuis le début de l’année, de par sa forme du moment, de par son état d’esprit, je pense qu’il est dans les très bonnes conditions pour que ça ait lieu. En club, ça évolue bien. Maintenant, il a besoin vraiment de le prouver au niveau international. De le prouver, de valider ça, pour se libérer totalement et se dire qu’il est sur la bonne voie.

  • Les Spartiates vainqueurs au bout du suspense

    Les Spartiates vainqueurs au bout du suspense

    Les Spartiates ont cruellement manqué de réussite tout au long de la partie, touchant même le poteau à trois reprises. Après les trois tiers-temps, cette rencontre s’est soldée par un
    0-0, extrêmement rare en hockey sur glace. Lors de la prolongation, les deux équipes n’ont pas non plus été en réussite et ce match est allé jusqu’aux tirs au but. Après deux penalties manqués sur chaque cage, Paul Joubert et Jan Dufek ont inscrit chacun un but et les Spartiates se sont donc imposés au bout du bout des tirs au but, lors de ce soir à suspense.

  • Le CIC Tour de La Provence voit grand en 2026

    Le CIC Tour de La Provence voit grand en 2026

    Le journal La Provence accueillait, ce mardi midi, la presse pour présenter le CIC Tour de la Provence 2026. Cette édition, prévue entre les 13 et 15 février, sera la 10e du nom. Jean-Louis Pelé, directeur général du groupe, et Patrick Jammes, président du comité d’organisation, ont annoncé les détails de l’épreuve. Les deux hommes étaient accompagnés de Thomas Voeckler, 4e du Tour de France 2011, sélectionneur de l’équipe de France et désormais porte-parole de la course.

    Le premier cité a tout d’abord mis en perspective la valeur de cette épreuve : « C’est un événement important pour notre journal et cela nous permet de mettre en avant nos valeurs et être proche des gens, parce que c’est ce qu’est le cyclisme. » Jean-Louis Pelé s’est aussi félicité d’avoir obtenu la diffusion en direct, et donc en clair, de ce Tour de La Provence. La chaîne L’Équipe diffusera les trois journées sur le canal 21 de la TNT. Patrick Jammes appréciait, lui, la position de l’événement au sein du calendrier, favorisant la venue de grosses équipes. « Je suis heureux de voir que la course a repris toute sa place dans le calendrier du début de saison. Avec le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise et l’Étoile de Bessèges, on se serre les coudes face notamment au Tour d’Oman », a-t-il confié.

    Beaucoup de pente

    pour le peloton

    Pour cette 10e édition, dix communes ont candidaté pour accueillir le départ ou l’arrivée d’une étape. Six ont été sélectionnées, dans trois départements différents. Le Tour de La Provence a révélé un parcours corsé, très loin du tracé sans relief, au sens propre du terme, de la saison dernière. Rebelote pour Marseille et Saint-Victoret, hôtes de l’étape inaugurale, comme en 2025. Le lieu du départ est on ne peut plus logique pour une épreuve cycliste, avec le Vélodrome en fond, derrière les coureurs. Ces derniers passeront ensuite le Pas de la Couelle et le col de Mazargues, les deux difficultés de la journée.

    Le deuxième jour peut être considéré comme l’étape reine. Pas moins de 3 251 mètres de dénivelé pour cette Saint-Valentin dans les Alpes-de-Haute-Provence. Les cyclistes partiront de Forcalquier pour rejoindre le sommet de la montagne de Lure, comme en 2023. Le dernier jour, les corps seront aussi mis à rude épreuve, pour un début de saison, avec 210 km entre Rognac et Arles. Thomas Voeckler a précisé que ce sera « plus dur pour les staffs d’aménager leurs effectifs avec ce type de parcours ».

    Au total, 16 équipes seront au départ, dont 5 du plus haut niveau mondial, le World Tour. La formation maison, Decathlon-CMA CGM, sera notamment en lice comme Groupama-FDJ, Ineos Grenadiers ou encore un autre géant, Lidl-Trek. Le sprinteur Mads Pedersen aura donc fort à faire pour défendre son titre dans le Sud de la France, avec ce profil de course. Les puncheurs-grimpeurs devraient se régaler sur un terrain de jeu plus à leur convenance que pour le champion du monde 2019.

    Le CIC Tour de La Provence se déroulera à peine plus d’une semaine après le Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise, dont la conférence de presse se tient ce jeudi, à 14h, au 17 cours Honoré d’Estienne d’Orves.

  • L’OM passe sans trembler

    L’OM passe sans trembler

    Après la seule grosse surprise de ces seizièmes de finale, l’OM se devait de faire le job.

    Car, si le PSG n’avait pas à rougir d’une élimination par le Paris FC (0-1) qui évolue en Ligue 1, les Olympiens savaient que, face à Bayeux, pensionnaire de Régional 1, ne pas poursuivre l’aventure en Coupe de France aurait été encore plus humiliant qu’une sortie de route face Carquefou, Quevilly ou Andrézieux, clubs de National 2 qui, dans un passé plus ou moins récent, ont joué un bien mauvais tour aux Marseillais.

    De ces mauvais souvenirs, c’est celui face à Quevilly qui reste le plus douloureux. Car concédé au stade Michel d’Ornano, en quart de finale de la Coupe 2012. Alors, pour les Olympiens, l’occasion était venue d’exorciser ce passage peu glorieux de leur histoire. Bayeux, petit Poucet de la compétition, en a fait les frais.

    Même si certains cadres offensifs étaient restés à la maison, le onze choisi par Roberto De Zerbi n’en conservait pas moins une force de frappe qui devait rapidement éteindre l’enthousiasme normand. Et si Oscar Lecanu gagnait ses deux premiers duels de la soirée, le gardien du BFC ne pouvait rien sur les quatre buts phocéens de la première période.

    Il était tout aussi dépassé par la vitesse d’exécution marseillaise lorsque, en cinq minutes, Mason Greenwood puis Amine Gouiri corsaient l’addition, au retour des vestiaires. L’OM allait même faire mieux qu’à Bourg-en-Bresse, avec neuf buts à son compteur. Face à un adversaire toujours aussi courageux, mais dont les forces s’amenuisaient au fil des minutes.

    Après leur non-match de reprise contre Nantes au Vélodrome, après la frustration d’avoir vu le trophée des champions leur filer entre les doigts à Koweït City, les Marseillais ont su trouver les ressources pour rester dans la course en Coupe de France. Ils ont su éviter le piège de Bayeux pour s’inviter en huitième de finale. Avec un duel face à Rennes, au Vélodrome, qui sera l’occasion d’effacer la frustration d’une ouverture ratée.

    Bayeux 0 (0)

    OM 9 (4)

    16e de finale Coupe de France

    Stade Michel d’Ornano. (20 000 spectateurs)

    Arbitre : G. Angoula.

    Buts : Gomes (13), Traoré (19), Greenwood (26, 50, 90), Gouiri (32, 55), Egan-Riley (80), Maupay (86).

    Avertissements : Gomes (22) à l’OM.

    BAYEUX : Lecanu – Jouan, Delain, Lefèvre (le Calvé, 60), Mayette – Cathrine (Connan, 46), Marazzi (Nambot, 75), Lemasson (Péan, 60) – Aubel – Guillotte (Anquetil, 75), Renaux.

    Entraîneur : E. Fouda.

    OM : de Lange – Murillo, Pavard, Medina ( c, Egan-Riley, 46 ), Emerson (Weah, 46) – O’Riley, Gomes (Bakola, 68), Nadir – Greenwood, Gouiri (Mmadi, 64), Traoré (Maupay, 64).

    Entraîneur : R. De Zerbi.

    Les Olympiens ont bien récité leur leçon

    Angel Gomes titulaire, c’était, avec Facundo Medina capitaine, la principale innovation de Roberto De Zerbi pour ce seizième de finale de Coupe de France.

    Laissé en tribunes face à Nantes et resté à Marseille pour le trophée des champions, l’international anglais se voyait offrir une opportunité. Engranger de la confiance, alors que son départ semble se dessiner. À l’image de Robinio Vaz, qui était à Rome pour discuter de son départ pour la Roma, au moment où ses futurs ex-coéquipiers débutaient leur match face à Bayeux.

    Une entame qui a vu l’OM mordre dans le ballon et imposer le jeu dans la moitié de terrain bayeusaine. Avec deux tirs cadrés de Murillo et Emerson avant la 5e minute, les Marseillais donnaient le ton. Suivaient deux buts d’Angel Gomes et Hamed Traoré pour faire le break avant la 20e minute.

    Pour Bayeux, le rêve virait alors au cauchemar. Avec une lourde défaite qui se dessinait pour le petit Poucet, qui a eu le mérite de ne rien lâcher jusqu’au bout. Alors que, comme à Bourg-en-Bresse lors du tour précédant, les Marseillais ont fait ce qu’il fallait pour poursuivre l’aventure.

    Les 8e de finale

    Avant le coup d’envoi du dernier seizième de finale, le tirage au sort des huitièmes de finale de la Coupe de France a été effectué en direct, sur beIN Sports. Les rencontres auront lieu le 4 février.

    – Toulouse – Amiens (L2)

    – Strasbourg – Monaco

    – Reims (L2) – Le Mans (L2)

    – Nice – Montpellier (L2)

    – Lyon – Laval (L2)

    – Lorient – Paris FC

    – Troyes (L2) – Lens

    – OM – Rennes

  • Mercato OM : Robino Vaz est à Rome

    Mercato OM : Robino Vaz est à Rome

    C’est presque fait. L’OM et la Roma sont en phase de concrétisation pour le transfert de Robino Vaz.

    Le jeune attaquant est arrivé à Rome, mardi en début de soirée. Il doit désormais passer sa visite médicale, avant de finaliser son engagement chez les Louve.

  • Cyclisme : l’esprit club de St Michel – Preference Home – Auber93

    Cyclisme : l’esprit club de St Michel – Preference Home – Auber93

    Dans le paysage du cyclisme tricolore, Auber93 et ses sponsors Saint-Michel et Preference Home sont reconnus depuis trois décennies. Des apparitions sur le Tour de France à la fin du siècle dernier et une équipe désormais installée au niveau continental. Derrière les sections professionnelles, « des vitrines », d’après le directeur sportif adjoint Leo Peters, un club bien en place. « Le club est ancré dans la ville d’Aubervilliers, la structure est la vitrine mais il y a un club derrière avec des équipes BMX, jeunes et amateurs » rappelle le frère de Nans Peters, multiple vainqueur d’étapes sur les Grands Tours.

    Les objectifs de cette formation francilienne sont donc très clairs, avec la formation placée au cœur du projet. « Nous voulons former des coureurs pour qu’ils accèdent au monde professionnel. Pour d’autres, cela peut être un tremplin vers le plus haut niveau », explique Peters. L’équipe est accompagnée de Saint-Michel, célèbre pour ses madeleines, depuis 2018, alors que Preference Home, une agence immobilière, a rejoint l’aventure l’an passé. Les deux groupes ont le souhait d’avoir une vision long terme.

    À la recherche d’une victoire pro

    Après plus d’un an de disette, malgré de nombreuses places d’honneur, le but de l’année 2026 est donc de gagner. Pourquoi pas dès l’ouverture de saison au Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise, sur un tracé plus ouvert. « Ce sera sans doute différent par rapport à l’année passée, il faudra être malin. Avoir déjà un coureur dans le top 10, voire le top 5, ce serait top », pour Leo Peters. En 2026, Simon Guglielmi, transfuge de la défunte Arkea, sera l’un des leaders de l’équipe, « le coureur protégé sur les courses françaises ». Il faudra aussi compter sur le grimpeur Thomas Champion et « des profils plus jeunes, avec des qualités de puncheurs ». 13e au mieux sur le GP 2025, les Franciliens ne viendront pas en touristes à Marseille. Loin de là.

  • Rolland Courbis rejoint son ami Gasset au paradis du ballon rond

    Rolland Courbis rejoint son ami Gasset au paradis du ballon rond

    Après le décès de Jean-Louis Gasset le 26 décembre dernier, le monde du football est à nouveau en deuil. Le Marseillais Rolland Courbis, ancien joueur et entraîneur de football, notamment de l’OM et de Bordeaux, est décédé à l’âge de 72 ans, a annoncé lundi la radio RMC, où il officiait comme consultant depuis 2005.

    Avant de devenir une voix et un personnage emblématique dans le paysage médiatique, Rolland Courbis évoluait au poste de défenseur central. Formé à l’Olympique de Marseille à la fin des années 1960, il a tenté l’aventure corse avec l’AC Ajaccio, puis un bref séjour en Grèce, sous les couleurs de l’Olympiakos, avant de s’installer plus durablement à Sochaux, puis à Monaco, où il sera deux fois champion de France (en plus d’un premier titre acquis avec l’OM en 1972).

    À l’origine de la reconstruction de l’OM

    Il terminera sa carrière avec le SC Toulon, club dont il en prendra la charge entre 1986 et 1990. Comme entraîneur, Courbis a roulé sa bosse. Il a coaché pas moins de 18 clubs différents, avec des expériences à l’étranger, notamment en Algérie (USM Alger), aux Émirats arabes unis (Al-Wahda) et en Suisse (FC Sion), sans oublier sa pige très éphémère à la tête de la sélection du Niger en 2012. Le Marseillais, qui a grandi dans les quartiers Nord de la cité phocéenne, notamment à Saint-Antoine et aux Aygalades, marquera l’histoire du football français pour sa célèbre « méthode Courbis », qui consiste à mener une politique de transferts effrénée partout où il est passé.

    En 1997, Rolland Courbis fait son retour à l’OM pour relancer une équipe en reconstruction après plusieurs saisons de crise. Il emmènera notamment les Phocéens jusqu’en finale de la Coupe de l’UEFA en 1999 et jusqu’à la deuxième place en championnat. Le match face à Montpellier cette saison-là, où ses protégés sont menés quatre buts à zéro à la mi-temps, a fait sa légende avec sa phrase devenue mythique. « Quand je pense qu’on va gagner 5 à 4 ! », prédisait-il à Louis Nicollin, président du club héraultais, avant le début de la seconde période. « Homme de caractère, de convictions et de terrain, il a toujours défendu un football vivant, généreux, porté par l’engagement collectif. Sa connaissance profonde du vestiaire, sa capacité à fédérer et à transmettre ont marqué des générations de joueurs. Marseillais de cœur, il incarnait un football populaire et vivant. Son accent, reconnaissable entre mille, portait une parole franche, directe, souvent passionnée, toujours sincère », a écrit l’OM sur ses réseaux. Par ailleurs, Roberto De Zerbi a profité de la conférence de presse de ce lundi pour rendre hommage à sa mémoire.

    Un personnage humain

    et tout aussi sulfureux

    Avec coach Courbis, on ne retiendra pas un entraîneur au palmarès bien rempli. Un titre de champion de France de D2 avec Ajaccio et deux trophées acquis avec l’USM Alger seront ses seuls lots de consolation.

    Mais le monde du football se souviendra de lui comme d’un grand meneur d’hommes, d’une grande gueule au franc-parler et d’un aventurier qui n’a jamais reculé devant le moindre défi. Il l’avait encore prouvé lorsqu’il était venu au chevet de l’Olympique Novais, en octobre dernier. « Un grand monsieur », comme l’a martelé Alain Soultanian, kinésithérapeute historique de l’OM, au micro de nos confrères de BFM Marseille Provence. « Partout où Rolland est passé, il a laissé des traces. C’est quelqu’un qui marque, on ne peut pas l’oublier. Il avait cet humour, il donnait de la joie. C’était quelqu’un de très particulier, mais de très humain », poursuit-il.

    Courbis était un personnage truculent, dont la vie a également été marquée par des affaires judiciaires : soupçonné d’avoir remporté plusieurs millions de francs au casino Palm Beach à Cannes en 1989 grâce à une fraude organisée impliquant des croupiers, impliqué dans l’affaire de la caisse noire du SC Toulon afin de dissimuler des revenus non déclarés issus de transferts de joueurs et de contourner les obligations fiscales, blessé par balle lors de l’assassinat de Dominique Rutily, président du FC Calvi et membre présumé du gang de la Brise de mer [groupe criminel corse], puis condamné à deux ans de prison ferme dans l’affaire des transferts suspects de l’OM en 2009 et pour recel d’abus de biens sociaux en 2014. « J’ai eu le temps de réfléchir : j’ai été stupide par moments sur ces 20 dernières années », avait-il déclaré sur RMC à sa sortie de prison. Le football l’a plongé dans cet univers, mais lui a également permis d’en sortir.

    Réactions

    Didier Deschamps,

    Sélectionneur de l’équipe de France de football

    « Avec la disparition de Rolland Courbis, le football français perd une personnalité attachante, chaleureuse, au caractère bien affirmé. Un fin connaisseur du football et de ses arcanes, mais aussi du jeu. Rolland a dirigé les meilleurs clubs français, je pense notamment à Bordeaux, Marseille, Lens ou Montpellier. C’était un vrai passionné. Et cette passion, il avait choisi de la transmettre, ces dernières années, derrière un micro. Avec un sens de la formule bien à lui. »

    Philippe Diallo,

    Président de la Fédération française de football

    « C’est une figure emblématique du football français, un personnage unique presque romanesque par son côté passionné, engagé, attachant et son franc-parler, qui disparaît aujourd’hui. D’abord comme joueur, sacré champion de France à trois reprises, puis entraîneur inventif et véritable “meneur d’hommes”, et enfin reconnu comme une voix incontournable dans les médias, il a accompagné et marqué de son empreinte le football français. »

    Benoît Payan,

    Maire de Marseille

    « C’était une voix, un tempérament, une passion pour l’OM et pour Marseille. Rolland Courbis s’en est allé, laissant une trace forte dans l’histoire du club et dans le cœur des supporters. »

    Zinédine Zidane,

    Légende de l’équipe de France de football et ancien milieu de terrain des Girondins de Bordeaux

    « Je suis triste, très ému… Il a énormément compté pour moi comme entraîneur et sur le plan humain ; c’était un mec très attachant, entier ! »

    Delio Onnis,

    Ancien attaquant et coéquipier à l’AS Monaco et au SC Toulon

    « C’était un phénomène comme personne, un rigolo, il me faisait toujours rigoler. On a passé de très bons moments. Tu ne t’ennuyais pas quand tu connaissais Rolland Courbis. Il était très farfelu, c’est ce qui faisait sa force, ce qui nous faisait rire. Des fois, il était sérieux évidemment, mais on se souvient des bons moments de la vie, pas des tristes. On était comme deux frères. »

    Jacques Bayle,

    Adjoint de Rolland Courbis à Rennes, à Montpellier, au FC Sion et à l’USM Alger

    « Avec Rolland, c’est une amitié de 50 ans. 50 ans de football avec des moments que l’on a passés dans le rire, et parfois dans la détresse. Parce qu’il a eu des moments difficiles. Mais on ne va que retenir la joie et l’homme qu’il était au niveau footballistique. Ce n’était pas qu’un meneur d’hommes, il avait des compétences techniques et tactiques hors du commun. Il avait un esprit très puissant. Et il n’a pas rien gagné comme beaucoup de gens disent, parce qu’il a réussi 90% de ses objectifs. »

  • OM : pas là pour faire tapisserie

    OM : pas là pour faire tapisserie

    La cruelle défaite aux tirs au but face au PSG, à Koweït City lors de la finale du Trophée des Champions, résonne encore dans toutes les têtes marseillaises. « Vu le scénario, ça fait mal, prendre ce but à la fin », confirme Amine Gouiri, enfin titulaire en pointe de l’attaque olympienne, jeudi dernier, depuis sa blessure à l’épaule survenue à la mi-octobre. « Cette saison, on a pris beaucoup de buts dans les arrêts de jeu. Ce n’est pas un manque d’expérience, mais plutôt du vice. On doit travailler parce qu’on a perdu énormément de points et un titre », poursuit-il, conscient que le manque de constance est l’un des points négatifs de l’OM.

    « C’est une saison avec beaucoup de matches, on a eu beaucoup de blessés, mais on est là, on a regardé Paris dans les yeux, toujours en course en Ligue des champions et sur le podium en Ligue 1. On est toujours là », lance Gouiri, désormais focus sur le prochain match, ce mardi soir (à 21h), lors des 16e de finale de la Coupe de France face au Bayeux FC, club de Régional 1. Soit cinq divisions d’écart. « C’est la magie de la Coupe, mais il faut rester concentré, y aller avec humilité et gagner le match. Que ce soit contre Paris ou Bayeux, une R1, ça reste la Coupe, un trophée à aller chercher. Eux vont faire le match de leur vie, mais nous aussi », ajoute l’attaquant professionnel de 25 ans, qui va faire face à des amateurs.

    « Tous les matches doivent être joués de la même manière. Il n’y a pas de matches moins importants que d’autres. On doit avoir la même détermination et humilité. Sinon, on risque d’être une équipe incomplète. Demain, il y aura la meilleure équipe possible pour ce match », assure Roberto De Zerbi, l’entraîneur de l’OM. Il en a profité pour annoncer l’absence de Pierre-Emerick Aubameyang, qui a eu le droit à quelques jours de repos « pour recharger les batteries ».

    Dans les cages, Gerónimo Rulli laissera sa place à Jeffrey De Lange. Ce dernier disputera son 5e match de la saison face aux hommes du Calvados. « La compétition me plaît parce que tout le monde a la même chance. Un vaut un dans le football et la vie. Toutes les équipes doivent avoir les mêmes droits que le PSG et l’OM. Les joueurs sont souvent des fils d’immigrés ou de personnes de classes plus pauvres, donc c’est plus juste comme format », souligne le technicien italien, qui en a profité pour faire passer un message à Eric Fouda, entraîneur du Bayeux FC, suite à ses propos assez critiques parus dans La Provence. « Je sais qu’ils jouent en 3-4-1-2 et que leur entraîneur aime donner des conseils aux autres coaches. S’il veut m’en donner, je lui passerai mon numéro de téléphone », lâche un De Zerbi taquin.

    De Zerbi lie son avenir à celui de Benatia

    Le directeur du football à l’Olympique de Marseille, Medhi Benatia, s’était livré sur son avenir, jeudi dernier, après la cruelle défaite en finale du Trophée des Champions face au PSG. « À Marseille, c’est difficile de se projeter, avait-il soufflé. Après Nantes (0-2), il y avait tout à jeter. Donc pour ma part, je ne me projette pas du tout. Il faut juste savoir profiter de ce genre de matches, même si ce n’est pas une victoire, profiter du travail qui a été fait, pas tout le temps critiquer. Dans pas longtemps, vous verrez qu’il y aura d’autres personnes à notre place, il faudra encore leur laisser du temps de travailler. » Interrogé sur ces propos de l’ex-international marocain, Roberto De Zerbi, l’entraîneur de l’OM s’est montré très clair. « Benatia est amoureux de Marseille et peut-être encore plus que moi puisqu’il a grandi ici. Je suis fidèle et correct. Le jour où Benatia s’en ira, je partirai aussi. Je suis arrivé ici grâce à Benatia et Longoria », souligne le technicien italien, persuadé que l’actuel directeur du football ne faisait pas référence à un départ en fin de saison.