Category: societe

  • Effroyable tragédie ferroviaire en Espagne

    Effroyable tragédie ferroviaire en Espagne

    L’Espagne est endeuillée par un deuxième accident ferroviaire en l’espace de quelques mois. Ce mercredi à 8h53, deux trains grande vitesse se sont percutés au niveau de Urda dans la province de Tolède. Un bilan provisoire en milieu d’après-midi fait état de 68 morts, en janvier c’est sur la même ligne qu’une collision entre deux trains causait la mort de 46 personnes à Adamuz en Andalousie

    Ce mercredi matin, un premier train d’une compagnie privée l’Iryo, quitte la gare d’Atocha de Madrid direction Séville, à son bord 147 passagers. Un peu plus tard, c’est un train AVE de la RENFE qui quitte Madrid sur la même ligne avec à son bord 397 voyageurs dans la même direction. A 8h30 le système de contrôle informatisé de la gare d’Urda (province de Tolède) tombe en panne. Dans ce cas là tous les trains en circulation ont ordre de s’arrêter décision prise par le centre d’Atocha. Six trains en tout ont donc été immobilisés, dont l’Iryo à Urda. Pour une raison inexpliquée, comme l’a indiqué le ministre des transports Oscar Puente lors d’un point presse à la mi-journée, l’ordre de reprendre la circulation à marche normale, a été donné à 8h36 par un opérateur du centre de contrôle d’Atocha. L’AVE qui avait déjà parcouru 25 kilomètres depuis Madrid a donc repris sa marche à pleine vitesse pour atteindre environ les 200 km/h. Pour une raison que l’enquête devra éclaircir l’Iryo n’a pas redémarré suffisamment tôt et n’a pu éviter la collision par l’arrière de l’AVE lancé à grande vitesse.

    Le choc a été effroyable plusieurs voitures sont tombées en contrebas et de l’amas d’acier et de ferraille ont été extraites près de soixante dix personnes décédées et 58 blessés (bilan provisoire).

    L’enquête à l’heure qu’il est s’oriente vers une défaillance humaine. Le ministre, Oscar Puente, qui a apporté la solidarité du gouvernement aux victimes et à leurs familles a fait part de sa consternation et de celle du chef du gouvernement Pedro Sanchez devant une telle tragédie « je veux m’en tenir au faits, il y a eu un panne informatique, dans ce cas c’est le centre de contrôle qui reprend la main, il est inexplicable que l’ordre ait été donné aux trains de redémarrer en marche normale alors que la signalisation à l’entrée de la gare de Urda était au rouge et qu’il aurait fallu ordonner le redémarrage en « marche à vue c’est-à-dire à 40 km/h. L’enquête devra éclaircir les circonstances de cet accident ».

    Le roi Felipe VI a transmis dans l’après midi ses condoléances aux familles des victimes. Plus d’une centaine d’effectifs de l’unité militaire d’urgence sont sur place et les blessés sont évacués par ambulances et hélicoptères vers les hôpitaux de Tolède et Alcazar de san juan et Madrid. Un appel a été lancé en urgence pour des dons de sang.

    Rappelons que le 18 janvier 2026 une collision entre deux trains, Iryo et AVE également, avait fait 46 morts à Adamuz province de Cordoba en Andalousie sur cette même ligne. Quelques jours plus tard un train de banlieue près de Barcelone déraillait faisant 41 blessés. La tragédie ferroviaire de ce mercredi interroge à nouveau sur l’état du réseau ferroviaire, sur les conditions de travail et sur l’ouverture des lignes à la concurrence privée.

    Pedro Sanchez, le chef du gouvernement s’est exprimé à 16h devant les médias et a promis de « rétablir la confiance sur le système ferroviaire espagnol, de faire la lumière sur ce drame et chercher les responsabilités d’où qu’elles viennent » il a annoncé un deuil national de trois jours les 29, 30 et 31 octobre.

  • Un grande collecte de sang organisée sur le Vieux-Port de Marseille

    Un grande collecte de sang organisée sur le Vieux-Port de Marseille

    Une grande collecte de sang éphémère se tient de 12h30 à 18h30 sur le Vieux-Port de Marseille, jusqu’à vendredi. Ce dispositif permet d’accueillir plus de 700 donneurs pendant cinq jours. Donner son sang est un acte gratuit et vital. Les produits sanguins ont une durée de vie limitée : 7 jours pour les plaquettes et 42 jours pour les globules rouges. Les prélèvements doivent rester réguliers et constants. À cette occasion, la convention de partenariat entre la Ville de Marseille, l’Union départementale pour le don de sang bénévole des Bouches-du-Rhône et l’EFS a été renouvelée, mardi, en présence d’Anthony Gonçalves, adjoint (PCF) à la santé, Robert Sichi, Président de l’UD13 et Virginie Ferrera-Tourenc, directrice de l’EFS Paca.

  • Des baux immobiliers solidaires à Château-Gombert

    Des baux immobiliers solidaires à Château-Gombert

    Le quartier de Château-Gombert accueillera, au quatrième trimestre 2027, la résidence Nouvel Orizon. Composée de 55 logements, répartis sur trois bâtiments, ce projet immobilier a la particularité d’être exclusivement commercialisé en Bail réel solidaire (BRS). Cet acronyme renvoie à un dispositif législatif qui a pour objectif prioritaire de « faire baisser le prix de l’immobilier et de lutter contre la spéculation immobilière », détaille Pierre Le Jeune, directeur général de Procivis Provence aux côtés duquel était également présent Lionel Seropian, DG de Nexity région sud, co-promoteur sur le projet. Ce régime d’accès à la propriété repose notamment sur la dissociation du foncier et du bâti : l’acquéreur achète les murs et paie une redevance à un organisme de foncier solidaire à but non lucratif, qui reste propriétaire du terrain (ici Procivis Provence). Le principal avantage de ce type d’acquisition est le prix, avec des logements environ 30% moins cher que le prix du marché.

    Ces baux sont réservés à des acheteurs qui font du logement leur résidence principale. Aucun investissement locatif n’est possible avec un BRS. Des plafonds de ressources restreignent également l’accès à ces habitations.

    Élargir l’accès

    à la propriété

    La mise à disposition, sur le marché immobilier, de logements en BRS, permet de rendre « la propriété accessible au plus grand nombre », justifie Pierre Le Jeune. Audrey Garino, adjointe (PCF) au maire de Marseille déléguée au logement, à l’hébergement et à la lutte contre l’habitat indigne, partage cette volonté d’élargir l’accès à la propriété à un public qui en serait exclu en temps normal. Cette initiative ferait en sorte de créer « des parcours de logement, en permettant à des ménages de se projeter en accédant à la propriété », complète l’élue.

    Claire a deux enfants de 13 et 16 ans et fait partie de ceux qui ont acquis un logement dans cette résidence grâce au BRS : « Je suis actuellement en instance de divorce et mes enfants voulaient rester à Château-Gombert. Avec un seul salaire, c’est compliqué de trouver un logement décent dans le quartier, mais en faisant des recherches, on a découvert cette possibilité d’acheter en BRS. Ça correspond exactement à mes besoins. »

  • Marseille : un jeune homme tué à Air Bel

    Marseille : un jeune homme tué à Air Bel

    Un jeune homme de 21 ans a été tué dans la soirée de ce mardi 27 octobre par des tirs de kalachnikov sur un point de trafic de stupéfiants du 11e arrondissement de Marseille, a indiqué mercredi une source policière.

    Il se trouvait à proximité d’un point de deal de la cité Air Bel.

    Les marins-pompiers de Marseille ont indiqué mercredi être intervenus dans la soirée de mardi pour secourir un homme « ayant reçu deux impacts de balles au thorax et aux membres inférieurs », en précisant avoir transporté la victime à l’hôpital de la Timone « avec un pronostic vital engagé ».

    Le jeune homme a été la cible de deux personnes cagoulées à bord d’une voiture indique-t-on de source policière. L’une a poursuivi les personnes présentes sur place et a fait feu à plusieurs reprises sur la victime. Les agresseurs ont ensuite quitté les lieux et incendié leur véhicule quelques minutes après dans une impasse du quartier. Véhicule dont les policiers ont établi qu’il avait été volé.

    Le Parquet de Marseille a saisi la brigade criminelle de la DCOS (Division de la criminalité organisée et spécialisée) du SIPJ 13. Sept douilles de calibre 7,62 mm de même calibre ont été retrouvées.

    La victime est finalement décédée durant son transfert vers l’hôpital.

  • Des logements sociaux réhabilités dans le Haut-Gap

    Des logements sociaux réhabilités dans le Haut-Gap

    « Dans le département, la priorité des habitants, notamment les jeunes, c’est le logement », a rappelé la sous-préfète des Hautes-Alpes Hélène Dargon ce mardi, lors de l’inauguration de la résidence Forest d’Entrais. L’immeuble, situé dans le quartier du Haut-Gap, seul territoire au sein de l’agglomération identifié comme quartier prioritaire, a fait l’objet d’une réhabilitation thermique.

    Cette opération s’inscrit dans le cadre du projet de renouvellement urbain, piloté par la Communauté d’agglomération Gap Tallard Durance, qui vise à transformer le quartier en « quartier d’excellence ». Aïcha, qui habite l’immeuble depuis 1979, se dit ravie : « Les travaux étaient un peu stressants, mais on voit la différence en termes d’isolation. Les chauffe-eau ont été remplacés, don ma facture d’électricité a été divisée par deux ! » Cette réhabilitation a été menée par l’Office public de l’habitat des Hautes-Alpes, et financé par des subventions publiques et des prêts pour un total de plus de 2 millions d’euros.

    Pour le maire Roger Didier (DVD), la réhabilitation est nécessaire, mais pas suffisante : « Il faut accélérer la construction de nouveaux logements sociaux. L’enjeu, c’est de permettre aux salariés de se loger ! » Il souhaite aussi aller plus loin, évoquant les besoins de rénovations intérieures, pour que les logements soient par exemple adaptés aux personnes âgées. Gap dispose déjà de 4 000 logements sociaux, soit 20% de la totalité. Dans le département, 75% des Haut-Alpins peuvent prétendre à un logement social.

    Agathe Di Lenardo

  • Visites gratuites au Camp des Milles ce mercredi

    Visites gratuites au Camp des Milles ce mercredi

    La première a eu lieu le mercredi 21 octobre. La seconde se tiendra ce mercredi. L’entrée du site, les visites guidées ainsi que la visite-enquête familiale « À la recherche du mot précieux » seront proposées gratuitement. Une nocturne est aussi programmée ce jeudi, de 19h à 21h. Les visiteurs pourront découvrir le Site mémoriel à la tombée de la nuit lors d’une visite guidée ponctuée de plusieurs séquences à la lampe torche. Détails sur campdesmilles.org.

  • À Toulon, pas de marrons, mais une bonne châtaigne

    À Toulon, pas de marrons, mais une bonne châtaigne

    Une journée placée sous le signe des saveurs locales, de l’artisanat et des animations pour petits et grands.

    Avec au programme, entre autres, des ateliers ludiques sur la place de l’Opéra et des déambulations artistiques.

    Au total, 35 exposants accueilleront toute la journée derrière leurs stands les visiteurs. Avec en prime la réconfortante odeur de la châtaigne grillée qui va s’emparer des rues de la cité. L’occasion d’en déguster quelques-unes en arpentant le pavé, avec au cœur comme un avant-goût d’hivers mais avec presque 20° au thermomètre.

  • [Entretien] Jean-Pierre Squillari : « Le contrat d’efficience est une supercherie »

    [Entretien] Jean-Pierre Squillari : « Le contrat d’efficience est une supercherie »

    La Marseillaise : Les Aubagnais qui militent pour la défense de l’hôpital critiquent vivement ce contrat d’efficience. Quelle est la position de la municipalité sur ce sujet ?

    Jean-Pierre Squillari : Je partage les critiques. Ce contrat est l’application des politiques d’austérité sur la santé. Il implique une dégradation de l’offre de soins sur le territoire et diminue ainsi le service rendu à la population. C’est évidemment parfaitement inacceptable pour les élus de la municipalité.

    Quel lien concret existe entre
    ce contrat d’efficience
    et l’aboutissement du projet
    du nouvel hôpital
     ?

    J.-P.S. : Lier les deux, c’est problématique. Il faudrait se serrer la ceinture aujourd’hui pour vivre mieux demain. Ça ne peut pas marcher comme ça. L’ARS et le gouvernement essaient de nous faire croire que le projet de nouvel hôpital dépend de l’application du contrat d’efficience, mais c’est un leurre. Qui imaginerait, s’il n’y avait pas de projet de futur établissement, que l’hôpital d’Aubagne ne serait pas concerné par les mesures d’austérité qui concernent tous les hôpitaux de France ? Personne. Qui va croire que sans ce projet, il y aurait plus de soignants à l’hôpital d’Aubagne ?

    Quel rôle a joué la mairie
    par rapport aux dernières évolutions de ce projet
     ?

    J.-P.S. : Il faut rappeler la situation d’urgence dans laquelle on a trouvé ce dossier. Quand la nouvelle municipalité est arrivée, tout était bloqué. On a validé la déclaration d’utilité publique. Il y avait une incertitude liée au coût d’acquisition du terrain, notre mobilisation a permis que la Région Sud vienne cofinancer cette acquisition de foncier. Tout ce travail-là a été fait.

  • [#DisMoiPourquoi] ce n’est pas bien de manger dans les fast-food ?

    [#DisMoiPourquoi] ce n’est pas bien de manger dans les fast-food ?

    Lucie, 9 ans ,à l’école du Roucas Blanc, à Marseille

    Il ne faut pas généraliser : manger dans un fast-food n’est pas mauvais en soi. C’est surtout la fréquence et la qualité globale de l’alimentation qui comptent. Les repas proposés dans les fast-foods sont souvent riches en graisses, en sel et en sucres, tout en étant parfois pauvres en fibres. Leur goût agréable, associé à des textures et à des saveurs particulièrement appétissantes, peut inciter à en consommer régulièrement. De plus, leur teneur élevée en sel peut accentuer la soif et favoriser la consommation de boissons sucrées, ce qui augmente encore l’apport calorique. Certains repas de restauration rapide contiennent également beaucoup de glucides raffinés, qui peuvent provoquer une hausse rapide de la glycémie. Selon la composition du repas, cela peut contribuer à des variations de la sensation de faim et de satiété. Manger dans un fast-food une fois par semaine, voire toutes les deux semaines, n’est donc pas nécessairement problématique, à condition que cela s’inscrive dans le cadre d’une alimentation globalement équilibrée. Partagé en famille ou entre amis, ce repas peut aussi contribuer au plaisir de manger et aider à maintenir une relation sereine avec l’alimentation. En revanche, lorsque la restauration rapide devient une habitude fréquente, les apports excessifs en calories, en sel, en sucres et en graisses saturées peuvent augmenter le risque de surpoids, d’obésité, de maladies cardiovasculaires et de troubles métaboliques. En conclusion, le problème n’est pas de manger occasionnellement dans un fast-food, mais d’en faire une habitude au détriment d’une alimentation variée et équilibrée. L’essentiel est de trouver un équilibre durable entre plaisir et santé. »

    Donato Vairo, assistant ingénieur en biologie au Centre du Recherche en cardiovasculaire et nutrition de Marseille (INRAE)

  • Au Pontet, les « échanges » entre mairie et inspection académique interrogent

    Au Pontet, les « échanges » entre mairie et inspection académique interrogent

    La ville du Pontet, dirigée par Joris Hébrard (RN), et l’inspection académique ont signé une convention portant sur « l’échange d’informations à des fins de prévention éducative et de prévention de la délinquance ». Un accord qui ne passe pas pour le Snes-FSU de Vaucluse.

    Dans le document, que La Marseillaise a pu consulter, il est précisé que les informations échangées entre les établissements du premier et du second degré implantés sur le territoire pontétien permettraient de mettre en place un « accompagnement éducatif des élèves » et un « soutien et accompagnement des familles ». Ce, sans préciser de quelle manière, évoquant seulement des « réponses coordonnées, proportionnées et adaptées aux situations rencontrées, dans le respect du périmètre de compétences de chaque institution ».

    Pas de garanties sur

    les contours du document

    Un document qui est « totalement flou » pour le Snes-FSU de Vaucluse. « On a été reçus par le secrétaire général de la direction académique qui était incapable de nous donner d’explications. Nous n’avons pas eu de garanties sur les contours du document, notamment quand la mairie dit qu’elle peut proposer des solutions éducatives sans que l’on sache ce que c’est. Dans tous les cas, ce n’est pas censé être leur compétence », regrette Salima Ouannaï, secrétaire départementale du syndicat. Qui précise qu’un accord similaire avait été signé en 2016 entre la Ville, déjà dirigée par Joris Hébrard, et un chef d’établissement du collège Jules-Verne. « Quasiment personne n’était au courant que cela existait », poursuit la responsable syndicale, qui demande l’annulation de l’accord.

    Contacté, le directeur académique assure que la convention « vise à mieux coordonner les réponses éducatives et actions de prévention dès lors qu’une réponse globale apparaît pertinente pour accompagner un jeune en situation d’absentéisme récurrent ou ayant commis des faits de violence ou d’incivilité au sein ou aux abords d’un établissement scolaire ». Dans sa réponse, elle assure que des conventions de même nature ont été signées à Avignon et Pertuis, tandis que la FSU affirme qu’elles « n’ont rien à voir ». Et de conclure que « son renouvellement périodique vise à en réinterroger le contenu pour un contrôle de conformité et pour un rappel explicite des périmètres de compétences et prérogatives de chacune des parties » et qu’« elle peut être dénoncée avant son échéance en cas de dysfonctionnement constaté ».