Category: societe

  • Primaire et secondaire, ensemble contre la baisse des moyens

    Primaire et secondaire, ensemble contre la baisse des moyens

    Les lycées Jacques-Chirac (2e), Marie-Curie (5e), Montgrand (6e) et César-Baldaccini (ex-Rempart-Vinci, 7e), ont été bloqués une nouvelle fois, mardi 24 mars, par les élèves. Au lycée Denis-Diderot (13e), une réunion publique a été organisée conjointement avec l’école primaire Malpassé (13e), en fin de journée, à l’annonce de la possible suppression de postes et de classes à la prochaine rentrée. Des professeurs de l’école Gilles-Vigneault (5e), également concernée par des fermetures de classes, ont tenu un rassemblement devant leur établissement.

    « Du public de qualité »

    Au lycée Baldaccini, mardi matin, les élèves ont bloqué les entrées de l’établissement pour la troisième fois depuis le début du mouvement, le 5 mars. « Il s’agit d’un blocage filtrant, pour permettre aux élèves qui ont des examens de passer », précise Gwendal, lycéen et membre du syndicat Mouvement national lycéen (MNL). Une délégation d’élèves et d’enseignants a été reçue par la direction pour « clarifier nos revendications », explique une professeure. Le proviseur, présent, n’a pas souhaité commenter. Selon les personnels en lutte, l’annonce d’une réduction de 50h de la dotation horaire impliquerait, dans ce lycée, « la suppression d’un poste de CPE, de plusieurs spécialités et de classes dédoublées ». Une session de tractage s’est organisée dans l’après-midi, devant le collège Gaston-Defferre, à deux pas, « pour visibiliser notre lutte et parce que 50% de ces collégiens viennent ensuite à Baldaccini. Il faut se battre pour un enseignement public de qualité et éviter l’hémorragie vers le privé. »

    Les primaires en colère

    Les écoles primaires ne sont pas en reste. Devant l’annexe Pardigon de l’école élémentaire Vigneault, une trentaine de professeurs et de parents d’élèves se sont réunis à 16h, ce mardi. « On a appris par les syndicats que la suppression d’une, voire deux classes, était sur la table. Ça voudrait dire plus d’élèves par cours, mais aussi la fermeture d’un des bâtiments de l’école, donc moins d’espace pour nos enfants », explique Célia, parent d’élève. Pierre, un autre parent, ajoute : « Notre école est en REP+, on a vraiment besoin de maintenir nos conditions d’enseignement. On risque juste de mettre nos enfants en échec. »

    Une réunion de travail doit se tenir, ce mercredi 25 mars, avec la Direction des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN) et les syndicats, pour arbitrer des ouvertures et fermetures de classes. « Cette année, la DSDEN n’a pas informé les syndicats des hypothèses de travail en amont de la commission, au prétexte des élections municipales, raconte Sébastien Boistel, représentant syndical FSU-SNUipp et professeur à l’école Malpassé. On ne les a reçues que le 23 mars, alors qu’on parle quand même de la possible fermeture de 50 classes rien qu’à Marseille. » Contacté, le rectorat n’a pas encore donné suite.

    Mobilisation au collège l’Estaque

    Des parents d’élèves organisent un rassemblement, ce mercredi 25 mars, devant le collège l’Estaque (16e). Depuis le 12 janvier, un poste de professeur de français est vacant dans l’établissement. Conséquence : quatre classes de cinquième et quatrième se retrouvent sans solution de remplacement. Avec cette mobilisation, « nous souhaitons interpeller l’administration sur la situation et faire bouger les choses », explique Fabrice, l’un des parents d’élèves. Une pétition circule.

  • Jusqu’à 18 mois ferme pour avoir terrorisé les salariés d’Orange

    Jusqu’à 18 mois ferme pour avoir terrorisé les salariés d’Orange

    Vite identifiés, ces amateurs âgés de 19 à 21 ans, au casier vierge, ont reconnu avoir été payés pour en réalité déstabiliser un point de deal voisin. L’onde de panique au sein d’Orange et l’importante médiatisation ont provoqué le départ définitif de 90% des salariés du siège.

    « On ne vous demande pas de nom. On a compris que vous avez peur de représailles », les rassure le président Bonnifay. « Au départ, on nous a contactés pour péter une vitre. Moi, je filmais, mais le commanditaire nous a dit que c’était pas sérieux, qu’il fallait tirer », explique l’un des prévenus, Saliou, grand sénégalais de 21 ans, accusé avec les autres de dégradation et d’association de malfaiteurs. Il écopera de 3 ans de prison, dont 15 mois ferme, avec maintien en détention.

    « C’était l’aventure sous adrénaline »

    « On a été immatures », se repend Abou, 20 ans, vendeur à Plan de Campagne en fin de CDD. Il indique avoir répondu à une annonce sur Snapchat. « C’était l’aventure sous adrénaline. Au départ, c’était pour 2 000 euros. On s’est fait embobiner quand il a offert 1 000 euros de plus, on s’est dit “pourquoi pas ?” »
    –
    « Et pour un zéro de plus, vous tuez quelqu’un ? », lance le président. « Non, ma mère m’a très bien éduqué ».
    – « C’est pas la DZ Mafia, qui tue partout où elle passe, qui vous a payés ? », tente la procureure. « Je ne veux rien savoir du commanditaire », se referme aussitôt le minot, payé au final 300 euros et coffré depuis à Luynes. Il écopera de 3 ans de prison, dont 18 mois ferme.

    Sur son téléphone, des annonces questionnent : « DZNG recrute sicario, mission enlèvement », « Cherche pilote au plus vite », « Cherche shooter bien bien payé. Pas de blabla, venez en DM », « Rabatteur 80 euros, secteur la Savine, Saint Loup même prix », « Poste charbonneur 300 euros », « Mission sicario dodo, 20 000 euros, tenue, arme fournies, itinéraire sera donné, contactez si prêt à bouger »… « Mission Dodo, c’est un assassinat vu le prix ! », lance un juge assesseur. « C’est vraiment un malentendu, j’ai cliqué sur un lien, j’ai rien à voir avec DZ Mafia ni aucun groupe. »

    « Les contrats sont de plus en plus confiés à de jeunes immatures », rappelle la procureure, Agnès Rostoker, devant ces « trois exécutants zélés d’une mission confiée par le crime organisé pour terroriser une société ». « Qui peut ignorer les cadavres semés par la DZ Mafia ?! Le motif le plus profond, ce n’est pas l’argent, mais leur fascination pour une organisation de tueurs et de psychopathes, leur adhésion profonde à des contre valeurs malsaines. » Pour avoir « fait le jeu d’une organisation criminelle qui pourrit notre société, la peine doit être exemplaire », annonce le ministère public, qui requiert cinq ans de prison, dont trois ferme, contre les deux premiers et deux ans, dont un ferme aménageable, contre le copain qui les a véhiculés.

    « Au départ, c’est une virée entre copains qui zonent le 31 décembre et boivent des Capri Sun à 1,30 euro », plaide Me Samir Bouchama pour le chauffeur relaxé pour association de malfaiteurs, mais condamné à un an avec sursis. « C’est un énorme gâchis, plaide Me Samuel Katz pour Saliou. Vous n’avez aucun élément qui oriente sur DZ Mafia. On donne en pâture ces trois-là à votre juridiction pour complaire. On se contente du menu fretin qu’on vous demande de broyer. Mais ce sont des pieds nickelés qui venaient casser quelques vitres. Ce ne sont pas des cramés, ils ont un avenir. »

    « C’est des minots qui ont fait n’importe quoi et qui viennent la tête basse. C’est pas si grave que ça, même si DZ Mafia a peut-être tiré les ficelles », plaide Me Bruce Blanc pour Abou.

    Constitué partie civile, la CFE-CGC d’Orange obtient un euro symbolique. Le syndicat majoritaire a rappelé que « le siège de Saint-Mauront ne peut plus recevoir de salariés parce que la peur est là ». Le groupe Orange, présent, a dit « le traumatisme des salariés pour leur siège victime de tirs à l’arme lourde ». Il obtient un renvoi au 19 mars 2027 pour l’indemnisation.

  • Marseille, lève-toi contre la barbarie à Gaza !

    Marseille, lève-toi contre la barbarie à Gaza !

    Au début du mois d’avril 2026, une flottille partira du port de Marseille en direction de Gaza. Elle ne porte pas seulement du matériel médical mais également du matériel pour tenter de reconstruire des moyens de subsistance (pêche, agriculture…) et d’éducation ; elle est un acte de rupture face à l’innommable et un moyen pacifique de dénoncer la barbarie qui s’exerce contre le peuple palestinien.

    Briser le silence et les complicités À Gaza, des enfants meurent de faim et des familles entières sont exterminées. Face à ce génocide, nous refusons le silence des « gouvernements complices ». Nous dénonçons

    • La responsabilité directe de nos dirigeants qui, par leur connivence avec l’état israélien cautionnent l’horreur.

    • Le silence des grands médias dans leur devoir d’informer sur la réalité du massacre.

    • La complicité active de grandes entreprises françaises, telles que Carrefour ou la BNP, qui participent au maintien d’un système d’oppression.

    Nous exigeons la levée immédiate et totale du blocus imposé par l’État israélien, un siège illégal et génocidaire.

    Marseille : Port de résistance et de dignité Marseille, ville d’exil et de solidarité, ne peut rester complice par son inaction. C’est pourquoi nous, habitants de l’Estaque et citoyens de tous les quartiers de Marseille, appelons à une mobilisation massive autour de la Flottille pour Gaza. Nous interpellons les élus de notre ville : l’heure est aux actes politiques clairs pour placer Marseille du côté de la dignité humaine.

    Nous demandons que le prochain conseil municipal vote le jumelage officiel de Marseille avec Gaza, un jumelage de résistance et de solidarité pour signifier à sa population qu’elle n’est pas seule

    Rejoignez le mouvement.

    La flottille ne transportera pas des armes, mais l’exigence que le droit à la vie et aux soins ne soit plus négociable. Ceux qui monteront à bord risquent leur sécurité pour porter notre message. Nous devons leur assurer un départ digne et une ville unie derrière eux.

    Signataires :

    La liste des signataires personnalités et organisations en soutien à la Tribune : Imotep pour les membres de IAM. Gari Greu du Massalia Sound System. Mousse et Hakim de Zebda ; Sanseverino Stephane ; Eric Antoine humoriste ; Mourad Musset de la rue ketanou ; Hazem pour le Molotof ; Toma Feterman de la Caravane Passe ; Hakim Hamadouche de Rachid Taha ; Gérard Meylan et Malek Hamzaoui de l’équipe de Robert Guediguian; Karim Dridi cinéaste ; Pierre Stambul de l’UJFP.

    Organisations déjà signataires : collectif 13 droit des femmes ; ATTAC Marseille ; Mrap ; Ufjp ; MassalaVox  ; «Éclosion 13» (avec les femmes artistes de Gaza) ; CQFD ; L’harmonie (estaque) ; Le donut ; FCP (festival Ciné Palestine) ; Association Rizoma ; MAGPAL (Marseille Gaza Palestinne)  ; Palestine 13 ( AFPS locale) ; Didac’Ressources.

    Les habitants de l’Estaque et de Marseille membres du collectif de soutien à la Flottille : Agnès Mazzocco, Ambrine Brik, Aminda Huille, Anne Bonnaire, Anne Boluda, Anne Keller, Arianna Cecconi, Badra Delhoum, Cathy Chatzopoulos, Chadia Tachouaf, Christine Verniere, Claude Hirsh, Corinne Lefort, Daniella Failla, Djamel Khenouf, Djazaïr Yacoubi, Elisabeth Stephanus, Elise Meouchy, Emilie Ribaute, Fathi Bouaroua, Florencia Carlin, Florian Lando, Héloïse Roydiy, Henry Saint-Jean, Jean-Charles Mathieu, Kader Atia, Kevin Vacher, Léa Bouaroua, Luci Lando, Margo Chou, Michel Teule, Michèle Bitton, Mireille Lando, Myriam Guiral, Pierre Ciaravela, Philippe Stephanus, Raïb Setita, Régine Fiorani, Sarah Righl, Sophie Etienne, Sébastien Barles, Thierry Lando, Thierry Louchon, Thomas Figuera, Valentina Corro, Valerie Bournet, Youssef Khafif, Christophe Oudelin, Mohamed Bensaada, Manuel Bompard (député), Sébastien Delogu (député), Vincent Geisser, Aicha Sif, Nouriati Djambaé, Aicha Guedjali, Nicolas Memain, Philippe Foulquié, Cyrille Hanappe, Isabelle Bourboulon, Hubert Colas, Charles Hoarau, Samy Joshua, Sébastien Thierry, Samuel Wahl, Frédéric Michel, Laurent Mucchielli, Marc Mercier, Sophie Epstein, Jérôme Mazas, Soizic Beaumier

  • [Maj] Les deux navires espagnols historiques ne pourront pas jetter l’ancre pendant quatre jours

    [Maj] Les deux navires espagnols historiques ne pourront pas jetter l’ancre pendant quatre jours

    L’un est une réplique, l’autre un original. Mais les deux sont les témoins d’une époque historique. Le Galeón Andalucía et le Pascual Flores, tous deux parrainés par la Fondation Nao Victoria, aurait du escale pour la première fois à Port-de-Bouc du 25 au 29 mars, et détonner dans le paysage des petits bateaux de plaisance.

    Le premier navire est un galion espagnol du XVIe siècle conçu à la suite d’un long processus de recherche historique par Ignacio Fernández Vial juste avant l’Exposition universelle de 2010 à Shanghai. Ce grand trois mats à la poupe décorée de l’Esperanza du Triana est une reproduction d’une unité des flottes de la Nouvelle Espagne, de Tierra Firme et du galion de Manille, qui commerçaient avec divers ports d’Amérique et d’Asie depuis les ports espagnols au cours du XVIIe siècle.

    Naviguer sur le Pascual Flores

    Le second est une goélette de 1917, l’un des 64 bateaux-pilotes de la flotte à voile de Torrevieja (dans la province d’Alicante), qui a compté jusqu’à 200 navires. Il servait au transport de fruits, de sel et de frets divers. C’est en 1999 que la municipalité de Torrevieja a racheté le Pascual Flores pour en faire un navire témoin de cette période florissante et l’ambassadeur de la ville. Il a été restauré pour devenir un navire-musée flottant avec l’aide de la Fondation Nao Victoria.

    Álvaro Paniagua est actuellement à bord de la goélette avec onze autres membres d’équipage et huit passagers, en provenance de La Spezia. « Il y a eu quelques améliorations faites sur le bateau ces cinquante dernières années, mais la manière de naviguer est plus ou moins la même qu’au début du XXe siècle, témoigne-t-il. Certes, nous avons un moteur mais les manœuvres sont demeurées inchangées. Nous n’utilisons par exemple ni treuil ni système hydraulique pour les voiles. »

  • Des lycéens à la découverte de la police et de la justice

    Des lycéens à la découverte de la police et de la justice

    Magistrats, avocats, scènes de crime, armes… Des lycéens de filière professionnelle de Martin Bret à Manosque ont pu découvrir lundi les coulisses et les rouages de la justice et de la police nationale. Le matin, ils se sont rendus au tribunal d’instance, où ils ont reconstitué un procès. L’après-midi, ils sont allés au commissariat, où les policiers leur ont montré une fausse scène de crime, les cellules de garde à vue ou encore leurs armes.

    Casser la barrière

    entre jeunes et policiers

    L’objectif de cette journée en immersion était de susciter des vocations et de « casser la barrière qu’il peut y avoir entre les jeunes et les policiers », explique Caroline Paolasso, vice-présidente à la politique de la ville de l’agglomération Durance Luberon Verdon, qui organisait l’événement avec le CDAD 04 (conseil départemental d’accès aux droits).

    « Il faut passer l’examen du barreau, c’est très difficile, il faut s’accrocher », raconte aux jeunes Me Julie Okon, avocate à Manosque. Mais, « il ne faut pas se laisser effrayer par le travail. Quand on a envie, on y arrive », les rassure Me Emmanuelle Orta.

    « Pourquoi on a pas le droit d’aller en boîte de nuit quand on est avocat ? », demande un lycéen, étonné de la remarque de la bâtonnière qui leur a expliqué que, lorsqu’on était avocat, on ne pouvait pas « danser sur les tables en boîte de nuit ». « Notre attitude doit être irréprochable, nous représentons la justice partout, en toutes circonstances », lui répond Me Orta.

    « Est-ce que vous avez le droit de porter des armes à feu ? », « vos vitres, elles sont blindées ? », « est-ce que vos gilets arrêtent les balles de fusil à pompe ? », ont ensuite demandé les lycéens aux policiers manosquins.

  • La lutte contre le narcotrafic reste la priorité numéro 1

    La lutte contre le narcotrafic reste la priorité numéro 1

    La lutte contre le narcotrafic, qui a marqué le Vaucluse en 2025 avec plusieurs fusillades mortelles notamment à Avignon, restera en 2026, comme en 2025, « la priorité numéro 1 », assure le préfet Thierry Suquet, lors d’une conférence de presse pour faire le bilan de l’activité des services de sécurité publique au cours de l’exercice.

    Entouré des représentants des forces de police, de gendarmerie et des parquets d’Avignon et de Carpentras, le préfet chiffre cette lutte sur 2025 et entend la poursuivre. La préfecture affirme que 11 points de deal ont été fermés en un an. Il en resterait 19 sur le territoire, contre 30 en 2024 et 66 en 2022. Mais aussi 364 armes saisies, soit 11,7 % de plus qu’en 2024. Dans le même temps, 4 653 infractions à la législation sur les stupéfiants ont été constatées en zone police et gendarmerie. Une progression liée notamment à la loi contre le narcotrafic de juin 2025. Celle-ci a notamment permis 4 fermetures administratives de commerces dont le lien avec des activités illégales avait été constaté. « Quand c’est lié à la délinquance, ces fermetures sont très importantes car cela permet de taper dans le porte-monnaie. Les saisies, cela fait parfois plus mal aux délinquants que d’aller en prison », glisse le colonel de gendarmerie William Mialon.

    Du côté de la procureure d’Avignon, Stéphanie Aouine, qui affirme que le Vaucluse « s’est approprié très rapidement les nouveaux dispositifs », on se réjouit également d’une collaboration plus poussée entre les services dans ce combat. « C’est une stratégie qui paye. Il n’y a pas un jour où on ne travaille pas un dossier en lien avec le narcotrafic. Il faut être cohérent et coordonné sur ce sujet », ajoute-t-elle. « Les trafics et la délinquance s’adaptent. Ces dossiers nécessitent plus de technicité », ajoute Hélène Mourges, procureure de Carpentras, qui assure que sa juridiction a deux fois plus de dossiers liés au trafic de stupéfiants que d’autres de taille similaire. D’autant que le nombre de tentatives d’homicide a également augmenté de 28 % avec 45 faits en 2025. Et que « bon nombre de ces faits ont un lien, direct ou indirect, avec des réseaux criminels impliqués dans le narcotrafic », assure la préfecture.

    Violences familiales

    « Les stupéfiants, et les addictions en général, y compris à l’alcool, sont aussi présents dans énormément de dossiers de violences par exemple, notamment intrafamiliales », poursuit Hélène Mourges.

    La lutte contre les violences intrafamiliales est d’ailleurs pointée comme la deuxième priorité des forces de sécurité. Car celles-ci ont nettement augmenté sur le département avec une hausse de 32,5 % des interventions de la police et de la gendarmerie, avec 1 946 actes. Mais surtout quatre homicides en contexte familial.

    Mais aussi la lutte contre les violences faites aux femmes, dans un territoire qui a été le théâtre du procès des viols de Mazan. En 2025, il y a eu 3 842 plaintes de femmes majeures enregistrées, soit une augmentation de 7,2%. Et souligne qu’en 2025, il y a eu moitié plus de peines d’emprisonnement dans des affaires liées à ces violences. Tout en restant vigilants sur d’autres facteurs comme la sécurité routière ou encore les atteintes aux biens.

  • Nouvelle mobilisation dans l’éducation annoncée jeudi

    Nouvelle mobilisation dans l’éducation annoncée jeudi

    Non au budget d’austérité ! Des moyens pour l’école ! » Ce sont les mots d’ordre de l’appel à la grève générale pour ce jeudi 26 mars par l’intersyndicale des Bouches-du-Rhône, qui rassemble la CGT Educ’Action, la FSU, la Fnec FP-FO et SUD éducation.

    « Nos revendications portent sur les moyens humains. Les personnels sont impactés par la loi de finances avec les suppressions de postes qui se matérialisent par la fermeture de classes dans le premier degré et la perte d’heures dans les lycées généraux, professionnels et polyvalents », explique Magali Hidalgo, membre de la CGT Educ’Action. Assistantes sociales, enseignants et lycéens devraient suivre l’appel à la grève et se mobiliser ce jeudi.

    Écoles et collèges concernés

    Le premier degré est également touché. Les préoccupations concernent le manque d’enseignants et les remplacements. Des collèges et écoles primaires commencent à rejoindre la mobilisation des lycées dans le département. Le lycée Diderot (13e) créé un mouvement de jonction avec l’école élémentaire Malpassé (13e) avec une réunion publique, ce mardi 24 mars à 18h, pour préparer la journée d’action de jeudi.

    Un rassemblement est organisé par les parents d’élèves de l’école élémentaire Gilles-Vigneault (5e), ce mardi à 16h30, devant l’annexe Pardigon, contre la potentielle fermeture de deux classes. Un appel à la grève nationale est prévu le 31 mars. Il sera un « rebond pour la mobilisation », pour Magali Hidalgo.

    Jeudi 26 mars, le rassemblement est prévu à 11h aux Réformés à Marseille

  • La chapelle Buffon, vingt ans de gâchis alors qu’elle allait enfin être confortée

    La chapelle Buffon, vingt ans de gâchis alors qu’elle allait enfin être confortée

    Au lendemain de l’incendie qui a ravagé la chapelle des Carmélites (4e) classée monument historique avec l’ensemble des bâtiments du parc Longchamp, le constat d’un gâchis s’impose. Victime collatérale de l’effondrement de la toiture : un os de baleine que le Musée d’Histoire Naturelle stockait, enseveli sous les gravats des voûtes. En 2003, un marché mal évalué qui prévoyait sa reconversion en salle de conférences ou de concerts, avait capoté. Puis la municipalité Gaudin avait sorti la chapelle de la grande opération de restauration du palais Longchamp. En mars 2022, l’édifice « en état de dégradation très avancé » est déclaré en péril imminent.

    Le confortement de la chapelle par la pose de quatre tirants forés était prévu pour octobre 2025. Le marché public tardivement lancé en juillet 2025 pour un montant global de 235 000 euros venait seulement d’être notifié le 10 mars 2026 aux entreprises Mariani et Vivian. Les subventions de la DRAC avaient été maintenues. Désormais, c’est le sauvetage de la chapelle qui doit être programmé. Les marins-pompiers ont envoyé hier un robot inspecter le site avant la venue des experts demain.

    D’où l’émoi du Collectif des écoles de Marseille et la « vive indignation » exprimée par l’association nationale Sites & Monuments : « Malgré une situation parfaitement identifiée, aucune mesure effective de sécurisation, de conservation ou de mise hors de danger n’a été mise en œuvre durant près de quatre années. Une telle inertie constitue une carence fautive manifeste. »

    Les agents du parc signalaient souvent au cours de leur tournée les intrusions de jeunes galopant sur les toits. La chapelle et ses abords sont tagués depuis des mois, y compris ses murs intérieurs. Pourquoi l’édifice de 1837 n’était-il pas équipé d’un détecteur de présence comme l’EPF le fait sur ses friches et immeubles vacants exposés au squat et aux dégradations ? Le marché de gros œuvre prévoyait justement la pose de protections anti-intrusion « afin d’éviter l’accès sur les toitures depuis l’appentis nord ».

    Pour ne prendre aucun risque, l’école maternelle Longchamp restera fermée. Depuis 4 ans toutes ses fenêtres en façade nord sont occultées pour parer à un risque d’effondrement de la chapelle.

  • À Val Plan, le projet de rénovation est remis à plat

    À Val Plan, le projet de rénovation est remis à plat

    À la Rose, le projet de rénovation de l’imposante cité Val Plan devait être le symbole de la gouvernance de 13 Habitat, placée sous la présidence de Nora Preziosi. Mais le projet à 52 millions d’euros pour isoler les 745 logements, créer des balcons suspendus pour tous et revégétaliser les espaces extérieurs est révisé. Prévus pour ce début d’année, les travaux devraient finalement démarrer fin 2027.

    « La cité est devenue un vrai dépotoir », avait alerté Christelle, responsable de l’association CLCV de Val Plan. Le 13 mars, les locataires s’étaient mobilisés au pied des deux tours, laissant éclater leur colère, après trois semaines d’absence de nettoyage des extérieurs et des parties communes. Contacté, le bailleur social, qui présente ses « excuses aux locataires », explique : « Notre marché permettant le remplacement temporaire des agents de terrain en arrêt de travail, vient d’être renouvelé. Sa notification a été retardée en raison d’un recours intenté par un candidat. » La situation devrait être « rapidement » rétablie, précise 13 Habitat, ajoutant : « Notre marché 3D (dératisation, désinsectisation, désinfection) vient lui aussi d’être renouvelé. »

    Nouvelle concertation

    Outre le problème des déchets débordant des conteneurs à ordures, c’est encore l’état du bâti qui avait poussé les locataires à se mobiliser. Construite en 1966, la cité n’avait fait l’objet d’aucune rénovation.

    « Chauffages défaillants », « murs moisis par l’humidité » et « béton grignoté par l’usure », listaient les habitants, craignant de voir l’amélioration de leur cadre de vie passer à la trappe. « La décision de réhabiliter l’ensemble de la cité est maintenue par la nouvelle gouvernance », rassure le bailleur social en proie à un grand remaniement interne. Mais il précise : « À la suite des négociations avec les associations de locataires qui n’ont pas abouti pour définir un nécessaire accord collectif, notre maîtrise d’œuvre va reprendre les études et présentera un nouveau projet aux résidents avant la mi-mai 2026. » Le projet définitif sera arrêté après une nouvelle concertation. Avec un démarrage des travaux « prévu entre mars et septembre 2027 ».

  • Dix interpellations dans l’exécution de Mehdi Kessaci

    Dix interpellations dans l’exécution de Mehdi Kessaci

    Quatre mois après l’assassinat de Medhi Kassaci, l’enquête a connu un développement majeur, lundi matin, avec l’interpellation dans la région marseillaise et dans l’Hérault de dix individus, 8 hommes et 2 femmes, a indiqué le parquet national anticriminalité organisée (PNACO), confirmant une information du Parisien.

    Frère d’Amine Kessaci, militant écologiste engagé contre le narcotrafic et élu dimanche sur la liste victorieuse de Benoît Payan, Mehdi, 20 ans, a été abattu le 13 novembre 2025 par un commando à moto alors devant la pharmacie du rond-point Claudie d’Arcy (4e). Inconnu de la police et de la justice, son assassinat avait été vite interprété par le procureur de la République, Nicolas Bessone, comme pouvant s’agir d’un crime d’intimidation, alors que son demi-frère, Brahim, 22 ans, impliqué dans le narcotrafic, avait été tué fin 2020 dans un règlement de compte.

    La mort de Mehdi Kessaci avait provoqué une onde de choc à Marseille, obligeant le gouvernement à promettre une lutte sans merci contre le narcobanditisme et en particulier la DZ Mafia. « C’est la victoire de mon petit frère Mehdi », a dit dimanche soir Amine Kessaci, sitôt élu et qui vit depuis sous escorte et porte un gilet pare-balles.

    C’est d’ailleurs ce lundi que c’est ouvert devant la cour d’assises d’Aix-en-Provence (lire ci-dessus) le procès de deux chefs présumés de la DZ Mafia pour un double assassinat en 2019, avant la naissance du groupe criminel. Un des accusés, Amine Oualane, est présenté comme une des pistes dans l’assassinat de Mehdi Kessaci, selon Le Monde et l’AFP.