Category: societe

  • En 2026 « La Marseillaise » augmente son engagement, pas ses tarifs

    En 2026 « La Marseillaise » augmente son engagement, pas ses tarifs

    C’est une décision volontariste : en 2026, malgré l’augmentation des coûts de production et de distribution, La Marseillaise n’augmentera pas ses tarifs.

    C’est d’abord le souhait de rester un journal populaire, accessible à tous, qui a dicté ce choix. C’est ensuite la conviction que la hausse de nos ventes et de nos abonnements, constatée depuis 5 ans, ne doit pas être interrompue.

    Il s’agit d’un pari : continuer à vous satisfaire et conquérir un lectorat encore plus large pour trouver les moyens de notre développement.

    Le mercredi, deux journaux pour 1,50 euro !

    Pour le réussir, nous avons besoin de vous. C’est le sens de l’appel à la souscription lancé à l’occasion de la nouvelle année pour permettre à La Marseillaise de continuer à exister, de se développer et de conquérir les Alpes, où un comité des Amis de La Marseillaise s’est constitué dans cet objectif.

    Vous pouvez aussi soutenir la démarche de votre journal en participant à sa diffusion bénévole, en abonnant vos proches et en faisant connaître autour de vous son contenu qui sera particulièrement riche à l’occasion des municipales.

    Vendue en kiosques seulement 1,50 euro en semaine, La Marseillaise est le journal le moins cher de la région. Le mercredi, pour le même prix, le journal culturel Zébuline vous est offert. Et le week-end, avec le supplément détente, loisirs, découvertes La Marseillaise week-end, et le programme TV Diverto, votre journal de deux jours reste aussi à 3 euros. Côté abonnements mensuels, tarifs inchangés également. 9,90 euros pour accéder à tous nos contenus numériques. 14,50 euros pour accéder au numérique et recevoir votre journal du week-end ou votre hebdo d’Occitanie. Et enfin, 34,50 euros pour accéder au numérique et recevoir votre journal quotidiennement.

    Là encore, dans le but de toujours mieux vous satisfaire, un travail est en cours pour élargir les zones desservies par le portage qui vous permet d’être livré dès le petit matin.

    Bref, vous l’aurez compris, en 2026, versez à la souscription, achetez La Marseillaise en kiosques, abonnez-vous, offrez la à vos proches et faites-en la promotion !

  • Avec près de 900 000 visiteurs, les musées de Marseille surfent sur les records

    Avec près de 900 000 visiteurs, les musées de Marseille surfent sur les records

    « La gratuité, c’est la démocratie », affirme sans ambages Christine, devant les vestiges de Massalia sous vitrine. Cette habitante de la Belle de Mai se souvient de l’ouverture du musée d’Histoire de Marseille « dans les années 70, avec des escaliers en bois ». Elle y revient régulièrement, comme ce 31 décembre, avec Vénus et Julien, ses amis libanais, qui découvrent « la collection largement enrichie et mise en valeur par une superbe muséographie ».

    « On croit que c’est tranquille ce job, eh bien non ! », s’amuse l’agent de sécurité, à l’entrée du musée. En ce jour de Saint-Sylvestre, les visiteurs affluent, de tous âges, de tous lieux. La faute, ou plutôt le mérite, à la politique culturelle de la Ville. Depuis 2020, les musées marseillais sont gratuits. « Je suis allé à la Vieille Charité ce matin et je passe l’après-midi ici, pour pas un euro. C’est magnifique ! Un voyage dans le temps », apprécie Joachim, géologue allemand à la retraite, qui écume les musées d’Europe « dont certains, très chers ». La gratuité, même pour les expositions temporaires chaque premier dimanche du mois, est un argument de vente nécessaire, mais pas suffisant, pour Christine, qui profite également « des conférences, top et en accès libre ».

    Dans la file d’attente pour les tickets, un groupe de jeunes parisiens se réjouit d’avance. « J’adore les vieilles pierres, explique Schams à son frère cadet. Mais on va faire du deux en un avec l’expo photo des Detaille. Tu connaîtras Marseille comme si tu y étais né ». Plus loin, devant l’épave reconstituée du navire romain de la Bourse, un couple de mal-voyants attendent les audio-guides. « Je suis déjà venu avec l’école », précise leur fils Antonin, 9 ans, qui réclame également « un casque, parce que c’est plus marrant ». Une poignée d’enfants, le nez collé à la guide conférencière, ne rate pas une miette de l’histoire de Protis et Gyptis. « Ils ont eu le coup de foudre ! » s’écrie l’un d’eux en se retournant vers son père.

    Dehors, au calme, posée sur un banc du jardin des vestiges, Manon, 27 ans, avoue « venir souvent profiter de ce décor qui a traversé les âges, en plein cœur du centre-ville, c’est un vrai luxe pour prendre ma pause sandwich ».

    Pas de doute, la fréquentation des musées s’installe dans une dynamique positive. Un succès que ne boude pas Jean-Marc Coppola. « La gratuité en est un des éléments. Mais elle permet aussi de valoriser nos musées », considère l’adjoint (PCF) au maire en charge de la culture.

    Les œuvres sortent

    de leur réserve

    L’élu évoque également la politique culturelle menée en direction des crèches et des écoles, « avec le programme d’éducation artistique et culturelle où les parents sont accompagnateurs, en particulier avec le Préau des Accoules. Et un choix des sujets d’expositions, comme “C’est pas bêtes’’ sur la représentation animale dans les œuvres, qui valorise les pièces exposées ».

    La Ville a également enrichi ses expositions permanentes de pièces sorties des réserves. « De quoi offrir de nouveaux récits de Marseille et donner envie de revenir », argumente l’élu. D’autant plus facilement que les expos jouent les prolongations. Et dans la liste des ingrédients qui font recette, il faut encore ajouter l’événementiel, avec « les festivals qui accrochent, les femmes mises à l’honneur, les partenariats avec d’autres musées comme le Louvre, la formation des agents par le recrutement externe… »

    Marseille offre une bulle d’air au festival de BD d’Angoulême

    L’annulation de l’édition 2026 du festival d’Angoulême ne signera pas un sacrifice total pour les artistes. Le rendez-vous se décline en mini-festivals de BD, disséminés sur le territoire. Dont un à Marseille, prévu fin janvier. « La Ville de Marseille a été sollicitée pour accueillir l’un d’eux, du 30 janvier au 1er février », se félicite Jean-Marc Coppola. L’adjoint au maire en charge de la culture précise : « Nous sommes en train de l’organiser dans un lieu loué et préempté, l’ancienne enseigne de chaussure André, sur la Canebière, où nous accueillerons une dizaine d’autrices de BD, dont quelques Marseillaises. Ce sera l’occasion d’un partenariat avec la bibliothèque de l’Alcazar, qui dispose d’un fond très ancien de BD ».

    À savoir

    884 000 visiteurs

    Ce chiffre marque une hausse historique de la fréquentation de l’ensemble des musées en 2025. En 2024, ils étaient 670 026 visiteurs à passer le seuil. Chacun des douze mois affiche une fréquentation en hausse par rapport à l’année précédente, avec un jalon inédit de 101 306 au mois d’août.

    Au top

    La Vieille Charité dépasse les 270 000 visiteurs, battant son record de 249 447 en 2018. Le Musée d’Histoire de Marseille franchit pour la première fois la barre des 100 000. Le Préau des Accoules en a accueilli plus de 37 000, contre 32 017 en 2024. Le Mémorial des déportations dépasse les 28 000.

    Du jamais vu

    D’autres musées atteignent leur plus haut niveau de fréquentation depuis plusieurs années : le musée des Beaux-Arts avec plus de 99 000 visiteurs, le Musée des arts décoratifs, de la faïence et de la mode, à Borély, décroche 44 000 entrées, et 68 000 pour Cantini, son meilleur résultat depuis 2017.

  • [Sur la table du réveillon] Miser sur les plantes pour soulager les excès

    [Sur la table du réveillon] Miser sur les plantes pour soulager les excès

    Tisanes, huiles essentielles ou végétales, ces produits aux composants fortifiants pourraient vous réconforter. Depuis 1815, la pharmacie du Père Blaize est spécialisée dans la phytothérapie, l’art du traitement par les plantes, une pratique qui se perpétue depuis 215 ans. Ici, pas de recettes magiques ou presque : la plante est l’essence même de ce savoir-faire ancestral. « Nous avons une approche technique, une action thérapeutique pour aider nos patients à se soulager », relate Antoine Dauvert, pharmacien.

    Produits naturels

    « Les plantes sont expédiées par des grossistes, majoritairement des productions européennes », souligne le pharmacien. La réception se fait « là-haut », dit-il en montrant le plafond du doigt. Le froid s’est installé ces derniers jours aux portes des Marseillaises et Marseillais. « J’accompagne mes patients pour remplacer ou accompagner des médicaments ou, de manière préventive, pour se faire du bien et résister au froid hivernal », estime Antoine Dauvert. Des bienfaits destinés à soutenir les défenses immunitaires.

    Les festivités touchent à leur fin, et c’est donc l’occasion de se faire du bien. Pour cela, rien de mieux que « l’iconique » tisane du Père Blaize : la tisane du centenaire. « Cette tisane d’action détox permet de soulager le foie après une grosse période festive », recommande le pharmacien. Ses ingrédients, notamment à base de centaurée et de marrube, « permettent de drainer le foie et la vésicule biliaire », juge-t-il avec enthousiasme en attrapant un sachet posé sur une étagère.

    Pas de restriction pour l’une des boissons chaudes les plus convoitées de l’hiver. « Tout le monde peut en prendre », s’exclame le pharmacien.

    La phytothérapie se présente comme une alternative aux processus chimiques. « On a un outil de travail qui nous permet de répondre de manière naturelle aux problèmes de santé de nos patients », estime Antoine Dauvert. La pharmacie bicentenaire continue ainsi sa volonté de répondre à cette quête de bien-être de manière historique et traditionnelle.

    Pour commander : boutique.pereblaize.fr

  • [Les illuminations font un carton] Cassis, un petit port enchanté par des vagues d’images

    [Les illuminations font un carton] Cassis, un petit port enchanté par des vagues d’images

    Il est près de 19 heures, ce mardi 30 décembre. Une nuit sans lune tend, sur le petit port cassiden, un ciel couleur d’encre. Par contraste, le château, entouré de remparts et situé sur une hauteur de la ville, est vivement éclairé. Il fait froid. Dans les rues où s’engouffre le vent, les rares passants pressent le pas. Toute la vie de Cassis semble avoir reflué dans les bars et restaurants qui longent le quai du port.

    Habillée de sombre, une famille se hâte vers le centre-ville. Elle vient d’assister au spectacle « Maisons de pêcheurs en lumière artistique »*, conçu pour la 4e édition consécutive par CS Prod Architectes des imaginaires, à la demande de la Ville de Cassis. « C’était très beau et très bien fait ! On n’a pas pu le regarder en entier, car il faisait trop froid », réagit Louane, 12 ans. « On est venus pour ça, aujourd’hui à Cassis, et demain pour la Saint-Sylvestre à Marseille », complète le papa. Pour lui, « les illuminations font partie du charme de la période de Noël ». La famille est originaire de Montauban, dans le Tarn-et-Garonne.

    Emmanuelle et son jeune fils, Bastien, accompagnés d’un ami d’une vingtaine d’années, Kamil, reviennent de l’office de tourisme, situé en début de digue. C’est en effet depuis cet endroit que le mapping, pour la première fois sonorisé cette année, offre le meilleur point de vue. « Je trouve ça magique, voire féérique. Cela rajoute beaucoup de charme à la ville, déjà très belle. Cela me met des étoiles dans les yeux », confie Kamil, emmitouflé dans une épaisse parka noire, bonnet sur la tête. Le trio a fait le déplacement depuis Martigues.

    Et le village devient mer

    Dominées par la silhouette ambrée du clocher, les façades du port, soudain, s’animent. Comme vus au travers d’un kaléidoscope, des fragments de couleurs vives semblent y être jetés comme des pétales, avant d’être aspirés par on ne sait quel vent facétieux. Cassis ayant longtemps été prospère grâce à la pêche nourricière, des bancs de poissons y glissent. Les fameuses sardines représentées sur son blason, mais aussi des rascasses… Des poulpes fantaisistes y remontent à la surface.

    Tout l’imaginaire lié à la mer se donne rendez-vous ici, maintenant. Les galions à la voile gonflée. Si la plupart des tableaux du mapping sont identiques à la projection de l’an passé, comme la référence à la découverte de la grotte Cosquer, de nouvelles scènes ont été ajoutées. Celle notamment où le port semble s’embraser, et où, sur le feu rouge orangé des maisons, passe le traîneau du Père Noël tiré par ses rennes…

    Mais l’une des séquences les plus féeriques reste sans doute celle où le village de pêcheurs devient mer. Les vagues bleues frangées d’écume ondoient, s’enflent, semblent emporter les façades dans leur mouvement… Et, dans le silence de la nuit hivernale, au clapot de l’eau du port se mêle l’ample respiration de la Méditerranée, que l’on entend là-bas, juste de l’autre côté de la jetée. Un enchantement dont on ne se lassera jamais.

    * Jusqu’au 4 janvier, projections (environ toutes les 15 minutes ), chaque jour, de 18h à 22h. Gratuit

  • Ce que l’on sait de la future médiathèque Trucy à Toulon

    Ce que l’on sait de la future médiathèque Trucy à Toulon

    L’initiative mérite à nouveau d’être saluée tant sont connus les enjeux sociaux, éducatifs et culturels que constitue l’ouverture d’une médiathèque au cœur d’un quartier défavorisé comme celui de Saint-Jean du Var. Un outil à part entière pour tenter de réduire les inégalités, renforcer la cohésion sociale et favoriser l’émancipation des habitants.

    Même si ici, on ne part pas de rien, puisque l’équipement de la Roseraie permettait déjà le prêt gratuit de livres, de presse, de musique, de films et de ressources numériques. Mais il le faisait dans un espace vétuste et exigu, à peine plus grand qu’un appartement, peu accueillant et insuffisamment doté, même si les habitués y trouvent pour l’instant un précieux service de proximité.

    Une ouverture prévue

    en 2027

    Avec la future médiathèque François-Trucy, qui ouvrira en 2027, on change complètement d’échelle et d’ambition.

    Implantée rue Marnata, à deux pas de l’école maternelle, le site accueillera en effet un bâtiment moderne en forme d’arc de cercle de 800 m². Un espace « conçu comme un lieu de vie fluide et traversant, baigné de lumière et ouvert sur son environnement », explique la maire de Toulon, Josée Massi (SE). Et pour ne rien gâcher, il va éclore au cœur d’un vaste jardin public de plus de 3 000 m² qui va devenir le nouveau poumon vert du quartier, non loin du parc du Pré-Sandin.

    Cette nouvelle médiathèque accessible à tous proposera une salle de lecture lumineuse, un espace dédié aux contes pour éveiller les plus jeunes au plaisir de la lecture en titillant leur imagination, et même une terrasse ombragée pour profiter des beaux jours.

    Le jardin sera équipé d’un square, d’une aire de jeux et d’un parcours botanique, afin de favoriser le lien entre générations, explique la municipalité. Et une promenade verte, le long de la voie ferrée, permettra en outre aux enfants de rejoindre la médiathèque en toute sécurité depuis les écoles voisines.

    Mixité et de lien social

    Les premiers travaux débuteront au premier trimestre 2026 pour une ouverture prévue au troisième trimestre 2027. Espérons que cette nouvelle médiathèque occupe une aussi belle place que celle de son aînée Chalucet dans le cœur des Toulonnais et participe à attirer de nouveaux publics dans ce quartier en jouant pleinement son rôle de lieu de mixité et de lien social.

    Quant à son impact sur la réussite éducative, de nombreuses expériences ont montré l’importance d’un tel équipement pour accompagner les parcours scolaires et offrir aux enfants comme aux jeunes un cadre propice au travail personnel, à la lecture et à l’apprentissage autonome. D’autant que des actions complémentaires peuvent aussi être menées parallèlement : soutien scolaire, aide aux devoirs, lutte contre l’illettrisme ou apprentissage du français.

    D’ici 2027, il ne reste plus qu’à se mobiliser pour que les urnes ne viennent pas compromettre ou dévoyer un tel atout. On connaît en effet le peu d’intérêt de l’extrême droite pour la culture et le bien‑être des quartiers populaires.

  • Les essais du Val’Tram s’accélèrent à Aubagne pour une mise en service cet été

    Les essais du Val’Tram s’accélèrent à Aubagne pour une mise en service cet été

    Un voyageur de passage, arrêté en gare d’Aubagne, aurait pu croire la scène banale. Mais non. Entre deux averses, ce vendredi 19 décembre, le maître d’ouvrage du Val’Tram, la Métropole Aix-Marseille- Provence, et ses maîtres d’œuvre pour la réalisation de l’infrastructure, opèrent, depuis la veille, « la première phase des essais d’ouverture de ligne avec les rames du Val’tram sur un premier tronçon, entre la gare d’Aubagne et Napollon », explique ce jour-là la cheffe de projet.

    « Ces essais nous permettent de vérifier que les roues du tramway s’insèrent correctement dans les rails, que le tram capte bien l’électricité délivrée par la ligne aérienne de contact et que les carrefours routiers réagissent bien à l’arrivée du tramway, c’est-à-dire stoppent les véhicules pour permettre le passage du tramway », détaille-t-elle. Elle poursuit : « Nous effectuons des essais sur ce tronçon jusqu’en février, et ensuite, on les poursuivra jusqu’à La Bouilladisse. On enchaînera par une phase de marche à blanc où, pendant un mois, l’exploitant fera circuler le tram sans voyageurs, mais en conditions réelles d’exploitation. Les essais vont donc durer six mois. »

    Fin décembre, la cheffe d’opération dressait l’état des lieux des travaux : « On a quasiment achevé toute la pose de la voie ferrée entre Napollon et La Bouilladisse. Début janvier, l’électrification de la ligne va se poursuivre. Ensuite, il y aura toute la phase d’installation des systèmes de sécurité destinés à contrôler le tramway, pour notamment empêcher que deux rames s’engagent sur une même portion de voie unique. »

    Bouffée d’oxygène

    pour le territoire

    Après plusieurs faux départs et atermoiements politiques (lire ci-dessous), le projet de Val’Tram -aujourd’hui chiffré à 180 millions d’euros, dont 30 millions apportés par le Département des Bouches-du-Rhône- a été relancé en février 2019 par Martine Vassal, arrivée à la présidence de la Métropole Aix-Marseille en septembre 2018. « Le Val’Tram offrira de nouvelles opportunités de déplacement sur l’axe La Bouilladisse-Aubagne, particulièrement chargé aux heures de pointe, et contribuera au renforcement de l’attractivité du territoire grâce à une meilleure intermodalité. Tout autour du tracé, l’espace public sera requalifié pour offrir plus de place aux piétons et cyclistes. Ce projet va considérablement améliorer le quotidien des habitants de l’Est du territoire métropolitain ! », se félicitait l’élue, en mars dernier, dans la lettre de la Métropole.

    Le Val’Tram fait partie des 16 projets de mobilité métropolitains prioritaires soutenus par l’état à hauteur d’un milliard d’euros, dans le cadre du plan Marseille en Grand, annoncé par le président Emmanuel Macron en septembre 2021.

    Le projet s’appuie sur la réhabilitation de 14,4 km de l’ancienne voie ferrée de Valdonne, reliant la gare d’Aubagne à La Bouilladisse. Cette nouvelle section s’ajoutera aux 2,7 km de ligne de tram déjà existants à Aubagne.

    Le nouveau tracé permettra de relier Aubagne à La Bouilladisse en 25 minutes, avec 11 stations desservant notamment Roquevaire, Auriol, Pont de Joux et La Destrousse. D’une amplitude horaire identique à l’actuel tram d’Aubagne (5h39- 21h05), le Val’Tram circulera « toutes les 10 minutes en heure de pointe, entre 6h30 et 9h le matin et 16h30 à 19h environ et toutes les 20 mn en heure creuse. On attend 15 000 voyageurs par jour sur l’ensemble de la ligne », rappelle la cheffe de projet. Pour faciliter l’intermodalité (par exemple de la voiture au tram), cinq parkings-relais sont aménagés, avec 150 places à La Bouilladisse, 25 à La Destrousse, 200 à Auriol, 100 à Pont de l’Étoile et 25 à Napollon-Solans.

    Selon la Métropole, l’intérêt majeur du projet est « d’offrir une meilleure desserte de la haute vallée de l’Huveaune sur un axe particulièrement fréquenté, avec 18 000 véhicules par jour ».

    14,4

    kilomètres de nouveau tracé entre Aubagne et La Bouilladisse, via Pont de l’Étoile, Roquevaire, Auriol et La Destrousse. Il faudra 25 minutes de trajet pour aller d’Aubagne à La Bouilladisse.

    15 000

    voyageurs devraient emprunter le Val’Tram par jour, ce qui devrait contribuer à désengorger les axes routiers, notamment ceux de la haute vallée de l’Huveaune, où circulent 18 000 véhicules par jour.

  • Des fêtes en demi-teinte pour les commerces de Martigues

    Des fêtes en demi-teinte pour les commerces de Martigues

    Après le repas de Noël, place à celui du réveillon. Ce 31 décembre, à Martigues, les commerces de bouche sont pris d’assaut. Sur le parking du général Leclerc, les pêcheurs vendent leur poisson dans le mistral mordant. Sur le cours du 4-Septembre, les portes de la boucherie et de la fromagerie ne cessent de s’ouvrir et de se fermer, sous l’effet du flot continu de clients.

    Les fêtes de fin d’année sont une période faste pour les épiceries et restaurants, à l’instar de la boutique Gaspard, ouverte en septembre par la famille Morreale. Derrière la caisse, Anne-Fleur explique : « On a des produits de Noël, comme du foie gras ou du saumon fumé maison. On propose aussi des coffrets sur-mesure à remplir avec des produits de la région, ce qui plaît beaucoup. C’est sympa à offrir. » « Et c’est très bon ! », ajoute un habitué. Du côté de leur restaurant semi-gastro, le Garage, « décembre est un mois où c’est plein tout le temps ». Cette année, ça n’a pas manqué.

    Une pente glissante

    Mais les fêtes n’ont pas souri à tous les commerces. Installée sur la rue Lamartine depuis près de 35 ans, Chantal Failla, gérante du magasin de vêtements pour enfant Génération junior, se désole : « C’est la catastrophe, on fait moins de vente comme chaque année depuis le Covid… » Le marché de Noël et les animations n’y ont rien changé. « Ce n’était pas dans ma rue. Ici, c’est mort, il n’y a pas de fréquentation, alors que c’est une rue piétonne. Avant c’était la rue commerçante de Martigues ! » Pour redresser la barre, Chantal y met pourtant du sien : communication chiadée sur les réseaux sociaux, introduction de produits plus accessibles dans la gamme… Rien n’y fait. « On a perdu 50 000 euros de chiffre d’affaires en 2025. »

    La gérante y voit plusieurs explications : un contexte national de crise, de nouvelles habitudes de consommation avec l’explosion des achats sur internet, le départ de boutiques emblématiques qui servaient de « locomotive », « comme Gaudissard et Castelli au bout de la rue il y a quelques années », mais aussi la concurrence du Village de marques de Miramas.

    Du côté de Jonquières, Aminata, propriétaire de la boutique d’artisanat l’Étincelle, se dit aussi sur une pente glissante : « On survit. Mes clients fidèles permettent à ce rideau de rester ouvert mais on est sous perfusion. » Commerçante à Martigues depuis trente ans, elle a « vu la descente aux enfers » du centre-ville.

    Selon elle, la responsabilité est partagée. « Internet tue les petits commerces et même les galeries marchandes, il suffit d’aller voir celle d’Auchan : une boutique sur deux est fermée. Les gens ne se rendent pas compte qu’ils ont du pouvoir en tant que consommateur et qu’ils nourrissent les Chinois et les Américains. Les politiques ont été mal menées : les élus n’ont pas pensé aux conséquences quand ils ont installé des grandes concentrations de magasins comme à Plan de Campagne ou au Village de marques. »

    « Martigues est une belle ville, mais elle manque d’attractivité, affirme Aminata. Il faut une vraie stratégie au niveau de la municipalité pour diversifier les commerces de centre-ville et réinstaurer du chaland mais ça prendra des années ! »

  • Les courageux baigneurs dans les eaux glacées de l’an nouveau

    Les courageux baigneurs dans les eaux glacées de l’an nouveau

    Il fallait de l’audace, mais plus encore un goût inné de la fête et une joie de vivre démonstrative pour affronter ce jeudi à midi sur la plage du Prado Nord, non seulement un vent glacé sous un ciel couvert, mais une eau à 13,4 degrés exactement, un léger poil plus froid que l’an dernier.

    À l’initiative des Nageurs du Prado et des Libres-Nageurs, plus de 400 personnes se sont rassemblées sur la plage et près de la moitié se sont élancées pour un plouf magistral et joyeux en ce premier jour de l’année. « C’est fabuleux ! On a doublé les effectifs directs. Je dirais 150 nageurs dans l’eau et 300 restées sur la plage, mais qui se réservent pour l’année prochaine ! », se réjouit Benjamin Clasen de l’association des Libres-Nageurs pour cette seconde édition qui a pour esprit de « chérir notre grande bleue, protéger notre littoral, sanctuariser les plages publiques, célébrer notre lien aux éléments terre, eau et air, réveiller nos sens et notre santé, se serrer les coudes pour l’an qui vient ».

    « On veut créer

    une tradition ici »

    « C’était gé-nial ! Première fois de ma vie, je le referai. Je suis restée un moment je me suis régalée ! » confie Laurence, la cinquantaine, qui court vite se sécher. Un premier constat s’impose : les femmes sont nettement plus participatives que les messieurs. « Une fois qu’on y est, ça va, mais faut se motiver car là c’est 14 degrés qui nous attend. C’est une température correcte », explique Olivier, qui nage en combinaison l’hiver. « On veut créer une tradition ici », ajoute Cathia, son amie, plus entraînée. « Je peux rester jusqu’à 20 minutes dans l’eau sans combinaison ». Sur le bord de la plage, une mamie tente de dissuader tout ce beau monde : « N’y allez pas, elle est glacée et en plus il y a des méduses ! » lance drôlement la septuagénaire que nul n’écoute.

    « C’était trop bien. Je suis congelé ! » ressort Bas, un Belge d’Anvers venu spécialement à Marseille pour ce bain. À côté, un duo s’est déshabillé et comme pour un saut en parachute, repousse le moment de s’élancer. « On se prépare psychologiquement. Je ne veux surtout pas savoir la température ! », confie Emma. « C’est la première fois pour moi ici un 1er janvier. Mais je me baigne souvent mi-janvier dans les calanques quand il fait beau », confie Jérémie, son copain, qui rejoint un groupe pour se jeter à l’eau sous la surveillance au loin d’un navire de la police qui encadre et sécurise ce bain festif.

    Comme chaque année, les Fronts runners Marseille (FRM) association sportive LGBT+ se sont aussi réunis à la plage des Catalans pour le premier bain de l’année.

    Toulon réunit 933 baigneurs

    Le traditionnel bain du jour de l’an a rassemblé plus de 900 courageux, jeudi matin, sur les plages du Mourillon, à Toulon. Le rendez-vous s’est tenu dans une ambiance festive. Les baigneurs se sont vus remettre un diplôme attestant de leur participation, avant de partager un chocolat chaud ou un café pour se réchauffer.

  • Le boulevard des Dames, à Marseille, se prépare à se refaire une beauté

    Le boulevard des Dames, à Marseille, se prépare à se refaire une beauté

    C’est un axe emblématique du centre-ville marseillais, qui court de la Joliette à la porte d’Aix, qui va enfin être rénové. Ce 16 décembre, la Métropole Aix-Marseille a lancé les dernières consultations d’entreprises pour achever le réaménagement du boulevard des Dames, dans le 2e arrondissement.

    Un chantier qui avait été chiffré, au début de l’année, à 4,4 millions d’euros, pour ce tronçon de quelque 620 mètres qui court de l’avenue Schumann à la place Jules-Guesde, et considéré comme « un axe structurant », comme le rappelle le cahier des charges : « Il se présente comme un axe collecteur, en cas de fermeture des tunnels de la Major, du Vieux-Port et du Prado Carénage ».

    Rattraper le retard du plan vélo métropolitain

    Avec cette remise à neuf, les piétons pourront profiter de trottoirs plus larges, de nouveaux arbres doivent aussi être plantés pour compléter les alignements existants, l’occasion de retirer un peu de bitume pour absorber l’eau de pluie. Le stationnement, lui, ne sera cantonné que sur le côté sud du boulevard pour le tronçon qui court de l’avenue Schumann à l’avenue de la République, et aménagé sur deux bandes de deux mètres de large de chaque côté de la voirie, pour le reste du boulevard, jusqu’à la place Jules-Guesde.

    Mais, surtout, ce réaménagement est l’occasion de créer une véritable piste cyclable, à la place de la simple bande discontinue actuelle, dont la peinture disparaît au plus grand profit des véhicules qui stationnent dessus. Ces pistes cyclable bidirectionnelle, séparées de la route, doivent constituer un tronçon de la ligne 3 « Sud » du Plan Vélo métropolitain, reliant le quartier de la Joliette à Luminy. De quoi rattraper en partie le retard pris : alors qu’il devait s’achever en 2024, moins des deux tiers des 130 km projetés ont été réalisés. Pour accueillir cette piste cyclable, la voirie sera réduite à une voie descendante, et à deux voies montantes.

    Initialement annoncés pour le deuxième trimestre 2026, les travaux sont prévus pour durer dix-huit mois, pendant lesquels la circulation sera réduite à une voie dans chaque sens. Le chantier viendra ainsi accompagner la transformation du secteur, entre les travaux de la place Jules-Guesde et la livraison d’un hôtel aux 49-53, annoncée pour cette fin d’année 2025.

  • Poupée pédopornographique : un acheteur inquiétant jugé à Aix-en-Provence

    Poupée pédopornographique : un acheteur inquiétant jugé à Aix-en-Provence

    L’acheteur de 56 ans d’une poupée pédopornographique proposée sur une plateforme de vente en ligne comparaît libre, ce vendredi, devant le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence, pour « détention ou acquisition d’images ou de représentations de mineurs à caractère pornographique ». Il encourt jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.

    Le quinquagénaire, domicilié à Bouc-Bel-Air, avait reconnu en garde à vue avoir « commandé cette poupée à des fins sexuelles ». Il a été déféré le 5 novembre au parquet d’Aix-en-Provence et placé sous contrôle judiciaire jusqu’au procès. Le procureur avait précisé que le colis n’était pas de la plateforme Shein.

    Deux jours plus tôt, des employés d’une société de livraison avaient alerté la gendarmerie de la découverte d’un colis plutôt lourd et en partie ouvert qui contenait une poupée pédopornographique en silicone de 1,30 mètre, expédiée par la société chinoise Zech. Le destinataire est tout sauf inconnu, étant déjà inscrit au fichier judiciaire des auteurs d’agressions sexuelles (Fijais), à la suite d’une condamnation pour agression sexuelle sur mineur.

    Prison ferme et obligation de soins

    Le scandale de la vente en ligne décomplexée de ces poupées remonte au 3 octobre, quand la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a alerté la justice sur la présence de ces produits sur plusieurs plateformes asiatiques de e-commerce, d’abord sur le site chinois Shein, puis ensuite AliExpress, désormais sous enquête.

    La Répression des fraudes a rendu public la découverte et rappelé aussi aux diffuseurs qu’ils engageaient leur responsabilité pénale : la diffusion, via un réseau de communications électroniques, de représentations à caractère pédopornographique, est passible de 7 ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende. Le communiqué fustigeait en particulier Shein, « un site et une marque pour lesquels des pratiques commerciales trompeuses et des allégations mensongères, ainsi que plusieurs non-conformités, ont déjà été largement constatées et sanctionnées précédemment ».

    En France, une vingtaine d’acheteurs âgés de 20 à 70 ans ont été interpellés et certains déjà traduits en justice. Le 15 décembre, un homme de 41 ans a été condamné à Tarbes à 2 ans de prison ferme avec mandat de dépôt, ainsi qu’à un suivi socio-judiciaire de 5 ans avec obligation de soins pour cet achat, mais aussi pour une agression sexuelle sur une fillette de 8 ans. « Il n’y a pas de doute dans ce dossier. Les jouets sexuels évoquaient clairement des enfants. Il a reconnu l’agression sexuelle. C’est un passage à l’acte pédophile. Nous sentons que ses pulsions prennent clairement le pas sur sa raison », avait lancé le procureur, cité par La République des Pyrénées.