Category: societe

  • Au pied de la mairie, un jardin paysager a remplacé le bitume

    « Là où autrefois était une vaste esplanade, fonctionnelle mais froide, maintenant, à deux pas des quais, le parvis de l’hôtel de ville s’est transformé en jardin arboré, propice aux sorties de mariage, aux moments de calme et de détente », présente, vendredi en fin d’après-midi devant le public, le maire (DVD) Alexandre Doriol.

    « Nous avons gardé les arbres existants et nous avons planté près de 40 nouvelles essences de savonniers, camphriers, aubépines (…) et des arbustes adaptés au climat méditerranéen », détaille-t-il. Depuis le premier coup de pioche, ou plutôt de tractopelle, un matin gris du 13 janvier, les travaux d’aménagement du parvis de l’hôtel de ville, réalisés sur 2 510 mètres carrés (3 166 en tout si on inclut ceux de la placette Romain-Rolland, de l’autre côté de la rue) ont duré jusqu’à fin juillet. Ils ont coûté plus de 1,3 million d’euros.

    Davantage de vert

    Adjoint aux travaux et aux espaces verts, Noël Collura explique : « Dès que le maire est arrivé aux affaires, en 2023*, il a souhaité transformer le parvis de l’hôtel de ville. L’endroit, noir, couvert de bitume, retenait la chaleur… ». Architecte paysagiste ciotadenne, Sarah Ten Dam a dessiné le projet, avec le bureau d’études marseillais Alma Provence. La feuille de route était de « désimperméabiliser l’espace, végétaliser et créer un lieu de vie devant l’hôtel de ville », énonce-t-elle. À la place du bitume couleur charbon, des allées en béton désactivé, claires, créent aujourd’hui une promenade pour les piétons et égaient l’endroit, exposé au Nord. Au magnolia et au cèdre d’envergure, enracinés de longue date dans les talus, tout comme les micocouliers, la paysagiste a ajouté des essences aux feuilles caduques. À intervalles réguliers, les passants trouvent un mobilier urbain, des chaises autour de tables d’échecs, pour jouer, ou faire une halte. Un point d’eau complète l’ensemble. Autre changement, de taille : « Auparavant, il y avait des escaliers assez raides à l’entrée de la mairie. Désormais ils occupent toute la base de l’hôtel de ville », précise Noël Collura. « Ce projet s’inscrit dans la continuité des opérations de requalification et de verdissement du Port-Vieux, où nous avons planté 18 arbres, et du Domaine de la Tour, pour créer une trame verte dans la ville », souligne le maire.

    * Suite à la démission d’Arlette Salvo, Alexandre Doriol, son 1er adjoint est devenu maire.

  • La Chrysalide lance son appel pour financer des projets

    « Une brioche contre un don » pourrait être la variante d’« un bonbon ou un sort », pour la Chrysalide, qui gère 14 établissements d’accueil et de services à domicile pour l’accompagnement, l’éducation, la formation, le travail et l’hébergement de personnes en situation de handicap mental. Comme chaque année depuis plus de vingt ans, l’association lance, en ce début octobre, son opération brioches, qui s’achèvera le 12.

    Le principe est simple : en échange d’une viennoiserie, les habitants doivent donner un minimum de 6 euros. L’an passé, cette mobilisation avait permis de collecter près de 80 000 euros. « Ces sous nous servent à investir dans des projets, des voyages ou des activités uniquement, ils ne vont pas dans le fonctionnement », précise le président, Bernard Cathalot.

    Cette année, l’enjeu est de taille. Les fonds récoltés permettront de concrétiser un ambitieux projet immobilier à plusieurs millions d’euros : la construction d’un nouvel établissement pour remplacer le foyer de vie de l’Adret, qui accueille actuellement 44 résidents. « Les locaux étaient vieillissants. Ils ont été construits il y a plus de trente ans, précise le maire de Martigues, Gaby Charroux (PCF). Ça permettra à la Chrysalide d’être propriétaire, puisqu’actuellement, le site appartient à la Semivim [le bailleur social de la Ville, Ndlr]. »

    Trop peu d’établissements

    Situé près du stade Julien-Olive, le terrain a déjà été acheté par l’association, qui aimerait que les travaux s’achèvent d’ici trois ans. « Normalement, on devrait doubler le nombre de places qu’il y avait à l’Adret et on pourra accueillir 80 personnes en situation de handicap, détaille Bernard Cathalot. Il y aura diverses choses : des appartements pour les vieillissants, d’autres couchages pour celles et ceux qui travaillent à l’Esat [établissements et services d’accompagnement par le travail, Ndlr], le Service d’accompagnement à la vie sociale de Saint-Mitre-les-Remparts sera aussi rapatrié… »

    La Chrysalide porte aussi un projet d’extension de la Maison d’accueil spécialisée (MAS) de Fos-sur-Mer, destinée aux personnes lourdement polyhandicapées. Une urgence face à la liste d’attente qui ne cesse de s’allonger. Le président souligne : « Sur les 14 établissements, nous prenons actuellement en charge 650 individus. Le même nombre de gens patiente sur notre registre. »

    Bernard Cathalot pointe le « manque d’établissements », les pathologies qui sont « de mieux en mieux identifiées », l’accroissement des risques psychosociaux et le manque d’anticipation des pouvoirs publics sur le vieillissement des personnes en situation de handicap.

    Mauricette, bénévole au sein de la Chrysalide, témoigne : « Les enfants, à une époque, ne vivaient pas longtemps. Quand ma fille a été diagnostiquée de sa maladie, on m’a dit qu’elle vivrait six mois, puis dix ans, puis vingt. Aujourd’hui, elle a 58 ans… » Bref, le handicap reste encore trop impensé.

  • Le Centre Ressource sera au château de la Saurine

    Le Centre Ressource sera au château de la Saurine

    Depuis plus de vingt ans, dans ses locaux des Milles, le Centre Ressource accompagne des patients atteints de cancers, quels qu’ils soient, et propose une variété de soutiens, du « psychologue à l’esthéticienne ». « On a des ateliers collectifs et individuels, c’est un lieu non médicalisé, non stérile, l’idée est que ce soit convivial et chaleureux, afin que les patients ne se sentent pas dans un milieu anxiogène comme à l’hôpital », résume Cécile Bonin, responsable du développement. Dans cette ambition, celle de s’éloigner du milieu aseptisé de certains lieux de soin, le Centre Ressource franchit une nouvelle étape. D’ici décembre, l’association signera l’acquisition du château de la Saurine, à Meyreuil, où le dispositif d’appui, d’ailleurs reconnu d’intérêt public, poursuivra son action dans un lieu « proche de la nature », selon Stéphane Salord, président du conseil d’administration du Centre Ressource aixois. « Ce qui, idéalement, permettrait une installation en 2027 », espère le docteur Jean-Loup Mouysset, cancérologue, fondateur de l’association Centre Ressource.

    « Cela fait deux ans que toute l’équipe travaille sur le projet, poursuit Cécile Bonin. On est dans un changement d’échelle du Centre Ressource. »

    Accompagner encore plus

    L’installation à venir dans le château a pu être réalisée par le biais d’un financement bancaire, le soutien d’investisseurs particuliers et une opération de financement participatif permettant de récolter plus de 368 000 euros, selon les chiffres de la semaine dernière. L’équipe du Centre n’a pas communiqué la valeur du bien à ce stade, respectant le souhait du propriétaire. Au château de la Saurine, l’équipe du Centre prévoit de développer ses activités, les programmes courts comme de six mois, accompagner encore plus de bénéficiaires mais aussi travailler sur l’accompagnement des aidants et proches de malades, le tout dans une bâtisse qui deviendra un « centre de santé intégrative ». « Nous ne sommes pas une clinique, ce ne sont pas des soins médicaux mais des programmes complémentaires », rappelle Jean-Loup Mouysset. « Ce projet, on l’imagine comme un écosystème : on a ce bâtiment sur 10 hectares de terrain et l’idée est de concentrer sur ce lieu un lieu de vie, axé sur la formation et la prévention », souligne Emmanuel Guyot, responsable des politiques environnementales du projet. « Sur douze hectares, vous avez six hectares agricoles, classés boisés », précise Stéphane Salord. Un espace complémentaire pour les personnes diagnostiquées. « Elles sont 1 300 personnes à apprendre qu’elles ont un cancer chaque jour en France, selon les chiffres de l’OMS », rappelle Jean-Loup Mouysset.

  • Le Centre Ressource sera au château de la Saurine

    Depuis plus de vingt ans, dans ses locaux des Milles, le Centre Ressource accompagne des patients atteints de cancers, quels qu’ils soient, et propose une variété de soutiens, du « psychologue à l’esthéticienne ». « On a des ateliers collectifs et individuels, c’est un lieu non médicalisé, non stérile, l’idée est que ce soit convivial et chaleureux, afin que les patients ne se sentent pas dans un milieu anxiogène comme à l’hôpital », résume Cécile Bonin, responsable du développement. Dans cette ambition, celle de s’éloigner du milieu aseptisé de certains lieux de soin, le Centre Ressource franchit une nouvelle étape. D’ici décembre, l’association signera l’acquisition du château de la Saurine, à Meyreuil, où le dispositif d’appui, d’ailleurs reconnu d’intérêt public, poursuivra son action dans un lieu « proche de la nature », selon Stéphane Salord, président du conseil d’administration du Centre Ressource aixois. « Ce qui, idéalement, permettrait une installation en 2027 », espère le docteur Jean-Loup Mouysset, cancérologue, fondateur de l’association Centre Ressource.

    « Cela fait deux ans que toute l’équipe travaille sur le projet, poursuit Cécile Bonin. On est dans un changement d’échelle du Centre Ressource. »

    Accompagner encore plus

    L’installation à venir dans le château a pu être réalisée par le biais d’un financement bancaire, le soutien d’investisseurs particuliers et une opération de financement participatif permettant de récolter plus de 368 000 euros, selon les chiffres de la semaine dernière. L’équipe du Centre n’a pas communiqué la valeur du bien à ce stade, respectant le souhait du propriétaire. Au château de la Saurine, l’équipe du Centre prévoit de développer ses activités, les programmes courts comme de six mois, accompagner encore plus de bénéficiaires mais aussi travailler sur l’accompagnement des aidants et proches de malades, le tout dans une bâtisse qui deviendra un « centre de santé intégrative ». « Nous ne sommes pas une clinique, ce ne sont pas des soins médicaux mais des programmes complémentaires », rappelle Jean-Loup Mouysset. « Ce projet, on l’imagine comme un écosystème : on a ce bâtiment sur 10 hectares de terrain et l’idée est de concentrer sur ce lieu un lieu de vie, axé sur la formation et la prévention », souligne Emmanuel Guyot, responsable des politiques environnementales du projet. « Sur douze hectares, vous avez six hectares agricoles, classés boisés », précise Stéphane Salord. Un espace complémentaire pour les personnes diagnostiquées. « Elles sont 1 300 personnes à apprendre qu’elles ont un cancer chaque jour en France, selon les chiffres de l’OMS », rappelle Jean-Loup Mouysset.

  • La Chrysalide lance son appel pour financer des projets

    La Chrysalide lance son appel pour financer des projets

    « Une brioche contre un don » pourrait être la variante d’« un bonbon ou un sort », pour la Chrysalide, qui gère 14 établissements d’accueil et de services à domicile pour l’accompagnement, l’éducation, la formation, le travail et l’hébergement de personnes en situation de handicap mental. Comme chaque année depuis plus de vingt ans, l’association lance, en ce début octobre, son opération brioches, qui s’achèvera le 12.

    Le principe est simple : en échange d’une viennoiserie, les habitants doivent donner un minimum de 6 euros. L’an passé, cette mobilisation avait permis de collecter près de 80 000 euros. « Ces sous nous servent à investir dans des projets, des voyages ou des activités uniquement, ils ne vont pas dans le fonctionnement », précise le président, Bernard Cathalot.

    Cette année, l’enjeu est de taille. Les fonds récoltés permettront de concrétiser un ambitieux projet immobilier à plusieurs millions d’euros : la construction d’un nouvel établissement pour remplacer le foyer de vie de l’Adret, qui accueille actuellement 44 résidents. « Les locaux étaient vieillissants. Ils ont été construits il y a plus de trente ans, précise le maire de Martigues, Gaby Charroux (PCF). Ça permettra à la Chrysalide d’être propriétaire, puisqu’actuellement, le site appartient à la Semivim [le bailleur social de la Ville, Ndlr]. »

    Trop peu d’établissements

    Situé près du stade Julien-Olive, le terrain a déjà été acheté par l’association, qui aimerait que les travaux s’achèvent d’ici trois ans. « Normalement, on devrait doubler le nombre de places qu’il y avait à l’Adret et on pourra accueillir 80 personnes en situation de handicap, détaille Bernard Cathalot. Il y aura diverses choses : des appartements pour les vieillissants, d’autres couchages pour celles et ceux qui travaillent à l’Esat [établissements et services d’accompagnement par le travail, Ndlr], le Service d’accompagnement à la vie sociale de Saint-Mitre-les-Remparts sera aussi rapatrié… »

    La Chrysalide porte aussi un projet d’extension de la Maison d’accueil spécialisée (MAS) de Fos-sur-Mer, destinée aux personnes lourdement polyhandicapées. Une urgence face à la liste d’attente qui ne cesse de s’allonger. Le président souligne : « Sur les 14 établissements, nous prenons actuellement en charge 650 individus. Le même nombre de gens patiente sur notre registre. »

    Bernard Cathalot pointe le « manque d’établissements », les pathologies qui sont « de mieux en mieux identifiées », l’accroissement des risques psychosociaux et le manque d’anticipation des pouvoirs publics sur le vieillissement des personnes en situation de handicap.

    Mauricette, bénévole au sein de la Chrysalide, témoigne : « Les enfants, à une époque, ne vivaient pas longtemps. Quand ma fille a été diagnostiquée de sa maladie, on m’a dit qu’elle vivrait six mois, puis dix ans, puis vingt. Aujourd’hui, elle a 58 ans… » Bref, le handicap reste encore trop impensé.

  • Une classe d’initiation à la mer ouvre au collège Vieux-Port

    Une heure de cours en plus par semaine pour apprendre à lire des cartes maritimes, les vents ou découvrir les métiers de la mer. C’est ce à quoi se sont engagés les élèves de troisième de cette première classe baptisée Bimer, au collège Vieux-Port. Créé en 2018 au sein de l’académie de Nice, ce Brevet d’initiation à la mer (Bimer) veut faire découvrir aux collégiens les métiers de la navigation, ainsi que la base scientifique et technique maritime.

    Cette année, c’est au collège Vieux-Port qu’a ouvert la 28e classe Bimer de l’académie Aix-Marseille. Cette classe « est aussi le moyen de montrer que sur notre territoire, à 500 mètres du collège, il y a le Grand Port maritime (GPMM) qui propose un vaste panel de métiers inconnus, explique Patrick Maddalone, directeur des ressources humaines du GPMM. L’idée est aussi de leur montrer toutes les opportunités qu’ils pourraient avoir sur leur projet professionnel et leur vie future. » Ainsi, à la fin de l’année, les collégiens passeront un examen sur les connaissances acquises au cours de l’année autour de la construction des navires, la météo, les réglementations maritimes et enfin les enjeux géopolitiques.

    « Ce type de brevet vous différenciera par rapport aux autres élèves », insiste le recteur de l’académie Aix-Marseille, Benoit Delaunay, devant une vingtaine d’élèves. Le brevet peut d’ailleurs être repassé plusieurs fois pour avoir des qualifications différentes : débutant, maîtrise, avancé et expert. Des élèves qui ne semblent pourtant pas novices : quand le recteur présente des questions types, ils sont deux ou trois à lever le doigt pour répondre.

    Des activités ludiques

    C’est grâce à une classe ouverte, en avril dernier, que les élèves ont pu découvrir la classe Bimer. Ils ont notamment pu voir le Port center, lancé en septembre 2024 par le port. Un moyen pour le Grand port de faire connaître aux scolaires et au grand public le travail qui est fait chaque jour. « On a pu découvrir la carte du port, un conteneur et les différents postes qui existent », explique Sarah, élève dans la classe. C’est lors de cette visite, que le Port Center a pu fêter sa 10 000e visiteuse, Mélissa, maintenant inscrite pour passer son Brevet d’initiation à la mer.

    C’est cette journée découverte et la diversité des activités proposées qui ont motivé la plupart des élèves. « Je suis venu pour les sorties bateaux et le voyage à Barcelone », s’amuse Mamadou. Une raison partagée par Sarah et Yannis. Un moyen de faire connaître de façon ludique un univers qu’ils et elles ne connaissent pas encore.

  • Une classe d’initiation à la mer ouvre au collège Vieux-Port

    Une classe d’initiation à la mer ouvre au collège Vieux-Port

    Une heure de cours en plus par semaine pour apprendre à lire des cartes maritimes, les vents ou découvrir les métiers de la mer. C’est ce à quoi se sont engagés les élèves de troisième de cette première classe baptisée Bimer, au collège Vieux-Port. Créé en 2018 au sein de l’académie de Nice, ce Brevet d’initiation à la mer (Bimer) veut faire découvrir aux collégiens les métiers de la navigation, ainsi que la base scientifique et technique maritime.

    Cette année, c’est au collège Vieux-Port qu’a ouvert la 28e classe Bimer de l’académie Aix-Marseille. Cette classe « est aussi le moyen de montrer que sur notre territoire, à 500 mètres du collège, il y a le Grand Port maritime (GPMM) qui propose un vaste panel de métiers inconnus, explique Patrick Maddalone, directeur des ressources humaines du GPMM. L’idée est aussi de leur montrer toutes les opportunités qu’ils pourraient avoir sur leur projet professionnel et leur vie future. » Ainsi, à la fin de l’année, les collégiens passeront un examen sur les connaissances acquises au cours de l’année autour de la construction des navires, la météo, les réglementations maritimes et enfin les enjeux géopolitiques.

    « Ce type de brevet vous différenciera par rapport aux autres élèves », insiste le recteur de l’académie Aix-Marseille, Benoit Delaunay, devant une vingtaine d’élèves. Le brevet peut d’ailleurs être repassé plusieurs fois pour avoir des qualifications différentes : débutant, maîtrise, avancé et expert. Des élèves qui ne semblent pourtant pas novices : quand le recteur présente des questions types, ils sont deux ou trois à lever le doigt pour répondre.

    Des activités ludiques

    C’est grâce à une classe ouverte, en avril dernier, que les élèves ont pu découvrir la classe Bimer. Ils ont notamment pu voir le Port center, lancé en septembre 2024 par le port. Un moyen pour le Grand port de faire connaître aux scolaires et au grand public le travail qui est fait chaque jour. « On a pu découvrir la carte du port, un conteneur et les différents postes qui existent », explique Sarah, élève dans la classe. C’est lors de cette visite, que le Port Center a pu fêter sa 10 000e visiteuse, Mélissa, maintenant inscrite pour passer son Brevet d’initiation à la mer.

    C’est cette journée découverte et la diversité des activités proposées qui ont motivé la plupart des élèves. « Je suis venu pour les sorties bateaux et le voyage à Barcelone », s’amuse Mamadou. Une raison partagée par Sarah et Yannis. Un moyen de faire connaître de façon ludique un univers qu’ils et elles ne connaissent pas encore.

  • Il y a 20 ans, une rude bataille pour l’unicité de la RTM

    Réquisition, attaque en justice… On leur aura tout fait. Mais ils auront tenu bon. Lorsque la communauté urbaine de Marseille, alors sous la présidence de Jean-Claude Gaudin (UMP, ex-LR), vote le 24 mars 2005 une procédure de délégation de service public (DSP) pour la gestion du tramway à venir et la modification du règlement intérieur, brisant l’unité de la RTM, les traminots voient rouge.

    Le maire de Marseille voit là une occasion de se débarrasser d’une régie qu’il se plaît à qualifier de « tonneau des Danaïdes ». Autre argument selon lui béton : l’Europe exigerait la mise en concurrence pour débloquer les emprunts nécessaires à la construction du tram. Bien qu’aucune directive ne le stipule… Pour « aider » la régie à répondre à la DSP, Connex, filiale de Veolia, est choisie. Moyennant trois cadres cher payés, le groupe réclame 850 000 euros par an sur 8 ans et le partage des recettes s’engageant à assurer 49% des risques financiers, soit pas grand-chose sur un tram flambant neuf.

    Soudés en intersyndicale, les traminots se mobilisent le 4 octobre. Le mouvement sera très suivi, soutenu par les salariés lors d’un vote à bulletin secret, et même les Marseillais pourtant privés de transports, les bus restant au dépôt. Quand Jean-Claude Gaudin réclame au préfet la réquisition, le 28 octobre, après une entrevue infructueuse la semaine précédente (ce sera la seule), ce dernier refuse de sortir « l’artillerie lourde » et envoie un médiateur. Bernard Bruhnes témoignera plus tard n’avoir pas compris l’attitude d’un certain nombre de gens autour du maire qui « n’avaient qu’une envie : tirer dans le tas ».

    S’ils sont obligés de suspendre leur grève, un juge des référés dans une décision politique, déclarant le préavis illégal, ils repartent le 15 novembre. Ils tiendront encore dix jours. L’avenir leur donnera raison. Contestée en justice par le sénateur PCF et membre du conseil d’administration, Robert Bret, et Michel Illac, élu communautaire, la délibération sur la DSP sera annulée le 6 juillet 2007.

  • Il y a 20 ans, une rude bataille pour l’unicité de la RTM

    Il y a 20 ans, une rude bataille pour l’unicité de la RTM

    Réquisition, attaque en justice… On leur aura tout fait. Mais ils auront tenu bon. Lorsque la communauté urbaine de Marseille, alors sous la présidence de Jean-Claude Gaudin (UMP, ex-LR), vote le 24 mars 2005 une procédure de délégation de service public (DSP) pour la gestion du tramway à venir et la modification du règlement intérieur, brisant l’unité de la RTM, les traminots voient rouge.

    Le maire de Marseille voit là une occasion de se débarrasser d’une régie qu’il se plaît à qualifier de « tonneau des Danaïdes ». Autre argument selon lui béton : l’Europe exigerait la mise en concurrence pour débloquer les emprunts nécessaires à la construction du tram. Bien qu’aucune directive ne le stipule… Pour « aider » la régie à répondre à la DSP, Connex, filiale de Veolia, est choisie. Moyennant trois cadres cher payés, le groupe réclame 850 000 euros par an sur 8 ans et le partage des recettes s’engageant à assurer 49% des risques financiers, soit pas grand-chose sur un tram flambant neuf.

    Soudés en intersyndicale, les traminots se mobilisent le 4 octobre. Le mouvement sera très suivi, soutenu par les salariés lors d’un vote à bulletin secret, et même les Marseillais pourtant privés de transports, les bus restant au dépôt. Quand Jean-Claude Gaudin réclame au préfet la réquisition, le 28 octobre, après une entrevue infructueuse la semaine précédente (ce sera la seule), ce dernier refuse de sortir « l’artillerie lourde » et envoie un médiateur. Bernard Bruhnes témoignera plus tard n’avoir pas compris l’attitude d’un certain nombre de gens autour du maire qui « n’avaient qu’une envie : tirer dans le tas ».

    S’ils sont obligés de suspendre leur grève, un juge des référés dans une décision politique, déclarant le préavis illégal, ils repartent le 15 novembre. Ils tiendront encore dix jours. L’avenir leur donnera raison. Contestée en justice par le sénateur PCF et membre du conseil d’administration, Robert Bret, et Michel Illac, élu communautaire, la délibération sur la DSP sera annulée le 6 juillet 2007.

  • Laboral Terra : dernier acte d’un combat exemplaire contre l’exploitation agricole

    Laboral Terra : dernier acte d’un combat exemplaire contre l’exploitation agricole

    Ce lundi 6 octobre, la chambre sociale de la cour d’appel d’Aix-en-Provence accueille ce qui pourrait être le dernier acte d’un combat judiciaire entamé, il y a plus de huit ans, par deux travailleuses agricoles contre l’entreprise espagnole de travail temporaire (ETT) Laboral Terra. Employées entre 2012 et 2017 dans les champs provençaux sous le régime du travail détaché, Yasmine Tellal et sa camarade dénoncent un système d’exploitation orchestré par cette société placée en liquidation judiciaire en 2020.

    Le procès vise à faire reconnaître la fraude au détachement et à obtenir la requalification de leurs contrats en CDI. Les plaignantes, soutenues par le collectif de défense des travailleurs étrangers dans l’agriculture (Codetras), demandent aussi des indemnités pour licenciement abusif, maladie non couverte et perte de chance de protection en cas d’accident du travail. Au cœur du dossier : des contrats de mission signés à la va-vite, « parfois sur le capot d’une voiture », souvent sans leur consentement réel, et des déplacements fictifs entre l’Espagne et la France où les deux femmes vivaient et travaillaient depuis des années.

    Dans cette affaire, la justice a déjà reconnu les abus. En 2020, le conseil des prud’hommes d’Arles a condamné l’entreprise pour non-respect du droit du travail : salaires inférieurs au minimum légal, heures supplémentaires impayées, absence de congés payés et de visite médicale, ou retenues frauduleuses sur salaires…

    « Délits de prêt illicite

    de main-d’œuvre »

    Et le jugement a reconnu la responsabilité solidaire des huit entreprises utilisatrices françaises. Au pénal, en 2021, le tribunal d’Avignon a condamné les deux gérants de Laboral Terra à 5 ans de prison, 10 000 euros d’amende et une interdiction d’exercer la mise à disposition de main-d’œuvre.

    Mais, l’enjeu de cette nouvelle audience en appel dépasse les cas individuels. La fraude au détachement doit aussi amener à « la reconnaissance des délits de prêt illicite de main-d’œuvre et de marchandage envers des saisonnières agricoles dont la vulnérabilité économique (et sanitaire) était apparente et connue de l’ETT et des entreprises utilisatrices, constituant une discrimination liée à l’origine et au genre », précise le Codetras.

    La décision pourrait donc faire jurisprudence pour des milliers de saisonniers agricoles confrontés à ces pratiques. Car le statut de travailleur détaché, censé encadrer les missions temporaires au sein de l’Union européenne, est ici détourné pour contourner le droit français. Le Codetras souligne que Laboral Terra n’avait aucune activité agricole en Espagne, se spécialisant dans la mise à disposition de main-d’œuvre précaire en France. Les entreprises utilisatrices françaises sont aussi dans le viseur.

    Ce procès incarne une lutte pour la dignité et la reconnaissance des droits des travailleuses invisibles de l’agro-industrie. Pour Yasmine Tellal, il s’agit d’imposer définitivement une voix trop étouffée par les rouages du travail transfrontalier.