Le cancer du côlon est la deuxième ou la troisième cause de décès en France aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Le docteur Caillol, chef du service de gastro-entérologie au sein de l’Insititut Paoli-Calmettes exerce depuis 2005 et est spécialisé dans les diagnostics et l’endoscopie, un service à part entière au sein de l’IPC. « La coloscopie n’est pas un acte anodin, il présente des risques de complication qui sont faibles mais qui existent et ça coûte cher. C’est pourquoi la sécurité sociale et le gouvernement ont décidé de mettre en place ce que l’on appelle le FIT (Fecal Immuno Test) qui est un dépistage organisé que l’on propose au grand public sans antécédent familial et à partir de 50 ans », explique le professionnel.Ce dépistage réalisable chez soi grâce à un prélèvement de selles, sera suivi en cas de suspicion de polype, d’une coloscopie. « On cherche dans ce test la présence de sang dans les selles. S’il y en a c’est un argument pour dire qu’il y a potentiellement une lésion qui saigne dans le côlon. C’est un examen très simple et sans douleur même s’il est peu ragoûtant », sourit le docteur. « Pour ce qui est de la coloscopie, il est primordial de préciser que le patient doit être bien préparé pour que l’on observe les muqueuses du côlon correctement. Grâce à la vidéo haute définition et l’utilisation de l’IA qui ne fatigue jamais, on a la possibilité aujourd’hui de détecter avec précision la présence de polypes même minimes. »
Category: societe
-
![[ «Mars Bleu», le colon passé au crible 1/3] Un dépistage peu ragoûtant mais qui sauve des vies](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/7e05e67bff2816e80e71d0efc101db21.jpg)
[ «Mars Bleu», le colon passé au crible 1/3] Un dépistage peu ragoûtant mais qui sauve des vies
Viande, attention à la surconsommation -

Le sommet de la pyramide de la DZ Mafia interpellé
C’est une opération « inédite », souligne ce samedi matin le procureur de la République de Marseille Nicolas Bessone. Plus de 900 gendarmes ont été mobilisés depuis ce lundi 9 mars pour interpeller 42 personnes soupçonnées d’appartenir à la DZ Mafia. Une « attaque de la structure » décrivait-il, qui pour la première fois met en œuvre la nouvelle qualification d’association mafieuse créée par la loi narcotrafic. Parmi eux, « ce que l’on peut désigner comme le triumvirat de la DZ Mafia » explique le colonel Olivier Leblanc, commandant de la section de recherche de Marseille, indiquant qu’a aussi été ciblé « un échantillonnage de chefs de points de deal, de lieutenants, de logisticiens, prêts noms, investisseurs et blanchisseurs ». Quatre millions d’euros ont également été saisis, sous forme de numéraire, de cryptomonnaies, douze biens immobiliers, dix-huit véhicules. « Quand dans les quartiers nord les camions-plateau ont enlevé les véhicules de luxe dans lesquels les trafiquants se pavanaient, il y a eu un soulagement, les gendarmes ont entendu des personnes qui leur disaient merci », confie Nicolas Bessone.
Féminisation des réseauxAu total, 26 personnes ont été mises en examen des chefs de groupement criminel, blanchiment aggravé et participation à une organisation criminelle, dont 15 ont été placées en détention provisoire. « La DZ Mafia n’est pas une construction policière ou journalistique : certains de ses membres entendus dans cette procédure reconnaissent son existence et y appartenir », tient à souligner le procureur de la République en pointant son origine marseillaise : 20 des personnes déférées viennent des Bouches-du-Rhône.
Il met aussi en avant l’âge moyen des personnes déferrées, de 28 ans. « Ce n’est pas nos jeunes adolescents qui sont utilisés par le réseau, souvent maltraité comme de la chair à canon. Ce sont des personnes d’un âge plus avancé, ce qui démontre qu’on arrive au cœur de la structure de la DZ Mafia », explique-t-il. Cinq des mis en examen étaient déjà incarcérées, mais surtout, six autres étaient totalement inconnues de la justice.
Preuve de la féminisation de ces réseaux, neuf des vingt-six personnes déférées sont des femmes. « Elles peuvent avoir le rôle de relais pour sortir des informations, des rôles de logisticiennes dans les vecteurs de blanchiment », explique Nicolas Bessone. Il décrit les méthodes utilisées pour communiquer dans les quartiers haute sécurité, à l’occasion des parloirs, par messages codés sur la téléphonie légale, sur une ligne présentée comme celle d’un avocat, aujourd’hui mis en examen, ou par son ordinateur.
Deux rappeurs interpellésLe blanchiment des profits « considérables » du narcotrafic a aussi été au cœur de l’enquête, avec plus de 900 comptes bancaires analysés, une centaine de personnes impliquées identifiées. « Selon les propres déclarations des personnes mises en examen, les cadres dirigeants dégagent par personne chaque mois un bénéfice net de 300 000 euros, illustre le procureur de la République. Ces sommes ne sont pas flambées, mais réinvesties ou blanchies. » C’était le cas au travers des réseaux sophistiqués mis à jour avec la saisie de 55 kg d’or en lien avec les mafias italiennes en septembre dernier, à travers aussi des sociétés locales de location de voitures de luxe, ou encore à travers le label de rap « Youleuh Records », « un relais publicitaire pour la franchise auprès de la population pénale notamment », explique Nicolas Bessone. Deux rappeurs sont mis en examen, KITKVT placé en détention provisoire et Dika. « Cette vague d’interpellation n’est qu’un début, annonce-t-il. Avec le matériel probatoire accumulé, nous allons remonter les circuits de blanchiment plus sophistiqués. » Même si le commandant de la section de recherche reconnaît : « Il serait bien présomptueux de dire que c’est la fin. De nombreux coups ont été portés à la DZ Mafia, c’est un coup supplémentaire. »
-

Le croissant « Morning Flaky », avocat mariné et œuf
Il vous faudra :
– Un croissant de chez Maison Léon
– Un pot de mascarpone
– Un œuf,
– Un citron bio de préférence,
– Une échalote et un concombre
– Un 1/2 avocat
– Sel, poivre et huile d’olive
Des viennoiseries charnues
Pour commencer cette recette, nous vous conseillons d’aller chercher vos croissants chez Maison Léon, des viennoiseries charnues, authentiques et savoureuses réalisées à base de levain de seigle et de beurre Isigny AOP ce qui donne une belle couleur à la mie.
Vient maintenant le moment de préparer la garniture pour votre croissant. Pour cela déposez le mascarpone dans un saladier, ciselez finalement l’échalote et le concombre que vous viendrez incorporer à la crème. Mélangez soigneusement et zestez très généreusement le citron. Réservez-le pour en extraire le jus plus tard. Ajoutez du sel et du poivre ou un mélange cinq baies si vous voulez suivre la recette dans le détail et réservez.
Des saveurs puissantes
et fraîchesCoupez ensuite votre avocat en deux et ôtez la chair de l’une des moitiés à la cuillère en faisant attention de la garder entière. Coupez ensuite très finement en tranches dans le sens de la longueur. Au plus les tranches sont fines au plus la marinade sera rapide et goûteuse. Une fois qu’il est entièrement coupé, faites un éventail avec la surface plane de votre couteau. Ajoutez un beau filet d’huile d’olive, assaisonnez et le jus de votre citron. Laissez de côté à température ambiante pendant une vingtaine de minutes. Réalisez un œuf au plat en mettant un peu d’huile d’olive dans une poêle que vous faites bien chauffer. Baissez ensuite le feu au minimum et couvrez une minute avec un couvercle pour une cuisson parfaite du blanc en gardant un jaune coulant. Sel, poivre. Quand il est cuit, déposez l’œuf sur le restant de marinade réalisé précédemment pour l’avocat.
Une fois que tout est prêt, coupez votre croissant dans le sens de la longueur au 3/4 et non pas en deux pour avoir une mie généreuse. étalez la crème tsatsiki généreusement, déposez ensuite l’avocat, l’œuf et rajoutez de la crème sur le chapeau. Fermez et dégustez !
-
![[Science] Chez les enfants babouins, il y a de la jalousie dans l’air](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/22618c3056aa7a6c01c9ec151d047e92.jpg)
[Science] Chez les enfants babouins, il y a de la jalousie dans l’air
Des babouins ont été suivis pendant des mois dans un parc de Namibie. En milieu naturel, donc. « C’est une force de l’étude », insiste la chercheuse. Un moment était particulièrement scruté : celui du toilettage des enfants par la mère. Les scientifiques observaient alors le comportement des frères et sœurs qui, souvent, s’approchaient et restaient là, à côté, l’air de rien. « C’est souvent très subtil, note Axelle Delaunay. Ce sont rarement des explosions de colère ou des agressions. » Même si les plus petits pouvaient faire des caprices. Dans un unique cas, une tentative de jeu avec le frère en cours de toilettage pour l’attirer ailleurs et prendre sa place a été observée.
Favoritisme
Comment être sûr qu’il s’agit de jalousie et non pas de recherche d’attention de la mère, du frère ou de la sœur ? « Un faisceau d’indices nous le laisse penser, résume Axelle Delaunay. Nous avons testé différentes hypothèses et ce que nous avons observé se rapproche plus du comportement attendu dans le cas de la jalousie. » D’abord, les enfants interfèrent plus avec leur mère quand elle est occupée à toiletter quelqu’un. « Ce n’est pas le meilleur moment s’ils veulent se faire toiletter ou jouer », glisse la chercheuse. De plus, ils ciblent plus volontiers les enfants de leur âge ou du même sexe. Enfin, le comportement avait deux fois plus de chances de perturber le toilettage que d’obtenir l’attention de la mère, du frère ou de la sœur. En résumé : « S’ils cherchent à se faire toiletter ou à jouer avec leur frère ou leur sœur, ça ne fonctionne pas du tout », s’amuse Axelle Delaunay.
Un dernier élément fait pencher la balance en faveur de la jalousie : les frères et sœurs ciblent plus volontiers l’enfant favori. Car oui, le favoritisme semble exister chez le babouin : certaines mères passent plus de temps à toiletter certains de leurs enfants. « Cela n’avait jamais été vraiment montré », assure Axelle Delaunay, qui admet que l’idée ne lui était pas venue à l’esprit avant l’étude. « Nous l’avons constaté sur le terrain, indique-t-elle. Cela donne envie d’y revenir pour étudier ce phénomène plus en détail. »
-
![[Week-end] Pourquoi manger n’est pas un acte anodin](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/98186ff636012e1075823d643bbc4788.jpg)
[Week-end] Pourquoi manger n’est pas un acte anodin
Classé parmi les besoins physiologiques, cet acte essentiel est effectué plusieurs fois par jour. Mais lequel d’entre nous s’est-il demandé la différence entre s’alimenter ou se nourrir ? Joëlle Zask nous propose d’en discuter ensemble samedi à 17h30. « La question du partage de la nourriture, de l’hospitalité, de la gastronomie est devenue très présente dans le débat sociétal, mais qui y a vraiment accès ? », se demande l’autrice.
Dépendance alimentaire
Pour Joëlle Zask « l’alimentation crée de la dépendance au sucre, au gras, aux traitements… En transformant la nourriture en alimentation, on découvre toutes sortes de mécanismes d’asservissement, via l’empoisonnement, le développement d’addiction ou encore la difficulté d’accès aux circuits courts. » Pourtant le développement de l’agro-industrie depuis la révolution verte des années 1960 prétendait être « la seule solution pour nourrir 9 milliards d’êtres humains ». En 2026, le constat est tout autre. Depuis 6 ans, la population mondiale souffre à nouveau d’insécurité alimentaire. « L’obésité tue 3 fois plus que la faim », souligne l’autrice dans ses recherches.
Sur le simple constat que l’autosuffisance alimentaire n’est pas innée mais acquise, la question du comment donner à manger sans plonger l’enfant dans la vulnérabilité devient essentielle. La grande distribution et ses propositions ultratransformées persuadent d’être la seule alternative. « Ce n’est pas faux, c’est très compliqué de revitaliser les circuits courts, de les reconstruire à partir du moment où on a supprimé toute l’ancienne infrastructure », déplore-t-elle.
Des plus jeunes aux plus âgés en Ehpad, à travers l’Histoire, les civilisations, les courants économiques, ou simplement les traditions, Joëlle Zask brosse un portrait très réaliste d’une société malade. Et questionne : « Si une société dite démocratique doit permettre à chacun de manger à sa faim, comment sortir de cette spirale ? »
Conférence samedi à partir
de 17h30 à la librairie de la Friche (3e). Gratuit sans réservation.« Donner à manger », éditions Premier parallèle, 201 pages, 17 euros,
-

A Aix, un étudiant piégé par la montée des eaux attaque son bailleur
Kilian, 19 ans, veut oublier ce meublé de 15 m² en sous-sol d’une résidence, 28 avenue Robert-Schuman, en face de la faculté de lettres d’Aix-en-Provence. Ses parents dans le Vaucluse le lui avaient trouvé in extremis pour démarrer ses études en licence de psychologie. « C’était le 20 septembre, le jour de ma rentrée. Il pleuvait. En une heure, l’eau est montée du sol. J’ai passé la nuit à éponger », raconte Killian.
Un mois plus tard, nouvelle pluie, le sous-sol subit une très forte montée des eaux. L’étudiant en situation de handicap pour des difficultés de motricité et de repérage spatiotemporel, panique. « Je pataugeais dans 20 cm d’eaux chargées de terre et de choses immondes. J’étais dépassé, mes parents sont vite venus. »
Un rapport d’insalubrité mais pas d’arrêtéLes pompiers interviennent. Sa mère comprend alors pourquoi elle a trouvé la vaisselle moisie lors de l’état des lieux et que le bas de tous les meubles en bois était rongé. Ce local en sous-sol à 517 euros par mois paraît tout simplement impropre à l’habitation. D’autant que le voisinage leur raconte le calvaire vécu par l’ancien locataire qui subissait des inondations répétées. Mais pour l’agence IGC qui n’a pas répondu à notre appel, ce n’est qu’un simple dégât des eaux et le propriétaire âgé à Six-Fours-les-Plages ne serait « pas enclin pour l’instant » à remplacer quoi que ce soit.
L’inspecteur de salubrité s’est rendu sur les lieux et a dressé constat d’infraction le 23 octobre. Son « rapport d’insalubrité » du 5 novembre 2025 décrit « 20 cm d’eau dans la pièce principale », « constate de la terre dans le bac à douche, de l’humidité à 100% sur les murs, les meubles imbibés d’eau qui commencent à moisir ». « Compte tenu de l’humidité des murs et du mobilier, l’air est devenu irrespirable. Il est nécessaire d’héberger le locataire pendant les travaux », souligne-t-il. Kilian est relogé une semaine dans un hôtel grâce à son assurance. « L’agence n’assumant rien, on a dû payer 1 290 euros pour 3 semaines supplémentaires d’hôtel tout en continuant à payer son loyer. Et après qu’on a résilié le bail pour trouble de jouissance totale, ils refusent de rendre la caution et nous demandent même 200 euros ! », dénonce Christelle Payrau, la maman indignée.
Le 25 novembre 2025, le Service communal d’hygiène et de santé a mis en demeure le propriétaire de rechercher les causes des infiltrations car « ce phénomène se produit à chaque gros orage », « de sécher les murs, d’enlever les traces de salpêtre du carrelage, de changer le mobilier moisi, de procéder au curage du réseau tous les 6 mois ». L’Agence régionale de santé (ARS) a renoncé à prendre un arrêté d’insalubrité, semblant se satisfaire de l’engagement du propriétaire à mettre aux normes ses deux caves-logements.
« Nous irons jusqu’au bout »Cela choque Me Aurélien Leroux, l’avocat de la famille. « C’est très problématique que l’ARS oublie que le Code de la santé publique oblige à protéger la personne occupante, qui plus est vulnérable, dans une situation d’indignité. Si Kilian n’avait pas ses parents, il se serait retrouvé sans solution de relogement. »
Les parents de Kilian ont porté plainte contre l’agence pour mise en danger. Leur avocat prépare une assignation. « Nous irons jusqu’au bout pour que cela ne se reproduise pas. Je ne veux pas qu’un autre étudiant se retrouve piégé. On veut que cela protège les autres petits étudiants qui ne doivent pas vivre cela. L’ancien locataire que nous avons retrouvé témoigne qu’il a vécu un cauchemar », ajoute la mère. Kilian habite désormais à la résidence Estudine Mirabeau où le personnel est très attentionné pour lui. « Cela nous coûte beaucoup plus cher, 729 euros par mois, mais il est bien et en sécurité. »
-
![[Digne-les-Bains] Une prépa publique pour accéder aux écoles d’Art](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/d051457096f3fd0d9cb9130ce9ff93a0.jpg)
[Digne-les-Bains] Une prépa publique pour accéder aux écoles d’Art
Si je n’avais pas eu cette prépa publique, je n’aurais pas eu les moyens de payer une prépa privée, impossible ! ». À Digne-les-Bains, l’école d’art IDBL propose une classe préparatoire publique qui aide les étudiants à préparer les concours des grandes écoles d’art. Entre 50% et 80% de ses élèves sont boursiers. Elle fait partie des 24 classes préparatoires publiques d’art en France, alors qu’une prépa privée coûte entre 7 000 et 8 000 euros l’année. Elle est gérée par Provence Alpes Agglomération. À la création de l’école, « c’était une initiative privée, puis la Ville de Digne a décidé politiquement d’investir dans ce service public », explique la directrice d’IDBL, Émeline Eudes. L’agglomération, formée en 2017, a ensuite récupéré la gestion de l’école.
Peu de chances de réussir sans prépa« Un jeune qui sort du bac a très peu de chances de réussir les concours des écoles supérieures artistiques tout seul, sans prépa », précise la directrice. Beaucoup de jeunes se tournent d’ailleurs vers sa prépa après avoir échoué les concours une première fois. De nombreuses disciplines y sont enseignées : photo, vidéo, histoire de l’art, dessin, peinture, gravure, graphisme, céramique ou encore scénographie. « Il y a un tel flux vers le privé qu’on n’arrive plus à remplir les formations publiques. Les étudiants et les parents se disent que ça coûte tellement peu cher que c’est forcément moins bien que le privé », regrette Émeline Eudes. Pourtant, la prépa de Digne affiche un taux de réussite de 100%, selon sa directrice, grâce à un accompagnement personnalisé qui permet aux étudiants d’être orientés vers l’école qui leur correspond le mieux et qui a le plus de chances de les prendre. « Cela montre qu’on n’a pas besoin de faire une prépa privée pour réussir », témoigne Lucie Jeandot, étudiante de 18 ans. « Quand on dit qu’on étudie dans une prépa à Digne, les gens sont surpris qu’il y en ait une ici », ajoute sa camarade, Estelle Chaminas, elle aussi âgée de 18 ans.
Journée spéciale ce samedi de 10h à 17h avec des témoignages d’anciens élèves à 11h et 14h. Portes ouvertes toute la semaine jusqu’à vendredi.
-

Nicolas Guillou, aux remises des prix d’étudiants méritants
À chaque remise de prix aux étudiants méritants, son invité d’honneur. Ce vendredi, sur la scène de l’amphithéâtre Portalis de la faculté de droit et sciences politiques, Nicolas Guillou, juge français à la Cour pénale internationale, visé par de lourdes sanctions émises par l’administration Trump pour avoir notamment émis un mandat d’arrêt à l’encontre de Benjamin Netanyahu, se tenait face à une centaine d’élèves méritants. Il a appelé, au cours d’un long discours, les étudiants à rester « rigoureux, créatifs, courageux ». Et à travailler par leur serment. « Il nous oblige, même quand cela peut avoir des conséquences importantes sur notre vie personnelle. Nous, sommes onze juges et procureurs de la Cour pénale internationale à avoir été mis sous sanctions par les États-Unis, rappelle Nicolas Guillou. Ces sanctions visent à remettre en cause les incroyables progrès que nous avons faits depuis plus d’un siècle vers plus de paix, vers plus d’égalité, vers plus de justice. » Dans un contexte international, comme national, bouleversé, Jean-Baptiste Perrier, doyen de la faculté, rappelait : « Vous entrez dans ce monde juridique et politique à un moment ou les fondements de notre démocratie sont mis à l’épreuve (…) C’est le contexte dans lequel demain vous allez entrer en profession. (…) Face à ce contexte, vous n’êtes pas désarmés, loin de là. »
-

Les enfants plantent une micro-forêt dans le quartier des Comtes
À peine la paille posée, une tourterelle atterrit. En face du bâtiment banane des Comtes, en lieu et place de l’ancien city-stade, une micro-forêt prend désormais racine. Depuis trois jours, l’entreprise OliviAnne, mandatée par Erilia, encadre des enfants et des collaborateurs du bailleur social dans l’opération de renaturation. Celle-ci s’inscrit dans la transformation globale du quartier prioritaire, menée dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain. Ce jeudi 12 mars en milieu d’après-midi, 300 jeunes port-de-boucains et une soixantaine de salariés peuvent se féliciter d’avoir planté 2 445 arbres et buissons de trente espèces différentes sur une parcelle de 815 m2.
« Ce sont les mêmes que la forêt du Castillon : il y a du pistachier, de l’olivier sauvage, du romarin, du chêne… », énumère Anne Desmaison, fondatrice de la société en charge du chantier. D’après l’oléicultrice, « deux ans et demi après plantation, les amandiers peuvent déjà mesurer plus de 2 mètres ».
Biodiversité et fraîcheurLes bienfaits d’une telle micro-forêt sont nombreux : « Production d’oxygène, séquestration du carbone, désimperméabilisation des sols qui permet une meilleure infiltration des eaux en cas de pluie, création d’îlots de fraîcheur », cite Anne Desmaison. La spécialiste de la renaturation a effectué des relevés sur l’une des douze parcelles qu’elle a plantées à Salon-de-Provence : « À 20 mois, à l’extérieur, on avait 56 degrés au sol, à l’intérieur, on avait 36 degrés. On a gagné 20 degrés sur une forêt pas du tout arrivée au terme de sa maturité ! »
Côté biodiversité, ces végétaux permettent le développement de pollinisateurs et apportent un habitat aux insectes et aux oiseaux. « L’intérêt d’avoir planté avec les enfants, c’est qu’on les a sensibilisés avec une activité ludo-pédagogique en rapprochant la nature d’eux, explique Julia Riccio, fondatrice des Créations du hérisson. Et la biodiversité ne s’arrête pas aux animaux et aux plantes, je leur ai expliqué que dans une poignée de terre, il y a autant de bactéries qu’il y a d’humains sur terre. C’est dingue ! On a aussi parlé des propriétés des plantes… Savoir tout ça leur donne envie de protéger ce nouvel endroit. »
