Category: politique

  • La ministre Aurore Bergé s’est rendue à Briançon pour échanger

    La ministre Aurore Bergé s’est rendue à Briançon pour échanger

    « C’est vrai que ce banc interpelle, mais c’est justement sa vocation, car je crois que le fléau principal dans notre société, c’est le risque de l’indifférence, c’est de se dire que finalement, tout cela n’est pas notre affaire. » La levée du vent et de la pluie, en cette fin de journée de jeudi, n’a pas empêché la ministre Aurore Bergé de venir inaugurer un banc dédié aux violences faites aux femmes, au parc Jean-Rousson de Briançon, ce jeudi soir.

    Une visite pour combattre l’indifférence face à ces violences, dont les femmes continuent de souffrir et de mourir : déjà 63 d’entre elles ont été victimes d’un féminicide depuis le début de l’année, selon le collectif NousToutes. « Le véritable sujet est là, toute la société doit s’en emparer et se sentir concernée, tant que l’on pensera que c’est une affaire de couple, de famille, privée, la société ne sera pas au rendez-vous », a souligné Aurore Bergé, tout en rappelant le travail essentiel et quotidien déjà effectué par les forces de l’ordre, les magistrats, les soignants et les travailleurs sociaux dans ce domaine.

    Visite à la Maison des Femmes

    Pour mettre en lumière le travail de celles et ceux qui s’engagent contre ces violences, la ministre s’est rendue auparavant à la Maison régionale, un lieu d’accueil, d’écoute et d’accompagnement destiné aux femmes rencontrant des difficultés personnelles, sociales ou familiales, notamment celles victimes de violences. Une structure mise en place en décembre 2025. Sur place, elle a échangé avec l’équipe du CIDFF, le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles, qui gère le lieu. Depuis décembre, plus de 300 femmes ont été accompagnées par les équipes du CIDFF.

    Le déplacement d’Aurore Bergé se poursuit ce vendredi matin avec la signature, à l’hôpital de Briançon, d’une charte permettant de recueillir les preuves en cas de violences sexistes au sein des établissements hospitaliers du département.

  • Aurore Bergé au chevet des femmes victimes de violences

    Aurore Bergé au chevet des femmes victimes de violences

    Avenue Monclar à Avignon, à gauche de la petite cour où se trouvent la maison commune Ouest et un commissariat de police, un nouveau venu a reçu la visite de la ministre déléguée chargée de l’Égalité femmes-hommes Aurore Bergé (Ren), à savoir l’Association pour l’hébergement, l’accueil et la réinsertion en Provence (Aharp).

    Une visite pour inaugurer ces nouveaux locaux, mis à disposition par la mairie d’Avignon, qui vont permettre à la structure un meilleur accueil des femmes victimes de violences conjugales, sexuelles ou psychologiques. « On se trouvait avant au dernier étage d’un immeuble sans ascenseur. C’était impossible de venir pour une femme à mobilité réduite, par exemple. Là, on a un ascenseur », se réjouit le directeur de l’Aharp, Benoît Filist. La proximité avec les services de la mairie et du commissariat est également un autre avantage.

    Cela fait désormais un mois que la structure peut accueillir les femmes dans ce bâtiment. Un accueil qui est la première étape d’un parcours. Sur place, des assistantes sociales ou encore des psychologues conseillent les personnes qui se rendent dans l’enceinte. « Chaque femme peut trouver une réponse adaptée à sa situation. Les réponses aux violences faites aux femmes gagnent en efficacité lorsqu’elles reposent sur la coopération, la complémentarité et la mobilisation collective », témoigne Sylvie Martin, coprésidente de l’Aharp. Les femmes peuvent ensuite être orientées vers l’un des 26 appartements, dont les adresses sont confidentielles.

    Nouveaux dispositifs

    En fin de visite, la présidente de la structure associative a tenu à rappeler « que derrière chaque statistique se trouvent des visages, des histoires, des enfants parfois, malheureusement, et des femmes qui trouvent le courage de demander de l’aide après des mois et souvent des années de souffrance ».

    L’occasion pour la ministre macroniste de rappeler différentes évolutions que son gouvernement souhaite mener face aux violences et aux féminicides qui ne diminuent pas. En 2026, 43 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon en France. La moitié de ces actes surviennent au moment de la séparation.

    Est évoquée comme nouveauté de ces dernières années la possibilité de porter plainte directement dans les hôpitaux. La ministre mentionne aussi sa volonté de mettre en place en Vaucluse « d’ici l’automne » le « pack nouveau départ », déjà expérimenté dans les Bouches-du-Rhône. Ce système met en collaboration la CAF et les services de l’État pour un accompagnement financier des femmes quittant un foyer en raison de violences. Pour autant, Aurore Bergé estime qu’il « est difficile d’identifier » ce qui ne marche pas, les chiffres ne baissant pas malgré les efforts. « Une femme victime de violences, c’est notre affaire aussi à nous. Et donc que les tiers réagissent, que les témoins, que les voisins, que les collègues, que les amis, que les membres de la famille ne se disent pas “ça va s’arranger” ou “ça ne me regarde pas”, ça nous regarde. Et si on arrive à changer cette culture-là, une culture très profondément ancrée, alors là, on arrivera à gagner sur la question des violences », conclut-elle.

    Infos et contact sur Aharp.fr ou au 07.50.15.00.53 ou au 30 rue Monclar, Avignon

    La ministre à Toulon vendredi

    La ministre poursuit ses visites dans la région à Toulon cet après-midi, elle se rendra à l’hôpital de Sainte-Musse où sera signée une convention permettant aux femmes victimes de violences de déposer plainte directement à l’hôpital ou de recueillir des preuves médico-légales sans dépôt de plainte immédiat. Un entretien avec Josée Massi, la maire (SE) de Toulon est également prévu.

  • À Bagnols, Pascale Bordes s’en prend aussi aux associations

    À Bagnols, Pascale Bordes s’en prend aussi aux associations

    Contrairement à son homologue de Vauvert, Pascale Bordes avance masquée à Bagnols-sur-Cèze. Déjà comme députée, l’avocate avait adopté la stratégie de dédiabolisation de son parti et évitait sagement toute polémique. Désormais à la tête de la troisième ville du Gard, elle tente de conserver cette image consensuelle. Lorsqu’elle a été écartée de toutes les vice-présidences de l’agglomération du Gard rhodanien, l’édile s’est simplement fendue d’un communiqué laconique, se limitant à répondre aux « nombreuses interrogations d’habitants du territoire ». Côté communication, tout est donc verrouillé. Ses adjoints sont peu présents sur le terrain et c’est bien le cabinet de la nouvelle maire qui gère toutes les demandes.

    « Elle avance masquée », confirme Elian Cellier, secrétaire de la section bagnolaise du PCF. « Pour l’instant, elle ne commet pas d’erreurs majeures. Les adjoints ont consigne de ne rien dire. Sur certaines manifestations, il n’y a même pas de représentant de la mairie. Depuis les élections, j’ai assisté à plusieurs vernissages par exemple et je ne sais toujours pas à quoi ressemble l’adjoint à la culture. »

    Face aux contraintes budgétaires, Pascale Bordes a lancé plusieurs audits notamment sur la question de la couverture de la piscine. Elle fustige aussi le coût de la passerelle piétonne au-dessus de la Cèze, grand sujet de débat durant la campagne municipale. « Ils se plaignent mais lorsqu’ils étaient dans l’opposition, ils ont voté pour ces projets. Aujourd’hui, Pascale Bordes se plaint de l’endettement de la ville mais elle n’est jamais venue en conseil municipal lorsqu’elle était dans l’opposition pour alerter sur ces sujets. Et en même temps, elle a accordé toutes les majorations réglementaires d’indemnités d’élus, même celles qui ne sont pas obligatoires. Cela va coûter 54 000 euros par an à la commune pour les neuf adjoints », fustige l’élu d’opposition Jérôme Jackel (Debout).

    Coupe dans

    les subventions

    Lors du dernier conseil municipal où a été voté le budget primitif, une coupe dans les subventions aux associations a bien été prévue mais la majorité a joué le flou, disant étudier au « cas par cas » l’attribution de ces subventions. Pour l’heure, les associations ne savent donc pas à quelle hauteur leurs subventions vont être amputées. « La municipalité a prévu une coupe de plusieurs centaines de milliers d’euros. Le budget pour les associations était de 953 000 euros en 2023 et il passe cette année à 465 000 », explique Jérôme Jackel. Autre économie décidée sur le dos des associations : le camion qui livrait habituellement le matériel municipal lors d’événements ne sera plus mis à disposition. Ce sont donc désormais à elles de s’organiser.

    La grogne et l’inquiétude commencent donc à se faire sentir dans les associations bagnolaises. Le foot et le handball seraient notamment visés par d’importantes coupes. Le club de foot avait en effet déjà été la cible de la candidate d’extrême droite en campagne qui jugeait que la somme allouée au regard des résultats était trop élevée. « Pour l’instant on est dans le flou, on ne se sait pas qui va être raboté en premier. Mais je pense que le foot va prendre un coup de rabot. J’ai bien peur qu’elle utilise la scission du club puisque Pont-Saint-Esprit veut remonter un club, pour justifier le coup de rabot de peut-être 50% », prévient Jérôme Jackel avant d’ajouter : « Le tissu associatif, c’est la force vive d’un territoire. Si une mairie n’est pas capable de venir en soutien de ses forces vives, que fait le territoire ? Il meurt. »

    Discrète, Pascale Bordes va devoir, dans les prochains mois, assumer ses choix. Car si elle coupe dans les subventions aux associations, elle devra ensuite justifier l’important investissement promis dans la sécurité avec notamment le recrutement de policiers municipaux (le coût d’un policier municipal est estimé entre 62 000 et 63 000 euros par an) pour qu’ils soient disponibles 7j/7 et 24h/24 et « armés comme une BAC ». Tout cela épaulé par « un centre de supervision moderne ». Pour l’heure, l’ancienne députée s’est contentée de lancer un audit sur la sécurité mais le coût de ses promesses de campagne interroge sur sa réelle capacité à les mettre en œuvre. « Pour une commune comme Bagnols, un tel audit coûte déjà entre 40 000 et 60 000 euros », s’agace Jérôme Jackel qui préférerait que l’argent soit utilisé autrement. « Nous, au quotidien, on ne voit aucune différence. Les dealers sont toujours là. La ville est toujours aussi sale. Les problèmes sont toujours les mêmes », résume Elian Cellier.

  • Erwan Davoux sera jugé pour violences conjugales le 9 septembre

    Erwan Davoux sera jugé pour violences conjugales le 9 septembre

    L’ancien directeur des relations internationales au conseil départemental des Bouches-du-Rhône Erwan Davoux a été déféré ce mercredi soir et s’est vu remettre une convocation par procès verbal pour être jugé le 9 septembre prochain, indique le parquet de Marseille à La Marseillaise. L’ex-candidat aux municipales avait été placé en garde à vue lundi, suite à une plainte déposée fin 2025 par son ex-épouse qui dénonçait des épisodes de violences physiques et psychologiques.

    Le parquet a retenu comme infractions des violences habituelles par conjoint ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) de moins de huit jours, des violences par conjoint en présence de mineur ayant entraîné une ITT de moins de huit jours, et des menaces de mort par conjoint.

    Présenté devant le juge des libertés et de la détention à l’issue de sa garde à vue pour être placé sous contrôle judiciaire, il a interdiction d’être en contact avec la victime et interdiction de port d’arme.

    Sollicité par La Marseillaise, il a indiqué à l’issue de sa garde à vue ne pas souhaiter réagir.

  • Xavier Niel livre sa conception de l’investissement et de l’IA

    Xavier Niel livre sa conception de l’investissement et de l’IA

    Au Pharo, face aux professionnels de l’information venus du monde entier, c’est un milliardaire qui a clos les grandes plénières, ce mercredi. Xavier Niel, fondateur de Free et actionnaire du Monde, s’est prêté au jeu du « coin du feu », un entretien animé par Lisa McLeod, directrice éditoriale de FT Strategies.

    Xavier Niel entame la discussion en parlant, en anglais, de ses investissements dans les médias : « J’ai commencé à investir dans tous les services en ligne, y compris Mediapart, où j’ai fait cinq fois mon argent. » Sa version de l’entrée au capital du Monde, en 2010, semble presque altruiste : « Ils ont un énorme problème, ils vont finir en faillite. » Depuis, assure-t-il, il n’interfère jamais dans la ligne éditoriale. La preuve, selon lui : Le Monde Diplomatique, « très à gauche, contre le capitalisme », reste libre.

    Sur l’IA, Xavier Niel se veut pragmatique : il faut vivre avec son temps et les technologies qui vont avec. Il dit avoir vite signé un accord (sur l’entraînement des modèles et les services) avec le géant américain, OpenAI, sans attendre ses confrères éditeurs. « Nous ne sommes peut-être pas de bons partenaires pour les autres éditeurs français », note-t-il, dans un sourire. Interrogé sur ce qui le « garde éveillé la nuit », le milliardaire répond la « polarisation » des médias. Il regrette que le New York Times ait été « trop contre » Donald Trump. Concentration des médias, précarité dans les rédactions et désinformation n’ont pas été évoquées.

  • La Fête populaire au Grand Pavois, c’est dimanche

    La Fête populaire au Grand Pavois, c’est dimanche

    À l’occasion des 90 ans du Front populaire la section organise une grande fête populaire le dimanche 7 juin, de 9h30 à 18h, au Parc du Grand Pavois à Septèmes. La journée débutera par un débat de 10h à 12h sur le thème : « Les 90 ans du Front populaire : quelles perspectives au regard de la situation actuelle ? » animé par Gérard Leidet, président de l’association Provence, mémoire, mouvement ouvrier (Promemo), en présence de l’historien Jean Domenichino.

    Animations et débats

    Tout au long de la fête, le public pourra découvrir des stands associatifs avec la participation notamment de l’association locale de soutien à notre journal Ensemble pour la Marseillaise, du Secours populaire, de France Cuba, du Mouvement national de lutte pour l’environnement (MNLE), de l’association corse Kallisté, du collectif La Palestine, du Mouvement de la Paix et de Fralib 1336.

    Des producteurs et apiculteurs locaux seront également présents, avec notamment le chevrier de Septèmes, une vente de brousses et d’ail.

    Il y aura aussi de quoi se réjouir les papilles sur place avec des pizzas, des grillades, des sandwiches, des crêpes, des glaces, une buvette… Plusieurs animations gratuites seront proposées aux familles : château gonflable, tours de poneys, démonstrations et initiations de breakdance avec l’association AC2N à partir de 14h.

    L’initiative se conclura par un bal populaire à partir de 16h30 avec le duo de variété composé de Marc Sintes et Zézé Briaval.

    Parc du Grand Pavois, avenue du Docteur Edouard Sauze. Entrée gratuite.

  • Au Rove, la Coop des élus communistes et républicains se renouvelle

    Au Rove, la Coop des élus communistes et républicains se renouvelle

    La Coop 13, Coopérative des élus communistes, républicains et citoyens des Bouches-du-Rhône, s’est réunie dans le village du Rove. Une cinquantaine d’élus des communes du département étaient présents pour échanger sur les objectifs de la Coop 13.

    Renforcée en nombre après les élections municipales et communautaires, la Coop 13 a dressé un bilan de son activité et s’est projetée dans l’agenda politique prochain avec notamment les sénatoriales qui doivent renforcer le pôle de gauche au Sénat.

    Pour les membres de la Coop 13, les enjeux politiques actuels sont déterminants pour l’avenir proche. De la Métropole au Département en passant par la Région Sud, la Coop 13 veut faire entendre sa voix ; l’activité doit prendre en compte la situation des habitants, des familles.

    Désireux d’être aux côtés de toutes celles et tous ceux qui sont victimes, à différents degrés, de la situation politique du moment : logement, emploi, insécurité, mobilité, bien vivre… Les élus s’inquiètent du contexte alarmant qui affecte la vie des personnes dans nos villes et villages et pour lequel ils restent mobilisés.

    Proximité avec

    les habitants

    Face à un Rassemblement national sans complexe et au plus haut, ils ont fait part de leur détermination de le combattre sur tous les fronts pour construire des espaces de dignité, de solidarité et de lutte avec la population.

    Résolument engagés au plus près des habitants pour défendre les acquis et en gagner de nouveaux, la Coop 13 s’est dotée d’un nouveau collectif de travail composé d’une trentaine de personnes représentantes d’une vingtaine de communes dans la diversité du département ; des élus inscrits dans les majorités municipales, mais aussi dans les oppositions, une nécessité pour être en lien avec les différentes réalités du terrain.

    Sur proposition de Florian Salazar-Martin, maire-adjoint à Martigues et président en titre, l’assemblée a élu à l’unanimité Paul Sabatino, maire du Rove, en tant que président, Florian Salazar-Martin devenant le secrétaire général de l’association et pour compléter le bureau départemental : Sophie Celton maire-adjointe à Septèmes-les-Vallons, membre du bureau national de la Coop ; Marie Claude Bonnet, maire-adjointe au Rove ; Ibrahim Mze, conseiller municipal des 15-16 à Marseille et Audrey Cermolacce, maire-adjointe de Septèmes-les-Vallons.

    La rencontre s’est terminée dans la convivialité avec un appel lancé à tous les élus progressistes par le président Paul Sabatino, pour adhérer à la Coop 13 ; une ambition partagée par l’assemblée pour peser partout dans le département pour mieux vivre.

  • À Briançon, Arnaud Murgia met en avant le désendettement de la Ville

    À Briançon, Arnaud Murgia met en avant le désendettement de la Ville

    Au moment d’entamer le deuxième conseil municipal de la mandature, les groupes d’opposition et de la majorité se sont officiellement formés. La liste citoyenne « Briançon territoire Vivant » a fondé son groupe d’opposition, composé de six membres, avec Luc Marchello à sa tête. L’autre liste d’opposition, « Bien vivre à Briançon », a également constitué son groupe de deux élus, dirigé par Aurore Marchand. La majorité, elle, est composée de 25 élus, dont neuf adjoints.

    Au cours des débats préliminaires, Maxime Brousse, de l’opposition citoyenne de gauche, s’est satisfait de l’intention affirmée par Arnaud Murgia, dans son discours préliminaire, d’organiser des concertations concernant l’arrivée des JO 2030 dans les prochains mois. Le conseiller d’opposition s’est néanmoins inquiété de ce qu’il serait réellement possible de discuter au vu de l’état d’avancement déjà très engagé des décisions et des travaux. « La campagne a montré qu’il y avait des craintes et des inquiétudes et c’est normal, mais nous nous pensons qu’ils sont une échéance extraordinaire pour ce territoire et nous le défendrons. Nous devons et nous serons au rendez-vous de la concertation et de l’explication », a assuré Arnaud Murgia.

    Un endettement réduit

    Au moment de voter le compte administratif 2025, document qui retrace l’évolution du budget communal de l’année écoulée, le maire a mis en avant les chiffres du désendettement de la ville. Selon la municipalité, les comptes de la ville présentent 6,32 millions d’excédents et 5,2 millions euros affectés vers la section d’investissements. « Notre capacité de désendettement est passée de 16 années il y a 12 ans, à moins de 6 ans à l’heure actuelle, ce qui nous place sous tous les seuils d’alerte du ministère des finances, alors qu’on a été pendant des années au-dessus », a précisé Arnaud Murgia.

    Aurore Marchand, élue d’opposition, a alors rappelé que sous la mandature de Gérard Fromm (2014-2020), la dette avait été baissée de 16 millions contre 8 millions sous le mandat d’Arnaud Murgia (2020-2026). Une différence que ce dernier a expliquée par la volonté d’étaler le désendettement la ville tout en continuant d’investir et ne pas reproduire « le choix qui consistait à rembourser les banques et ne rien faire ».

  • Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la majorité départementale se félicite de son bilan

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la majorité départementale se félicite de son bilan

    La présidente (DVD) du département a affirmé mercredi avoir largement augmenté les investissements et baissé l’endettement, tout en déplorant les dépenses imposées par l’État. Le département a investi 324 millions d’euros depuis 2021, « un niveau jamais atteint », et a réduit son endettement de 137 millions à 74 millions d’euros, s’est félicité Eliane Barreille.

    La présidente a cité les grandes priorités du département, parmi lesquelles la lutte contre la désertification médicale. « Nous avons souhaité être présents, même si ce n’est pas notre compétence », a-t-elle affirmé. Elle a également insisté sur l’insertion et l’emploi. « Nous avons un seul leitmotiv : accompagner le retour à l’emploi », a-t-elle lancé, se réjouissant de la baisse du nombre de bénéficiaires du RSA.

    Eliane Barreille a finalement évoqué les routes, le « deuxième budget » du département, avec 40 millions d’euros d’investissements sur les 47 millions prévus pour l’année 2026. Le chantier du Pas de la Rochaille est le projet le plus important pour le département. « Il n’est clairement pas normal que nous n’ayons pas de fonds européens alors que cette route est utilisée à 60% par des camions italiens », a-t-elle lancé. La présidente a menacé de réduire les tonnages de camions autorisés sur la route départementale « si nous continuons à être tenus à l’écart des fonds européens ».

    Des dépenses imposées par l’État

    La présidente et les conseillers départementaux de sa majorité ont également insisté sur la rénovation de deux collèges à Manosque et à Digne. La présidente a aussi évoqué les Ehpad, que le département finance « cinq fois plus que la mandature précédente », à hauteur de 15 000 euros par chambre. Eliane Barreille a par ailleurs mentionné les projets prévus concernant les centres médico-sociaux de Manosque, d’Oraison et de Saint-Auban.

    La présidente n’a pas manqué de se plaindre des dépenses imposées par l’État, qui « impose en permanence des augmentations de salaires et de charges qu’il ne compense pas, sans aucune concertation avec les départements », citant notamment l’augmentation des salaires des aides à domicile. « C’est une charge très importante que vont supporter les départements, trop c’est trop », a-t-elle lancé, se disant « fâchée » et « agacée ». La présidente a d’ailleurs dénoncé ces décisions de l’État dans une publication sur son compte Facebook mardi soir. « L’État décide et les départements paient une nouvelle fois ! », a-t-elle déploré, refusant que « de nouvelles dépenses nous soient imposées sans aucune compensation ».

    « Il n’y a jamais eu autant d’argent investi dans le sport et la culture. Les communes n’ont jamais eu autant que sous cette mandature », a avancé Camille Galtier, maire de Manosque et président du groupe départemental majoritaire. « La droite n’a jamais été dans cet état d’esprit », a-t-il affirmé. « Cela n’a jamais été fait avant, les collèges et les routes départementales étaient laissés totalement à l’abandon parce que ce n’était pas la bonne couleur politique avant », a-t-il lancé, taclant la majorité précédente socialiste, « la plus à droite de l’échiquier politique », les appelant à « se regarder dans le miroir ».

    La conseillère départementale ubayenne Elisabeth Jacques a par ailleurs exprimé la volonté de « revendiquer notre culture montagnarde » et d’accompagner les stations de ski dans le « changement majeur de leurs modèles économiques ». « Jamais autant d’argent n’a été investi dans la montagne », a-t-elle affirmé.

  • Face à une extrême droite bien installée, une opposition à rebâtir

    Face à une extrême droite bien installée, une opposition à rebâtir

    Le résultat des municipales au Pontet laisse très perplexe ceux qui avaient espoir de voir l’extrême droite trébucher. Sur le papier, les conditions étaient réunies : le maire (RN) sortant, Joris Hébrard, faisait face à une autre liste d’extrême droite menée par son ancien 1er adjoint Patrick Suisse, et une liste de large rassemblement républicain portée par Jean-Firmin Bardisa (DVD). Las, les habitants ont réélu leur maire pour un 3e mandat et ce dès le 1er tour (60,79%) reléguant les listes Bardisa (22,51%) et Suisse (16,7%).

    Malgré une configuration optimale pour une alternative, le RN s’est notabilisé dans la commune. Dans la foulée des municipales, Patrick Suisse et Jean-Firmin Bardisa ont annoncé leur démission. De quoi laisser l’opposition étêtée. Sans aller à parler de champ de ruines, Graziella Lovera reconnaît qu’il y a tout à reconstruire. « Pour l’instant, personne n’a pris le leadership », constate la conseillère municipale PCF, élue sur la liste Bardisa. Pontétienne depuis plus de 40 ans, elle ne s’était jamais encore impliquée politiquement dans une commune où la gauche n’a jamais pesé.

    Une « vision

    de boutiquier »

    « Les scores de l’extrême droite m’ont interpellée alors qu’il y a un côté ouvrier, avec de grosses entreprises à proximité et des camarades syndiqués qui y vivent », note celle qui a longtemps eu des fonctions aux unions locales d’Avignon et départementale de la CGT. À 66 ans, Graziella Lovera fait donc son entrée en politique dans un contexte hostile. « M. Hébrard m’a déjà bien identifiée », sourit-elle. Si son groupe d’opposition, Le Pontet c’est vous, est assez hétéroclite avec des élus de l’UDI, « on a intérêt à rester unis même si je compte bien faire entendre la voix de mon parti », assure cette ancienne infirmière de l’hôpital d’Avignon.

    Encore en phase exploratoire, Graziella Lovera est assez surprise de l’atonie des élus de la majorité. « Tout est confié à l’administration, ils se laissent mener, posent pas ou peu de questions », s’étonne-t-elle. Membre des commissions finances et action sociale, elle se familiarise avec les méandres budgétaires et continue de porter avec force le projet d’un centre de santé municipal qui était au programme de sa liste. « Le maire n’a aucune vision globale pour sa ville qu’il gère comme un boutiquier, il investit sur des ronds-points mais, par exemple, la ville a gagné 1 000 habitants et on ne sait rien de leurs profils et leurs besoins », déplore l’élue communiste. Pour tenter de toucher les habitants, un journal, Pour un printemps pontétien, a été lancé. Le premier numéro revient aussi sur les subventions à l’école privée ou les solutions pour rafraîchir les écoles en ces périodes caniculaires.

    EN BREF. Quand l’adjointe RN devient députée du Gard

    Visiblement au RN, on est moins regardant sur les frontières quand elles peuvent servir sa cause. Députée RN de la 3e circonscription du Gard (50 communes dont les 7 Gardoises du Grand Avignon), Pascale Bordes a été élue maire de Bagnols-sur-Cèze en mars. Elle a cédé sa place à l’Assemblée nationale à sa suppléante, Catherine Dellong-Meng. Installée aux Angles, elle s’est pourtant fait élire 2e adjointe au Pontet. Retraitée de la fonction publique – elle a notamment œuvré à la Ville du Pontet – la néo parlementaire reste toutefois conseillère municipale et communautaire du Grand Avignon. Si la loi n’interdit pas d’être élu sur deux départements, cela interroge. Surtout quand le RN, lors de la campagne, n’a cessé de faire un procès en illégitimité à son opposant Jean-Firmin Bardisa qui ne résidait pas au Pontet. La députée a pris comme collaborateur parlementaire un autre pontétien : Xavier Magnin, qui cumule ce poste avec celui de dircab de Joris Hébrard.