Category: societe

  • La Métropole en soutien à l’IRD

    La Métropole en soutien à l’IRD

    C’est par un courrier adressé à Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace et à Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères qui est d’ailleurs attendu à Aix-en-Provence et Marseille ce vendredi 31 juillet, que Nicolas Isnard, président de la Métropole Aix-Marseille Provence a plaidé en faveur du maintien des « missions et fonctions de l’IRD sur Marseille ».

    Le gouvernement envisage en effet une fusion entre l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), dont le siège est à Marseille, et le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), basé à Paris. L’option inquiète chercheurs, agents et syndicats de ce fleuron (voir nos éditions du 23 et du 29 juillet).

    Une inquiétude partagée par la Métropole qui rappelle notamment que le travail de l’IRD « trouve sa logique dans une relation scientifique entretenue depuis les années 1980 avec des laboratoires marseillais, mais aussi dans la volonté du gouvernement de faire de Marseille son hub vers les pays de la Méditerranée et de l’Afrique ».

    Aussi le président de la Métropole demande-t-il explicitement au gouvernement « d’infléchir sa copie, afin que ce rapprochement ne se fasse pas au détriment du travail des équipes de l’IRD, qui ont besoin de la proximité avec leurs partenaires marseillais, ni de ses objectifs qui s’inscrivent dans l’accompagnement au développement des pays du Sud, notamment ceux de la Méditerranée et de l’Afrique, dont la Métropole est le hub naturel pour la France et l’Europe ».

  • [Entretien] colonel Sébastien Paletti : « Le Sdis 30 est organisé pour faire face aux risques »

    [Entretien] colonel Sébastien Paletti : « Le Sdis 30 est organisé pour faire face aux risques »

    Le département du Gard est particulièrement exposé aux risques de feux de forêt. Le colonel Sébastien Paletti revient sur la situation actuelle et les évolutions à prévoir pour faire face à la situation.

    La Marseillaise : Vous êtes né dans le Gard et vous y avez déjà effectué une partie importante de votre carrière. Que représente pour vous ce retour à la tête du Sdis 30 ?

    Sébastien Paletti : C’est beaucoup d’honneur, beaucoup de sens et beaucoup de plaisir puisque, comme vous le dites, je suis gardois de naissance et d’origine. J’avais commencé dans un premier temps mon parcours professionnel dans le Rhône et j’ai eu l’opportunité en 2002 de revenir dans le département du Gard au sein duquel j’ai servi pendant 16 ans. C’est un territoire que je connais. Pendant 8 ans, j’ai été amené à occuper d’autres fonctions : j’ai été directeur adjoint du Sdis de Haute-Savoie et j’ai occupé deux fonctions au sein du ministère de l’Intérieur, une de chef de bureau au sein d’un des services de la direction générale de la sécurité civile et puis dernièrement conseiller sécurité civile du ministère de l’Intérieur. Le fait de devenir directeur département de Sdis était un rêve et le faire dans le département qui m’est sans doute le plus cher, c’est très fort en termes d’engagement et de responsabilité.

    Vous revenez dans un département particulièrement exposé aux risques naturels, notamment les incendies de forêt. Quel diagnostic vous faites aujourd’hui de la situation du Gard face à ces nouveaux risques ?

    S.P. : Le département du Gard est un des départements de la façade méditerranéenne les plus exposés aux risques feux de forêt. Le département a construit un partenariat interservices depuis de nombreuses années, piloté par le préfet du Gard, en lien avec le département, la direction départementale des territoires et de la mer, l’ONF, la gendarmerie nationale. Ces partenaires travaillent de concert avec les collectivités locales, en particulier les maires ruraux, pour continuer à préparer le territoire à l’évolution du risque, à travers la défense de la forêt contre l’incendie, l’adaptation des massifs. J’ai constaté que ce partenariat était fort et nous permettait de se préparer au mieux à l’évolution du risque. Concernant le Sdis en tant que tel, il a au cours des dernières années, du fait des investissements, de la gouvernance et de l’appui du département du Gard, significativement renforcer ses moyens en investissant, en louant deux hélicoptères bombardiers d’eau et en renforçant les effectifs de permanence dédiés à la lutte contre les feux de forêt l’été. Donc le Sdis 30 est organisé pour faire face, avec beaucoup d’humilité, à ce risque-là et va devoir continuer à s’adapter.

    Les sapeurs-pompiers alertent régulièrement sur la tension entre l’augmentation des interventions et les moyens disponibles. Vous pensez qu’aujourd’hui le Sdis 30 dispose des ressources nécessaires pour répondre aux besoins du territoire ?

    S.P. : Aujourd’hui le Sdis répond aux besoins du territoire et a su s’adapter, mais il va devoir continuer à s’adapter. Le Sdis c’est 2 700 sapeurs-pompiers dont 730 pompiers professionnels et un peu plus de 2 000 volontaires qui sont mobilisés au quotidien. En matière de feux de forêt, il est important de noter que depuis le début de l’été, nous avons lutté contre plus de 500 feux de végétation, ce qui correspond à environ une dizaine de feux de végétation par jour et ces feux ont détruit à cette date 836 hectares de végétation. Nous avons dû faire face, en raison de risques importants, à plusieurs jours où nous avons lutté contre plus de 30 feux de végétation. Une des forces de la stratégie nationale de lutte contre les feux de forêt est fondée sur l’attaque des feux naissants, plus de 90% des feux de végétation contre lesquels nous luttons parcourent moins d’un hectare et sont traités avec un nombre minimum de moyens, parce que nous pré-positionnons des moyens au plus près du risque, nous avons des hélicoptères bombardiers d’eau qui sont engagés au plus tôt. Tout ça correspond à la mise en œuvre de la stratégie nationale qui, malgré le contexte de la saison feux de forêt que nous vivons, le niveau de risque et la sécheresse historique, porte ses fruits et doit être consolidée.

    Au vu de l’évolution des feux de forêt, de leur fréquence et de leur ardeur, pensez-vous que le Gard va devoir adapter ce modèle de lutte contre les incendies ?

    S.P. : Je pense que notre modèle de lutte contre les feux de forêt, qui est donc fondé sur l’attaque du feu naissant, la solidarité interdépartementale, la complémentarité entre les moyens aériens, les moyens terrestres, la complémentarité entre les moyens nationaux et les moyens locaux, a fait sens et est un modèle qui fonctionne bien. Au-delà des moyens, la vraie question, c’est l’aménagement du territoire : nous devons aménager nos territoires et les rendre plus résilients aux risques de forêt à travers des politiques de défense de la forêt contre l’incendie, à travers des moyens préventifs qui viseront à mieux protéger le territoire, à mieux protéger les citoyens et à faciliter l’action des secours. C’est ça le vrai enjeu des prochaines années.

    Le volontariat semble être une question centrale pour de nombreux Sdis. Comment se porte le Sdis 30 à ce niveau-là ?

    S.P. : Le volontariat est capital pour notre réponse opérationnelle, en complémentarité avec nos effectifs sapeurs-pompiers professionnels. Notre objectif est de faire en sorte que les engagements citoyens de nos sapeurs-pompiers volontaires soient le plus équilibrés possible, pour leur permettre d’être engagés le plus longtemps possible. Le sujet de la fidélisation, c’est le sujet de l’assouplissement, de tout ce qu’on peut mettre en œuvre de façon à ce que les pompiers volontaires souhaitent et soient en mesure de s’engager le plus longtemps possible. Toutes nos ressources sont indispensables aujourd’hui. Quand par exemple, sur le feu en Gironde, près de 3 000 pompiers sont engagés, cette capacité à mobiliser les ressources est liée à une complémentarité entre les professionnels et les volontaires. On travaille donc avec les entreprises et avec les collectivités pour faciliter les conventions, pour faciliter la mise à disposition. Ici comme ailleurs, nous avons besoin de nos pompiers volontaires pour répondre aux attentes de la population.

  • Sécurité civile : l’État ne peut plus jouer avec le feu

    Sécurité civile : l’État ne peut plus jouer avec le feu

    Et si c’était ce signal d’alarme qui déclenche enfin le passage à l’acte ? Tandis que les incendies, attisés par le réchauffement climatique, n’ont jamais autant ravagé la France, le Ceser vient de faire une proposition qui pourrait faire du bruit. Dans un courrier adressé au président de la République, au Premier ministre et au ministre de l’Intérieur, le Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) d’Occitanie réclame de toute urgence à l’État « la création d’une filière d’excellence industrielle française pour la sécurité civile ».

    Le président Jean-Louis Chauzy fixe même une deadline au 31 décembre 2026 afin de ne pas subir chaque été la même catastrophe qui a déjà coûté la vie à 4 pompiers français. « Il n’y a plus de temps à perdre (…) La facture 2026 sera très lourde. Les pompiers comme la population s’épuisent. Les vies sont en danger », écrit-il. Joint par téléphone, Jean-Louis Chauzy insiste sur la nécessité de « ne pas laisser le soufflé retomber. Après il y a aura la présidentielle, les législatives… il y aura toujours quelque chose ». Selon lui, le modèle des Canadairs que les Services d’incendie et de secours (Sdis) louent la plupart du temps est obsolète. « On ne peut pas attendre 10 ans pour construire un Canadair et 5 ans pour le réparer. On a les moyens de faire nous-mêmes. » Son idée, c’est de s’appuyer sur le savoir-faire de l’Occitanie (et d’autres régions comme Sud Paca ou Nouvelle-Aquitaine) pour construire ici les avions dont les soldats du feu ont besoin. « On a le premier pôle aéronautique au monde, des ingénieurs et des chercheurs très compétents », fait valoir Jean-Louis Chauzy. Son vœu n’est pas vraiment utopique puisque mardi 28 juillet, il a visité la société « Positive Aviation » à Blagnac qui s’apprête à commercialiser en octobre le premier avion Ecopeur amphibie FF72.

    Une flotte aérienne famélique et obsolète

    Le président du Ceser entend ainsi convaincre l’État, les collectivités, les industriels et les financiers (BPI France, banques…) d’unir leurs efforts pour « faire émerger une filière d’excellence française avec une coopération européenne ». Une manière également de renforcer la souveraineté du pays et de créer des emplois au moment où plusieurs industries vacillent.

    Les feux à répétition subis depuis plusieurs étés sont le signal que « la France doit revoir en profondeur sa stratégie de sécurité civile ». C’est le constat dressé par les députés Sophie Pantel (PS) et Damien Maudet (LFI), coauteurs d’un rapport parlementaire consacré aux moyens aériens de la sécurité civile. La question des moyens, en premier lieu ceux alloués par l’État, responsable de la sécurité, est donc essentielle. Au-delà, ce document conseille de « développer une culture du risque au sein de la population » avec des réservistes dans les communes.

    Il faut dire que le système actuel tient beaucoup au volontariat. Et souffre cruellement de moyens dépassés et insuffisants. « Nous sommes au bout de ce système, que ce soit en termes de moyens humains ou matériels », affirme Mathieu Manetti, secrétaire départemental du Sdis 30. Mardi 28 juillet, le syndicat des sapeurs pompiers volontaires de France (SSPVF) a lancé un appel national à la mobilisation. Il vise à recenser les personnes qui souhaitent « proposer leurs compétences et leur disponibilité pour contribuer, dans un cadre organisé et sécurisé, à l’effort collectif ».

    « Pour une planification

    à long terme »

    Comment de ne pas approuver la démarche quand on connaît le manque de bras. Sans parler de l’état de la flotte aérienne française : 20 bombardiers d’eau soit un de moins que dans les années 1980, 12 Canadairs et 8 Dash. Famélique pour un pays de 69 millions d’habitants où les régions méditerranéennes comme l’Occitanie sont particulièrement exposées aux aléas climatiques. Pour le député LFI de l’Hérault, Sylvain Carrière, le constat est sans appel : « Les moyens n’ont pas évolué au rythme des besoins. » Et ce en raison d’un « manque d’anticipation » et de « volonté politique ». Emmanuel Macron n’a pas seulement enterré la convention citoyenne sur le climat, il n’a pas livré la flotte (16 Canadairs) promise en 2022. Pour les communistes de Béziers, « au-delà de l’émotion, il nous faut aussi comprendre et agir enfin sur la durée. En 2022, 20 000 hectares ont brûlé en Gascogne. Macron avait promis des Canadairs, des coupe-feux, de nouveaux moyens de lutte, une replantation forestière résiliente. Rien ou presque n’a été fait. Les représentants des pompiers et la population le dénoncent », souligne Nicolas Cossange élu d’opposition de la commune. Et de pointer la logique de rentabilité de la forêt gasgonne. « Sur notre territoire, bien que la garrigue soit un écosystème différend, les mêmes logiques de rentabilité nous exposent aux risques d’incendies » prévient-il. Il faut selon lui et son parti, « sortir de cette logique économique » pour « aller vers une planification à long terme des actions de la collectivité et des particuliers. C’est nécessaire pour donner la priorité aux solutions bénéfiques à tous face à la réalisation du profit immédiat ». Un changement sociétal en fait pour faire face au dérèglement climatique.

  • [C’est l’été] Fête de la Saint-Pierre à Saint-Raphaël

    [C’est l’été] Fête de la Saint-Pierre à Saint-Raphaël

    Des animations au Vieux-Port, à l’esplanade Delayen et dans le centre ancien vous attendent avec des initiations à la pêche, à la danse et à la langue provençale, ateliers créatifs, concerts, village provençal, soupe au pistou géante, joutes nautiques et feu d’artifice.

    À partir de 8h. Gratuit.

  • [C’est l’été] Visite de la miellerie de Serres

    [C’est l’été] Visite de la miellerie de Serres

    La visite se conclura par une dégustation/vente de miel, propolis et autres produits selon la saison.

    À partir de 18h. 3,30 euros et gratuit -18 ans

  • [C’est l’été] Atelier de magie à Maubec

    [C’est l’été] Atelier de magie à Maubec

    Un atelier ludique entre théorie et pratique pour transmettre quelques secrets aussi bien techniques que psychologiques. Un petit moment suspendu avec de jolis tours à rapporter chez soi.

    Dès 15h. Gratuit sur réservation au 04.90.71.77.95

  • [C’est l’été] Rando baignade à Saint-Mandrier

    [C’est l’été] Rando baignade à Saint-Mandrier

    Au départ des Sablettes, il suffit de longer, à travers la pinède, le littoral en direction de la presqu’île pour tomber sur une première plage, celle de Sainte-Asile. Ralliez ensuite le boulevard du même nom, d’où vous pourrez emprunter le sentier du littoral et admirer la Méditerranée depuis les falaises jusqu’à la plage de Cavalas (où débute l’emprise militaire), non sans avoir au préalable profité d’un bon bain dans la calanque de Marégau et sur la plage de la Coudoulière. Au retour, deux options : rebrousser chemin, ou passer par les terres via le port, pour, pourquoi pas, boire un verre et manger une glace bien méritée !

  • [C’est l’été] Au cœur du Moyen-Âge à La Garde

    [C’est l’été] Au cœur du Moyen-Âge à La Garde

    Elles sont le point d’orgue des festivités estivales à La Garde. Les Nocturnes Médiévales sont de retour pour trois jours en immersion au cœur du Moyen-Âge à vivre en famille ou entre amis.

    En immersion à l’époque médiévale

    Une parenthèse festive et conviviale où le centre-ville se transforme en village médiéval animé et où défilés de cavaliers, campements d’antan, artisans, musiciens, jongleurs et spectacles de rue offrent un véritable voyage hors du temps pour en apprendre davantage sur les modes de vie et coutumes de cette période historique.

    Entre marché médiéval, démonstrations artisanales, animations pour enfants, scènes vivantes et spectacles de feu, cet événement propose une expérience riche en découvertes et en surprises.

    De vendredi à dimanche à partir de 19h et jusqu’à minuit. Entrée libre.

  • [C’est l’été] Michel, mécano et copilote de choc

    [C’est l’été] Michel, mécano et copilote de choc

    Si on le cherche, il est souvent dans le grand hangar, tôt le matin et tard le soir, à prendre soin d’un outil de travail qu’il connaît sur le bout des doigts. Michel Romani, mécanicien opérateur de bord, « l’acronyme c’est MOB », détaille-t-il, a pour mission de préparer et vérifier que mécaniquement, l’hélicoptère de la Sécurité civile est apte au vol. À savoir un Dragon H145 D3 de chez Airbus Helicopters tout neuf, un beau bébé à 14 millions d’euros, dotés de moteurs plus puissants que son prédécesseur et capable aussi de transporter 800 litres d’eau, s’il est équipé en conséquence, pour se transformer en bombardier en cas d’incendie.

    « Je vérifie tous les éléments et je prépare l’appareil à sa journée de travail », précise-t-il en sortant la bête à l’extérieur du hangar au moyen d’une remorque télécommandée. Une maintenance qui « peut durer une demi-heure, trois quarts d’heure, une heure ». « On essaie le moins possible de pénaliser les missions. On essaie de faire ça très tôt le matin ou le soir », ajoute-t-il.

    À bord, Michel Romani aide aussi le pilote à la conduite de l’engin, « on est les seuls à travailler dans le monde comme ça ». L’idée : apprécier au mieux la situation technique. Sur « certaines zones qui ne sont pas forcément proches de notre base, ça permet d’échanger en disant “Tiens t’as vu ce qu’on a eu comme voyant, qu’est-ce que t’en penses ? On peut rentrer, on peut pas rentrer, c’est dangereux…”. Et après, derrière, il y a une décision commune qui s’établit pour le projet d’action. » Il faut aussi tenir compte des 2h45 d’autonomie maximum même si « un petit réservoir supplémentaire donne 45 minutes supplémentaires », ajoute le mécano copilote. Si le travail relève avant tout d’une « osmose interne de l’équipe », la préparation reste cruciale. « Il y a beaucoup de discussions avant d’aller travailler sur une zone, qu’on appelle une zone de chantier. On va repérer l’environnement dans un premier temps. C’est-à-dire s’affranchir des lignes électriques, des arbres, l’aérologie, dans quel sens arrive le vent… Tous ces paramètres à prendre en compte pendant le vol », détaille-t-il avant de dérouler une « check-list ». « On va se dire des choses qui sont répétitives. On énonce des acronymes qui nous servent de pense-bête », ajoute Michel Romani. Une indispensable routine sans tomber non plus dedans, des instructeurs venant recadrer tous les 6 mois.

    Une technologie qui aide

    à la décision

    La technologie aide aussi à la prise de décision : « On navigue avec des systèmes qui sont très rassurants même si ce n’est pas pour autant que l’on n’est pas exposé aux nuages, au brouillard… »

    Militaire dans l’aviation légère de l’Armée de terre pendant 18 ans puis rentré chez EADS (qui deviendra Airbus), fin 2001, Michel Romani bénéficie aussi de son expérience. Agent technique durant 4 ans dans un bureau d’ingénierie, il a touché à la conception des appareils. « J’ai découvert une autre facette du métier, j’ai vu l’autre côté, le développement, la fabrication. Donc j’ai commencé par le Tigre et j’ai fini sur le NH90, avec un petit peu de Super Puma Marc 2 Plus mais très peu. J’ai participé à mon petit niveau » raconte-t-il, intéressé par « la technicité, le développement d’un aéronef ». Mais l’appel du vol est le plus fort. Il embarque pour un CDI contractuel dans la Sécurité civile en 2005. « On n’est pas fonctionnaire, et si l’État demain décide de se séparer des 40 hélicoptères et bien on fait partie du lot », explique-t-il.

    « Dans la Sécu, on n’attend pas la réalisation dans 4 ans, le résultat, on l’a tout de suite et on a la satisfaction d’avoir été utile. C’est un mélange de plaisir, parce qu’on est payés pour faire quelque chose qu’on aime mais à côté de ça, on ne se balade pas non plus, notre métier c’est d’être au service des personnes », pose-t-il. Et d’insister : « Sans passion, on ne peut pas faire ça. Ce n’est pas possible. Parce qu’il y a trop de contraintes. On travaille les week-ends, les jours fériés, à Noël, au jour de l’An… C’est 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Voilà, on est là pour ça. » La passion, un point commun aux 80 personnes qui travaillent à la base, et qui donne aussi « de l’énergie » quand « tout le monde est super motivé » se réjouit Michel qui ajoute l’envie de « former les jeunes », souvent des quarantenaires pour l’aéronautique, qui viennent en grande partie de l’armée et entament une deuxième carrière.

    Le mental compte aussi quand les interventions s’enchaînent. « C’est vrai, on est détachés, et il le faut car on affronte souvent des trucs un peu graves », convient-il évoquant ce moment « avant Noël, vers Lançon-Provence, où il y avait eu un accident avec deux voitures. Un véhicule a été coupé en deux, la jeune conductrice est morte car elle était au téléphone. Elle a glissé et l’autre conducteur l’a vue arriver sur lui. On en parle suffisamment, il y a des campagnes, mais la réalité est là pour rappeler les conséquences », témoigne-t-il. Il se souvient également d’une mission au début de sa carrière, en Guadeloupe lors des mouvements sociaux de 2009. « On avait récupéré un môme de 11 ou 12 ans qui était en train de se noyer. Il faisait le bouchon, il s’était épuisé à nager pour revenir. On l’a sorti de l’eau et on l’a emmené à l’hôpital. C’est la partie gratifiante du métier, on se dit qu’on a servi à quelque chose », sourit-il. Il est aussi intervenu lors « des inondations, la tempête Alex… On se retrouve à sortir les gens à moitié nus par les Velux sur les toits… »

    Mais pas question de se relâcher : « Ici finalement, on ne se repose pas, c’est une remise en question permanente », apprécie Michel Romani avant de repartir vérifier son treuil.

  • À Aix, un appel aux dons pour loger les demandeurs d’asile

    À Aix, un appel aux dons pour loger les demandeurs d’asile

    Avant d’expliquer les raisons de cette initiative, le collectif Agir, dont le siège est basé avenue de l’Europe à Aix-en-Provence, rappelle ses fondamentaux : « On existe depuis plus de 10 ans. Le collectif a été créé après la décision de François Hollande d’accueillir 25 000 Syriens fuyant la guerre. La question s’est alors posée : où allons-nous les loger ? », retrace Fabien Poilleux, trésorier du collectif Agir.

    Depuis, ce regroupement d’associations, passé de plus de 30 membres à 25, prend en charge les demandeurs d’asile « de A à Z ». Notamment sur les questions de logement. Dans cette optique, le collectif, associé à la Fondation des Petites Pierres, plateforme de financement participatif à destination des associations, lance un appel aux dons. L’objectif est de réunir 15 000 euros, grâce à la participation du collectif et à celle de la Fondation des Petites Pierres, afin de financer la location de logements.

    « On a de moins en moins d’hébergeurs solidaires, mais pour accueillir des demandeurs d’asile qui frappent à la porte, on est obligés de prendre des baux locatifs, explique Fabien Poilleux. Les Petites Pierres donnent une moitié, si on arrive à récolter l’autre dans un certain délai. On a deux mois pour réunir 7 500 euros. On a déjà fait la moitié du chemin en 15 jours, mais on souhaite informer le public de l’existence de cette initiative. »

    La cagnotte a été lancée cette année « de façon à pouvoir reprendre deux baux locatifs pour au moins un an », note le collectif. Les donateurs imposables peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt correspondant à 75% du montant versé. Pour faire un don, rendez-vous sur le site de la Fondation des Petites Pierres, rubrique « Projets », ou directement sur celui du collectif Agir.