Category: politique

  • Comment Olivier Galzi prend ses marques et le fait savoir

    Comment Olivier Galzi prend ses marques et le fait savoir

    « On n’arrive pas ici pour faire comme avant », confiait, dans nos colonnes, Olivier Galzi la veille d’être officiellement installé maire (DVD) d’Avignon, le 28 mars. En deux semaines, le « désir de changement » issu des urnes est évidemment encore peu palpable. Mais après avoir mis la barre très haut en termes d’attente, Olivier Galzi doit donner des premiers gages.

    D’emblée, le néo premier magistrat fait part de son intention de mettre les mains dans le cambouis : « Nous n’avons pas de baguette magique, et tout ne se fera pas en un jour, mais le travail, lui, commence ce jour », assure-t-il dans son discours d’installation, qu’il conclut même par « au travail ». Et comme tout travail mérite salaire, les adjoints ont été augmentés de 35% (1 726 euros bruts mensuels), quand l’indemnité de maire a baissé de 14% (5 631 euros bruts, cumulable avec l’indemnité de président du Grand Avignon).

    Les premiers jours du mandat ont beaucoup été consacrés à la préparation du 3e tour, l’élection au Grand Avignon avec de nombreuses rencontres de tous les maires. La défection il y a une semaine du président sortant, Joël Guin, lui a offert un boulevard : Olivier Galzi a été élu mercredi avec 87% des suffrages, dont 100% des voix des élus RN à qui il a confié deux vice-présidences. Un score qu’il brandit comme totem « d’un territoire uni » lui conférant « légitimité » pour parler au nom de toute l’agglomération auprès des partenaires.

    Attendu au tournant sur

    le dossier de la LEO

    À commencer par le dossier de la Liaison Est-Ouest (notre édition de vendredi) qu’Olivier Galzi veut relancer. Un des symboles de son triptyque programmatique sécurité-propreté-circulation. S’enorgueillissant d’être un homme de réseaux, il dit avoir « pris des rendez-vous lundi à Paris » sur cet épineux dossier. À la fois maire et président du Grand Avignon, l’ex-journaliste a les coudées franches pour mener à bien son projet. Il a aussi l’appui bienveillant du Département, sa présidente LR Dominique Santoni saluant « l’incarnation du renouveau », et de la Région. « Mes relations avec Olivier Galzi seront plus faciles qu’avec Cécile Helle, nous confie Renaud Muselier, président (Ren) de la Région. On va travailler sur la LEO, et je le verrai vite, on a déjà échangé dessus. »

    Autre attente programmatique, la sécurité. Dès le surlendemain de son élection, Olivier Galzi a rencontré le préfet avec des échanges en priorité sur ce thème-là, mettant en avant « une coopération renforcée » et « la participation de la mairie au comité de pilotage concernant les épiceries de nuit ». Deux jours plus tard, maire et préfet se sont retrouvés aux côtés d’une patrouille de l’opération sentinelle. Ce mardi, quelques jours après avoir délivré aux agents municipaux sa feuille de route à l’hôtel de ville, c’est auprès des agents de la police municipale que le maire s’est rendu. Il s’est engagé « à investir dans la sécurité et à recruter des policiers ». D’un effectif de 106 aujourd’hui, le candidat Galzi avait promis le recrutement de 60 policiers.

    Des messages que le maire ne manque pas de relayer sur ses réseaux sociaux, là où Cécile Helle en était complètement absente. Manière de soigner sa communication et occuper le terrain numérique dans l’attente de nouvelles mesures. Le prochain conseil municipal, prévu à la fin du mois, devrait être éclairant en ce sens.

  • Toulon maintient à nouveau ses taux d’imposition comme en 2001

    Toulon maintient à nouveau ses taux d’imposition comme en 2001

    Malgré un ordre du jour peu fourni, les échanges ont donné à voir une nouvelle majorité droite dans ses bottes pour poursuivre le cap face à une extrême droite revancharde et pinailleuse, derrière les sourires, reprochant le moindre denier accordé aux classes populaires et faisant de l’allègement fiscal son principal cheval de bataille. Rien de nouveau sous le soleil, hélas. C’est à ce moment-là que l’absence de la gauche dans cette nouvelle assemblée est la plus douloureuse.

    Après les différents votes afin de désigner les représentants de la ville dans les différents conseils d’administration et de surveillance, le premier adjoint Julien Orlandini a pris la parole pour proposer de reconduire à l’identique les taux d’imposition pour l’année 2026.

    Le RN proprement corrigé

    L’occasion de préciser donc que pour la 26e année, il n’y aura pas d’augmentation des taux des impôts directs, à l’exception des bases qui évoluent, elles, selon l’indice des prix à la consommation de 0,80%. Ainsi avec un taux appliqué aux fonciers bâtis de 39,9% « Toulon se positionne au 7e rang des taux les plus bas parmi les 22 villes-centres de métropoles ». Un taux qui demeure également inférieur à la moyenne de la strate qui est 41,51%.

    Prévisible, le conseiller d’opposition RN Amaury Navarranne est donc monté aux créneaux pour dénoncer « l’augmentation prise dans la poche des propriétaires toulonnais » par le biais de la hausse mécanique des bases, qu’il estime à 1,7 million d’euros au total, et 44 euros par contribuable concerné.

    Un calcul au doigt mouillé très vite rectifié par le premier adjoint qui fait état, lui, de 1 million d’euros de recettes supplémentaires seulement pour compenser l’ inflation. La maire sans étiquette de Toulon, et ancienne prof de maths, Josée Massi poursuit la correction en précisant que cela correspondait non pas à 44 mais 25 euros par propriétaire. L’élève Navarranne renvoyé à ses calculs.

    Pour l’extrême droite la seule solution aurait été non pas de maintenir les taux mais de les baisser, en faisant fi de la santé financière de la commune, de ses capacités d’investissement et d’accompagnement du tissu associatif auquel il n’a que très peu d’égard (lire ci-dessous) surtout si cela concerne les quartiers populaires.

    « Vous avez bien fait aussi de signaler que le contexte international incitait aussi à la prudence sur les finances de la collectivité », a ajouté Julien Orlandini.

    La députée Laure Lavalette aurait pu expliquer aussi à son collègue Navarranne que le Rassemblement national, leur propre parti, a obtenu le 14 janvier l’adoption à l’Assemblée nationale d’un amendement réduisant de 4,9 milliards d’euros la dotation globale de fonctionnement (DGF) versée aux collectivités territoriales. C’est le genre de chose qu’il faut avoir en mémoire lorsqu’on prétend défendre Toulon et les Toulonnais. C’est certainement ce que lui aurait rappelé l’ancien conseiller municipal d’opposition de Toulon en Commun André de Ubeda (PCF) pour parfaire l’analyse politique.

  • Les communistes fêtent des avancées dans le département

    Les communistes fêtent des avancées dans le département

    « Ça fait chaud au cœur ! » C’est devant une foule pleine de sourires que le sénateur et secrétaire départemental du PCF 13, Jérémy Bacchi, a salué des campagnes « ô combien courageuses après cette séquence électorale qui a été harassante ».

    Suite à la fin des municipales, les militants se retrouvaient dans les jardins de la fédération du département pour « un moment fraternel et convivial » accompagné du verre de l’amitié, vendredi dans la soirée. Et ils ont de quoi se féliciter : « On reprend pied de partout ! Une augmentation de 20% du nombre d’élus dans les Bouches-du-Rhône. 14 communes où nous n’avions plus d’élus et où nous en avons aujourd’hui, dont 7 de plus de 10 000 habitants », résume le sénateur. Ce dernier n’entend « pas s’autocongratuler » mais bien démontrer la pertinence de la démarche communiste pour ce scrutin local. « Il faut prendre la mesure de notre capacité à faire bouger des lignes dans un département où des observateurs prédisaient un raz-de-marée du Rassemblement national », martèle-t-il. Il cite évidemment la victoire, plus que symbolique, de Jean-Pierre Squillari, « un ami de longue date de notre parti, un maire apparenté » à Aubagne. Et aussi la « prise de la mairie des 15-16 à Marseille », de Jean-Marc Coppola.

    Beaucoup de plus et peu de moins

    À cela s’ajoute évidemment des bastions conservés, des élus d’opposition plus nombreux… D’où les tonnerres d’applaudissements pour les victoires d’André Molino à Septèmes-les-Vallons, de Paul Sabatino au Rove, de Laurent Belsola à Port-de-Bouc ou encore de Gaby Charroux à Martigues. Cette dernière « démontre qu’on a une gestion municipale tournée vers les habitants ». Le discours du sénateur reflète cette dynamique globale : d’un côté il loue l’élection de Jean-Marc Coppola « qui a ému tous les communistes », de l’autre il salue « la campagne courageuse d’Arianne Lombardi en terre d’extrême droite à Marignane qui arrive deuxième ». Même quand le PCF, ou les listes d’union de gauche dans lesquelles il était impliqué, ne remporte pas la ville, Jérémy Bacchi insiste sur les progressions : « À Plan-de-Cuques, nous n’avions plus d’élus depuis 1989, nous en reprenons. À Châteauneuf-les-Martigues, comme à Allauch, cela faisait près de 20 ans qu’on n’avait pas d’élus ! » Il cite également les « listes citoyennes soutenues » et énumère : « À Aix nous avons un élu et une citoyenne apparentée, à Cabriès nous gagnons des élus comme à Gardanne, à Gignac, à Mallemort, à Sausset-les-Pins ou encore à Vitrolles… » En bref, beaucoup de plus et peu de moins pour les militants communistes.

  • Le RN s’oppose encore au financement des transports

    Le RN s’oppose encore au financement des transports

    Le dépôt des amendements de l’extrême droite est presque devenu un jeu routinier, dans l’hémicycle régional. Au moment d’approuver le budget primitif de la collectivité ce vendredi matin, il n’y avait donc rien de nouveau lorsque l’opposition RN s’est échinée à les multiplier pour redéployer des crédits de communication vers les autres politiques régionales afin de montrer « que d’autres choix sont possibles », affirmait sérieusement l’élue varoise (RN) Coline Houssays. Mais tandis que l’argentier de la Région Jean-Pierre Colin (Les Centristes) déroule sur « un budget de responsabilité qui garantit la poursuite des grands projets structurants », la conseillère d’extrême droite se borne à constater « un budget qui se tient avec un petit coup de pouce extérieur ». La priorité, pour l’opposition RN, restant de réduire l’investissement de la collectivité. « Ce n’est pas tant chaque projet isolément qui pose question, mais leur addition », justifie la Lorguaise. « Nous avons choisi sans hésitation de maîtriser les comptes publics pour dégager les moyens supplémentaires à nos engagements », lui donne la réplique le président (LR) de la majorité régionale, Pierre-Paul Léonelli, sans s’arrêter sur les coupes dans la santé, la politique économique, la formation (notre édition du 10/04). Face aux baisses de dotations de l’État, « ce sont presque 60 millions d’économie qu’il a fallu trouver », rappelait le président (Ren.) de Région Renaud Muselier. Désormais président de la Métropole Aix-Marseille, le vice-président (LR) à la formation professionnelle Nicolas Isnard a tenu aussi à défendre son action face au chômage en baisse. Assurant, malgré les baisses des dotations, que la collectivité « contribuera à soutenir les missions locales, les écoles de la 2e chance, dans les mêmes proportions que les années précédentes ».

    Mais l’extrême droite préfère s’échiner à coups d’amendements sur le nouveau versement mobilité régional et rural pour en réduire la portée. « Malgré lui, ce versement reste une taxe en plus sur nos entreprises », s’indigne l’élue varoise (RN) Muriel Fiol. « 97% des entreprises de la région ne sont pas concernées », rappelle encore Renaud Muselier. C’est surtout son prédécesseur (Hor.) Christian Estrosi qui monte au créneau. « Je vois l’instrumentalisation qui est faite par une partie du monde de l’entreprise », dénonce-t-il. Lui défend « une condition essentielle, quand je vois tous ceux qui demandent de nouvelles lignes, des modernisations de lignes. » Et de regretter que seule la région parisienne a obtenu un versement mobilité un point au-dessus du niveau national fixé à 2% de la masse salariale des entreprises.

    Contre les droits

    des femmes

    Pas de quoi freiner le RN qui dans la foulée s’en prend aux subventions… pour les associations de soutien aux femmes victimes de violences. « Il serait préférable de s’en tenir à vos compétences et de flécher ces budgets aux lycées », explique benoîtement l’élue maralpine RN Brigitte Lancine. « Quand elles n’ont plus d’emploi, qu’elles sont sous domination, qu’elles n’ont plus de maison, que leurs enfants sont abandonnés, vous voulez dire ne vous en occupez pas ? » s’estomaque le président de Région. Alors que son opposante veut reprendre la parole, il avertit : « Vous allez en prendre une ! » Avant de s’excuser immédiatement, repris par Christian Estrosi. Mais l’élue RN a beau dire qu’elle n’est « pas contre cette cause », elle persiste : « Ce que dit la Chambre régionale des comptes, c’est qu’il faut plus se mobiliser sur les compétences de la Région sans aller en permanence se substituer à l’État ». Tout juste rentré du conseil municipal, le député RN Franck Allisio intervient à temps pour faire voter son groupe en faveur du plan de lutte contre les violences faites aux femmes. Pas une évidence pour l’extrême droite à deux doigts de s’abstenir.

  • Le Printemps marseillais solide dans ses orientations

    Le Printemps marseillais solide dans ses orientations

    Une heure et trente minutes. Les 18 rapports, essentiellement « techniques », au menu vendredi du conseil municipal de Marseille ont été traités avec une rare rapidité. Le signe d’une gouvernance désormais maîtrisée par le Printemps marseillais qui entame ce deuxième mandat avec une majorité renforcée ?

    La conséquence surtout d’une pâle opposition. « Pour la première fois, les conseillers RN n’ont pas prononcé le mot immigration », fait remarquer Canicave (PS) à l’issue de la séance. « On a un peu senti leur tropisme sur la sécurité et ils se relanceront sur ces choses-là, mais il faut qu’ils apprennent surtout ce qu’est la gestion d’une ville. » Une inconsistance qui leur sera renvoyée tout au long de la séance.

    Titillé par le maire de Marseille lorsqu’elle s’abstient sur les rapports accordant dotations en équipement (tablettes), moyens, indemnités, et mise à disposition de véhicules à des membres du conseil municipal – « Vous proposez qu’on reprenne les chauffeurs aux maires de secteurs ? Je n’ai aucun problème », tance Benoît Payan -, l’extrême droite joue d’abord la polémique sur le rapport 11. Présenté par une Nathalie Tessier (PCF), « furieusement féministe », il porte sur l’égalité femmes/hommes à la ville.

    Éléonore Bez, la maire (RN) des 9-10, juge bon de faire l’amalgame avec le recadrage d’Anne-Marie Grégori, la doyenne de l’hémicycle, qui avait interpellé « la gauche », lors du conseil d’installation, le 28 mars. Filmée par un élu à sa droite, la séquence est destinée aux réseaux sociaux. Benoît Payan pointe, lui, un relativisme mal venu : « On ne peut pas comparer les assassinats quotidiens, les blessures, les viols, les coups et les violences, à ce qui s’est passé. (…) Je crois que même une femme doit respecter la loi et il se trouve que sous la présidence du doyen d’âge, il n’y a pas de débat politique.»

    Sur le débat du rapport d’orientation budgétaire, Franck Alisio, président du groupe Marseille en ordre, choisit d’interroger « le sens des priorités » de la majorité. Le député (RN) de Marignane va « droit au but » et surtout pas bien loin, pressé de rejoindre la plénière du Conseil régional où son recours sur les municipales, lui permet de cumuler mandats et indemnités.

    Il réclame pêle-mêle, une règle d’or budgétaire, la garantie du financement par l’État du plan école ou le Prado Carénage à 1 euro. Pour briller, Antoine Baudino, assistant parlementaire de Stéphane Ravier (REC), lance lui une avalanche de chiffres picorés dans le ROB dont l’incohérence laisse circonspect.

    « Vous vous êtes arrêtés sur des sujets picrocholins (…) mais vous aurez le temps de comprendre comment fonctionnent des budgets », répond Benoît Payan rappelant que 83% du budget d’investissement a été dépensé, que la ville est la seule collectivité à s’être désendettée et que sa note financière a augmenté, sans soutien de la Région et du Département.

    « Une opportunité unique »

    À côté d’eux, les trois élus (Martine Vassal était absente) de la droite républicaine qui gère ces collectivités, s’efforcent de porter par Romain Simmarano (Ren.), une opposition « claire mais utile », celle d’un « courant de pensée » qui « même si il est très minoritaire à l’échelle de la ville, représente une voix singulière ». Après avoir rappelé la nécessité d’objectifs chiffrés sur les fonds européens, le directeur de cabinet de Renaud Muselier, acte un changement de paradigme : « Il y a une opportunité unique qui doit nous permettre d’être utiles aux Marseillais en mettant au passé ce qui appartient au passé. »

    « Nous allons devoir nous serrer les coudes fortement dans nos collectivités », abonde le maire de Marseille, conscient de la nécessité de faire vivre le courant de pensée de la famille gaulliste mais rappelant que « la politique c’est un peu comme l’amour : il y a les mots et les preuves ».

    « Le seul point d’optimisme aujourd’hui, c’est que localement, les choses semblent un peu se déverrouiller », observe Joël Canicave, au regard d’une situation nationale et internationale qui tend les finances des collectivités locales. « Les propos de M. Simmarano sur la Région et ce qui s’est passé à la Métropole a du sens. Il restera à travailler avec le Département. Quand une ville représente 42% d’un département et reçoit 2% de l’aide aux communes, il y a un dysfonctionnement majeur », conclut l’adjoint aux finances.

    REPÈRES

    « Le nouveau Pierre Robin est arrivé ! »

    Anthony Krehmeier à la cantonade, après l’intervention de l’élu d’extrême droite Antoine Baudino. Un hommage à l’ex-conseiller LR, spécialisé dans les lignes comptables et des virgules. « C’est beaucoup d’honneur. M. Robin ne confondait pas investissement et fonctionnement, le niveau n’est pas le même », amende le maire au pupitre.

    Règlement

    Une commission chargée de rédiger le nouveau règlement intérieur du conseil municipal a été désignée. Elle se réunira en avril et mai et le texte entrera en vigueur en juin. Siégeront : Drouot, Garino, Huguet, Roller, Kessaci, Rossi, Richerolle, Lécorché, Rioult, Rivoallan et Baudino, ainsi qu’un élu de la droite républicaine.

    5

    Les commissions permanentes du conseil municipal de Marseille vont passer de quatre composées de 25 membres, à cinq constituées de 22 membres pour cette nouvelle mandature, du fait de l’augmentation du nombre de conseillers municipaux. Ils étaient 101 élus en 2020, ils sont désormais 111 sous l’effet de la réforme de la loi Paris-Lyon-Marseille.

  • Gardanne : Hervé Granier distribue les rôles à ses adjoints

    Gardanne : Hervé Granier distribue les rôles à ses adjoints

    La liste de Hervé Granier se voulait en partie renouvelée. Parmi ses dix adjoints, à parité égale, six retrouvent leur place proche du premier magistrat de la Ville. Le maire s’attribue les délégations à la sécurité. Comme en 2020, Antonio Mujica reste le bras droit du maire et conserve une place de premier adjoint. Il sera délégué aux travaux et projets structurants de la Ville. En deuxième adjoint, Sandrine Zunino Ghougassian reste adjointe aux finances communales et aux ressources humaines. Elle sera également conseillère métropolitaine. En troisième position, Arnaud Mazille, directeur de campagne de Granier, reste délégué à la Politique culturelle de la Ville, aux équipements, aux manifestations culturelles et à la culture scientifique, au patrimoine historique, à la vie associative et au tourisme. Comme quatrième adjointe, Claire Campodonico, nouveau visage sur la liste, sera déléguée à la santé, la cohésion sociale et le CCAS.Mais aussi aux seniors et aux Écoles d’arts plastiques et de musique. Alain Giusti, cinquième adjoint sur la liste se voit en charge de l’urbanisme et de la cause animale, Sophie Cucchi-Gilas, elle aussi intégrée en 2026, sera aux affaires administratives, aux élections, à l’État Civil, au cimetière, au handicap. Suivent ensuite, et dans l’ordre, Pascal Nalin, délégué à la Transition écologique et énergétique et aux espaces naturels, Noura Arab, déléguée aux transports, aux quartiers à forts enjeux et à l’hygiène des bâtiments publics, Vincent Randazzo, en charge de l’entretien du patrimoine, à la sécurité, et l’accessibilité des bâtiments communaux et la voirie et Magali Scelles, déléguée au logement, aux foires et marchés et à l’occupation du domaine public. Enfin, pour citer quelques délégations chez les conseillers municipaux, la petite enfance sera gérée par Anaïs Barre, le quartier de Biver par Michel Marastoni, le sport, par Claude Dupin. Les élus siégeront au conseil municipal ce jeudi 16 avril.

  • Aix-en-Provence : Les premières délégations dévoilées

    Aix-en-Provence : Les premières délégations dévoilées

    Les premières délégations ont été publiées sur le site de la Ville, ce vendredi.

    Plus de dix jours après l’installation du maire, Sophie Joissains (UDI) réélue au second tour avec plus de 47% des voix, les premières délégations de ses 21 adjoints au conseil municipal se dévoilent. Parmi les élus déjà installés sur le mandat de 2020, Éric Chevalier retrouve sa place de premier adjoint, et empoche la gestion du personnel municipal, de la vidéo verbalisation et de l’éclairage public. Dominique Augey, deuxième adjointe, reste aux finances et au budget, Karima Zerkani-Raynal, quatrième adjointe retrouve la délégation de l’attractivité, des relations internationales et du tourisme, Brigitte Billot, placée sixième adjointe, est toujours en charge du social et du CCAS. On retrouve aussi Laurent Dilinger, ancien adjoint en charge du quartier de Luynes, désormais troisième adjoint en charge de la Santé publique et de la Relation avec les hôpitaux publics et privés. Laure Scandolera, conseillère municipale sous le précédent mandat se hisse à la place de seizième adjoint et déléguée à l’Éducation. Parmi les nouveaux noms, on retrouve Patrick Ardizonni, référent aixois de la Chambre des commerces en charge de l’Économie et des relations avec les entreprises. Hervé Liberman, conseiller régional et président de la Commission sport et préparation des JO 2030 se retrouve en neuvième place sur la liste, délégué aux sports, juste derrière Julie Davico-Pahin, entrepreneuse en charge du développement durable et de la transition énergétique. L’ancienne commissaire Mireille Lazare, quatorzième adjoint, sera déléguée à la sécurité et la police municipale. Elisabeth Huard, conseillère municipale d’opposition dans le groupe d’Anne-Laurence Petel en 2020, intègre la majorité comme dixième adjoint en charge de la Politique de la Ville.

    E.B-G.

  • Martigues : Les douze adjoints au maire ont leurs délégations

    Martigues : Les douze adjoints au maire ont leurs délégations

    Henri Cambessédès (DVG) garde son poste de premier adjoint délégué à la tranquillité publique, à l’administration générale, aux affaires civiles, au personnel et au budget. Ancienne conseillère municipale en charge des sports, Éliane Isidore (DVG) s’occupe désormais des travaux et aménagements durables, du conseil municipal, des finances locales et du projet de mandat.

    Florian Salazar-Martin (PCF) garde les délégations de l’environnement et de la culture, avec, cette fois, l’industrie et l’aménagement du territoire, un poste clé alors que de nouvelles usines devraient s’implanter dans le bassin dans les années à venir, engendrant de grands changements à l’instar du contournement autoroutier.

    Valérie Baqué (PCF), par ailleurs conseillère métropolitaine, a en charge l’urbanisme, le foncier, le logement et la lutte contre l’habitat indigne, alors que de grandes réhabilitations sont attendues, notamment à Notre-Dame des Marins. L’ancien député de la 13e circonscription Pierre Dharréville (PCF), lui aussi conseiller métropolitain, gagne la plus large délégation : démocratie et participation citoyenne, vie associative, services publics, jeunesse et paix, centres sociaux et maisons de quartier, éducation populaire, formation et insertion professionnelle, sport.

    Sophie Degioanni (PS) fait dans la continuité, avec le tourisme, l’attractivité et le cœur de ville. Gilles Picard (PCF) prend les précédentes délégations d’Annie Kinas (DVG) : éducation, enfance, tout en continuant de s’occuper de la ville connectée. Sa collègue obtient quant à elle le protocole, le devoir de mémoire et l’Étang-de-Berre.

    L’ancienne adjointe de quartier Saoussen Boussahel (PS) devient 8e adjointe aux affaires sociales, aux droits des familles et des citoyens et à la politique de la Ville. L’écologue Jean-François Mauffrey (DVG) est en charge de la biodiversité et de l’agriculture. Charlette Benard (PCF) garde la délégation senior. Jean-Luc Cosme (Génération écologie) est en charge des mobilités douces. Il est le seul à ne pas être issu de la précédente majorité de Gaby Charroux.

  • À peine élu, le nouveau maire RN de Vauvert annule une expo…

    À peine élu, le nouveau maire RN de Vauvert annule une expo…

    À peine élu à la tête de Vauvert, ravie à la gauche (57,5% des voix) qui gouvernait la commune depuis 12 ans, le nouveau maire Rassemblement national a pris sa première mesure culturelle à la hache. Le 4 avril, Nicolas Meizonnet a annoncé l’annulation de l’exposition photographique « Chroniques vauverdoises », qui devait débuter le 21 mai pour un an.

    Dans une publication Facebook, Nicolas Meizonnet n’y va pas par quatre chemins : « J’ai pris la décision d’annuler l’exposition du photographe militant LFI Sylvain Brino prévue au mois de mai prochain à Vauvert. Ce mélenchoniste convaincu, qui partage des publications aux relents antisémites et des propos haineux tombant sous le coup de la loi, qualifiant le RN de Résolument Nazi, ira exposer ailleurs. » Le maire d’extrême droite vante ensuite « une économie de 2 136 euros » pour les 11 800 contribuables Vauverdois « dans un contexte financier particulièrement tendu ». Soit une économie dérisoire de 18 centimes par habitant… « Une exposition moins coûteuse pour la ville et plus fédératrice vous sera proposée », conclut-il.

    L’exposition supprimée n’avait pourtant rien de partisan. Elle rassemblait des clichés pris durant une quinzaine d’années autour de la vie locale : abrivados, concert de flamenco, repas de quartier, fête votive… « Avant de qualifier cette exposition de non fédératrice, M. Meizonnet, vous auriez pu avoir la curiosité d’en vérifier le contenu », a répliqué sur sa page Facebook Sylvain Brino, 83 ans, qui déplore une décision arbitraire. Sur le réseau social, il publie la photo d’une scène de marché, assortie de ce commentaire : « Voici un aperçu des clichés d’un redoutable activiste auxquels vous avez échappé grâce à la vigilance de M. Meizonnet », ironise l’artiste.

    Concernant la publication relayée par Sylvain Brino sur Facebook avec la mention « Résolument Nazi » pour qualifier le RN, pointée par Nicolas Meizonnet, le photographe indique, dans Midi Libre, que le maire « n’a montré que le bandeau, pas le contenu. Ce qui m’intéressait, c’était une analyse sur la dette du RN ».

    Levée de boucliers

    Dans un communiqué, la section Camargue Vidourle du PCF dénonce « une première décision autoritaire et arbitraire en matière culturelle. (…) Que le maire puisse juger une œuvre artistique à partir des opinions supposées d’un artiste est inacceptable ». Par ailleurs, « évoquer des économies financières ridicules témoigne du mépris que le nouveau maire a de la culture », estime le PCF.

    « C’est une censure intolérable à la création artistique mais dans la réalité, une atteinte grave à la liberté d’expression et d’opinion contraire à nos principes républicains et laïcs », dénonce de son côté la France insoumise du Gard. « À travers cette annulation, ce sont toutes les activités culturelles, associatives et syndicales à Vauvert qui sont menacées de censure », estime LFI. « L’accusation d’antisémitisme est inacceptable et relève de la justice », ajoute-t-elle par ailleurs.

    Pour dénoncer publiquement cette décision, la directrice des éditions Au Diable Vauvert, Marion Mazauric, personnalité culturelle locale de renom, a lancé sur change.org* une pétition de soutien à « cet ancien professeur aux Beaux-Arts, plasticien passionné d’histoire de l’art et d’architecture » qui voit son exposition interdite au motif « qu’il est un homme de gauche et serait membre de la France insoumise ». « Faire acte de censure sur des motifs politiques n’est pas acceptable », assène le texte, rappelant que « la liberté de penser et de créer ne se négocie pas » et qu’« un maire se doit de représenter tous les citoyens de sa cité ». Avant de conclure : « Nous ne laisserons nulle part, ni à Vauvert ni ailleurs, notre pays basculer dans le totalitarisme, qui commence toujours par tenter de contrôler la culture, par censurer et par interdire. »

  • Marseille 15-16 : l’élection de Jean-Marc Coppola célébrée à la Maison du peuple

    Marseille 15-16 : l’élection de Jean-Marc Coppola célébrée à la Maison du peuple

    Présente à cette occasion, Samia Ghali a délivré un message d’unité avec les communistes qui lui rappelle une période « qui fait du bien ». Quant à Jean-Marc Coppola, il a redit sa conviction que les 15-16 sont l’avenir de Marseille tout en rendant un hommage appuyé à François Billoux ancien ministre et député communiste des quartiers Nord, mais aussi à ses prédécesseurs en présence de Danielle Posado, fille de Pascal et d’Anne Hermier, fille de Guy.