Category: societe

  • Dans les Alpes, le secteur du Bois noir en feu

    Dans les Alpes, le secteur du Bois noir en feu

    « Le feu s’est déclaré dans une zone de montagne particulièrement escarpée, au pied et sur une barre rocheuse, rendant son accès impossible aux véhicules des sapeurs-pompiers. Les conditions d’intervention de moyens terrestres et aériens sont rendues particulièrement complexes par la topographie des lieux et le vent dominant de secteur sud-est, qui favorise la progression du feu vers la crête », précise la préfecture des Hautes-Alpes.

    96 sapeurs-pompiers mobilisés

    L’incendie s’est poursuivi durant la nuit de lundi à mardi. Il a déjà ravagé quelque 150 hectares. D’importants moyens sont mobilisés : 96 sapeurs-pompiers. Sur BFM, le préfet des Hautes-Alpes, Philippe Bailbé a annoncé que le « répit » est attendu samedi, avec des orages attendus. Le feu « est alimenté de la fin de matinée jusqu’à la fin de journée par un vent thermique qui le relance après qu’il s’est apaisé dans le courant de la nuit », a-t-il précisé lors d’un point presse, mardi après-midi. La situation météo restera la même jusqu’à la fin de semaine. « Nous sommes dans des conditions qui sont très propices au feu », à savoir des températures élevées, une faible humidité et des rafales de vent. « L’enjeu, pendant ces trois jours qui nous séparent de samedi, va être de contenir le feu sur les flancs et sur le plateau. Nous devrions avoir du répit samedi et c’est à ce moment-là que l’on pourra envisager de concentrer des moyens supplémentaires contre le feu sur le plateau. »

  • Aux Arcs, un soulagement mesuré après la fixation de l’incendie

    Aux Arcs, un soulagement mesuré après la fixation de l’incendie

    Mardi matin, c’est un sentiment « d’apaisement » qui animait le maire (DVC) des Arcs-sur-Argens, Marcel Florent, après la fixation, lundi soir, de l’incendie qui a parcouru 200 hectares sur sa commune et celle de Taradeau. Pendant près de 48h, il a, avec son équipe, participé à l’appui du Sdis 83 (fourniture de repas, mise à disposition de douches, aide aux évacuations…) tout en se mobilisant pour ses administrés. Ex-sapeur-pompier, il est rompu à ces moments où chaque minute compte, comme ce fut déjà le cas aux Arcs, en 2003, lorsqu’un feu s’était déclaré « déjà sur la colline de Taradeau, suivant le même chemin que dimanche, à part qu’il n’avait pas touché les maisons », se remémore-t-il.

    Des habitations depuis lesquelles il a assisté, alors qu’il participait aux évacuations des habitants dimanche, au passage « d’une boule de feu », décrit-il, qui « a transpercé sur 200 à 300 mètres les villas des quartiers résidentiels de la partie haute de la ville », avant de mettre feu à des végétaux dans la forêt environnante. Le bilan reste limité : onze habitations endommagées, quatre détruites, et onze familles relogées. Les habitants sont appelés à se signaler pour recenser les dégâts, alors qu’un assureur va épauler la municipalité pour la prise en charge des sinistres. Une demande de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle a par ailleurs été adressée à la préfecture. « Les pompiers ont sauvé une centaine de maisons. Ils ont mis le paquet dès le départ et ont été d’une grande efficacité », salue Marcel Florent.

    Le vent ne va pas s’arrêter

    Toute la nuit durant, ces derniers ont réalisé « un travail de fourmis afin d’aller sur chaque point chaud, chaque lisière pour qu’on ait très peu ou pas de risque de reprise de feu en limite de celles-ci », décrit le lieutenant-colonel François Barretti. Car les conditions annoncées ce mardi, entre vent chaud et hygrométrie (humidité de l’air) très faible, autour de 15% contre 40 à 60% en temps normal, étaient particulièrement défavorables. Les opérations de noyage se sont ainsi poursuivies durant la matinée grâce à 220 sapeurs-pompiers, mais ont été largement ralenties suite au départ de feu déploré à Pontévès à la mi-journée.

    Il convient désormais, dans une saison record (42 000 hectares brûlés en France depuis début 2026), et alors que le vent va continuer de souffler en fin de semaine, d’améliorer, à court terme, ce qui peut l’être, en attendant des politiques plus engageantes vis-à-vis du changement climatique. « Il faut prendre toutes les précautions : améliorer le débroussaillement notamment sur les haies de résineux, élaguer les branches qui passent au-dessus des habitations, et à moyen terme, mettre des sens uniques dans des chemins très étroits pour favoriser l’accès des pompiers », soumet le président (LR) du conseil départemental, Jean-Louis Masson.

  • [C’est l’été] Au centre social La Martine à Marseille, on reste ouvert en août, une première

    [C’est l’été] Au centre social La Martine à Marseille, on reste ouvert en août, une première

    Pour la première fois de son histoire, le centre social de La Martine (15e) ne fermera pas au mois d’août, cette année, comme 42 autres structures réparties dans tous les arrondissements de Marseille grâce au déblocage d’une enveloppe de 551 000 euros, répartis entre la préfecture des Bouches-du-Rhône, la CAF, le Département et la Ville de Marseille.

    Kader Allem, coordinateur jeunesse au sein du centre, ne cache pas sa satisfaction. Arrivé au center social voilà deux ans, « je trouvais ça un petit peu incohérent de ne pas ouvrir à cette période, sans connaître encore le quartier, on a une mission de service public », nous confie-t-il, entouré de sa directrice et de Noëlle Smith, coordinatrice technique et pédagogique des équipements sociaux à la Ville de Marseille. Il explique que le mois d’août reste « un moment très charnière pour les publics qu’on reçoit, que ce soit les enfants, les ados ou les familles, parce qu’il se joue beaucoup de choses à ce moment-là et beaucoup d’équipements sociaux sont fermés ».

    Bien que la Ville « prévoit pas mal de choses et d’animations dans les quartiers prioritaires, on va être clair, ils se retrouvent dans la galère la plus totale et on est aussi sur des familles qui restent à la maison », poursuit-il. Des familles dont les conditions de vie restent compliquées. « Ils n’ont pas de balcon, ils n’ont pas de terrasses, pas des 80 000m2, hein », ironise Kader. L’été creuse les inégalités. D’autant qu’en août, les travailleurs sociaux restaient de toute façon à disposition des familles, joignables par téléphone, pour poursuivre l’accompagnement alors que tout est fermé. « Il y a des jeunes, par exemple, qui n’ont pas trouvé de collèges ou de lycées pour la rentrée », illustre l’éducateur.

    « Recréer du lien social »

    « Il y a quelques années, on entendait parler d’acheter la paix sociale dans les quartiers, de façon générale, quand il y avait une ouverture au mois d’août », se souvient-il, mais « aujourd’hui, on n’est plus dans ça. On est vraiment dans une nécessité, du côté des habitants, mais aussi les partenaires, les politiques qui ont compris tout l’intérêt d’ouvrir à cette période-là », estime Kader.

    Le programme de ce mois particulier sera un peu différend. « On prévoit des animations familiales, intergénérationnelles, même si, bien entendu, il y aura des choses pour les ados, parce que c’est un public spécifique. Mais l’idée est de recréer aussi du lien social entre les enfants et leurs parents », précise Kader. Mais « peu importe le contenu, ce qui compte, c’est surtout la forme, on va être en horaire décalé. Faire beaucoup de choses à partir du début, milieu d’après-midi, jusqu’au début, milieu de soirée, pour permettre aux familles qui travaillent aussi de profiter de ces moments-là avec leurs enfants », détaille-t-il. Dans la même idée d’impliquer tout le monde, « on va travailler avec deux associations du quartier, la Martinoise et aussi le club de boules avec qui on va organiser un tournoi de pétanque, on ne se voit pas faire sans eux », ajoute-t-il. À la Martine, seront aussi accueillis les habitants de Kalliste ou de la Savine. Pour la suite, après un bilan et une enquête de satisfaction, l’expérience pourra être reconduite.

  • Vague de déprogrammations au Delta Festival

    Vague de déprogrammations au Delta Festival

    Acid Arab, Trinix, le DJ Mosimann… des dizaines d’artistes de la scène électronique et associations annulent leur venue au Delta Festival deux jours avant le début de l’événement. En cause, une enquête de Marsactu, publiée vendredi, dévoilant que le président et cofondateur du Delta Festival, Olivier Ledot, est accusé de violences sexuelles par des salariées, bénévoles ou stagiaires qui travaillent, ou qui ont travaillé pour le festival. Aucune plainte n’a cependant encore été enregistrée par le Parquet de Marseille.

    Le collectif marseillais de musique house Say Less a été le premier à se retirer du festival en annonçant leur déprogrammation dans une story Instagram : « Cette décision fait suite à des informations portées à notre connaissance, auxquelles nous ne pouvons pas nous associer. »

    De son côté, Olivier Ledot s’est retiré de la direction de l’événement. Présumé innocent, il nie les faits qui lui sont reprochés. « Je mesure la gravité de ces sujets et je respecte le droit de chacun à être entendu. Je conteste toutefois formellement avoir exercé une quelconque violence sexuelle, une contrainte ou adopté un comportement non consenti », s’est exprimé le président du festival, dans un droit de réponse publié par ICI Provence. Sur son compte Instagram, le festival déclare avoir lancé « une enquête interne indépendante ».

    Le Delta Festival a annoncé, dans un communiqué publié mardi après-midi, se maintenir. Avant la crise, 150 000 personnes étaient attendues pendant trois jours, avec six scènes et quelque 200 artistes invités.

  • [C’est l’été] Passez un mercredi « les pieds dans l’eau » à La Garde

    [C’est l’été] Passez un mercredi « les pieds dans l’eau » à La Garde

    C’est une sortie qui invite à la découverte et à la sensibilisation environnementale. Les participants y apprennent que la nature est fragile, qu’il faut la préserver et en prendre soin. Avec l’animation du mercredi, « Les pieds dans l’eau », proposée par le pôle Var du Naturoscope, les enfants dès 3 ans et leurs parents prennent le temps d’observer les petits êtres qui peuplent le littoral.

    « C’est une animation que nous proposons tous les mercredis de l’été et qui est importante pour nous parce que nous savons que pendant les vacances, les enfants adorent observer les animaux des rochers en bord de mer. Souventn ils utilisent les épuisettes pour les attraper d’ailleurs. Or, il faut les manipuler avec précaution, explique Marion George, responsable du pôle Var du Naturoscope et animatrice de la sortie. Notre thématique principale, ce sont ces petites bêtes que l’on aime observer, toucher aussi tout en étant le moins intrusif possible. »

    Comprendre les bons gestes à adopter

    Pendant deux heures et uniquement avec les outils mis à leur disposition, petits et grands vont donc pouvoir partir à la découverte du petit écosystème marin qui borde le littoral de l’Anse Magaud, un site préservé et riche en biodiversité. « En réalité, c’est une sortie très opportuniste parce qu’on va faire avec ce qu’on a sous les yeux au moment de l’observation. C’est très pédagogique et ludique comme moment, car nous livrons des anecdotes et apprenons aux participants des informations sur les espèces que l’on trouve », continue-t-elle. La délicatesse est donc de mise avec cette balade où il est possible d’attraper avec les doigts et surtout, sans épuisette les animaux observés, « bien que le retour à l’habitat de départ est indispensable ». « C’est un moment très agréable et les enfants comprennent très bien ce qu’on leur explique, au moins, ils pourront avoir les bons gestes plus tard », souligne Marion George.

    Dans le même temps, une randonnée subaquatique est proposée pour les familles et les enfants dès 8 ans, pour observer les scènes de vie des petits fonds marins.

    5 euros par personne

  • Le calendrier de la démolition de la résidence L’Alicante à Manosque

    Le calendrier de la démolition de la résidence L’Alicante à Manosque

    La base de vie du chantier de démolition de la résidence L’Alicante sera installée lundi et le désamiantage commencera le 10 août, a annoncé, lundi, la communauté d’agglomération DLVA, en charge du chantier. Cet immeuble vieillissant, abritant 68 logements sociaux dont les occupants ont été relogés, doit être détruit pour laisser place à la Maison des solidarités du département, regroupant le centre médico-social et le CCAS, ainsi qu’à un hôtel d’entreprises, dans le cadre du projet de renouvellement urbain du cœur de ville de Manosque.

    La première phase de démolition du bâtiment doit commencer le 7 septembre, puis le chantier doit être arrêté au niveau des fondations le 15 octobre, a annoncé la DLVA lundi. Une phase « d’archéologie préventive » doit ensuite avoir lieu du 19 au 30 octobre, « sous réserve de validation définitive de la convention ».

    La reprise ultérieure des travaux (démolition des fondations, de la cage et des deux garages) « reste soumise au calendrier de la procédure juridique » de déclaration d’utilité publique carence en cours, précise la DLVA. Ce chantier « d’envergure » est porté par l’entreprise 4D et supervisé par la maîtrise d’œuvre Harfang.

    Le choix du concessionnaire qui aura le projet sera fait début octobre et une réunion publique sera organisée courant novembre pour présenter concrètement le projet, indique la mairie de Manosque. La livraison finale est prévue en 2030.

    Une annexe de la médiathèque et une Maison France Services sont également prévues pour remplacer la résidence L’Alicante.

    Un quartier précaire

    Le quartier prioritaire des Plantiers est particulièrement précaire et est composé à 30% de demandeurs d’emploi. Les logements sociaux représentent 45% du quartier.

    La Ville de Manosque bénéficie du dispositif de l’Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine) pour le renouvellement urbain de ce quartier. Le coût de ce projet est estimé à environ 50 millions d’euros. Il doit être financé à 30% par la DLVA, à 18% par le Département, à 12% par la Ville de Manosque, à 5% par le Fonds Vert et à 1% par l’Anru et par la Région.

    Le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, s’était rendu dans ce quartier de Manosque au début du mois pour « mettre en lumière » ce projet de renouvellement urbain et « les actions conduites en faveur des quartiers prioritaires ».

  • À Avignon, six mois de prison ferme pour insultes racistes et violences

    À Avignon, six mois de prison ferme pour insultes racistes et violences

    Christian G., 23 ans, a été condamné par le tribunal d’Avignon à six mois de prison ferme pour violences aggravées par deux circonstances suivies d’une incapacité n’excédant pas huit jours, violences suivies d’une incapacité supérieure à huit jours commises avec une circonstance aggravante et en raison de la race, de l’ethnie, de la nation ou de la religion, ainsi que violences sur un mineur de 15 ans sans incapacité. De nationalité italienne, il a également été condamné à une interdiction du territoire français pendant cinq ans à l’issue de sa peine.

    Le mercredi 27 mai dernier, deux mères de famille, cousines, font leurs courses dans un Carrefour d’Avignon. Alors qu’elles rangent leurs achats, elles autorisent leurs trois filles, âgées de 8 à 11 ans, à aller observer les animaux du cirque installé à proximité. Selon le dossier, en passant devant une caravane, les enfants sont insultées à plusieurs reprises de « sales nègres » par un homme. Paniquées, elles retournent auprès de leurs mères, qui décident d’aller confronter Christian G. Toujours selon le dossier, alors qu’elles demandent des explications, l’homme s’emporte et pousse d’abord l’une d’elles au sol, puis frappe les deux mères de famille avec ses poings et ses pieds, tout en réitérant ses insultes racistes. Un coup de chaise est même porté à la tête de l’une des deux femmes, engendrant une blessure qui a valu dix jours d’ITT. « C’était tellement violent. Les filles doivent voir un psy, car elles ne comprennent pas pourquoi on leur dit des choses comme ça », lâche, en pleurs, l’une des deux mamans à la barre.

    Deux témoins présents ce jour-là, qui n’ont aucun lien avec les deux mamans, vont dans le sens du récit des victimes. De son côté, le prévenu, toujours détenu depuis les faits, a affirmé depuis le box qu’il « n’est pas coupable ». Il soutient ensuite que ce sont les deux femmes qui l’auraient insulté de « sale gitan ». « Si je les avais vraiment tapées, elles seraient dans le coma », assure-t-il, en rappelant qu’il pèse 115 kg.

    « Pas dans ces sphères »

    L’avocat des victimes, Maître Paul-Roger Gontard, pointe notamment les conséquences pour les mères de famille, tel que « devoir accompagner les filles face à un cauchemar, une peur, qui n’est que la conséquence de ce qui s’est passé ce jour-là ». Rappelant l’histoire du terme « nègre », qui « n’a pas été inventé à Avignon en 2026 », l’avocat a souligné qu’il s’inscrivait dans une longue histoire d’oppression. « Si on ne fait rien face à ce genre de propos, on risque de glisser vers des actes racistes étatiques. On se dirigerait vers des heures sombres », poursuit maître Véronique Marcel, avocate des parties civiles, pour la Ligue des droits de l’Homme. « Le mot “nègre” renvoie à la suprématie blanche, à la négation du statut de l’autre », rappelle la procureure, Sandrine Fabre.

    La défense de Christian G., Maître Jalil Amr, glisse qu’il pense effectivement que l’homme de 23 ans a bien prononcé les insultes à caractère raciste. L’avocat tente toutefois de tempérer en assurant que son client « n’est pas dans ces sphères-là » et que ce « n’est rien d’élaboré ». « Ce monsieur s’insulte lui-même dans ses propos. Il n’a jamais été éduqué », ajoute-t-il. Christian G. a en effet très peu fréquenté l’école au cours de sa vie et n’a jamais entrepris de démarches pour trouver un emploi.

  • Callelongue, le site de scories du littoral marseillais le plus conséquent à dépolluer

    Callelongue, le site de scories du littoral marseillais le plus conséquent à dépolluer

    Treize nouveaux dépôts prioritaires de scories, sur les vingt en tout de l’opération globale de dépollution, entreront en chantier à la rentrée, annonce la préfecture. Cette dernière phase débute le 1er septembre 2026 pour s’achever fin mars 2027.

    Le bilan de la première étape de dépollution des dépôts historiques de résidus industriels des calanques est jugé « satisfaisant » en dépit d’un retard conséquent (notre édition du 5 mai 2026). Quatre sites ont été intégralement traités. Trois autres seront achevés lors de la deuxième phase compte tenu de leur complexité technique : il s’agit des sites de Saména, de l’Escalette et de la Calanque des Trous.

    Circulation alternée

    Lors de la réunion publique du 3 juillet au centre municipal à la Madrague de Montredon, la préfecture a rappelé avec les élus « les caractéristiques exceptionnelles de ce chantier et la très grande qualité de la maîtrise d’ouvrage assurée par l’Ademe ». Cette phase 1 démontre, à leurs yeux, « la maîtrise des émissions de poussières tout au long du chantier », « aucun dépassement des normes dû aux travaux » n’ayant été constaté.

    La seconde phase qui débute à la rentrée s’attaque « au plus conséquent des spots à traiter, celui de Callelongue » et perturbera circulation et stationnement. Une circulation alternée sera mise en place entre les Goudes et le village de Callelongue pendant sept mois, y compris le week-end. « Les visiteurs sont encouragés à privilégier les transports en commun ou les mobilités douces pour accéder au secteur », préviennent les autorités. Un demi-giratoire sera provisoirement aménagé à l’entrée du parking Napoléon, où la barrière de filtrage de Callelongue sera de ce fait remontée. Pour faciliter la circulation les week-ends, les alternats de circulation nécessaires au chantier de Calanque des Trous et de l’entrée des Goudes seront levés à partir du vendredi 17h et réinstallés le lundi matin suivant.

    Le belvédère de Callelongue est très complexe à traiter. Ce site accidenté présente un intérêt patrimonial et paysager remarquable avec la dalle du bathyscaphe et la végétation rase typique des Calanques. C’est l’un des dépôts les plus importants, les plus sensibles et les plus coûteux à traiter (plus de 2 millions d’euros) avec des concentrations en plomb à 17 300mg/kg en contrebas du belvédère dans des remblais sur 4 mètres d’épaisseur et sur 300 mètres de longueur. Dans un souci d’insertion paysagère, il est prévu, selon les spots, d’engager un dispositif d’étanchéité et de recouvrement par de la roche calcaire concassée, de poser du béton projeté sculpté ou d’aspirer les scories sur les zones les plus basses de ce « bout du monde » marseillais.

    * site dédié de l’Ademe : calanques-de-marseille.ademe.fr

  • Les ports de Beyrouth et Marseille partenaires

    Les ports de Beyrouth et Marseille partenaires

    « Ici, l’identité méditerranéenne est une réalité », vante Christophe Castaner, président du Conseil de surveillance du Grand port maritime de Marseille (GPMM). Il accueillait, ce mardi 21 juillet, le ministre libanais des Transports, Fayez Rasamny, et son homologue français, Philippe Tabarot, venus signer le renouvellement d’une étroite coopération entre le port de Marseille et celui de Beyrouth, déjà engagée en 2022.

    Sous les pieds de la délégation, une photographie des installations portuaires des bassins Est et Ouest aide les visiteurs à se repérer. Pas moins de 75 millions de tonnes de trafic de marchandises en 2025, développement de l’activité croisière avec 2,5 millions de visiteurs, investissement dans des projets de décarbonation, hub logistique… La direction du port trace à grands traits l’état des lieux à un ministre libanais très attentif. Nommé en janvier 2025 sur proposition du Parti socialiste progressiste, ce dernier est aussi un homme d’affaires, PDG de Rymco, une entreprise leader dans le secteur automobile au Liban.

    Explorer de nouveaux corridors d’échange

    Il est venu chercher des savoir-faire et des débouchés économiques pour un site en pleine reconstruction, six ans après l’explosion qui a ravagé une partie de la capitale libanaise le 4 août 2020 et fait plus de 220 morts et 7 000 blessés. En cause, un incendie dans un entrepôt stockant 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium. Le tout dans un pays touché de plein fouet par la guerre au Moyen-Orient. Interrogé sur l’état des infrastructures portuaires, Fayez Rasamny assure : « On a fait beaucoup de changements », insistant sur l’embauche de gens compétents quand l’accident est imputé à « des erreurs humaines et plusieurs autres choses ». « La signature de cette convention marque une nouvelle étape. Au-delà d’un simple accord, elle exprime une ambition commune : bâtir un partenariat concret, durable et tourné vers l’avenir », pose le ministre libanais.

    Et de rappeler l’objectif : « Faire du port de Beyrouth un port plus moderne, plus performant, plus transparent et pleinement intégré aux grands réseaux et au commerce international. » Il insiste sur son souhait de « développer des échanges commerciaux » et « explorer les opportunités offertes par les nouveaux corridors économiques reliant le Moyen-Orient, la Méditerranée et l’Europe, notamment dans le cadre des initiatives comme l’IMEC [Corridor économique Inde-Moyen-Orient-Europe, Ndlr.] ». Bref, « être prêt pour le futur ».

    Ce partenariat avec Marseille reste aussi diplomatique. « Personne ne doute que le sujet n’est pas seulement celui de la stabilité libanaise, parce qu’il n’y a pas d’instabilité au Liban sans une instabilité beaucoup plus large de l’ensemble de la Méditerranée orientale », estime Christophe Castaner. Le ministre des transports français enfonce le clou. « Depuis le début du conflit au Proche et au Moyen-Orient, la France se tient une nouvelle fois aux côtés du gouvernement libanais pour soutenir les forces armées libanaises, avec notamment l’envoi de véhicules de transports blindés pour répondre aux besoins de populations déplacées », a précisé Philippe Tabarot. Et de porter le message d’Emmanuel Macron, qui a assuré que « la France continuera à apporter son soutien aux efforts déterminés des autorités libanaises pour garantir la souveraineté de l’État, le seul à même d’assurer la stabilité, l’intégrité territoriale du Liban et de répondre aux besoins des populations ». Un cessez-le-feu « robuste et durable » étant « à ce titre indispensable ».

  • Un policier grièvement blessé suite à un refus d’obtempérer

    Un policier grièvement blessé suite à un refus d’obtempérer

    Gravement blessé, mais ces jours ne sont plus en danger… Un policier a été victime, dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 juillet, d’un refus d’obtempérer, percuté par un véhicule a priori volé, sortant de la cité Benza, à Pont-de-Vivaux, dans le 10e arrondissement, indique-t-on de sources policières.

    La voiture a été repérée vers 23h50 par un équipage de la BAC qui envoie un signal radio. Signal entendu par un équipage de la compagnie départementale d’intervention dans les parages et qui décide d’intervenir en renfort. L’un des gardiens de la paix tente alors d’arrêter la voiture qui arrivait en direction de l’équipage « à vive allure », au moyen du dispositif « stop stick ». Une sorte de herse portable pour percer les pneus des véhicules qui passent dessus.

    Cherchant à éviter le dispositif, la voiture poursuivie percute un terre-plein, happant le policier qui est alors violemment projeté sur plusieurs dizaines de mètres. Dans sa course dans les airs, il arrache un grillage et termine en chutant lourdement sur le parking d’un concessionnaire automobile Mercedes. Polytraumatisé, le policier sera pris en charge par les marins-pompiers et le Smur, transporté en réanimation à l’hôpital de la Timone. Si son pronostic vital n’est plus engagé, il aurait été gravement touché à une jambe. La voiture en fuite, elle, percutera également une barrière avant de finir dans un arbre.

    Un acte criminel très grave pour Laurent Nuñez

    Les quatre occupants du véhicule, qui tentaient de s’enfuir à pied, ont été interpellés et placés en garde-à-vue, précise-t-on. Le conducteur n’avait pas de permis de conduire.

    Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a dénoncé sur les réseaux sociaux « un acte criminel très grave », estimant que « ceux qui s’en prennent à nos policiers doivent être sévèrement punis ». Sur ces mêmes réseaux, le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, a adressé son « plein soutien » au policier, à ses proches et à l’ensemble de ses collègues. Pour lui, « rien ne justifiera jamais ces comportements meurtriers contre ceux qui nous protègent ».

    Du côté des syndicats policiers, Bruno Bartocetti, secrétaire national du syndicat Unité zone-sud, a déploré la situation, tandis qu’Alliance a fait le lien avec l’adoption d’une loi, début juillet, instaurant une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre, assimilée par ses opposants à « un permis de tuer ». Le syndicat lui estime que « l’impunité XXL a des conséquences bien réelles. »

    Selon un rapport du service statistique du ministère de l’Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l’année précédente, alimentée notamment par les refus d’obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28 100 refus d’obtempérer pour 2025).