Category: societe

  • Du cinéma pour débattre dans les établissements scolaires de la région

    Du cinéma pour débattre dans les établissements scolaires de la région

    Au programme, 13 films seront projetés dans les collèges et lycées d’Aix-en-Provence, Aubagne, Gardanne, Luynes, Marseille, Puyricard, Martigues et Salon-de-Provence. Des séances ciné-débats animés par deux animateurs du collectif les Rencontres cinématographiques des droits humains en Provence (RCDHP).

    Parmi les thèmes qui seront abordés : le militantisme, la liberté d’expression, les droits de la femme, les violences conjugales, le harcèlement, les menaces de l’intelligence artificielle, ou encore la guerre. Des problématiques connues des programmes scolaires, l’objectif est de proposer un autre format. « Les enseignants permettent de mettre en perspective ces thématiques, on souhaite faire davantage réfléchir les élèves », explique Sonia Velli, référente sur les séances scolaires.

    La place qu’occupe aujourd’hui l’intelligence artificielle est centrale, « les professeurs sont directement impactés par le développement de l’IA et l’utilisation de cet outil chez les étudiants questionne », souligne Sonia Velli.

    Faire questionner

    Depuis 2010, le collectif propose « des projections de films suivies de débats avec des spécialistes et des intervenants des associations, dans le but de sensibiliser le public à la problématique des droits humains », peut-on lire sur le communiqué. Pour Sonia Velli, « l’objectif est de susciter le débat et d’échanger sur des sujets sensibles, on attend des étudiants qu’ils aient tous un regard critique et qu’ils puissent l’exprimer », campe-t-elle.

    Le collectif RCDHP propose également des séances à destination du grand public à partir du 5 février. Jusqu’au 16 mars, sept projections sont prévues dans les villes de d’Aix-en-Provence, Châteaurenard, Gardanne, Istres, Marseille, ainsi qu’à la faculté d’Aix.

    Le programme : rcdhprovence.fr

  • [Entretien] Valérie Roux : « Ce que publie l’Insee aide à voir les problématiques »

    [Entretien] Valérie Roux : « Ce que publie l’Insee aide à voir les problématiques »

    La Marseillaise : Pourquoi organiser cette rencontre de l’Insee auprès des citoyens ?

    Valérie Roux : C’est une démarche à la fois nationale et régionale. Nous travaillons beaucoup avec des acteurs publics et quand nous produisons de la donnée, des analyses, nous la diffusons sur notre site et par la presse. Mais nous ne sommes jamais au contact direct des citoyens, et nous nous rendons compte que nous sommes dans une période où les chiffres peuvent être source d’incompréhensions alors que nous sommes dans un monde où la donnée est omniprésente. Nous souhaitons donc vraiment que ce soit un temps d’échanges, pas seulement expliquer comment nous faisons la statistique, mais aussi écouter ce qui ne va pas, ce qui est mal compris, ce qui manque pour alimenter ensuite la façon dont on va construire nos indicateurs, voire modifier notre façon de travailler. Nous voulons avoir des citoyens représentatifs de toute la diversité de la population pour avoir un dialogue intense, par thématique.

    Quelles sont justement les principales incompréhensions que vous rencontrez ?

    V. R. : Si je peux en citer une, je dirais le pouvoir d’achat. C’est un sujet qui est fréquemment interrogé, quand on dit qu’il a augmenté, les gens n’ont pas l’impression que le leur a augmenté. Surtout que l’on parle beaucoup en moyenne, ce qui ne reflète pas forcément ce que chacun vit. On essaie de développer des outils pour mieux rendre compte de la réalité de chacun, et parfois, nos chiffres ne collent pas aux ressentis. Ils peuvent être biaisés : il y a souvent un sentiment d’inflation plus fort que ce qui est mesuré parce qu’il y a des biais cognitifs, on est plus sensibles aux biens que l’on achète fréquemment, comme une baguette, que ceux que l’on achète tous les dix ans, comme un ordinateur. Notre objectif, c’est de produire des données utiles à la compréhension de notre société et de notre économie, qui vont servir à construire des politiques publiques adaptées.

    Face à de la désinformation qui peut se propager vitesse grand V, quel rôle pouvez-vous être amenés à jouer ?

    V. R. : On nous a dit à Nantes : vous avez un rôle dans l’usage qui est fait des données que vous produisez. Si elles sont mal utilisées, vous devez corriger. Aujourd’hui, nous, on diffuse l’information, mais si certaines personnes ne l’interprètent pas comme il faut, on estime que ce n’est pas dans notre rôle de rectifier tous les mauvais usages des chiffres tellement nombreux que l’on produit. Mais cela nous interroge, nous pouvons être amenés à changer notre action. Nous ne communiquons peut-être pas assez sur les méthodes mises en place pour réaliser nos enquêtes, afin de redonner confiance dans des données de la statistique publique, qui ne doivent pas être comparées à n’importe quelle donnée sur internet.

    Vous parliez de votre rôle dans les politiques publiques, comment vos données peuvent façonner le monde autour de nous, au quotidien ?

    V. R. : Tout ce que l’on publie aide à voir les problématiques : dans la région, quand le précédent préfet est arrivé, on lui a produit une note de synthèse avec notre diagnostic, avec nos chiffres sur les différentes thématiques de la région. Cela pointe des difficultés, par exemple sur l’accès au logement. Nous travaillons aussi beaucoup avec le conseil régional sur les déplacements domicile-travail, sur la pollution, sur des projections du nombre de lycéens, pour déterminer s’il faut implanter un nouveau lycée à un endroit. Tout cela doit les aider à arbitrer.

    Les chiffres de l’Insee sont déjà au milieu des municipales. Quel éclairage pouvez-vous apporter au débat public ?

    V. R. : Cela fait partie de notre réflexion, est-ce que nous ne devons pas présenter nos travaux d’une autre façon pour que, quand les débats de chiffres vont faire rage, on puisse les trouver plus facilement, pour que les données objectives puissent être le plus partagées possible…

    Il y a aujourd’hui énormément de données autour de nous, produites soit par du sondage, soit par les big data des nouvelles technologies… À quel point le travail de l’Insee reste-t-il pertinent dans ce contexte ?

    V. R. : Nous utilisons des sources variées. Nous faisons des enquêtes sur des sujets sur lesquels c’est la meilleure façon d’avoir de la donnée, comparable dans le temps et avec d’autres pays. Mais nous utilisons aussi depuis longtemps beaucoup les fichiers administratifs, les déclarations de salaires des entreprises, les données fiscales, qui sont retravaillées pour produire de la statistique. Pour l’indice des prix, on utilise des extractions des enregistrements aux caisses de ce qui est acheté. Ce qu’on observe, c’est que la donnée, quand elle n’est pas travaillée, analysée, organisée, si sa qualité n’est pas vérifiée en amont, elle peut donner n’importe quoi.

    Programme et inscriptions sur rencontres.insee.net

  • Dix appartements à Marseille pour sortir de l’hébergement en hôtel

    Dix appartements à Marseille pour sortir de l’hébergement en hôtel

    « Je respire depuis que j’ai emménagé dans cet appartement. Enfin, je dors tranquillement. L’hôtel c’est sale, plein de bêtes et impossible d’y cuisiner. » Placée en hébergement d’urgence à l’hôtel depuis début mai, Amina s’est installée dans ce petit T1 le 3 septembre dernier. Elles sont ainsi neuf femmes, dont une maman et ses deux filles, en fin d’hébergement à l’hôtel, à avoir signé une convention de logement avec l’Armée du Salut, qui les accompagne socialement au quotidien.

    Cette infirmière algérienne est arrivée à Marseille en 2023 pour y rejoindre son conjoint français. Mais ce dernier s’est révélé violent et l’a « jetée à la rue ». Leur histoire s’est soldée devant le tribunal. Mais celle d’Amina peut rebondir. « Je vais pouvoir reconstruire ma vie, devenir aide-soignante. Mais d’abord, avec Sinita, on s’occupe de mon titre de séjour. » La travailleuse sociale de l’Armée du Salut qui accompagne chacune de ces nouvelles locataires, adressées par le SIAO, dans leur parcours d’autonomie a déjà son « fauteuil attitré » dans l’appartement, « et avec les autres femmes, on fait des repas partagés », ajoute Amina. En plus d’offrir à ces femmes éprouvées des conditions d’hébergement dignes et de rompre leur isolement, ce dispositif « permet un véritable suivi social, assure Sitina, elles y resteront jusqu’à ce qu’elles retrouvent une stabilité et soient en situation de vivre de manière autonome ».

    Un partenariat salutaire

    « Cet immeuble est une première acquisition, précise Xavier Bosiger, chef de service à l’Armée du Salut, un investissement sur le long terme pour mieux adapter l’offre aux besoins et qui complète les 250 places en unité d’urgence et la quarantaine d’autres en pension de famille » dont dispose l’organisation humanitaire à Marseille. La fondation est depuis peu devenue propriétaire de 60% de ses lieux d’hébergements. Deux autres petits immeubles sont en cours d’acquisition dans le cadre de ce partenariat avec Marseille Habitat. Anciennement sous convention avec le Crous, ces logements avaient été squattés et un incendie avait endommagé la cage d’escalier. La société d’économie mixte y a engagé 200 000 euros dans des travaux, en associant l’Armée du Salut au choix des matériaux et des aménagements. Un partenariat, « ouvert à d’autres acteurs associatifs » précise la présidente et adjointe (PS) au maire, Audrey Gatian. Qui se félicite : « Nous avons accepté l’offre la plus qualitative, pas la plus chère, dans le sens de l’intérêt général. Nous avons besoin de loger et de faire revivre le centre-ville. » De même que pour Audrey Garino, adjointe (PCF) au maire en charge de la solidarité, l’opération signe « la volonté de la Ville de participer à la création de mille places d’hébergement diversifiées, de renforcer l’offre à destination des femmes ». De quoi faire reculer les coûteuses et inadaptées prises en charge à l’hôtel.

  • Les locataires de Frais Vallon mobilisés pour être chauffés

    Les locataires de Frais Vallon mobilisés pour être chauffés

    On va chercher ce vendredi 9 janvier des réponses car la situation est devenue intenable », annoncent Fathia Ziani et Nouria Sirat, les responsables des deux associations de locataires CLCV et CGL. Un fonctionnement « totalement à l’arrêt » ou « en mode aléatoire » qui concerne trois des cinq bâtiments de la résidence HLM.

    Un thermostat est censé déclencher automatiquement les appareils. Pour autant « les thermomètres affichent moins dix degrés et on se gèle, déplore Fathia Ziani, certains ont un radiateur qui se met à chauffer une heure, puis plus du tout, d’autres ne se sont pas du tout allumés ». Des pannes un peu trop récurrentes et qui perdurent en dépit de plusieurs signalements auprès de la régie de service. Une situation particulièrement sensible durant cette vague de froid qui a affecté de nombreux foyers.

    Charges en hausse

    Les présidentes de CLCV et CGL recueillent les plaintes de locataires « gelés » et dont la colère est décuplée par « une hausse des provisions sur charges qui nous a été facturée sans le service qui va avec. Et les gens sont obligés de brancher des convecteurs électriques ». Aux pannes d’ascenseurs et de chauffage, s’ajoutent la vétusté des logements et le manque d’isolation. « Hier j’ai dû intervenir auprès d’une dame âgée. Il y a un espace de près de 2 cm dans les huisseries de la porte-fenêtre qui donne sur le balcon », précise Fathia Ziani. La problématique de ces « passoires thermiques » est bien connue du bailleur. La cité doit faire l’objet d’une rénovation dans laquelle les 217 logements des bâtiments E et C sont voués à la démolition, dont celui qui abrite le siège social de PLM. Mais dans cette perspective, le bailleur social ne prévoit pas de travaux avant 2026-2027, début du Nouveau programme national de rénovation urbaine.

    En attendant, les moisissures progressent et le vent pénètre les logements. « Le droit à un logement décent, incluant le chauffage reste fondamental », s’insurgent les responsables associatives, qui exigent en plus du rétablissement « immédiat » du chauffage, « des explications claires sur la panne et les délais d’intervention, un remboursement des charges indûment facturées et des garanties pour que cette situation ne se reproduise plus ». Contactée, à l’heure où nous publions, PLM n’a pas donné suite.

  • Hassen Hammou en garde à vue pour usurpation d’identité

    Hassen Hammou en garde à vue pour usurpation d’identité

    Il est suspecté d’avoir usurpé l’identité d’Amine Kessacci, fondateur de l’association Conscience d’aide aux victimes du narcotrafic, en ouvrant un faux compte sur les réseaux sociaux.

    Hassen Hammou avait été dans un premier temps choisi pour être le chef de file des écologistes à Marseille dans le cadre de la campagne des municipales avant d’en être écarté suite à sa condamnation en première instance, en décembre dernier, pour corruption de mineurs, jugement dont il a fait appel.

  • La gauche en soutien de Zaïd, premier bébé de l’année à Avignon

    La gauche en soutien de Zaïd, premier bébé de l’année à Avignon

    Après le déferlement de haine, c’est une vague de soutiens qui arrive à Zaïd, premier bébé de l’année à Avignon, victime de nombreux messages racistes sous une publication d’un article de La Provence sur ses réseaux sociaux.

    À commencer par la première édile de la Cité des papes, Cécile Helle. Interrogée par La Marseillaise, elle confie avoir été « horrifiée en apprenant ça, c’est terrible, immonde. Ça montre aussi tout ce à quoi les réseaux sociaux peuvent donner lieu en termes de déviance, c’est comme si ça allait chercher le côté le plus obscur de l’humanité », déplore la maire, qui n’a pas cherché à entrer en contact avec la famille de Zaïd.

    Ces dernières heures, de nombreux autres messages de soutien de personnalités et de partis politiques de gauche ont fleuri. Tel celui de la fédération de Vaucluse du PCF, qui dénonce dans un communiqué « des propos ignobles » qui « ne relèvent ni de la provocation isolée, ni de la liberté d’expression » et demande « une réaction ferme des pouvoirs publics, un renforcement ferme de la lutte contre les discours racistes en ligne et un travail de fond contre toutes les idéologies de haine ». Divers candidats aux élections municipales se sont également exprimés. David Fournier, candidat socialiste, s’est fendu d’un sobre « Bienvenue Zaïd, Avignon est ta maison. Longue et belle vie ». Tandis que Paul-Roger Gontard, candidat (La Convention), également issu de la majorité, dénonce dans une lettre « une haine violente, absurde et indigne » et lui souhaite de grandir « dans une Avignon fidèle à ses valeurs républicaines, attentive, protectrice, ouverte ».

  • La nouvelle cuisine centrale d’Avignon se précise

    La nouvelle cuisine centrale d’Avignon se précise

    La forte augmentation de la demande de repas issus de la cuisine centrale d’Avignon oblige, la municipalité a approuvé lors du dernier conseil municipal, le samedi 20 décembre dernier, une délibération votée à l’unanimité autour de la création d’une nouvelle cuisine centrale.

    En effet, le conseiller municipal délégué à la restauration scolaire, Christian Rocci, évoque un site actuel « dimensionné selon les standards de 1999 » et donc « vieillissant, sous-dimensionné (4 800 repas par jour, avec environ 3% d’augmentation par an) et inadapté aux évolutions actuelles (+ de 1 000 couverts par jour en 8 ans) ».

    Un nouveau bâtiment dont la construction est envisagée « sur un tènement foncier du MIN ». Une structure avec un étage et 2 164 mètres carrés de surface de plancher. Elle aura donc une « capacité de production totale de 7 300 repas/jour (6 000 scolaires, 900 petite enfance et 400 adultes/seniors) », précise la municipalité. Le conseiller municipal ajoute que les « enjeux de consommation énergétique sur ce type d’équipements et la maîtrise des coûts de fonctionnement sont si forts que l’opportunité de recourir à un marché de conception-réalisation pour réaliser l’opération sera à considérer ». Mais aussi qu’une délibération ultérieure sera nécessaire « pour la définition des jurys de candidature et d’analyse des offres afin d’acter notamment le montant des indemnités de participation à la consultation ». Le montant de l’opération est estimé à 17 945 000 euros. Un projet qui devra donc être porté par la prochaine municipalité.

    Un choix fort

    Une délibération votée avec « enthousiasme » par le conseiller municipal d’opposition écologiste Jean-Pierre Cervantès, qui y voyait lors de ce dernier conseil municipal « un choix politique fort » qui « démontre qu’il est possible d’allier exigence de qualité, justice sociale et durabilité ». Il avait alors appuyé son propos car elle « marque à bien des égards l’aboutissement d’un cycle de transformation qui a été engagé par la Ville. Celui d’un passage d’une gestion privée à une régie municipale de la restauration scolaire ».

  • Une réunion publique sur les mobilités et la démocratie à Draguignan

    Une réunion publique sur les mobilités et la démocratie à Draguignan

    Après avoir réalisé deux enquêtes publiques sur l’école (en septembre) puis sur la gestion des déchets (en novembre), Uni.e.s pour Draguignan a cette fois interrogé, en décembre, les Dracénois sur les questions de mobilités et de démocratie participative. Une enquête réalisée « sur le marché et en porte à porte. Grâce à ça, les gens nous connaissent et viennent nous voir, et cela resserre les liens avec et entre les colistiers », se réjouit Sylvie Borgogno, l’une des colistières (LFI). Les restitutions seront réalisées vendredi, 18h, à la MSJ, après les vœux adressés par la tête de liste (LE) Christophe Terras.

    Référendums pour les grands projets

    Sur un territoire aux accès parfois difficiles, au sein d’un département où la question du logement est prégnante, notamment pour les jeunes, la mobilité, particulièrement la mobilité douce, demeure un enjeu d’importance. Sera notamment abordée la question du vélo et des infrastructures vouées à viabiliser sa pratique (pistes cyclables, parkings, moyens de location et d’acquisition…), mais aussi celle de la marche, via des rénovations urbaines et la création de parcours. Dans la même optique, le sujet des trottinettes électriques, pratiques mais décriées pour le manque d’encadrement de leur usage, sera mis sur la table, à travers, justement, un prisme sécuritaire et la proposition d’opérations de sensibilisation.

    Toujours au rang des moyens de transport individuels, Uni.e.s pour Draguignan proposera des alternatives pour limiter l’usage de la voiture (parkings relais, covoiturage…). A ce titre, les transports en commun ont forcément un rôle important à jouer. La liste désire augmenter leur portée et leur vertu écologique, et propose la gratuité pour certains publics (écoliers, retraités, précaires…).

    Les Dracénois sont ainsi invités à venir débattre de ces sujets, dans un esprit démocratique, autre thématique de l’enquête publique. « Nous soumettrons les investissements importants, typiquement le projet de PTE, à un référendum. Nous créerons une procédure de référendum d’initiative citoyenne qui permettra à tous les habitants et habitantes de participer directement à la démocratie locale. Le maire sera accessible et consacrera une demi journée par semaine pour répondre aux questions des habitantes et habitants », dévoile, entre autres, Sylvie Bourgogne.

  • Deux ans de travaux pour le renouveau du cinéma Cézanne

    Deux ans de travaux pour le renouveau du cinéma Cézanne

    Une projection du dernier Avatar, puis, rideau. Le Cézanne a fermé ses portes ce mercredi soir pour deux ans de travaux. « Ce n’est pas qu’une rénovation, c’est une restructuration lourde du cinéma. On fait un nouveau cinéma. Aujourd’hui, on va tout refaire », résume Rémi Peyron, directeur de cet établissement né en 1959. S’il a bien connu deux rénovations majeures pour ses salles noires au fil du temps, c’est un tout autre cinéma que les Aixois verront implanté en centre-ville.

    À commencer par le bâtiment principal qui va être démoli, puis refait. L’annexe, qui abrite aujourd’hui trois salles, et autrefois le restaurant du Passage deviendra l’entrée principale et l’espace d’accueil, où les futurs clients pourront s’installer pour boire un verre. Au total dix salles, réparties sur deux bâtiments reliés par une passerelle, et un sous-sol, qui sera creusé pour accueillir trois salles. Le tout, a été imaginé par les équipes de construction Pathé, mais aussi par le cabinet d’architecture Loci Anima et Véronique Wood, architecte du patrimoine. « On a retourné complètement les bâtiments qui se feront face dorénavant. Ensuite on aura aussi un cinéma revu complètement dans son fonctionnement avec des coursives des halls et des espaces d’accueil… », poursuit Rémi Peyron.

    Investir pour « avancer »

    C’est tout l’esprit du cinéma qui a été repensé. Les espaces se voudront plus modernes, plus lumineux… Finalement, le nouveau Cézanne – qui perd ses murs mais garde son nom – perdra quelques centaines de places, passant de 1 540 à 1 200 fauteuils. Mais le projet de rénovation, dans les clous depuis dix ans, retardé par le Covid, s’inscrit dans une logique de modernité et de survie des salles obscures plutôt que dans celle de rentabilité. « Sur les belles années 2015, 2019, on était au niveau national à 210 millions d’entrées, cette année on va faire 157 millions. On s’est payés deux fois -15 % sur ces années, recontextualise Rémi Peyron. Aujourd’hui, il faut non seulement proposer des films qui fassent envie, ce qui n’est pas de notre contrôle. Mais il faut aussi qu’on fasse notre part des choses : il faut qu’on ai des cinémas irréprochables (…) On peut appeler cela un risque mais le danger serait ne rien faire. Aujourd’hui si on ne fait rien, on va mourir : il faut qu’on investisse pour avancer. » Aussi, « on a un bâtiment qui a des volumes de salles qui sont pour la plupart petites, pas gradinées, relativement à plat », ajoute le directeur. Sur ces deux années, la programmation plus généraliste et les séances scolaires basculeront sur le cinéma Renoir, dont les horaires seront élargies en matinée. Les arts et essais seront projetés au Mazarin. Les festivals du 7e art, du traditionnel Film Judiciaire au festival Télérama, ainsi que les diverses rencontres seront conservés eux aussi, partagés entre les deux autres cinémas du centre-ville. Le coût total des travaux, financés par Pathé, n’a pas été communiqué.

  • Nouvelles perquisitions au siège de 13 Habitat

    Nouvelles perquisitions au siège de 13 Habitat

    Mercredi, des enquêteurs de la Brigade en criminalité financière ont mené des perquisitions au siège de 13 Habitat (4e). Une information révélées par nos confrères de La Provence, confirmée par le parquet. Ces investigations pourraient s’inscrire dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte contre l’ancienne présidente du bailleur social public, Nora Preziosi, pour prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics et recel.

    Elle fait suite aux révélations de Marsactu sur l’attribution d’un appartement à la mère de la conseillère départementale des Bouches-du-Rhône. Âgée de 92 ans, elle s’était vu proposer en 2023, un logement social de 90m2 aux Catalans (7e). Le bien a fait l’objet de travaux de rénovation à hauteur de 33 000 euros. L’attribution a été validée en commission, dans un contexte sensible en raison des fonctions occupées par Nora Preziosi au sein d’une structure liée au Conseil départemental. Les enquêteurs cherchent à déterminer si l’élue est intervenue, dans la procédure. Elle avait assuré s’être retirée de la commission d’attribution, tout en reconnaissant avoir donné des consignes.

    Depuis, Nora Preziosi a été écartée de la présidence du bailleur, et la rupture avec la présidente du Département, Martine Vassal (DVD), s’est transformée en conflit. Elle a annoncé sa candidature aux municipales à Marseille, aux côtés d’Erwan Davoux, ancien agent du département et auteur d’une plainte visant l’exécutif du CD13.