Category: sports

  • Vainqueur face à la Rochelle, Le RC Toulon prend la 2e place du Top 14

    Vainqueur face à la Rochelle, Le RC Toulon prend la 2e place du Top 14

    La donne était simple pour le RC Toulon : une victoire ce samedi après-midi face à la Rochelle lui permettait de prendre la deuxième place du Top 14, face à une équipe qui, elle, pouvait même prendre la tête en cas de victoire bonifiée. Un défi périlleux eu égard à l’historique récent entre les deux équipes, les coéquipiers de Dillyn Leyds s’étant imposés lors de cinq des dix dernières confrontations à Mayol.

    D’entrée, le match est très engagé, les mauls se succédant au détriment du jeu au pied. Et à ce jeu-là, ce sont les Varois qui se mettent en évidence les premiers. Sur une touche à quelques mètres de l’en-but, le groupé pénétrant du RCT est conclu par Ollivon, mais l’arbitre refuse l’essai pour un écran sur le maul, sanctionnant néanmoins une faute préalable de Skelton. Mêlée introduction toulonnaise à venir, on écarte vers l’aile, et Jaminet conclut, cette fois, sans contestation (5-0, 9e).

    Alors en supériorité numérique, Favre écopant d’un carton jaune pour accumulation de fautes rochelaise, les hommes de Mignoni, comme trop souvent, n’en profitent pas, Jaminet relâchant une balle de doublé à quelques mètres de la ligne (19e), après une pénalité manquée par Hastoy (17e). Mais quelques minutes après le retour de Favre, le break est fait grâce au quatrième essai en trois matches de l’homme en forme du RCT, Mathis Ferté, trouvé en bout de ligne (12-0, 21e).

    Les Rouge et noir paraissent prendre l’ascendant. Et alors qu’on semble proche d’un troisième essai, les Maritimes reviennent dans le match grâce à Cancoriet, en force, après un 50-22 gagné par Hastoy (12-7, 29e). De quoi installer le doute dans les têtes des coéquipiers de Charles Ollivon, qui plient à nouveau quatre minutes plus tard, mais l’essai est refusé pour une obstruction de Lavault. Cet avertissement sans frais passé, Toulon se remet en ordre de bataille. Et sur la sirène, Ribbans s’infiltre et inscrit un nouvel essai qui permet aux siens de rentrer aux vestiaires avec un peu plus de sérénité (17-7, 40e).

    Toulon fait mieux que résister
    Dès l’entame du second acte, et après avoir manqué deux de ses trois coups de pieds en première période, Jaminet offre trois points supplémentaires au RCT (20-7, 45e). L’ancien toulousain est en feu, et fait parler sa vitesse, dans la foulée, pour aller conclure, de justesse, un coup de pied à suivre de Smaïli (27-7, 47e).
    Le bonus offensif provisoirement en poche, Mayol est surchauffé. Et dans ces conditions, les joueurs de la Rade semblent désormais intouchables. Ils font à nouveau parler la puissance sur une touche menée au bout par Priso (34-7, 59e). Touché mais pas coulé, les hommes de Ronan O’Gara réagissent par Leyds (34-14, 68e).
    Il reste alors 13 minutes à tenir pour conserver le bonus offensif. Et les choses se compliquent lorsque Nonu écope d’un carton jaune (75e). L’air, si doux il y a quelques minutes, devient irrespirable. Mais à 14, le RC Toulon fait mieux que résister. Et a l’envi, Dréan, en bout de ligne, porte l’estocade (39-14, 80e). Mayol exulte. Mission réussie pour le RCT, désormais dauphin d’un Stade Toulousain qui ne le devance qu’à la différence de points.
    RC Toulon 39 – 14 Stade Rochelais (MT : 17-7)
    3e journée de Top 14 (match en retard du 21 septembre)
    Samedi 8 novembre, 16h30
    Stade Félix-Mayol, Toulon, 16 749 spectateurs
    Arbitre : Adrien Marbot
    Points RCT : 6E Jaminet (9e, 47e), Ferté (21e), Ribbans (40e), Priso (59e), Dréan (80e) ; 3T Jaminet (21e, 47e, 59e) ; 1P Jaminet (45e)
    Points la Rochelle : 2E Cancoriet (29e), Leyds (68e) ; 2T Hastoy (29e, 68e)
    Cartons jaunes : Favre (9e) pour la Rochelle ; Nonu (75e) pour Toulon
    RC TOULON : Brennan (Priso, 41e), Baubigny (Damond, 56e), Sinckler (Ametlla, 69e) ; Ribbans, Alainu’uese (Javakhia, 64e) ; Ludlam (Mercer, 56e), Abadie, Ollivon (c) (Ludlam, 76e) ; Serin (Le Bail, 72e), Garcia ; Ferté, Sinzelle, Smaïli (Cowie, 61e), Dréan ; Jaminet (Nonu, 64e)
    LA ROCHELLE : Kaddouri (Luaki, 68e), Lespiaucq (Sutidze, 58e), Sorin (Kuntelia, 45e) ; Lavault, Skelton (Kante-Samba, 61e) ; Cancoriet (Haddad, 61e), Andjisseramatchi (Botia, 48e), Haddad ; Berjon, Hastoy ; Lagivala (Bosmorin, 50e), Daunivucu, Favre, Nowell ; Leyds (c)
  • Souleimane Mohammedi retrouve le ring à Aix ce samedi

    Souleimane Mohammedi retrouve le ring à Aix ce samedi

    Après un an dans l’ombre, Souleimane Mohammedi va retrouver la lumière et l’intensité du ring à l’occasion de son 17e combat professionnel. Le boxeur du BC affronte, ce samedi, le Géorgien de 31 ans, Nodar Robakidze. Un rendez-vous qui se déroulera dans la salle de spectacle du Pasino Grand, à Aix-en-Provence. Le Tricolore, toujours invaincu, compte bien faire sauter la banque dans l’enceinte du casino appartenant au groupe Partouche.

    Face à lui, un adversaire d’un calibre supposément inférieur, possédant un bilan peu reluisant de 54 défaites pour 26 victoires. Mais la star de ce gala se méfie de son opposant venu du Caucase. « C’est un bon client, il a 80 combats. Certes, il a plus de défaites que de victoires, mais il a affronté de gros boxeurs, comme Bruno Surace et Milan Prat. Il est technique, ce n’est pas juste un bourrin. Il boxe un peu à la cubaine, il nargue, donc ça va offrir du spectacle. »

    Mohammedi cible également les points faibles du Géorgien : « J’ai un meilleur cardio, une meilleure vitesse et tout ce qu’il sait faire, je le fais aussi. Il faudra appuyer progressivement sur l’accélérateur et voir comment il réagit. »

    De la confiance et un boxeur français qui se sent prêt. Pour passer un nouveau cap, il s’est offert les services d’une nutritionniste et d’un préparateur physique. Un meilleur entourage pour voir plus haut et, pourquoi pas, atteindre une finale européenne ou une demi-finale mondiale, en 2026.

    Pesée validée pour

    les deux boxeurs

    Ce vendredi, au Pasino, se déroulait la pesée officielle du combat, en présence des deux combattants. S’il a fallu attendre Nodar Robakidze, bloqué 1h30 à la douane de l’aéroport de Marignane, cette pesée a été réalisée sans encombres. 72,100 kg pour Souleimane Mohammedi, soit 400 grammes de moins que la limite autorisée dans sa catégorie des poids moyens. Son adversaire affiche 72 kg tout rond.

    Le jeune Français compte bien conserver son invincibilité, ce samedi soir, alors qu’il vise les Mondiaux, organisés chaque année à Las Vegas, « dans les 2 ou 3 ans ». Le double champion du monde WBC Youth (-24 ans) explique le cheminement de ces dernières semaines, avant le grand soir. « à deux semaines du combat, on est encore dans le dur, à s’entraîner et en faisant attention à ne pas se blesser. Dans la dernière semaine, ce ne sont que des révisions pour moi. Je refais mes leçons. En général, j’arrête de frapper le sac le jeudi et je vais courir le jour suivant, si je ne me sens pas assez en forme. »

  • Le top 2 en ligne de mire pour le RC Toulon face à la Rochelle

    Le top 2 en ligne de mire pour le RC Toulon face à la Rochelle

    Un mois et demi après sa date initiale*, le troisième round de ce championnat entre le RC Toulon et le Stade Rochelais va enfin avoir lieu. Et ce, malgré la menace d’un forfait maritime, qui n’était finalement qu’un coup de bluff de Ronan O’Garra, dimanche dernier, au sortir de la victoire face au Racing (33-6) : « On devait avoir 15 jours de vacances. Est-ce qu’on les prend dès demain ? Je vais demander à mon vestiaire. On peut juste accepter la défaite et prendre deux semaines de vacances. » Il n’en sera rien et les doubles champions d’Europe 2022-2023 seront bien à Mayol, ce samedi après-midi.

    Des déclarations qui crispent côté toulonnais, Pierre Mignoni se fendant d’un « je n’en pense rien du tout », peinant à masquer son agacement. Esteban Abadie, lui, se montre beaucoup plus cash : « Soit tu fais du cinéma comme certains, soit tu comprends ce qu’il s’est passé, c’est-à-dire des aléas météo, et heureusement qu’on n’a pas joué, car ça aurait pu être dangereux. Je pense que (ces déclarations) étaient plus un levier de motivation pour ses joueurs qu’autre chose. » Et accepte sans sourciller les conséquences de ce report : « On a une semaine de moins, mais ce n’est pas grave, on s’est préparés comme si c’était prévu. On doit absolument gagner ce match avant de couper un peu, surtout devant notre public. »

    Gagner pour intégrer le top 2. Actuellement 7e, les Rouge et Noir peuvent faire un bond au classement et se hisser, après neuf journées, à hauteur de leur objectif de demi-finales. De quoi mettre davantage de pression sur leurs épaules ? « Non, tous les week-ends, c’est comme ça. Il ne faut pas se concentrer sur le résultat ou le top 2, mais sur ce qu’on doit faire », martèle Pierre Mignoni. « Non, même si évidemment, on regarde le classement, reconnaît Esteban Abadie. On a pour objectif de finir cette première phase le plus haut possible. On a plutôt bien réussi ce bloc, on se doit de le terminer au mieux. Il nous reste peut-être la plus grosse marche depuis le début de saison. »

    14 absents à Toulon,

    12 à La Rochelle

    Pour la franchir, le RCT sera privé de près de 14 joueurs, entre les blessés et les six sélectionnés en équipe nationale (Gros, Brex, White, Garbisi, Gigashvili, Tuicuvu), contre douze côté rochelais (lire ci-dessous). Pas la meilleure situation pour préparer une rencontre importante, mais la donne est similaire pour les deux équipes : « On joue avec des équipes avec lesquelles on ne s’entraîne pas forcément la semaine. On a récupéré Charles et Gaël, qui ne se sont pas entraînés avec nous. Mais on a appris à le gérer saison après saison, on s’entraîne avec les espoirs qui font du bon boulot. Merci à eux, on s’entraîne bien depuis deux semaines grâce à ça », salue Esteban Abadie.

    * Rencontre initialement prévue le 21 septembre et reportée en raison d’un violent orage

  • L’OM attendu au tournant

    L’OM attendu au tournant

    Et si l’OM terminait la troisième séquence du championnat en étant leader ?

    À la vue des dernières prestations marseillaises, notamment contre Angers et en faisant abstraction du match raté face à l’Atalanta en Ligue des Champions, ce qui semblait improbable est pourtant de l’ordre du possible.

    « Si nous gagnons, nous serons leaders », note Roberto De Zerbi. Une position qui ne serait que provisoire, dépendante du résultat du PSG à Lyon, en clôture de la journée. L’entraîneur olympien s’accroche à cette bouée, « et au fait que nous pouvons aussi creuser l’écart sur nos poursuivants ».

    Toutefois, avant d’envisager de reprendre les rênes de la Ligue 1, ses hoplites se doivent avant tout de battre Brest. Ce qui, après leurs dernières prestations, est loin d’être acquis. Cela même si ses joueurs seront animés d’un esprit de revanche. « Le nul contre Angers nous a agacés, la défaite contre Bergame nous a énervés », souligne Roberto De Zerbi. Malgré tout, même en ayant perdu de sa superbe, son équipe est toujours sur le podium.

    « Mes joueurs sont fâchés, mais ils ont gardé leur sérénité, même si nous ne jouons pas bien depuis le match d’Angers », enchaîne l’Italien. S’ils ont abandonné deux points au Vélodrome lors de leur dernière sortie en championnat, même en jouant moche, ses joueurs ont ramené un succès ô combien précieux d’Auxerre.

    « Je suis responsable de la situation », confesse-t-il. Rappelant l’avalanche de blessures qui a décimé son groupe. Et l’éclaircie qui s’annonce avec les retours de Timothy Weah et Emerson, auquel va s’ajouter le rappel probable de Neal Maupay. « Je pourrais peut-être aussi compter sur Geoffrey Kondogbia, tout dépendra de la décision du staff médical », détaille Roberto De Zerbi. Précisant que si le Centrafricain est apte, « il sera sur le banc ».

    Tout comme sans doute Timothy Weah. Le « couteau suisse » du groupe a reçu le feu vert médical et repris les exercices collectifs, jeudi. « Je suis apte et en forme », a-t-il clamé en conférence de presse. Il a envie de retrouver le terrain et aider l’OM à retrouver son football. « Il y a des périodes où tu es bien, d’autres où tu l’es moins. Mais, malgré le négatif, je trouve qu’il y a encore beaucoup de positif. C’est ce qu’il faut retenir. »

    Face aux Marseillais, les Brestois ne comptent pas se laisser faire. Éric Roy se voit réussir un coup au Vélodrome. « Mon équipe a les moyens d’y obtenir un résultat. Nous y mettrons du pressing », prévient l’entraîneur breton. L’OM est donc averti. Les Ty’Zef seront ambitieux, ce samedi.

    « Malgré
    le négatif,…
    il y a encore beaucoup
    de positif »

  • Une victoire « espresso » pour Franck Cammas

    Une victoire « espresso » pour Franck Cammas

    Parti du Havre le 26 octobre, le maxi-trimaran bleu a passé la ligne d’arrivée à 22h13 heure locale (2h13 GMT), après 10 jours 13 heures et 3 minutes de course.

    Franck Cammas, après ceux de 2001, 2003, 2007, 2021, décroche sa cinquième Transat du Café, alors que son coéquipier Tom Laperche a bu sa première tasse bien serrée. « C’est la première victoire de Tom mais je pense qu’il pourrait en gagner cinq facilement dans sa carrière, il a la vie devant lui et tout le talent nécessaire », a jugé le skipper aixois. « Cette transat a été compliquée, intense. On est partis du Havre face au vent dans des conditions difficiles. Nos adversaires n’étaient pas loin et ils allaient vite. Cela n’a jamais été facile », a-t-il ajouté.

    Avaries en cascade

    Plus tard dans la journée, ce sont les vainqueurs en Océan Fifty qui ont franchi la ligne. Avec une dernière journée à suspense opposant trois équipages (Wewise, Viabilis et le Rire médecin). Si pour les Ultim et les Océan Fifty, le titre est donc décerné, dans les autres classes, la lutte est encore sévère.

    En Imoca, Yoann Richomme et Corentin Horeau sont toujours en chasse. Les deux hommes, déjà peu épargnés par les avaries, continuent à avoir des problèmes. Avec cette fois une fuite sur le vérin de quille. Mais ils restent optimistes.

    En Class 40, le Rêve à Perte de vue de Joël Paris et Goulven Marie continue son petit bonhomme de chemin. Le duo Marseillo-Breton a lui aussi ses pépins de course. Le dernier en date concernait la grand-voile. « Nous avons pu intervenir rapidement, en moins de trente minutes, c’était réglé », a confié Joël Paris.

    Au large des Açores, Rêve à Perte de vue est sortie d’une mer difficile et pour le Marseillais, « c’est désormais frisette après ce que nous avons traversé ». Eux ne visent pas la victoire, juste d’arriver en Martinique. Ce qui constituerait une très belle victoire sur eux-mêmes.

  • Handball : les Provençaux ont bien fait le travail sur le parquet de Dunkerque

    Handball : les Provençaux ont bien fait le travail sur le parquet de Dunkerque

    Les Aixois ont empoché, jeudi soir, une victoire essentielle dans le nord de la France. À Dunkerque, le Pauc s’est imposé 30-25 et obtient son 4e succès de la saison.

    Aix-en-Provence a pris cette rencontre par le bon bout. Le jeu proposé par les deux équipes était rapide et les buts se sont enchaînés. Eliott Desblancs s’est montré le plus incisif grâce à ses duels percutants et une distribution de balle intéressante. Le jeune arrière a lancé des offensives aussi bien sur les ailes ou pour trouver son pivot ce qui a surpris les Dunkerquois. Les hommes d’Eric Forets ont pris quelques longueurs pour finalement arriver à la mi-temps sur le score de 16-14.

    La seconde période a démarré d’une manière idéale pour les Aixois avec un 4-0 infligé à l’USDK dans les cinq premières minutes après la reprise. Ce coup de boost combiné à une meilleure défense a permis de conserver un écart avec la formation locale. Cette dernière n’est pas revenue à moins de deux buts et Aymeric Zaepfel et consorts ont pu gérer leur avance au tableau d’affichage. Dunkerque a poussé pour recoller, en vain. Ce succès 30-25 offre de l’air au Pauc, qui recolle à la première partie de tableau avant le reste de la 9e journée de Starligue.

    RÉSULTATS

    Dunkerque 30 (14)

    PAUC 25 (16)

    9e journée de Starligue

    Stade de Flandres

    DUNKERQUE : Afgour, Appolinaire, Arteaga, Billant, Crepel, Dupuy, Harbaoui, Marie-Joseph, Marmier, Martinez, Oliveira, Romero, Szucs, Tossin

    Entraîneur : Tarik Hayatoune

    PAUC : Banke, Baznik – Brouzet, Tissot, Sidibé, Kalandadze, Zaepfel, Ong, Loesch, Casqueiro, Desblancs, Despreaux, Molinie, Sonn, Tritta

    Entraîneur : Eric Forets

  • Rugby : périlleux déplacement à Colomiers pour les Aixois

    Rugby : périlleux déplacement à Colomiers pour les Aixois

    Un déplacement chez un poids lourd, oui, mais une épreuve pas si insurmontable. Provence Rugby est, ce vendredi (19h), sur la pelouse de Colomiers, actuel dauphin de Vannes au sommet de la Pro D2. Un défi, un choc, face à une équipe parfaitement huilée, montrant avec réussite une philosophie de jeu intéressante. La ville située dans la banlieue de Toulouse propose sans doute son meilleur rugby depuis le début de la décennie et se positionne clairement en candidat à une finale de promotion. Joris Cazenave a effectué cinq saisons dans ce club, avant de jouer pour Nevers puis Aix-en-Provence. Le demi de mêlée évoque son ancienne formation : « C’est une équipe complète. Je pense qu’on va, ce week-end, chez un prétendant au top 2. C’est un test, mais comme chaque semaine. La densité du championnat est exceptionnelle, je pense que personne n’attendait Valence-Romans 4e. »

    Julien Dupuy confirme les propos de son joueur. L’entraîneur des arrières est impressionné par l’adversaire du jour. « C’est ce qui se fait de mieux en Pro D2 en ce moment. Offensivement et défensivement, ils sont performants. On sent que c’est une équipe qui aime jouer ensemble, ils ont eu un passage à vide contre Vannes mais on s’attend à un gros match. » Surtout que Provence Rugby se doit une petite revanche avec cette rencontre à Oyonnax, qui laisse une amertume en bouche. Un sentiment d’inachevé. « Au-delà de l’équipe adverse, c’est aussi à nous de voir si l’on veut évoluer et bien faire les choses dans le contenu. Je trouve qu’on est passé à travers à Oyonnax. Sur les 10 dernières minutes, on n’a rien fait alors qu’il y avait quelque chose à aller chercher », rembobine Julien Dupuy.

    Une charnière remaniée

    Les Aixois réalisent ce déplacement avec encore quelques absents. Guillaume Piazzoli et le capitaine Teimana Harrison sont toujours suspendus et Arthur Coville souffre de sa cuisse. Caleb Muntz va croiser la route du XV de France la semaine prochaine puisqu’il a été appelé pour jouer avec les Îles Fidji. Ce qui amène quelques problèmes à la charnière. Joris Cazenave est donc titulaire, aux côtés de Thomas Salles, mais avec peu d’options sur le banc.

    Colomiers – Provence

    10e journée de Pro D2

    Stade Michel-Bendichou (19h)

    Arbitre : Pierre-Baptiste Nuchy

    COLOMIERS : Delpy – Osadzuk, Dulon, Nuu, Tuitavuki – Giral, Seguela – Timu, Bechu, Parpagiola – Edxwards, Adelaide – Bellemand, Lachaud, Tartas

    PROVENCE RUGBY : Drouet – Lapegue, Galletier, Finau, Bituniyata – Salles, Cazenave – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Zafra, Rodda – Yemsi, Sauveterre, Wegrzyn

  • [Entretien] Fabien Laurenti : « Les arbitres prennent des libertés avec l’OM »

    [Entretien] Fabien Laurenti : « Les arbitres prennent des libertés avec l’OM »

    La Marseillaise : Comprenez-vous quelque chose à la situation qui amène le but italien, mercredi ?

    Fabien Laurenti : Non ! Déjà, je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas eu de penalty sifflé en faveur de l’OM ! Je vois l’arbitre qui met le sifflet à la bouche. Les joueurs s’arrêtent de jouer, puis l’arbitre semble être interpellé par la VAR. Et rien ! Le jeu se poursuit, avec le but de Bergame au bout de l’action. Or, je pense que, même en ayant très mal joué, l’OM devait bénéficier du penalty.

    Dès la fin du match, des officiels qui ont observé la rencontre ont dit que ce type de main, qu’ils appellent « auto-main », n’était pas sanctionnable ?

    F.L. : C’est la première fois que j’entends parler de cette règle de l’auto-main. Si tel est le cas, il va falloir que les défenseurs travaillent là-dessus, cela leur permettra de se sortir de situations compliquées. Mais revenons au match. C’est la même situation que pour Medina au Real Madrid. Mais, là-bas, la VAR a donné un penalty pour Madrid. D’ailleurs, je me demande ce qu’aurait fait cet arbitre si la décision aurait concerné Manchester City, Barcelone ou Liverpool… Pour moi, c’est bien l’illustration que les arbitres prennent des libertés avec l’OM. Qu’ils ont des décisions qu’ils ne prennent pas contre un Real, un Barça ou un autre grand club d’Europe. C’est la preuve, hélas, que l’OM n’a pas le même poids qu’un grand et n’est, de fait, pas respecté. C’est un traitement inégalitaire qui lui coûte cher en Ligue des Champions, cette saison.

    Que suggérez-vous
    pour remédier à cela
     ?

    F.L. : Pour moi, il n’y a qu’une solution. Soit les instances du football déterminent une règle claire sur ce qui constitue une faute de main caractérisée dans la surface de réparation. Auquel cas, les arbitres devront s’en tenir et ne plus faire du cas pas cas, en fonction du stade où la main est commise. Sinon, je vais être plus radical : on décide que les défenseurs ont le droit de se servir de leurs mains pour défendre et qu’un contact manuel avec le ballon devienne la norme. Je ne comprends pas que les observateurs trouvent normal qu’un joueur défende avec les mains croisées dans le dos, pour éviter le moindre doute. Ce n’est pas une position naturelle.

  • OM : une injustice qui fait mal mais n’altère pas le moral

    OM : une injustice qui fait mal mais n’altère pas le moral

    Après la main de Vata lors d’une fameuse demi-finale retour de C1 à Lisbonne, il y aura désormais celle d’Ederson au Vélodrome.

    Le geste du Brésilien de l’Atalanta va rester dans les mémoires, car il a déclenché une contre-attaque fulgurante, amenant le seul but de la soirée, synonyme de défaite pour un OM qui, s’il ne méritait peut-être pas de gagner, ne méritait pas, non plus, de subir un tel scénario.

    Concernant la main, qui enlève ce qui aurait pu être un ballon de but à Pierre-Emerick Aubameyang, Ulisses Garcia a eu du mal à comprendre la suite. « Nous l’avons tous vu. L’arbitre avait le sifflet à la bouche. Nous attendions qu’il vérifie la VAR pour ce penalty. » Mais José Maria Sanchez a laissé l’action se poursuivre, avec en conclusion un but assassin signé Lazar Samardzic.

    Dans le stade, certains ont songé à une action en fin du match Lens-OM, la saison dernière, en L1. Après une faute sur Bilal Nadir, les Lensois avaient lancé un contre et égalisé à 2-2. Mais Eric Wattelier avait finalement refusé le but des Sang et Or et donné un coup-franc qui avait permis à Pierre-Emile Höjbjerg de marquer le troisième but marseillais.

    Mercredi, l’arbitre Espagnol n’a finalement rien décidé. « C’est difficile à accepter, car on voit clairement la position et le geste du joueur », a estimé Medhi Benatia. Ce qui dérange surtout le directeur du football olympien, plus que le penalty non sifflé, « c’est qu’il ne soit pas allé revoir les images ».

    Rocambolesque

    Roberto De Zerbi, qui a reçu un carton jaune sur l’action, reste lui aussi interdit. « Je ne comprends pas que la règle diffère à Madrid et ici. » L’entraîneur marseillais pointe une situation préoccupante. « Il ne nous arrive que des situations rocambolesques qui nous font perdre plus qu’un match. Que ce soit à Madrid, Lisbonne, ou ce soir ! »

    Avec trois points et trois défaites en quatre matches, l’OM est fragilisé en Ligue des Champions. Ce qui n’altère pas le moral de Roberto De Zerbi. « Je savais que nous n’aurions pas douze points après nos premiers matches, mais j’ai toujours l’espoir d’aller chercher la qualification. »

    Pour lui, la réception de Brest, samedi, « est le rendez-vous important ». Medhi Benatia abonde : « Il nous faut faire le dos rond et rebondir avant la trêve. » Ensuite, il faudra réparer tout cela.