Category: politique

  • Var : une amende pour Jean-Louis Masson

    Var : une amende pour Jean-Louis Masson

    Une amende 30 000 euros avait été requise par le procureur lors de l’audience devant le tribunal correctionnel de Toulon, le 17 octobre dernier, ainsi qu’un an d’inéligibilité, mais sans exécution provisoire. Dans son délibéré rendu le vendredi 7 novembre, le tribunal correctionnel a condamné Jean-Louis Masson, président du conseil départemental du Var et patron de la fédération LR 83, à 15 000 euros et n’a pas prononcé de peine inéligibilité.

    Entre juillet 2020 et octobre 2022, alors qu’il était maire de La Garde, Jean-Louis Masson a participé au scrutin sur dix délibérations concernant les deux sociétés qu’il présidait et pour lesquelles il touchait une rémunération : l’attribution de subventions publiques, de garanties d’emprunts et d’avance de trésorerie, pour des sommes allant jusqu’à deux millions d’euros, et jusqu’à sa propre nomination et rémunération au conseil d’administration.

    Le septuagénaire, qui avait été élu à la tête du conseil départemental du Var en octobre 2022, suite à la condamnation de son prédécesseur, Marc Giraud (LR), pour détournement de fonds publics, avait défendu sa bonne foi devant le tribunal, assurant n’avoir « jamais eu le sentiment de voter pour un intérêt autre que l’intérêt public ». Son avocat a indiqué qu’il n’a pas encore décidé s’il faisait appel de cette décision.

    Représentant sept parties civiles, des élus d’opposition, Me Thomas Callen avait fustigé à l’audience un « mélange des genres qui a duré pendant des années ». Devant le jugement, il s’est félicité de l’existence d’une condamnation. Cette condamnation s’ajoute à celles des maires de droite des deux plus importantes villes varoises, Toulon, Hubert Falco (ex-LR), et La Seyne-sur-Mer, Nathalie Bicais (LR). Tous deux été démis de leurs fonctions, ces dernières années, pour des questions de probité.

  • Rémi Esnault inaugure son local de campagne à Fos samedi

    Rémi Esnault inaugure son local de campagne à Fos samedi

    Ils inaugurent ce samedi à 11h leur permanence au 39 avenue Jean-Jaurès, à Fos-sur-Mer. Une adresse bien trouvée pour les forces de gauches de Fos-sur-Mer rassemblées autour de Rémi Esnault, connu pour être le directeur de cabinet du maire René Raimondi (ex-PS) depuis plusieurs années.

    « Ce local sera un espace de rencontres, d’échanges, d’écoute et de proximité, pour tous ceux qui croient qu’aimer sa ville, c’est aussi s’y engager concrètement, chaque jour », promet le candidat, qui y voit un lieu « à l’image de notre démarche : humaine, simple et collective ».

    Le prétendant à la succession de l’édile fosséen peut compter sur le soutien du PCF, représenté par son chef de file et actuel adjoint Nicolas Féraud, ainsi que sur celui de Place Publique par la voix d’Anne-Caroline Walter-Cipreo, également 2e adjointe.

    Le Parti socialiste et son responsable local Jean-Michel Leroy, rejoint par Jean-Louis Sanial de Génération écologie, ont de leur côté décidé d’une candidature autonome sur fond de désaccord à propos du projet Hyvence et de la création d’un parc naturel des étangs de la Ville.

    L’extrême droite

    en embuscade

    La coalition de Rémi Esnault se confronte actuellement, à quatre mois des élections, à trois candidatures annoncées. Celle de Jean-Michel Leroy, mais aussi du macroniste Jean Fayolle, conseiller municipal depuis 2008. Enfin, l’ex-LR Philippe Maurizot est soutenu par le chef départemental du RN Franck Allisio via son label « La Provence qu’on aime ».

  • Le collectif de Sébastien Barles rejoint LFI pour les municipales de Marseille

    Le collectif de Sébastien Barles rejoint LFI pour les municipales de Marseille

    Dans un communiqué diffusé dans la nuit, le collectif « Vaï », indique sa décision de « de s’unir avec la France Insoumise au premier tour des élections municipales de mars 2026 à Marseille pour porter un projet de transformation sociale, démocratique et environnementale, aux côtés de collectifs citoyens et de forces sociales locales. »

    « Les promesses que le changement de majorité avait fait germer lors de l’élection municipale en 2020 n’ont pas été tenues : l’immense espoir suscité par la victoire de Michèle Rubirola, première femme maire de Marseille, en mars 2020 reste à concrétiser » poursuit le collectif, pourtant animé par Sébastien Barles qui avait présenté en 2020 une liste écologiste, au premier tour, concurrente de celle du Printemps marseillais alors emmenée par Michèle Rubirola.

    Le collectif « Vaï » promet de tourner de le dos à la « monarchie municipale » et de porter un « projet de rupture ».

    « Face à l’extrême-droite, nous ne croyons pas à la posture des figures providentielles si courantes dans une Vème République à bout de souffle », ajoute le communiqué qui renvoie au second tour la perspective d’une union des gauches.

    Sébastien Barles acte ainsi sa rupture avec le parti écologiste dont il est suspendu et qui a voté récemment son adhésion à un rassemblement dès le premier tour avec les autres forces du Printemps marseillais. LFI n’a pas encore officialisé de liste. Le député Sébastien Delogu est néanmoins pressenti pour la conduire.

  • Grand Avignon : le PS étrille la gestion du maire-candidat RN

    Grand Avignon : le PS étrille la gestion du maire-candidat RN

    En 2020, Morières était la seconde ville du Grand Avignon à basculer à l’extrême droite, profitant notamment d’une gauche divisée. Élu avec 55,4% des voix, Grégoire Souque (RN) brigue un second mandat les 15 et 22 mars prochain, et rêve déjà de se faire réélire avec 60 à 65% des voix. Mais la gauche, qui avance cette fois unie, espère reconquérir l’hôtel de ville. En juin, une association « Engagés et solidaires pour Morières » visant à rassembler idées et citoyens, a été créée. Annick Dubois (PS), déjà cheffe de file de l’opposition et conseillère départementale, devrait de nouveau conduire la liste aux côtés notamment du PCF, qui a désigné Emmanuelle Blanc en cheffe de file.

    « Tourner la page pour une gestion plus transparente »

    En attendant, la section PS de Morières, dans un communiqué, s’attelle à déconstruire le bilan de Grégoire Souque. Dans sa lettre de candidature parue il y a 3 jours, le maire de 78 ans vante sa bonne gestion des finances, la construction d’un groupe scolaire et promet « requalification des voiries et végétalisation ». Sans afficher son logo RN, le premier magistrat espère même être classé divers droite… Un « trompe-l’œil » pour le PS, car « sa liste regroupe en réalité des colistiers RN, Reconquête, UDR et RPR, tous ancrés à l’extrême droite, c’est une diversité de façade pour masquer une ligne politique radicale ».

    Globalement, le PS parle d’un bilan « négatif : sécurité plus affichée que réelle, dialogue social affaibli, projets essentiels retardés, inégalités creusées ». Sur la sécurité, la majorité sortante affiche « des chiffres gonflés et des promesses en l’air » avec seulement « deux agents de police municipale » supplémentaires. Quant aux finances, « elles sont en difficulté, le bilan du maire est marqué par une gestion improvisée, une fiscalité opaque ». Enfin, sur la prétendue « proximité, Grégoire Souque n’a organisé aucune réunion publique ni consultation citoyenne en cinq ans », cingle le PS, appelant « les électeurs à tourner la page en 2026 pour une gestion plus transparente, inclusive et ambitieuse ».

  • Municipales : Olivier Galzi espère capter le vent de tribord

    Municipales : Olivier Galzi espère capter le vent de tribord

    Pile un mois après avoir officialisé sa candidature à la mairie d’Avignon pour les municipales (15 et 22 mars), Olivier Galzi tenait, ce jeudi soir au théâtre de l’Oulle, sa première réunion publique. L’ex-présentateur du JT de France 2 est resté fidèle à ce qu’il martèle depuis plusieurs semaines : rendre « l’attractivité » à Avignon par du « bon sens ». Avec le sens de la formule, il verse dans le déclinisme d’une ville « au cœur du triangle d’or de la Provence mais en passe d’être au cœur du triangle des Bermudes », même « s’il ne faut pas tout balayer [du bilan de Cécile Helle] », concède-t-il.

    Se revendiquant « sans étiquette », Olivier Galzi tire tout de même le manche à droite. Dans la salle, des soutiens passés de l’ancienne maire UMP Marie-Josée Roig viennent corroborer le soutien apporté il y a une semaine par l’UDI, en attendant ceux des autres partis du bloc macroniste. « On ne peut pas refuser les gens d’un parti qui pensent qu’on a le meilleur projet », apprécie-t-il tout de même. Interrogé à l’issue de la réunion, il ne ferme la porte à aucun parti « de l’arc républicain ».

    Rassembler au « centre, pas par l’union des droites »

    L’ancien journaliste de 54 ans ne devrait pas avoir l’appui des Républicains, dont le vice-président Julien Aubert est pressenti pour se lancer dans les municipales. Ce dernier louvoie depuis une semaine via une série de publications alambiquées sur ses réseaux sociaux avant de dévoiler sa décision. « Je ne suis brouillé avec personne mais pour rassembler, cela passe par le centre et pas par l’union des droites, pique Olivier Galzi. Si d’autres candidatures veulent venir diviser les forces raisonnables, elles prendront leurs responsabilités. »

    Dans son propos sur scène, le candidat a donc repris son triptyque prioritaire sécurité-propreté-circulation, qui serait le socle de la « pyramide » d’attractivité. Pas encore de mesures phares de campagne, le temps étant encore « à l’écoute d’ici à Noël » avant de présenter un programme en début d’année. Tout juste a-t-il glissé deux volontés de nature différente : créer un boulodrome place Pie mais surtout « être candidat à la présidence du Grand Avignon ». Un cumul essentiel à ses yeux pour « rétablir l’ordre » et « manager » les agents.

    S’il n’est plus journaliste depuis cinq ans, il en garde encore le costume quand il aime à confier toutes « les sources » qui lui remonteraient les dysfonctionnements en mairie ou quand il « écoute ». Ce jeudi, une dizaine de personnes a ainsi pris le micro dans la salle pour parler de problèmes de rue personnels, l’interroger sur la culture ou le financement de son programme. « On est sur un toboggan, dernière station avant la falaise », prévient Olivier Galzi, qui sent que « le vent se lève » derrière lui. À voir où le Mistral le précipitera.

  • Mobilisés contre Bardella et Zemmour dans le Var

    Mobilisés contre Bardella et Zemmour dans le Var

    Le Var attise les appétits de l’extrême droite dans toute sa diversité. Jeudi soir, c’était Jordan Bardella, député européen et président du Rassemblement national qui était à Toulon pour dédicacer son livre, séance qui a attiré une foule très nombreuse malgré la pluie dans cette ville que l’extrême droite voudrait reprendre… mais aussi des militants anti-RN venus dire leur refus de l’extrême droite dans une ville qui a déjà connu le FN. Ce sera ensuite Éric Zemmour leader du parti d’extrême droite Reconquête qui vient en terre varoise vendredi à La Seyne puis samedi à Cogolin – où le maire ex- zemmouriste Marc-Etienne Lansade a été déclaré inéligible et remplacé par Christiane Lardat, ancienne première adjointe – afin de dédicacer son livre également publié par les éditions Fayard.

    « Jordan Bardella fait la promo de son deuxième livre et prétend connaître leurs attentes, y compris celles des Français qui ont des difficultés de pouvoir d’achat », remarque la Coordination contre l’extrême droite dans le Var (Codex83) dans un communiqué. « Mais les députés du RN ont voté contre la hausse du Smic (2024), précise-t-il, contre aussi l’indexation des salaires sur l’inflation (2023), contre un salaire minimum européen (2022) tout en proposant que les salariés en CDD soient privés d’assurance chômage en cas de refus d’un CDI ! »

    La coordination se fait également fort de détailler les votes du RN sur le projet de budget 2026 : « Contre la taxe Zucman afin de préserver les plus grandes fortunes ; contre une taxe sur les jets privés jouets polluants des ultras riches ; contre le relèvement de la flat tax sur les placements financiers, mais pour l’abattement d’1 million sur les résidences principales… » Quant à l’ancien candidat à la présidentielle de 2022 qui n’a de cesse de cultiver sa différence avec le RN qu’il accuse d’être « socialiste en économie » et avec lequel il ne se reconnaît « que » être « proches pour arrêter l’immigration », la Codex rappelle que « Zemmour a été condamné définitivement pour provocation à la haine raciale et injures racistes tenues en 2019 ».

  • Municipales à Toulon : la gauche persévère, la droite perd ses nerfs

    Municipales à Toulon : la gauche persévère, la droite perd ses nerfs

    Rien ne nous sera décidément épargné dans le triste spectacle offert par la droite, à peine entrée en campagne. Dernier coup de théâtre en fin de semaine dernière, avec la diffusion d’une tribune listant les élus de la majorité ayant rallié Michel Bonnus, candidat Les Républicains (LR). Une initiative aussi inutile que malveillante, puisque leur position était déjà connue depuis cette fameuse réunion du 12 septembre, organisée par Hubert Falco, ancien parrain déchu de la droite varoise et toulonnaise. À noter, selon nos sources, que l’un des élus cités aurait déjà depuis revu son engagement, préférant ne pas participer à cette stratégie jugée « inélégante ».

    Quel besoin, en effet, de tenter de dynamiter la cohésion de l’équipe municipale, si ce n’est pour attaquer la maire sortante sans étiquette, Josée Massi ? Cette dernière, avec beaucoup de sang froid, continue de se tenir au-dessus de la mêlée. L’urgence étant, pour la première femme de l’Histoire à la tête de Toulon, de continuer à gérer la ville dans un contexte économique et politique des plus inquiétants.

    Les électeurs apprécieront

    Un silence et une assurance qui semblent faire perdre ses nerfs à une droite LR un peu trop condescendante à son égard, au début. Un excès d’orgueil qu’elle pourrait payer très cher face à une adversaire potentielle beaucoup plus menaçante que prévue. Il faut dire que la candidate putative possède des atouts pour séduire un électorat centriste effrayé par le glissement vers l’extrême droite opéré par le parti de Bruno Retailleau.

    En premier lieu son parcours sans tâche. Comme professeur de mathématiques, pour commencer. Puis comme directrice du Centre départemental pour l’insertion sociale (Cedis), une structure associative où elle s’est investie dans la création de micro-crèches dans les quartiers populaires. Une fibre sociale que Josée Massi n’a jamais reniée depuis son arrivée à la tête de la ville. Ce positionnement pourrait s’avérer utile entre les deux tours.

    On comprend mieux l’acharnement déployé à l’encontre de celle qu’on imagine mal ne pas postuler pour un nouveau mandat. Malgré les pressions, notre analyse demeure la même : elle ira jusqu’au bout. Après avoir consolidé sa légitimité de maire en succédant à Hubert Falco (condamné et démis), elle doit à présent jouer la carte de la tranquille continuité, tout en intégrant, dans son programme, une bonne dose d’ambition pour sa ville dans des secteurs où celle-ci affiche des résultats encore mitigés, notamment en matière de transport public.

    à gauche, en revanche, on ne gaspille pas son énergie dans des luttes fratricides et on garde les portes grandes ouvertes. La liste Toulon en Commun, menée par Magali Brunel (PS), joue à fond la carte de l’unité et continue de mener inlassablement, sur le terrain, la bataille des idées sur tous les sujets qui préoccupent les Toulonnais : transports, logement, sécurité… Une nouvelle conférence débat est d’ailleurs proposée le 12 novembre à 18h, à la salle Méditerranée, sur la tranquillité publique, en présence du secrétaire général du syndicat CGT police, Anthony Caillé.

    Sur la situation politique, le conseiller municipal de Toulon en Commun, André de Ubeda (PCF), tient à clarifier les choses et coupe court à la rumeur : « Critiquer publiquement l’attitude méprisante d’un ancien maire condamné et d’un candidat, envers madame Massi, ne constitue pas un accord avec quiconque. Il s’agit juste d’un rappel à l’éthique et à la droiture en politique. »

    Qu’on se le dise.

  • Hélène Spinelli officialise sa candidature à Roquevaire

    Hélène Spinelli officialise sa candidature à Roquevaire

    « Ce n’était pas un secret », reconnaît volontiers avec un rire Hélène Spinelli. L’actuelle première adjointe (DVG) a officialisé ce mercredi soir à l’occasion d’une conférence de presse sa candidature pour les prochaines municipales à Roquevaire. Avec l’ambition de succéder à l’actuel maire Yves Mesnard (DVG), qui lui passe le relais.

    « Cela fait douze ans que je suis au côté de Yves Mesnard, j’étais un de ses soutiens de la première heure, mais j’avais ma vie de famille, raconte-t-elle. Quand j’ai eu ma mutation, je suis partie en tant qu’adjointe en 2014, avec une très belle délégation à l’aménagement du territoire, et depuis je me suis beaucoup investie. » Lorsque le premier adjoint Frédéric Rays passe la main en 2020, « c’est avec grand plaisir que je l’ai acceptée ». Aujourd’hui, cette professeure d’histoire géographie de 61 ans, qui assume ses « valeurs de gauche, humanistes, de justice sociale et environnementale », se dit prête à prendre la suite, à la tête d’une « liste d’intérêt communal, pour continuer le travail en impulsant un souffle nouveau ». Une liste déjà prête, renouvelée pour un tiers. « Nous sommes fiers de prendre la suite, le bilan de ces dix-huit années, on le fait le notre », insiste la candidate, soulignant que les études menées à chaque projet insistent sur le nombre d’équipements publics dans cette commune de près de 9 000 habitants.

    Priorité à l’éducation

    et à la sécurité

    « Elle a toute ma confiance, elle a toute les capacités pour être maire, insiste Yves Mesnard. Je sais que les électeurs ne se tromperont pas, elle saura récupérer l’héritage que nous avons construit et le faire fructifier. » Lui-même ne sera pas candidat sur la liste : « J’ai estimé avoir fait mon temps, il faut savoir laisser son brassard de capitaine. Je ne serai pas sur la feuille de match, mais je serai dans les tribunes avec la corne de brume », rit-il.

    Les premières propositions sont d’ores et déjà bien prêtes. Avec en premier lieu les enjeux d’éducation, premier budget de la commune. « Le projet phare qui a été arrêté de façon mesquine, c’est l’école du centre-ville, explique Hélène Spinelli. Elle est indispensable, l’école actuelle est vieille, très dangereuse, éclatée en deux. » Le terrain, les permis sont prêts, ne manque plus que l’aval du Conseil d’État face à la contestation du projet en justice, où la commune a déjà remporté les deux premières manches, au prix d’un surcoût sur le chantier. « C’est le seul élément structurant de qualité qui manque dans le centre de la commune », insiste Yves Mesnard.

    Autre priorité dans la campagne, les enjeux de sécurité. « Nous allons avoir un nouveau poste de police municipale », promet la candidate. Un lieu est déjà identifié, à proximité de la mairie, au rez-de-chaussée d’un bâtiment neuf. L’occasion aussi de renforcer les effectifs, avec l’ambition de recruter un directeur pour la police municipale. « Nous avons de gros problèmes avec les incivilités, je souhaite mettre en place une police de l’environnement », insiste Hélène Spinelli, qui entend installer de nouvelles caméras de vidéosurveillance.

    D’autres chantiers sont prévus, comme la création d’un parc urbain sur le cours Negrel-Féraud, l’installation de nouveaux commerces de proximité, le lancement d’un label « Made in Roquevaire ». Des mesures toutes entièrement finançables. Quant au maire sortant, il officialisera son soutien à sa première adjointe à travers une lettre aux habitants avant la fin du mois.

  • La collecte individuelle des déchets à l’étude pour Saint-Pierre et les Laurons

    La collecte individuelle des déchets à l’étude pour Saint-Pierre et les Laurons

    À chaque conseil de quartier, les ordures reviennent sur le tapis. Sauf que cette fois mardi soir pour Saint-Pierre et les Laurons, la porte de sortie du problème est à l’initiative du représentant de la Métropole, chargée de la collecte.

    Le problème pour M. Tokarski, habitant la colline des Cléments, est que « les grands containers dans lesquels l’ensemble du quartier jette ses ordures sont insuffisants », ce qui conduit certains à jeter derrière et autour. Il remarque que « dans les quartiers où il y a les containers individuels y’a pas de problèmes ». Le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux « interpelle aimablement » le représentant de la Métropole Thomas Fian, présent à la réunion, à ce sujet. « Oui, nous pouvons mener une étude pour voir s’il est possible de doter en bacs individuels » annonce le fonctionnaire, qui « partage le constat qu’avec les bacs individuels on n’a pas d’objets indésirables » autour des bacs ni dedans. Une étude qui sera menée en étroite collaboration avec Odile Teyssier-Vaïsse (PCF), l’adjointe de quartier.

    « J’avais prédit que ça serait dysfonctionnel »

    Les dysfonctionnements dans la collecte ont une triple conséquence. L’insatisfaction des usagers contribuables, qui peinent à signaler leurs problèmes, malgré l’application Réflexe de la Métropole, qu’un habitant a voulu utiliser mais qui « se met en erreur ». La saleté autour des poubelles, qui est du ressort du service propreté urbaine de la Ville, qui « intervient très souvent et ramassent parfois deux plateaux par jour alors que c’est pas leur job », rappelle Odile Teyssier-Vaïsse.

    Et au fond, une certaine frustration. « Je ne trie plus. On nous dit c’est la Métropole, mais c’est facile de se défausser », lance cet habitant excédé au maire. Odile Teyssier-Vaïsse intervient : « Non, ça n’est pas facile. Mais remarquez que quand c’était nous en gestion y’avait pas de problèmes » estime l’élue, au sujet de l’ex-Communauté d’agglomération de l’ouest de l‘étang de Berre (Caoeb).

    Gaby Charroux, auteur d’un livre sur la métropolisation, approfondit. « J’avais prédit que ce serait terrible et c’est le cas partout autour. Et on paye désormais une taxe d’enlèvement des ordures ménagères, qu’on payait pas avant avec la Caoeb. La Ville paye son service propreté, qui paye encore lorsqu’on dépose au Vallon du Fou, qu’on avait nous-même financé. On paye trois fois ! » détaille l’édile.

    Ou quand les centres de décision s’éloignent autant que les finances.

  • Beaucaire : Perrin à la tête d’une large alliance

    Beaucaire : Perrin à la tête d’une large alliance

    Le profil désigné par les militants d’Unis pour Beaucaire (UPB) est peut-être la parfaite antithèse du maire actuel. Nelson Chaudon (RN), l’élu choisi par Julien Sanchez pour occuper son fauteuil de maire après son élection au Parlement européen (simple étape pour pouvoir se présenter à Nîmes ?), n’a que 33 ans et avait jusqu’ici surtout été l’assistant parlementaire de Yoann Gillet (RN). « Un apparatchik », dira même de lui Charles Ménard, opposant insoumis au conseil municipal.

    Luc Perrin, lui, n’est arrivé en politique que sur le tard. Ingénieur informatique de formation aujourd’hui âgé de 66 ans, il n’est pas encarté dans un parti politique. Son engagement est avant tout local, avec comme priorité de ramener la 4e ville du Gard dans le giron républicain. « Depuis bientôt 12 ans notre ville est utilisée comme outil de propagande politique par le RN aux dépens des Beaucairois. Nous, dans cette élection, nous sommes uniquement sur le local », martèle-t-il.

    Début septembre, les militants de l’association Unis pour Beaucaire l’ont élu (à 80%), face à Christophe Isnardon, syndicaliste CGT, ancien agent des services techniques de Beaucaire aujourd’hui à la Ville de Nîmes, pour mener cette liste citoyenne. Plusieurs réunions publiques sont prévues d’ici décembre avant la présentation de la liste et du programme.

    Soutenu par la gauche

    En 2020, quatre listes s’étaient constituées à Beaucaire avec le RN de Sanchez (59,50%), une liste macroniste menée par Lionel Depetri (8,61%), une insoumise dirigée par Charles Ménard (6,82%) alors qu’UPB, incarnée à l’époque par Pascale Noailles Duplissy (25,05%), rassemblait des militants de gauche et de droite. En 2026, la donne sera différente. La droite a organisé une réunion publique le dimanche 26 octobre pour annoncer la constitution d’une liste dont l’objectif est bien de grappiller des voix à un Nelson Chaudon (pas encore officiellement candidat mais dont l’aspiration à se représenter ne fait pas de doute) qui devra cette fois être élu sur son nom.

    Si la liste se veut apartisane, toutes les forces de gauche, du PS à LFI en passant par le PCF, soutiennent Luc Perrin. « En 2020, nous n’avons eu qu’un seul élu et face au RN qui n’arrête pas de progresser, on s’est dit qu’il fallait cette fois faire l’union la plus large possible pour au moins stopper cette progression et si c’est possible, le battre aux Municipales. D’autant qu’ici, le RN a tout : le député, les deux seuls conseillers départementaux RN, la mairie… Mais il lui manque la communauté de communes, loupée de deux voix la dernière fois », explique Jean-François Milesi, secrétaire de la section de Beaucaire du PCF. Malgré le soutien de toute la gauche, Luc Perrin a prévenu ses partenaires qu’il souhaitait le rassemblement le plus large possible, qui dépasse le cercle (restreint) de la gauche beaucairoise.