Category: societe

  • Dernier jour pour participer au concours photo sur la paix

    Dernier jour pour participer au concours photo sur la paix

    « Nique la guerre, faites l’amour » est une des façons d’exprimer son pacifisme. En tout cas celle choisie par Kider, l’auteur de l’un des graffitis visibles au Cratère, dans le quartier Paradis Saint-Roch.

    Typiquement le genre de sujet que peut traiter tout participant au concours photo « La paix dans ma ville », organisé par le service jeunesse de la Ville de Martigues. Le principe ? « Capturer à travers l’objectif ce qui représente la paix dans Martigues. Un moment de vie, une ambiance, un lieu, une rencontre… » indique la Ville, à l’occasion de la Journée internationale de la paix.

    À travers ce concours, le service jeunesse souhaite « donner la parole aux habitants et mettre en lumière la richesse des regards portés sur la ville. Un moment de partage et de créativité, pour rappeler que la paix se construit aussi au quotidien, dans nos espaces communs et nos relations ».

    La Ville se mobilise chaque année autour de la Journée internationale de la paix qui tombe, cette année, le 21 septembre. En 2010, la municipalité a d’ailleurs adhéré à l’association française des collectivités pour la paix et dédié une partie de son action dans « l’éveil d’une conscience et de la culture de paix » sur son territoire.

    Pour participer, au concours, il suffit d’envoyer une photo accompagnée de son nom, prénom et numéro de téléphone par email à jeunesse@ville-martigues.fr ou via WhatsApp au 07. 63. 14. 41. 65. Les résultats et la remise des récompenses auront lieu le mercredi 17 septembre à 18h, au jardin de Ferrières, dans le cadre de la Journée de la Paix.

    Participation jusqu’à 17h ce mercredi.

  • La Ville travaille sur deux dispositifs d’accès aux soins

    La Ville travaille sur deux dispositifs d’accès aux soins

    La municipalité veut continuer à « développer une politique de santé », notamment depuis « son adhésion au Réseau français des villes-santé de l’organisation mondiale de la Santé (OMS) ». Dans le cadre de ce partenariat, soutenue par l’Agence régionale de santé entre autres partenaires, la Ville prépare d’une part un contrat local de santé (CLS), outil visant à favoriser l’accès aux soins. De l’autre côté, un conseil local en santé mentale (CLSM), dispositif de coordination qui réunit localement l’ensemble des acteurs concernés par la santé mentale : élus, professionnels de santé, travailleurs sociaux, associations de patients et d’usagers, mais aussi justice, police, éducation…

    Avant que la démarche ne soit mise en place, un diagnostic territorial de santé (DTS) a été dressé. Le document, qui « dresse un état des lieux actualité de la santé des habitants », sera rendu public dès la fin du mois de septembre. Ses résultats permettront d’axer les orientations des CLS et CLSM. Un comité de pilotage tenu le mercredi 3 septembre dernier a, lui aussi, permis de réfléchir aux lignes d’action autour de ces dispositifs.

  • Des logements miniers repensés face au climat

    Des logements miniers repensés face au climat

    Près de 300 logements « hérités de la SA d’HLM de Franche-Comté (SAFC), devenu Néolia, réservés au logement des anciens mineurs », sont en attente de rénovations. Le bailleur social 3F Sud, filiale d’Action Logement, vient de lancer un plan stratégique pour réhabiliter ce patrimoine minier.

    En parallèle, le groupe 3F organise le concours d’idées « Conforts 2050 : réadapter l’habitat aux climats », en partenariat avec l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles. Cette expérimentation locale interroge notamment la réhabilitation à l’épreuve du changement climatique et retient Gardanne comme l’un des quatre sites de réflexion à l’échelle nationale. « Le concours vise dejeunes professionnels. Aujourd’hui, on a besoin d’une vision fraîche qui dépasse le sens du confort tel que la norme le décrit », explique Luca de Franceschi, directeur de l’architecture et du développement durable de 3F. Les candidats ont jusqu’au 7 octobre pour déposer leur proposition.

    Ce patrimoine, hérité de l’histoire minière, compte 296 logements, dont une large majorité (223) est située à Gardanne. « Le quartier est encore marqué par cette histoire, décrit Luca de Franceschi. Gardanne est un site emblématique de la naissance du logement social ». Le reste est réparti entre Fuveau, Gréasque, Meyreuil, Mimet, Rousset et les 2e et 15e arrondissements de Marseille. Majoritairement constitués de pavillons individuels, ces logements avaient été réservés aux familles de mineurs, via une convention passée avec l’Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs (ANGDM). Ils sont encore aujourd’hui habités par d’anciens mineurs et leurs familles. Mais, construites il y a plusieurs décennies, les habitations présentent désormais un état de dégradation « plus prononcé que la moyenne du patrimoine ».

    L’appel d’offres porte sur une mission de neuf mois, visant à réaliser un diagnostic complet du bâti, puis à élaborer une stratégie de réhabilitation sur cinq ans. « L’idée est aussi de repenser la notion de confort dans ces logements sociaux à l’épreuve du climat », estime 3F Sud. « Décarbonation, économies d’énergie et confort d’été » figurent dans les critères de réhabilitation. Les premières conclusions du plan stratégique sont attendues au printemps.

  • Les habitants du Clos des Fontaines sont toujours à sec

    Les habitants du Clos des Fontaines sont toujours à sec

    « Je dois porter ça au moins trois fois par jour depuis plus d’une semaine. C’est insupportable », déplore Mélissa Urbano, habitante de la résidence du Clos des Fontaines, à Avignon, pendant qu’elle remplit deux bidons d’eau d’un robinet coincé entre un mur et une poubelle. Avant de les porter, faute de mieux, jusqu’à son appartement, au 5e étage, où l’attend son fils âgé de quelques mois.

    Car ce point d’eau est, depuis ce lundi 1er septembre, le seul qui fonctionne pour environ 230 appartements. Et ce, car les pompes de la copropriété ont lâché. Ce qui entraîne un défilé de dizaines de familles devant ce petit local à poubelles lugubre pour remplir bidons et bouteilles. « Le rez-de-chaussée a un petit filet d’eau. Mais, au-dessus, on n’a rien et on en a besoin pour tout. J’ai même dû demander à déplacer la garde de mes enfants, le week-end dernier, car je ne pouvais pas les accueillir dans de bonnes conditions », confie de son côté Mourad Rahi, habitant au 6e étage d’un des bâtiments concernés. « On se lave depuis plus d’une semaine avec des lingettes et on va à la laverie alors qu’on a une machine. Et ça, personne ne va nous le payer », lance un autre habitant, excédé. Une distribution par la mairie, suite à des échanges avec la préfecture de Vaucluse, de trois packs d’eau par foyer, s’est tenue ce mardi 9 septembre, dans le quartier.

    Manque d’entretien

    Devant les fameuses pompes, visiblement en piteux état car pleines de rouille et baignant dans l’humidité et les moisissures, un technicien s’affaire depuis ce mardi 9 septembre, soit plus d’une semaine après l’arrêt des pompes. D’après lui, le précieux liquide devrait revenir d’ici ce jeudi, au plus tard, dans les robinets. Mais de nouveaux travaux devraient être engagés dans les prochains mois pour pérenniser le bon fonctionnement des machines. « Elles n’ont tout simplement jamais été entretenues correctement », pousse Rabah Kherrouf, l’un des copropriétaires particulièrement engagé dans la résidence.

    Il pointe du doigt le mandataire judiciaire, AJ Associés, avec lequel une scission est toujours demandée. Car ce n’est pas la première fois qu’il y a un conflit entre cette structure et les habitants. En septembre 2024, les parties communes de deux bâtiments de la résidence étaient privées d’électricité suite à des factures impayées. Contacté par La Marseillaise, le mandataire judiciaire n’a pas répondu.

    Le député de la 1ère circonscription, Raphaël Arnault (NFP/LFI), s’est également rendu sur place, ce lundi 8 septembre. Il a adressé une lettre à la mairie d’Avignon et à la préfecture, leur demandant notamment « d’assurer la coordination avec le mandataire judiciaire afin que ses responsabilités soient pleinement assumées. »

  • Une rentrée placée sous le signe de l’innovation

    Une rentrée placée sous le signe de l’innovation

    « Avec l’IUT Rénov, nous offrons à 800 étudiants un campus moderne, durable et exemplaire », a déclaré le président (Ren.) de la Région Sud, Renaud Muselier, en précisant que la collectivité a investi 3,5 millions d’euros « pour donner à notre jeunesse les meilleures conditions d’études et à notre territoire les talents dont il a besoin pour relever les défis de demain ».

    Ce projet s’inscrit dans une démarche globale de rénovation du campus de La Garde, avec pour objectif la préservation des ressources. Il comprend notamment la création d’îlots de fraîcheur pour renforcer la biodiversité, des toitures végétalisées, des panneaux photovoltaïques, ainsi qu’un raccordement à une chaudière biomasse afin de réduire l’empreinte énergétique. Une gestion optimisée des eaux pluviales complète ce dispositif

    Dans le cadre de cette démarche d’éco-campus, l’Université de Toulon a d’ailleurs été lauréate du Prix d’excellence de la planification écologique 2024, qui récompense les initiatives financées par la Région en faveur de l’adaptation du territoire au changement climatique et écologique.

    Éco-campus exemplaire

    « Désormais, les étudiants en génie industriel et maintenance et génie électrique et informatique industrielle vont étudier dans des conditions idéales », s’est félicitée la vice-présidente de la Métropole, Josée Massi (SE). Elle a salué le regroupement de ces deux départements, qui témoigne, selon elle, de la volonté de l’Université de Toulon de « mutualiser les locaux » et de sa « capacité à créer une synergie qui sera bénéfique aux deux filières ».

    L’occasion de rappeler, également, que « ce bâtiment est la première étape d’une restructuration globale de l’IUT, autour de quatre ensembles immobiliers ». Une « politique volontariste », insiste-t-elle qui vise à donner « les moyens à notre territoire de devenir une référence en matière de vie étudiante ».

  • Le curieux banquet le long des remparts, c’est ce dimanche

    Le curieux banquet le long des remparts, c’est ce dimanche

    Derniers préparatifs en vue pour le curieux banquet. Commencé à être élaboré en octobre, le menu sera à la carte avignonnaise ce dimanche : la population est invitée à apporter un plat et se poser sur une tablée géante (alignement de 17 tables) de 1,7 km, qui prendra place (11h30-16h30) le long des remparts entre les portes de la République et Saint-Lazare (notre édition du 18 juin). Une initiative qui s’inscrit dans le cadre de Terre de culture et dont un petit avant-goût a eu lieu, ce mardi matin, pour une photo, sur place, des principaux acteurs.

    À commencer par son instigateur, l’artiste Yvan Loiseau, à l’origine de plusieurs grandes tables de la sorte. « C’est vraiment une première de voir autant de structures mobilisées, d’habitude, il y en a une vingtaine, là il y a une cinquantaine d’associations culturelles, sociales, autour de l’alimentation, mais aussi 45 restaurants partenaires », se félicite-t-il. La Ville insiste bien sur le fait que les restaurateurs proposeront quelques-uns de leurs plats, mais qu’il ne s’agit en aucun cas de fournir un repas à chacun.

    « L’idée est d’amener un plat volumineux à partager, pas d’arriver avec son sandwich déjà prêt et se poser à une table, mais faire société assis à côté de gens que l’on ne connaît pas », dressait Cécile Helle, en juin, lors du point presse de présentation. Pas besoin de réservation, juste penser également à son assiette et couverts. Plusieurs déambulations artistiques et musicales rythmeront le banquet.

  • Précarité étudiante, « la situation s’aggrave d’année en année »

    Précarité étudiante, « la situation s’aggrave d’année en année »

    Deux mille six cent cinquante euros. C’est, d’après une enquête de l’Union étudiante – premier syndicat étudiant du pays dont le Scum est membre – publiée en 2024 le pouvoir d’achat perdu par un étudiant sur un an depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, en 2017.

    Sur un plan plus local, selon le Scum, « le coût de la vie pour un étudiant à Montpellier a augmenté de 5,54% en 2024. Une hausse qui s’ajoute à celle de 3,65% en 2023, de 6,4% en 2022 et de 2,14 en 2021 », liste Kaïs. Les bourses n’augmentant pas dans les mêmes proportions, loin s’en faut, « la situation devient alarmante », estime, au seuil de cette nouvelle rentrée universitaire, le représentant du Scum. « La précarité étudiante s’aggrave d’année en année et contrairement à l’idée reçue, la situation est pire que durant les confinements. » Il pointe également « une augmentation des frais d’inscription de 4,71% en licence et 4,53% en master depuis 2023 ainsi qu’une augmentation de 15 euros en 6 ans (+ 2 euros cette année pour atteindre 105 euros) de la CVEC, payée par les étudiants à la rentrée ».

    Des sollicitations de 150 étudiants sans logement

    Dans ce contexte, des milliers d’étudiants montpelliérains ont recours aux distributions alimentaires régulières proposées par le Scum (+ de 15 000 colis distribués en 2024-2025). Au niveau national, depuis 2020, le nombre de bénéficiaires étudiants des aides alimentaires aurait doublé pour atteindre 200 000, soit 10% des bénéficiaires des Banques alimentaires.

    Face à cette urgence, le Scum a donc prévu, pour l’année universitaire qui s’ouvre, d’augmenter encore ses dispositifs de solidarité, grâce notamment à l’acquisition d’un camion. Une distribution alimentaire gratuite pour 300 étudiants sera ainsi effectuée une semaine sur deux à la cité universitaire la Colombière, à Montpellier, ainsi qu’une distribution de pain bio, une semaine sur deux également, devant le restau U Triolet. En outre, une épicerie gratuite en libre-service est proposée à l’antenne biterroise de l’université Paul-Valéry et l’ouverture d’une autre épicerie gratuite, cette fois à Montpellier, est prévue avant la fin du premier semestre.

    « Notre inquiétude se tourne particulièrement vers la crise du logement, qui accentue un peu plus les difficultés financières des étudiants à chaque rentrée », insiste Kaïs. Depuis sa création en 2014, le Scum alerte sur « le manque de logements étudiants publics à Montpellier ». Ce constat ne fait, depuis, que s’accentuer. « Chaque année nous faisons face à une situation de plus en plus tendue. L’an dernier, plus de 150 étudiants sans logement nous avaient sollicités », rapporte Kaïs. « Cette année, ce triste chiffre sera aussi atteint voire dépassé. » Les logements Crous, dont les loyers accusent « une augmentation moyenne de 100 euros par an pour cette rentrée 2025 », ne peuvent en effet accueillir que 10% des étudiants montpelliérains. Du côté du parc privé, selon l’enquête réalisée en 2024 par l’Union étudiante, les étudiants qui parviennent à se loger doivent débourser 987 euros de plus par an qu’en 2017. La part de loyer représente ainsi en moyenne 60 à 75% du budget étudiant. Sachant que le marché immobilier montpelliérain est particulièrement tendu… « Même se loger hors de Montpellier n’est plus une option. Les places de parking aux alentours des facs sont devenues payantes il y a 2 ans, l’abonnement est de 150 euros par an », déplore Kaïs.

    « Nous rappelons le besoin urgent de construire massivement des logements étudiants publics à des prix abordables plutôt que des “immeubles de standing” à 10 000 euros le m². Montpellier est la 6e agglomération la plus chère de France pour se loger, d’après l’Observatoire des loyers. » Le Scum réclame également l’augmentation du plafond des bourses et le calcul de leur attribution « sur les revenus étudiants, et non plus sur les revenus parentaux ». Enfin, le syndicat étudiant défend le repas à 1 euro pour tous les étudiants.

  • Des transports publics gratuits pour les femmes victimes de violences conjugales

    Des transports publics gratuits pour les femmes victimes de violences conjugales

    En s’engageant pour la gratuité des transports en commun en cas de violences conjugales – hors situation d’urgence, où des dispositifs de prise en charge taxis existent localement -l’Hérault se veut précurseur. Le 26 août, la préfecture a en effet signé, avec Hérault Transports, un protocole permettant aux femmes n’ayant pas de moyen de locomotion ou ne pouvant les utiliser, de bénéficier d’un titre de 10 transports gratuits et, selon le besoin, d’une carte d’abonnement de six mois. Une disposition qui pourra faire l’objet d’un renouvellement.

    Dans la mesure où « seules 15% des femmes porteraient plainte, ce dispositif n’est pas contraint par une obligation de justificatif de la situation mais sur attestation dans le cadre d’un accompagnement auprès des associations spécialisées et travailleurs sociaux des collectivités », fait savoir la préfecture dans un communiqué.

    Une initiative destinée, en priorité, aux femmes vivant en milieu rural. « La prise en compte du territoire permet une approche spécifique, car les difficultés de mobilité comme l’accès à l’information et la nécessité d’anonymat complexifient la détection et le départ du domicile conjugal. Une part importante de ces violences reste donc invisible et échappe aux dispositifs mis en place pour les réduire et les traiter. Les conséquences sont lourdes : en 2023, la gendarmerie est intervenue 4017 fois pour des situations de violences intrafamiliales dans le département et, en France, 47% des féminicides sont commis en zone rurale alors que seules 32% des femmes y résident », illustre la préfecture de l’Hérault.

    L’État et le syndicat mixte Hérault Transport, dont le réseau maille le territoire de plus de 1 800 points d’arrêt, qui sont autant de points d’accès au système de transport public, ont donc décidé de collaborer. « Hérault Transport sollicitera ses prestataires, sociétés de transport en vue de leur demander d’intégrer au plan de formation de leurs conducteurs un module de sensibilisation aux situations d’accueil de femme en situation de fragilité, voire de danger », précise le communiqué.

  • Le Samu prend le relais aux urgences de nuit

    Le Samu prend le relais aux urgences de nuit

    L’accès au service des urgences d’Hyères est régulé durant trois nuits par le Samu. Les patients doivent impérativement composer le 15 avant de se rendre sur place.

    Cette régulation s’applique du mardi 9 au mercredi 10 septembre entre minuit et 8h du matin, du samedi 13 au dimanche 14 septembre entre 20h et 8h ; du dimanche 14 au lundi 15 septembre, entre minuit et 8h. En dehors de ces trois nuits, les urgences d’Hyères fonctionnent normalement.

    Cette mesure vise à adapter le flux de patients aux capacités des effectifs médicaux en poste au sein du service, afin d’assurer une prise en charge optimale.

    Seules deux situations dérogent à cette régulation. Les patientes relevant du service gynécologique et obstétrical peuvent se présenter directement au service de maternité du centre hospitalier d’Hyères. Les femmes et enfants victimes de violences seront également accueillis sans régulation préalable.

    Site web : www.ch-hyeres.fr

  • « C’est la mort annoncée du réseau officinal »

    « C’est la mort annoncée du réseau officinal »

    Grève des gardes, grève du tiers-payant, pharmacies fermées samedi 16 août… Depuis le début de l’été, les pharmaciens, qui ont engagé un véritable bras de fer avec le gouvernement, multiplient les actions de mobilisation contre la décision prise par ce dernier de réduire le plafond des remises sur les médicaments génériques. Une mesure actée par un arrêté publié le 6 août au Journal officiel. À compter du 1er septembre, ces remises seront ainsi plafonnées à 30% maximum du prix du générique, contre 40% actuellement, d’autres baisses successives étant programmées pour atteindre 20% en 2027.

    « C’est inenvisageable », estime Christelle Quermel, présidente du syndicat des pharmaciens de l’Hérault. Ces remises consenties par les laboratoires -et déclarées à l’Assurance maladie- représentent en effet une partie de la rémunération des pharmaciens, à hauteur d’un tiers de leur marge. « L’État a arbitrairement décidé de modifier le plafond des remises génériques, donc la marge du pharmacien, pour faire un cadeau aux laboratoires. Le manque à gagner pour le réseau officinal est estimé à 260 millions d’euros. On évalue entre 3 000 et 5 000 le nombre de pharmacies qui vont devoir mettre la clé sous la porte. Pour les autres, il n’y aura plus d’embauches ou il y aura des licenciements », assure Christelle Quermel, qui évoque « 20 000 à 30 000 emplois menacés ».

    « On va avoir des déserts pharmaceutiques »

    « On est déjà à une fermeture de pharmacie par jour aujourd’hui en France, alors imaginez ce que ça va faire… C’est la mort annoncée du réseau officinal. Dans les villages où vous avez une seule pharmacie, vous n’en aurez plus. Après les déserts médicaux, on voit avoir les déserts pharmaceutiques. »

    Les pharmaciens alertent en outre sur un risque d’aggravation des pénuries de médicaments. « L’État octroie ce cadeau aux laboratoires, en échange de quoi ils sont censés diminuer leurs prix de vente. Donc la Sécu remboursera moins cher. Le problème c’est que si les prix diminuent, ça va recréer à nouveau des ruptures, puisque les laboratoires vendront les médicaments à l’étranger, sur des marchés plus rémunérateurs pour les génériques. »

    Bien décidée à reprendre la mobilisation à la rentrée, la profession s’est réunie en intersyndicale le 3 septembre. Une journée de grève nationale est d’ores et déjà actée le 18 septembre, au cours de laquelle les pharmacies resteront fermées. Une fermeture « tous les samedis à compter du 27 septembre » est également envisagée.