Category: societe

  • Des activités tous azimuts à la Maison Sport Santé

    Des activités tous azimuts à la Maison Sport Santé

    Dans la cour de l’école élémentaire Olivier-Gillibert de Marseille (5e), stands et clubs sportifs ont remplacé les jeux pour enfants. Organisé pour la première fois par la Ville de Marseille, ce mercredi 17 juin, cet événement vise à présenter la Maison Sport Santé (MSS) et les dispositifs d’accompagnement qu’elle propose. « Ça fait deux ans que la MSS existe et avec cet événement, on a voulu rassembler les adhérents et les personnes qui travaillent avec nous. C’est aussi l’occasion pour nos adhérents de se rencontrer entre eux et de tester de nouvelles disciplines », explique Perrine Roux, responsable de la Maison Sport Santé Ville de Marseille. Cette structure accompagne des personnes souhaitant reprendre ou maintenir une activité physique adaptée à leur âge, leurs capacités et leur état de santé.

    De 15h30 à 18h, les participants ont pu profiter d’initiations avec des activités sportives gratuites, comme du volley, du yoga ou encore du tennis de table. « Aujourd’hui, j’ai pu essayer le basket, le cardio-tir, le ping-pong et un jeu de raquette. J’ai beaucoup aimé le basket, car il se fait avec un ballon très léger », raconte Gaëlle, adhérente à la MSS depuis le mois de février, en raison de problèmes cardiaques.

    Un peu plus loin, Yann, enseignant en activité physique adaptée à la Maison Sport Santé, anime un cours de fitness baguette. Ce sport consiste à réaliser un enchaînement d’exercices tout en battant deux baguettes en rythme. « Le but c’est de faire découvrir cette activité qui est ludique. Elle peut s’adapter à tous et toutes selon les problématiques de santé », précise-t-il. Des stands d’information ont également permis aux visiteurs de découvrir les clubs sportifs et associations partenaires. « J’ai pris des renseignements pour la piscine, s’exclame Chantal, adhérente depuis six mois. Pour mon corps, ce sera bien, comme j’ai des rhumatismes. »

    Une activité sportive adaptée

    Les Maisons Sport Santé sont des dispositifs d’État qui s’inscrivent dans une politique de prévention et d’accompagnement par l’activité physique. « Il y en a quatre à Marseille, avec des statuts différents. La Maison Sport Santé Ville de Marseille est la seule municipale », précise Perrine Roux. Les adhérents sont suivis pendant deux ans pour leur permettre d’adopter un mode de vie actif. « On réadapte en fonction des besoins et de l’évolution de la santé de la personne à chaque bilan, tous les trois à six mois », explique Yann. La majorité des adhérents sont orientés vers ce dispositif par leur médecin traitant, comme l’explique Rachida : « C’est mon docteur qui m’a inscrite et ça fait maintenant un mois que je suis suivie. Je fais un sport souple, avec des exercices simples, car je ne peux pas faire d’effort intense à cause de ma santé. » Cette première édition a surtout rappelé que le sport est un outil de santé, de bien-être et de lien social.

  • Un forum pour structurer l’inclusion à Avignon

    Un forum pour structurer l’inclusion à Avignon

    C’est à partir de son propre vécu qu’Annabelle Vega a eu l’idée de mettre en place un forum réunissant l’ensemble des acteurs de l’inclusion, comme première action en tant que conseillère municipale (UDI) déléguée au handicap et à l’accessibilité. Touchée aux cervicales et à la moelle épinière après une chute liée à de l’épilepsie, « je me suis aperçue qu’il y avait énormément de dispositifs, mais pas suffisamment d’information, les familles ne savent pas à quelle porte frapper ». La nouvelle élue a impulsé, ce mercredi à l’Hôtel de Ville, une rencontre entre une trentaine de structures et associations liées au handicap. « On va essayer de simplifier l’accès aux ressources et parcours de vie », espère-t-elle.

    Un constat partagé par l’association des paralysés de France (APF). « On s’aperçoit que nous sommes beaucoup à faire la même chose, ce forum aide à créer des ponts et partenariats pour être complémentaires et pas en doublon, cela enrichit in fine l’offre », souligne Cindy Bonet-Amedeau, chargée de développement des actions associatives à l’APF 13/84.

    Au cours de la journée, plusieurs moments d’échanges entre professionnels ont eu lieu, tandis qu’en continu, les personnes en situation de handicap et leurs familles pouvaient se renseigner sur leurs droits ou projets.

    « Ce forum doit faire en sorte que chaque structure reparte avec un numéro de téléphone, une idée, un projet », poursuit Annabelle Vega, satisfaite de la mobilisation des acteurs et qui n’exclut pas de renouveler ce type d’opérations sous un format différent. Pour l’heure, l’élue ne s’aventure pas trop à livrer une feuille de route sur le mandat. Dans son programme, le maire Olivier Galzi (DVD) estimait que « le handicap n’est pas une question de compassion, mais une question de droits et de citoyenneté ». Un plan « zéro obstacle » a été promis, de même qu’un « conseil avignonnais du handicap, une instance de co-décision composée d’associations, d’experts d’usage et d’élus pour piloter et évaluer toutes les politiques publiques liées au handicap ».

  • Affaire Bruel : le maire de L’Isle-sur-la-Sorgue « stupéfait »

    Affaire Bruel : le maire de L’Isle-sur-la-Sorgue « stupéfait »

    Depuis près de 20 ans, Patrick Bruel a pris ses quartiers à L’Isle-sur-la-Sorgue, en développant des activités économiques au sein d’un domaine viticole et oléicole, puis, depuis septembre, avec un hôtel 5 étoiles à l’entrée du centre historique. Autant dire que la mise en examen du chanteur pour une série de viols fait réagir localement. Longtemps muet, le maire, Pierre Gonzalvez, est sorti du silence en fin de semaine, se disant « aux côtés des victimes ».

    « Je ne supporte plus que l’image de la Ville de l’Isle-sur-la-Sorgue soit associée à l’affaire Patrick Bruel, déplore l’édile. Le sujet est grave. Si Patrick Bruel et moi-même avons développé une relation cordiale, la découverte de cette affaire m’a stupéfié comme bon nombre de mes concitoyens. Alors que la justice doit suivre son cours sereinement, la Ville continuera à agir dans le respect de ses compétences, de la loi et de l’intérêt général. »

    Pierre Gonzalvez, qui coupait encore le ruban lors de l’inauguration de l’hôtel 5 étoiles, avait engagé une modification du plan local d’urbanisme pour que le projet puisse voir le jour. « Une délibération du conseil municipal a été adoptée et validée par les services de l’État », rappelle-t-il, après avoir fait venir aussi Patrick Bruel aux vœux de la préfète Violaine Démaret, en janvier 2024. Le maire partage « l’inquiétude » de la centaine de salariés de l’hôtel, dont l’activité pourrait être considérablement affectée par l’affaire.

  • Une révolution à portée de main grâce à la sphère du travail social

    Une révolution à portée de main grâce à la sphère du travail social

    « Nous sommes dans un moment de crises majeures qui s’entrelacent. Mais la gravité de cette situation, paradoxalement, peut donner au travail social de nouveaux moyens de se réaffirmer », commence Stéphane Rullac. Le professeur en innovation sociale explique que les ressources dont on a besoin aujourd’hui pour réinventer les modèles de demain se trouvent entre les mains des travailleurs sociaux.

    « Pas directement, parce que nous, nous sommes trop normés pour réinventer la société de demain. Mais en se tournant vers ce que j’appelle les experts d’usage, c’est-à-dire les gens qui sont dans les dispositifs, qui sont accompagnés », précise-t-il. Parce que, précisément, ces personnes ont soit échoué à l’intégrer, soit refusé, ou alors viennent d’ailleurs, comme les migrants, par exemple. Et de poursuivre : « Ce sont les architectes de demain vu qu’il faut tout réinventer. »

    Un renversement conceptuel tout à fait innovant, qui a fait réagir la salle réunissant plus de 300 travailleurs sociaux. Désigner ceux qui sont en dehors du système, au sens normatif, comme les forces vives sur lesquelles on va devoir s’appuyer pour changer profondément les choses n’est pas une évidence.

    Un nouveau pouvoir

    « On est capable, avec ça, de complètement renverser la table pour pouvoir affronter les polycrises et remettre l’innovation sociale au cœur de tout, comme il y a 100 ans, lorsque le modèle productiviste a commencé à arriver », reprend l’auteur du livre Le travail social va sauver le monde (Sociographe). Et de conclure : « Ça va se jouer dans les quartiers, au plus près de ceux qui sont considérés comme les plus éloignés du système. C’est pour ça que la prévention spécialisée est au centre de tout. Il faut que les travailleurs sociaux prennent conscience de ce nouveau pouvoir. »

    Pour rendre possible ce changement, il est nécessaire de réinventer la participation et de donner du pouvoir à ceux qui en sont aujourd’hui dépourvus. Au moment où « le néolibéralisme atteint son apogée avec un système qui est en train de se dévorer, de nous dévorer et de dévorer la planète, c’est une véritable révolution » à mener.

    « L’objet de cette journée, c’est d’avoir un moment commun de réflexion et de travail entre toutes les équipes de la prévention spécialisée du département », explique Christina de Robertis, présidente de l’Association de prévention spécialisée et d’aide à l’insertion (APEA). « Notre rôle est d’arriver à proposer des solutions à des situations un peu difficiles pour des jeunes et les familles », ajoute Vincent Tessereau, président de l’Association de prévention spécialisée (APS). Bernard Salles, à la tête de la Ligue varoise de prévention (LVP), met lui aussi en avant la nécessité de développer un réseau afin de voir ce que chacun peut apporter aux autres. Tous trois ont également à cœur de faire évoluer l’image de la prévention spécialisée, alors que beaucoup ne se réclament que de la répression.

    Sur la possibilité pour le travail social de changer le monde, Sandrine Firpo, directrice générale de la Ligue de l’Enseignement, a dit « entendre déjà la petite voix du réalisme ou du cynisme », en réaction à la brillante intervention du chercheur. Et pourtant, poursuit-elle : « Nous qui manquons de moyens, de reconnaissance, de temps, nous qui nous débattons avec des injonctions contradictoires, des financements incertains, des institutions qui nous demandent de tout mesurer, de tout évaluer, de tout justifier, l’heure n’est plus à la modestie coupable. »

    L’heure n’est plus non plus, pour le travail social, ajoute-t-elle, de se contenter d’accompagner les dégâts d’un monde qui n’a jamais eu autant besoin d’être transformé. Et de conclure : « Nous voyons chaque jour les fractures sociales, les inégalités, le mépris de classe, la solitude. Et ce savoir du terrain, de l’intime, est un savoir politique. Il nous oblige. »

  • Retraite et santé en entreprise, les priorités de la Carsat

    Retraite et santé en entreprise, les priorités de la Carsat

    « Une année 2025 de transformation, de proximité… et de célébration. » Dans son bilan annuel publié ce mardi 16 juin, le directeur général de la Caisses d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) Sud-Est, Vincent Verlhac, rappelle l’importance de cette composante essentielle de la Sécurité sociale, alors que cette dernière a fêté ses 80 ans. Tandis que le Conseil d’orientation des retraites a publié le jeudi 11 juin son treizième rapport annuel remettant sous le feu de l’actualité un conquis social sans cesse attaqué, le patron de la Carsat Sud-Est met en avant son rôle d’accompagnement des pensionnés et son action au sein des entreprises pour prévenir les risques professionnels.

    Avec pas moins de 13,3 milliards euros de prestations d’Assurance vieillesse versés pour l’année contre 12,8 en 2024 et 1 315 703 retraités payés tous les mois en France et à l’étranger, la caisse de notre région reste un des poids lourds nationaux. Ses 1 617 salariés assurent le calcul du montant des pensions et garantit l’exactitude de leurs droits. En 2025, quelque 59 253 carrières ont été rectifiées, dont 20 067 en coproduction et 10 862 dans le cadre de la convention France Travail, « contribuant directement à la fluidité du traitement des futures demandes de retraite » estime la Carsat Sud-Est.

    Plus d’indemnisation amiante

    La caisse prend également en charge l’ensemble des étapes liées au calcul et à la liquidation des pensions. En 2025, l’organisme considère avoir « réalisé un saut de performance » pour « absorber l’augmentation des demandes tout en réduisant les délais ». Le temps de traitement d’un dossier atteignant 63 jours. La Carsat Sud-Est exerçant également un rôle de caisse référente pour les dossiers internationaux, avec 2 982 pensions de réversion pour le Maroc et 14 autres pour Monaco.

    Dans une optique de « simplification des démarches », notamment dans les demandes d’aide d’autonomie, la Carsat Sud-Est a mis en place un plan « Oscar », avec un formulaire unique permettant de recueillir 2 104 demandes en ligne et 16 398 demandes papier en 2025. « La reconnaissance mutuelle des évaluations, actuellement déployée dans 6 départements sur 7, sera généralisée à l’ensemble du territoire en 2027 », promet-elle.

    Un chantier qui risque de prendre de l’ampleur, vue l’évolution démographique de notre région. Une étude de l’Insee, publiée le 2 juin, prévoit 54 400 seniors de plus en perte d’autonomie à l’horizon 2050, soit 31% de plus qu’en 2021. Près de six sur dix d’entre eux, étant âgés de 85 ans ou plus.

    Côté entreprises, l’organisme entend renforcer le suivi des risques psychosociaux avec le ciblage de 40 établissements supplémentaires en 2026 et 2027. Le dispositif amiante progresse assure aussi la Carsat avec 138 nouveaux allocataires. En 2025, 69,2 millions d’euros d’allocations ont été versés à 1 965 travailleurs exposés pour un montant moyen de 2 933,78 euros précise-t-elle.

  • À Martigues, le nouveau mammographe facilite la vie des patientes

    À Martigues, le nouveau mammographe facilite la vie des patientes

    Il s’appelle Siemens Mammomat B.brilliant, il trône en vedette de la salle d’examen, et s’apprête à changer la vie des patientes. C’est en tout cas l’ambition affichée par l’Hôpital de Martigues et le maire (PCF) Gaby Charroux lors de l’inauguration de ce mammographe mardi soir.

    Ce matériel permet de nouvelles possibilités d’imagerie moderne. Notamment la tomosynthèse, « une mammographie en trois dimensions qui permet une meilleure caractérisation des cancers » détaille la Dr. Hanifa Dorbani, radiologue. Mais aussi la macrobiopsie, soit « un prélèvement d’une microcalcification pas toujours visible à l’échographie » précise la radiologue. Et en cas de contre-indication à l’IRM, cet appareil permet une « angiomammographie avec injection de produit de contraste pour analyse fonctionnelle des lésions », d’après la médecin.

    Ces examens sont maintenant accessibles à tous, y compris aux personnes handicapées, notamment en fauteuil, comme le démontrent les manipulatrices radio en variant la hauteur de l’appareil. De plus, « la technologie plus récente permet de faire moins mal aux patientes grâce à une compression adaptée » des seins, avance l’une d’entre elles. Sa collègue renchérit : « Le but est que les dames soient moins traumatisées, qu’elles reviennent plus volontiers. » Les fleurs de cerisiers et papillons ajoutés aux murs par les agentes en attestent.

    La Dr Hanifa Dorbani explique que dorénavant, ce nouveau matériel permet « une sémiologie de proximité et une prise en charge totale pour les patientes ». C’est-à-dire qu’« à Martigues, les gens sont pris en charge du jour où on apprend le cancer au jour où on est en rémission », précise le président de la Ligue contre le cancer 13, Pierre Garosi.

    Un matériel à 287 000 €

    La Ligue a financé 200 000 euros, complétés par les 87 000 euros restants de l’Agence régionale de santé (ARS). « L’ambition est d’améliorer les chiffres de dépistage du cancer du sein » selon Delphine Hauptmann, directrice de l’ARS au niveau départemental, avançant qu’« une femme sur 4 participe au dépistage dans le département, la moyenne nationale étant d’1 sur 2 ».

    Le directeur de l’Hôpital de Martigues Loïc Mondoloni, l’assure : « Sans la Ligue et l’ARS, on n’en serait pas là. » « Ce saut technologique est important pour le territoire », poursuit-il, « il est de notre rôle d’avoir cette proximité », notamment « pour éviter les kilomètres et les embouteillages » pour aller à Marseille, surtout si on vient de Port-Saint-Louis.

    Le maire de Martigues Gaby Charroux ne cache pas son enthousiasme. « On veut le meilleur pour notre hôpital et on lutte pour la technologie, le personnel et les moyens financiers. » L’engagement de la Ville pour cet appareil a pu être redirigé vers un autre matériel grâce à un rajout des financeurs.

  • L’Entente Valabre lance sa prévention contre les feux

    L’Entente Valabre lance sa prévention contre les feux

    Une, puis deux bouffées de cigarette. Le mégot est ensuite jeté dans un bac rempli de végétation sèche. Sous l’effet d’un ventilateur simulant le vent, les flammes apparaissent en quelques secondes. Cette démonstration vise à reproduire les conditions dans lesquelles un simple mégot lancé en bord de route peut être à l’origine d’un incendie. « Il faut réunir le triptyque température, hydrométrie et vent, qui apporte l’oxygène nécessaire. Au-delà de 30 °C, le milieu devient favorable. C’est très rapidement le cas en bord de route », explique Téo Polimann, docteur en énergétique au laboratoire du Centre d’essais et de recherche (Ceren) de Valabre.

    Sous les yeux des caméras et des partenaires de l’Entente Valabre, réunis sur son domaine à Gardanne, les braises deviennent en moins d’une minute d’immenses flammes, poussant rapidement le public à reculer. Ce mercredi, l’Entente Valabre, l’un des principaux acteurs de la prévention et de la gestion des risques face aux feux de forêt, l’Alcome, éco-organisme créé pour réduire la présence de mégots dans l’espace public, la Confédération des buralistes et les sapeurs-pompiers, se saisissent du sujet de feux provoqués par les jets de mégots.

    Sensibilisation lancée

    Une opération de sensibilisation est lancée sur le territoire national, avec distribution de cendriers de poches dans les bureaux de tabac – environ 200 000 – et des affichages massifs. Jeter ce déchet par la fenêtre de sa voiture provoque des incendies parfois terribles et mobilise, dans une situation évitable, des forces de pompiers. « Un mégot peut initier l’éclosion d’un feu entre une minute, jusqu’à 6 ou 7 minutes, rappelle Frédérique Giroud, cheffe de la division recherche scientifique à l’Entente. Les gens ne réalisent pas suffisamment la problématique de ces jets de mégots en période estivale. » Si tous les feux ne sont pas provoqués par des jets de mégots, ils en sont bien souvent à l’origine. « Cette démonstration à pour but d’expliquer à ceux qui doutent la réalité du départ d’incendie par des mégots », pose Jacky Gérard, président de l’Entente Valabre. Un geste « qui a énormément de conséquences. On ne réussira pas notre objectif de réduire le nombre de mégots dans l’espace public et de protéger nos forêts si nous ne convainquons pas les fumeurs que ce geste est socialement inacceptable », appuie de son côté Vincent Zappia, président de l’Alcome. « On fait appel aux constructeurs automobiles pour remettre les cendriers dans les véhicules », plaide Éric Borcardi, directeur de la communication de la Fédération nationale des sapeurs pompiers. Il rappelle « qu’aujourd’hui, le risque incendie feu de forêt vient ajouter de la surcharge opérationnelle » et qu’« on peut être sûrs aujourd’hui que les mégots sont responsables de 10% des incendies ».

  • Soupçonnée de violences, une enseignante suspendue à Avignon

    Soupçonnée de violences, une enseignante suspendue à Avignon

    Il y a encore quelques semaines, ce type d’affaire serait peut-être passée inaperçue ou aurait créé un émoi, seulement limité au sein de l’école. Mais depuis deux semaines et le meurtre de la jeune collégienne Lyhanna mais également l’affaire du périscolaire à Paris, où une quarantaine d’animateurs a été suspendue pour des faits présumés de violences physiques ou sexuelles sur enfants, la question des agressions sur mineurs est d’une brûlante actualité.

    Un cas se fait jour dans une école publique d’Avignon. Une enseignante est soupçonnée de plusieurs faits de violences physiques envers un élève de CE2, mêlant humiliations et insultes racistes. Il y a pile un mois, la professeure des écoles aurait attaché l’enfant à sa chaise de classe à l’aide d’une corde à sauter. La maman a porté plainte dès le lendemain. D’après Ici Vaucluse, une enquête de police est ouverte et plusieurs témoins doivent être entendus.

    En attendant les avancées qui ne devraient pas être immédiates, la direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) a déjà pris une mesure forte : « Une enquête administrative a été engagée afin d’établir précisément les faits. Dans l’attente de ses conclusions, l’enseignante a fait l’objet d’une mesure conservatoire de suspension », nous indique ce mercredi midi le rectorat. La mise en cause a été « reçue par son inspectrice de l’Éducation nationale ainsi que par les services de la DSDEN ». Dans l’autre sens, « la famille a été reçue par l’inspectrice et un rendez-vous va également avoir lieu avec les services de la DSDEN », précise le rectorat qui indique que le garçon présumé violenté n’est plus scolarisé dans cet établissement, de même que le reste de la fratrie.

    Rassemblement

    à 19 heures

    C’est dans ce contexte que le collectif Les Rési-liantes appelle à un rassemblement ce jeudi soir (19h) devant l’inspection académique. Dénonçant les violences en milieu scolaire, le collectif réclame « la protection effective des enfants concernés, la transparence sur les suites données aux signalements, le respect des principes d’égalité, de dignité et de non-discrimination au sein de l’école publique ». Si la prudence s’impose tant que les faits ne sont pas avérés, ce cas interroge plus généralement sur le fonctionnement du système éducatif. C’est ce que sous-tend le syndicat Unsa Éducation 84 qui, dans un communiqué, précise ne pas avoir été alerté au préalable de « difficultés spécifiques » dans cette école. Tout en « refusant que l’on jette l’opprobre sur l’ensemble d’une profession » le syndicat ne minimise pas : « Si les faits de maltraitance étaient avérés, ils seraient intolérables et contraires à toutes les valeurs que nous défendons. Nous demandons à l’administration de prendre ses responsabilités en matière de prévention des risques et de soutien effectif aux personnels et aux élèves. »

  • Un nouvel itinéraire des bus autour du quartier Monclar à Avignon

    Un nouvel itinéraire des bus autour du quartier Monclar à Avignon

    À partir de ce jeudi 18 juin, les habitants du quartier Monclar, à l’ouest d’Avignon, devraient à nouveau pouvoir prendre plus facilement les transports en commun après l’exercice du droit de retrait des chauffeurs, consécutif à une énième fusillade survenue le lundi 8 juin dernier. Sur les 19 arrêts de bus habituels, 9 ne seront toujours pas desservis et seront remplacés par d’autres dans le cadre d’une déviation.

    Les lignes concernées sont la C2 en direction de l’hôpital d’Avignon et la 10. Les arrêts Monclar, Verdi, Quiot, Lopy, Lopofa, Violette, Martelange, Mouret et Scheppler-La Fabrica sont remplacés par les arrêts Églantines, Levan, Mouret et La Fabrica. La ligne 30 reprendra son fonctionnement normal. Le tout est conditionné à vérification par des membres de la Commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT), chargés de constater si la présence policière est suffisante sur les trajets.

    Un nouvel itinéraire « au plus près des habitants », plaide le Grand Avignon dans un communiqué, bien qu’il soit plus éloigné qu’à l’origine.

    Le Grand Avignon et Orizo assurent mettre en œuvre « une solution permettant de maintenir un service public de transport au plus près des habitants, tout en préservant la sécurité des conducteurs et des voyageurs ». Et que ces nouveaux tracés permettent « d’assurer la continuité de la desserte du quartier grâce à des itinéraires et des arrêts adaptés ». Du côté de FO, des discussions sont toujours en cours avec la direction « pour voir si la déviation ne peut pas être pérennisée », confie André Saliba, secrétaire FO Orizo, qui souhaite « plus de présence dans les bus pour la sécurité des chauffeurs ».

  • 75 communes fleuries distinguées

    75 communes fleuries distinguées

    Ce label, attribué selon sept critères exigeants, valorise la qualité de vie, le fleurissement et les engagements environnementaux. Au total, 268 communes de Provence-Alpes-Côte d’Azur sont labellisées et évaluées régulièrement par un jury d’experts bénévoles.