Category: societe

  • Top départ pour Octobre Rose au Centre Hospitalier Intercommunal Brignoles-Le Luc en Provence

    Top départ pour Octobre Rose au Centre Hospitalier Intercommunal Brignoles-Le Luc en Provence

    Créé en 1992 aux États-Unis, importé en France en 1994, Octobre Rose s’est peu à peu imposé comme un rendez-vous santé incontournable. Sa vocation : sensibiliser les femmes – mais aussi les hommes – au dépistage du cancer du sein. Plus celui-ci est précoce, plus la prise en charge sera efficace, favorisant la guérison.

    C’est dans ce cadre que, comme chaque année, le Centre hospitalier intercommunal Brignoles-Le Luc-en-Provence (CHIBLL) met en place plusieurs initiatives à l’intention des citoyens et patients. Mais aussi des soignants, puisque ces derniers (parmi lesquels 91% de femmes) ont eu droit à une journée de prévention, en lien avec les Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) Provence verte, ce mercredi, « pour ne pas les oublier, car ils donnent beaucoup pour les patients, mais se mettent un peu au second plan et ne prennent pas forcément le temps de faire les examens nécessaires. Donc on a voulu commencer par une action à leur profit », explique Mathilde Corvoisier, attachée d’administration au CHIBLL.

    Une fois les cordonniers chaussés, plusieurs journées d’information et de prévention sont prévues pour les habitants du territoire, notamment les 10 et 17 octobre sur les Centres Leclerc de Brignoles et du Luc-en-Provence, avec les soignants du CHIBLL, des CPTS Provence verte et Cœur du var. La Maison de santé pluridisciplinaire Thorsantis organise aussi une matinée de sensibilisation au cancer du sein, le 11 octobre au Thoronet, en partenariat avec les CPTS, qui porteront aussi la traditionnelle Rando’rose (avec la Maison de Santé de Valbelle) le 11 octobre à Tourves.

    Une première collecte

    de fonds au profit de la Ligue

    Pour les femmes ne pouvant pas se déplacer, où qui vivent dans des zones isolées peu dotées en personnels de santé, le gynécobus sillonnera une trentaine de communes et proposera également une journée de prévention à l’intention des professionnels de santé à la polyclinique de Nans-les-Pins, le 23 octobre.

    Enfin, grande première : une collecte de fonds au profit de la Ligue contre le cancer et du CHIBLL a été mise en place, afin de financer l’acquisition de matériel, d’accessoires (casques, gants et chaussons réfrigérants pour adoucir les effets post-chimio, pédaliers pour conserver une activité physique douce…), et de séances de soins (diététique, physique, maquillage) pour améliorer le bien-être, le confort et la résistance des patients en chimiothérapie à l’hôpital de jour de cancérologie. Le festival Drôles de Chouettes s’y associe par ailleurs, à travers une soirée « Girl Power » le 10 octobre, dédiée à l’humour féminin, et une soirée de gala le 11, dont les bénéfices seront reversés à cette collecte.

    Infos et cagnotte sur le page Facebook du CHIBLL

  • Une centaine de chercheurs en commerce en conférence

    Martigues accueille un colloque universitaire sur la recherche en commerce et distribution, la semaine prochaine, à l’occasion de la 28e conférence Étienne Thil, organisé par l’association du même nom.

    Le co-président du comité d’organisation est Gilles Paché, professeur en sciences de gestion à Aix-Marseille université. « Le 9 octobre, des professionnels de haut niveau participeront à des tables rondes et le président de l’université d’Aix-Marseille se déplacera pour l’ouverture de la conférence, aux côtés du maire de Martigues », promet-il.

    La particularité de cette édition est, pour Gilles Paché, d’être « pour la première fois » organisée « dans une ville moyenne n’ayant pas le statut universitaire, puisque les précédentes conférences se sont tenues dans des universités et écoles de commerce », indique le professeur, comme à Montpellier l’année dernière, ou Paris Dauphine auparavant.

    Le programme n’est pas déconnecté du territoire. L’ouverture du colloque est à 9h jeudi 9 octobre, en compagnie du maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux. La première table ronde sur le thème de la redynamisation des centres-villes par le commerce est animée par Béatrice Siadou-Martin, professeure en marketing à l’université de Montpellier, avec comme intervenants le Pr Pierre Lescoat de l’école de commerce Neoma, ainsi que Louis Roux, chef de projet à l’Agglomération de Montélimar.

    L’après-midi à 14h, une autre table ronde sur la distribution à l’ère de la décarbonation et la circularité est proposée avec Aurélien Rouquet, ingénieur de l’école centrale de Lille et rédacteur en chef de la Revue Française de Gestion.

  • Une centaine de chercheurs en commerce en conférence

    Une centaine de chercheurs en commerce en conférence

    Martigues accueille un colloque universitaire sur la recherche en commerce et distribution, la semaine prochaine, à l’occasion de la 28e conférence Étienne Thil, organisé par l’association du même nom.

    Le co-président du comité d’organisation est Gilles Paché, professeur en sciences de gestion à Aix-Marseille université. « Le 9 octobre, des professionnels de haut niveau participeront à des tables rondes et le président de l’université d’Aix-Marseille se déplacera pour l’ouverture de la conférence, aux côtés du maire de Martigues », promet-il.

    La particularité de cette édition est, pour Gilles Paché, d’être « pour la première fois » organisée « dans une ville moyenne n’ayant pas le statut universitaire, puisque les précédentes conférences se sont tenues dans des universités et écoles de commerce », indique le professeur, comme à Montpellier l’année dernière, ou Paris Dauphine auparavant.

    Le programme n’est pas déconnecté du territoire. L’ouverture du colloque est à 9h jeudi 9 octobre, en compagnie du maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux. La première table ronde sur le thème de la redynamisation des centres-villes par le commerce est animée par Béatrice Siadou-Martin, professeure en marketing à l’université de Montpellier, avec comme intervenants le Pr Pierre Lescoat de l’école de commerce Neoma, ainsi que Louis Roux, chef de projet à l’Agglomération de Montélimar.

    L’après-midi à 14h, une autre table ronde sur la distribution à l’ère de la décarbonation et la circularité est proposée avec Aurélien Rouquet, ingénieur de l’école centrale de Lille et rédacteur en chef de la Revue Française de Gestion.

  • Des vermouths fruités, de saison, et 100% marseillais

    Dans l’aile gauche du stand « Fabriqué à Marseille », Doriane Savoye et Stéphanie Borelli font tourner les têtes, avec modération, en proposant leurs vermouths. La promesse de La Funambule, « la fufu » pour les intimes : des vermouths fruités, de saison, et 100% marseillais. « Enfin du nouveau pour l’apéro ! », lit-on sur les affiches et flyers.

    « Stéphanie, qui est cheffe cuisinière, construit ses vermouths comme elle construirait un plat », explique son associée. Une attention particulière portée aux accords de saveurs, donc, mais aussi à la saisonnalité des produits. Avec des recettes renouvelées tous les 60 jours, les productrices ne travaillent que par « micro-cuvées de saison », une cuvée représentant « 100 à 300 bouteilles », précisent-elles.

    Sur le stand de la foire, quatre parfums sont proposés : le classique « Ramène ta fraise », les nostalgiques de l’été « Garde la pêche » et « Cherry-moi », et enfin le plus farfelu « Tu me fends le cœur », obtenu à partir de peaux d’artichaut et pamplemousse.

    En plus de ses vermouths, la marque marseillaise réutilise ses fruits macérés pour fabriquer des confitures. Un produit « qui nous permet d’être dans une démarche zéro déchets », se félicite Doriane Savoye.

    Un atelier cocktail sera proposé le 3 octobre.

  • Des vermouths fruités, de saison, et 100% marseillais

    Des vermouths fruités, de saison, et 100% marseillais

    Dans l’aile gauche du stand « Fabriqué à Marseille », Doriane Savoye et Stéphanie Borelli font tourner les têtes, avec modération, en proposant leurs vermouths. La promesse de La Funambule, « la fufu » pour les intimes : des vermouths fruités, de saison, et 100% marseillais. « Enfin du nouveau pour l’apéro ! », lit-on sur les affiches et flyers.

    « Stéphanie, qui est cheffe cuisinière, construit ses vermouths comme elle construirait un plat », explique son associée. Une attention particulière portée aux accords de saveurs, donc, mais aussi à la saisonnalité des produits. Avec des recettes renouvelées tous les 60 jours, les productrices ne travaillent que par « micro-cuvées de saison », une cuvée représentant « 100 à 300 bouteilles », précisent-elles.

    Sur le stand de la foire, quatre parfums sont proposés : le classique « Ramène ta fraise », les nostalgiques de l’été « Garde la pêche » et « Cherry-moi », et enfin le plus farfelu « Tu me fends le cœur », obtenu à partir de peaux d’artichaut et pamplemousse.

    En plus de ses vermouths, la marque marseillaise réutilise ses fruits macérés pour fabriquer des confitures. Un produit « qui nous permet d’être dans une démarche zéro déchets », se félicite Doriane Savoye.

    Un atelier cocktail sera proposé le 3 octobre.

  • À la foire, Miss Corse valorise les producteurs de sa région

    À la foire, Miss Corse valorise les producteurs de sa région

    Pour sa première visite à la foire de Marseille, Manon Mateus reçoit un accueil royal. « Je suis très heureuse d’être ici aujourd’hui, parmi tous ces artisans qui font briller la Corse », lance la jeune femme de 23 ans, élue Miss Corse en juillet 2025 et invitée à la foire par la Maison de la Corse.

    Sa présence, plus que bienvenue en cette journée « un peu plus creuse que les autres » selon les exposants, ravit également les visiteurs du jour, qui, lorsqu’ils ne s’arrêtent pas pour demander un autographe à Manon Mateus, la saluent par un sourire. « C’est une fierté pour nous, Corses, que d’avoir une jeune femme aussi sympathique comme représentante », estiment Marc et Philippe, alors qu’ils profitent des dégustations offertes sur les stands. À quelques pas de l’espace restauration, Marie-Jo, informée de la présence de la Miss par une annonce au micro, est impatiente de la rencontrer : « je suis le concours des Miss de très près chaque année, alors quand je peux les rencontrer en vrai je ne manque pas l’occasion », sourit-elle.

    Originaire de la région parisienne, Manon Mateus a vécu dix ans à Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône) avant de poser ses valises à Sartène (Corse du Sud), il y a six ans. « Je n’avais ni famille ni amis là-bas, j’y suis allée par soif d’indépendance », confie-t-elle en se remémorant son parcours. « La Corse m’a appelée, puis elle m’a adoptée », ajoute celle qui représentera l’île lors de l’élection Miss France 2026, en décembre prochain.

    Après un passage auprès des stands gastronomiques, la Miss se rend chez Olivier, fondateur de la bijouterie corse Marc Ricca, dont elle porte une parure faite de corail. « Sa présence aujourd’hui est une marque de son soutien pour l’artisanat », salue l’exposant. Car, derrière son écharpe de Miss, Manon Mateus est également une entrepreneuse à la recherche de « contact humain ». « En créant mon concept de gelateria ambulante à l’âge de 19 ans, j’ai souhaité me déplacer dans des petits villages et aller à la rencontre des gens », raconte-t-elle. Être proche des habitants de chaque région tient également à cœur du comité des miss, rappelle Manon Mateus.

    La jeune femme indique, par ailleurs, se consacrer à de nouvelles activités associatives. « Ces dernières semaines, j’ai participé à une marche pour soutenir des malades de la mucoviscidose. J’ai aussi pris part à la commémoration de la libération de la Corse », explique-t-elle. Parmi les prochains rendez-vous de son agenda bien chargé, des marches à l’occasion de l’opération Octobre Rose.

  • À la foire, Miss Corse valorise les producteurs de sa région

    Pour sa première visite à la foire de Marseille, Manon Mateus reçoit un accueil royal. « Je suis très heureuse d’être ici aujourd’hui, parmi tous ces artisans qui font briller la Corse », lance la jeune femme de 23 ans, élue Miss Corse en juillet 2025 et invitée à la foire par la Maison de la Corse.

    Sa présence, plus que bienvenue en cette journée « un peu plus creuse que les autres » selon les exposants, ravit également les visiteurs du jour, qui, lorsqu’ils ne s’arrêtent pas pour demander un autographe à Manon Mateus, la saluent par un sourire. « C’est une fierté pour nous, Corses, que d’avoir une jeune femme aussi sympathique comme représentante », estiment Marc et Philippe, alors qu’ils profitent des dégustations offertes sur les stands. À quelques pas de l’espace restauration, Marie-Jo, informée de la présence de la Miss par une annonce au micro, est impatiente de la rencontrer : « je suis le concours des Miss de très près chaque année, alors quand je peux les rencontrer en vrai je ne manque pas l’occasion », sourit-elle.

    Originaire de la région parisienne, Manon Mateus a vécu dix ans à Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône) avant de poser ses valises à Sartène (Corse du Sud), il y a six ans. « Je n’avais ni famille ni amis là-bas, j’y suis allée par soif d’indépendance », confie-t-elle en se remémorant son parcours. « La Corse m’a appelée, puis elle m’a adoptée », ajoute celle qui représentera l’île lors de l’élection Miss France 2026, en décembre prochain.

    Après un passage auprès des stands gastronomiques, la Miss se rend chez Olivier, fondateur de la bijouterie corse Marc Ricca, dont elle porte une parure faite de corail. « Sa présence aujourd’hui est une marque de son soutien pour l’artisanat », salue l’exposant. Car, derrière son écharpe de Miss, Manon Mateus est également une entrepreneuse à la recherche de « contact humain ». « En créant mon concept de gelateria ambulante à l’âge de 19 ans, j’ai souhaité me déplacer dans des petits villages et aller à la rencontre des gens », raconte-t-elle. Être proche des habitants de chaque région tient également à cœur du comité des miss, rappelle Manon Mateus.

    La jeune femme indique, par ailleurs, se consacrer à de nouvelles activités associatives. « Ces dernières semaines, j’ai participé à une marche pour soutenir des malades de la mucoviscidose. J’ai aussi pris part à la commémoration de la libération de la Corse », explique-t-elle. Parmi les prochains rendez-vous de son agenda bien chargé, des marches à l’occasion de l’opération Octobre Rose.

  • L’accident de plongée refait surface 15 ans après

    Quelle limite poser à l’assistance à personne en danger ? Après des rebondissements judiciaires – deux non-lieux des juges d’instruction, un non-lieu requis du parquet général et une relaxe générale requise du parquet de Marseille au procès en juillet – un accident de plongée survenu il y a 15 ans au large de Marseille, a débouché, lundi, sur une surprise : la relaxe du directeur de plongée poursuivi pour blessures involontaires, mais la condamnation d’un équipier de la palanquée pour non-assistance. Ce dernier devrait faire appel, selon son avocat, Me Thomas Hugues.

    « Putain, j’ai percuté mes paliers ! »

    Le 27 février 2010, Patrick, 53 ans, était victime au large de Marseille d’un accident de décompression qui l’a rendu hémiplégique pendant plusieurs semaines. Il portait plainte devant les manquements et défaillances de l’organisation. Deux jours avant, ce pilote de ligne qui en était à sa 87e plongée, venait de réussir aux épreuves de niveau 3 permettant une autonomie jusqu’à 60 m de profondeur. La formation de 4 jours qu’il regardait comme incomplète et légère avait eu lieu à l’Estaque. Pour cette plongée, il avait reçu comme instruction principale de ne pas dépasser une durée totale de remontée de 15 minutes, paliers de décompression compris.

    Patrick formait une palanquée avec Martial et Roland, des plongeurs aguerris qu’il ne connaissait pas dont un – il est décédé depuis – était anesthésiste réanimateur et médecin hyperbare. Patrick était équipé d’un matériel entièrement nouveau, une bouteille de 15 litres à 200 bars, un baudrier de 9 kg de lest. La météo était très bonne. Après 6 minutes de descente, le trinôme atteint 55 m puis évolue durant 8 minutes. Vu sa consommation d’oxygène, l’ordinateur de Patrick lui indique alors de remonter. Il le fait seul, ses coéquipiers poursuivant leur plongée sans s’intéresser à lui, dira-t-il. Eux diront qu’il a juste fait signe du doigt signifiant qu’il remontait sans manifester de détresse. Arrivé à 27 m après une lente remontée, Patrick constate que son gilet stabilisateur s’est vidé. Il comprend qu’il ne pourra pas faire ses paliers de décompression. C’est à 12 m que sa remontée est subite, brutale, incontrôlée. « Putain j’ai percuté mes paliers ! », s’écrie-t-il en perçant la surface de l’eau sans avoir désaturé.

    Dans les protocoles d’urgences, il reste une ré-immersion immédiate dans les 3 minutes, mais Cédric, le directeur, n’est alors plus équipé pour plonger et il n’a pas placé de bouteille à oxygène sous le semi-rigide comme c’est la règle, et les deux coéquipiers ne sont toujours pas remontés. Cédric expliquera à l’enquêteur et aux juges d’instruction que Patrick ne pouvait pas replonger dans l’état de choc dans lequel il se trouvait. Il le met sous masque à oxygène, alerte les secours et c’est par hélicoptère que le plongeur est dirigé sur le caisson de décompression le plus proche. Mais il a déjà perdu toute sensation de ses jambes. Il restera hémiplégique durant plusieurs semaines.

    Le tribunal a relaxé lundi le directeur de plongée, ses « fautes de négligences » ne pouvant être mises en lien de causalité avec les blessures involontaires dont « l’origine précise n’a pas pu être déterminée ». Martial, le coéquipier, est en revanche condamné pour non-assistance à 12 mois avec sursis : « Un comportement normalement diligent est attendu de toute personne avisée du danger et au vu des usages en vigueur pour les compagnons de palanquée », le risque pour lui-même étant « négligeable compte tenu des circonstances », dit le tribunal.

  • L’accident de plongée refait surface 15 ans après

    L’accident de plongée refait surface 15 ans après

    Quelle limite poser à l’assistance à personne en danger ? Après des rebondissements judiciaires – deux non-lieux des juges d’instruction, un non-lieu requis du parquet général et une relaxe générale requise du parquet de Marseille au procès en juillet – un accident de plongée survenu il y a 15 ans au large de Marseille, a débouché, lundi, sur une surprise : la relaxe du directeur de plongée poursuivi pour blessures involontaires, mais la condamnation d’un équipier de la palanquée pour non-assistance. Ce dernier devrait faire appel, selon son avocat, Me Thomas Hugues.

    « Putain, j’ai percuté mes paliers ! »

    Le 27 février 2010, Patrick, 53 ans, était victime au large de Marseille d’un accident de décompression qui l’a rendu hémiplégique pendant plusieurs semaines. Il portait plainte devant les manquements et défaillances de l’organisation. Deux jours avant, ce pilote de ligne qui en était à sa 87e plongée, venait de réussir aux épreuves de niveau 3 permettant une autonomie jusqu’à 60 m de profondeur. La formation de 4 jours qu’il regardait comme incomplète et légère avait eu lieu à l’Estaque. Pour cette plongée, il avait reçu comme instruction principale de ne pas dépasser une durée totale de remontée de 15 minutes, paliers de décompression compris.

    Patrick formait une palanquée avec Martial et Roland, des plongeurs aguerris qu’il ne connaissait pas dont un – il est décédé depuis – était anesthésiste réanimateur et médecin hyperbare. Patrick était équipé d’un matériel entièrement nouveau, une bouteille de 15 litres à 200 bars, un baudrier de 9 kg de lest. La météo était très bonne. Après 6 minutes de descente, le trinôme atteint 55 m puis évolue durant 8 minutes. Vu sa consommation d’oxygène, l’ordinateur de Patrick lui indique alors de remonter. Il le fait seul, ses coéquipiers poursuivant leur plongée sans s’intéresser à lui, dira-t-il. Eux diront qu’il a juste fait signe du doigt signifiant qu’il remontait sans manifester de détresse. Arrivé à 27 m après une lente remontée, Patrick constate que son gilet stabilisateur s’est vidé. Il comprend qu’il ne pourra pas faire ses paliers de décompression. C’est à 12 m que sa remontée est subite, brutale, incontrôlée. « Putain j’ai percuté mes paliers ! », s’écrie-t-il en perçant la surface de l’eau sans avoir désaturé.

    Dans les protocoles d’urgences, il reste une ré-immersion immédiate dans les 3 minutes, mais Cédric, le directeur, n’est alors plus équipé pour plonger et il n’a pas placé de bouteille à oxygène sous le semi-rigide comme c’est la règle, et les deux coéquipiers ne sont toujours pas remontés. Cédric expliquera à l’enquêteur et aux juges d’instruction que Patrick ne pouvait pas replonger dans l’état de choc dans lequel il se trouvait. Il le met sous masque à oxygène, alerte les secours et c’est par hélicoptère que le plongeur est dirigé sur le caisson de décompression le plus proche. Mais il a déjà perdu toute sensation de ses jambes. Il restera hémiplégique durant plusieurs semaines.

    Le tribunal a relaxé lundi le directeur de plongée, ses « fautes de négligences » ne pouvant être mises en lien de causalité avec les blessures involontaires dont « l’origine précise n’a pas pu être déterminée ». Martial, le coéquipier, est en revanche condamné pour non-assistance à 12 mois avec sursis : « Un comportement normalement diligent est attendu de toute personne avisée du danger et au vu des usages en vigueur pour les compagnons de palanquée », le risque pour lui-même étant « négligeable compte tenu des circonstances », dit le tribunal.

  • Ces millions manquants de la marina olympique

    Ces millions manquants de la marina olympique

    La magie des épreuves olympiques en rade de Marseille passée, reste désormais l’addition. Et son partage. Mais, alors que les coûts du réaménagement de la marina du Roucas-Blanc ont flambé, les financements publics n’ont pas suivi, laissant une ardoise se chiffrant jusqu’à près de 11 millions d’euros pour la Ville de Marseille, alerte un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) présenté, ce vendredi, dans l’hémicycle municipal.

    C’est que l’inflation est passée par là, sans compter les nombreux ajustements de chantier. Ainsi, pour la partie terrestre, l’accord signé avec la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo) en 2020 prévoyait un chantier à 25 millions d’euros. La note finale s’élève à 31,3 millions d’euros, une augmentation d’un quart du coût initial entre révision des prix (2 millions d’euros) et dépenses additionnelles pour le stockage provisoire des équipements nautiques, le relogement des activités maritimes (2,5 millions d’euros).

    Côté mer, les demandes supplémentaires du comité d’organisation des Jeux olympiques, ainsi que les révisions des prix, ont chacune ajouté plus d’un million à l’ardoise, sans compter les études supplémentaires nécessaires. Et le bassin s’étant ré-ensablé au fil des travaux, il a également fallu réaliser un nouveau dragage, d’un coût de 1,2 million d’euros. Quelque 4 millions de surcoûts se sont ainsi ajoutés au fil de l’eau, entre 2022 et 2024, portant ce chantier maritime à près de 15 millions d’euros.

    La CRC porte au final l’addition de ce chantier olympique à 45,6 millions d’euros en 2024. Sans que le partage de la charge ne suive. « En dépit de ces hausses des dépenses, la répartition des financements publics n’a pas évolué depuis 2022 », s’alarme le rapport, pointant que seuls 34,6 millions d’euros de financements avaient été confirmés en mars 2025. Et les magistrats de sortir la calculatrice : « Au total, un écart de 10,95 millions d’euros hors taxes apparaît entre l’ensemble des dépenses du projet de réaménagement de la marina du Roucas-Blanc et les financements confirmés. » Un écart qui tomberait à 4 millions d’euros si toutes les subventions promises tombaient finalement, en particulier les 2,8 millions de dotation de soutien à l’investissement local de l’état, dont la première moitié n’était qu’en cours d’engagement en juillet. Mais, quoi qu’il en soit, cette charge risque de retomber sur la municipalité marseillaise.

    En fin de séance

    Cela d’autant plus que les 3 millions d’euros espérés du Fonds européen de développement régional (Feder) n’arriveront jamais. « La commune n’a constaté qu’en 2023 que le projet était inéligible à ce fonds », glisse le rapport. « On ne peut pas nous reprocher d’avoir essayé de travailler sur cette source de financement, se défend l’élu (EELV) délégué aux fonds européens, Fabien Perez. On a travaillé, mais on ne savait pas. »

    La Ville de Marseille a bien demandé à l’état de réunir les différents financeurs pour que chacun fournisse une aide supplémentaire. « En juillet 2025, ces propositions n’avaient pas reçu de réponse », note sobrement le rapport de la CRC. Interrogé à ce sujet à de multiples reprises par la presse, le président du groupe Printemps marseillais, Pierre Huguet (G.s), rappelle : « C’est un équipement salué par l’ensemble des Marseillais. L’objectif à terme, c’est qu’une classe d’âge puisse profiter d’un stage d’apprentissage de la voile dans sa scolarité. » Mais les réponses sur le financement, insiste-t-il, ne seront apportées qu’en conseil municipal vendredi. Cela tombe bien : le rapport a été glissé à la toute fin de l’ordre du jour.