Category: societe

  • [Chronique des invisibles] Station « Elle »

    [Chronique des invisibles] Station « Elle »

    C’est sur une ligne de métro que j’ai entendu sa voix.

    La jeune femme chantait entre deux rames, dans cette caverne métallique où les pas pressés composent un étrange ballet humain. Sa fine silhouette se découpait entre deux piliers à la peinture écaillée. Elle tenait un micro, l’ampli semblait tout aussi fatigué qu’elle. Sa voix, chaude, vibrante, presque irréelle, flottait au-dessus du bitume, s’envolait dans les galeries, gagnait jusqu’aux sièges en plastique, avant que la fermeture automatique des portes ne fasse cesser ce moment de grâce.

    C’était une voix née pour la lumière, mais condamnée aux couloirs souterrains. Chaque note semblait chercher un horizon qu’on lui refusait. Elle aurait pu remplir des salles, faire pleurer un public entier, mais le système ne l’entendait pas de cette oreille : il avait ses codes, ses visages familiers, ses lignées d’artistes issues des mêmes réseaux, où l’on se tient au même barreau de l’échelle sociale sous couvert de mérite.

    Ce qui est vivant finit toujours par chercher le ciel

    La chanteuse n’en faisait pas partie. Dans ce monde, les nantis pratiquent surtout une solidarité familiale ; ils jouent collectif entre eux. Le ruissellement n’est pas seulement économique, il est aussi culturel. Nulle autre place ne lui était permise que de se geler dans les courants d’air. Alors elle chantait pour ceux qui passent, pour ces inconnus qui lui jetaient une pièce ou lui offraient un sourire.

    Elle chantait comme on respire, pour ne pas disparaître tout à fait, pour ne pas s’enfoncer davantage dans ces souterrains jusqu’à ne plus regagner la lumière du jour. Au fond d’elle, elle espérait qu’on reconnaisse son talent. Que quelqu’un sache qu’elle existe.

    Sa voix avait quelque chose de miraculeux. Elle suffisait à éclairer mes pensées sombres, à suspendre le pas de badauds emportés dans les torrents de l’existence.

    Le talent ressemble parfois à ces graines oubliées dans les fissures du béton. Personne ne les voit, personne ne les arrose, et pourtant elles persistent. Elles attendent, patientes, dans l’ombre et le froid, qu’un jour une faille laisse passer la lumière. Alors, sans prévenir, elles percent la pierre et rappellent au monde que ce qui est vivant finit toujours par chercher le ciel.

  • [Kallisté] Un CHU en Corse : une revendication de justice pour l’île

    [Kallisté] Un CHU en Corse : une revendication de justice pour l’île

    Cette proposition de loi, déjà approuvée au palais Bourbon en décembre 2024, a été adoptée à 100 % par le Sénat, un vote unanime qui témoigne d’une large reconnaissance de l’enjeu.

    À cette occasion, le sénateur communiste des Bouches-du-Rhône Jérémy Bacchi est intervenu pour rappeler combien cette question relève de l’égalité d’accès aux soins et de la justice territoriale. Fait notable pour la diaspora corse, le sénateur a cité notre association Kallisté, saluant son rôle dans la promotion de la culture corse et son engagement pour un véritable service public des transports entre l’île et le continent. Une reconnaissance qui montre que le lien entre la corse et sa diaspora reste vivant et politique au sens noble : celui de l’intérêt général.

    26 000 transferts médicaux

    Dans son discours, il a aussi souligné les spécificités corses qui mettent sous tension un système de santé déjà fragile et a rappelé que la corse demeure la seule région métropolitaine dépourvue de CHU, contrainte de s’appuyer sur ceux de Marseille et de Nice. Cette situation entraîne chaque année près de 26 000 transferts médicaux vers le continent, pour un coût estimé à 30 millions d’euros pour la sécurité sociale et des conséquences humaines lourdes pour les patients et leurs familles.

    Ces chiffres et ces réalités humaines montrent à quel point il est urgent de franchir une nouvelle étape dans l’organisation des soins en Corse. Nous le rappelons ici , un CHU, ce n’est pas qu’un hôpital supplémentaire : c’est un écosystème universitaire et médical capable de structurer durablement l’offre de santé sur un territoire.

    Nous remercions le sénateur d’avoir mis en lumière notre action. Nous suivrons avec attention la promulgation de la loi et la concrétisation de cette avancée attendue pour l’île. Car revendiquer un CHU en Corse, c’est bien revendiquer l’égalité républicaine face à la santé pour tous les corses.

  • [Entretien] Guillaume Sandoz : « La fonction de l’effet anti-douleur de la lumière reste un mystère »

    [Entretien] Guillaume Sandoz : « La fonction de l’effet anti-douleur de la lumière reste un mystère »

    La Marseillaise : Vous montrez que la lumière ultraviolette induit un effet anti-douleur grâce à la mutation d’un gène chez certains animaux –souris, rats, reptiles… – mais pas chez d’autres. Comment l’expliquer ?

    Guillaume Sandoz : C’est la grande question : pourquoi l’évolution a-t-elle conservé ce gène muté chez certaines espèces uniquement ? Quelle est sa fonction ? Cela reste un mystère et nous ne savons pas encore. Nous y travaillons avec des collègues de l’Université Laval à Québec (Canada). Nous essayons de voir quelles espèces possèdent ce gène muté et si nous parvenons à identifier quelque chose de spécifique à ces espèces. Mais une chose est sûre : c’est une mutation acquise dans l’évolution.

    C’est-à-dire ?

    G.S. : Elle n’était pas présente au départ, est apparue dans l’évolution et il y a eu une pression de sélection positive – car elle apportait un avantage – qui a permis de la conserver chez certaines espèces, notamment les oiseaux.

    Au-delà de l’effet anti-douleur,
    y a-t-il d’autres applications
     ?

    G.S. : Cela ouvre des perspectives en recherche fondamentale dans l’optogénétique qui consiste à introduire des mutations dans des cellules pour les rendre sensibles à la lumière. La mutation identifiée pourrait être introduite ailleurs pour rendre certains neurones sensibles à la lumière et mieux étudier leur rôle. D’autres solutions existent, mais l’effet de la lumière s’arrête généralement lorsqu’on l’éteint. Dans notre cas, l’effet subsiste plusieurs heures. Cela pourrait être intéressant dans l’étude de l’épilepsie.

  • [Travailleur de demain] Clara Therme, la championne de la propreté

    [Travailleur de demain] Clara Therme, la championne de la propreté

    Vêtue d’une veste de costume qui lui donne une certaine prestance professionnelle, la jeune femme de seulement 24 ans est aujourd’hui pleine d’assurance. Assise sur une chaise d’une des salles de l’Institut national de l’hygiène et du nettoyage industriel (Ihnni) basé à Marseille, elle raconte son parcours qui s’est déroulé pour une partie dans cette salle, lieu de stress et de travail acharné qu’elle se remémore amusée : « C’est un peu ma deuxième maison, cet endroit ! ».

    La Varoise, championne de propreté, ne se destinait pourtant pas à ce métier initialement. Issue d’une famille nombreuse où « les plus grands élevaient les plus petits », elle s’est toujours occupée de ses frères et sœurs. Elle s’est donc tournée au départ vers un bac pro ASSP (accompagnement, soins, services à la personne). Accordant une grande importance au soin des enfants, elle a rapidement fait face au travail « à la chaîne » dans les crèches. « J’aime ce travail quand je peux prendre le temps de m’occuper des enfants, pas comme en crèche où je devais m’occuper de huit enfants en même temps. » Une fois son bac en poche, elle se lance dans une licence d’assistante sociale. Mais rapidement, la situation devient intenable : « À l’époque, j’étais incapable, mais incapable de rester assise sur une chaise. » Clara Therme avait besoin d’autre chose : « J’avais testé le social et je ne me sentais pas de continuer, alors je suis partie en sanitaire. »

    Une vie de travail

    C’est à ce moment qu’elle rencontre son institut de cœur. « Je leur dois tellement », confie-t-elle. Elle y intègre un second bac pro hygiène, propreté et stérilisation. Mais son parcours est semé d’embûches : « J’avais de grosses lacunes, surtout au niveau de la pratique, j’ai galéré à avoir mon certificat de machiniste. » Un certificat qui lui valide des compétences sur des machines de nettoyage très puissantes permettant de nettoyer en profondeur différents types de surfaces (de la moquette au marbre). Tous les vendredis après-midi, elle reste pour faire de la pratique et rattraper son retard, confie-t-elle, contemplant la salle où elle a passé un nombre d’heures incalculable. Aujourd’hui, tout a changé : elle a validé son bac pro, est médaillée et actuellement en BTS en apprentissage dans l’entreprise GSF Aubagne. Pour l’instant apprentie responsable, elle fait son travail avec beaucoup de discipline et d’organisation : « À GSF, le métier de responsable d’exploitation, c’est à la fois le boulot de chef d’équipe et de responsable de secteur. » Son travail consiste à réaliser des contrôles sur les sites, faire parvenir tout le matériel dont ont besoin les agents, faire des commandes ou encore des devis.

    Ce qu’elle préfère, c’est la mise à blanc dans les laboratoires pharmaceutiques : « C’est la désinfection totale d’une salle. Notre corps dégage des particules et des microbes, dans cette salle on va supprimer tous les micro-organismes. » Avant de se former au management, elle a bien entendu pratiqué et été agente de propreté. Elle connaît donc les réalités du terrain. « On continue de prendre les balais et d’aider les agents qu’on encadre au maximum. » Et d’envisager aujourd’hui de passer une licence pour devenir responsable d’exploitation.

    Le concours

    Clara s’était engagée auprès de sa formatrice à faire un concours si elle réussissait sa formation. Elle raconte sa panique constante pendant les épreuves des World Skills : « J’étais une véritable boule de stress. » Elle a d’abord remporté haut la main les régionales, puis la médaille d’argent nationale dans la catégorie métier de la propreté. « Il y avait une épreuve où l’on devait nettoyer de grandes traces de rouge à lèvres sur un canapé ! ». Elle se remémore, amusée, cette période de sa vie : « Je travaillais de 7h30 à 20h, mes journées étaient très intenses, mais j’ai appris tellement de choses. »

  • [Recette] Le cookie moelleux aux deux chocolats chez Biba

    [Recette] Le cookie moelleux aux deux chocolats chez Biba

    Le chef Abdel partage avec vous l’une des recettes emblématiques de l’établissement à reproduire à la maison pour un moment de gourmandise à partager… Ou pas !

    Il vous faudra :

    – 200g de beurre pommade

    – 500g de farine

    – 250g de cassonade

    – 20g de levure chimique

    – 150g de pépites de chocolat noir

    – La même quantité de chocolat blanc

    – Du caramel liquide

    – Du praliné

    – Une sommité de menthe fraîche

    Une pâte généreuse

    Pour commencer, sortez votre beurre bien à l’avance pour que celui-ci soit pommade et ainsi plus simple à travailler. Vous pouvez aussi le poser sur le four s’il est chaud. Une fois que le beurre est à température souhaitée, incorporez les œufs un par un et mélanger à l’aide d’une maryse ou d’une spatule à chaque ajout pour bien amalgamer les deux ingrédients, un peu comme pour une pâte à choux. Versez ensuite la farine, la levure et la cassonade. Mélangez directement à la main.

    Une fois que vous en êtes à peu près à la moitié dans le mélange d’ingrédients ajoutez vos pépites de chocolat noir et blanc. Malaxez de nouveau à la main jusqu’à obtention d’une pâte qui se tient et dont tous les ingrédients sont bien mélangés.

    Si vous le souhaitez, pour rendre votre cookie plus moelleux vous pouvez un peu diminuer la quantité de beurre et ajouter du beurre de cacahuètes, de cajoux, etc. Il est également possible d’insérer dans la recette de l’extrait de vanille ou de la fleur d’oranger par exemple en fonction de vos goûts.

    Un cookie moelleux et fondant

    Déposez la pâte à cookies sur du papier film et roulez tout en formant un boudin pour laisser reposer la pâte au frais pendant une heure et ainsi éviter que celle-ci croûte. Une fois le temps de repos écoulé, coupez le boudin en faisant des portions individuelles et boulez le cookie.

    Vous pouvez le déposer dans une coupelle en terre cuite si vous en avez et enfournez ensuite à 200° pendant 14 minutes. Une fois le cookie sorti du four ajoutez le caramel liquide, le praliné concassé et votre petite feuille de menthe. Dégustez, bon appétit !

  • Le grand JT des territoires du 14 février

    Le grand JT des territoires du 14 février

    Au sommaire cette semaine dans le Grand J.T. des Territoires de Cyril Viguier sur TV5 Monde :

    – Manger Français !

    Des éleveurs de Haute-Marne sensibilisent les consommateurs à manger des produits origine France.

    – L’ONU dirigé par des enfants ?

    Regard sur des collégiens qui simulent un sommet de l’Organisation des Nations Unis.

    – Amour et tradition.

    Cette fête de la Saint-Valentin les couples s’offrent-ils toujours des fleurs ? Une fleuriste Corse nous livre ce qu’elle observe aujourd’hui.

  • L’opération « La Marseillaise » se poursuit dans les Alpes

    L’opération « La Marseillaise » se poursuit dans les Alpes

    Merci aux nombreux bénévoles qui ont vendu plusieurs centaines d’exemplaires sur les marchés de Digne, Manosque, Gap, Sisteron, Château-Arnoux-Saint-Auban, Reillanne… Puis l’opération s’est poursuivie à Forcalquier et Gap ce lundi, à Oraison mardi, à Gréoux ce jeudi et, enfin, ce vendredi 13 février à Seyne-les-Alpes.

    Merci confrères. Reportage de France 3 sur l’arrivée du journal dans les Alpes

    Après la radio des Hautes-Alpes RAM 05, BFM d’ici et Union presse, nos confrères de France 3 nous ont fait l‘honneur de traiter l’arrivée de La Marseillaise dans les Alpes. Une équipe de France 3 était ainsi présente sur le marché de Seyne-les-Alpes ce vendredi pour réaliser un reportage sur le point de diffusion du journal organisé par les Amis de La Marseillaise des Alpes en présence de leur présidente, Frédérique Laîné. À cette occasion, Jean-Jacques Schneider, directeur du groupe La Marseillaise a notamment été interrogé.

  • Le timbre du cinéma l’Eden de La Ciotat à la vente

    Le timbre du cinéma l’Eden de La Ciotat à la vente

    Les aficionados n’ont pas raté le rendez-vous qui fait suite à la présentation officielle dudit timbre, œuvre de l’artiste Christophe Laborde-Balen, en décembre dernier. L’événement qui tient, selon les
    d’« une reconnaissance de l’Eden-Théâtre comme un élément majeur du patrimoine culturel français ». C’est « une fierté pour la ville, un symbole de notre histoire et un clin d’œil à la magie du cinéma », commente la Ville de La Ciotat. Le timbre va être imprimé à plus de 700 000 exemplaires et sera en vente pendant un an à partir du 16 février.

  • [Patrimoine] Immersion avignonnaise au XIXe siècle

    [Patrimoine] Immersion avignonnaise au XIXe siècle

    Organisée par la plateforme Epok’Tour qui propose « des visites vivantes et insolites », découvrez l’histoire d’« Avignon la Rouge » aux côtés d’un guide incarnant pour l’occasion l’un des personnages important de l’histoire de la ville, en costume d’époque afin de plonger à son époque et ainsi redonner vie au patrimoine. « C’est une immersion totale que l’on propose aux visiteurs. On oublie très rapidement la casquette de guide mais aussi que l’on est au XXIe siècle pour embarquer direction 1860 à Avignon », explique Séverine Baud, fondatrice d’Epok’Tour.

    Ici, Madame Pernod, épouse de Gaspard Pernod venu de l’Ain s’établir comme teinturier en soie et en indiennes en Avignon et mère de Jules-François Pernod, lui aussi dans les affaires familiales. Cette dernière doit remettre un courrier à Jean-Henri Fabre de la part de son fils. Tous deux recherchent une amélioration du procédé d’extraction des pigments de la garance, une plante qui donne une teinture rouge vif permettant de teindre les pantalons de l’armée. « à travers des anecdotes, des récits de la vie quotidienne sur l’adaptation industrielle de la ville, Madame Pernod raconte sa petite histoire dans la grande histoire. Un peu comme si elle racontait une histoire à des amis », poursuit la fondatrice.

    Vous l’accompagnerez donc dans sa mission qui débutera à l’angle de la rue des Teinturiers et de la rue Guillaume Puy. Elle vous guidera ensuite dans les ruelles de la ville pour vous faire profiter de cette visite à la fois historique et patrimoniale.

    Une histoire dans l’Histoire

    « Ce que l’on a voulu faire avec ce genre de visites c’est utiliser le patrimoine encore existant et visible pour raconter une partie de l’histoire d’une ville ce qui fonctionne très bien avec Avignon », ajoute-t-elle.

    Remontez le temps et découvrez ou redécouvrez l’activité industrielle et les grandes transformations d’Avignon en 1860, au rythme de l’industrie textile et au fil d’anecdotes sur ceux qui, comme son fils, ont contribué au succès de la Cité des Papes et de ses teintureries. Période à laquelle les « roues » de la rue du Cheval Blanc (actuelle rue des Teinturiers) tournent à plein régime…

  • Sébastien Lecornu est incité à autoriser l’abattage de davantage de loups

    Sébastien Lecornu est incité à autoriser l’abattage de davantage de loups

    Pour l’instant la loi autorise le « prélèvement » de loups à 19% de la population lupine dans tout le pays. À l’hiver 2023-2024, ils étaient entre 920 et 1 125 d’après un rapport de l’Office français de la biodiversité.

    80% des attaques de troupeau dans l’arc alpin

    À mi-2025, le préfet des Alpes-Hautes-Provence avait rapporté 87 attaques signalées pour 336 victimes et constatait des améliorations dans les mesures de protection des troupeaux, malgré la progression du loup dans le département. « Nous vous demandons instamment de valider le principe d’un prélèvement significatif dès 2026 à hauteur de 30% », écrivent, dans la lettre à Sébastien Lecornu les présidents des conseils départementaux de la région.

    Ce qui ferait passer pour 2026 le nombre autorisé de 205 loups tués en France à 325. L’immense majorité de la population lupine se concentre dans l’arc alpin, où sont répertoriées plus de 80% des attaques de troupeaux en France. « Ce fléau impacte durement nos troupeaux et engendre une vraie détresse morale et psychologique parmi les bergers », s’émeuvent les élus qui réitèrent une demande formulée de manière récurrente depuis 2023 mais restée sans réponse de la part des gouvernements successifs. « Loin de nous l’idée de vouloir préparer l’extinction de l’espèce lupine sur notre sol ! », plaident les élus des Départements, mais simplement de « tirer les conséquences » du déclassement récent du loup par l’Union européenne, d’« espèce strictement protégée » à « espèce protégée ».