Category: societe

  • L’arrivée de médecins cubains se précise dans le Gard

    L’arrivée de médecins cubains se précise dans le Gard

    Après avoir lancé l’idée d’accueillir des médecins cubains pour pallier la pénurie de soignants dans les Cévennes (16 000 personnes sont toujours sans médecin traitant sur Alès agglomération), le comité de défense et de promotion de l’hôpital et de la santé a souhaité effectuer un point d’étape devant la presse vendredi 6 février. Car le dossier pourrait bien s’accélérer dans les prochaines semaines.

    « Nous avons été reçus au ministère de la Santé le 10 décembre puis le 15 décembre nous avons remis 3 500 pétitions au sous-préfet d’Alès. Enfin le 14 janvier, André Chassaigne, ancien parlementaire aujourd’hui en mission dans les Caraïbes et à Cuba pour l’Assemblée nationale, a rencontré le conseiller santé du Président de la République », détaille Roger André, membre du collectif. « Il est ressorti de cette réunion qu’il n’existe aucun obstacle de principe au projet. Le conseiller a même formulé plusieurs propositions comme élargir l’expérimentation à un territoire d’outre-mer, développer des coopérations entre établissements hospitaliers cubains et français et accueillir des stagiaires. »

    Concrètement, le collectif doit encore finaliser un dossier pour définir les derniers détails permettant la venue des médecins cubains comme leur nombre, leurs statuts, la durée de leur mission, etc. Ce dossier doit être remis à l’ambassadeur de Cuba en personne lors de son déplacement à Alès le 23 février, même si l’actualité avec les menaces formulées par Donald Trump sur l’île caribéenne pourrait obliger l’ambassadeur à reporter sa venue à Alès. Au-delà des Cévennes, deux autres territoires ont demandé le renfort de médecins cubains : les Alpes-de-Haute-Provence et les Côtes-d’Armor en Bretagne.

  • Que faire faire pendant les vacances de février

    Que faire faire pendant les vacances de février

    Bouches-du-Rhône

    Marseille : escape game aux Archives municipales

    Les Archives municipales (3e) proposent un escape game consistant à retrouver le Livre rouge, précieux manuscrit contenant les statuts et chartes de la ville de Marseille au XIIIe siècle, caché par l’archiviste communal Joseph Billioud pendant les combats pour la libération de la ville. Les participants sont invités à revivre l’aventure et le défi logistique qu’ont été l’évacuation, le transfert et la mise à l’abri des œuvres d’art et à découvrir les enjeux de la protection des biens culturels en cas de conflit.

    Dates et horaires : mardi 17 et 24 février à 14 heures, mercredi 18 et 25 à 10 heures et jeudi 19 et 26 à 14 heures. Dès 11 ans. Gratuit.

    Aix-en-Provence : ateliers au Muséum d’histoire naturelle

    Le Museum d’histoire naturelle accueille, du 16 au 20 février, des ateliers à destination des enfants de 7 à 12 ans. Trois animations, organisées entre 14 et 16h, n’affichent pas encore complet : découverte du système de reproduction des plantes le mercredi, étude des effets du changement climatique sur la faune et la flore le jeudi et observation des dents des dinosaures de Provence le dimanche.

    Réservation recommandée au 04.88.71.81.81. Prix : 4,60 euros.

    Aix-en-Provence : carnaval Moby Dick

    Avec un départ prévu samedi 28 février de la place des Prêcheurs, le carnaval d’Aix promet un plongeon dans l’univers de Moby Dick. Invités à découvrir l’adaptation de la compagnie CPPP du best-seller d’Herman Melville, les spectateurs suivront le capitaine Achab dans une odyssée urbaine à la poursuite du célèbre cétacé. Le défilé sera composé de trois chars réalisés par le Comité officiel du carnaval d’Aix, un groupe de jeunes danseurs de la compagnie Grenade, un groupe de gymnastes de la Gym du Pays d’Aix et un dernier groupe d’Aixois pyrotechniciens encadrés par la compagnie Karnavires. Dès 15 heures les plus motivés pourront participer aux ateliers maquillage, création de masque et confection de chapeau, installés sur la place des Prêcheurs et la place Jeanne-d’Arc.

    Aubagne: balades et découvertes culturelles

    L’office du tourisme du Pays d’Aubagne propose pour ces vacances une ribambelle d’activités à destination des familles : visites guidées, ateliers créatifs, balade plein air… de quoi profiter pleinement du territoire. Conçue pour toucher tous les publics, la programmation inclut des moments destinés aux petits (contes musicaux, joutes médiévales, combats immersifs, randonnées médiévales) mais aussi aux grands (visite guidée « Aubagne dans les yeux de Marcel », ateliers à la maison Ferroni et activité reliure).

    Plus d’info sur le site de l’office de tourisme : https://www.tourisme-paysdaubagne.fr

    Arles: découverte de l’abbaye de Montmajour

    Le Centre des monuments nationaux organise plusieurs visites thématiques de l’abbaye de Montmajour à l’occasion des vacances d’hiver. Les 18, 20, 24 et 27 février à 15 heures, il sera possible de découvrir le cloître de l’abbaye, qui présente un bestiaire -ensemble d’animaux dans des œuvres d’art- étendu. L’occasion d’observer, dès 6 ans si on est accompagné d’un adulte, créatures réelles et imaginaires. Sur les mêmes dates à 11 heures, un atelier proposera de déconstruire 10 préjugés sur le Moyen Âge, souvent perçu comme une période sombre. L’accès aux ateliers est inclus dans le prix d’entrée : gratuit pour les moins de 18 ans et 7 euros pour les adultes.

    Réservations et info sur le site web : https://www.abbaye-montmajour.fr/agenda/montmajour-fete-le-carnaval

    Var

    Hyères: visite guidée de la villa Noailles

    Du mercredi au jeudi, la villa Noailles, propose des visites accompagnées d’un guide au tarif d’une visite libre (6 euros). L’occasion de découvrir l’intérieur et l’extérieur de la maison et la vie qu’y menaient Charles et Marie-Laure de Noailles. Des ateliers photographie (20 euros) et architecture (5 euros) sont également organisés les jeudi et vendredi 19 et 20 février.

    Infos et réservations : https://villanoailles.com/

    La Valette-du-Var: ateliers jardinage au Jardin de Baudouvin

    Le mercredi 18 février, à l’occasion de la journée « La Violette », le Jardin de Baudouvin ouvre ses portes au public pour une programmation conviviale et familiale. Ateliers de jardinage pour les enfants, cuisine autour de la violette et atelier artistique rythmeront cette journée placée sous le signe de la nature, de la créativité et du partage.

    Gratuit sur réservation au 04.94.23.74.04.

    Toulon: festival Bibliociné

    Du 14 au 28 février, les médiathèques de Toulon accueillent différentes animations dans le cadre du festival Bibliociné. Entrées gratuites pour les résidants toulonnais. Programme des ateliers, projections et rencontres proposées sur le site web des médiathèques de Toulon : https://mediatheques.toulon.fr

    Vaucluse

    Avignon: des vacances aux musées

    Le Bain Pommer, le musée Calvet, le musée Lapidaire, le muséum Requiem, le palais du Roure et le musée du Petit palais Louvre en Avignon organisent pendant les vacances d’hiver plusieurs visites-ateliers, à destination des familles et des jeunes publics.

    Programme et tarifs : https://avignon-tourisme.com/

    Alpes

    Digne : vacances sportives pour les 12-17 ans

    La Maison des jeunes et des étudiants de la Ville proposent du 16 au 27 février nombreux ateliers sportifs et créatifs pour les 12-17 ans. Natation, ski, yooner, escape game, création de tee-shirts personnalisés ou animation cuisine… Il y en a pour tous les goûts.

    Infos et inscription au 04.92.36.10.31. ou sur le site web de la mairie www.dignelesbains.fr

  • Aménagements et mobilité au menu du budget participatif

    Aménagements et mobilité au menu du budget participatif

    Depuis 2017, la Ville d’Avignon fait participer les habitants avec la mise en place du budget participatif « afin d’impliquer les citoyens dans l’amélioration du cadre de vie et renforcer la démocratie locale ». Et cette année, pour sa 6e édition, ce sont dix projets qui ont été sélectionnés à l’issue d’un vote d’un conseil constitué pour moitié d’élus et pour moitié d’Avignonnais tirés au sort.

    Parmi eux, des projets autour du sport, comme la création d’un pumptrack à Montfavet ou l’aménagement du city stade de l’école Sixte-Isnard ; autour de la mobilité, avec la demande d’une « continuité cyclable de la rocade au centre nautique » ou encore une voie douce rue de la Garance. « Mais c’est surtout tourné autour des aménagements cette année », précise Éric Deshayes, adjoint (Génération. s) délégué à la ville citoyenne, démocratique et participative. Comme par exemple un « corridor végétalisé vers le chemin des canaux » le long du canal de Vaucluse dans le quartier Saint-Jean, l’aménagement du lac de Saint-Chamand ou encore la valorisation et la sécurisation du tunnel Eisenhower. Le tout pour un budget total de 140 000 euros.

    4,5 millions d’euros

    Avec désormais une thématique chaque année. Lors de la précédente édition, un pas avait été fait en direction des associations travaillant autour des droits des femmes. Cette année, la volonté était de se rapprocher de l’enfance. Plusieurs projets ont ainsi été déposés par des jeunes du conseil municipal des enfants, la plupart du temps avec leurs parents.

    L’heure est également au bilan pour cette idée lancée en 2017 par la municipalité lors du premier mandat de Cécile Helle (PS). « C’est très apprécié. Au fur et à mesure, les habitants sont de plus en plus au courant du dispositif et les projets sont vraiment dans l’axe des priorités », se réjouit Éric Deshayes. En six éditions, pas moins de 63 projets ont été réalisés pour un budget de 4,5 millions d’euros. Une sélection ardue à chaque fois, avec au total 686 idées proposées par des citoyens, dont 315 ont été soumises au vote. Dans la volonté d’ouvrir au plus grand nombre, il est également possible de se rapprocher de conseillers dans les Maisons pour tous pour faire une proposition sans avoir besoin d’un ordinateur. « Et même lorsque des projets ne sont pas lauréats, les idées sont transmises aux services de la Ville, qui peuvent s’en inspirer », glisse l’adjoint au maire.

    Après avoir été sélectionnées, les idées mettent généralement deux ans à se concrétiser. Seize projets lauréats des dernières années sont ainsi en cours de réalisation.

  • Avec ZOU ! Neige, les sommets alpins sont à portée de train

    Avec ZOU ! Neige, les sommets alpins sont à portée de train

    Le dispositif ZOU! Neige propose des trajets train + bus à partir de 2,10 euros. Pour permettre au plus grand nombre de profiter pleinement des Alpes du Sud, les offres de transports se démultiplient en direction des pistes. Les animations également avec la Tournée Neige qui fait étape dans les stations d’Orcières-Merlette, Montgenèvre, Pra Loup, Serre Chevalier et Auron, du 15 au 25 février.

    « En renforçant les transports, en soutenant les stations et en investissant pour l’accès à la pratique sportive, nous faisons le choix d’une montagne accessible, vivante et durable », a déclaré Renaud Muselier, président de la Région Sud. Le Train des Neiges, en progression de 70% de réservations par rapport à 2025 avec un taux de remplissage proche de 100%, permet de rejoindre directement les stations depuis Marseille, Aix-en-Provence ou Manosque pour 20 euros aller-retour, navette incluse.

    Les trains ZOU! quotidiens complètent cette offre avec des correspondances vers les stations. Des réductions de 30 à 50% sont proposées aux groupes et peuvent atteindre 90% pour les revenus modestes, avec la gratuité pour les détenteurs du Pass ZOU! Études. Et le Pass Sud Montagne permet aux lycéens de bénéficier d’une aide jusqu’à 100 euros par an pour pratiquer les sports de montagne hiver comme été (forfait, location de matériel, cours, licence).

    Avec la Tournée des Neiges 2026, la Région et le comité régional du tourisme repartent à la rencontre du public dans cinq stations des Alpes du Sud. Au programme : animations, concerts, DJ sets, dégustations et spectacles de drones, dans l’esprit des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030.

    Toutes les infos sur le site : https://zou.maregionsud.fr

  • « Contre la crise agricole, il faut une politique courageuse »

    « Contre la crise agricole, il faut une politique courageuse »

    Manifestations massives, pétitions dont une a récolté 2,1 millions de signatures : la loi Duplomb cristallise le mécontentement. L’Assemblée accueillait, mercredi, un débat parlementaire sur la question.

    La Marseillaise : Comment expliquez-vous un tel soulèvement contre la loi Duplomb ?

    Bernard Astruc : Monsieur Duplomb a réussi à faire se mobiliser plus de 2 millions de personnes en désaccord avec son projet de loi, ce qui est une performance exceptionnelle. Il a fallu de mauvaises raisons pour que d’un seul coup, il y ait une vraie mobilisation citoyenne. Cette loi, c’est du rétropédalage, comme si on était déjà tellement en avance sur les mesures agro-environnementales qu’on pouvait se le permettre. Là, on a vu que les citoyens-consommateurs n’étaient pas prêts à accepter ça, parce qu’ils savent que ces molécules de pesticides, elles empoisonnent la terre, l’eau, les nappes phréatiques, l’air et, pire, nos aliments. C’est ce qui se stigmatise en ce moment dans la société.

    Qu’avez-vous à dire
    sur la politique agricole gouvernementale
     ?

    B.A. : Elle est complètement hors-sol pour la simple raison qu’on refuse d’analyser les causes profondes. En ce moment, on fait croire qu’on fait du changement, mais pas du tout, alors qu’il est devenu absolument nécessaire et urgent. Le gouvernement continue à être dans une fuite en avant, sous la pression des syndicats dominants, et va céder sur le plan agro-environnemental et sur les mesures budgétaires, ainsi que d’autres facilités qui sont contre nature, comme les méga-bassines, pour accélérer, pour faciliter. Ce sont des mesures qui vont à l’encontre de l’obligation d’introduire l’agroécologie dans l’agriculture.

    Quelle importance
    de la souveraineté alimentaire
    dans le contexte actuel
     ?

    B.A. : La souveraineté alimentaire, c’est ce qu’il faut viser, parce que derrière il y a la sécurité alimentaire et la qualité alimentaire. De la qualité dépend notre santé. De la sécurité, notre certitude de pouvoir manger tous les jours. Toute cette nourriture que nous voyons dans la grande distribution laisse croire qu’il y a une abondance de nourriture mais est en réalité à flux tendu, approvisionnée par des camions, tous les jours. Ce n’est pas du tout produit ici. Nous avons au-dessus de nos têtes une épée de Damoclès qui peut s’abattre à tout moment à cause d’une crise énergétique. Avec la situation géopolitique mondiale, ça peut arriver demain matin.

    Dans notre région, qu’en est-il de cette souveraineté ?

    B.A. : Les Alpes-Maritimes c’est la catastrophe, c’est moins de 1%. Le Var c’est aux alentours de 2,5% et les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse c’est un peu plus, ça tourne autour de 4 ou 5%. Ça veut dire qu’on a au maximum 15 à 30 jours d’autonomie.

    Quelle est la solution ?

    B.A. : La solution on la connaît déjà : parce que ce n’est qu’un choix politique. Il faut qu’il soit courageux, mais quand on veut prioritairement conserver son poste de député, de maire, de ministre, par rapport à l’intérêt collectif, on ne fait pas une politique courageuse. C’est ce qu’il va falloir faire, parce que non seulement il n’y a pas d’autres alternatives mais cette alternative de l’agrobiologie on a la chance qu’elle soit crédible. En France, il y a 62 000 agriculteurs qui cultivent 2,8 millions d’hectares dans toutes les filières agricoles, sans intrants chimiques, sans pesticides. C’est la preuve que c’est possible, pas marginal.

  • Rove Environnement poursuit son action au cœur du massif

    Rove Environnement poursuit son action au cœur du massif

    Le rapport d’activité 2024-2025 témoigne de l’ampleur du travail accompli sur le terrain par Rove Environnement qui a tenu son assemblée générale la semaine dernière. Plus de 700 heures ont été consacrées à l’entretien des plantations et des oliveraies, notamment sur les secteurs du plateau du Baou, de la Baume de Niolon ou encore du puits de l’Œuvre.

    Les plantations de feuillus réintroduites depuis plus de trente ans, couvrant aujourd’hui une vingtaine d’hectares sur les deux versants du massif, ont une nouvelle fois démontré leur intérêt face aux incendies survenus à proximité de la commune durant l’été 2025. Leur entretien régulier contribue à préserver la biodiversité, maintenir des milieux ouverts et limiter la propagation des feux.

    Les bénévoles interviennent également pour réparer les dégradations constatées sur les équipements, remettre en état des sentiers ou sécuriser certains accès, dans un contexte marqué par des épisodes de sécheresse et un risque incendie accru.

    Soulignant l’importance de ces actions de prévention et de sensibilisation, Paul Sabatino a réaffirmé le soutien total de la municipalité à l’association afin de lui permettre de poursuivre ses missions au service de la protection et de la valorisation de ce patrimoine naturel exceptionnel, au même titre que les autres acteurs environnementaux locaux comme l’association de chasse La Bartavelle, dont le président, présent lors de cette assemblée générale, a lui aussi salué le travail remarquable des bénévoles de Rove Environnement.

    Cette réunion a été également l’occasion de renouveler le bureau. Jean-Pierre Dapelo a été réélu président. Le bureau se compose de Patrick Chouteau, trésorier, et de Christian Raymond, secrétaire.

  • Réouverture du service séjour-asile après des travaux de mise en sécurité

    Réouverture du service séjour-asile après des travaux de mise en sécurité

    Les travaux pour la mise en sécurité des locaux, les services séjour, asile et naturalisation ont été réalisés, le site sera donc ouvert au public ce lundi. « Les usagers dont les rendez-vous ou convocations ont été annulés entre le 6 et le 13 février ont été contactés par les services, précise la préfecture, une nouvelle date de rendez-vous leur a été indiquée. » Les usagers ayant reçu un SMS pour retirer leur titre de séjour seront reçus à partir du 16 février, dans la limite des capacités d’accueil. « En raison d’une forte affluence attendue, une fermeture anticipée des portes est possible », avertissent les services.

    Une tuile qui s’ajoute à des dysfonctionnements relevés par la Cimade (notre article du 4 février) et par le TA de Marseille qui a déjà condamné six fois l’administration depuis le début de l’année.

  • Un sale pas vers une loi plus dure pour les gens du voyage

    Un sale pas vers une loi plus dure pour les gens du voyage

    Chaque année, la France recense plus de 1 300 passages de gens du voyage, dans 78 départements, et plus de 500 installations illégales », plante le texte déposé par de nombreux sénateurs issus de l’ancien « socle commun », centristes, macronistes et LR. Ils mettent en avant le désarroi des élus locaux et des propriétaires de terrain face à « l’impunité qui s’installe ». Pour rappel, Le 4 novembre 2025 la Cour administrative de Marseille a condamné la Métropole à une amende de 295 000 euros pour son inaction en aires d’accueil depuis 2012. C’était une première.

    Les 13 articles dont le premier signataire est le sénateur LR de l’Isère, Damien Michallet, proposent une réforme en profondeur de la loi « Besson II », stupéfiante. Une réglementation devenue « totalement inadaptée », pour la sénatrice (LR) Sylviane Noël qui prône une démarche répressive face à « certaines communautés » qui « ne comprennent que le rapport de force ». L’Association nationale des gens du voyages citoyens (ANGVC) rappelle qu’il existe « 300 000 voyageurs en France et seulement 26 000 places en aires d’accueil. Ces installations sont donc le résultat d’un manque qui perdure depuis 2000 ».

    Alors que la loi du 5 juillet 2000 impose aux communes de plus de 5 000 habitants de mettre une aire d’accueil à disposition, le texte assouplit les obligations des collectivités vis-à-vis du « schéma départemental ». Le délai passant de deux à cinq ans. La proposition de loi prévoit aussi de renforcer la compétence du maire en matière d’expulsion. En produisant un arrêté, il pourra demander la mise en œuvre de la procédure d’évacuation forcée qui pourrait être déclenchée même si le stationnement irrégulier n’implique pas une « atteinte à la salubrité, à la sécurité ou à la tranquillité publiques », critères actuellement en place. « 50% des aires sont à coté d’une Seveso ou de décharges », oppose l’ANGVC.

    Expéditive et sournoise

    Elle tape encore au portefeuille avec un relèvement du montant de l’amende forfaitaire délictuelle (AFD) pour l’installation illicite sur le terrain d’autrui de 500 euros actuellement à 1 000 euros. Autre disposition importante de ce texte : les aires d’accueil seraient désormais prises en compte pour le calcul du quota « loi SRU » de logements sociaux. « Il faudrait donc considérer qu’un morceau de parking en bitume est un logement ? », s’étrangle la Toulonnais Sacha Zanko, membre de l’ANGVC.

    Au Sénat la gauche s’est montrée hostile à ces mesures, voyant dans ce texte « un catalogue d’astuces, d’artifices et de manœuvres visant à se soustraire à la loi Besson », s’est inquiété le socialiste Hussein Bourgi. Son inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale n’est pas assurée, compte tenu d’un calendrier contraint. Mais l’alerte est lancée.

  • [Mémoire ouvrière] Lucien Molino : l’heure du bilan après la Libération

    [Mémoire ouvrière] Lucien Molino : l’heure du bilan après la Libération

    Ce fut un immense succès de l’avoir fait accepter malgré les cris de la droite et de quelques socialistes. Je peux en témoigner : j’assistais aux débats avec mon regretté camarade Henaff, secrétaire de l’UD de la région parisienne. Nous étions invités pour la deuxième fois. Il y avait parmi nous des hommes de droite qui insultèrent Maurice Thorez lorsqu’il présenta le statut. Nous les avons un peu secoués, mais nous fûmes expulsés par les huissiers. Nous nous sommes alors installés au bureau du PC pour attendre les résultats. La conjoncture ne permit pas d’en mettre toutes les richesses à profit : la majorité CGT espérait en particulier tirer parti d’un article 32 établissant le traitement net du fonctionnaire à 120% au moins du salaire minimum vital. Cette disposition fondait l’existence officielle d’une notion que nous voulions voir reconnue. L’opération de décembre 1946 nous coupa l’herbe sous les pieds.

    1946 complétait et dépassait 1936

    Les dirigeants patronaux étaient sortis déconsidérés de la guerre. Ils ne purent éviter les nationalisations. Au contraire, la classe ouvrière, dira François Mauriac, était « restée seule fidèle à la France profanée ». Le poids politique de la classe ouvrière était tel que de grandes conquêtes sociales furent obtenues sans grève.

    Citons notamment : l’ordonnance du 22 février sur les comités d’entreprise profondément modifiée par la loi Croizat du 16 mai 1946, l’ordonnance du 24 mai 1945 sur le contrôle de l’emploi qui posait le principe de l’autorisation administrative pour tout licenciement, mais qui fut par la suite battue en brèche par la jurisprudence. L’ordonnance du 4 octobre 1945 sur la Sécurité sociale, la loi du 16 avril 1946 sur les délégués du personnel, l’arrêté Croizat du 30 juillet 1946 abrogeant les abattements autorisés sur les salaires des femmes fixés par voie réglementaire, la loi du 22 août sur les prestations familiales, la loi du 11 octobre 1946 sur la médecine du travail, la loi du 19 octobre 1946 portant statut des fonctionnaires, la loi du 30 octobre 1946 qui transférait les compagnies d’assurances à la Sécurité sociale, l’indemnisation des accidents du travail et y ajoutait les accidents de trajet.

    Cet apport législatif était considérable : 1946 complétait et dépassait 1936. Le rôle des syndicats représentatifs était reconnu et privilégié. Il faut déplorer en revanche qu’aucune des lois sur les conventions collectives n’ait à ce jour empêché la conclusion d’accords avec seulement des syndicats minoritaires.

    à suivre la semaine prochaine…

  • [Sciences] La lumière a un effet anti-douleur chez le rongeur

    [Sciences] La lumière a un effet anti-douleur chez le rongeur

    « Cela fait 150 ans que les scientifiques travaillent sur des souris et personne ne l’avait remarqué », s’étonne Guillaume Sandoz, directeur de recherche CNRS à l’Université Côte d’Azur (Nice) encore scotché par sa découverte. « Je n’y croyais pas. » Avec sa doctorante Marion Bied, il multiplie les vérifications, demande à des collègues de reproduire l’expérience sur des rats. Mais c’est bien réel : quand les rongeurs sont soumis à une lumière ultraviolette (UV), cela produit chez eux un effet anti-douleur au niveau de la zone illuminée. « Cela induit une analgésie locale, non-invasive et non-médicamenteuse qui dure plusieurs heures, résume le chercheur qui signe un article dans Nature communications. L’effet est puissant, deux à trois fois supérieur à celui de l’ibuprofène. » L’animal supporte une pression deux à trois fois supérieure sous la patte avant de la lever –un test classique pour évaluer la résistance à la douleur.

    Le chercheur y voit un moyen simple de réduire la douleur des animaux lors d’expériences en laboratoire. « Pour des raisons éthiques et pour limiter le stress des animaux qui peut fausser les résultats, la douleur est généralement atténuée avec des médicaments pouvant eux aussi biaiser les résultats », insiste-t-il. Une dizaine de minutes d’irradiation à la lumière pourrait suffire, sans en abuser pour ne pas induire les effets néfastes bien connus des UV. « Cela pourrait améliorer le bien-être animal et la prise en charge vétérinaire des nouveaux animaux de compagnie », ajoute-t-il. Car au-delà des souris et des rats, la protéine à l’origine du phénomène existe aussi chez les chinchillas, les hamsters, les tortues et certains serpents.

    Nouvelle cible

    Cette protéine s’appelle Traak et est présente sur les neurones responsables de la sensibilité à la douleur – les « nocicepteurs ». Elle sert de canal ionique, laissant passer ou non certains ions entre l’intérieur et l’extérieur de la cellule. « La lumière UV autour de 365 nanomètres génère des radicaux libres qui oxydent le canal ionique Traak, ce qui l’ouvre et inhibe la douleur », explique Guillaume Sandoz. Et cela n’agit qu’en surface car la lumière UV ne pénètre pas au-delà de 600 micromètres dans la peau. « Par chance, c’est là que sont les nocicepteurs », précise-t-il.

    Cet effet anti-douleur des UV n’existe pas chez l’humain à cause d’une petite mutation dans la séquence du gène codant pour la protéine Traak. « Cela induit le remplacement d’un acide aminé –la méthionine chez le rongeur– par un autre – l’isoleucine chez l’humain – qui n’est pas sensible à l’oxydation par des radicaux libres », précise Guillaume Sandoz. Mais cela ouvre des pistes. « C’est un nouveau mécanisme de régulation de la douleur qui est mis au jour, poursuit-il. Nous pourrions imaginer des moyens d’agir sur l’isoleucine dans le canal Traak pour moduler son activité chez l’humain. »

    Repères

    Traak

    C’est le nom d’un canal ionique du potassium. Il s’agit d’une protéine qui laisse passer ou non des ions potassium entre l’intérieur et l’extérieur d’une cellule, ce qui génère des courants électriques et contrôle son excitation. Les canaux ioniques Traak sont présents dans les neurones, notamment dans les yeux, le cerveau et la moelle épinière, mais aussi les neurones récepteurs de la douleur.

    LIA

    Pour « Light-Induced Analgesia ». Ou « analgésie induite par la lumière », en français. Il s’agit du nom donné à la méthode non-médicamenteuse et non-invasive de réduction de la douleur chez les rongeurs grâce à une exposition à de la lumière ultraviolette autour de 365 nanomètres.

    6

    C’est, en heures, la durée pendant laquelle l’effet anti-douleur induit par la lumière ultraviolette est efficace chez un rongeur, après dix minutes d’exposition.