Category: societe

  • « On risque de perdre la dimension humaine de la médecine »

    « On risque de perdre la dimension humaine de la médecine »

    La Marseillaise : Pourquoi aller manifester à Paris ce samedi ?

    Alice Starkman-Eusebio : C’est la dernière chance. Je suis en grève pour protester contre diverses mesures du budget de la Sécurité sociale et j’irai manifester contre les éléments de ce projet. Ils mettent, selon moi, fin à l’exercice de la médecine générale, celle qui me motive. Tout deviendrait régi par des décisions comptables et économiques. On perd complètement la dimension humaine qu’on a déjà du mal à faire encore dans notre pratique quotidienne.

    Prenons l’exemple des transports médicalisés. Qu’en est-il ?

    A.S.-E. : Pour nos patients très âgés qui ne peuvent pas se rendre à l’hôpital autrement qu’en ambulance, je prescris le transport. Ça fait déjà plusieurs fois que la Sécu vient me voir en me disant que je prescris trop d’ambulances. Or, j’ai une patientèle plutôt âgée avec beaucoup de pathologies, ce qui n’est pas pris en compte, car la Sécu ne recoupe pas les fichiers. Si je prends un exemple, j’ai une dame de 94 ans, sans famille, qui a besoin d’aller voir son rhumatologue à l’hôpital. Quand je lui ai dit que je ne pourrais peut-être plus continuer à marquer le bon de transport pour l’ambulance, elle est partie en pleurs. C’est une source de stress énorme pour elle. Je me suis dit, c’est pas possible, je ne peux pas travailler comme ça.

    Sur la question des dépassements d’honoraires, comment sont-ils définis ?

    A.S.-E. : On est censé décider de nos dépassements « avec tact et mesure », c’est la formule consacrée. Ça veut dire qu’on est censée s’adapter aux gens que nous avons en face de nous, et ne pas faire n’importe quoi. Le premier problème est d’arriver à le faire comprendre et accepter par les patients. Pourquoi fait-on du dépassement ? Par exemple, moi, je me pose la question sur les consultations très longues. J’ai de plus en plus de patients qui arrivent avec huit problèmes, ou tous leurs résultats d’un coup. J’ai des créneaux de 20 minutes, et là, c’est pas possible. Pareil, si on doit reprendre un dossier sur plusieurs années, voir tout un historique. Je n’ai pas le droit de coter plus d’une seule consultation dans le cadre de la convention. Le dépassement correspondrait alors au temps supplémentaire. Aujourd’hui, toutes les consultations sont plus longues, on doit trouver des solutions pour le manque de rendez-vous de dermato ou de scanner… On perd du temps et tout ça n’est pas pris en considération, ni valorisé. Une de nos revendications est d’ailleurs une cotation sur les consultations longues ou compliquées, qui serait conventionnée.

    La question des déserts médicaux revient aussi souvent…

    A.S.-E. : Premier questionnement : pourquoi les médecins, si personne d’autre n’y va ? S’installer dans un endroit, sans école, sans service public… C’est quand même compliqué. Après, sur la mise en place, il y a le projet pour que les internes de 4e année de médecine générale s’installent là-bas. Nous, on trouve ça un peu limite d’envoyer des jeunes seuls, pas expérimentés, dans des endroits où ils vont devoir se roder. Pas vraiment favorable, ni pour eux, ni pour leurs patients.

    Envoyer des médecins installés travailler un ou deux jours par mois dans des déserts médicaux ?

    A.S.-E. : À la limite, mais ça pose plusieurs problématiques. Est-ce qu’il y a une secrétaire ? Des dossiers médicaux ? On ne connaît pas les gens. La complexité des consultations devient énorme. Depuis quand n’ont-ils pas vu de médecins ? Quand ont-ils été pris en charge ? Où sont les correspondants ? Les spécialistes ? Les hôpitaux ? Concrètement, ça paraît un peu compliqué. Quid du cabinet principal ? Les charges ? Mes patients ? On a posé des questions, sans vraiment avoir de réponse. À part « prenez un remplaçant ! ». Sachant qu’il n’y en a pas, le problème reste entier. Et je n’évoque pas la prise en charge des déplacements, ni du logement. À ce jour, on a juste reçu un courrier pour savoir si on était volontaire pour les déserts médicaux.

    Quelle serait la solution ?

    A.S.-E. : Il faudrait décentraliser la formation. Dans la réalité, les médecins s’installent soit là où ils ont grandi, soit là où ils ont fait leur internat, car c’est là qu’ils ont créé des liens. Il faut prendre ça en considération. C’est logique. C’est bien d’être entourés.

    Les modifications du numerus clausus dans les écoles de médecines, ont-elles changé des choses ?

    A.S.-E. : La situation démographique aujourd’hui de la profession était prévisible, et ce qui a été fait lors de l’augmentation des numerus clausus était totalement insuffisant. Ensuite, il y a quelque chose de nouveau, parmi les étudiants de première année : une proportion énorme qui abandonne. Ma génération en 96, nous étions une centaine. Si un abandonnait, c’était l’événement. Aujourd’hui, c’est de l’ordre de 20%. Autre fait, actuellement tous les généralistes fraîchement diplômés ne s’installent pas en tant que médecin traitant. Ils préfèrent faire des remplacements. Par exemple, dans le 7e, sur le nombre de médecins généralistes déclarant exercer dans l’arrondissement, seule la moitié est réellement installée, et suit des patients comme médecin traitant.

  • Rassemblement en solidarité avec le Venezuela

    Les progressistes marseillais se réunissent une nouvelle fois pour dénoncer l’agression impérialiste des États-Unis sur le Venezuela et le kidnapping de son dirigeant Nicolas Maduro. Le rendez-vous est ainsi donné à 11 heures sous l’ombrière du Vieux-Port ce samedi. « L’impérialisme c’est la guerre (…) du Venezuela à la Palestine, les mêmes logiques d’ingérence et de domination menacent la paix et piétinent le droit international », alerte la fédération PCF des Bouches-du-Rhône dans un tract appelant au rassemblement. « Se féliciter d’un changement de régime imposé par une intervention militaire étrangère, comme l’a fait Emmanuel Macron, c’est légitimer la loi du plus fort », dénoncent les communistes locaux.

    Contre « l’impérialisme des États-Unis de Trump »

    Les insoumis du 13 ont eu aussi confirmé leur participation à cette nouvelle manifestation face à « l’impérialisme des États-Unis de Trump » et en « solidarité avec le peuple vénézuélien ». « Contre la loi du plus fort, défendons la souveraineté des peuples », martèlent ils.

    Cette attaque dirigée par Washington sur Caracas a profondément traumatisé la population et fait plus de 100 morts. Jeudi, le milliardaire républicain qui dirige les États-Unis a évoqué une « tutelle » de plusieurs années sur le pays et tente déjà de s’approprier ses réserves en pétrole. Ainsi, l’association France Cuba Marseille 13 se joint à l’appel à protester pour « dire stop aux agressions guerrières et aux violations du droit international et dire oui au droit à l’autodétermination des peuples ». De même que l’UD CGT des Bouches-du-Rhône, affiliée à la Fédération syndicale mondiale (FSM), dont les militants seront présents en « solidarité avec le peuple vénézuélien » et pour défendre le « respect de la souveraineté des États ».

  • Quand l’insertion passe par la restauration

    Quand l’insertion passe par la restauration

    L’ouverture est imminente et très attendue dans le quartier de Noailles. La Cuisine de l’Arc proposera prochainement un espace protéiforme, avec la volonté de « créer un lieu qui soit à la fois un tremplin professionnel pour des gens éloignés de l’emploi dans les métiers de la restauration, un lieu de mixité sociale et un lieu ouvert pour les habitants et les associations du quartier », se réjouit Claude Signoret, directeur de l’association le Bouillon de Noailles. L’ouverture s’effectuera en deux temps. D’abord avec la possibilité de commander des plats à emporter à partir du 19 janvier, sur le site internet de la structure. Ensuite, le restaurant coopératif devrait accueillir ses premiers clients à table, le midi, début février. Pour ce qui est du service du soir, il faudra encore un peu patienter.

    « Je vais pouvoir apprendre à des gens qui ne parlent pas forcément français, et qui ne connaissent pas le métier, des techniques intéressantes que je maîtrise », campe Matthias Germain, chef cuisinier à La Cuisine de l’Arc. C’est dans cette perspective qu’il souhaite transmettre sa passion qu’il entretient depuis vingt ans. Après avoir vendu son restaurant La Délicatesse il y a un mois. C’est donc une nouvelle opportunité qui s’offre à lui. « Je vais proposer ma cuisine, une cuisine avec beaucoup de générosité et de cœur », s’enthousiasme-t-il. L’ancien restaurateur souhaite à l’avenir passer la main en cuisine aux futurs apprentis. « Je vais essayer de leur inculquer une hygiène irréprochable, car dans ce milieu, il y a beaucoup de règles et beaucoup de contrôles », prévient-il.

    « Quand j’ai vu qu’ils cherchaient quelqu’un, c’était évident », s’enthousiasme Chloé Tchdry, directrice de la Cuisine de l’Arc. Elle a rejoint l’aventure il y a quelques mois. L’espace accueillera des personnes éloignées de l’emploi et permettra l’apprentissage des métiers de la restauration, en salle comme en cuisine. « Il s’agit de leur permettre d’acquérir des compétences, des savoir-faire et des savoir-être, mais aussi leur redonner confiance », détaille Chloé Tchdry. Dans l’insertion professionnelle proposée par La Cuisine de l’Arc, l’accompagnement prime et permettra d’offrir les outils pour entrer au mieux dans le monde du travail.

    Un tiers-lieu solidaire

    Ils seront donc deux à l’ouverture. Matthias Germain ne ferme pas la porte à l’enrôlement de futurs cuisiniers : « On espère embaucher derrière. » L’objectif premier reste de faire découvrir de nouveaux horizons à ces personnes en situation de réinsertion. « Qu’ils puissent mettre un pas dans le monde du travail et leur donner envie de s’insérer ou de se réinsérer », explique le chef cuisinier.

    Proposer des plats de qualité à des prix raisonnables, c’est tout l’enjeu de cette restauration solidaire. Des prix allant de 10 à 17 euros seront proposés, pour pallier aux petits budgets des clients. Le tiers-lieu proposera de « bons repas » d’une valeur de 10 euros, qui peuvent être achetés par les consommateurs ou par des associations qui pourront elles-mêmes les redistribuer à leurs bénéficiaires.

    Avec cette offre, le tiers-lieu souhaite attirer différents publics, aussi bien des touristes que des étudiants, dans ce cocon « de répit » qui abrite un espace de restauration et pourrait proposer également des concerts, des débats ou encore des ateliers de cuisine. « Pour moi, la programmation est encore à créer », lance enjouée Chloé Tchdry.

    C’est en 2020 que le projet est né. L’association a rencontré des difficultés au cours de ces quatre dernières années : les premières négociations s’étaient éternisées avec le bailleur social Soliha Provence, à qui appartient le bâtiment, « faute de bons montages financiers et juridiques ». En raison du « retrait du Département » et l’impossibilité de l’état à accompagner « l’investissement de bâtiment », la recherche de financement a ralenti d’une année l’achat du local, d’une superficie de 180 m2.

    C’est finalement un financement provenant des Fonds européens de développement régional (Feder) qui a permis de prendre en charge quasiment 50% du montant des travaux. L’accord de financement a été obtenu à l’automne 2024, ce qui a permis d’acheter le local et de lancer les travaux au printemps 2025.

    La cuisine sera ouverte au public du lundi au vendredi midi, ainsi que le lundi et le vendredi soir. Le reste de la programmation sera orchestré par le Bouillon de Noailles. Le tiers-lieu pourra accueillir une cinquantaine de couverts en place assise, 30 dans la salle du haut et 25 au sous-sol, autrefois QG des soirées marseillaises.

    « Un lieu de mixité qui doit se retrouver aussi bien dans l’assiette que dans le prix »

    Claude Signoret, directeur du Bouillon de Noailles

  • Les résidents gelés de Frais Vallon reçus par le bailleur

    Les résidents gelés de Frais Vallon reçus par le bailleur

    On n’est pas des pingouins ! », « Il fait plus chaud dans nos frigos que dans nos appartements », crient les locataires en brandissant des pancartes devant le siège de Provence Métropole Logement. Une situation qui se répète chaque hiver depuis plusieurs années dénoncent les associations CLCV et CGL.

    « Je n’ai eu aucun chauffage de tout l’hiver. Et l’eau chaude, c’est un peu et plus rien », décrit Angélique, locataire du bâtiment N. Au B1, chez Jessica, « on accumule les couvertures, les enfants dorment avec des polaires et des bonnets ». Aziz, 74 ans, ne sent plus ses jambes « le soir à cause du froid qui passe sous les fenêtres. Les boiseries sont trop usées ». Au 14e étage, une locataire de la tour K a « mis du scotch sur les vitres ». Au bâtiment O, « on promène des convecteurs électriques du salon aux chambres, mais la facture va exploser », craint Aminata. Quant à Hadidja, au bâtiment G, elle « fait bouillir des marmites d’eau pour laver les enfants ».

    Devant l’entrée du siège, l’ancien logo HMP est toujours là. Et le passif d’une gestion peu réactive pèse encore. Aux rênes de Provence Métropole Logement depuis mai 2024, Jean-Bernard Dambier a accusé réception de l’injonction du maire de Marseille aux bailleurs sociaux à prendre les mesures nécessaires. Il reçoit les responsables associatifs, puis les locataires, par groupes d’immeubles. Frais Vallon est alimenté par un seul réseau de chaleur armé d’une chaufferie qui date de la construction de la cité dans les années 60. « Un système fuyard qui présente des dysfonctionnements. On a fait des travaux pour créer des petits réseaux. En découplant les bâtiments K, L et M, ça a déséquilibré l’ensemble », explique le nouveau directeur général. Les logements sont chauffés par le sol par inertie, il faut régler le thermostat de la chaudière à plus de 30 °C pour en obtenir 20 dans les logements en bout de circuit.

    Accélérer la rénovation

    La situation devrait revenir progressivement à la normale d’ici lundi. « J’ai accordé aux locataires une remise sur 15 jours de charges », précise le DG. S’il admet « faire ces travaux un 20 décembre n’était pas opportun », le responsable de PML s’attache à accélérer les réhabilitations en attendant les travaux Anru prévus en 2027 pour 600 logements. « En fin de premier semestre 2026 nous attaquons les travaux d’isolation des façades et rénovation des appartements dans les tours H et F, un investissement de 85 000 euros par logement. »

    « La régie fait son boulot, ils mettent les moyens, reconnaît Thierry Del Baldo, président de la CGL 13, mais ils sont débordés par la vétusté. » PML entame une réhabilitation lourde de 4 500 logements de son patrimoine, dont les cités Jean-Jaurès et Massalia, et investit une enveloppe de 4 millions d’euros sur deux ans pour rénover les ascenseurs, notamment aux Lauriers et aux Iris.

  • Trois agents pénitenciers agressés à Luynes

    Trois agents pénitenciers agressés à Luynes

    « Deux agents ont été touchés par des coups de ciseaux à la gorge. L’un d’entre eux est gradé, il a été pris en charge par le Samu (…). Il est sorti d’affaire, mais est toujours en soins intensifs », nous indiquait ce vendredi, en fin de matinée, une source syndicale. Un autre agent touché par l’arme serait « blessé, mais n’est pas dans un état grave ». Toujours selon cette source, une probable action « est en réflexion très sérieuse ».

    Le Garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a également indiqué sur le réseau X que les agents « ont été immédiatement prises en charge par les secours et leurs vies ne sont pas en danger ». Avant de poursuivre : « Mes pensées vont aux agents, à leurs collègues et à leurs familles. Mon soutien est total et inconditionnel aux agents pénitentiaires qui exercent une mission dangereuse avec beaucoup de courage et d’humanité ».

    Le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowksi s’est lui « rendu sur place et tient à témoigner de tout son soutien aux agents » indique la préfecture sur X. Dans ce même poste, elle indique que le Préfet « condamne avec la plus grande fermeté cette agression et réaffirme son soutien à l’ensemble des fonctionnaires

  • La publicité des audiences ça sert à quoi ?

    La publicité des audiences ça sert à quoi ?

    La règle est que les audiences sont publiques devant l’ensemble des juridictions, ce qui permet à tout un chacun d’y assister. Ce principe vaut aussi en matière civile, qu’en matière pénale que devant les juridictions administratives ou encore devant le Conseil constitutionnel, voire même devant les instances disciplinaires dans une certaine mesure. Des exceptions à cette règle peuvent être prévues notamment pour garantir le respect de la vie privée des justiciables, comme c’est le cas en matière de divorce ou quand une partie en fait la demande ou que cela est nécessaire pour éviter un trouble durant celle-ci.

    La publicité des débats provient du fait que la justice est rendue au nom du peuple français et que chacun peut s’assurer que les lois votaient par les élus de la République sont bien mises en œuvre par la Justice de la même façon pour tous. En outre, elle a un rôle pédagogique, en permettant à tous d’avoir accès aux règles applicables par les juridictions. Cette règle est née avec l’apparition de la démocratie antique où chaque citoyen est un acteur de celle-ci. Elle fait même partie désormais des droits fondamentaux (article 10 DUDH article 6 de CEDH)

    Pourtant, selon l’article 37 de la loi du 29 07 1881, la publicité des débats ne permet pas au public de filmer les débats des audiences, ni même de prendre des photos ou de faire des enregistrements lors des audiences afin de garantir la sérénité des débats ou que des extraits diffusés puissent faire dire le contraire de l’ensemble des débats ou porte atteinte à la présomption d’innocence. Depuis la loi du 22 décembre 2021, ces interdictions ont été assouplies afin de pouvoir démocratiser à des fins pédagogiques dans les médias le fonctionnement des juridictions avec l’accord des parties et aussi lorsque des affaires ont un intérêt culturel ou scientifique après l’obtention d’une autorisation.

    Cette publicité des débats est remise en cause par des pratiques, notamment par la généralisation des procédures écrites, les procédures sans audience et par le développement de la pratique du dépôt de dossier où la plaidoirie n’existe plus ou se résume à quelques observations chronométrées, ou avec les salles d’audience exiguës ne pouvant même pas accueillir le public.

    Le développement des vidéos audiences remet aussi en cause la publicité des débats ne permettant plus aux justiciables de pouvoir s’entretenir avec son conseil durant celle-ci, de lui poser des questions ou d’apporter une précision sur les dires de l’audience, et prive le justiciable du soutien de son entourage lors d’un moment qui peut s’avérer particulièrement anxiogène ou de venir lui apporter des pièces susceptibles d’influencer l’issue donnée par la juridiction au litige.

    Par le SAF Montpellier

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  • Top départ de la nouvelle édition de la Route du Mimosa de Bormes à Grasse

    Top départ de la nouvelle édition de la Route du Mimosa de Bormes à Grasse

    Chaque année, quand l’hiver s’empare de l’Europe, le Var et la Côte d’Azur se parent d’un manteau ensoleillé et parfumé. C’est le temps du mimosa, cet arbre solaire venu d’Australie, qui s’éveille et fleurit quand la nature sommeille. Pour célébrer ce spectacle éphémère, il faut emprunter la Route du Mimosa, longue de 130 kilomètres, reliant Bormes-les-Mimosas à Grasse. Un itinéraire sensoriel – dont l’édition 2026 a été présentée ce jeudi par Var Tourisme, Côte d’Azur France Tourisme et l’association de la Route du Mimosa – qui propose de découvrir un patrimoine riche, entre massifs des Maures, de l’Estérel et du Tanneron, villages provençaux, jardins exotiques, animations, spectacles, corsos et panoramas méditerranéens.

    « La Route du Mimosa est aussi une filière agricole vivante et une vitrine de l’agritourisme varois. Le mimosa démontre que l’agriculture peut être à la fois productive, patrimoniale, paysagère et touristique », salue Guillaume Décard, président de Var Tourisme. Parmi les temps forts cette année, et dès maintenant, la visite du domaine fleuri du Rayol, au Rayol-Canadel-sur-Mer, les traditionnels corsos de Sainte-Maxime (1er février) et de Bormes (14 et 15 février), le carnaval de Saint-Raphaël (7 et 8 mars)… Et s’il est un lieu emblématique à découvrir, le massif de Tanneron, qui revendique la plus grande forêt de mimosa d’Europe (200 hectares), accueille les fêtes du Mimosa à Tanneron (25 janvier) et à Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes, 11-15 février).

    Plus d’informations sur routedumimosa.com

  • Les défis contraints de l’hôpital de Toulon-La Seyne en 2026

    Les défis contraints de l’hôpital de Toulon-La Seyne en 2026

    Yann Le Bras, directeur du Centre hospitalier intercommunal Toulon-La Seyne (Chits), a ouvert son allocution par une pensée pour le patient décédé à la suite de l’incendie ayant touché les urgences de l’hôpital de Hyères, lundi. Il a salué le professionnalisme et l’engagement de l’ensemble des équipes qui ont été mobilisées.

    L’occasion, pour ces vœux 2026, de mettre ensuite à l’honneur tous les professionnels : les équipes, les services de soins, mais aussi les fonctions support qui s’adaptent sans cesse aux imprévus. Il a rappelé : « C’est la noble mission de l’hôpital public de s’adapter sans cesse, de surpasser toutes les difficultés pour assurer 24 heures sur 24 nos missions, l’accueil et la prise en charge des patients. »

    Le représentant légal de l’établissement exprime néanmoins « le vœu qu’en 2026, l’offre de soins de notre métropole se consolide, que chacun tienne bien sa mission et qu’ainsi, nous n’ayons pas, comme en 2025, trois plans de mobilisation interne qui ont couvert de nombreux mois de l’année ».

    Une responsabilité collective, a-t-il souligné, qui engage l’ensemble des acteurs. Et de poursuivre : « L’action hospitalière au service des patients est un travail d’équipe, de coordination entre le corps médical, paramédical et la direction. »

    En recherche d’économies

    Concernant l’année passée, Yann Le Bras a mis en avant « l’ambition constante d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients, renforcer l’accès aux soins et préparer l’hôpital de demain ». Une ambition illustrée, par exemple, par l’ouverture d’une unité de chirurgie ambulatoire et d’un salon d’accueil des patients, ainsi que la restructuration des urgences gynécologiques et obstétricales, afin de répondre à une évolution de l’activité qui est sans cesse dynamique. Mais, aussi, le déploiement de la nouvelle unité d’hospitalisation pour les adolescents, destinée à renforcer la réponse en matière de santé mentale, un domaine malheureusement marqué par des besoins croissants.

    L’occasion enfin d’annoncer, au titre des investissements en cours, le renouvellement d’un troisième scanner à Sainte-Musse et l’installation d’un nouvel équipement sur le site George-Sand, à La Seyne.

    Pour autant, le directeur ne cache pas que cette dynamique s’inscrit aussi dans un contexte budgétaire contraint, qui va imposer de « rehausser le niveau d’exigence collective, avec une mobilisation constante à tous les niveaux de l’institution pour gagner en efficience, maîtriser [les] charges, réaliser des économies qui ont du sens, qui sont utiles et responsables, tout en préservant, bien sûr, la qualité des soins et la dynamique d’activité ». Un sacré défi.

    Le docteur Patricia Carrier, présidente de la commission médicale d’établissement, a déclaré que « malgré les tensions que connaît l’hôpital public, malgré les contraintes », elle se disait « profondément confiante pour l’avenir ». Et de poursuivre : « L’année qui s’ouvre doit être celle de la cohésion, de la confiance retrouvée et de l’ambition partagée. Une année où l’exigence restera notre boussole et l’excellence notre horizon. »

    Avec émotion, elle a conclu à l’attention des personnels : « Je sais les efforts que vous fournissez. Je sais aussi les contraintes, la fatigue, parfois les doutes. Je crois profondément à la rigueur, à la méthode, au travail bien fait, mais je crois tout autant à l’humain, au dialogue et à la solidarité entre professionnels. »

    « Nous sommes collectivement responsables de la santé des habitants de notre territoire », a précisé le docteur Christian Bar, président de la commission médicale d’établissement du groupement hospitalier de territoire (GHT).

    La maire de Toulon Josée Massi (SE), également présidente du conseil de surveillance du Chits, a tenu à exprimer ses remerciements « à tous ceux qui sont présents malgré leur charge de travail, mais aussi à tous ceux qui sont en ce moment même auprès de leurs patients, à toutes celles et ceux qui sont en repos pour assurer la relève, dans quelques heures, cette nuit... » Et de conclure : « Personne ne prétendra que l’hôpital public est une administration comme une autre. Ici, on prend en charge ce qu’un être humain a de plus précieux : sa santé. »

  • Les lauréats du prix de l’innovation et recherche en santé dans le Var

    Les lauréats du prix de l’innovation et recherche en santé dans le Var

    « Le principe est simple : “Vous avez une idée, on vous aide à la réaliser !” Et ce prix de l’innovation vous inspire », explique la présidente du conseil de surveillance, Josée Massi, en rappelant que 24 projets ont été déposés, cette année, contre 13 l’an dernier.

    Parmi les prix remis, « Gyn&Gen » : une application numérique à destination des patients et des professionnels de santé pour faciliter le parcours de soins des couples concernés par une maladie rare au moment d’un projet parental. Les données recueillies seront traitées et analysées par des algorithmes entraînés par l’intelligence artificielle, dans le cadre d’un programme de recherche et développement.

    Le projet « Fascine » vise à étudier et caractériser l’évolution de la fatigue au cours du traitement de chimio immunothérapie du cancer bronchopulmonaire.

    Pour le suivant, il s’agit d’anticiper la réhabilitation dentaire pour mieux vivre après un cancer des voies aériennes, réduire les complications et accélérer le retour à une vie normale.

    Le projet « Rhinove » a pour but, lui, d’améliorer le traitement de l’obstruction nasale par le recours à la rhinomanométrie et la création d’un algorithme pour garantir à chaque patient le traitement le plus adapté à sa pathologie.

    Autant de raisons pour lesquelles, en matière d’hôpital public, il est plus juste de parler d’investissement que de coût.

  • En Vaucluse, des attaques de loups mais pas d’urgence

    En Vaucluse, des attaques de loups mais pas d’urgence

    « Ce qu’on attend surtout en Vaucluse, c’est l’intervention rapide des lieutenants de louveterie. Jusqu’ici, c’était rare que quelqu’un intervienne tout de suite, on devait parfois attendre plusieurs jours », confie Nicolas De Cecco, éleveur ovin à Monteux et coprésident de la Fédération départementale ovine du Vaucluse, alors qu’il est questionné sur le projet du gouvernement d’autoriser les tirs de défense contre les attaques de loups.

    Il fait notamment écho à un incident évoqué quelques minutes plus tôt, lors de l’assemblée générale du syndicat ce jeudi 8 janvier. Pendant les fêtes de Noël, un troupeau d’ovins vauclusien a été attaqué par des loups. Pas de tirs de la part de l’éleveur, mais une réaction rapide des services de l’État avec l’intervention quasi immédiate d’un lieutenant de louveterie, qui s’est rendu sur place et qui est venu « assurer la protection du troupeau et, s’il y a une attaque, venir en défense », précise Yoann Toubhans, sous-préfet de Carpentras, qui a également assisté à la réunion.

    Quant au droit de tirer, le responsable syndical se montre un peu plus réservé, alors que des meutes ont été observées sur le mont Ventoux en novembre dernier. « Même si on aura le droit de tirer, je ne suis même pas sûr que ça arrive ici. Et garder le troupeau avec un fusil, ce n’est pas l’idéal », complète-t-il.

    Simplification administrative

    Le territoire n’est pas le plus touché par les attaques. Nommé le 8 décembre dernier, Yoann Toubhans avait été confronté à la problématique du loup dans ses précédentes fonctions en tant que sous-préfet de Toul en Meurthe-et-Moselle et sous-préfet chargé de mission auprès du préfet des Alpes-Maritimes, où l’animal est particulièrement présent. « Le Vaucluse est concerné par l’évolution, mais ce n’est pas le territoire au plus près des fronts de colonisation », assure-t-il.

    Ce dont on se réjouit le plus du côté des membres du syndicat, c’est la plus grande souplesse sur le plan administratif sur l’achat de matériel. « Ce sont des points qui s’améliorent. On investit par exemple dans des lunettes thermiques ou des drones. Car on ne peut pas tenir toutes les nuits à se lever dès que les chiens aboient », confie Nicolas De Cecco.