Category: societe

  • Des rassemblements pour soutenir le peuple vénézuélien

    Des rassemblements pour soutenir le peuple vénézuélien

    Après l’agression impérialiste des États-Unis envers le Venezuela – qui a conduit à l’enlèvement du couple Maduro et des dizaines de morts à la suite de bombardements – la scène internationale semble être revenue au siècle dernier, où dominaient l’usage de la force et les logiques guerrières. Face à cette régression, plusieurs organisations* appellent à des rassemblements** dans l’Hérault, le 10 janvier. « Nous condamnons fermement l’agression américaine. C’est une menace pour la paix au niveau mondial. Nous ne voulons pas d’une nouvelle guerre mondiale dont les conséquences seraient encore plus dévastatrices que celles que nous avons connues dans le passé du fait des arsenaux nucléaires des États », soutient Alban Desoutter, de la Libre Pensée 34.

    Les arguments mis en avant par Washington – présentant Maduro comme un narcotrafiquant – pour justifier son agression ne passent pas. « Le seul but de cette agression est une captation des richesses [le Venezuela dispose du plus grand stock de pétrole au monde, Ndlr]. Une fois de plus, ce sont les travailleurs et le peuple vénézuélien qui vont se retrouver au milieu d’une guerre qu’ils ne veulent absolument pas. Deux choses sont possibles pour la CGT : la paix et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », fait valoir Myriam Rivoire, secrétaire CGT de Montpellier. L’occasion également, lors de ces rassemblements, de réaffirmer la solidarité avec le peuple vénézuélien face à la volonté des États-Unis de mettre sous tutelle le Venezuela.

    Surtout, le comportement tyrannique de Donald Trump est dénoncé avec véhémence. « De quel droit les États-Unis se permettent de juger Maduro ? On considère Orban [le président de la Serbie] comme un dictateur. Pour autant, est-ce que ça nous donne le droit de l’enlever et de le juger sur le sol français ? », s’indigne Francis Viguié, de la Carmagnole. D’autant que Washington n’en est pas à son coup d’essai. « Si l’on compare la situation avec l’Irak en 2003, on est dans la même logique : l’invasion sans mandat des Nations unies – les États-Unis l’avaient au moins demandée – d’un pays pour s’accaparer ses ressources pétrolières. Depuis 2003, le Proche et Moyen-Orient sont profondément déstabilisés. On peut avoir les pires craintes sur l’Amérique du Sud », redoute Nicolas Cossange, secrétaire PCF de l’Hérault. Et au regard de ses dernières déclarations très atlantistes, ce n’est pas Emmanuel Macron qui fera bouger les lignes. La rue alors ?

    *Libre pensée, la Carmagnole, LDH, le Mrap, PCF, LFI, CGT, FSU, Révolution permanente, l’Après, Rencontres Marx, Jeunes communistes de France, NPA, FO, Gauche écosocialiste.

    ** à 15h à Montpellier (Place Albert-1er), à Béziers (rond point Gagarine), à Sète (place de la mairie), à Pézenas (Place de la République), à 11h à Bédarieux (devant la mairie).

  • L’Occitanie grandit deux fois plus vite que la France

    L’Occitanie grandit deux fois plus vite que la France

    L’équivalent d’une ville comme Alès ! Chaque année entre 2017 et 2023, l’Occitanie qui a dépassé les 6,1 millions d’habitants, a accueilli en moyenne 46 600 habitants supplémentaires. La 3e croissance démographique (+0,8%/an) derrière la Guyane et la Corse, deux fois supérieure à celle de l’Hexagone (+0,4%/an).

    Décrypté dans la dernière étude de l’Insee, le phénomène n’est pas nouveau mais se confirme de décennie en décennie. Il s’explique par les migrations (+0,9%/an), le fait que les arrivées en Occitanie sont très supérieures aux départs. Car le solde naturel est lui désormais négatif (-0,1%/an), c’est-à-dire que l’Occitanie compte plus de décès que de naissances.

    Non sans disparités, la croissance est quasi générale. 11 départements sur 13 voient leur population croître, seuls l’Aveyron et la Lozère perdent quelques habitants (-0,1%/an). Dans les P-O (496 855 habitants, +0,8%/an) et le Gard (770 940 hab, +0,6%), la croissance est soutenue, portée par les dynamiques, parfois nouvelles, des grandes villes : Alès (46 125 habitants, +2,3%/an), Perpignan (121 616 hab, +0,2%) ou dans une moindre mesure Nîmes (151 839 hab, +0,1%).

    Deux locomotives

    Les deux locomotives régionales restent incontestablement la Haute-Garonne (second département de France le plus dynamique avec 1 471 468 habitants, +1,3%/an) et l’Hérault (1 230 289 hab, +1,2%), où le solde naturel y est aussi excédentaire, essentiellement grâce à leurs deux métropoles Toulouse (514 819 habitants, +1,2%/an) et Montpellier (310 240 habitants, +1,4%). Entre leurs universités, leurs organismes de recherche et leurs entreprises (aéronautique, informatique, tertiaire…), les deux mastodontes attirent notamment les jeunes étudiants et travailleurs. Ce n’est pas le cas de toutes les grandes villes : « La population diminue à Paris, est quasiment stable à Lyon et augmente modérément à Marseille », insiste l’Insee. La dynamique qui s’accroît à Toulouse et Montpellier s’étend aussi à leur couronne. La croissance est d’ailleurs encore plus forte dans les aires urbaines (respectivement +1,4%/an et +1,6%) que dans les villes centres.

    Signe d’un « étalement urbain » toujours à l’œuvre malgré la loi Zéro artificialisation nette (ZAN) des sols, la population continue aussi d’augmenter dans les espaces ruraux périurbains, les communes rurales y étant « sous influence » des grandes villes. À l’image de Sète (45 337 habitants, +0,8%/an), d’Alès (46 125 hab, +2,3%) ou de Frontignan qui ont inversé leur tendance passée à la décroissance ou à la stabilité, « la population est plus nombreuse dans la quasi totalité des communes de plus de 20 000 habitants ». La hausse reste soutenue mais ralentit à Béziers (81 545 habitants, +0,9%/an) ou Narbonne (57 587 hab, +0,9%). Enfin, en raison des migrations, l’attractivité se renforce aussi dans les espaces ruraux non périurbains (+0,8%/an).

    « En Occitanie, la population augmente dans la quasi totalité des villes de plus de 20 000 habitants »

  • Var : Le Père Noël et les jouets à travers le monde s’exposent

    Var : Le Père Noël et les jouets à travers le monde s’exposent

    Embarquez à la Chapelle de l’Observance, pour une aventure féerique à la découverte du Père Noël tel qu’on le célèbre aux quatre coins du globe.

    À travers une sélection de documents originaux, explorez l’évolution de ce personnage emblématique en France, en Angleterre, en Allemagne, aux États-Unis, en Suède, en Russie et même au Japon !

    D’un continent à l’autre, d’une coutume à l’autre et même jusque dans l’espace, le Père Noël révèle ses moyens de transport les plus insolites, extravagants et surtout magiques !

    Composée d’illustrations inédites prêtées par le collectionneur Pierre-Stéphane Proust et dont la plus ancienne date de 1880 jusqu’à nos jours, c’est une immersion colorée et émouvante qui attend petits et grands qu’ils soient plutôt curieux ou nostalgiques.

    Un trésor de mémoire

    Vous pourrez également découvrir une sélection de jouets rares et plus étonnants les uns que les autres prêtés par le musée du Bien Jouet à Puget-sur-Argens.

    Une collection unique comme un trésor de mémoire et d’imaginaire, fruit de la passion de Jean-Marie Lerdino, ancien enseignant varois.

    Depuis plus de 50 ans, il chine, fouille, collectionne, et donne vie à plus de 5 000 jouets datant de 1850 à 1980 et allant du jouet en bois à la collection du célèbre Goldorak.

    Une exposition entre rêve, souvenirs et patrimoine à ne surtout pas manquer. À voir gratuitement tous les jours du lundi au samedi jusqu’au 20 janvier.

  • Bouches-du-Rhône : La Fête de la mer à Sausset-les-Pins

    Bouches-du-Rhône : La Fête de la mer à Sausset-les-Pins

    Rendez-vous dès ce dimanche sur le port de Sausset-les-Pins puis les deux dimanches suivants, à l’occasion du lancement des Fêtes de la mer dans la région. Au programme dès 10h vous pourrez profiter en famille de dégustations de coquillages et fruits de mer sans oublier la traditionnelle et emblématique oursine aux huîtres.

    Un marché artisanal
    et provençal

    Organisées et coordonnées par la municipalité, les commerçants et les pêcheurs, la fête investira le môle du port et le port Est avec, au cœur de l’événement, un marché provençal pour accueillir professionnels et passionnés. Paella, truffes, calamars, seiches en persillades et sardines à la plancha seront à l’honneur. Du côté des restaurants, une carte spéciale sera proposée pour l’événement. Quant à l’artisanat, il sera lui aussi mis en avant avec des créations de bijoux, de savon de Marseille et des décorations uniques.

    Une ambiance conviviale

    En ce qui concerne les plus gourmands et donc adeptes du sucré, ils auront aussi de quoi régaler leurs papilles puisqu’ils pourront se délecter de macarons, smoothies, calissons ou encore miels de Provence et pâtes de fruits.

    De quoi prendre un bol d’air frais, respirer l’air marin et goûter aux richesses de la Méditerranée. Le tout dans une ambiance festive, conviviale et musicale qui vous fera vibrer jusqu’à 18h. Et, pour se rendre sur site facilement, des navettes gratuites effectueront des roulements entre le parking du collège et le port.

    Dimanche de 10h à 18h.
    Accès libre

  • Vaucluse : Cheval Passion en a sous le capot

    Vaucluse : Cheval Passion en a sous le capot

    Ce sera la plus belle édition de Cheval Passion jamais réalisée », lance avec assurance Maurice Galle, organisateur historique de Cheval Passion, qui fête cette année sa 40e édition.

    Et il faut avouer que le programme de l’événement, deuxième plus gros rassemblement du département derrière le Festival d’Avignon, et qui se tient du mercredi 14 au dimanche 18 janvier au parc des expositions d’Avignon, est particulièrement chargé. Outre l’incontournable Gala des Crinières d’Or, véritable vitrine de ce qui se fait de mieux en Europe en termes de spectacle équestre, avec notamment la représentation de la cavalerie de la Garde républicaine ou encore un spectacle de Samuel Hafrad, figure de la voltige équestre et doubleur de nombreuses stars du cinéma. Une belle histoire pour celui qui s’est pris de passion pour le monde équestre à Cheval Passion lors d’une sortie scolaire à 7 ans. Sans oublier le cabaret, moment festif chaque soir dans un hangar avec restauration et animation. Mais également le salon dédié aux activités équestres et à l’innovation.

    C’est également sous le signe de la transmission que ce quarantième anniversaire est placé. Avec, par exemple, Poney Passion, où 150 jeunes de moins de 18 ans et 13 poneys-clubs à travers la France doivent créer un numéro équestre.

    Détails et billetterie sur cheval-passion.com

  • [ Grand entretien ] « L’humain s’est toujours battu pour ses droits »

    [ Grand entretien ] « L’humain s’est toujours battu pour ses droits »

    La Marseillaise : À quoi doit-on s’attendre dans le spectacle « Génération Céline » ?

    Magali Ponsada : C’est un spectacle qui reprend les plus belles chansons de l’artiste Céline Dion. C’est un voyage rempli d’émotions et de partage avec le public qui a besoin de retrouver l’artiste d’une certaine façon si elle ne peut pas être sur scène du fait de sa maladie. Ce spectacle est une occasion de faire revivre toute cette époque et cette nostalgie de tout ce qui nous a rendus tellement heureux donc je pense que le public est en attente de retrouver Céline d’une façon ou d’une autre.

    Qu’est-ce que ça représente pour vous de représenter l’artiste et de reprendre ses plus grands tubes ?

    M.P. : Nous avons été choisies parmi de nombreuses chanteuses et reprendre ses plus belles chansons est un honneur. Pour moi Céline Dion est l’une des plus grandes artistes dans le monde, elle est inspirante pour les chanteurs. C’est un modèle d’excellence. Céline Dion est l’icône de toute une génération et même les jeunes aujourd’hui connaissent et chantent ses chansons donc on peut dire que c’est une artiste intemporelle, elle n’a pas d’âge. C’est incroyable !

    Céline Dion est la chanteuse populaire par excellence, n’y a-t-il pas une forme de pression quand on entre dans l’univers d’une icône ?

    M.P. : Si totalement ! De toute façon personne ne peut remplacer Céline Dion, donc le vrai challenge c’est d’avoir réuni quatre chanteuses complètement différentes qui incarnent chacune une partie de Céline, comme un arc-en-ciel de couleurs. Nous avons la Québécoise qui apporte cette sonorité que le public attend mais aussi d’autres qui seront plus dans la sensibilité ou dans le côté rock’n’roll de l’artiste. Sans oublier évidemment la performance vocale qui se doit, avec humilité d’être à la hauteur de Céline Dion. Nous sommes chanteuses mais aussi fan donc l’idée c’est de rester dans l’émotion pour partager et chanter avec le public.

    Quel aspect de la personnalité de Céline Dion pensez-vous incarner sur scène à titre personnel ?

    M.P. : Ce que j’aime chez Céline c’est sa performance vocale et sa technicité. J’ai toujours été fascinée par les chanteuses avec de grandes voix comme Whitney Houston, Aretha Franklin, Mariah Carey ou Céline Dion. Ce sont pour moi des modèles de technicité et j’ai toujours essayé de me modéliser. Adolescente dans ma chambre j’écoutais ces chansons-là et je voulais reproduire le son à l’identique, de la bonne manière ou pas (rires) mais elles ont été de merveilleuses coachs vocales pour moi.

    La chanson a-t-elle toujours été une évidence pour vous ?

    M.P. : La chanson m’habite depuis que je suis petite, la musique a toujours été un refuge pour moi, elle m’apportait du réconfort parce que je n’ai pas eu une enfance facile. Jusqu’à mes 24 ans je pensais que la chanson était faite pour d’autres mais pas pour moi. Petite alors je voulais faire des études pour que mes parents soient fiers de moi, je cherchais cette reconnaissance parentale donc j’ai suivi un parcours assez classique jusqu’au jour où j’ai eu un déclic. Honnêtement je ne pensais pas pouvoir en arriver là aujourd’hui, ce n’était pas pensable et me retrouver sur cette scène c’est un rêve qui devient réalité, c’est trop beau !

    Vous n’êtes pas novice dans le milieu puisque vous avez fondé à Marseille, votre ville d’origine, le groupe Divin’Gospel music, pouvez-vous en dire plus sur cette aventure ?

    M.P. : La musique est vibrante, parfois on est appelé pour faire certaines choses et le gospel est un style musical qui nous appelle à exprimer notre foi, quelle qu’elle soit. J’avais besoin d’exprimer ce que la musique me fait ressentir et vivre intérieurement au niveau des émotions, du partage, de l’amour et de la bienveillance que l’on peut apporter dans le monde. Je pense que les chanteurs sont là pour transmettre des émotions et les partager avec les gens qui sont en face de nous et c’est ce qui rend ces voyages musicaux magnifiques. Ça fait maintenant 15 ans que j’ai évolué sur ce parcours-là, actuellement je suis chef de chœur, soliste et producteure de tous les spectacles ce qui me permet d’exprimer ce que je suis vraiment au fond de moi.

    À l’origine le gospel raconte les combats et souffrances d’un peuple en délivrant tout de même un message d’espoir et de force. Est-ce d’autant plus important pour vous de porter ce message à l’heure où la conjoncture politique en France et dans le monde est compliquée ?

    M.P. : Depuis la nuit des temps nous vivons dans un environnement où il faut se battre pour y arriver et pour changer les codes. Il faut se rappeler qu’en nous, nous avons une force qui nous permet de façonner et changer le monde tel qu’on voudrait le voir. Quand on revient aux dates les plus proches de notre époque que sont la Première et la Seconde Guerre mondiale, l’humain s’est toujours battu pour faire entendre ses droits. Le gospel porte ce message de force et de résilience, surtout. Nous pouvons continuer de croire qu’on peut être heureux et qu’on peut changer la donne. Après tout, peu importent nos origines, la couleur de notre peau nous sommes liés les uns aux autres. Nous sommes tous des êtres humains égaux et c’est ce message qu’il faut continuer de porter.

  • Rendez-vous en préfecture pour Plombières

    Rendez-vous en préfecture pour Plombières

    Réunis en association, copropriétaires et locataires de la résidence qui dénonçaient une situation glaciale après une fuite dans le réseau de chauffage ont été reçus à l’hôtel de Ville. Derrière la panne, une situation tendue avec l’administrateur provisoire devra s’éclaircir en préfecture où une réunion doit être programmée la semaine prochaine.

    Mi-décembre, deux appartements inondés révèlent une fuite dans le réseau de chauffage collectif. Depuis le 22 décembre, tout a été coupé. « Voilà un mois que ça dure et nous n’avons aucune garantie de rétablissement rapide. Pire, déplorent les copropriétaires, l’entretien se dégrade, les espaces verts sont à l’abandon, le passage piéton pour accéder à l’école est verrouillé, et on subit une explosion des montants des appels de fonds, on n’obtient ni les devis ni les factures des travaux, qui sont décidés sans concertation. » Dans le bâtiment C2, deux dames accusent également le coup : « L’ascenseur qui dessert les 12 étages est en panne depuis deux mois. » L’administrateur provisoire de l’agence Perier-Giraud, qui a repris il y a 5 ans la gestion de la résidence après la défaillance du syndic Citya, était autour de la table à l’hôtel de Ville. La réunion en préfecture, dont la date reste à fixer, devra permettre de lever l’opacité sur cette gestion et de restaurer la confiance des copropriétaires. Soudés, ils préviennent : « Si rien ne bouge, on bloque le boulevard de Plombières. »

  • L’école Louis-Marin allie patrimoine et modernité

    L’école Louis-Marin allie patrimoine et modernité

    Cette réhabilitation est une réussite architecturale et fonctionnelle. Un outil d’apprentissage exemplaire », commente Patrick Ghigonetto, conseiller départemental. Il représente la présidente du Département des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal. Pour l’inauguration de l’école – située à deux pas de la chapelle des Pénitents en contrebas –, les discours se font au 2e étage. « Nous avons voulu une rénovation ambitieuse, exigeante, exemplaire », renchérit Alexandre Doriol, maire (DVD) de La Ciotat. Directrice du projet pour l’agence d’architecture NSL (Marseille), Capucine Cortade expliquera plus tard : « La feuille de route que nous a donnée la Ville était à la fois de respecter le patrimoine de cette école de type Jules-Ferry, avec ses beaux volumes, ses qualités intrinsèques ; et d’en faire une école de demain. » Les façades ont été restaurées, de même que les ferronneries et la marquise, jusqu’à la célèbre cloche d’origine. « Nous avons conservé les carrelages, mais aussi toutes les fenêtres en bois du bâtiment », note Capucine Cortade. « À cette menuiserie de près de cent ans, nous avons intégré un vitrage sous-vide, qui apporte la performance phonique et thermique », ajoute Cyril Guérin, l’entrepreneur Les métiers du bois.

    « Établissement pilote »

    Alors que le point faible de l’école était auparavant l’isolation, « on a réalisé une importante isolation thermique. Nous avons installé un chauffage au bois », indique Capucine Cortade. Éclairage 100% LED, installation de brasseurs d’air… : le confort thermique des élèves a été amélioré, et cela sans recourir à une climatisation énergivore. Louis-Marin a décroché pour cela le label Bâtiment durable méditerranéen niveau argent.

    L’école, dont le chantier a coûté 8,3 millions d’euros, dont 54% abondés par le Département, a une superficie de 1 800 mètres carrés. 114 élèves, répartis dans six classes, y ont fait leur rentrée mardi. « Louis-Marin est un établissement pilote pour notre territoire », a insisté le maire. Déléguée à l’école Louis-Marin, l’élue Kheira Zenafi a cité l’équipement numérique de pointe, les vélos-bureaux… Adjoint délégué à l’Éducation, Jean-Louis Tixier a fait part de son « soulagement » après ces vingt-trois mois de chantier. À la question de savoir pourquoi désormais des murs obstruent la vue qu’avait auparavant l’école sur la mer, ceux de l’hôtel Mariott en construction, il répond : « On a considéré qu’il fallait un hôtel 4 étoiles, pour vivifier la ville. » L’école Louis-Marin ne méritait pas ça.

  • Les impacts de la base navale sur les populations

    Les impacts de la base navale sur les populations

    Durant la réunion du Comité d’information qui s’est réuni en préfecture le 8 janvier, le sujet de l’application du plan particulier d’intervention nucléaire du port militaire, et la mise à disposition en juin dernier des comprimés d’iode dans les pharmacies des communes concernées, ont été abordés. La FNE remerciant pour cette « étape importante qui a été appréciée ».

    Mais des précisions ont été demandées au niveau de la surveillance radiologique, en précisant que l’autorité de sûreté pour la surveillance des sites civils demande l’installation de stations de mesure à la périphérie des sites suivant les points cardinaux et sous l’influence des vents dominants. L’océanographe Dominique Calmet relevant que les stations de la base navale sont installées au Nord, à l’Est et l’Ouest du site mais qu’aucune pour l’heure n’est installée au Sud, dans l’axe du Mistral, à Saint-Mandrier.

    Les autorités ont expliqué que l’installation d’une balise de surveillance en territoire civil relève de l’Autorité de sûreté nucléaire mais que le sujet reste à l’étude.

    Le responsable associatif a rappelé également l’accident survenu sur le chantier de refonte d’un appontement de la zone Milhaud, le 18 août dernier, au cours duquel quatre salariés d’une entreprise sous-traitante de la Défense présents sur une barge ont été blessés. Parmi les causes envisagées, l’explosion d’un obus datant de la Seconde Guerre mondiale dans les sédiments.

    Risques neutralisés ?

    « Si cette hypothèse est confirmée, un risque d’explosion d’anciennes munitions existe donc pour les navires à propulsion nucléaire à quai ou manœuvrant à proximité des quais », s’inquiète l’APE.

    Ce que l’on sait c’est qu’une enquête technique est en cours et qu’« il n’y aura pas de reprise des travaux dans cette zone avant d’en connaître les conclusions ». Mais qu’« il n’y a eu aucun impact sur les activités nucléaires du port ».

    L’autre sujet important évoqué par Dominique Calmet concerne les épaves toujours présentes le long du littoral du site de stockage des hydrocarbures du Lazaret. Une mise en œuvre, comme cela a été fait sur la partie civile, très attendue a précisé Dominique Calmet en pointant que la zone de ces échouages se trouve à proximité des tables de mytilicultures et piscicoles ce qui présente une menace de pollutions chimiques.

    Là encore la réponse a été rassurante avec une action qui devrait être réalisée rapidement.

  • Un détenu blesse trois surveillants à la prison de Luynes

    Un détenu blesse trois surveillants à la prison de Luynes

    L’homme, de nationalité française, a porté plusieurs coups de ciseaux à des surveillants, alors qu’il était entendu, peu avant 8h, dans un bureau suite à l’agression de son codétenu la nuit précédente. « C’est un détenu qui a agressé plusieurs surveillants avec une arme blanche, précisément une paire de ciseaux. Il est très probable qu’il les ait pris sur le bureau dans lequel il était avec un surveillant, mais pour l’instant, ça reste encore un petit peu flou », a déclaré le procureur de la République d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon.

    « Au total, donc, il y a trois surveillants qui ont été blessés, dont un très grièvement (qui) a été hospitalisé, mais à cette heure, ses jours ne sont pas en danger », a-t-il ajouté. Selon les premiers éléments recueillis, les surveillants lui avaient demandé de venir s’expliquer car son codétenu avait le visage tuméfié et l’a désigné comme son agresseur. « C’est là, dans un bureau des surveillants, que le détenu a sauté sur un surveillant, et lui a asséné plusieurs coups de ciseaux au niveau du cou », selon le procureur.

    Il y a au moins deux fonctionnaires blessés gravement et un troisième, intervenant pour mettre fin à l’agression, a été blessé plus légèrement et est en état de choc, selon l’administration pénitentiaire.

    « Leur vie n’est pas en danger », a assuré sur X le garde des Sceaux, Gérald Darmanin qui a dépêché sur place le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowksi. « Mon soutien est total et inconditionnel aux agents pénitentiaires qui exercent une mission dangereuse avec beaucoup de courage et d’humanité », a ajouté le ministre.

    L’agresseur en garde à vue

    Le préfet Jacques Witkowski « condamne avec la plus grande fermeté cette agression violente et réaffirme tout son soutien à l’ensemble des fonctionnaires pénitentiaires engagés avec force et courage dans leur difficile et nécessaire mission », indique la préfecture sur X.

    L’agresseur, qui a été placé en garde à vue, avait été condamné en 2025 à deux reprises à quelques mois d’intervalle pour violences et outrages contre des surveillants lorsqu’il était détenu à Toulon ou à Avignon-Le Pontet, selon le procureur.

    Écroué en détention provisoire depuis avril 2024 pour viol et violences sur conjoint dont l’information judiciaire est toujours en cours, il était à Aix-Luynes depuis avril 2025. Une enquête a été ouverte pour tentative d’homicide volontaire et violence volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique, en récidive.

    Sous-effectif chronique de surveillants, surpopulation carcérale, insalubrité : les prisons françaises sont au point de rupture, s’alarment régulièrement les acteurs de la pénitentiaire. La situation est particulièrement critique dans les maisons d’arrêt, courtes peines ou personnes en attente de jugement, comme celle d’Aix-Luynes où se sont multipliés ces dernières années les incidents, dont des violences entre détenus. Luynes, une des plus importantes prisons de France, est confrontée à un taux de suroccupation moyen de 150% avec 2 000 détenus hébergés sur 1 200 places, avaient alerté les autorités judiciaires locales en 2024.

    Devant la maison d’arrêt d’Aix-Luynes, plusieurs responsables syndicaux sont venus apporter leur soutien à leurs collègues agressés. Ce détenu « a un palmarès long comme le bras, comme on en a beaucoup trop déjà (…) Il aurait dû normalement être pris en charge dans une cellule individuelle, mais on n’a pas les moyens de le faire, on n’a pas les moyens de prendre en charge correctement des détenus », a déclaré Amandine Cordier, secrétaire nationale Ufap-Unsa Justice. Les syndicats réfléchissent à une possible action de blocage.