Category: politique

  • À Briançon, Arnaud Murgia met en avant le désendettement de la Ville

    À Briançon, Arnaud Murgia met en avant le désendettement de la Ville

    Au moment d’entamer le deuxième conseil municipal de la mandature, les groupes d’opposition et de la majorité se sont officiellement formés. La liste citoyenne « Briançon territoire Vivant » a fondé son groupe d’opposition, composé de six membres, avec Luc Marchello à sa tête. L’autre liste d’opposition, « Bien vivre à Briançon », a également constitué son groupe de deux élus, dirigé par Aurore Marchand. La majorité, elle, est composée de 25 élus, dont neuf adjoints.

    Au cours des débats préliminaires, Maxime Brousse, de l’opposition citoyenne de gauche, s’est satisfait de l’intention affirmée par Arnaud Murgia, dans son discours préliminaire, d’organiser des concertations concernant l’arrivée des JO 2030 dans les prochains mois. Le conseiller d’opposition s’est néanmoins inquiété de ce qu’il serait réellement possible de discuter au vu de l’état d’avancement déjà très engagé des décisions et des travaux. « La campagne a montré qu’il y avait des craintes et des inquiétudes et c’est normal, mais nous nous pensons qu’ils sont une échéance extraordinaire pour ce territoire et nous le défendrons. Nous devons et nous serons au rendez-vous de la concertation et de l’explication », a assuré Arnaud Murgia.

    Un endettement réduit

    Au moment de voter le compte administratif 2025, document qui retrace l’évolution du budget communal de l’année écoulée, le maire a mis en avant les chiffres du désendettement de la ville. Selon la municipalité, les comptes de la ville présentent 6,32 millions d’excédents et 5,2 millions euros affectés vers la section d’investissements. « Notre capacité de désendettement est passée de 16 années il y a 12 ans, à moins de 6 ans à l’heure actuelle, ce qui nous place sous tous les seuils d’alerte du ministère des finances, alors qu’on a été pendant des années au-dessus », a précisé Arnaud Murgia.

    Aurore Marchand, élue d’opposition, a alors rappelé que sous la mandature de Gérard Fromm (2014-2020), la dette avait été baissée de 16 millions contre 8 millions sous le mandat d’Arnaud Murgia (2020-2026). Une différence que ce dernier a expliquée par la volonté d’étaler le désendettement la ville tout en continuant d’investir et ne pas reproduire « le choix qui consistait à rembourser les banques et ne rien faire ».

  • Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la majorité départementale se félicite de son bilan

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la majorité départementale se félicite de son bilan

    La présidente (DVD) du département a affirmé mercredi avoir largement augmenté les investissements et baissé l’endettement, tout en déplorant les dépenses imposées par l’État. Le département a investi 324 millions d’euros depuis 2021, « un niveau jamais atteint », et a réduit son endettement de 137 millions à 74 millions d’euros, s’est félicité Eliane Barreille.

    La présidente a cité les grandes priorités du département, parmi lesquelles la lutte contre la désertification médicale. « Nous avons souhaité être présents, même si ce n’est pas notre compétence », a-t-elle affirmé. Elle a également insisté sur l’insertion et l’emploi. « Nous avons un seul leitmotiv : accompagner le retour à l’emploi », a-t-elle lancé, se réjouissant de la baisse du nombre de bénéficiaires du RSA.

    Eliane Barreille a finalement évoqué les routes, le « deuxième budget » du département, avec 40 millions d’euros d’investissements sur les 47 millions prévus pour l’année 2026. Le chantier du Pas de la Rochaille est le projet le plus important pour le département. « Il n’est clairement pas normal que nous n’ayons pas de fonds européens alors que cette route est utilisée à 60% par des camions italiens », a-t-elle lancé. La présidente a menacé de réduire les tonnages de camions autorisés sur la route départementale « si nous continuons à être tenus à l’écart des fonds européens ».

    Des dépenses imposées par l’État

    La présidente et les conseillers départementaux de sa majorité ont également insisté sur la rénovation de deux collèges à Manosque et à Digne. La présidente a aussi évoqué les Ehpad, que le département finance « cinq fois plus que la mandature précédente », à hauteur de 15 000 euros par chambre. Eliane Barreille a par ailleurs mentionné les projets prévus concernant les centres médico-sociaux de Manosque, d’Oraison et de Saint-Auban.

    La présidente n’a pas manqué de se plaindre des dépenses imposées par l’État, qui « impose en permanence des augmentations de salaires et de charges qu’il ne compense pas, sans aucune concertation avec les départements », citant notamment l’augmentation des salaires des aides à domicile. « C’est une charge très importante que vont supporter les départements, trop c’est trop », a-t-elle lancé, se disant « fâchée » et « agacée ». La présidente a d’ailleurs dénoncé ces décisions de l’État dans une publication sur son compte Facebook mardi soir. « L’État décide et les départements paient une nouvelle fois ! », a-t-elle déploré, refusant que « de nouvelles dépenses nous soient imposées sans aucune compensation ».

    « Il n’y a jamais eu autant d’argent investi dans le sport et la culture. Les communes n’ont jamais eu autant que sous cette mandature », a avancé Camille Galtier, maire de Manosque et président du groupe départemental majoritaire. « La droite n’a jamais été dans cet état d’esprit », a-t-il affirmé. « Cela n’a jamais été fait avant, les collèges et les routes départementales étaient laissés totalement à l’abandon parce que ce n’était pas la bonne couleur politique avant », a-t-il lancé, taclant la majorité précédente socialiste, « la plus à droite de l’échiquier politique », les appelant à « se regarder dans le miroir ».

    La conseillère départementale ubayenne Elisabeth Jacques a par ailleurs exprimé la volonté de « revendiquer notre culture montagnarde » et d’accompagner les stations de ski dans le « changement majeur de leurs modèles économiques ». « Jamais autant d’argent n’a été investi dans la montagne », a-t-elle affirmé.

  • Face à une extrême droite bien installée, une opposition à rebâtir

    Face à une extrême droite bien installée, une opposition à rebâtir

    Le résultat des municipales au Pontet laisse très perplexe ceux qui avaient espoir de voir l’extrême droite trébucher. Sur le papier, les conditions étaient réunies : le maire (RN) sortant, Joris Hébrard, faisait face à une autre liste d’extrême droite menée par son ancien 1er adjoint Patrick Suisse, et une liste de large rassemblement républicain portée par Jean-Firmin Bardisa (DVD). Las, les habitants ont réélu leur maire pour un 3e mandat et ce dès le 1er tour (60,79%) reléguant les listes Bardisa (22,51%) et Suisse (16,7%).

    Malgré une configuration optimale pour une alternative, le RN s’est notabilisé dans la commune. Dans la foulée des municipales, Patrick Suisse et Jean-Firmin Bardisa ont annoncé leur démission. De quoi laisser l’opposition étêtée. Sans aller à parler de champ de ruines, Graziella Lovera reconnaît qu’il y a tout à reconstruire. « Pour l’instant, personne n’a pris le leadership », constate la conseillère municipale PCF, élue sur la liste Bardisa. Pontétienne depuis plus de 40 ans, elle ne s’était jamais encore impliquée politiquement dans une commune où la gauche n’a jamais pesé.

    Une « vision

    de boutiquier »

    « Les scores de l’extrême droite m’ont interpellée alors qu’il y a un côté ouvrier, avec de grosses entreprises à proximité et des camarades syndiqués qui y vivent », note celle qui a longtemps eu des fonctions aux unions locales d’Avignon et départementale de la CGT. À 66 ans, Graziella Lovera fait donc son entrée en politique dans un contexte hostile. « M. Hébrard m’a déjà bien identifiée », sourit-elle. Si son groupe d’opposition, Le Pontet c’est vous, est assez hétéroclite avec des élus de l’UDI, « on a intérêt à rester unis même si je compte bien faire entendre la voix de mon parti », assure cette ancienne infirmière de l’hôpital d’Avignon.

    Encore en phase exploratoire, Graziella Lovera est assez surprise de l’atonie des élus de la majorité. « Tout est confié à l’administration, ils se laissent mener, posent pas ou peu de questions », s’étonne-t-elle. Membre des commissions finances et action sociale, elle se familiarise avec les méandres budgétaires et continue de porter avec force le projet d’un centre de santé municipal qui était au programme de sa liste. « Le maire n’a aucune vision globale pour sa ville qu’il gère comme un boutiquier, il investit sur des ronds-points mais, par exemple, la ville a gagné 1 000 habitants et on ne sait rien de leurs profils et leurs besoins », déplore l’élue communiste. Pour tenter de toucher les habitants, un journal, Pour un printemps pontétien, a été lancé. Le premier numéro revient aussi sur les subventions à l’école privée ou les solutions pour rafraîchir les écoles en ces périodes caniculaires.

    EN BREF. Quand l’adjointe RN devient députée du Gard

    Visiblement au RN, on est moins regardant sur les frontières quand elles peuvent servir sa cause. Députée RN de la 3e circonscription du Gard (50 communes dont les 7 Gardoises du Grand Avignon), Pascale Bordes a été élue maire de Bagnols-sur-Cèze en mars. Elle a cédé sa place à l’Assemblée nationale à sa suppléante, Catherine Dellong-Meng. Installée aux Angles, elle s’est pourtant fait élire 2e adjointe au Pontet. Retraitée de la fonction publique – elle a notamment œuvré à la Ville du Pontet – la néo parlementaire reste toutefois conseillère municipale et communautaire du Grand Avignon. Si la loi n’interdit pas d’être élu sur deux départements, cela interroge. Surtout quand le RN, lors de la campagne, n’a cessé de faire un procès en illégitimité à son opposant Jean-Firmin Bardisa qui ne résidait pas au Pontet. La députée a pris comme collaborateur parlementaire un autre pontétien : Xavier Magnin, qui cumule ce poste avec celui de dircab de Joris Hébrard.

  • Après l’éviction de Valérie Guarino, Jean-Marc Perrin reprend la délégation au handicap au Département

    Après l’éviction de Valérie Guarino, Jean-Marc Perrin reprend la délégation au handicap au Département

    C’est le conseiller départemental aixois délégué au Bel Age Jean-Marc Perrin (DVD), président du bailleur social 13 Habitat depuis le mois de juillet 2025, qui récupère les délégations du handicap et devrait occuper la présidence de la Maison départementales des personnes handicapées (MDPH). Des responsabilités confiées par la présidente (DVD) du Département Martine Vassal face à « la nécessité pour la bonne marche des affaires départementales », à travers un arrêté pris ce mercredi matin suite à l’éviction de la vice-présidente Valérie Guarino, dont le ralliement à l’extrême droite a été annoncé lundi.

    Restera cependant à réunir un conseil d’administration pour changer la présidence de la MDPH, qu’elle occupe toujours. Quant aux délégations aux routes et à l’aménagement du territoire, retirées à Marie-Pierre Callet et Laure-Agnès Caradec en ce début de semaine, leur faisant perdre leurs indemnités d’élues, elles restent pour l’heure aux mains de la présidente de la collectivité.

  • À Béziers, Robert Ménard veut généraliser l’uniforme à l’école

    À Béziers, Robert Ménard veut généraliser l’uniforme à l’école

    Deux ans après la mise en place de l’uniforme scolaire dans certains établissements, quel bilan en tirer ? Les résultats sont plutôt mitigés, à en croire une enquête du ministère de l’Éducation nationale publiée le 12 mai. Si 75% des directeurs interrogés font état d’une progression du sentiment d’appartenance à l’école, ils ne sont plus que 36% à noter un effet bénéfique sur le climat scolaire. Pire, pas moins de 57% des écoliers interrogés déclarent ne pas aimer porter la tenue. Si le nombre de moqueries sur les vêtements semble avoir diminué, « l’influence [de l’uniforme] sur les apprentissages, le comportement, le sentiment de sécurité, la réussite scolaire et la motivation demeure, à ce stade, imperceptible ou essentiellement symbolique », fait valoir l’étude. Justifiée pour gommer les inégalités scolaires, l’uniforme semble bien loin de cet objectif initial.

    Les parents séduits ?

    Mais pas de quoi inquiéter l’édile d’extrême droite biterrois, Robert Ménard, qui a annoncé la généralisation de la tenue à la rentrée prochaine. Dans un courrier adressé aux directeurs d’école, le maire met en avant une mesure qui « va dans le bon sens pour encourager l’esprit d’appartenance à un groupe, affirmer les valeurs de laïcité et réduire les effets de mode », le port de l’uniforme étant associé à un « véritable outil pédagogique ». « Parler de laïcité alors que Robert Ménard est condamné par la justice chaque année pour atteinte à la laïcité en accueillant une crèche de la Nativité dans la mairie nous pose problème. D’autant qu’il n’y a pas d’atteinte à la laïcité à l’école, un enseignement est dispensé dans ce sens », abonde Rémi Combettes, représentant du personnel pour la FSU-SNUipp héraultaise. Les signes religieux ostensibles sont d’ailleurs interdits à l’école depuis plus de 20 ans.

    Si l’uniforme est rejeté par les élèves, leurs parents, eux, semblent l’accepter. « L’uniforme crée un sentiment d’appartenance commune, favorise la cohésion, on se réfère plus à l’identité de son école », fait valoir Véronique Gréard, présidente de la FCPE du Biterrois, estimant n’avoir que des « bons retours » sur l’uniforme mais qu’il « ne règle pas les problèmes de fond de l’Éducation ». C’est ce qu’il ressort également de l’étude, notant le « décalage récurrent entre les attentes portées par les adultes et le vécu plus nuancé des enfants ».

    Aussi, la mesure représente des frais pour les Biterrois. En 2024, le trousseau complet coûtait 200 euros. Si l’intégralité des élèves est équipée – près de 7 000 – le prix pourrait monter au maximum à 1,5 million d’euros. « Les écoles publiques sont délabrées, cet argent aurait pu être mieux investi », soupire Rémi Combettes. La mesure doit être soumise au vote des conseils d’école. En attendant, Ménard sourit, il est (encore) filmé.

  • Gard : 129 nouveaux maires, un seul rendez-vous

    Gard : 129 nouveaux maires, un seul rendez-vous

    Dans le Gard, les élections municipales ont rebattu les cartes jusque dans les plus petites mairies. Avec 129 nouveaux maires sur 350 communes, des milliers d’adjoints et de conseillers fraîchement élus, le Salon des communes et intercommunalités du Gard arrive à point nommé. Le rendez-vous se tiendra jeudi 4 juin au Parc des expositions, pour une 10e édition qui prend des airs de passage de relais.

    Car derrière les rubans coupés et les stands alignés, c’est bien du quotidien des habitants qu’il sera question : éclairage public, écoles à rénover, réseaux d’eau vieillissants, subventions à décrocher, dossiers administratifs à déminer. En 2025, le salon avait réuni 2 400 participants. Cette année, les organisateurs espèrent faire mieux, avec 145 exposants, dont 80% d’entreprises locales.

    Un espace de ressources

    « Les maires morflent, on a besoin d’être ensemble », résume Joël Roudil, maire de Carnas et élu de l’AMF 30. Dans une période où les communes encaissent les contraintes budgétaires et les injonctions contradictoires, ce salon veut offrir un lieu de respiration, mais surtout d’outillage. Services de l’État, intercommunalités, entreprises, notaires, acteurs de l’énergie ou de l’Europe : tout est pensé pour permettre aux élus de repartir avec des contacts et des réponses.

    La journée s’ouvrira par l’assemblée générale de l’AMF 30, où Philippe Ribot devrait être réélu. Le maire de Saint-Privat-des-Vieux défend une association capable de dépasser les étiquettes politiques : Vincent Bouget, maire communiste de Nîmes, et Christophe Rivenq, maire LR d’Alès, sont ainsi pressentis comme vice-présidents. Une manière de rappeler que, dans les villages comme dans les villes, la défense des communes reste d’abord une affaire de terrain.

  • L’opposition briançonnaise lance son association

    L’opposition briançonnaise lance son association

    Briançonnais Territoire Vivant », tel est le nouveau nom de l’association lancée, ce mardi, par les membres de la liste citoyenne « Briançon Territoire Vivant », qui avait récolté 38,09% des voix et récolté six sièges d’opposition aux dernières municipales, à Briançon. Une façon d’ouvrir la nouvelle structure à la communauté de communes du Briançonnais tout en gardant l’identité de la liste citoyenne des dernières élections. « En tant qu’association, on peut mettre en place beaucoup de choses. Ce qui nous a beaucoup touchés pendant la campagne, c’est l’éducation à la citoyenneté, explique Stéphane Régnier, l’un des quatre ex-tête de liste aux municipales. On veut la faire vivre, l’organiser par des débats, des formations, des événements plus ou moins formels. »

    Avec six élus, le mouvement citoyen briançonnais dispose d’un groupe constitué au conseil municipal. « Notre but va être de faire du lien et de l’éducation à la citoyenneté et évidemment d’apporter du soutien aux six élus de l’opposition, pour les aider à préparer les conseils municipaux, à faire des interventions justes, à communiquer autour de leurs interventions et faire de la veille politique sur le territoire », projette Stéphane Régnier.

    Associer citoyens

    et élus d’opposition

    L’association permettra aussi d’aider le travail des élus d’opposition avec la force du nombre. « On a un conseil municipal ce mercredi, on a reçu tous les projets de délibération jeudi dernier, et on a la commission technique le lundi, au milieu de ces cinq jours, donc il faut être très rapide et comprendre vite comment on peut intervenir. Donc plus on sera nombreux plus on pourra faire des interventions utiles et intéressantes », explique Stéphane Régnier.

  • À la Région, une COP face aux coupes

    À la Région, une COP face aux coupes

    Ce mardi après-midi, l’hémicycle du conseil régional est plein à l’occasion de la 3e édition de la COP de la Région Sud, organisée conjointement par la collectivité et la préfecture. Au total, plus de 500 acteurs du territoire, du secteur public, privé ou associatif étaient réunis pour débattre de planification écologique et d’adaptation au changement climatique, entre préparation des Jeux d’hiver et réindustrialisation en passant par le schéma régional d’aménagement.

    « Il y a une montée en puissance, nous sommes de plus en plus nombreux, se réjouit le vice-président (DVD) chargé du développement économique, François de Canson, deux ans et demi après la première édition. De plus en plus de personnes sont sensibles à cette problématique ! » Et de célébrer le Plan climat mis en œuvre depuis 2017 par la collectivité, entre plantations d’arbres, développement ferroviaire, électrification à quai des navires…

    À ses côtés, le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a fait le déplacement pour promettre de travailler main dans la main sur ces thématiques avec les élus locaux. « Le gouvernement se propose d’aller vers l’ensemble des élus volontaires pour mener à bien une transition écologique sur leur territoire pour leur donner, sous l’autorité du préfet, des moyens aussi bien en en matière d’ingénierie que de fonctionnement », défend-il. Des financements « indispensables pour poursuivre cette accélération », soulignait avant lui François de Canson en le remerciant pour les crédits attribués sur le territoire à travers le Fonds vert, qui « a connu une montée en puissance dès 2023 avec une enveloppe d’environ 160 millions d’euros ».

    Mais remerciements et promesses sonnent autrement, au lendemain de l’annonce de nouveaux gels de crédits qui s’ajoutent aux coupes déjà subies par les collectivités. Parmi les 6 milliards d’économies promis par Bercy et justifiés par les conséquences de la guerre des États-Unis en Iran, ce Fonds vert doit être amputé de 163 millions d’euros à l’échelle nationale, soit 20% de ses crédits. De quoi justifier les inquiétudes des élus locaux. « Je récuse le procès en recul environnemental », répond le ministre délégué, interrogé par La Marseillaise, en mettant en avant « 64 millions d’euros d’engagements pour la Région Sud cette année ». « Le Fonds vert n’existait pas avant 2022, donc c’est un progrès net », argumente Mathieu Lefèvre.

    Dérégulation

    Peu importe : face à l’hémicycle, c’est la dérégulation environnementale qu’il préfère défendre. « Le droit de l’environnement est très précautionneux, il ne faut pas qu’on s’enferme dans ce cadre-là au détriment de nos projets, qui sont des projets utiles pour le développement du pays », défend-il. Et d’assumer la dérégulation : « Dans un pays dont le Code de l’environnement a triplé depuis les années 2000, on peut tout aussi bien faire sur le plan de l’environnement en étant plus porté par les porteurs de projets. » Face à la presse, il rappelle qu’« il n’y a pas de transition écologique sans les entreprises », soulignant les investissements étrangers annoncés la veille. Mais, deux semaines après l’abandon du projet de giga-usine de panneaux photovoltaïques Carbon à Fos-sur-Mer, faute de protection européenne, s’il le regrette, il relativise : « Certaines décisions d’investissements ont été annulées, mais c’est ultra-minoritaire. » Tant pis pour la souveraineté et les 3 000 emplois promis.

  • Un élu RN jugé pour son inscription frauduleuse sur la liste électorale

    Un élu RN jugé pour son inscription frauduleuse sur la liste électorale

    Comparution pathétique de Stéphane Simond, 55 ans, attaché parlementaire et suppléant du député des Bouches-du-Rhône José Gonzalez (RN). Dénoncé par un colistier de la liste Reconquête!, Stéphane Simond est accusé d’avoir conduit la liste RN aux municipales à Plan-de-Cuques (23,5% au premier tour) et d’avoir été réélu conseiller municipal en s’inscrivant frauduleusement, en novembre 2025, sur les listes électorales, alors qu’il demeurait à Allauch.

    Bien qu’ayant avoué aux enquêteurs « avoir fait un faux pour me présenter sur Plan-de-Cuques », l’élu RN a subitement rétropédalé, ce mardi. « J’ai dit aux enquêteurs ce qu’ils voulaient entendre. Ils m’ont mis la pression. Je disais “oui oui”. » Avant de narrer une fable : « C’est juste une boîte aux lettres pour recevoir ma nouvelle carte d’électeur que j’avais perdue le temps de trouver un appartement. J’étais par monts et par vaux. Je dormais un peu chez ma copine à Allauch, chez mes parents et à Paris », bredouille Stéphane Simond, décomposé à la barre. « Pourquoi n’avoir tout simplement pas demandé à vos parents, à Allauch, pour recevoir le courrier ? », tente la présidente. Prévenu d’avoir signé une fausse attestation d’hébergement, son ami Jean-Marc rame lui aussi : « J’ai pas l’habitude avec les policiers. J’ai bafouillé on va dire. Les élections, j’y comprends rien. J’ai pas pensé que c’était un faux juste pour une liste électorale. »

    « Il ment mal et éhontément. Toutes ses manœuvres lui ont permis de se faire réélire conseiller municipal ! Il a fait tourner en bourrique les agents de la commune et de la préfecture », proteste l’avocate de la commune de Plan-de-Cuques, qui l’a radié, depuis, des listes. « Ce type de comportement pollue la vie publique », dénonce Julien Pinelli, conseil de Jean-Pierre Courtaro, à l’origine du signalement et qui est un colistier du candidat Reconquête!, Jean Toselo.

    « C’est inquiétant d’être élu en se présentant sur un mensonge », résume la procureure Isabelle Candau, qui requiert 8 000 euros d’amende et 2 ans d’inéligibilité. Sa défense proteste : « D’une mouche on veut faire un éléphant. Il s’est trompé de procédure de changement d‘adresse en cliquant sur le mauvais onglet. On l’accuse même d’emploi parlementaire fictif ! Tout cela est de la fiction. » Délibéré le 8 juin.

  • Erwan Davoux en garde à vue pour violences

    Erwan Davoux en garde à vue pour violences

    Sollicité lundi soir par La Marseillaise, le parquet de Marseille confirme que l’ex-candidat (DVD) aux municipales, Erwan Davoux, a bien été placé en garde à vue le même jour, pour des faits présumés de violences conjugales. L’ancien directeur des relations internationales au conseil départemental s’était lancé dans la bataille électorale après avoir dénoncé des faits présumés de détournement de fonds et de trafic d’influence à la tête de l’institution, ciblant les voyages de la collectivité, attributions de subventions et la relation de sa présidente avec son directeur de cabinet. Une enquête avait été ouverte suite à son signalement, tandis que la justice le ciblait également après les accusations de la présidente (DVD) du Département, Martine Vassal, de chantage et de diffamation. Allié à l’ex-présidente du bailleur social de la collectivité, Nora Preziosi, il n’avait finalement obtenu que 5 248 voix, soit 1,85% des suffrages exprimés.

    Selon les informations de La Provence, l’ancien salarié de la DGSE a été convoqué au commissariat du 12e arrondissement de Marseille, ce lundi matin, suite à une plainte déposée fin 2025 de son ex-épouse, âgée de 37 ans, qui dénonçait des épisodes de violences physiques et psychologiques répétées. Les enquêteurs de la division de criminalité territoriale avaient préféré laisser passer les municipales, avant de le convoquer en ce début du mois de juin.